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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 03:05

 

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Ségolène Royal : "Total paye zéro impôt sur le territoire français à cause du système du bénéfice mondial consolidé"

« La nouvelle de ce matin, c’est la hausse du prix de l’essence. C’est la baisse du pouvoir d’achat […]

D’abord l’Etat doit réagir. Ce qui est inadmissible aujourd’hui, c’est cette espèce d’inaction devant un vrai scandale […], parce qu’il est dans un système d’idéologie libérale, qui consiste à dire : l’Etat n’intervient pas. Et ça c’est extrêmement grave. […]

Avec moi, je peux vous dire que l’Etat interviendra. L’Etat interviendra au capital des banques lorsqu’il a renfloué les banques, l’Etat interviendra au capital des entreprises stratégiques lorsque financièrement, l’Etat aide les entreprises stratégiques, l’Etat interviendra pour faire une vraie politique des prix, par exemple, je l’ai déjà proposé, pour bloquer le prix des 50 produits de première nécessité ET pour bloquer, contrôler le prix de l’énergie, parce ce sont des éléments-clés dans le pouvoir d’achat des Français. »

Voilà un résumé de la leçon d’économie – d’ordre juste économique et social - donnée hier matin par Ségolène Royal pendant le plus clair de la première partie de Bourdin 2012 sur BFM TV et RMC, émission animée par Jean-Jacques Bourdin.

Un Jean-Jacques Bourdin transformé : très attentif à ce que disait Ségolène Royal, suivant dans le détail ses propos, questionnant, approfondissant.

Bien sûr, la première question a porté sur les « rumeurs » concernant Martine Aubry, à laquelle Ségolène Royal a répondu en synthèse :

« Je voudrais dire une nouvelle fois à Martine Aubry qu’elle a bien fait, que je suis totalement solidaire, que ces attaques sont insupportables, que Martine Aubry est une femme politique respectable, et que j’entends qu’elle soit respectée. Voilà ce que j’ai à vous dire. »

 

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Comme Jean-Jacques Bourdin revenait à la charge dans un échange rapide entre l’animateur et la candidate, Ségolène Royal lui a gentiment rappelé qu’il insistait trop, plus avec humour qu’autre chose :

« Mais le fait-même que vous me reposiez une deuxième fois une question nourrit ces rumeurs donc il faut arrêter une fois pour toute. […] Non, pas pardon Monsieur Bourdin (Rire), c’est la deuxième question. […] Bon. Vous voyez, c’est la troisième question que vous me posez là-dessus.[…] C’est légitime que vous me posiez la question, mais peut-être pas trois fois. »

Et Ségolène Royal est passée ensuite à sa leçon d’économie, partant de « la hausse du prix de l’essence », et illustrant concrètement son propos avec l’exemple de Total et « du système du bénéfice mondial consolidé » qui permet à Total de ne pas payer d’impôt en France en ayant un résultat net ajusté 2010 supérieur à 10 milliards d’euros.

Une nouveauté : Ségolène Royal a illustré son projet de banque publique d’investissement décliné en banques publiques régionales d’investissement en faisant référence au modèle allemand des Länder ("Etats" = Régions) et des Landesbanken ("Banques des Etats" = Banques Régionales) :

« J’ai regardé de très près le dispositif allemand. En Allemagne, vous avez des banques régionales, dans lesquels les Länder allemands sont au capital, un peu comme je l’ai fait dans la Région où je suis, où je suis rentrée au capital d’une entreprise privée, l’entreprise Heuliez, pour fabriquer les voitures électriques. Donc ça marche.

Et moi demain, si je suis élue, l’ensemble des régions françaises aura le droit de rentrer au capital de banques régionales qui seront chapeautées par la banque publique d’investissement que je créerai, que nous créerons. et ainsi, en proximité, les petites et moyennes entreprises performantes, et notamment dans le domaine de la croissance verte, trouveront les financements pour leur permettre d’investir dans l’innovation, dans la recherche et dans la création d’emploi. »

Frédérick Moulin

 

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Bourdin 2012 : Ségolène Royal par BFMTV


Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Jean-Jacques Bourdin : notre invitée ce matin, Ségolène Royal. Bonjour.

Ségolène Royal : bonjour.

Jean-Jacques Bourdin : merci d’être avec nous ? Ségolène Royal, alors, voilà, le paysage politique agité de ‘rumeurs’ venues de tous les côtés, rumeurs concernant Martine Aubry. Vous les avez vues ces rumeurs, alcoolisme, son mari qui serait l’avocat des islamistes, enfin, que dites-vous ce matin à propos de toutes ces rumeurs ?

Ségolène Royal : je trouve ça scandaleux. Je voudrais dire à Martine toute ma solidarité. Moi je considère que la vie politique ne doit pas se situer à ce niveau, et j’entends faire en sorte que le débat soit à nouveau élevé, parce que les Français l’attendent de nous. J’étais hier à Mantes, par exemple, Mantes-la-Jolie, de quoi m’a-t-on parlé ? On m’a parlé à l’hôpital de Mantes des problèmes de sécurité, des problèmes de santé ; dans les quartiers, ensuite je suis allée dans les quartiers populaires de Mantes, on m’a parlé de travail, d’emploi, de sécurité devant la santé, je vous l’ai dit tout à l’heure, dans l’hôpital, parce que les moyens sont retirés. Donc vous voyez, les Français sont face à des problèmes cruciaux, et aujourd’hui, le débat politique est submergé de questions qui n’ont pas de sens, et…

Jean-Jacques Bourdin, lui coupant la parole après s’être agité : non mais… oui mais… ou mais pardon Ségolène Royal, Martine Aubry aurait pu ne pas s’appesantir sur ces rumeurs, et ne pas les souligner en intervenant et en en parlant !

Ségolène Royal : mais le fait-même que vous me reposiez une deuxième fois une question…

Jean-Jacques Bourdin, parlant en même temps qu’elle : mais c’est pas moi.

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … nourrit ces rumeurs…

Jean-Jacques Bourdin, parlant en même temps qu’elle : pardon.

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … donc il faut arrêter une fois pour toute.

Jean-Jacques Bourdin : non, non, Ségolène Royal, pardon …

Ségolène Royal : eh bien si ! Eh bien si !

Jean-Jacques Bourdin : … pardon, mais c’est la personne

Ségolène Royal : non, pas pardon Monsieur Bourdin (Rire), c’est la deuxième question. Je vous dis moi qu’il y a des probl …

Jean-Jacques Bourdin : non, mais Ségolène Royal, pourquoi ? Mais parce que c’est Martine Aubry elle-même qui a mis sur le tapis ces rumeurs !

Ségolène Royal : mais elle a eu raison de réagir, il faut arrêter, là, maintenant.

Jean-Jacques Bourdin : mais c’est une entourloupe, dit l’UMP !

Ségolène Royal : bon. Vous voyez, c’est la troisième question que vous me posez là-dessus.

Jean-Jacques Bourdin : ben non, mais je vos dis ça parce que, beh he…

 

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Ségolène Royal : "C’est pas sérieux, Monsieur Bourdin"

Ségolène Royal, calmement et posément : c’est pas sérieux, Monsieur Bourdin.

Jean-Jacques Bourdin : comment c’est pas sérieux ?

Ségolène Royal : pardon de vous dire cela. Mais c’est pas sérieux.

Jean-Jacques Bourdin : comment ?

Ségolène Royal, grave : les Français sont confrontés à la hausse du prix de l’essence.

Jean-Jacques Bourdin, pendant qu’elle parle : je vais vous en parler, ne vous inquiétez pas. Je vais vous en parler, ne vous inquiétez pas.

Ségolène Royal, sans s’arrêter : la nouvelle de ce matin, c’est la hausse du prix de l’essence, voilà. C’est la baisse du pouvoir d’achat. Et une fois de plus pour en terminer avec cette question des rumeurs, c’est légitime puisque c’est dans tous les journaux, c’est légitime que vous me posiez la question, mais …

Jean-Jacques Bourdin : oui…

 

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Ségolène Royal : "Et une fois de plus pour en terminer avec cette question des rumeurs, je voudrais dire une nouvelle fois à Martine Aubry qu’elle a bien fait, que je suis totalement solidaire, que ces attaques sont insupportables, que Martine Aubry est une femme politique respectable, et que j’entends qu’elle soit respectée. Voilà ce que j’ai à vous dire."

Ségolène Royal : … peut-être pas trois fois. Je voudrais dire une nouvelle fois à Martine Aubry qu’elle a bien fait, que je suis totalement solidaire, que ces attaques sont insupportables, que Martine Aubry est une femme politique respectable, et que j’entends qu’elle soit respectée. Voilà ce que j’ai à vous dire.

Jean-Jacques Bourdin : mais est-ce qu’elle n’utilise pas ces rumeurs pour exister ?

Ségolène Royal : voilà, je vous ai dit ce que j’avais à dire, passons à la hausse du prix de l’essence, qui est le vrai scandale, parce que ça ce n’est pas une rumeur.

Jean-Jacques Bourdin, en même temps qu’elle : bon. Bon ! Passons à la hausse du prix de l’essence ! Cela dit si …

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … ce n’est pas une rumeur, la hausse du prix de l’essence, c’est une réalité, malheureusement.

Jean-Jacques Bourdin, en même temps qu’elle : oui, ça, ça, on est bien d’accord.

Alors, alors, quand même, je vais vous poser une dernière question parce que j’y tiens : Xavier Bertrand invite Martine Aubry à porter plainte, si elle s’estime diffamée.

Ségolène Royal : mais bien sûr. (Blanc)

Jean-Jacques Bourdin : bon.

Ségolène Royal : je crois qu’elle le fera, il n’y a pas de problème.

Jean-Jacques Bourdin : bien. Alors, le prix de l’essence, Ségolène Royal.

Ségolène Royal : vous avez vu ce qui se passe.

Jean-Jacques Bourdin : que peut faire l‘Etat ? Que peut faire l’Etat face à Total ?

Ségolène Royal : d’abord l’Etat doit réagir. Ce qui est inadmissible aujourd’hui, c’est cette espèce d’inaction devant un vrai scandale. Quel est ce scandale ? Aujourd’hui Total a fait 10 milliards d’euros de bénéfice, et lorsque le prix du brut baisse à la production, cette baisse n’est pas répercutée pour le consommateur. Et lorsque le prix…

Jean-Jacques Bourdin, lui coupant la parole : ce n’est pas ce que dit Total.

 

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Ségolène Royal : "Eh bien Total ment, voilà la vérité"

Ségolène Royal : eh bien Total ment, voilà la vérité, et ça fait des mois que je demande – vous le savez puisque je l’ai même fait en face de vous – le blocage du prix de l’essence, pour protéger les Français contre un abus de position dominante. Voilà ce qu’il faut faire. Il faut bloquer les marges de Total, il faut bloquer aujourd’hui les prix de l’essence, il faut…

Jean-Jacques Bourdin, lui coupant la parole : bloquer les marges de Total ?

Ségolène Royal : les marges et les prix, la marge sur un litre de prix d’essence. Lorsque le brut augmente, Total augmente…

Jean-Jacques Bourdin, lui coupant à nouveau la parole : donc on contrôle, on contrôle la marge touchée par le pétrolier…

Ségolène Royal : écoutez-moi, écoutez-moi, écoutez-moi…

Jean-Jacques Bourdin : … oui.

Ségolène Royal, sans s’interrompre : … lorsque le prix du brut augmente, Total augmente ses marges en pourcentage. Donc chaque fois que le prix de l’essence augmente pour les Français, Total augmente ses profits. Est-ce que c’est normal, ça ? Non, ce n’est absolument pas normal. Même chose pour le rendement fiscal sur le prix de l’essence. Lorsque le prix de l’essence augmente, l’Etat augmente ses rentrées fiscales. Est-ce que c’est normal, cela ? …

Jean-Jacques Bourdin, lui coupant la parole : donc on bloque les prix ? Des carburants.

Ségolène Royal : on bloque les prix des carburants, on remet à plat la constitution des marges, on fait de la transparence sur le prix de l’essence pour le consommateur, et on fait en sorte de prendre des décisions, l’Etat doit prendre des décisions, ne pas rester inerte comme il l’est aujourd’hui, parce que le prix de l’essence rentre dans le budget des Français de façon extrêmement lourde : lorsque les Français n’ont pas le choix, pour aller travailler, il faut bien prendre sa voiture, est-ce qu’il est normal aujourd’hui que le pouvoir d’achat des Français baisse de façon dramatique uniquement parce que l’Etat reste inerte devant des faits qui sont pourtant faciles à contrôler et à maîtriser…

Jean-Jacques Bourdin, l’interrompant : mais pourquoi l’Etat reste-t-il inerte selon vous ? Pourquoi ?

Ségolène Royal : parce qu’il est dans un système d’idéologie libérale, qui consiste à dire : l’Etat n’intervient pas. Et ça c’est extrêmement grave.

 

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Ségolène Royal : "Avec moi, je peux vous dire que l’Etat interviendra. L’Etat interviendra au capital des banques lorsqu’il a renfloué les banques [...]"

Avec moi, je peux vous dire que l’Etat interviendra. L’Etat interviendra au capital des banques lorsqu’il a renfloué les banques, l’Etat interviendra au capital des entreprises stratégiques lorsque financièrement, l’Etat aide les entreprises stratégiques, l’Etat interviendra pour faire une vraie politique des prix, par exemple, je l’ai déjà proposé, pour bloquer le prix des 50 produits de première nécessité ET pour bloquer, contrôler le prix de l’énergie, parce ce sont des éléments-clés dans le pouvoir d’achat des Français, et qu’aujourd’hui si la crise s’accentue, c’est aussi parce que les Français ont moins de pouvoir d’achat.

Jean-Jacques Bourdin : alors ce matin, j’avais en ligne Christian Estrosi, ancien ministre de l’Industrie, député-mire de Nice, UMP, qui faisait une proposition. Il disait : il faut limiter la marge des grands distributeurs à 20% sur les produits de première nécessité.

Ségolène Royal : ah bien je vois que mes propositions font des émules. J’ai entendu ricaner, j’ai entendu critiquer ce que je proposais, eh bien voilà une première étape. Donc allons-y, effectivement, proposons des solutions concrètes.

Et je rappelle la mienne : c’est que l’ensemble des grandes marques de distribution, lorsque quelqu’un vient faire ses courses, il y ait un choix de 50 produits de première nécessité, alimentaires et d’entretien, qui soient bloqués. Et comme ça les gens auront une liberté de choix …

Jean-Jacques Bourdin, pendant qu’elle parle : mais bloqués, euh….

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … entre ces produits bloqués…

Jean-Jacques Bourdin, lui coupant la parole : bloqués sur un certain temps, en fonction de l’évolution de l’économie française, du pouvoir d’achat des Français, comment … ?

Ségolène Royal : aujourd’hui, la loi prévoit la possibilité de blocage pour une durée de 6 mois, commençons déjà par cela.

Jean-Jacques Bourdin : 6 mois. Donc 6 mois. Donc on bloque 6 mois les prix des produits de première nécessité ?

Ségolène Royal : mais bien sûr, oui.

Jean-Jacques Bourdin : si vous êtes élue présidente de la République, c’est la première décision que vous prendrez ?

 

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Ségolène Royal : "Exactement, je prendrai 2 mesures immédiates : le blocage des prix des produits de première nécessité, le blocage des prix du carburant et de l’énergie, et la réforme bancaire"

Ségolène Royal : exactement, je prendrai 2 mesures immédiates.

Jean-Jacques Bourdin : 2 mesures… lesquelles ?

Ségolène Royal : le blocage des prix des produits de première nécessité, le blocage des prix du carburant et de l’énergie, et la réforme bancaire, qui va permettre aux petites et moyennes entreprises, enfin, d’avoir les crédits bancaires qui leur permette de créer des activités et des emplois, parce que 80% des emplois au cours des quelques années qui viennent de s’écouler ont été créés par les PME, et trouvez-vous normal, Monsieur Bourdin, que ces PME payent en moyenne plus de 30% d’impôt sur les sociétés, alors que le rapport qui vient d’être rendu public a montré que les entreprises du CAC 40 payent très peu d’impôt, moins de 8%, et Total, dont on parlait à l’instant, paye zéro impôt sur le territoire français à cause du système du bénéfice mondial consolidé.

 

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Ségolène Royal : "Total, dont on parlait à l’instant, paye zéro impôt sur le territoire français à cause du système du bénéfice mondial consolidé"

C’est-à dire qu’aujourd’hui, une entreprise du CAC 40 comme Total, qui gagne beaucoup d’argent en France, et qui ne baisse pas ses prix à la pompe, paye 0 euro d’impôt en France. Est-ce que c’est équitable, ça ? Est-ce que c’est normal ? Non, ce n’est pas normal. Est-ce qu’on peut faire autrement ? Oui, on peut faire autrement en changeant cette règle du bénéfice mondial consolidé, qui ne permet d’ailleurs aucun contrôle…

Jean-Jacques Bourdin, lui coupant la parole : ça rapporte pas grand chose à Total actuellement, le bénéfice mondial consolidé.

 

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Ségolène Royal : "Eh bien si, ça lui rapporte de ne pas payer des impôts en France, permettez ! 10 milliards de bénéfice en France, si Total payait 30% d’impôt, faites le calcul, ça ferait quand même 3 milliards"

Ségolène Royal : eh bien si, ça lui rapporte de ne pas payer des impôts en France, permettez ! 10 milliards de bénéfice en France, si Total payait 30% d’impôt…

Jean-Jacques Bourdin : ah ça oui !

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … faites le calcul, ça ferait quand même 3 milliards, un peu plus de 3 milliards, 3 milliards 300 millions [l’impôt sur les société au taux normal est de 33, 33%, NdlR]

Jean-Jacques Bourdin, pendant que Ségolène Royal parle : et Total répond : ben les bénéfices sont faits à l’étranger, et non pas en France.

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … qui rentreraient dans les caisses de l’Etat, dans les caisses des Français, et qui permettraient de re…

Jean-Jacques Bourdin, lui coupant la parole : Total paie des impôts à l’étranger, oui.

Ségolène Royal : … et qui permettrait de redonner du pouvoir d’achat.

Jean-Jacques Bourdin : parce que les bénéfices de Total sont réalisés à l’étranger.

 

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Ségolène Royal : "Vous croyez que quand un patron, un artisan, un commerçant, ou un patron de PME, lorsqu’il fait ça, il paye pas d’impôt ? Non, il paye ses impôts, et en moyenne, donc, plus de 30% d’impôt"

Ségolène Royal : non, ils ont le droit de faire en plus et en moins. C’est-à-dire par exemple, là où Total exerce des activités de recherche pétrolière, forcément, ils ne gagnent pas d’argent, au moment où il faut faire les travaux. Et donc ils ont le droit de consolider, c’est-à-dire de compenser les profits qu’ils font en France par les « pertes », entre guillemets, c’est-à-dire les investissements qu’ils font ailleurs. Est-ce que c’est juste, ça ? Vous croyez que quand un patron, un artisan, un commerçant, ou un patron de PME, lorsqu’il fait ça, il paye pas d’impôt ? Non, il paye ses impôts, et en moyenne, donc, plus de 30% d’impôt.

Jean-Jacques Bourdin : 33%, oui.

Ségolène Royal : voilà. Donc avec les différents dispositifs aux alentours la moyenne, c’est de 30% d’impôt. Est-ce que c’est équitable, ça est-ce que c’est juste ? Non, ça ne l’est pas. Et moi je ferai une réforme bancaire qui permettra aux PME de trouver enfin les financements dont elles ont besoin, comme c’est le cas par exemple en Allemagne.

 

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Ségolène Royal : "J’ai regardé de très près le dispositif allemand. En Allemagne, vous avez des banques régionales, dans lesquels les Länder allemands sont au capital, un peu comme je l’ai fait dans la Région où je suis. Et moi demain, si je suis élue, l’ensemble des régions françaises aura le droit de rentrer au capital de banques régionales qui seront chapeautées par la banque publique d’investissement que je créerai"

 

J’ai regardé de très près le dispositif allemand. En Allemagne, vous avez des banques régionales, dans lesquels les Länder ["Etats" = Régions, NdlR] allemands sont au capital, un peu comme je l’ai fait dans la Région où je suis, où je suis rentrée au capital d’une entreprise privée, l’entreprise Heuliez, pour fabriquer les voitures électriques. Donc ça marche.

Et moi demain, si je suis élue, l’ensemble des régions françaises aura le droit de rentrer au capital de banques régionales qui seront chapeautées par la banque publique d’investissement que je créerai, que nous créerons, et ainsi, en proximité, les petites et moyennes entreprises performantes, et notamment dans le domaine de la croissance verte, là où il faut investir, là où il faut innover, là où on crée de nouveaux métiers, de nouveaux emplois, là où on peut lutter précisément contre le chômage des jeunes en créant de nouvelles activités, eh bien ces entreprises trouveront ainsi, si j’ose dire, le nerf de la guerre, c’est-à dire les financements pour leur permettre d’investir dans l’innovation, dans la recherche et dans la création d’emploi.

 

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Ségolène Royal : "Ainsi, en proximité, les petites et moyennes entreprises performantes, et notamment dans le domaine de la croissance verte, eh bien ces entreprises trouveront ainsi, si j’ose dire, le nerf de la guerre, c’est-à dire les financements pour leur permettre d’investir dans l’innovation, dans la recherche et dans la création d’emploi"

Et c’est pour ça que je crois que nous avons de vraies marges de manœuvre, contrairement à ce que les Français pensent aujourd’hui, parce qu’il y a un vrai désenchantement, les gens se demandent si la politique ça sert encore à quelque chose…

Jean-Jacques Bourdin, parlant en même temps qu’elle : on va en parler de cela.

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … si vraiment on peut encore agir. Moi je leur dis oui, on peut agir, la preuve, ces quelques propositions parmi d’autres, que je viens de faire devant vous.

 

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Jean-Jacques Bourdin : "Alors justement, on va continuer à parler de vie chère, puisque vous y tenez, Ségolène Royal, mais moi aussi, parce que j’entends les auditeurs tous les matins me le dire [...]"

Jean-Jacques Bourdin : alors justement, on va continuer à parler de vie chère, puisque vous y tenez, Ségolène Royal, mais moi aussi, parce que j’entends les auditeurs tous les matins me le dire, on va parler de vie chère, on va parler politique, évidemment, avec les primaires, et  avec ce qui s’est passé chez les Verts et Europe Ecologie, et puis d’autre sujets, la Libye, parce je veux vous interroger sur la Libye, sur l’engagement français en Libye, tout cela dans 2 minutes, vous êtes sur BFM TV - RMC il est 8h44.

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Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Actualité
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commentaires

almaviva 12/07/2011 16:24



cet entretien sur BFMTV, c'est du concret,et c'est ce que nous attendons,pas comme  ce rassemblement fumeux de caciques menés par Peillon,qui, jusqu'à présent, n'ont  pas fait
grand chose...



bernard uguen 12/07/2011 13:11



cet interview est un modèle du genre. Bravo Ségolène. quelle qualité de débatteuse !!! sereine et indestructible.


je viens de lire sur le nouvel obs parmi les soutiens de Hollande,  que Peillon annonce que l'ensemble du courant Espoir à gauche le suit.  ça m'étonnerait. Peillon est à mon avis
"personnel" un "faux cul". Excusez la grossièreté.



mirjossbom 12/07/2011 13:01



Quand on sait s'imposer - avec élégance en plus - la parole est respectée!



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