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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 17:36

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Ségolène Royal lors de la cérémonie d'ouverture du 13e Symposium de Symi à Poros, en Grèce, le 12 juillet 2010 

Ségolène Royal est intervenue lors de la cérémonie d’ouverture du 13ème Symposium de Symi à Poros, en Grèce, le 12 juillet 2010, à l’invitation du premier ministre Georges Papandréou, en tant que présidente de la région Poitou-Charentes, ancienne ministre et ancienne députée.

Vous trouverez ci-dessous le texte intégral, et la vidéo rendue publique avant-hier soir, de l’intervention de la présidente de la Région Poitou-Charentes.

En relation avec le titre du symposium « Europe’s future as a global player » - « L’avenir de l’Europe en tant qu’acteur mondial », Ségolène Royal revient en détail sur de nombreux thèmes qui lui sont chers :

-la crise du système mondial, où l’Europe joue sa survie politique et où de nouveaux pôles de puissance émergent, et la nécessité d’avancer et de refonder le système : remettre la finance à sa place, et choisir le rôle que l’Europe entend jouer dans le monde qui vient,

-la tentation néfaste du « chacun pour soi »,

-l’insuffisante rapidité et solidarité européenne pour voler au secours de la Grèce, qui a coûté cher à la Grèce et à l’Europe,

-la nécessité d’une Europe politique, pour faire face aux défis budgétaires, financiers, économiques et sociaux :

« Si l’Europe est petitement gestionnaire, elle n’a pas d’avenir dans le monde, qui se dessine sous nos yeux, et c’est pourquoi nous avons besoin de nous battre pour une Europe politique. »,

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Les intervenants de la cérémonie d'ouverture du Symposium le 12 juillet 2010 : Georges PapandréouToomas Hendrik Ilves, président de la République d'Estonie, Catherine Ashton, Ségolène Royal, et Ivan Svejvoda, directeur exécutif du Balkan Trust for Democracy (photo : Fondation Andréas G. Papandréou)

-le débat sur les retraites : chômage des jeunes, pénalisation des femmes, nécessité de prendre en compte tous les aspects de la pénibilité du travail,

-la réaffirmation de la présidente de la Région Poitou-Charentes de son attachement à la « maîtrise des dépenses publiques » ou à la « suppression des dépenses improductives », bien que les marchés financiers soient « plus arrogants que jamais »,

-la reprise des 5 valeurs importantes pour « reposer les bases d’une autre fondation, d’un nouveau chemin » :

.faire de l’efficacité économique et de la justice sociale un couple inséparable,

.réhabiliter le rôle de l’Etat,

.accélérer la croissance verte et la social-écologie,

.protéger les biens publics mondiaux : la santé, l’éducation, l’environnement, les droits élémentaires qui doivent être garantis à tous et échapper au marché,

.l’exigence démocratique, associer les peuples, par la démocratie participative,

-et pour répondre à toutes ces exigences, la nécessité de construire, malgré les obstacles, les Etats-Unis d’Europe.

Frédérick Moulin

-oOo-


 

 

Monsieur le Premier Ministre, très cher Georges,

Nous sommes très heureux à nouveau d’être réunis grâce à la Fondation Papandréou. Je vous salue, Madame la Ministre, Monsieur le Président, merci de me donner la parole pour quelques mots très simples à propos de cette thématique, « Europe’s future as a global player ».

D’abord où en est l’Europe, quels sont les dangers, et quels nouveaux chemins peut-on imaginer, quels nouveaux systèmes, à partir de quels nouveaux principes. Chacun voit bien, et nous sommes, dans chacun de nos pays européens très durement secoués, en France également, dans la crise du système qui continue à secouer le monde, et qui frappe sans exception l’ensemble des pays européens, nous devons regarder les choses en face, l’Europe vit aujourd’hui sa survie politique, elle joue sa capacité à peser, dans les vastes recompositions du monde post-occidental, où émergent de nouveaux pôles de puissance que vous avez d’ailleurs très bien décrits tout à l’heure, Catherine [Ashton, Haut représentant de l’Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et première vice-présidente de la Commission européenne, NdlR].

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Catherine Ashton lors de la cérémonie d'ouverture du 13e Symposium de Symi à Poros, en Grèce, le 12 juillet 2010 

Moi je crois que qui n’avance pas recule, c’est une leçon de l’histoire, et Georges [Papandréou, NdlR] le disait tout à l’heure à sa façon en disant qu’il s’impliquait très fortement pour que la Grèce change, et qu’à partir du moment où le mouvement est là il faut absolument avancer, et la crise que nous vivons ne fait pas exception à ce principe, il y a toujours des moments de vérité, des moments charnières, dont on ne sort par le haut qu’à une condition, en reposant les base d’une nouvelle fondation. Et d’ailleurs le mot crisis, qui nous vient du grec ancien, exprime bien cette nécessité de séparer ce qui est confus, de faire preuve de discernement, et de choisir entre deux possibilités antagoniques, qui symbolisent soit la mort, soit la vie.

Et cela vaut aussi pour le monde, où l’ancien système a fait la preuve de sa faillite, sans qu’encore un modèle alternatif prenne suffisamment le relais, et c’est ce qui fait la souffrance de nos pays et de nos peuples, cette interrogation sur l’avenir. Et donc l’Europe est confrontée à un double enjeu, non seulement remettre la finance à sa place, et rien qu’à sa place, mais aussi choisir le rôle que l’Europe entend jouer dans le monde qui vient, et force est de constater qu’aujourd’hui l’Europe est à la peine, elle est à la peine pour empoigner son destin, et pour transformer la menace de la crise en opportunité.

On a l’impression de vivre le paradoxe du prisonnier, je ne sais pas si vous connaissez le paradoxe du prisonnier, qui est issu de la théorie des jeux, ce paradoxe montre comment des protagonistes, qui ont pourtant le même objectif, et qui sont placés devant une alternative – faut-il s’aider ou ne faut-il pas s’aider – en arrivent très souvent à ne pas s’aider, au motif que celui qui va faire le premier pas en direction des autres, va perdre plus que les autres. Et dès lors, ils sacrifient collectivement les bienfaits d’une coopération pour un bénéfice collectif supérieur. Et finalement, c’est ce qu’on est en train de vivre, ce « chacun pour soi », qui revient sur fonds de crise, avec cette tentation à courte vue de ceux qui imaginent tirer tous seuls leur épingle du jeu, et je pense que c’est un mauvais calcul, parce que quand on cherche à tirer son épingle du jeu, on risque de se retrouver hors jeu.

Et je vous le dit comme je le pense, je l’ai d’ailleurs déjà dit à Georges, l’Europe a eu tort de ne pas faire preuve d’une rapidité et d’une solidarité exemplaires pour serrer les rangs plus rapidement avec nos amis grecs. Et ce temps perdu a coûté cher à la Grèce, mais aussi aux finances européennes, et je voudrais saluer une fois de plus le courage et le sens stratégique du Premier Ministre Georges Papandréou, qui est engagé avec son gouvernement dans un effort considérable, à la fois pour entraîner son peuple, pour répartir équitablement aussi les efforts.

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Georges Papandréou lors de la cérémonie d'ouverture du 13e Symposium de Symi à Poros, en Grèce, le 12 juillet 2010 

La presse française s’est fait l’écho de tout le travail que tu fais, Georges, pour lutter contre la fraude fiscale, et je crois que c’est un effort en effet très important, parce que si les gens ont le sentiment que les efforts ne sont pas justes et équitablement répartis, alors en effet, ils se soulèveront, et je crois que c’est cette exigence, cette force autour de la justice, qui permet d’avancer.

Bien sûr l’Europe a fini par agir, je crois qu’il serait injuste de dire qu’elle n’a rien fait, mais on l’aurait voulue plus ardente, plus volontaire, plus consciente que le défi de la crise n’est pas seulement budgétaire ou financier, ou économique ou social, mais que cette crise englobe toutes ces dimensions, et que c’est un défit à relever en tant que tel. Si l’Europe est petitement gestionnaire, elle n’a pas d’avenir dans le monde, qui se dessine sous nos yeux, et c’est pourquoi nous avons besoin de nous battre pour une Europe politique. Et de cette difficulté à nous projeter ensemble dans un avenir commun, et au-delà, de cette difficulté à en prendre réellement les moyens, on voit bien que le dernier G20 de Toronto a été décevant, évasif, velléitaire. Les Européens y sont apparus divisés, sans stratégie commune, comme à Copenhague, où seuls les Etats-Unis et la Chine, puissances sans états d’âme, ont tiré leur épingle du jeu.

Je voudrais saluer ici la récente décision prise par le Parlement européen, malgré tout, qui a voté le 7 juillet dernier, donc c’est très récent, et à une forte majorité, le plafonnement de ces bonus scandaleux, dont les montants astronomiques sont autant d’incitations aux prises de risques inconsidérées. Il paraît que la Fédération bancaire européenne pousse des cris, déjà, il faut tenir bon. Ce plafonnement des surrémunérations n’est pas une révolution, mais c’est un premier pas qui va dans le bon sens, et il faut espérer qu’en dépit des pressions des lobbys bancaires et financiers, nos différents Etats auront à cœur de se conformer à cette directive d’intérêt général, surtout au moment où ceux qui paient le prix le plus fort des errements de la finance, ce sont les peuples, les salariés, les chômeurs, et parmi eux en priorité les jeunes, les femmes, les petites et moyennes entreprises qui ont du mal à trouver le crédit, c’est aussi le recul du service public.

Mais voilà que l’un après l’autre nos pays passent dans le désordre sous les fourches des plans d’austérité, dont nous avons de sérieuses raisons de craindre, que tels que Bruxelles et le FMI les dictent, ils fassent obstacle à une croissance européenne qui est déjà la plus faible du monde.

On le voit bien dans le débat sur les retraites, parce qu’à la fois il faut donner satisfaction aux marchés, augmenter la durée de cotisation, et en même temps on sait bien qu’on est confrontés à un chômage des jeunes jamais égalé, donc d’un côté on va donner des contraintes supplémentaires, et de l’autre on va creuser le chômage des jeunes. On va aussi considérablement disqualifier les femmes. En France, par exemple, si la réforme des retraites est faite, il faudra que les femmes travaillent jusqu`à 67 ans, 67 ans pour avoir une retraite à taux plein parce qu’elles s’arrêtent pour élever leurs enfants, elles ont des durées de carrière incomplètes, etc. L’intégration de la pénibilité des tâches aussi n’est pas achevée alors qu’il y a des propositions qui doivent pouvoir être prises en compte.

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James K. Galbraith, lors d'un atelier de travail du 13e Symposium de Symi à Poros, en Grèce (Fondation Andréas G. Papandréou)

Je suis naturellement partisane de la maîtrise des dépenses publiques, là n’est pas la question, ou de la suppression des dépenses improductives, mais force est de constater qu’on est passés dans l’excès et dans la rapidité, sous la pression des marchés financiers, plus arrogants que jamais, et qui à nouveau dictent leur loi aux Etats. Il y a pourtant peu de temps, on célébrait la restauration de la puissance publique, on semblait tirer un trait sur ce que James Galbraith a admirablement décrit dans « L’Etat prédateur », le mythe d’un marché naturellement bénéfique, la dérégulation à outrance, l’accaparement de l’Etat à des fins privées, bref, toutes ces fables du catéchisme libéral, dont d’ailleurs la gauche de gouvernement ne fut pas toujours exempte. On semblait réaliser ce que depuis longtemps Joseph Stiglitz dénonçait, les ravages du triomphe de la cupidité et du fanatisme du marché. Et il ne s’est rien passé, tout a recommencé comme avant ; aujourd’hui, à l’heure où nous sommes rassemblés, il y a davantage de produits dérivés qu’au moment de la chute de Lehman Brothers.

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Georges Papandréou et Joseph Stiglitz, lors d'un atelier de travail du 13e Symposium de Symi à Poros, en Grèce

Alors que faire, comment ne pas « gâcher la crise » comme on le disait en 1929 ? Il faut agir sur des causes profondes, et je voudrais relever 5 valeurs, moi, qui me semblent très importantes pour reposer les bases d’une autre fondation, d’un nouveau chemin.

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Dilma Rousseff, le président brésilen Lula et Ségolène Royal le 30 janvier 2009 à Bélem, au Brésil

Les deux premières, je les emprunterai au Président Lula, que j’ai rencontré récemment en participant à la campagne présidentielle de Dilma Rousseff, qui d’ailleurs remonte dans les sondages, et d’ici nous lui souhaitons d’être élue. Il disait ceci d’abord : j’ai agi en étant arcbouté sur deux principes fondamentaux. Le premier c’est que j’ai fait de l’efficacité économique et de la justice sociale un couple inséparable. Et pour moi l’un ne va pas sans l’autre – et je pense que c’est une de nos valeurs sur lesquelles aussi nous devons absolument nous attacher. La seconde chose, c’est la réhabilitation du rôle de l’Etat – réhabiliter l’Etat, la puissance publique à l’échelle nationale, à l’échelle européenne, et à l’échelle mondiale.

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Les trois autres valeurs auxquelles je voudrais faire référence, Georges en a parlé tout à l’heure, c’est accélérer la croissance verte, et ce que j’appelle la social-écologie, qui peuvent être notre nouvelle frontière européenne. Encore faudrait-il coopérer. Quand je vois que dans la région que je préside, nous venons avec la voiture Heuliez mettre sur le marché la première petite voiture populaire grand marché, je me dis qu’il y a des filières de développement de la voiture électrique à mener conjointement en Europe, plutôt que d’aller se faire des concurrences effrénées qui ne profitent qu’à d’autres continents émergents. ça c’est pour la croissance verte, il y aurait bien sûr bien d’autres exemples à prendre.

Ensuite c’est protéger les biens communs, d’autres parlent de biens publics mondiaux, les protéger, c’est-à-dire la santé, l’éducation, l’environnement, les droits élémentaires qui doivent être garantis à tous, et pour ces droits publics mondiaux les faire échapper au marché.

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Et enfin, je crois que c’est la dernière exigence, c’est l’exigence démocratique, car rien ne peut se faire, rien ne peut se construire de façon durable sans associer les peuples dont nous avons la responsabilité. Je crois profondément à la démocratie participative, je crois profondément que les citoyens peuvent comprendre des choses complexes, et que si on leur explique les choses complexes au lieu de leur dire qu’ils n’ont pas la capacité de comprendre et de leur confisquer leur pouvoir, à ce moment là, ils s’opposeront aux réformes difficiles. Nous devons avoir confiance dans l’action citoyenne, car c’est l’idéal aussi qui est le nôtre, et c’est la seule façon je crois de lutter contre le repli, contre les nationalismes et les populismes les plus haineux.

En conclusion, je voudrais dire que plus que jamais nous avons besoin de définir des objectifs clairs, et les travaux aussi qui nous rassemblent sont des moments extrêmement précieux et uniques, je voudrais te le dire à nouveau Georges, pouvoir se rassembler entre responsables politiques de très haut niveau, universitaires de très haut niveau, avec la diversité des expériences et des compétences, ce sont des lieux uniques qui permettent, je crois, vraiment, d’avancer.

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Parce que je crois que nous avons besoin de construire un avenir très très clair, je parle souvent des Etats-Unis d’Europe, ça choque parfois, mais je crois que c’est un idéal, c’est notre nouvelle frontière. Les Etats-Unis d’Europe nous avons à les construire. Ce n’est pas la négation de nos nations, mais c’est leur prolongement nécessaire, et leur union renforcée, dans un monde que nous devons équilibrer ensemble. Je sais bien qu’il y a aujourd’hui beaucoup d’obstacles, que de nos jours il y a beaucoup de résistances, beaucoup d’Etats que leur souveraineté est menacée par l’Europe, ou serait menacée par les Etats-Unis d’Europe : moi je crois tout le contraire. Je pense que les pays ne doivent pas penser qu’ils sont trop grands pour de petites choses, ou trop petits pour de grandes choses. Je crois en revanche que l’Europe est une force commune, que nous avons besoin d’elle pour civiliser l’avenir, et plus que jamais, que les générations futures, que les jeunes générations, ont besoin de notre imagination, de notre créativité, de notre volonté politique, et de notre courage.

Je vous remercie. »

 

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