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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 13:45

 

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Dimanche soir, Ségolène Royal était sur les plateaux de France 2 à 20 heures pour la proclamation des résultats de l’élection présidentielle. Alors que Thomas Hollande laissait éclater sa joie avec ses amis militants au QG de campagne du candidat socialiste, Ségolène Royal rayonnait. Moment de grâce.

 

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Mais assez vite, Thomas Hollande nous rappelait à la réalité : « Ça va être très dur, on le sait », soulignait-il, un commentaire repris par plusieurs journalistes en fin de soirée, avant de rajouter très vite : « Mais je veux profiter de ce moment de joie avec tous ceux avec qui j’ai fait la campagne et voilà, c’est un moment que je veux vivre aussi collectivement, avec tous ceux avec qui j’ai participé à cette campagne. ». Plus tard, sur France 2, Najat Vallaud-Belkacem reprendra cette idée en indiquant qu’il n’y aurait pas « d’état de grâce ».

« Pour être tout à fait franche, moi je ne crois même plus en l’état de grâce. Je crois que les Français ne vous signent plus de chèque en blanc, voilà. Ils sont suffisamment lucides sur la situation, ils ont tellement d’attentes aussi à l’égard du politique, et en même temps, sont désenchantés de la politique, qu’il va falloir très vite faire nos preuves. »

 

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Ségolène Royal : "La droite avait cherché à faire peur, avec l’élection d’un président de gauche, donc elle n’a pas gagné ce pari, de faire peur, et finalement c’est l’espoir qui l’a emporté sur la peur."

Mais après cette dose de lucidité, une certaine fierté quand même, rappelée par Ségolène Royal :

« C’est une victoire claire et nette, surtout lorsque l’on se souvient, quand même, de la dureté de la campagne. La droite avait cherché à faire peur, avec l’élection d’un président de gauche, donc elle n’a pas gagné ce pari, de faire peur, et finalement c’est l’espoir qui l’a emporté sur la peur. »

Pierre Bergé a également enfoncé le clou :

« Ce quinquennat de Nicolas Sarkozy, qui aurait pu bien se terminer, pourquoi pas, après tout, s’est très mal terminé ; s’est très mal terminé parce qu’il a écouté de très mauvais conseillers, parce qu’il est tombé du côté où il penchait, c’est-à-dire l’extrême-droite, et ça c’est une chose que les Français n’ont pas vraiment supporté. »

 Puis Ségolène Royal a rappelé « ce dont la France a besoin aujourd’hui, c’est-à-dire essentiellement de justice et d’efficacité ».

 

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Un des nombreux bains de foule de François Hollande avec les Français le 6 mai 2012 au soir, ici avec les Tullistes après son discours place de la cathédrale : François Hollande serre la main d'une Tulliste qui la lui tend, un geste que Nicolas Sarkozy nous avait fait oublier.

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François Hollande pendant son premier discours de président élu à Tulle, place de la cathédrale, le 6 mai 2012 au soir

Quelques dizaines de minutes plus tard, après et avant de nombreux bains de foules avec les Français dont Nicolas Sarkozy nous avait fait perdre l’habitude, François Hollande s’adressait à la France et aux Français place de la cathédrale à Tulle et s’engageait sur ce thème de la justice évoqué par Ségolène Royal, très présent hier soir :

« Je mesure l’honneur qui m’est fait et la tâche qui m’attend. Devant vous, je m’engage à servir mon pays (acclamations) avec le dévouement et l’exemplarité que requiert cette fonction. Je demande à être jugé sur deux engagements majeurs : la justice et la jeunesse. »

La jeunesse, un des thèmes abordés aussi dans la soirée par Ségolène Royal : François Hollande « va s’attaquer immédiatement à ce qui tenaille les Français, c’est-à-dire […] la question du chômage, en donnant une priorité à la lutte contre le chômage des jeunes, […] et la mise en place tout de suite pour la rentrée scolaire des moyens donnés à l’école pour que la rentrée scolaire se passe dans de bonnes conditions. ».

Selon une étude Ifop, 56% des moins de 35 ans auraient voté François Hollande, et de fait, les jeunes de la France métissée étaient très présents, place de la Bastille, dimanche soir.

 

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Les jeunes place de la Bastille le 6 mai au soir

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Les jeunes (et les moins jeunes) remontent la rue de Rivoli, ici au niveau du Carroussel du Louvre, en direction de la place de la Bastille. Beaucoup venaient de la rue de Soléferino.

« Je m’engage à servir mon pays avec le dévouement et l’exemplarité que requiert cette fonction » : cette promesse semblait aussi dans l’air du temps hier soir, quand Josiane Balasko, drapeau tricolore sur les épaules, confiait, place de la Bastille :

« Il se trouve que j’ai voté François Hollande parce que je pense que c’est un honnête homme. »

Dans l’édito de Marianne (28 avril – 8 mai 2012), Jacques Julliard écrit sur la même ligne : « Si vous voulez vraiment surprendre, faites un gouvernement d’honnêtes gens. Et peut-être aussi de gens modestes. ». « Le pouvoir est fait pour servir, et non pas pour se servir. », martelait Ségolène Royal à l’Université d’été de La Rochelle en août 2010, et bien souvent depuis.

 

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Ségolène Royal : "Nous avons chevillée au corps l’idée que la cause que nous défendons est plus grande que nous, qu’elle dépasse nos histoires individuelles."

Ségolène Royal, sur le plateau de France 2 dimanche soir, a ajouté : « Vous savez la tradition politique à gauche, c’est de toujours considérer, c’est ce qui fait notre force aussi, c’est-à-dire qu’on arrive à la fois à surmonter les défaites et à maîtriser les victoires, c’est que nous avons chevillée au corps l’idée que la cause que nous défendons est plus grande que nous, qu’elle dépasse nos histoires individuelles. […] Les socialistes s’inscrivent dans une histoire qui n’est pas à confondre avec leurs itinéraires personnels. ».

Puis Ségolène Royal a égrené les mesures qui seront prises très rapidement par le président et son gouvernement, comme annoncé dans sa feuille de route pour la première année du nouveau quinquennat, et dont beaucoup s’inspirent largement de ses idées de 2007 et de son programme pour la primaire citoyenne de 2011 : outre celles sur le chômage des jeunes et les moyens pour l’école pour que la prochaine rentrée scolaire se passe bien, François Hollande « va s’attaquer immédiatement à ce qui tenaille les Français, c’est-à-dire la question de la vie chère, en bloquant le prix de l’essence, […] la relance de l’activité économique, avec la création immédiate de la banque publique d’investissement » pour les PME.

 

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Ségolène Royal : "Comme l’a dit François Hollande, d’ailleurs, beaucoup d’idées, qui étaient très novatrices en 2007, ont fait leur chemin, ont été reprises, aussi, actuellement : la valeur travail, la relance par les PME, la réforme bancaire, l’ordre juste, la démocratie participative, la question aussi de ne pas laisser à la droite des symboles comme la Marseillaise, comme le drapeau, comme la Nation, qui traditionnellement n’avaient pas été pris à bras-le-corps par les socialistes, donc tout ça a fait son chemin."

Ségolène Royal a également rappelé sa contribution aux idées du Parti socialiste et de la gauche, la façon dont elle a ouvert la voie, souvent à l’avant-garde et souvent incomprise :

« Comme l’a dit François Hollande, d’ailleurs, beaucoup d’idées, qui étaient très novatrices en 2007, ont fait leur chemin, ont été reprises, aussi, actuellement : la valeur travail, la relance par les PME, la réforme bancaire, l’ordre juste, la démocratie participative, la question aussi de ne pas laisser à la droite des symboles comme la Marseillaise, comme le drapeau, comme la Nation, qui traditionnellement n’avaient pas été pris à bras-le-corps par les socialistes, donc tout ça a fait son chemin, et les socialistes s’inscrivent dans une histoire qui n’est pas à confondre avec leurs itinéraires personnels. »

Pour Clémentine Célarié, comme d’autres figures anonymes place de la Bastille, l’élection de François Hollande, c’est « la liberté ».

 

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France 2 montre le parallélisme dans la gestuelle des discours entre François Mitterrand et François Hollande lors du JT de 13h du 7 mai 2012

Et là, devant l’accumulation, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle entre l’élection des deux François, celle de Hollande et celle de Mitterrand : une ville de province pour tous les deux, enracinés dans un terroir, Tulle pour l’un, Château-Chinon pour l’autre, là où Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy nous ont habitués à Paris ; puis la place de la Bastille pour tous les deux, l’un en 2012, l’autre en 1981 ; la jeunesse pour tous les deux – « Cette victoire est d’abord celle des forces de la jeunesse » commencera François Mitterrand devant la télévision, à Château-Chinon, la liberté citée dès la première phrase par François Mitterrand en 1981 et par les Français place de la Bastille dimanche soir.

 

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Mais les temps ont changé. Clémentine Célarié parle de liberté mais aussi de rassemblement, de solidarité, de fraternité :

« J’ai découvert que j’étais de gauche, parce que je suis pour la liberté, l’ouverture, le respect de l’autre, et que voilà, et je suis très heureuse d’être là mais je suis … nous sommes tous là ! Tous là pour François Hollande ! Viiiiiive le président ! (Acclamations de la foule) Et c’est la liberté, voilà, c’est tout. On est tous ensemble. »

Et Ségolène Royal de préciser : « Et ce soir les Français ont fait le choix d’une France apaisée et fraternelle, et surtout ils veulent que ça aille mieux pour eux, et que les réformes commencent très rapidement. ».

De fait, dimanche, le thème principal était celui du rassemblement, des rassemblements, pour construire ensemble le changement, comme Ségolène Royal le martelait dès sa première intervention sur France 2 :

« Je voudrais d’ailleurs remercier les millions de Français qui sont venus, et tous ceux qui n’ont pas voté pour lui aussi, parce qu’on sait que la situation est difficile, et qu’on aura besoin de tout le monde pour redresser le pays, pour que chacun se sente bien dans notre pays et ait l’occasion de reprendre sa vie en main et de donner le meilleur de lui-même. » 

Et d’évoquer ce que François Hollande a dit lors de son Conseil politique quelques heures plus tôt :

« Il est conscient de l’énormité du travail, aussi, à accomplir. Il nous a dit de rester rassemblés, ce que nous sommes, je crois. Ce qui a fait aussi notre force dans cette campagne, c’est le rassemblement des socialistes, le rassemblement de la gauche, aussi tous les ralliements qui sont venus entre les deux tours. ».

 

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Ségolène Royal organise un conférence de presse improvisée à Solferino

Plus tard, alors qu’elle donne une conférence de presse improvisée dans l’escalier de Solferino, Ségolène Royal reprendra ce thème du rassemblement pour construire l’avenir, au-delà du vote de chacun le 6 mai 2012 :

« Chaque Français doit comprendre ce soir qu’il ait voté ou pas voté pour la gauche, que tout le monde va avoir à apporter sa pierre à l’édifice. »

 

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Après son discours place de la Bastille, alors que les uns et les autres applaudissaient, François Hollande a fait quelques pas pour aller spécialement faire la bise à Ségolène Royal, sous les regards de Najat Vallaud-Belkacem, de Jean-Michel Baylet et d'Arnaud Montebourg.

Dimanche  soir, le rassemblement commençait par le rassemblement des Français, jeunes, militants, sympathisants ou curieux, qui passaient place de la Bastille, où la foule reflétait la France métissée, autour d’une pléiade de chanteurs – Yannick Noah, Cali, Axel Bauer, Kassav, Yaël Naïm, Anaïs, Camelia Jordana, Joyce Jonathan ou Juliette – mais aussi d’hommes et de femmes politiques – Elio Di Rupo, le Premier ministre belge ; Ségolène Royal ; Eva Joly ; Ousmane Tanor Dieng, le secrétaire général du Parti socialiste du Sénégal ;  Martine Aubry ; Jean-Michel Baylet ; Robert Hue ; et bien sûr toutes les personnalités du Parti socialiste – autour enfin du nouveau président de la République élu, François Hollande, dès son arrivée de Tulle.

Frédérick Moulin

NB : les transcriptions des interventions de Ségolène Royal ci-dessous sont exhaustives. Quelques images de la France métissée place de la Bastille :

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Wadly, fonctionnaire, et Audrey, place de la Bastille le 6 mai 2012 au soir (Mediapart/Mathieu Magnaudeix)

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Maurine, auxiliaire de vie auprès de personnes âgées, avec une amie, place de la Bastille le 6 mai 2012 au soir, entourée des drapeaux français et européen (Mediapart/Mathilde Mathieu)

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Zeineb et Nadia, en master et licence à la Sorbonne, place de la Bastille le 6 mai 2012 au soir, un drapeau tricolore à la main (Mediapart/Mathilde Mathieu)


-oOo-

 

(premières interventions de Ségolène Royal et Thomas Hollande avant 20h15)

 

 

Transcription des interventions sur le plateau et des interviews de personnalités

lors de la soirée électorale du 6 mai 2012 sur France 2

par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal/F.M. (extraits choisis)

 

David Pujadas : merci Sophie, on va vous retrouver dans les instants qui viennent, le temps de voir une autre image, celle de Thomas Hollande, le fils aîné de François Hollande. Vous savez que nous le suivons plus particulièrement ce soir, il se trouve au quartier général du candidat socialiste.

Regardez Thomas Hollande, il a pris une part active à cette campagne aux côtés de son père comme il l’avait fait il y a 5 ans aux côtés de sa mère, et le voici avec ses amis, avec des jeunes militants socialistes qui sont à ses côtés, je vous rappelle que nous ne pourrons pas l’entendre avant 20h00 pile, mais ce sera à France 2 qu’il réservera ses premières déclarations.

Ségolène Royal sur notre plateau, Thomas Hollande, son fils, juste à côté, en direct, quelque part à Paris au quartier général de François Hollande. Elise.

 

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élise Lucet : c’est une belle image. […]

David Pujadas : 19 heures 59 minutes 45 secondes, eh bien oui nous y sommes. Voici notre estimation du résultat de la présidentielle en ce 6 mai 2012 : c’est François Hollande qui est élu président de la République, avec 51,9% des voix. 17 ans après François Mitterrand, la gauche revient à l’Elysée. Victoire saluée par la clameur, on va la découvrir …

Elise Lucet : on va voir les 2 images.

David Pujadas : … rue de Solferino, à la Bastille ; regardez ces images, Jean-Jacques Amsellem va nous les montrer, ces images de joie, cette clameur des milliers de partisans de François Hollande dans la rue. Ils s’en doutaient, ils avaient bien sûr les indiscrétions, mais lorsque l’image de François Hollande est apparue, eh bien, c’est cette joie qui s’est exprimée au grand jour.

élise Lucet : on voit Thomas Hollande en larmes, des larmes de joie, évidemment, hein, on le voit. Je ne sais pas si on va pouvoir l’entendre …

David Pujadas : Thomas Hollande ici porté par ses camarades …

élise Lucet : porté par ses camarades … Je ne sais pas si on va pouvoir entendre sa première déclaration, j’imagine qu’il est tout à sa joie, à son bonheur après ces semaines de campagne aux côtés de son père, ces mois, même, de campagne aux côtés de son père, on voit son … son sourire …

Guillaume Daret : Alain, tu veux une réaction ou pas de Thomas ?

élise Lucet : oui, une réaction de Thomas, bien sûr.

Guillaume Daret : tu veux une réaction, Alain, de Thomas ?

(Au siège de campagne : « On a ga-gné ! On a gag-gné ! »)

 

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David Pujadas : allez-y Guillaume, allez-y pour la réaction de Thomas Hollande. (Au siège de campagne : « On a ga-gné ! On a gag-gné ! ») François Hollande devient le 7ème président de la Vème République.

Guillaume Daret : tu veux nous faire une petite réaction … ?

David Pujadas : et nous écoutons Thomas Hollande, Guillaume, allez-y.

Guillaume Daret, au milieu de la joie des militants : allez, Thomas Hollande. Vous avez l’air extrêmement… vous avez l’air extrêmement ému. On va voir … dans quelques instants a priori … on va être à l’é… (Clameur dans la salle) Voilà. Thomas … Thomas, Thomas, votre père vient d’être élu président de la République, on voit que vous pleurez, quel est votre sentiment ?

Thomas Hollande : non, je suis très ému, voilà. Je suis très ému, voilà, j’ai participé à cette campagne, j’avais participé à celle de Ségolène Royal, ma mère, avant, cette fois, c’est … voilà, cette fois elle se termine victorieusement, voilà. Ça va être très dur, on le sait, mais je veux profiter de ce moment de joie avec tous ceux avec qui j’ai fait la campagne et voilà, c’est un moment que je veux vivre aussi collectivement, avec tous ceux avec qui j’ai participé à cette campagne.

Guillaume Daret : qu’est-ce qu’on ressent à titre personnel quand c’est son père qui est élu président ?

Thomas Hollande : je ne sais pas, c’est très difficile à dire, je ne me rends pas encore bien compte de ce que ça signifie, mais voilà, là c’est vraiment une aventure collective qu’on a vécue tous ensemble. J’ai vécu quand même 5 mois de campagne avec tous ceux qui sont là derrière nous, moi dans l’équipe web, et voilà. C’est une aventure collective qui se termine et voilà, je suis très ému, bien sûr, personnellement, mais on est tous aussi très émus ici.

Guillaume Daret : merci beaucoup, Thomas Hollande, pour cette première réaction …

David Pujadas : merci Guillaume …

Guillaume Daret : … on va vous laisser faire la fête avec vos amis. Vous voyez Thomas Hollande, nous ici on est un peu mouillés, hein, pour tout vous dire, David, parce qu’il y a du champagne qui a été lancé à l’annonce des résultats à 20 heures.

David Pujadas : oui… c’est ce qu’on a cru comprendre … on va rappeler les scores de notre estimation Ipsos : François Hollande élu président de la République avec 51,9 % des voix, Nicolas Sarkozy, si mes comptes sont bons, 48,1 %, et Laurent, on va tout de suite voir d’autres images.

 

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Ségolène Royal, Bernard Combes, David Doukhan et une mosaïque de parapluis tullistes.

[Interview à Tulle par David Doukhan de Bernard Combes, enseignant de formation, qui a succédé à François Hollande à la mairie de la ville en 2008, qui a arraché un canton à la droite en 2011, et est devenu alors vice-président du Conseil général de Corrèze en charge du développement territorial, des fonds européens et des services publics]

David Pujadas : d’abord on va entendre quelques mots aussi sur ce plateau. Manuel Valls, vous étiez au cœur de cette campagne, vous allez parler dans un instant, mais Ségolène Royal, on vous voyait : votre première réaction, tout simplement ? Quel est votre sentiment ce soir ?

Ségolène Royal : un sentiment de joie profonde, et d’émotion, voir des millions et des millions de Français qui ont choisi le changement en apportant leur vote à François Hollande, renouer avec la grande histoire de la victoire de la gauche à la présidentielle, celle de 1981, je pense aussi à François Mitterrand à ce moment précis.

 

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Ségolène Royal : "Un sentiment de joie profonde, et d’émotion"

Et je crois que François Hollande a été récompensé de la cohérence de sa campagne, il n’a jamais dévié de son cap, de sa ligne, et les Français peuvent lui faire confiance. Je voudrais d’ailleurs remercier les millions de Français qui sont venus, et tous ceux qui n’ont pas voté pour lui aussi, parce qu’on sait que la situation est difficile, et qu’on aura besoin de tout le monde pour redresser le pays, pour que chacun se sente bien dans notre pays et ait l’occasion de reprendre sa vie en main et de donner le meilleur de lui-même à ce dont la France a besoin aujourd’hui, c’est-à-dire essentiellement de justice et d’efficacité.

élise Lucet : une question à vous deux, à vous Ségolène Royal et à vous, Manuel Valls – j’imagine que vous avez eu François Hollande au téléphone – qu’est-ce qu’il vous a dit, qu’est-ce qu’il a dit quand il a appris, compris qu’il avait gagné ?

 

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Ségolène Royal : "Il est conscient de l’énormité du travail, aussi, à accomplir. Il nous a dit de rester rassemblés, ce que nous sommes, je crois."

Ségolène Royal : il était concentré et grave, puisque nous l’avons eu au téléphone avec la réunion du Conseil politique, là tout à l’heure, vers 18h30. Il est conscient de l’énormité du travail, aussi, à accomplir. Il nous a dit de rester rassemblés, ce que nous sommes, je crois. Ce qui a fait aussi notre force dans cette campagne, c’est le rassemblement des socialistes, le rassemblement de la gauche, aussi tous les ralliements qui sont venus entre les deux tours. Et je crois que nous sommes conscients aussi de cette responsabilité des Français, non seulement ceux qui souffrent, et qui sont très nombreux, et qui attendent vraiment une politique différente, et c’est à ce travail que nous allons vraiment nous atteler sans tarder.

[…]

20h15

Hélène Hug : Clémentine Célarié, qu’est-ce que ça vous fait cette victoire ?

Clémentine Célarié : bien ce que ça me fait, c’est que tout à coup je redeviens une citoyenne fière de mon pays, qui rassemble, que je ressens ce que c’est que d’être libre, d’être avec les personnes qui m’entourent, d’ici et d’ailleurs, et que j’ai l’impression qu’une nouvelle vie commence. Voilà, voilà ce qu’il y a.

 

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Hélène Hug : vous n’aviez jamais milité avant ce jour ?

Clémentine Célarié : non, non, j’avais jamais milité pour aucun homme politique, parce que j’étais toujours … j’ai découvert que j’étais de gauche, parce que je suis pour la liberté, l’ouverture, le respect de l’autre, et que voilà, et je suis très heureuse d’être là mais je suis … nous sommes tous là ! Tous là pour François Hollande ! Viiiiiive le président ! (Acclamations de la foule) Et c’est la liberté, voilà, c’est tout. On est tous ensemble.

[…]

20h33 (La petite phrase mesquine de Rachida Dati)

 

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David Pujadas, après le discours de Nicolas Sarkozy : quand vous étiez avec Nicolas Sarkozy tout à l’heure, il affichait le même visage, il était dans le même état d’esprit ?

Rachida Dati : vous savez, c’est euh … je pense, malgré les outrances, les attaques, malgré les aléas de la vie, et si elles soient politiques ou plus… au-delà de ça, je pense que Madame Royal, euh, connaît aussi ce genre de chose, il … à aucun moment il ne s’est présenté lui-même, il a connu, effectivement, des échecs dans sa vie, c’est pas … c’est pas sa première défaite, il a … il a connu des échecs et des moments très douloureux dans sa vie politique.

[…]

 

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Josiane Balasko, interviewée par Hélène Hug le drapeau tricolore sur les épaules.

Hélène Hug : donc je suis effectivement à côté de Josiane Balasko, c’est vrai que les artistes commencent à arriver les uns après les autres. Vous le savez, il y aura un concert géant tout à l’heure, et également, les personnalités politiques vont s’exprimer sur la scène, ici, place de la Bastille. Josiane Balasko, vous étiez là quand cette clameur a retenti place de la Bastille ?

Josiane Balasko : oui … non, moi j’étais dans un … on était dans un petit bistro pour voir le portrait du nouveau président s’afficher à la télé. Dans le bistro, qui était ultra-bondé, ça a été un cri de joie, et c’était vraiment formidable, voilà, c’était vraiment formidable.

Hélène Hug : pour la militante que vous êtes depuis longtemps, qu’est-ce que ça représente, la victoire … ?

Josiane Balasko, l’interrompant : je suis pas militante socialiste, je suis pas militante politique, je suis militante sur le terrain, pour les gens qui n’ont pas de papiers, pour ceux n’n’ont pas de logement, et il se trouve que j’ai voté François Hollande parce que je pense que c’est un honnête homme.

Hélène Hug : merci beaucoup Josiane Balasko.

[…]

20h40

David Pujadas : Manuel Valls, et Ségolène Royal, je voudrais vous entendre sur le score de François Hollande, quasiment 52 % des voix, vous jugez que c’est une victoire confortable, qui lui laisse les mains libres ?

Manuel Valls : c’est une victoire, elle est nette, elle vient d’être reconnue, et elle a besoin d’être confortée par une majorité parlementaire, au nom même de la cohérence de nos institutions, moi je suis attaché aux institutions de la Vème République, elles ont une cohérence, et le président de le République a besoin d’une majorité à l’Assemblée Nationale.

 

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David Pujadas : Ségolène Royal ?

Ségolène Royal : oui, je …

David Pujadas, l’interrompant : c’est une victoire confortable pour vous ?

Ségolène Royal : c’est une victoire claire et nette, surtout lorsque l’on se souvient, quand même, de la dureté de la campagne. La droite avait cherché à faire peur, avec l’élection d’un président de gauche, donc elle n’a pas gagné ce pari, de faire peur, et finalement c’est l’espoir qui l’a emporté sur la peur.

 

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Ségolène Royal : "Il va s’attaquer immédiatement à ce qui tenaille les Français, c’est-à-dire la question de la vie chère, en bloquant le prix de l’essence, la question du chômage, en donnant une priorité à la lutte contre le chômage des jeunes, la relance de l’activité économique, avec la création immédiate de la banque publique d’investissement, et la mise en place tout de suite pour la rentrée scolaire des moyens donnés à l’école pour que la rentrée scolaire se passe dans de bonnes conditions."

Et pour répondre à votre question des mesures concrètes immédiates, bien sûr, François Hollande d’ailleurs les a déjà annoncées puisqu’il a donné sa feuille de route, de sa première année d’exercice de son mandat. Il va s’attaquer immédiatement à ce qui tenaille les Français, c’est-à-dire la question de la vie chère, en bloquant le prix de l’essence, la question du chômage, en donnant une priorité à la lutte contre le chômage des jeunes, la relance de l’activité économique, avec la création immédiate de la banque publique d’investissement, et la mise en place tout de suite pour la rentrée scolaire des moyens donnés à l’école pour que la rentrée scolaire se passe dans de bonnes conditions.

[…]

20h53

Elise Lucet : on retrouve encore Hélène Hug place de la Bastille, aux côtés de Pierre Bergé. On vous écoute Hélène, on le voit, donc, hein, beaucoup d’artistes sont venus pour fêter la victoire de François Hollande. Et puis c’est la sœur de Lionel Jospin, je crois, qui est à côté de vous.

Hélène Hug : exactement. Donc d’abord Pierre Bergé. Pierre Bergé, vous êtes ici, est-ce que ça vous rappelle à des très beaux souvenirs d’il y a une trentaine d’années ?

 

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Pierre Bergé : "Ce quinquennat de Nicolas Sarkozy [...] s’est très mal terminé parce qu’il a écouté de très mauvais conseillers, parce qu’il est tombé du côté où il penchait, c’est-à-dire l’extrême-droite, et ça c’est une chose que les Français n’ont pas vraiment supporté."

Pierre Bergé : oui, ça me rappelle à des très, très beaux souvenirs. Ça fait surtout que la gauche a renoué avec une tradition, et c’est bien, et c’est bien. C’est bien, parce ce que ce quinquennat de Nicolas Sarkozy, qui aurait pu bien se terminer, pourquoi pas, après tout, s’est très mal terminé ; s’est très mal terminé parce qu’il a écouté de très mauvais conseillers, parce qu’il est tombé du côté où il penchait, c’est-à-dire l’extrême-droite, et ça c’est une chose que les Français n’ont pas vraiment supporté.

Hélène Hug : merci Pierre Bergé.

[…]

20h58

Laurent Delahousse : merci Marine Le Pen. On va retrouver Arnaud Comte, qui est, je crois, avec Yannick Noah, qui est en train d’arriver du côté de la Bastille, qui va peut-être tenir concert là-bas dans les minutes qui viennent.

Arnaud Comte : oui Laurent, et Yannick Noah qui est en train de sortir sa guitare. Yannick, bonjour, vous êtes en direct sur France 2, Yannick Noah, s’il vous plait, une première réaction à l’élection de François Hollande, Yannick ? Yannick, s’il vous plait, un petit mot en direct sur France 2.

 

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Yannick Noah : "En 2007, quand on était du côté de l’équipe qui avait perdu, hein, on était très tristes. Donc on pense à ceux qui sont tristes, et on les aime quand même. Mais là on va profiter de notre joie."

Yannick Noah : c’est une … c’est un très bon moment, très bon moment, voilà, c’est beaucoup de joie, une grosse émotion, et puis une espèce de … déjà vécu, il y a quelques … il y a … en 2007, quand on était du côté de l’équipe qui avait perdu, hein, on était très tristes. Donc on pense à ceux qui sont tristes, et on les aime quand même. Mais là on va profiter de notre joie.

Arnaud Comte : on se souvient de votre victoire, Yannick Noah, à Roland-Garros. Vous êtes un sportif de haut niveau, vous avez connu les grands succès, qu’est-ce que ressent, selon vous, François Hollande à cet instant ?

Yannick Noah : il peut être très fier de ce qu’il a fait. Il peut être très, très fier. En tout cas nous on est très fiers d’être derrière lui et d’avoir été derrière lui depuis le début.

Arnaud Comte : alors qu’est-ce que vous allez chanter ce soir pour célébrer cette victoire ?

Yannick Noah : ça n’a tellement pas d’importance …

Arnaud Comte : oh si !

Yannick Noah : … on est content d’être ici. Salut à tout le monde !

Arnaud Comte : est-ce que vous l’avez eu au téléphone ?

Yannick Noah : pas encore.

David Pujadas : merci Arnaud. Merci Arnaud, on … il vous adressait d’une certaine manière un message, Ségolène Royal …

Ségolène Royal : oui.

David Pujadas : … on salue donc Alain Juppé et Rama Yade qui nous ont rejoints, mais c’est à vous que je voudrais demander ça, Ségolène Royal, puisqu’on se souvient de cette campagne d’il y a 5 ans. C’est surtout de François Hollande dont je voudrais vous parler, vous le connaissez auss … peut-être mieux que quiconque, j’allais dire, en tout cas très bien. Comment analysez-vous la métamorphose d’un homme qui n’apparaissait pas il y a 2 ou 3 ans en mesure d’avoir l’autorité pour devenir président de la République, et pour convaincre. Comment analysez-vous cette métamorphose qui l’a conduit là où il est aujourd’hui ?

Ségolène Royal : mais c’est très simple. Il est celui qui a gagné les primaires. Donc le fait même que les socialistes aient choisi ce mode de désignation lui a donné la légitimité et l’élan pour l’emporter aujourd’hui.

David Pujadas : mais d’un point de vue un peu plus personnel, est-ce que vous pensez qu’il y a quelque chose qui a changé en lui, qui s’est affirmé en lui également ?

 

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Ségolène Royal : ça c’est à lui de le dire, mais vous savez la tradition politique à gauche, c’est de toujours considérer, c’est ce qui fait notre force aussi, c’est-à-dire qu’on arrive à la fois à surmonter les défaites et à maîtriser les victoires, c’est que nous avons chevillée au corps l’idée que la cause que nous défendons est plus grande que nous, qu’elle dépasse nos histoires individuelles.

Et ce soir les Français ont fait le choix d’une France apaisée et fraternelle, et surtout ils veulent que ça aille mieux pour eux, et que les réformes commencent très rapidement.

Elise Lucet : vous qui avez vécu un échec il y a 5 ans …

Ségolène Royal : oui …

Elise Lucet : … la victoire de François Hollande aujourd’hui, j’allais dire, comment vous voyez votre rôle ? On vous a vue vous impliquer, là, dans la campagne, ces dernières semaines, comment vous voyez votre rôle maintenant ?

Ségolène Royal : c’est vrai, je me suis beaucoup, beaucoup engagée dans cette campagne, et puis comme l’a dit François Hollande, d’ailleurs, beaucoup d’idées, qui étaient très novatrices en 2007, ont fait leur chemin, ont été reprises, aussi, actuellement : la valeur travail, la relance par les PME, la réforme bancaire, l’ordre juste, la démocratie participative, la question aussi de ne pas laisser à la droite des symboles comme la Marseillaise, comme le drapeau, comme la Nation, qui traditionnellement n’avaient pas été pris à bras-le-corps par les socialistes, donc tout ça a fait son chemin, et les socialistes s’inscrivent dans une histoire qui n’est pas à confondre avec leurs itinéraires personnels.

Et c’est cela à quoi croit également François Hollande, je peux vous le dire, parce que vous savez que je suis (Rire de Ségolène Royal) l’une de celles qui le connaît le mieux, c’est-à-dire qu’il a vraiment la conviction profonde qu’aujourd’hui les Français attendent de lui des changements rapides tels que ceux qu’il a annoncés, parce que les Français ont beaucoup souffert d’une montée de toutes les formes d’insécurités au cours de ces dernières années.

Laurent Delahousse : merci Ség …

David Pujadas : Laurent, c’est le départ de Nicolas Sarkozy.

Laurent Delahousse : voilà, c’est le départ de Nicolas Sarkozy, qui est en train de rejoindre probablement le palais de l’Elysée.

[…]

 

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(Thomas Hollande reçoit un coup de téléphone de son père)

 

Présidentielle : un dimanche de victoire avec Ségolène Royal


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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 04:00

 

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Ségolène Royal et le président burkinabé Blaise Compaoré vendredi 25 novembre 2011

VIDEO EXCLUSIVE / DECLARATIONS / PHOTOS / REPORTAGE Ségolène Royal, présidente de l’Association Internationale des Régions Francophones (AIRF), assistait à l’assemblée générale de l’association jeudi et vendredi au "Pays des Hommes Intègres", traduction du ‘Burkina Faso’, à Ouagadougou. Tout un symbole.

Le Burkina Faso est un pays d’Afrique de l’Ouest sans accès à la mer qui a pour langue officielle et administrative le français, face à une mosaïque de 60 langues nationales.

Ségolène Royal était arrivée mercredi dans la journée à Ouagadougou, d’où le perfide : « Bon voyage ! » lancé par Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1 à la fin de son interview le matin même.

L’assemblée générale était placée sous le patronage du président du Burkina Faso, Blaise Compaoré et réunissait 150 participants venus de 145 régions et de 26 pays des 5 continents. Les délégations des pays membres ont débattu des enjeux du développement socio-économique de la zone francophone et ont plaidé pour une répartition plus équitable des ressources mondiales.

 

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« Nous avons besoin de tisser des liens de fraternité afin que nos populations accède à une alimentation saine, au droit à l’éducation et à la santé. », a résumé la présidente de l’AIRF. Ségolène Royal s’est faite l’avocate d’ « un mode de coopération plus juste et équitable afin que les ressources mondiales soient mieux reparties au grand bonheur des pays pauvres ».

Jeudi 24 novembre 2011 était marqué par la réunion de 6 groupes de travail, 3 le matin et 3 l’après-midi, suivie d’un dîner officiel offert par les autorités locales :

-innovation, développement économique et durable, emploi ;

-diversité culturelle et langue française ;

-formation, éducation et jeunesse ;

-service d’appui-conseil ;

-changement climatique, eau et énergies renouvelables ;

-décentralisation, gouvernance et renforcement des capacités locales.

Vendredi 25 novembre était consacré à l’assemblée générale proprement dite, puis au compte-rendu des 6 groupes de travail suivis d’un débat, et à la signature d’accords de coopération entre les régions membres au profit des populations. En séance solennelle d’ouverture, le président de l’Association des Régions du Burkina Faso, Patrice Nikiema, a prononcé un discours, suivi de Ségolène Royal, présidente de l’AIRF, et du représentant du président du Burkina Faso.

  

 

 

Interrogée par la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB) en marge de l’assemblée générale de l’AIRF jeudi 25 novembre, Ségolène Royal a déclaré :

« L’AIRF, elle se mobilise pour que les aides au développement soient plus justes et plus efficaces, parce qu’il n’est pas normal que d’un côté on ait un système bancaire qui gagne autant d’argent, on ait des spéculateurs qui gagnent autant d’argent à l’échelle planétaire, et de l’autre côté, des populations qui souffrent de malnutrition, ce n’est pas normal. Les richesses sont trop inégalement réparties.

Et donc l’AIRF demande et pèse pour que les modes de coopération soient plus justes, soient plus équitables, et en particulier, je l’ai dit tout à l’heure, que la décision du G20, les pays les plus industrialisés de la planète mettent enfin en application la décision de taxer les mouvements de capitaux, et que le produit de cette taxe aille aux pays qui sont les plus en difficulté et qui sont en plus touchés par le réchauffement planétaire. »

 

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Ségolène Royal à l'assemblée générale de l'AIRF à Ouagadougou

Le Burkina Faso a vu ses efforts de lutte contre le chômage et l’analphabétisme salués. La présidente de l’AIRF a souhaité encourager le gouvernement burkinabé grâce à une « consolidation des échanges universitaires dans l’espace francophone », et a annoncé la création d’un prix AIRF pour encourager les jeunes artistes, dont certains exposaient justement quelques unes de leurs œuvres.

 

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Ségolène Royal serre la main du Premier ministre burkinabé Luc-Adolphe Tiao jeudi 24 novembre 2011

En marge de l’assemblée générale de l’AIRF, Ségolène Royal a rencontré le Premier ministre burkinabé Beyon Luc-Adolphe Tiao jeudi 24 novembre. Lors de l’entretien accordé par M. Tiao, la présidente de l’AIRF a évoqué l’assemblée générale proprement dite de l’association à Ouagadougou le lendemain : « Nous présenterons demain à la réunion de l’AIRF le cartable francophone que nous allons mettre en place pour les écoles et qui seront fabriqués sur place », a annoncé Ségolène Royal.

Puis les « priorités communes » ont été abordées - « c’est le premier piler des priorités », a souligné Ségolène Royal : développement écologique, lutte contre la pollution, accès à l’eau potable, développement de l’énergie solaire. « Cette rencontre se passe au Burkina Faso qui est un pays francophone dans lequel il se passe énormément de choses dans le domaine culturel, éducatif et aussi du développement écologique », a souligné la présidente de la Région Poitou-Charentes.

Le second pilier a donc été l’éducation« l’éducation, encore l’éducation, toujours l’éducation », rappelle souvent Ségolène Royal : « C’est une préoccupation majeure car il faut augmenter le taux d’éducation afin que la coopération décentralisée entre régions francophones puissent porter sur ce problème concret ».

« Nous avons également échangé sur les politiques de décentralisation car le Premier ministre burkinabè a engagé des politiques de décentralisation qui permettent d’être plus efficace en se rapprochant des gens », a également précisé Ségolène Royal.

La question agricole a aussi été abordée par la présidente de la Région Poitou-Charentes :

« Je suis moi-même présidente d’une région très agricole, j’ai vu que nous avions les mêmes points de vue sur la nécessité de maintenir nos villages vivants avec des populations qui puissent résister à l’exode rural. Des populations qui restent dans les villages, et qui vivent de leur travail et du développement agricole. »

Dernier point abordé avec le Premier ministre : la politique française et le résultat des primaires. Ségolène Royal a sobrement estimé qu’il fallait « maintenant aller de l’avant ».

 

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L'ambassadeur de France à Ouagadougou, Emmanuel Beth, général de corps d'armée et ancien membre du cabinet du Premier ministre Lionel Jospin en 2000

Jeudi 24 novembre au soir, la présidente de la Région Poitou-Charentes a assisté à la réception offerte par l’ambassadeur de France au Burkina Faso à sa résidence. L’ambassadeur de France au Burkina Faso est le général de corps d’armée Emmanuel Beth, qui avait rejoint en 2000 le cabinet du Premier ministre Lionel Jospin. Il a été nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République française au Burkina Faso le 25 août 2010. Le Burkina Faso a été choisi depuis pour accueillir le dispositif de recherche et de localisation des salariés des groupes Vinci et Areva enlevés au Niger le 16 septembre 2010. Une centaine d’hommes en poste à Ouagadougou sous le commandement du général Frédéric Beth, frère d’Emmanuel Beth.

 

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Ségolène Royal et le président burkinabé Blaise Compaoré vendredi 25 novembre 2011

Vendredi, le président burkinabé Blaise Compaoré a reçu en audience l’ex-candidate socialiste à la présidentielle française de 2007. Fait intéressant, les premières dépêches de presse à ce sujet ont été émises par Xinhua, l’Agence Chine Nouvelle, la plus vieille et la plus importante des deux agences officielles d’information chinoises. La Chine est de plus en plus présente dans l’économie burkinabé en particulier et d’Afrique de l’Ouest en général, comme Ségolène Royal le rappellera plus tard dans un point presse.

Les discussions entre la présidente de la Région Poitou-Charentes et le président burkinabé ont porté sur le développement local, l’articulation entre les exigences du développement local et la coopération entre régions, et la coopération entre la France et le Burkina Faso :

« Nous avons partagé sur les questions d'éducation, de santé et sur les questions de relations entre l'Europe et l'Afrique, puisque nous sommes les uns et les autres victimes de la crise financière internationale et que nous avons besoin qu'il y ait des règles de jeu qui mettent le service financier au service du développement économique », a déclaré Ségolène Royal, en écho à ses déclarations à la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB) en marge de l’assemblée générale de l’AIRF le jour-même ; puis elle a repris son idée évoquée plus tôt de mettre enfin en application la décision du G20 de taxer les mouvements de capitaux financiers, « et que le produit de cette taxe aille aux pays qui sont les plus en difficulté et qui sont en plus touchés par le réchauffement planétaire ».

La sécurité alimentaire est un thème qui a également été abordé. « Sur la sécurité alimentaire, Madame Royal a échangé avec le chef de l’Etat burkinabè sur les voies et moyens pour les paysans de garder davantage le fruit de leur travail, qui va généralement dans les circuits de commercialisation. » - un thème qui est cher à la présidente du Poitou-Charentes - ont précisé les services de communication de la Présidence du Faso.

« Enfin, Madame Ségolène Royal a salué "la sagesse, l’expérience, la volonté toujours renouvelée, et les ambitions" du Président du Faso de toujours faire avancer son pays, la sous-région et l’Afrique. », a conclu la Présidence.

Après l’entretien de Blaise Compaoré avec Ségolène Royal, le président burkinabé a reçu le Letton Andris Piebalgs, Commissaire européen en charge du Développement, qui a échangé avec Blaise Compaoré sur la crise politico-économico-sociale en Europe, la coopération régionale – le Burkina Faso a un rôle central dans le maintien de la sécurité régionale – et le développement local

« Dans notre revue à mi-parcours, le Burkina a reçu la note la plus élevée de tous les pays et nous pourrons augmenter l'enveloppe de la coopération à 20%, soit un montant de 100 millions d'euros. », a conclu le Commissaire européen.

Enfin, publié seulement hier dimanche, un article est paru dans le journal burkinabé Fasozine reprenant les principaux passages d’un point presse que Ségolène Royal a tenu vendredi soir à la résidence de l’ambassadeur de France, général de corps d’armée et ancien membre du cabinet du Premier ministre Lionel Jospin en 2000.

Le débat avec les journalistes a porté sur de nombreux thèmes, repris ci-dessous en intégralité.

Concernant le Burkina Faso et l’Afrique, Ségolène Royal a fait plusieurs déclarations.

 

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Point presse de Ségolène Royal à la Résidence de France à Ouagadougou vendredi 25 novembre au soir

Sur sa rencontre avec Blaise Compaoré, le président burkinabé, elle a déclaré :

« Avec le président Blaise Compaoré, nous avons parlé de l’autonomie alimentaire, de la décentralisation, de l’accès à l’eau potable et à l’éducation. Nous avons également parlé de son rôle très éminent dans la résolution des conflits dans la sous-région.

Au cours notre entretien, il a également été question de l’histoire du Burkina Faso. Le président Compaoré m’a donné les raisons de la vitalité culturelle au Burkina Faso, de la coexistence pacifique entre les différentes ethnies. Il m’a notamment dit que parce que le Burkina est situé loin des frontières maritimes, il avait été moins bouleversé par les prédateurs venus d’ailleurs. Le pays a donc su garder ses racines tout en se tournant vers la modernité. L’histoire du Burkina est absolument passionnante.

Le président nous a aussi exprimé ses condoléances pour le décès de Danielle Mitterrand. Il a rappelé que la Fondation France Libertés avait soutenu le Burkina Faso dans la lutte contre la subvention de certains cotonculteurs lors du sommet de Cancun. »

Sur la crise sociopolitique au Burkina Faso, Ségolène Royal a apporté son soutien au pays :

« Le Burkina peut compter sur moi dans sa volonté de redorer son image à l’étranger. Nous avons d’ailleurs été remerciés pour avoir maintenu la tenue de l’Assemblée générale de l’AIRF à Ouagadougou parce que les gens croyaient qu’on l’aurait annulée ou délocalisée à cause des troubles sociopolitiques que le Burkina a connus. J’ai absolument refusé d’annuler la rencontre sous prétexte qu’il y avait eu des problèmes qui, du reste, avaient été surmontés. Par cette réunion internationale, le Burkina a pu profiter de cette tribune très positive pour redorer son image. »

Sur la place de l’Afrique – un thème cher à Ségolène Royal – dans la politique et dans la politique du Parti socialiste en particulier, la dirigeante socialiste a souligné :

« L’Afrique occupe une place essentielle dans notre programme politique. J’ai toujours plaidé pour un nouveau dialogue entre l’Europe et l’Afrique. Nous devons être solidaires autour de la Méditerranée. L’Afrique et l’Europe font un tout. La présence française ainsi que les coopérations sont très importantes.

La Chine est présente en Afrique, pas forcément de façon positive. Même si on n’a pas de leçon à donner vu l’histoire coloniale, il faut reconnaître que nous assistons à un expansionnisme chinois en Afrique. Après les entreprises, la Chine amène la main-d’œuvre. Dans les rapports, il y a une forme de prédation de la Chine sur l’Afrique. Cela m’inquiète personnellement. Je parle librement. Je pense que l’Europe doit tenir toute sa place dans des coopérations respectueuses. C’est ce que la France fait en particulier avec l’Afrique. »

Et sur le PS et la "Françafrique", Ségolène Royal a remarqué :

« Je ne suis pas là pour critiquer la politique française. Cela ne se fait pas d’autant plus qu’on est à l’étranger. Mais je pense qu’il faut profondément changer les politiques de coopération avec les pays africains. Cette idée est partagée aussi bien à gauche qu’à droite. Il faut pouvoir mettre fin à la corruption et faire en sorte que l’argent donné dans le cadre de la coopération parvienne effectivement aux bénéficiaires initiaux. »

Enfin, sortant du thème de l’Afrique et du Burkina Faso, sur les élections législatives de 2012 en France, la candidate à la députation a souligné :

« Je serai peut-être la première femme présidente de l’Assemblée nationale. […] Je me présente à la Rochelle, qui est aussi ma région avec pour objectif d’être présidente de l’Assemblée. Il est normal que la Gauche organise le travail pour l’après-élection. »

Frédérick Moulin

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Fasozine 


Françafrique, crise dans la zone Euro, Blaise Compaoré … : Ségolène Royal se lâche

DIMANCHE, 27 NOVEMBRE 2011 16:06 JACQUES THÉODORE BALIMA

Présente à Ouagadougou dans le cadre de l’Assemblée générale statutaire de l’Association internationale des régions francophones (AIRF), Ségolène Royal, présidente de la région française Poitou-Charentes, militante du Parti socialiste (PS) a animé dans la soirée du vendredi 25 novembre 2011 à la Résidence de France, un point de presse. Les débats à bâtons rompus avec les journalistes ont porté sur le séjour de Ségolène Royal au Burkina Faso, le printemps arabe, la crise financière dans la zone Euro, la politique française en Afrique, le sort de la Françafrique si le PS revient aux affaires en France, etc. Morceaux choisis.

 

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Rencontre avec le chef de l’Etat burkinabè: "Avec le président Blaise Compaoré, nous avons parlé de l’autonomie alimentaire, de la décentralisation, de l’accès à l’eau potable et à l’éducation. Nous avons également parlé de son rôle très éminent dans la résolution des conflits dans la sous-région. Au cours notre entretien, il a également été question de l’histoire du Burkina Faso. Le président Compaoré m’a donné les raisons de la vitalité culturelle au Burkina Faso, de la coexistence pacifique entre les différentes ethnies. Il m’a notamment dit que parce que le Burkina est situé loin des frontières maritimes, il avait été moins bouleversé par les prédateurs venus d’ailleurs. Le pays a donc su garder ses racines tout en se tournant vers la modernité. L’histoire du Burkina est absolument passionnante. Le président nous a aussi exprimé ses condoléances pour le décès de Danielle Mitterrand (NDLR, épouse de l’ancien président français, François Mitterrand). Il a rappelé que la Fondation France Libertés avait soutenu le Burkina Faso dans la lutte contre la subvention de certains cotonculteurs lors du sommet de Cancun."


Crise sociopolitique au Burkina: "Le Burkina peut compter sur moi dans sa volonté de redorer son image à l’étranger. Nous avons d’ailleurs été remerciés pour avoir maintenu la tenue de l’Assemblée générale de l’AIRF à Ouagadougou parce que les gens croyaient qu’on l’aurait annulée ou délocalisée à cause des troubles sociopolitiques que le Burkina a connus. J’ai absolument refusé d’annuler la rencontre sous prétexte qu’il y avait eu des problèmes qui, du reste, avaient été surmontés. Par cette réunion internationale, le Burkina a pu profiter de cette tribune très positive pour redorer son image."

Printemps arabe: "Les peuples revendiquent plus de dignité. Il y a des mouvements d’émancipation plus durs et plus effroyables en Libye ou en Syrie. Ce sont vraiment des révolutions contre des dictatures. Dans le cas du printemps arabe, il s’agit de revendication d’accès à un certain niveau de vie. Avec la mondialisation, les peuples dans tous les pays veulent vivre dignement. L’important est que les dirigeants comprennent que les peuples veulent accéder à l’éducation, à la culture, qu’il faut lutter contre la corruption, les injustices."

Crise dans la zone Euro: "Il faut arrêter d’être assujetti à des agences de notation payées par la banque. Je suis pour la création d’une agence publique de notation européenne qui pourra établir des critères clairs. Lorsqu’on dit à la Grèce de supprimer les systèmes de retraite, de baisser les salaires, d’augmenter les impôts sans insister sur la lutte contre les fraudes fiscales ou poser le problème de répartition des richesses, il y a un vrai problème. J’en ai parlé à Georges Papandréou, l’ancien Premier ministre grec. Il m’a confié qu’il n’arrivait pas à lutter contre les fraudes fiscales et que si les agences du FMI lui donnaient des instructions dans ce sens, il pourrait agir. Mais rien n’est fait dans ce sens. Les mesures tombent toujours sur les ouvriers mais jamais sur le système bancaire ou les grandes fortunes. Il faut que les efforts soient équitablement fournis."

Elections législatives françaises: "Je ne suis pas hypocrite pour cacher mes ambitions politiques. J’ai envie de servir mon pays au plus haut niveau. Je suis la première femme à arriver au second tour d’une élection présidentielle en France. Je n’ai pas été désignée cette année par mon parti pour prendre part à la présidentielle de 2012. Cela ne m’a pas fait plaisir. Mais je joue collectif dans l’organisation politique à laquelle j’appartiens. Et si je ne suis pas la première femme présidente de la République, je serai peut-être la première femme présidente de l’Assemblée nationale. J’ai fait quatre mandats en tant que député. Même lorsque la Gauche était au plus bas en 1993, j’étais la seule députée en ce moment là à avoir augmenté mon score dans ma circonscription en Poitou-Charentes. Cette fois je me présente à la Rochelle, qui est aussi ma région avec pour objectif d’être présidente de l’Assemblée. Il est normal que la Gauche organise le travail pour l’après-élection."

Primaires françaises: "J’ai vécu la campagne de façon formidable. Car j’adore faire les campagnes électorales et en plus je déclenche une adhésion populaire. Il y avait du monde partout où j’étais: les réunions publiques, les dédicaces de livres, les visites dans les banlieues, etc. Le fait d’avoir été écarté a été un choc pour moi. Mais je le comprends, parce que comme les gens veulent le changement, ils ont voté pour celui qui apparaissait dans les sondages comme le mieux placé. En toute modestie, j’accepte ce résultat. En même temps je regrette que les quartiers populaires qui m’ont amenée au second tour à l’élection présidentielle en 2007, c’est-à-dire la France métissée, n’aient pas voté aux primaires."

Paradoxe d’être adoubée par le bas peuple et écartée au sein du parti: "C’est la règle des élections qui est ainsi faite. Il y a des primaires et il faut accepter les résultats. On ne savait pas qui viendrait voter. Je n’ai pas été désignée mais il faut soutenir, tous, le candidat qui l’a été. Je fais ce que j’aurais aimé que tout le monde fasse pour moi en 2007: que tout le monde me soutienne au PS mais ce ne fut pas le cas. Mais je le fais, moi, avec une loyauté totale."

Une femme à la tête de la France: "La France est prête pour avoir une femme comme présidente. Parce qu’en 2007, j’étais majoritaire dans l’électorat âgé c’est-à-dire jusqu’à 65 ans. Mais la tendance a changé chez ceux qui avaient plus de 65 ans. C’est peut-être plus difficile dans cette population là de se projeter avec une femme présidente. Mais ce n’est que partie remise."

La place de l’Afrique dans la politique du PS: "L’Afrique occupe une place essentielle dans notre programme politique. J’ai toujours plaidé pour un nouveau dialogue entre l’Europe et l’Afrique. Nous devons être solidaires autour de la Méditerranée. L’Afrique et l’Europe font un tout. La présence française ainsi que les coopérations sont très importantes. La Chine est présente en Afrique, pas forcément de façon positive. Même si on n’a pas de leçon à donner vu l’histoire coloniale, il faut reconnaître que nous assistons à un expansionnisme chinois en Afrique. Après les entreprises, la Chine amène la main-d’œuvre. Dans les rapports, il y a une forme de prédation de la Chine sur l’Afrique. Cela m’inquiète personnellement. Je parle librement. Je pense que l’Europe doit tenir toute sa place dans des coopérations respectueuses. C’est ce que la France fait en particulier avec l’Afrique."

Le PS et la Françafrique: "Je ne suis pas là pour critiquer la politique française. Cela ne se fait pas d’autant plus qu’on est à l’étranger. Mais je pense qu’il faut profondément changer les politiques de coopération avec les pays africains. Cette idée est partagée aussi bien à gauche qu’à droite. Il faut pouvoir mettre fin à la corruption et faire en sorte que l’argent donné dans le cadre de la coopération parvienne effectivement aux bénéficiaires initiaux."

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 15:28

 

S1 ms absolument pas

TEXTE/VIDEOS/DOCUMENTSSégolène Royal était hier matin de retour sur Europe 1 et dans les médias, et est revenue en force, donner des couleurs à la campagne de François Hollande pour l’élection présidentielle de 2012« Il manque la combattante Ségolène Royal sur le front politique et électoral », notait Jean-Pierre Elkabbach au début de l’interview.

Les salves tirée, la présidente de la Région Poitou-Charentes, avec un « s » car il y a deux Charentes, chose qu’Europe 1 semble ne pas savoir, les salves tirées l’ont été contre la droite sarkozyste. Elles sont allées droit au but, en plein dans l’actualité :

« Moi je crois que l’événement d’aujourd’hui, c’est le recul de François Fillon sur le 4ème jour de carence. »

Pourquoi ? Parce que ce jour de carence, c’est le symbole même de la gestion impécunieuse de l’Etat par la droite que cette dernière fait payer aux Français. Et Ségolène Royal de présenter la brochure du Parti socialiste destinée au Français : « La droite creuse la dette, c’est vous qui payez la note ! ». Une brochure de 4 pages qui, avec un poster et la vidéo ci-dessous, forme une véritable campagne : la droite, c’est 75 milliards de cadeaux aux plus riches particuliers et surtout, aux grandes multinationales et aux entreprises, sans aucune contrepartie. C’est aussi la dette avec un graphique 1997-2011 très parlant : +788 milliards d’euros de dette pour la droite entre 2002 et 2007.

 

 

L’ancienne candidate socialiste à la présidentielle de 2007 a multiplié les remarques incisives et bien vues, comme par exemple : « Moi je vais vous dire, Monsieur Sarkozy, c’est tout sauf un chef, c’est tout sauf un chef, c’est un dirigeant qui fait du mal à la France et qui a mis la France en faillite. »

Mais Ségolène Royal a aussi soutenu tout au long de l’entretien le candidat François Hollande, un soutien remarqué par Jean-Pierre Elkabbach qui a multiplié les ‘questions-pièges’ sur le sujet :

« Mais, Monsieur, le soutien [à François Hollande] est sans faille, et il sera permanent », a souligné la candidate aux législatives de 2012 à La Rochelle. Puis : « Non seulement nous sommes dirigés par des incompétents, mais aussi par des profiteurs, et François Hollande n’est ni un incompétent, ni un profiteur, et c’est l’homme dont la France a besoin en 2012. ».

Les escarmouches entre Ségolène Royal et Jean-Pierre Elkabbach se sont multipliées. D’abord sur les Unes de journaux : le journaliste a sorti le titre de l’Express : « Hollande est-il un vrai chef ? », la femme politique a rétorqué avec la Une de Marianne sur la France, où le visage de Sarkozy fait face aux sous-titres : « LA FAILLITE ».

Marianne

Puis sur les idées.

Attaque d’Elkabbach sur les 35 heures « plus de 120 ou 150 milliards, ça a été dit au Sénat », parlant du coût pour le budget de l’Etat estimé par la droite, sans parler grâce au gel des salaires, qui parfois perdure toujours aujourd’hui, et des gains de productivité importants effectués, bref des économies faites par les chefs d’entreprises.

Double attaque sur les ‘voyages’ de Ségolène Royal à l’étranger, dont la petite vilénie de la fin « Bon voyage ! », la présidente de l’AIRF partant assister à l’Assemblée Générale de cette association à Ouagadougou, au Burkina Faso, après des voyages pour suivre les accords de coopération signés par la Région Poitou-Charentes.

Et enfin reprise du couplet médiatique adorant le mensonge par omission : François Hollande a-t-il une carrure de chef ? (Alors que Nicolas Sarkozy « remonte dans les sondages ») :

« Vous le savez fort bien aujourd’hui, le rapport dans les enquêtes d’opinion au second tour de l’élection présidentielle est de 60/40 au profit [de François Hollande]. »

Frédérick Moulin

 

Royal : "Sarkozy a mis la France en faillite" par Europe1fr

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M

Bruce Toussaint : Europe 1, 8h20, l’interview de Jean-Pierre Elkabbach à suivre sur Europe1.fr. Votre invitée ce matin Jean-Pierre : Ségolène Royal, présidente de la Région Poitou-Charentes.

Jean-Pierre Elkabbach : d’abord bienvenue, Ségolène Royal …

Ségolène Royal : bonjour.

Jean-Pierre Elkabbach, sans s’arrêter : … merci d’être là. Bonjour. Il manque, il manque la combattante Ségolène Royal sur le front politique et électoral. (Sourire de Ségolène Royal) Votre absence et votre silence, est-ce qu’ils sont le signe que vous êtes gagnée par le doute ?

Ségolène Royal : mais absolument pas !

Un candidat a été désigné, François Hollande, si j’avais continué à occuper l’avant-scène médiatique, vous savez ce que vous m’auriez dit ce matin, Jean-Pierre Elkabbach, vous m’auriez dit : « Vous n’avez pas compris, Madame Royal, que ce n’est pas vous qui avez été désignée ? (Petit rire de Ségolène Royal) Que c’est François Hollande ? (Rire de Ségolène Royal) ».

Jean-Pierre Elkabbach, pendant que Ségolène Royal parle : non, je vous l’aurais pas dit … je vous l’aurais pas dit … je vous aurais pas dit ça …

Ségolène Royal, sans s’arrêter : donc je pense qu’il y a un minimum de, de …

Jean-Pierre Elkabbach, lui coupant la parole : … mais … mais le candidat François Hollande a besoin de vous, il a besoin de forts soutiens, et d’abord, de vous, qui avez la première, après qu’il vous ait dépassée, à le rejoindre.

Ségolène Royal : mais il peut compter sur mon soutien, il le sait, puisque déjà, vous venez de le rappeler, je l’ai soutenu très fortement pour qu’il soit désigné et qu’il ait une forte avance, et tous les socialistes sont rassemblés avec leur candidat.

Et nous étions encore hier soir en réunion du Bureau national du Parti socialiste, et tous les socialistes sont rassemblés, et François Hollande sait qu’il peut compter sur chacun d’entre nous pour nous conduire vers la victoire.

Jean-Pierre Elkabbach : c’est la vision, la vision idéalisée, mais comme en 2007 à votre égard, est-ce que les éléphants du Parti socialiste ne sont pas en train de reprendre leur marche lourde et sourde ? On a l’impression que c’est difficile de faire campagne avec un parti qui regarde, plutôt, et qui ne s’engage pas tellement aux côtés de son candidat.

Ségolène Royal : mais où est-ce que vous avez vu ça ? Mais vous ne trouvez pas qu’il y a une espèce de propagande, là, excessive, qui consiste à regarder à la loupe ce que fait chaque socialiste pour pouvoir occulter les graves désordres au sein de la droite ?

 

S2 4ème j de carence

"Moi je crois que l’événement d’aujourd’hui, c’est le recul de François Fillon sur le 4ème jour de carence. C’est-à-dire voilà en catimini un gouvernement qui a creusé le déficit, la dette, qui n’arrive pas à protéger les Français, qui fait gravement reculer la protection sociale, et qui s’apprêtait, en plus, à faire en sorte que les Français malades ne reçoivent rien pendant 4 jours !"

Moi je crois que l’événement d’aujourd’hui, c’est le recul de François Fillon sur le 4ème jour de carence. C’est-à-dire voilà en catimini un gouvernement qui a creusé le déficit, la dette, qui n’arrive pas à protéger les Français, qui fait gravement reculer la protection sociale, et qui s’apprêtait, en plus, à faire en sorte que les Français malades ne reçoivent rien pendant 4 jours !

La gauche a fait reculer le gouvernement sur cette mesure extrêmement nocive pour les Français.

Jean-Pierre Elkabbach : même des … même des … même des élus UMP. Euh, est-ce que vous avez pris pour un compliment la formule de Daniel Cohn-Bendit : « François Hollande se ségolénise. » ?

Ségolène Royal : oh, il a été mieux inspiré, hein, je l’ai connu mieux inspiré, Daniel Cohn-Bendit. Je crois qu’il faut toujours avoir le souci d’élever le débat politique …

Jean-Pierre Elkabbach, lui coupant la parole : mais qu’est-ce que ça veut dire ? Et-ce que ça veut dire que c’est la preuve qu’il est en traine de combattre et de se battre quel que soit le résultat final, ou au contraire qu’il est en train tout doucement de se rétrécir et de se rapetisser ?

 

S3 s'il se ségolénise c'est qu'il 2e tour

"Si [François Hollande] se ségolénise, c’est déjà qu’il sera au second tour de l’élection présidentielle, et qu’il va largement rassembler au premier tour"

Ségolène Royal : s’il se ségolénise, c’est déjà qu’il sera au second tour de l’élection présidentielle, et qu’il va largement rassembler au premier tour, donc regardons les choses positives.

Jean-Pierre Elkabbach : mais i … mais ça veut dire qu’il ira pas à l’Elysée ? C’est ce que veut dire Daniel Cohn-Bendit.

 

S5 le doc que vt recevoir ts

"La preuve, regardez ce que tous les Français vont recevoir, le document qu’a fait le Parti socialiste, sur : « La droite creuse la dette, ce sont les Français qui vont payer ! »"

Ségolène Royal : écoutez, aujourd’hui la campagne est en mouvement. Ce qui est important, c’est que les socialistes non seulement sont là, au combat, contre les mauvaises décisions de la droite, qui a mis la France en faillite, il faut quand même dire les choses, et nous sommes au combat : la preuve, regardez ce que tous les Français vont recevoir, le document qu’a fait le Parti socialiste, sur : « La droite creuse la dette, ce sont les Français qui vont payer ! ».

 

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Poster "La droite creuse la dette, c'est vous qui payez !" ; brochure 4 pages recto-verso ici.

Alors disons les choses très clairement, nous avons fait les comptes, lorsque nous additionnons la facture que fait payer Monsieur Sarkozy à l’ensemble des Français, c’est 75 milliards, entre le bouclier fiscal, la niche Copé, qui avantage les filiales des grands groupes, la baisse d’impôt sur la fortune, la baisse des droits de succession sur les grosses fortunes …

Jean-Pierre Elkabbach, lui coupant la parole : est-ce que vous ajoutez c…

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … la baisse des impôts sur les dividendes, attende, parce que c’est important que les Français soient informés …

Jean-Pierre Elkabbach : oui, oui, oui … bien sûr, bien sûr, bien sûr …

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … la baisse de la fiscalité des entreprises, les subventions du chômage, les mesures absurdes sur les heures supplémentaires, c’est 75 milliards. Savez-vous Mons… [Jean-Pierre Elkabbach, l’interrompant doucement : « Oui… »] savez-vous, savez-vous que depuis que Monsieur Sarkozy est au pouvoir, depuis 2007, il y a 1 000 chômeurs de plus par jour ? 1 200 000 chômeurs de plus. Voilà ce que Monsieur Sarkozy [Jean-Pierre Elkabbach, en même temps : « Il y avait pas de crise … »] et la droite font, [Jean-Pierre Elkabbach, l’interrompant : « Attendez … »] font actuellement de la France …

Jean-Pierre Elkabbach : est-ce que, est-ce que dans votre facture vous ajoutez le …

Ségolène Royal, poursuivant : donc les Français vont payer.

Jean-Pierre Elkabbach : attendez, attendez, vous ajoutez le …

 

S7 c'est ça le 4ème j de carence

"Les Français vont payer 75 milliards, plus les 45 milliards de fraude fiscale contre laquelle le gouvernement ne fait absolument rien, et qui va payer ? Qui va payer ? C’est ça, le 4ème jour de carence ?"

Ségolène Royal : attendez, attendez, les Français vont payer, les Français vont payer 75 milliards, plus les 45 milliards de fraude fiscale contre laquelle le gouvernement ne fait absolument rien, et qui va payer ? Qui va payer ? C’est ça, le 4ème jour de carence ? C’est ça la réduction, la baisse des salaires, comme on le voit dans certaines entreprises ?

Jean-Pierre Elkabbach, l’interrompant : tout ça … ben voilà, voilà, c’est bien, c’est bien, entre deux voyages, vous y allez. Mais est-ce que dans votre facture vous notez le coût, des 35 heures par exemple, c’est plus de 120 ou 150 milliards, ça a été dit au Sénat …

Ségolène Royal, l’interrompant : écoutez arrêt… [Jean-Pierre Elkabbach interrompt Ségolène Royal à chaque fois, par : « mais … les … les … »] arrêt… arrêt… arrêt… arrêt… mais, écoutez … écoutez … franchement …

Jean-Pierre Elkabbach, l’interrompant encore : la droite vous répondra : « C’est pas mon problème. ».

 

S8 si la dte auj n'a que comme seul leitmotiv

"Si la droite aujourd’hui, pour régler le problème des Français, et pour redresser la France, n’a comme seul leitmotiv la question des 35 heures, eh bien moi je la mets au défit de supprimer les 35 heures. [...] Ça fait 5 ans qu’elle le raconte"

Ségolène Royal, poursuivant : … si la droite, si la droite aujourd’hui, pour régler le problème des Français, et pour redresser la France, n’a comme seul leitmotiv la question des 35 heures, eh bien moi je la mets au défit de supprimer les 35 heures.

Jean-Pierre Elkabbach : eh ben, il paraît qu’elle va le faire. On va voir !

Ségolène Royal : eh bien qu’elle le fasse. Et alors ! Et elle va le faire … Ça fait 5 ans qu’elle le raconte.

Jean-Pierre Elkabbach : alors vous m’avez montré la … la feuille de … le tract que va distribuer …

Ségolène Royal, l’interrompant : la facture des Français.

Jean-Pierre Elkabbach : la facture des Français. Vous avez vu l’Express : « François Hollande est-il un vrai chef ? » ; vous qui avez mis en doute son esprit de décision, Jean-Luc Mélenchon dit : « c’est un … »

Ségolène Royal : non, je n’ai jamais … non, absolument pas, je n’ai jamais dit ç…

Jean-Pierre Elkabbach : « … un capitaine de pédalo dans la tempête ». Est-ce que c’est un vrai chef ?

 

S9 une propagande excessive

"Moi je ne commente pas les titres d’une presse de droite qui fait une propagande excessive, alors que, vous le savez fort bien aujourd’hui, le rapport dans les enquêtes d’opinion au second tour de l’élection présidentielle est de 60/40 au profit [de François Hollande]"

Ségolène Royal : moi je ne commente pas les titres d’une presse de droite qui fait une propagande excessive, alors que, vous le savez fort bien aujourd’hui, le rapport dans les enquêtes d’opinion au second tour de l’élection présidentielle est de 60/40 au profit …

Jean-Pierre Elkabbach, l’interrompant : mais j’aimerais que vous me disiez : « C’est un vrai chef. »

Ségolène Royal, sans s’interrompre : … de la gauche. Mais bien … non seulement c’est un vrai chef, mais c’est quand il sera élu qu’il entre[ra] dans les habits de président de la République.

 

S10 M. Sarko c'est tt sf 1 chef

"Moi je vais vous dire, Monsieur Sarkozy, c’est tout sauf un chef, c’est tout sauf un chef, c’est un dirigeant qui fait du mal à la France et qui a mis la France en faillite"

Qu’est-ce que ça veut dire ces polémiques qui ont lieu avant même l’élection présidentielle ? Moi je vais vous dire, Monsieur Sarkozy, c’est tout sauf un chef, c’est tout sauf un chef, c’est un dirigeant qui fait du mal à la France et qui a mis la France en faillite.

Puisque vous me montrez une Une de journal, regardez la Une du journal Marianne avec « La France en faillite », et où l’on peut voir l’ensemble des chiffres, dont une partie de ceux que je viens de vous donner, qui prouve que non seulement nous sommes dirigés …

 

Marianne

 

Jean-Pierre Elkabbach, lui coupant la parole : mais y’a pas de crise, y’a pas de crise …

 

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"Nous sommes dirigés par des incompétents, mais aussi par des profiteurs, et François Hollande n’est ni un incompétent, ni un profiteur, et c’est l’homme dont la France a besoin en 2012"

Ségolène Royal, poursuivant : … non seulement nous sommes dirigés par des incompétents, mais aussi par des profiteurs, et François Hollande n’est ni un incompétent, ni un profiteur, et c’est l’homme dont la France a besoin en 2012.

Jean-Pierre Elkabbach : voilà un s… voilà un soutien, voilà un soutien pour François Hollande …

Ségolène Royal, immédiatement : mais, Monsieur, le soutien est sans faille, et il sera permanent.

Jean-Pierre Elkabbach, cherchant à prendre la parole : n’oubliez pas … n’oubliez pas … regardez, n’oubliez pas la crise, en Espagne, la droite et la crise ont balayé Monsieur Zapatero, en 2007 vous l’admiriez, c’était même votre modèle, et vous avez vu qu’au pouvoir, on peut pas tenir ses promesses, et d’ailleurs, y’a un échec de toute la social-démocratie, qui est en crise, et on peut se demander qu’est-ce qu’on peut faire pour réactiver, réanimer une idéologie qui est, comme ça, inadaptée.

Ségolène Royal : vous avez raison. Je crois qu’il y a 2 choses que l’on peut dire sur ce sujet-là, c’est que d’abord, il y a une volonté de sortir les sortants, parce que les gens cherchent désespérément des solutions à leurs problèmes, premièrement, et deuxièmement, il faut en effet refonder une social-démocratie à bout de souffle, et sortir du système actuel.

 

S12 finace au service de l'éco

"Il faut en effet refonder une social-démocratie à bout de souffle, et sortir du système actuel. Comment ? En mettant la finance au service de l’économie"

Comment ? En mettant la finance au service de l’économie, et là aussi il y a eu des annonces qui ont été faites, par exemple sur la création d’une banque publique d’aide aux petites et moyennes entreprises, nous, nous la ferons, car aujourd’hui il y a du potentiel en France. La France résiste, vous avez vu, mieux que d’autres pays parce qu’il y a un tissu de petites et moyennes entreprises …

Jean-Pierre Elkabbach, lui coupant la parole : Ségolène Royal, l’accord …

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … qui se battent au quotidien mais qui aujourd’hui n’ont pas accès au crédit bancaire.

Jean-Pierre Elkabbach : Ségolène Royal, l’… l’accord avec les Verts, sur le nucléaire, de qui vous vous sentez la plus proche, du PS ou d’Eva Joly ?

Ségolène Royal : il y a un consensus qui a été fait, et je trouve sain qu’il y ait des débats politiques. Ceux qui ont peur des débats politiques entre les différents partenaires à gauche sont ceux qui ont simplement peur d’envisager l’avenir. Ce sont des sujets très importants, la mutation énergétique, c’est un potentiel de création d’activités et d’emploi.

Jean-Pierre Elkabbach : est-ce qu… mais vous, vous êtes favorable à la sortie définitive du nucléaire ?

Ségolène Royal : je suis favorable à la sortie de la dépendance du nucléaire, parce que cela crée des activités et des emplois, et c’est une façon d’empoigner le futur.

Jean-Pierre Elkabbach : donc vous êtes en désaccord avec l’accord qui a été signé ?

Ségolène Royal : non, puisque l’accord …

Jean-Pierre Elkabbach, lui coupant brutalement la parole : et qui ne dit pas « la sortie du nucléaire » ?

Ségolène Royal : mais nous verrons ça au moment de l’accélération de la mutation énergétique.

 

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"Moi je suis pour une politique par la preuve, par les faits, et par les résultats. Lorsque nous monterons en puissance sur les énergies alternatives, alors nous pourrons envisager la sortie du nucléaire, et dans un premier temps, la sortie de la dépendance du nucléaire"

Moi je suis pour une politique par la preuve, par les faits, et par les résultats. Lorsque nous monterons en puissance sur les énergies alternatives, alors nous pourrons envisager la sortie du nucléaire, et dans un premier temps, la sortie de la dépendance du nucléaire.

Jean-Pierre Elkabbach : ma dernière remarque, c’est : Eva Joly accuse les amis de François Hollande d’archaïsme, d’être du bois dont on fait les marionnettes, ça fait partie du débat ou ça vous choque ?

Ségolène Royal, du tac au tac : ça me choque, parce qu’il faut éviter les anathèmes, surtout entre partenaires qui ont vocation à gouverner la France demain, et à faire en sorte de redresser notre pays.

Bruce Toussaint : merci …

Jean-Pierre Elkabbach, l’interrompant : elle ira jusqu’au bout, Eva Joly ?

Ségolène Royal : bien sûr, elle ira jusqu’au bout, pourquoi n’irait-elle pas jusqu’au bout ? Il faut qu’elle aille …

Jean-Pierre Elkabbach, lui coupant la parole : parce qu’elle est isolée dans son parti.

 

S15 surttt avec une convergence avec les soc

"Eh bien, il faut qu’[Eva Joly] aille jusqu’au bout, surtout, d’une convergence avec les socialistes, et de bonnes idées qui feront de la France un pays que nous aimons"

Ségolène Royal : eh bien, il faut qu’elle aille jusqu’au bout, surtout, d’une convergence avec les socialistes, et de bonnes idées qui feront de la France un pays que nous aimons.

Jean-Pierre Elkabbach : merci, bonne journée …

Bruce Toussaint : merci Ségolène Royal …

 

S16 bon voyage

Jean-Pierre Elkabbach : "Bon voyage !"

Jean-Pierre Elkabbach : … bon voyage !

Bruce Toussaint : merci Jean-Pierre Elkabbach, à demain, sur Europe 1, à 8h20 !

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 11:27

 

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(@PS)

Delphine Batho, porte-parole de François Hollande pour la présidentielle de 2012, et André Vallini, chargé de la Justice, des Institutions et des Libertés, ont tenu hier un point presse exceptionnel au sujet du meurtre d’Agnès à Chambon-sur-Lignon, au cours duquel ils ont souligné l’insuffisance des solutions mises en avant par le pouvoir sarkozyste et, en même temps, fait plusieurs propositions chacun.

Delphine Batho, l’une des 4 porte-paroles de François Hollande présentés le 16 novembre dernier, notamment aux côtés de Najat Vallaud-Belkacem - toutes deux sont proches de Ségolène Royal - est députée des Deux-Sèvres, dans la circonscription qui comprend Melle. Elle est spécialiste des questions de sécurité, notamment, et a été secrétaire nationale du PS chargé de cette question. Lors de la présidentielle de 2007, elle a conseillé Ségolène Royal sur les questions de sécurité.

André Vallini, président du Conseil général de l’Isère, né dans ce département, en a été le député de jusqu’au 25 septembre 2011, date à laquelle il est devenu sénateur de l’Isère. Il a été nommé secrétaire national du PS chargé de la Justice et des Institutions en 2003, et renouvelé en 2008. En décembre 2005, le président de l’Assemblée Nationale, Jean-Louis Debré, lui a demandé de présider la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire d’Outreau, ce qu’il a accepté : de janvier à avril 2006 il a auditionné 221 personnes et son rapport a servi de base à la réforme de la justice en octobre 2006, qui a été partielle, les élections présidentielles de 2007 ne permettant pas une réforme en profondeur qu’il appelait de ses vœux. En 2002, André Vallini a été élu juge à la Haute Cour de justice et en 2007 juge à la Cour de Justice de la République.

Que disent Delphine Batho et André Vallini ? Tout d’abord que la droite depuis 2005 et même 2002 a failli sur la question de la récidive et de la récidive des mineurs, déplaçant beaucoup d’air pour peu de résultats.

Aujourd’hui, « l’annonce du Premier ministre n’est rien d’autre que ce que le président de la République avait annoncé il y a très exactement deux ans », suite à un autre drame, souligne Delphine Batho. Ou comment prendre les Français pour des imbéciles à la mémoire courte.

Malgré ce bégaiement du pouvoir sarkozyste, malgré l’air brassé, « il y a une annonce, il y a une loi, et il n’y a pas d’efficacité. 3 lois ont été votées depuis 2007, 6 lois depuis 2002, en matière de lutte contre la récidive des délinquants sexuels. […] Ceux qui nous gouvernent ont donc échoué, et la politique qu’ils ont mise en place n’a pas marché », constate Delphine Batho.

André Vallini, lui, insiste sur l’insuffisance des moyens donnés à la justice. Une insuffisance qui a pour conséquence et une justice longue, et une justice lente, avec de terribles conséquences : « ce jeune homme était en attente de jugement, de longs mois se sont écoulés entre la clôture de l’instruction et ce qui s’est passé au Chambon-sur-Lignon. On peut aussi penser que s’il avait été jugé plus tôt, et plus vite, ce drame ne serait pas survenu. ».

 

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André Vallini et Delphine Batho pendant la conférence de presse hier en fin de journée (@Parti socialiste)

Mais Delphine Batho propose aussi des solutions concrètes : « ce que fait un pays comme le Canada depuis la fin des années 1970 » :

-« développer les études sur la personnalité des auteurs de crimes sexuels »,

-« améliorer la qualité des expertises »,

-« mettre en place de véritables services de psycho-criminologie pour soutenir les enquêteurs et éviter la récidive ».

Et André Vallini complète ces propositions – outre « donner des moyens concrets à la justice de faire son travail » - sur le système d’expertise français :

-« des conférences de consensus, permettant de définir les méthodes des experts psychologues et d’élaborer un code de bonne conduite »,

-« l’élaboration de critères de distinction entre les missions d’expertise relevant de la psychologie, de la psychiatrie, et de la criminologie »,

-« l’élaboration de missions types pour les expertises psychologiques et psychiatriques »,

-« le renforcement du contrôle des experts en nommant des avocats dans la commission en charge de donner son avis sur l’inscription sur les listes d’agrément »,

-« et enfin, bien sûr, la révision des critères de rémunération des experts en tenant compte de la complexité du dossier et du temps consacré à l’expertise ».

En marge de la conférence de presse, André Vallini a montré, comme l’avait souligné Ségolène Royal récemment, l’évolution du PS et de son candidat à la présidentielle sur les questions de sécurité : en 2002, « nous avons peut-être eu tort de nous opposer » à la création de centres éducatifs fermés, a déclaré le responsable des questions relatives à la Justice et aux Institutions pour la campagne présidentielle de François Hollande. « On peut faire amende honorable », a-t-il ajouté, « les centres éducatifs fermés fonctionnent plutôt bien.».

 

 

André Vallini, qui avait adopté une position plus modérée que d’autres au PS sur l’affaire de la jeune Agnès à Chambon-sur-Lignon, ne souhaitant pas faire de procès d’intention a priori à François Fillon, a vivement réagi hier soir après l’intervention de Claude Guéant sur TF1, dans un communiqué ayant pour titre « Guéant jette le masque » :

Claude Guéant « a malheureusement franchi la ligne jaune, en élève zélé du sarkozysme », en révélant « que le sujet de la justice des mineurs sera traité après l'élection présidentielle avouant par là que Nicolas Sarkozy allait en faire un thème de campagne électorale.
[…] Décidément, cette droite ne réussira jamais à échapper à ses vieux démons, celui de la démagogie et du populisme judiciaire. ».

Frédérick Moulin

 

Point presse de Delphine Batho et André Vallini par PartiSocialiste

  

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M

Delphine Batho : merci d’être présents. Je voudrais tout d’abord exprimer avec gravité, au nom de François Hollande, l’émotion, l’effroi qui est le nôtre, comme celui de tous les Français, face à ce crime odieux, atroce, qui a coûté la vie de la jeune Agnès.

Face à un crime aussi insupportable, nous voulons comprendre, les Français veulent savoir, nous voulons la vérité, et la question légitime qui est posée par sa famille, par ses camarades, comme par tous les Français, c’est : est-ce que ce crime aurait pu être évité ?

Il est normal qu’il y ait une enquête pour le dire. À l’évidence, il y a une faille, alors que c’est un mineur qui était déjà accusé de viol qui a commis ce crime.

Nous disons que cette faille aurait pu être comblée, et l’annonce du Premier ministre n’est rien d’autre que ce que le président de la République avait annoncé il y a très exactement deux ans. Et je voudrais vous lire un extrait du communiqué de presse du président de la République à l’issue de son entretien avec la famille de Marie-Christine Hodeau, vous savez, communément appelée l’affaire de la joggeuse. Je veux vous lire ce que disait Nicolas Sarkozy à l’époque :

« Le président de la République a souhaité que le ministère de la Santé prenne toute sa part d’une véritable réforme de la psychiatrie criminelle pour donner à notre pays une approche rénovée et prenant en compte les avancée constatées dans les pays les plus efficaces en matière de suivi des criminels sexuels. »

Voilà ce qui était annoncé il y a deux ans. Et donc nous avons le sentiment que c’est toujours la même méthode : il y a une annonce, il y a une loi, et il n’y a pas d’efficacité. 3 lois ont été votées depuis 2007, 6 lois depuis 2002, en matière de lutte contre la récidive des délinquants sexuels : la loi Dati sur les peines plancher, la loi sur la rétention de sureté, la loi du 10 mars 2010 ; on peut aussi considérer que la loi qui a été promulguée le 10 août dernier concernant les mineurs délinquants touchait ce sujet.

 

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Delphine Batho pendant la conférence de presse hier :"L’annonce du Premier ministre n’est rien d’autre que ce que le président de la République avait annoncé il y a très exactement deux ans. [...] Il y a une annonce, il y a une loi, et il n’y a pas d’efficacité. 3 lois ont été votées depuis 2007, 6 lois depuis 2002, en matière de lutte contre la récidive des délinquants sexuels. [...] Ceux qui nous gouvernent ont donc échoué, et la politique qu’ils ont mise en place n’a pas marché."  (@Parti socialiste)

Ceux qui nous gouvernent ont donc échoué, et la politique qu’ils ont mise en place n’a pas marché. Nous sommes favorables à l’évaluation des risques de récidive.

Nous avons toujours dit que nous demandons que soit mis en place en France ce que fait un pays comme le Canada depuis la fin des années 1970, c’est-à-dire le fait de développer les études sur la personnalité des auteurs de crimes sexuels, le fait d’améliorer la qualité des expertises, le fait de mettre en place de véritables services de psycho-criminologie pour soutenir les enquêteurs et éviter la récidive, cela avait été promis, cela n’a pas été fait.

Et donc pour poursuivre notre propos, je vous propose de donner la parole à André Vallini, qui, dans l’équipe de campagne, est responsable de la Justice, des Institutions et des Libertés, et, pour ceux qui ne le connaîtraient pas déjà, a été évidemment le président de la commission d’enquête sur l’affaire d’Outreau.

André Vallini : je m’associe bien sûr à ce qu’a dit Delphine sur l’émotion, et plus que l’émotion, le bouleversement que chacun ressent devant un tel fait divers, car personne n’a le monopole de la compassion, pas plus que d’autres auraient le monopole de la solution.

Il n’y a pas une solution magique au problème de la récidive, notamment sexuelle, ça se saurait, et les échecs successifs du pouvoir en place dans ce domaine, comme vient de le rappeler Delphine Batho, attestent que ce pouvoir n’est pas à la hauteur des objectifs qu’il affiche régulièrement, après chaque fait divers aussi horrible que celui que nous venons de connaître.

De ce point de vue, je veux rappeler le fait divers tout aussi horrible qui a eu lieu au Pornic il y a quelques mois, et dire qu’il est dramatique dans notre pays que l’on doive attendre des faits divers aussi terribles pour se rendre compte de l’insuffisance des moyens donnés à la justice.

Dans l’affaire du Pornic, de la jeune Laëtitia, il s’agissait des moyens donnés au SPIP, au Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation, dans l’affaire du Chambon-sur-Lignon et de la petite Agnès, il s’agit des moyens donnés à la PJJ, la Protection Judiciaire de la Jeunesse, et, notamment, aux centres éducatifs fermés.

 

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André Vallini pendant la conférence de presse hier (@Parti socialiste)

J’ajoute que, concernant les experts, qui sont sur la sellette dans cette affaire du Chambon-sur-Lignon, nous avions, lors des travaux de la commission Outreau, mis en lumière plusieurs défaillances du système d’expertise français, et nous avions préconisé des mesures, des réformes, pour améliorer ce système, par exemple :

-des conférences de consensus, permettant de définir les méthodes des experts psychologues et d’élaborer un code de bonne conduite,

-l’élaboration de critères de distinction entre les missions d’expertise relevant de la psychologie, de la psychiatrie, et de la criminologie,

-l’élaboration de missions types pour les expertises psychologiques et psychiatriques,

-le renforcement du contrôle des experts en nommant des avocats dans la commission en charge de donner son avis sur l’inscription sur les listes d’agrément,

-et enfin, bien sûr, la révision des critères de rémunération des experts en tenant compte de la complexité du dossier et du temps consacré à l’expertise.

Ces préconisations n’ont pas eu de suite depuis 2007.

Enfin, je veux dire que des lois sont peut-être utiles sur des matières aussi difficiles et compliquées, il serait stupide de prétendre que la législation est parfaite et qu’elle ne doit pas changer. L’inflation législative à laquelle nous assistons depuis une dizaine d’années n’a pas donné les résultats qu’on nous avait annoncés, Delphine Batho l’a dit.

Je pense que sans vouloir toujours tout réduire en matière de justice au problème des moyens, il est évident que ce pouvoir, ce gouvernement, ce président de la République, trouvent beaucoup plus facile, et on les comprend, de faire des lois, d’abord de les annoncer, à grand renfort de communication, puis de les voter, sans forcément leur donner les moyens d’être appliquées, plutôt que de donner des moyens concrets à la justice de faire son travail.

J’ai parlé de la PJJ, Protection Judiciaire de la Jeunesse, j’ai parlé des SPIP, Services Pénitentiaires d’Insertion et de Probation, je pourrais aussi parler bien sûr de l’administration pénitentiaire dans son ensemble, et puis de la justice en général, car, Delphine Batho l’a dit, ce jeune homme était en attente de jugement, de longs mois se sont écoulés entre la clôture de l’instruction et ce qui s’est passé au Chambon-sur-Lignon. On peut aussi penser que s’il avait été jugé plus tôt, et plus vite, ce drame ne serait pas survenu.

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 14:20

 

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Ségolène Royal en mission dans l'Etat du Tamil Nadu en avril 2008 (@Gala/sipa)

Après sa visite de travail au Vietnam, Ségolène Royal s’est rendue en Inde, ou plus exactement à Pondichéry, également pour une visite de travail. Le 11 novembre, elle y a rendu hommage à la statue du soldat inconnu, en compagnie du Consul général de France à Pondichéry, Pierre Fournier, et du responsable du district de Pondichéry, S. B. Deepak Kumar. Des représentants de l’ambassade de France à New Dehli étaient également présents.

 

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Carte administrative de l'Inde (en anglais) : on distingue Pondichéry, au sud, Kârikâl, au nord, "Yanam" (Yanaon), et sur la côte occidentale, au même niveau que Pondichéry, Mahé

Le district de Pondichéry est le plus important (293 km2, sur la côte orientale) des 4 districts du Territoire de Puducherry (Putuccēri en tamoul) regroupant 4 des 5 anciens comptoirs français en Inde, avec Kârikâl (au sud), Yanaon (loin au nord), et Mahé (légèrement plus au nord, sur la côte occidentale). Pondichéry et Kârikâl sont enclavé dans le grand Etat du sud de l’Inde, le Tamil Nadu.

Lors de l’hommage rendu à la statue du soldat inconnu, le chœur de la police de Pondichéry a entonné les hymnes nationaux de la France et de l‘Inde.

 

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Dépôt de couronnes au pied de la statue du soldat inconnu à Pondichéry le 11 novembre 2011. Au premier plan, des "poppies", des coquelicots, symbole des soldats fauchés par la Grande Guerre

Les représentants de plusieurs associations de retraités civils et militaires français habitant Pondichéry ont déposé des couronnes au pied de la statue.

Deux minutes de silence ont été respectées pour ceux qui ont perdu la vie durant la Première Guerre mondiale.

La veille au soir, le 10 novembre, lors d’un entretien avec la presse en présence de la présidente de la Région Poitou-Charentes, le Consul Général de France à Pondichéry, Pierre Fournier, a annoncé qu’une étude serait menée pour déterminer la faisabilité de la restauration des canaux du Territoire de l’Union.

Il a indiqué qu’une assistance technique serait apportée en vue de restaurer les canaux et de mettre en valeur l’héritage historique de Pondichéry, ce qui permettra également de contribuer à résoudre le problème de la distribution de l’eau : les canaux hérités de la période française de Pondichéry sont dans un état de grand délabrement.

Ségolène Royal a annoncé que la ville de La Rochelle a entamé des pourparlers avec les autorités du Département des Travaux Publics à propos de la restauration du Grand Canal qui traverse Pondichéry. Elle a indiqué que la restauration du canal aiderait à lui rendre sa beauté, à préserver son héritage, et également à s’assurer que ce système de drainage serait plus efficace.

 

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Plan de Pondichéry aujourd'hui (www.alliancefrançaisepondichery.com) : on voit nettement le Grand Canal scinder la ville en deux, à l'est la ville 'blanche', à l'ouest, la ville 'noire', la ville tamoule, avec au centre la cathédrale, au sud-est la grande mosquée, et au nord-ouest, les temples hidndous

Pondichéry a en effet été choisie par la Compagnie des Indes sur une côte basse, sablonneuse, où les marais s’étalent de chaque côté de la ‘Rivière de Pondi Chery’ comme la dessinaient les Français en 1705, rivière qui présentait un atout formidable : une pénétration facile et rapide à l’intérieur du pays. Les marais ont été drainés par des canaux, aujourd’hui délabrés, dont un, principalement, subsiste dans le centre de Pondichéry : le Grand Canal, qui suit un axe nord-nord-est / sud-sud-ouest, qui séparait à l’ouest la ville ‘noire’, et à l’est la ville ‘blanche’.

 

1024px-Fer - Plan de Pondichery

Plan de Pondichéry 'couché' (le nord à gauche, le sud à droite) de 1705 : à gauche de la rivière, et à droite en bas, on distingue les marais non encore drainés (cliquez sur la carte pour obtenir un agrandissement)

La ville ‘noire’, aujourd’hui la ville tamoule, très peuplée, est divisée en trois : au nord-ouest, le quartier hindou, avec ses nombreux temples, au centre, le quartier catholique, avec la cathédrale, l’archevêché et les écoles religieuses, et au sud-est, le quartier musulman avec sa grande mosquée.

Ce projet sera le second que La Rochelle entreprend à Pondichéry, après la restauration du Musée, pour laquelle les travaux ont déjà commencé, a indiqué la présidente de la Région Poitou-Charentes. La Région et La Rochelle travaillent dans la durée à Pondichéry, et leur engagement ne date pas d’hier.

Ségolène Royal était également en visite de travail dans la région pour suivre les progrès de projets dans lesquels la Région Poitou-Charentes a travaillé en partenariat avec l’organisation à but non lucratif Intercultural Network for Development and Peace (INDP, Réseau interculturel pour le développement et la paix) depuis 2006. INDP a mis en place des projets de développement rural, comme la construction d’installation sanitaires et l’installation de familles de tribus déplacées.

Ségolène Royal a visité un projet de logement pour 14 familles de la tribu des Irulas du village de Lathur du district de Kanchipuram (Etat du Tamil Nadu) et a participé a une discussion avec les élèves du lycée gouvernemental de Saram, à côté de la ville de Tinidivanam (Tamil Nadu), lycée qu’INDP a choisi pour son projet d’installation d’unités de purification de l’eau.

Ségolène est au travail, à son poste de présidente de la Région Poitou-Charentes, et la ville de La Rochelle est très impliquée, que ce soit son université au Vietnam, à Hué, ou sa municipalité en Inde, à Pondichéry.

Sans bruit, Ségolène Royal travaille avec et pour La Rochelle depuis des années, ses projets à Hué et à Pondichéry ne datant pas d’hier, en tant que présidente de la Région Poitou-Charentes, Charentes comme Charente et Charente-Maritime : on est bien loin du ‘parachutage parisiano-solferinesque’ que certains voudraient nous faire avaler, ceux-là mêmes qui, eux, ne peuvent pas se vanter de tels accomplissements sur la durée pour La Rochelle, dus à leur propre travail, ceux-là mêmes qui, eux, crient, vocifèrent et font grand tapage.

"Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage."

« La victoire », disait François Mitterrand, « vous ne la rencontrerez que si vous la forcez. C’est une affaire de volonté, de continuité, de clarté d’esprit dans la fidélité aux engagements. La chance, c’est vous qui la forgerez de vos mains. »

Frédérick Moulin

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 17:56

 

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Ségolène Royal s’était faite discrète depuis 10 jours : elle était au travail, en déplacement au Vietnam début novembre. Elle a assisté à la 9ème réunion annuelle du Réseau international des Chaires Senghor de la Francophonie à Hanoï les mercredi 2 et jeudi 3 novembre.

Le Réseau international des Chaires Senghor de la Francophonie s’est développé à partir de 2002 à partir de la Chaire Senghor de la Francophonie de Lyon, avec le soutien et l’accord de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), avec pour objectif de mettre en place progressivement au moins une Chaire Senghor par pays membre de la Francophonie. Le développement du réseau s’est fait avec l’aide de l’OIF et de la Région Rhône-Alpes, présidée par Jean-Jack Queyranne. Le réseau compte aujourd’hui 16 chaires en France, en Italie (Val d’Aoste), en Europe de l’Est, au Canada, en Afrique subsaharienne, au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est - Hanoï et Pékin (observateur).

 

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À Hanoï, la Chaire Senghor est détenue par l’Académie diplomatique du Vietnam, sous le patronage de laquelle la réunion avait lieu. La réunion rassemblait une quarantaine de participants de l’Association internationale des Régions Francophones (AIRF), du Réseau des Chaires Senghor et de ses observateurs, des instituts de recherche et des universités francophones représentantes des continents et de la région.

Etaient notamment présent Ségolène Royal, la présidente de l'AIRF, l’ambassadeur de France Jean-François Girault, le président de l’Université Jean Moulin Lyon 3, Hugues Fulchiron, le président du Réseau international des Chaires Senghor de la Francophonie, Michel Guillou, le président de l’Académie diplomatique du Vietnam, Dang Dinh Quy, et le conseiller de l’OIF chargé de l’éducation, de la jeunesse et des sports, Philippe Cantraine.

 

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Ségolène Royal pendant son discours à la 9ème réunion annuelle du Réseau international des Chaires Senghor de la Francophonie à Hanoï (2-3 novembre 2011) (Le journal en ligne du Parti Communiste Vietnamien)

"Pendant deux jours de travail, le Réseau international des Chaires Senghor de la Francophonie fera le point sur les motivations qui ont amené à créer ces Chaires et ce Réseau, considérera aussi son bilan et ses acquis et enfin dégagera des pistes d'avenir", a souligné Michel Guillou.

Le Réseau des Chaires soutient des projets de coopération inter-chaires comme l’organisation commune de colloques scientifiques internationaux ou la délocalisation de programmes de formation sur la francophonie et se réunit chaque année.

Cette année, lors de la réunion, 14 jeunes ont reçu le diplôme de leur Master 2 "Sciences politiques-Relations internationales spécialité Francophonie et Mondialisation" (3ème promotion), délocalisé de l’Université Jean Moulin Lyon 3 à l’Académie diplomatique du Vietnam en 2009 ; et un avenant à la délocalisation de ce Master 2 a été signé entre l’université lyonnaise d’une part et l’Académie diplomatique du Vietnam et l’Université de Yaoundé 2 (Cameroun) d’autre part.

 

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9ème réunion annuelle du Réseau international des Chaires Senghor de la Francophonie à Hanoï (2-3 novembre 2011) pendant le discours de Ségolène Royal, au fond à droite

De nombreux autres sujets ont été abordés : enseignement du français dans les universités, programme de formation en Master en sciences politiques-relations internationales pour la promotion 2010-2011, recherche sur la francophonie dont la définition d’orientations sur les travaux sur "La Francophonie, la mondialisation et les relations internationales", présentation du projet de dictionnaire de synonymes des parlers francophones en partenariat avec l’Académie des Sciences d’Outre-Mer, …

 

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Ségolène Royal et Uong Chu Luu, le vice-président de l’Assemblée Nationale, à Hanoï, le 4 novembre (Phương Hoa/TTXVN)

Puis le 4 novembre, Ségolène Royal a été reçue par Uong Chu Luu,le vice-président de l’Assemblée Nationale – la chambre unique du Parlement vietnamien – à Hanoï, la capitale du Vietnam.

M. Luu a exprimé son plaisir à voir les deux pays coopérer harmonieusement dans différents domaines, dont le domaine économique, les investissements, le commerce, le domaine culturel et l’éducation. Il a remercié le Parlement et le peuple français pour le soutien qu’ils ont apporté au Vietnam ces dernières années.

M. Luu a indiqué que l’aide publique au développement de la France au Vietnam a été utilement affectée aux secteurs prioritaires comme la réduction de la pauvreté, la santé, l’éducation et la réforme de l’administration, qui ont contribué à la réussite des politiques de développement socio-économique du pays.

Le vice-président de l’Assemblée Nationale a souhaité renforcer la coopération entre les organes législatifs des deux pays, intensifier les échanges et visites de haut niveau, et voir les groupes d’amitié au sein des Parlements français et vietnamiens échanger sur leurs expériences législatives respectives, sur le suivi et la promotion de l’accord de coopération bilatéral mis en place, permettant ainsi de créer un environnement juridique stable et propice aux affaires, au développement et à la coopération des deux pays.

Le groupe d’amitié France-République Socialiste du Vietnam de l’Assemblée Nationale française compte 102 membres, dont Bernard Lesterlin, proche de Ségolène Royal. Si le président est UMP, 4 des 7 vice-présidents sont de gauche, dont un communiste (Alain Bocquet) et un ancien communiste (Jean-Pierre Brard). Ségolène Royal a effectué sa visite de travail au Vietnam accompagnée de l’ancien vice-président communiste du Conseil régional de Poitou-Charentes, Paul Fromenteil.

M. Luu a exprimé le souhait que la Région Poitou-Charentes accroisse sa coopération avec d’autres villes au Vietnam, au-delà de ses liens étroits avec la capitale Hanoï (au nord), avec Thừa Thiên-Huế (l’ancienne capitale impériale de 1802 à 1954, au centre) et avec Hô-Chi-Minh-Ville (la principale ville du pays, au sud, l’ancienne Saïgon), notamment pour ce qui est de l’enseignement du français, de l’enseignement supérieur et de la formation postuniversitaire au Vietnam.

Ségolène Royal a fait grand cas des réalisations du Vietnam en matière de développement socio-économique et de l’objectif que le pays s’est fixé : garantir la protection sociale.

Elle a exprimé l’espoir de voir les deux pays coopérer, dans le domaine du développement économique, de la culture et du développement des énergies renouvelables au Vietnam, et notamment de l’énergie solaire.

La France est le deuxième partenaire européen du Vietnam et se classe 15ème sur 92 pour ce qui est des investissements dans ce pays (309 projets en cours).

 

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Ségolène Royal au siège du Comité populaire de la province de Thừa Thiên-Huế le 5 novembre 2011, avec à sa droite Paul Fromenteil, ancien vice-président communiste de la Région Poitou-Charentes jusqu'en 2010, et à sa gauche le président du Comité populaire, Nguyen Van Cao (www.huefestival.com)

Enfin, samedi 5 novembre, la présidente de la Région Poitou-Charentes a été reçue par Nguyen Van Cao, le président du Comité populaire (exécutif provincial) de la province de Thừa Thiên-Huế et le vice-secrétaire du Parti communiste de la province.

Paul Fromenteil, ancien vice-président communiste de la Région Poitou-Charentes, accompagnait Ségolène Royal : il était déjà venu rencontrer les autorités de la province, notamment en mars 2009, pour travailler sur les thèmes de l’éducation, de la formation, de la culture, du tourisme et de la francophonie, des thèmes pour lesquels Poitou-Charentes dispose d’atouts et d’un savoir-faire reconnus.

La capitale de la province, Hué, au centre du pays, est l’ancienne capitale impériale, et a gardé un caractère particulier du fait de l’ancienne culture aristocratique de la cour, de la finesse de sa poésie et de son agilité intellectuelle. Un ensemble de monuments historiques de Hué a été inscrit en 1993 au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Lors de la réunion, Nguyen Van Cao et Ségolène Royal ont souligné la relation de coopération et d’amitié qui unit les deux territoires, et ont souhaité accroître la coopération et renforcer les relations actuelles et futures, en proximité, et dans la compréhension et le respect mutuel de leurs cultures, histoires et traditions respectives.

Le président Nguyen Van Cao a indiqué qu’il appréciait l’aide et le soutien apporté à sa province dans les domaines de la formation et du développement du tourisme, de l’agriculture, et de plus en plus du festival de Hué, qui permet de diffuser l’image du patrimoine de la ville à travers le monde.

Il a rappelé son souhait de développer davantage dans sa province la culture, le tourisme et l’agriculture, en particulier l’ostréiculture, dans la lagune de Lập An - Lăng Cô.

La présidente de la Région Poitou-Charentes a noté les suggestions et propositions du président du Comité populaire et a indiqué que sa Région continuera à aider à l’enseignement et l’apprentissage du français, et intensifiera les échanges, afin que chacun puisse mieux connaître la culture et l’histoire de l’autre.

La Région Poitou-Charentes sera impliquée dans l’organisation du festival de Hué, et dans la sélection des programmes et de partenaires de qualité pour le festival. Des projets de développement économique seront étudiés, notamment des transferts de technologie et de savoir-faire, avec par exemple les caves de Cognac.

Plus tôt, Ségolène Royal a rendu visite au Hue Tourism College, une école de formation professionnelle, et a eu une séance de travail avec son conseil d’administration. Elle a visité l’école et a été renseignée sur le programme de mise en œuvre de projets d’écotourisme du Prode Tour de Thừa Thiên-Huế, auquel le Hue Tourism College participe. Le projet est mis en place d’ici à 2012, et consiste notamment en une formation dans le domaine du tourisme et des finances, en la promotion de la conservation et de la valorisation du patrimoine par le tourisme, et en un soutien à des projets-pilotes.

La Région Poitou-Charentes continue à soutenir le développement de l’écotourisme et la formation dans le projet du parc national de Bach Ma, qui abrite une biodiversité riche et unique sur 220 km2. Les deux principaux partenaires du projet sont l’Université de La Rochelle et l’école professionnelle de tourisme de Hué.

 

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Réunion de travail au centre du Festival de Hué : remise de cadeaux réciproque entre Ségolène Royal et les responsables du Festival de Hué, puis réunion de travail (sur la 2ème photo, Ségolène Royal est presque entièrement cachée par les deux hommes en chemisette bleue, à droite ; on reconnaît Paul Fromenteil, cheveux blancs) (www.huefestival.com)

Plus tard dans la journée, Ségolène Royal et la délégation qui l’accompagnait ont rendu visite au centre du Festival de Hué pour une réunion de travail. La Région Poitou-Charentes a accompagné et soutenu le Festival de Hué de manière constante de 2000 à aujourd’hui, et est un partenaire majeur tant par son soutien que par sa participation active dans de nombreux programmes artistiques, par sa coopération dans le domaine de la formation ou par les transferts de technologie et de savoir-faire réalisés.

La présidente de la Région Poitou-Charentes a confirmé la participation de la Région au Festival de Hué 2012, avec le désir de coopérer encore davantage et d’accroître toujours la qualité de cette coopération, avec une formation répondant aux mieux aux besoins grâce à des experts de terrain, pour accroître le professionnalisme du Festival de Hué et l’élever à un niveau encore supérieur.

Frédérick Moulin

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 10:35

Nicolas_Sarkozy_-2008--1-.jpgOn sent revenir la saison des élections … Nicolas Sarkozy a changé de ton. Moins arrogant, il a pris sa douce voix, enchanteresse pour venir nous conter une belle histoire. Tout calme, tout sourire, il s’est adressé à son bon peuple.

 

C’était vendredi soir, à la télévision, en présence de Barack Obama.

 

Il était une fois …, dans le beau pays de France, d’un coup de baguette magique, la fée carabosse se transforma en prince charmant …

Oublié le mauvais sort jeté sur la France depuis bientôt cinq ans, oublié le temps bling bling quand il n’avait pas peur de s’afficher en parvenu au milieu des plus riches,  oubliés les sacrifices demandés aux uns et les cadeaux fiscaux offerts aux autres, oubliés les échecs de sa politique, Nicolas Sarkozy regarde maintenant son peuple avec plein d’amour et voudrait à nouveau qu’il croît à son histoire. Il était une fois …

 

Il est si « intelligent » ce peuple, déclare-t-il, « les gens … sont lucides, ils ont beaucoup d’expériences. Il faut respecter le peuple. Ils en ont entendu beaucoup, ils en ont vu beaucoup et ils ne se laissent pas prendre par des histoires fausses.  »

 

C’est justement tout le problème pour lui !

 

La France connaît déjà cette histoire, elle connaît ces belles paroles, ces beaux discours de campagne et sait comment tout cela s’achève. Elle connaît toutes les histoires de ses amis venus pour se servir. Elle connaît les annonces fracassantes pour mettre fin à l’insécurité mais sans résultat. Elle connaît les injustices criantes pour donner aux plus riches. Elle connaît son incapacité à relancer l’économie française par l‘absence de politique industrielle. Elle connaît l’incohérence d’une politique internationale qui un jour accueille en grande pompe un dictateur pour finir par l’assassiner. Tout cela, la France n’en veut plus.

 

Dommage que Barack Obama se soit prêté à cette mauvaise comédie, mais comme il le dit lui-même, il connaît mal la politique française. Alors on lui pardonnera et on oubliera ce mauvais rôle. Quant à l’autre qu’il aille se faire voir au pays des mille et une nuits, car son histoire est fausse et le peuple ne s’y laissera pas prendre une seconde fois.

 

Philippe Allard

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 03:27

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Cliquez sur le dessin pour accéder à la taille réelle - "Le seigneur de l'euro", texte et dessin de Martin Vidberg, 25 octobre 2011 (www.martinvidberg.com)

Je n’ai pas pu résister à vous faire partager la mini-saga en dessins de Martin Vidberg de lundi et mardi, inspirée du Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien.

On y suit les tribulations, dans des Terres du Milieu revisitées, de la « communauté de l’euro », étrangement réduite à 3 personnages : un Sarkozy-Frodon-porteur de l’euro aux mimiques faciales toujours agressives, habillé en bleu-blanc-rouge, une Europe personnifiée, les 12 étoiles bien visibles, apeurée et craintive, et une Angela Merkel-Sam Gamegie – Sam est le fidèle compagnon de Frodon dans sa quête tortueuse - pas très contente d’être de la partie, habillée en noir-rouge-jaune d’or, les couleurs de l’Allemagne.


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Angela Merkel et Nicolas Sarkozy en conférence de presse commune au Conseil européen ce dimanche à Bruxelles : une certaine ressemblance avec les dessins de Martin Vidberg ... (@sipa/isopix)

Dans un premier temps, Sarkozy-Frodon se dirige à contrecœur vers la Comté, d’où Sam et Frodon sont originaires : un pays verdoyant, fraternel ou tous les peuples vivent en bonne intelligence, dans la bonne humeur, profitant des bonheurs simples du quotidien.

« Vous êtes sûr qu’il faut se diriger dans cette voie pour sauver la monnaie unique … ma précieuse ? » : ça y est, Sarkozy-Frodon a le cerveau dévoré par le pouvoir de l’euro, par le pouvoir de l’argent !

Non loin de là, des contrées prometteuses pour Sarkozy : CAC 40, BOURSE, La City, Wall Street…

Heureusement, l’œil de Sauron-Agence Moody’s 24/24 7j/7 veille du haut de Barad-dûr.

« Puis enfin sa vue se trouva retenue : mur sur mur, créneau sur créneau, noire, incommensurablement puissante, montagne de fer, porte d'acier, tour de diamant, il la vit : Barad-dûr, Forteresse de Sauron. Tout espoir l'abandonna. », Le Seigneur des Anneaux 

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"Sauront-ils sauver l'euro?", texte et dessin de Martin Vidberg, 25 octobre 2011 (www.martinvidberg.com)

Puis pour convaincre Sarkozy-Frodon, une petite attaque des triples AAAzgül – Nazgül, les terrifiants serviteurs d’Agence Moody’s – Sauron, mi hommes-mi spectres, opportunément ramenés à trois pour être triples…

« Il faut retourner vers le Moody’s, je vous l’avais dit », lâche Sarkozy – Frodon, l’esprit de plus en plus dévoré par l’unique, la monnaie unique, « L’euro sera bien plus en sécurité dans les contrées du Moody’s », conclut Sarkozy-Frodon.

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"Sauront-ils sauver l'euro?", texte et dessin de Martin Vidberg, 25 octobre 2011 (www.martinvidberg.com)

Grave erreur, car l’anneau veut retrouver le doigt de Sauron son maître, l’euro veut retrouver le giron de l’Agence Moody’s sa maîtresse à la main gantée de fer.

L’Europe conclut : « J’ai un mauvais pressentiment. » … En effet !

185 boum"Comment sauver l'Europe ?", texte et dessin de Martin Vidberg, 20 septembre 2011 (www.martinvidberg.com) 

Concluons par une citation du Seigneur des Anneaux :

« Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. » / « All we have to decide is what to do with the time that is given us. »

Pour donner un destin à l’Europe, la volonté et l’action politique dans le temps qui nous reste, toujours et encore, contrairement à l’inaction, à la paralysie de Nicolas Sarkozy et du couple franco-allemand.

Appliquons dès maintenant la taxe sur les transactions financières votée par le Parlement européen le 8 mars 2011, mettons en place un ministère franco-allemand de l’Economie et de la Relance économique, première pierre d’un véritable gouvernement européen, négocions avec l’Allemagne et nos autre partenaires européens, puis installons les eurobonds, et réalisons la réforme bancaire pour mettre les banques au service de l’économie réelle, et non le contraire comme actuellement !

Frédérick Moulin

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 13:44

 

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À la Convention d'investiture samedi, Ségolène Royal a fait un discours de près de 18 minutes, et a eu le privilège d’intervenir juste avant notre candidat François Hollande, devant une Halle Freyssinet pleine – LCP parlait de 4500 personnes présentes. Son discours, où on a retrouvé la Ségolène Royal combative, presque guerrière, de la campagne du premier tour des primaires, a été un soutien sans cesse renouvelé à « François ». Il y a beaucoup été question aussi d’un autre François, François Mitterrand, bien sûr.

RichardTrois
Ségolène Royal a dit du candidat plus de bien en qq jours que tous les dirigeants du parti pendant toute une campagne présidentielle.

22 Oct via web


Ségolène Royal a été énormément applaudie et acclamée, sur la France métissée, sur l’éducation, sur les banlieues, sur les  « brevets de présidentialité » du ministre de l’Intérieur « englué dans les affaires », et bien sûr, sur les citations de François Mitterrand, notamment à la fin de son discours :

« Ils nous diront qu’ils ont compris leurs erreurs. « Revotez pour moi ! », nous dira-t-il, « Je vais corriger mes erreurs. ». Eh bien nous ne laisserons pas faire, et nous mènerons ce combat, car comme disait François Mitterrand : « C’est une affaire de volonté, de continuité, de clarté d’esprit dans la fidélité aux engagements. La chance, c’est vous qui la forgerez de vos mains. ». Cette victoire nous allons la forger avec toi, François, nous irons la chercher tous ensemble pour te faire gagner et faire gagner la France ! »

 

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Ségolène Royal souriante, sous les regards d'Arnaud Montebourg et du président du Sénat, Jean-Pierre Bel, assis à la droite du candidat du PS, pendant l'hommage rendu à sa personne par le PRG Jean-Michel Baylet

Ségolène Royal a reçu de nombreux hommages des candidats, dont celui, peu attendu mais très chaleureux de Jean-Michel Baylet, président du PRG, qui pendant les débats s’était souvent opposé à Ségolène Royal, sur son volontarisme économique justement, et qui dans ses hommages aux candidats a commencé par Ségolène Royal :

« Nul n’a été désavoué, et le peuple de gauche a entendu aussi les messages des autres candidats, et rien de ces apports, de chacune et de chacun d’entre nous, ne devra être rejeté. Il faut bien sûr intégrer le volontarisme politique de Ségolène, (Déferlement d’acclamations et d’applaudissements, qui se poursuit pendant le reste de l’intervention) qui nous a, oui, Ségolène, rappelé, les plus belles journées d’une campagne de 2007, que les radicaux avaient, pour leur part, menée sans aucune arrière-pensée. Bravo et merci, Ségolène ! (Tonnerre d’acclamation et d’applaudissements) »

 

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Première allusion à Ségolène Royal pendant le discours de Martine Aubry ...

Puis Martine Aubry a salué par deux fois l’autre candidate du premier tour des primaires ; et dans son énumération des candidats a également commencé par Ségolène Royal  :

« La primaire a été, je crois, le premier acte citoyen de la démocratie contre les marchés qui veulent nous limiter nos marges d’action, et contre les cercles du pouvoir qui veulent confisquer le débat public. Parce qu’elles ont illustré par l’exemple avant, cher à Ségolène Royal, (Applaudissements nourris) la manière dont nous gouvernerons après, pour les Français, les primaires sont une promesse d’avenir, et nous ne devons pas la décevoir. »

 

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Deuxième hommage de Martine Aubry à Ségolène Royal, qui sourit sous les applaudissements et les acclamations du public

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Suite au deuxième hommage de Martine Aubry, Bertrand Delanoë se penche vers Ségolène Royal pour lui dire quelques mots, et la présidente de la Région Poitou-Charentes sourit... Pas de doute, le rassemblement est en marche.

« Et puis bien sûr, ces primaires n’auraient rien été sans nos candidats, je suis heureuse d’en avoir fait partie, et je suis heureuse d’avoir eu les débats que nous avons eu ensemble. Je voudrais saluer chacun et chacune, Ségolène, qui fut notre candidate en 2007 … (Tonnerre d’acclamations et d’applaudissements pendant près de 40 secondes, nombreux « Ségolène ! ») et qui a … Ségolène donc, qui a … (Martine Aubry reprend la parole alors que la foule acclame et applaudit encore) une place particulière dans notre parti, vous le montrez, encore, à l’instant. »

 

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Gros plan des caméras du PS sur Myriam, foulard rouge au tour du cou, ségoléniste de coeur, qui appaludit Martine Aubry sur le non-cumul

À noter aussi le court passage du discours de Martine Aubry sur le non-cumul des mandats, où la caméra du PS a fait un gros plan dans le public sur les applaudissements de Myriam, militante ségoléniste, qui arborait fièrement son écharpe rouge. Tout un symbole.

« Nous sommes prêts, aussi, avec un parti qui se rénove, avec le non-cumul des mandats, (Déferlement d’acclamations) avec la parité, avec la diversité et avec ces primaires. »

 

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Ségolène Royal pendant l'hommage de François Hollande et sous les appludissemenst du public

François Hollande a égrené les hommags aux candidats en allant crescendo, et finissant par Ségolène Royal et par Martine Aubry : « Ma gratitude va ce soir à vous tous, mais plus particulièrement aux candidats des primaires. […] À toi, Ségolène, qui a inspiré tant d’approches nouvelles, et qui fut notre candidate valeureuse à l’élection présidentielle de 2007. (Tonnerre d’acclamations et d’applaudissements pendant 10 secondes) »

 

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Stéphane Hessel écoute l'hommage que lui rend François Hollande, à lui et aux indignés ; à gauche Aurélie Filipetti

Puis notre candidat a salué Stéphane Hessel, présent dans la salle :

« À toute époque, il convient d’entendre les indignés. Ils n’ont pas d’âge, cher Stéphane Hessel, (Applaudissements nourris) ils sont simplement des hommes, des femmes, qui considèrent qu’à un moment, quand trop de désordres, quand trop d’injustices, quand trop de conservatismes de toutes sortes menacent, il faut se lever.

 

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François Hollande : "Celui ou celle qui néglige les indignés, les rejette, est un conservateur"

Celui ou celle qui néglige les indignés, les rejette, est un conservateur. »

 

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Stéphane Hessel écoute attentivement Manuel Valls lui parler d' "indignation"

Plus tôt, c’est Manuel Valls qui le premier avait fait remarquer la présence de l’auteur d’Indignez-vous ! dans la salle. Stéphane Hessel, songeur et attentif au début, s’est ensuite levé et a été fortement applaudi ; dans la joie, il a applaudi avec le public :

« Nous sommes […] à tes côtés pour répondre au désespoir, mais aussi à la radicalité présente dans la société française, à l’indignation, et laissez moi saluer notre ami Stéphane Hessel qui est avec nous (Déferlement d’acclamations et d’applaudissements qui se poursuivent pendant le reste du discours) et qui les a incarnés partout en France, en Europe, et dans le monde. [Stéphane Hessel se lève et au public : « Merci. » ] Nous sommes à tes côtés …  (Redoublement des acclamations, « Sté-phane ! Sté-phane ! Sté-phane ! ») (Manuel Valls, après 30 secondes d’interruption) Nous sommes à tes côtés pour reconstruire un projet européen et une politique industrielle pour notre pays. »

 

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Après s'être levé, Stéphane Hessel se rassoit, et applaudit avec le public ... "l'indignation" et lui-même

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Le "rassemblement joyeux" : les jeunes applaudissent Stéphane Hessel et brandissent les drapeaux du PS, des MJS et du Changement

À la Halle Freyssinet, samedi, la grande fête du rassemblement, le « rassemblement joyeux » battait son plein.

Frédérick Moulin

 

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

La parole est à présent à Ségolène Royal.

(Acclamations, puis applaudissements ; Ségolène Royal monte sur scène)

Cher François,

Tu es aujourd’hui notre candidat. Et si nous sommes là tous ensemble, rassemblés, c’est pour que demain, tu sois notre président ! (Applaudissements)

Et comme tu viens de l’entendre, et je le redis ici devant vous, nous sommes tous engagés sans réserve. Et moi qui ai eu l’honneur de porter notre drapeau pour l’élection présidentielle, je suis aujourd’hui engagée sans réserve, animée par l’intérêt général dans ce combat majeur pour l’avenir de notre pays. (Applaudissements)

Oui, engageons-nous, appuyés sur les forces citoyennes de tous ceux qui veulent le changement à gauche, et l’on ressent, ici ce soir, entre nous, que ce changement, à gauche, il est à portée de main, et que nous pouvons dire aux Français et aux Françaises qui le veulent que ce changement, ils l’auront ! (Acclamations, applaudissements)

Ils l’auront, et les Français ont rendez-vous avec l’histoire en mai 2012. Ils l’auront et ils l’attendent, l’alternance à gauche. Nous allons leur répondre, courageux, déterminés, et surtout unis, à leur service, pour la victoire.

Et nous sommes heureux d’être aujourd’hui rassemblés, et surtout d’avoir accompli ce qu’il fallait faire pour cela. Ce rassemblement autour de toi, François, est porté par un élan citoyen, on l’a dit, celui des primaires, mais il est surtout porté par l’espoir de millions de Français, ceux qui souffrent, ceux qui espèrent, pour en finir avec une droite qui a gravement abîmé notre pays, une droite qui s’est d’abord servie au lieu de servir, et qui veut continuer à le faire. Non, nous ne la laisserons pas faire, notre devoir est double : gagner pour réussir ! (Applaudissements)

 

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"Non, nous ne la laisserons pas faire, notre devoir est double : gagner pour réussir ! (Applaudissements)"

Nous l’avons vu, d’ailleurs, au cours de cette campagne, au contact de tous les Français : la misère est là, les inégalités ont explosé, la peur du lendemain tenaille les parents. « Ce pouvoir nous a menti, il nous a tout pris. », nous ont dit des milliers de Français rencontrés partout. Il nous a pris nos retraites, notre Sécurité sociale, il nous a pris le peu de pouvoir d’achat qui nous restait. Il nous a pris notre dignité au travail. Il a pris la sécurité quotidienne, avec les violences de toutes sortes. On n’arrive plus à se faire soigner, et même notre école se sent abandonnée. Ajoutez à cela l’Europe en panne, les indignés qui se lèvent partout, la Grèce en révolte face aux injustices, la crise écologique, la crise morale.

Oui, la tâche est immense, mais nous serons à sa hauteur. Nous devons changer un système dans lequel la loi de l’argent décide de tout. Nous avons le devoir d’inventer un nouveau modèle français dans lequel les valeurs humaines l’emporteront sur le cynisme du système financier.

Nous, socialistes … (Applaudissements) Nous, socialistes, nous en avons la force, parce que la cause que nous défendons est plus grande que nous, et cela, nous ne l’oublions jamais.

Oui, François, nous devons comme tu l’as dit, continuer le rêve français, celui qui ne s’est pas éteint depuis la révolution et l’abolition des privilèges, depuis la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, dont on se demande parfois d’ailleurs en parcourant le pays si celle-ci a encore un sens, et dont nous mesurons toute la tâche qu’il y a à accomplir pour lui donner toute sa portée. (Applaudissements)

Tel fut le combat incessant de nos ancêtres, incarner les rêves dans la réalité, transformer l’idéal dans le réel, mener les combats avec courage, celui qui nous rassemble aujourd’hui.

 

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"Ce sont les mêmes espérances, portées aujourd’hui par les Printemps arabes, qui nous regardent. (Acclamations et applaudissement) À nous tous ensemble, avec toi François, tu l’as dit, de porter un rêve français à la mesure du temps présent ! (Applaudissements)"

De la Commune au Front populaire, et à l’œuvre du Conseil national de la Résistance que la droite s’acharne à détruire jour après jour, de la décolonisation à l’abolition de la peine de mort et au 10 mai 1981, ce sont les mêmes espérances, portées aujourd’hui par les Printemps arabes, qui nous regardent. (Acclamations et applaudissement renouvelés pendant toute la phrase suivante) À nous tous ensemble, avec toi François, tu l’as dit, de porter un rêve français à la mesure du temps présent ! (Applaudissements)

(Ségolène Royal reprend la parole, les applaudissements cessent progressivement)

 

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"Et un grand poète écrivait ceci : « Ne faites pas de trop petits rêves, car ils n’ont pas le pouvoir de mettre les hommes en mouvement. » "

On entend déjà la droite, étriquée, reprocher ce rêve. Peu importe, car plus nous serons nombreux à rêver ensemble, c’est comme cela que commence à se construire une autre réalité. Et un grand poète écrivait ceci : « Ne faites pas de trop petits rêves, car ils n’ont pas le pouvoir de mettre les hommes en mouvement. ». Et c’est pourquoi, pour relever la France, il nous faut la rêver, une nouvelle fois, pionnière, une nouvelle fois inspiratrice, celle qui ouvre le chemin, car « quand la France rencontre une grande idée », disait François Mitterrand, « elles font ensemble le tour du monde », (Applaudissements nourris) alors faisons, à nouveau, avec toi, ensemble, le tour du monde ! (Acclamations et applaudissements nourris)

Et nous voilà, à notre tour, à ce rendez-vous de l’histoire, dans une France, une Europe et un monde auxquels il faut fixer de nouveaux repères, de nouvelles règles, de nouvelles frontières. Le peuple français, c’est évident, veut la continuation d’une histoire dont il sera à nouveau fier.

À nous d’en écrire, avec toi, une nouvelle page, avec tous ceux qui n’en peuvent plus, avec tous ceux qui n’en veulent plus de ce pouvoir écrasant de l’argent, de son arrogance et de sa violence, construisons une France fraternelle, à nouveau confiante dans son avenir, protectrice de tous les siens, convaincue que l’égalité et la justice ne sont pas un obstacle, mais une condition essentielle de l’efficacité économique et écologique. (Applaudissements nourris)

Tendons la main à la France métissée, (Explosion d’acclamations) forte de tous ses enfants, (Applaudissements nourris) tous ses enfants qui doivent trouver une place dans notre République. Oui, il faut que les quartiers populaires, qui ne sont pas venus voter aux primaires puissent croire à nouveau dans la promesse républicaine afin de ne pas finir, par désespoir, dans le vote des extrêmes, et en particulier, de l’extrême-droite. (Tonnerre d’applaudissements et d’acclamations qui se poursuit pendant toute la phrase suivante) Voilà le défi qu’il va falloir relever avec cette France métissée qui fait partie de la République française ! (Acclamations redoublées, applaudissements nourris qui se poursuivent)

 

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Alors, toutes les idées qui ont été défendues dans ces primaires par l’ensemble des candidats, que je salue, toutes les idées qui sont portées par le projet des socialistes font désormais partie de notre patrimoine commun pour t’aider, François, à porter le meilleur projet pour la France de demain.

Et si je me suis engagée dans ces primaires, c’est parce que j’ai voulu que la France renoue [avec] ou crée un ordre social juste, qui s’est aujourd’hui brisé sous les coups des désordres qui ont tout envahi : le désordre financier international, le désordre bancaire, le désordre social, le désordre de la sécurité, le désordre de l’école, le désordre environnemental, le désordre industriel, le désordre éducatif, j’en passe et des meilleures. Et les Français ont droit, ont droit à ce nouvel ordre social juste qui leur apportera des protections, et qui leur permettra de se tourner avec confiance vers l’avenir. Je … (Applaudissements)

 

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"Je me suis engagée aussi parce que je voulais faire de la France un pays d’entrepreneurs, que l’Etat devienne un Etat stratège, qui donne un cap à la politique industrielle de la France de demain"

Je me suis engagée aussi parce que je voulais faire de la France un pays d’entrepreneurs, que l’Etat devienne un Etat stratège, qui donne un cap à la politique industrielle de la France de demain. Je me suis engagée contre la vie chère, je me suis engagée pour faire obéir les banques et pour lutter contre les licenciements boursiers. Je me suis engagée parce que je voulais faire de la France la première puissance écologique d’Europe, c’est à notre portée. (Applaudissements, acclamations, qui se poursuivent au début de la phrase suivante)

 

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"Je me suis engagée parce que je voulais remettre l’éducation, encore l’éducation, toujours l’éducation, au cœur de notre pacte républicain. (Tonnerre d’acclamations et d’applaudissements)"

Je me suis engagée parce que je voulais remettre l’éducation, encore l’éducation, toujours l’éducation, au cœur de notre pacte républicain. (Tonnerre d’acclamations et d’applaudissements)

Je me suis engagée parce que j’affirme que les banlieues ne sont pas un problème, mais une partie essentielle de la solution. (Déferlement d’acclamations et d’applaudissements)

Je me suis engagée pour parler à tous ceux qui sont invisibles, ceux qui ne parlent jamais, au résignés, aux indignés, je me suis engagée pour être la voix des sans-voix, en donnant un nouveau souffle à une démocratie dans laquelle chacun aura le droit de se faire entendre.

J’ai défendu toutes ces idées. Toutes ces idées et toutes ces valeurs, comme toutes celles des autres candidats, sont aujourd’hui dans notre patrimoine commun, elles sont aujourd’hui, demain, dans le projet, de toi, François, de notre candidat, elles t’appartiennent, et nous aurons à les mettre collectivement en mouvement. Et c’est parce que je crois profondément à ces idées, parce qu’elles ont engagé le combat de 30 ans de ma vie politique qu’aujourd’hui je fais confiance à François Hollande pour porter l’ensemble de nos idées et pour faire gagner la France. (Acclamations et applaudissements nourris)

Et nous resterons soudés face à notre adversaire commun. Oh, nous avons un adversaire coriace. La droite n’a pas dit son dernier mot. La droite est en embuscade. Ils sont là. Ils se joueront de la moindre de nos divisions, du moindre de nos désaccords. La vérité, c’est qu’aujourd’hui ils ne savent plus quoi dire. Pour l’instant.

 

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"Avec les primaires, ils ont vu passer le train de la démocratie, sans pouvoir monter dedans. Heureusement ! (Applaudissements)"

Avec les primaires, ils ont vu passer le train de la démocratie, sans pouvoir monter dedans. Heureusement ! (Applaudissements) Ils ne peuvent d’ailleurs contrer cette formidable réussite. Ils n’ont pas de mot pour critiquer ce formidable élan démocratique et cette soif de changement. Ils n’ont que deux armes : la mauvaise foi et le dénigrement. (Applaudissements)

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"Ah, le dénigrement ! J’en sais quelque chose ! (Applaudissements) Et nous n’en sommes qu’au début. La droite sarkozyste doit en effet à tout prix maquiller son bilan désastreux"

Ah, le dénigrement ! J’en sais quelque chose ! (Applaudissements) Et nous n’en sommes qu’au début. La droite sarkozyste doit en effet à tout prix maquiller son bilan désastreux. Elle doit masquer la corruption, occulter l’injustice, faire oublier les promesses jamais tenues, détourner l’attention de ses abus de pouvoir. Alors, elle dénigre.

Et voilà ceux qui ont échoué, ceux qui ont creusé la dette et les inégalités, ceux qui ont laissé exploser les déficits, ceux qui ont renfloué les banques sans contrepartie, ceux qui ont dilapidé l’argent public au profit de leurs amis, ceux qui ont baissé nos institutions, paupérisé, humilié notre service public, notre école, notre hôpital public, ceux qui ont remis en cause la laïcité, ceux qui ont renié leurs engagements écologiques sous la pression des lobbies, ceux qui n’ont même pas été capables d’assurer la sécurité publique dont ils ont revendiqué le monopole, (Applaudissements) ceux-là mêmes qui en 5 ans ont administré la preuve de leur incompétence et de leur malhonnêteté, les voilà tous les jours pour instruire contre nous un procès en incompétence, eh bien nous rendrons coup pour coup ! (Tonnerre d’acclamations et d’applaudissements)

  

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"Ceux-là mêmes qui en 5 ans ont administré la preuve de leur incompétence et de leur malhonnêteté, les voilà tous les jours pour instruire contre nous un procès en incompétence, eh bien nous rendrons coup pour coup ! (Tonnerre d’acclamations et d’applaudissements)"

Nous rendrons coup pour coup, car je connais d’expérience les ressorts de ce dénigrement permanent par la droite. Le ministre de l’Intérieur s’en est même mêlé ce matin. Il décerne des brevets de carrure. Ça me rappelle quelque chose.

 

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Jean-Louis Bianco, visiblement ému, applaudit, alors que Ségolène Royal déclame : "Mais je voudrais lui dire, à lui qui est englué dans les affaires, que ce n’est pas lui qui va donner des brevets de présidentialité, non, ce n’est pas lui, ce sera le peuple français et lui seul ! (Tonnerre d’applaudissements et d’acclamations)"

Mais je voudrais lui dire, à lui qui est englué dans les affaires, que ce n’est pas lui qui va donner des brevets de présidentialité, non, ce n’est pas lui, ce sera le peuple français et lui seul ! (Tonnerre d’applaudissements et d’acclamations)

 

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Oui, ils feront tout pour la disqualification personnelle de notre candidat, et pour la disqualification collective de notre projet pour la France. Ils tenteront de faire croire aux Français que nous sommes le danger et qu’ils sont le moindre mal. Ils nous diront qu’ils ont compris leurs erreurs. « Revotez pour moi ! », nous dira-t-il, « Je vais corriger mes erreurs. ». Eh bien nous ne laisserons pas faire, et nous mènerons ce combat, car comme disait François Mitterrand : « C’est une affaire de volonté, de continuité, de clarté d’esprit dans la fidélité aux engagements. La chance, c’est vous qui la forgerez de vos mains. ». Cette victoire nous allons la forger avec toi, François, nous irons la chercher tous ensemble pour te faire gagner et faire gagner la France ! (Déluge d’acclamations et d’applaudissements, puis « Fran-çois, président ! Fran-çois, président ! »)

 

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Carillon « Cinq, quatre, trois, deux, un. François Mitterrand est élu président de la République. Monsieur François Mitterrand est élu ce soir président de la République avec 51,7% … »

10mai81

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 10:36

 

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TEXTE/VIDEO– Dans cette 3ème partie du Grand Jury RTL – Le Figaro – LCI, Ségolène Royal, après avoir cherché à éluder les questions plusieurs fois, s’est exprimée tout d’abord sur son retour à la direction du PS :

« Je rentrerai en effet à la direction du parti, pour aider le Parti socialiste à épauler le candidat à l’élection présidentielle, notre candidat. »

Puis, interrogée sur un possible poste à la présidence de l’Assemblée nationale, et donc sur le fait de briguer un poste de députée, Ségolène Royal a ajouté :

« J’irai là où je serai le plus utile pour le pays. [...] j’ai l’intention, en effet, de participer au combat législatif, puisque je n’ai pas été retenue pour l’exécutif, et c’est vrai que je suis une femme politique engagée, donc sans doute, oui, je serai candidate aux élections législatives. » « Vous serez candidate aux législatives dans les Deux-Sèvres ? » « Dans … ma Région »

Enfin sur le respect du non-cumul des mandats que Ségolène Royal s’impose à elle-même, la présidente de Poitou-Charentes a été très précise : décision collégiale avec les équipes de Poitou-Charentes et pas d’abandon des Picto-Charentais, dans le contexte spécifique d’un mandat raccourci – il restera moins de 2 ans à courir lors des législatives du printemps 2012, du fait de la réforme territoriale :

« J’ai toujours appliqué [le principe du non-cumul des mandats], avant même qu’il soit rendu obligatoire par la loi. Voilà, donc il y aura 2 hypothèses : ou j’exerce mon mandat jusqu’à son terme, puisque les électeurs me font confiance, et c’est un mandat très raccourci puisque c’est un mandat de 4 ans, ou je l’exerce jusqu’à son terme, ou je le transmets à un vice-président, puisqu’à ce moment-là il y a un vote interne, donc je verrai à ce moment-là avec mes équipes, ce qu’il convient de faire. »

Ségolène Royal, pour finir, a abordé 3 thèmes suite à des questions : elle a parlé de la confiance qu’elle accordait à notre candidat « pour mettre fin au cumul des mandats, dans la loi », comme le demandait le journaliste ; puis s’est exprimée sur l’élection de 2012 « imperdable » pour le PS selon Etienne Mougeotte du Figaro :

« Aucune élection n’est imperdable. Aucune. Et d’ailleurs je mets en garde quiconque s’exprime de cette façon-là, parce que c’est le meilleur moyen de perdre une élection, de penser qu’elle est gagnée avant même d’avoir respecté les électeurs »

Enfin, interrogée sur le rassemblement, dues aux circonstances ou à François Hollande, la candidate du PS de 2007 a souligné :

« Je crois qu’il y a les deux. […] En tout cas, moi je fais aujourd’hui dans la dynamique de rassemblement et d’union et de soutien ce que j’aurais aimé avoir en 2007 ; donc vous voyez, je crois que ces comportements-là sont directement liés à ce qui s’est mal passé en 2007, et donc aujourd’hui tout le monde est conscient, à la fois de la fragilité des désaccords ou des désunions, et en même temps de la force que donnent l’union et le rassemblement. »

Frédérick Moulin

 

  Ségolène Royal sera candidate aux législatives Vidéo elisa6666

 

   

Lien: S.Royal était l'invitée du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

La suite du Grand Jury RTL – Le Figaro – LCI ; invitée, la présidente de la Région Poitou-Charentes, Ségolène Royal. Le débat est dirigé par Jérôme Chapuis.

Jérôme Chapuis : avec Etienne Mougeotte et Frédéric Delpech, retour dans le Grand Studio de RTL pour la deuxième partie de ce Grand Jury, toujours en compagnie de Ségolène Royal, on va parler du Parti socialiste, de son projet, puis si vous le voulez bien, de vous. On a vu vos larmes au soir du premier tour de la primaire, et on a vu également que très vite vous étiez revenue au combat, vous avez dit : je n’ai pas tiré un trait sur ma vie politique. Quelle forme va prendre votre vie politique dans les mois qui viennent ?

Ségolène Royal : vous savez, mon itinéraire personnel n’a pas grande importance, hein, par rapport à ce que les Français vivent aujourd’hui, et par rapport à ce qu’ils attendent.

Jérôme Chapuis : on est curieux de savoir quelle sera votre place dans le dispositif de …

Ségolène Royal, l’interrompant : vous êtes sûr que les … (puis en riant) vous êtes curieux de savoir quelle est ma place, mais écoutez … (sans rire) Moi ce que je vais vous dire, c’est que les Français attendent l’alternance. Voilà. La France a rendez-vous avec son histoire en mai prochain, et je veux que la France retrouve la fierté de cette histoire.

Le bilan de Nicolas Sarkozy est catastrophique, d’ailleurs la première partie de l’émission l’a montré, en filigrane. Il est catastrophique sur tous les plans, et ce que l’on a beaucoup entendu d’ailleurs au cours de ces derniers mois, c’est une très forte inquiétude des Français, qui nous ont dit : finalement, on nous a tout pris, pendant ces 5 ans.

On nous a pris notre système de retraite, on nous a fragilisé la Sécurité sociale, on ne nous a même pas garanti la sécurité au quotidien, alors que c’était présenté comme un monopole de savoir-faire de la droite, on nous a pris notre pouvoir d’achat, jamais il n’y a eu autant de familles en situation de surendettement qu’aujourd’hui, on nous a même fragilisé noter école, mais qu’est-ce qui reste du modèle français ?

Et donc notre responsabilité à gauche, c’est de redéfinir les valeurs et les fondamentaux d’un modèle français qui va permettre aux citoyens de reprendre confiance dans leur avenir. Donc il y a un travail formidable à faire. Le succès des primaires a montré qu’il y avait une force citoyenne, un élan démocratique pour le faire, qui a donné la légitimité à notre candidat, François Hollande, et aujourd’hui nous avons à nous remettre au travail pour l’aider à présenter le meilleur projet présidentiel possible, et je participerai à ce travail collectif.

Jérôme Chapuis : Frédéric Delpech.

Frédéric Delpech : pardon de vous reposer des questions sur votre … implication personnelle dans la campagne, qu’est-ce que … il se doit par exemple que vous pourriez faire une entrée un peu plus forte au Secrétariat national, être dotée d’une mission qui porterait sur une des grandes réformes d’un éventuel gouvernement Hollande.

Qu’en sera-t-il donc de votre rôle dans la campagne, et puis, d’autre part, est-ce que, par exemple, vous souhaiteriez, juste après la présidentielle, vous présenter aux élections législative et revenir en quelque sorte à l’Assemblée national ?

 

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Ségolène Royal : mais je vous le dis, hein, une fois de plus, c’est très embarrassant de parler des itinéraires personnels. En même temps, je ne veux pas non plus passer à côté de vos questions, je suis une responsable politique de premier plan, et c’est normal que vous me posiez cette question. Donc effectivement, j’ai eu des discussions avec les uns et avec les autres. Effectivement, on m’a demandé d’aider à la campagne en rentrant dans la direction du parti. Donc j’ai eu une discussion avec Martine sur ce sujet, et je rentrerai en effet à la direction du parti, pour aider le Parti socialiste à épauler le candidat à l’élection présidentielle, notre candidat.

Jérôme Chapuis : alors est-ce que vous serez candidate aux législatives ?

Ségolène Royal : écoutez, vous êtes bien, vous êtes bien curieux, (Rire) surtout s… (Rire) pourquoi est-ce que vous voulez savoir tout ça ?

Jérôme Chapuis : ça va venir … ça va venir … ça arrive, oui.

Frédéric Delpech : eh bien parce qu’il se disait, par exemple, avant la campagne des primaires que vous auriez pu être intéressée, par exemple, par la présidence de l’Assemblée nationale, donc pour être présidente de l’Assemblée nationale, il faut d’abord redevenir députée ?

Ségolène Royal : oui …

Frédéric Delpech, lui coupant la parole : donc est-ce que, par exemple vous …

Ségolène Royal, l’interrompant : mais le problème … le problème politique, vous savez, moi je suis engagée depuis 30 ans en politique. Je l’ai toujours fait avec une très grande hauteur de vue, avec le sens de l’intérêt général. Ce qui explique d’ailleurs le choix que j’ai fait entre les deux tours des primaires : je n’ai été dictée que par l’intérêt supérieur du pays, et savoir qu’est-ce qui est le mieux pour le pays. Et donc je vous ferai la même réponse pour ce qui me concerne. J’irai là où je serai le plus utile pour le pays.

Et puisque vous me posez la question, c’est vrai que j’ai l’intention, en effet, de participer au combat législatif, puisque je n’ai pas été retenue pour l’exécutif, et c’est vrai que je suis une femme politique engagée, donc sans doute, oui, je serai candidate aux élections législatives.

Jérôme Chapuis : vous serez candidate aux législatives dans les Deux-Sèvres ?

Ségolène Royal : dans … ma Région

Jérôme Chapuis : dans votre Région ?

Frédéric Delpech : et si on va dans la logique jusqu’au bout, pour appliquer le non-cumul des mandats, est-ce que vous quitteriez, par exemple, la présidence de Poitou-Charentes, si vous étiez élue députée ?


SR2 non cum"J’ai toujours appliqué ce principe [du non-cumul des mandats], avant même qu’il soit rendu obligatoire par la loi. Voilà, donc il y aura 2 hypothèses : ou j’exerce mon mandat jusqu’à son terme, puisque les électeurs me font confiance, et c’est un mandat très raccourci puisque c’est un mandat de 4 ans, ou je l’exerce jusqu’à son terme, ou je le transmets à un vice-président, puisqu’à ce moment-là il y a un vote interne, donc je verrai à ce moment-là avec mes équipes, ce qu’il convient de faire"

Ségolène Royal : bien de toute façon, j’ai toujours appliqué ce principe, avant même qu’il soit rendu obligatoire par la loi. Voilà, donc il y aura 2 hypothèses : ou j’exerce mon mandat jusqu’à son terme, puisque les électeurs me font confiance, et c’est un mandat très raccourci puisque c’est un mandat de 4 ans, ou je l’exerce jusqu’à son terme, ou je le transmets à un vice-président, puisqu’à ce moment-là il y a un vote interne, donc je verrai à ce moment-là avec mes équipes, ce qu’il convient de faire.

Jérôme Chapuis : puisqu’on en parle est-ce que vous faites confiance à François Hollande pour mettre fin au cumul des mandats, dans la loi ?


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"Puisqu’on en parle est-ce que vous faites confiance à François Hollande pour mettre fin au cumul des mandats, dans la loi ?" "Oui, puisqu’il s’y est engagé"

Ségolène Royal : oui, puisqu’il s’y est engagé.

Jérôme Chapuis : Etienne Mougeotte.

Etienne Mougeotte : c’est … c’est l’euphor… c’est l’euphorie au PS, et on entend beaucoup, on entend beaucoup (Rires de Ségolène Royal) : « 2012, c’est imperdable ! Im-impossible de perdre. ». Alors, est-ce que vous le pensez, et éventuellement, le cas échéant, qu’est-ce qui pourrait vous faire perdre, si jamais la question est aujourd’hui pertinente, je me le demande, par moments ?

Ségolène Royal : écoutez, moi je n’ai entendu pour l’instant personne au Parti socialiste …

Etienne Mougeotte, lui coupant la parole : ah moi je n’entends que ça !

Ségolène Royal : eh bien ils ont tort.

Jérôme Chapuis : vous-même avez dit dans Le Parisien, je crois : « C’est bien parti. ».

Ségolène Royal : ah, « c’est bien parti, » ça ne veut pas dire que c’est une élection imperdable.

Etienne Mougeotte : non, non. Non, on entend : « c’est imperdable ».

Ségolène Royal : non, non, non.

Etienne Mougeotte : on l’entend, on l’entend.

Ségolène Royal : aucune, aucune élection n’est imperdable. Aucune. Et d’ailleurs je mets en garde quiconque s’exprime de cette façon-là, parce que c’est le meilleur moyen de perdre une élection, de penser qu’elle est gagnée avant même d’avoir respecté les électeurs.

En revanche, c’est vrai que les choses se présentent plutôt positivement, non seulement parce qu’il y a un rejet terrible de l’équipe qui est en place, qui pendant 5 ans s’est servie au lieu de servir le pays, que la crise profonde est là, on l’a vue, la crise économique, la crise sociale, la crise écologique, la crise morale, qu’il y a une confusion des pouvoirs, et donc les Français ne veulent plus de ce système, ne veulent plus de ce régime, et donc nous devons être à la hauteur de cette alternance.

Ensuite parce que nous avons un bon candidat à l’élection présidentielle, que nous avons un projet, et surtout que les socialistes sont rassemblés. Et ça, c’est la force principale aujourd’hui de la gauche, c’est le rassemblement des socialistes, qui sont unis, et qui vont devoir ensuite construire un programme de gouvernement avec d’autres forces politiques …

Jérôme Chapuis, lui coupant la parole : ce rassemblement, est-ce que ce sont juste les, les circonstances, ou est-ce que c’est lié aussi à la personnalité de François Hollande ?

Ségolène Royal : je crois qu’il y a les deux, il y a les circonstances, il y a les mauvais souvenirs de 2007, que chacun reconnaît aujourd’hui, où la division a affaibli la candidate. En tout cas, moi je fais aujourd’hui dans la dynamique de rassemblement et d’union et de soutien ce que j’aurais aimé avoir en 2007 ; donc vous voyez, je crois que ces comportements-là sont directement liés à ce qui s’est mal passé en 2007, et donc aujourd’hui tout le monde est conscient, à la fois de la fragilité des désaccords ou des désunions, et en même temps de la force que donnent l’union et le rassemblement.

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