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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 21:45

 

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« Voyez-vous, il y a eu tellement de désordre et de déstructuration dans les piliers de la République, je parlais tout à l’heure de la santé, l’autre pilier c’est l’éducation, le troisième pilier, c’est la sécurité, il y a tellement de désordre dans tout qu’il faut remettre de l’ordre social juste, c’est comme ça que je vois les choses. », a synthétisé Ségolène Royal dans cette seconde partie de Bourdin 2012 sur BFM TV – RMC après avoir traité, en premier, de l’éducation, et des rythmes scolaires :

« Ils me parlent de quoi aussi ? D’éducation. C’est pour ça qu’au cœur de mon projet, il y a une priorité majeure pour l’Education nationale. »

Jean-Jacques Bourdin, dans cette seconde partie, a à nouveau été très attentif aux propos de la candidate, s‘intéressant aux sujets traités, posant des questions complémentaires, et même tendant plusieurs perches, comme pour le retour que Ségolène a fait sur les affirmations mensongères de Patrick Cohen sur l’augmentation des retraites promise par Sarkozy :

« Car il y a un écart entre ce que l’UMP avait écrit à ce moment-là dans ses plaquettes, effectivement, 25% d’augmentation du minimum vieillesse, c’est ce qu’avait écrit l’UMP mais ce n’est pas ce que disait Nicolas Sarkozy. Et même dans le débat de l’entre-deux-tours, il a redit devant des millions de Français, il a même cité le chiffre, il a dit : « Pour 3 millions de petits retraités, j’augmenterai les retraites de 25%. ». Mais tous les gens qui écoutaient et qui étaient petits retraités, qui sont petits retraités, ont pensé qu’en effet, que leur retraite allait augmenter. »

Et Ségolène Royal de conclure sur l’ascenseur social brisé par la droite : « Aujourd’hui, cet ascenseur social, il est brisé, il est cassé. ». Ce qu’elle compte bien réparer par l’éducation, encore l’éducation, toujours l’éducation (et la formation) dont elle venait de parler.

Le thème des primaires a aussi été abordé : Ségolène Royal a une nouvelle fois rappelé, faisant le lien avec l’actualité d’EELV : « Je voudrais une nouvelle fois redire à vos auditeurs qu’il n’y a pas besoin d’être membre du Parti socialiste pour venir voter. C’est la grande différence d’ailleurs avec la primaire chez Europe Ecologie qui vient de se dérouler. ».

Interrogée sur la double casquette de Benoît Hamon de porte-parole du PS et de soutien de la candidate Martine Aubry, Ségolène Royal a constaté : « Je ne m’occupe pas de ça. Vous savez, maintenant, je suis en campagne. »

Elle a en revanche souligné le risque d’une faible participation aux primaires ou à la présidentielle : « Ce qui m’intéresse, c’est de savoir si les Français vont venir voter, non seulement aux primaires, mais à l’élection présidentielle, parce qu’il y a un grand risque d’abstention à l’élection présidentielle. ».

Enfin, interrogée sur la Libye, elle a indiqué que la protection des populations civiles sous l’égide de l’ONU était « légitime », mais que la priorité maintenant, c’était le départ de Kadhafi et une solution diplomatique et politique : « Il faut maintenant rapidement trouver une feuille de route politique, parce que ce qui compte, c’est le départ de Kadhafi, c’est l’apaisement, c’est la protection contre toutes les formes d’exaction, et c’est vraiment trouver maintenant un débouché politique. ».

En fin d’émission, en clin d’œil, Jean-Jacques Bourdin lui a demandé si elle conduisait une voiture électrique. Ségolène Royal a démontré que la meilleure des politiques était la politique par la preuve :

« Oui, je roule en voiture électrique […] en Région. La Région s’est équipée de voitures électriques, et les prochaines voitures électriques qui sortent au mois de septembre prochain seront mise sur le marché maintenant très rapidement. Et je pense que c’est une révolution industrielle, que la France a une carte considérable à jouer, que l’industrie automobile française aujourd’hui, qui est en grande difficulté, avec des sous-traitants qui ont connu des dramatiques fermetures, là aussi, va pouvoir relever ce défi. En tout cas avec moi la France sera la première puissance écologique d’Europe. ».

La politique par la preuve et la candidate – et la présidente – des solutions.

Frédérick Moulin

 

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Bourdin 2012 : Ségolène Royal : 2ème partie à partir de 11 min 4 sec par BFMTV

  

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Jean-Jacques Bourdin : notre invitée, Ségolène royal. Ségolène Royal, j’ai regardé vos propositions, notamment sur la vie chère, j’ai regardé parallèlement le projet socialiste, et je vois pas grand chose en commun. J’ai l’impression que vous êtes beaucoup plus concrète que le projet socialiste.

Ségolène Royal : oui, c’est vrai, je fais de propositions, disons, complémentaires, qui ne sont pas en contradiction avec le projet socialiste, mais qui vont, bien évidemment, au-delà. C’est pour ça que c’est important que pendant les primaires nous ayons des débats entre les différents candidats pour que les Français puissent, d’abord, venir voter massivement, je le redis une nouvelle fois…

Jean-Jacques Bourdin, l’interrompant : vous vous êtes dans le concret, et les autres, dans le général, quoi ?

Ségolène Royal : je ne me compare pas aux autres, vous ne me ferez pas …

Jean-Jacques Bourdin, parlant en même temps qu’elle : dans la normalité, dans la normalité, quoi.

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … vous ne me ferez pas dire du mal des autres, mais je pense que chacun en fonction de son expérience politique, de l’importance des problèmes qu’il constate sur le territoire, fait des propositions, et c’est ce que je fais moi ! Les gens, c’est ce dont ils me parlent le plus, ils me parlent le plus d’emploi, de chômage, et de pouvoir d’achat, c’est bien évident.

Ils me parlent de quoi aussi ? D’éducation. C’est pour ça qu’au cœur de mon projet, il y a une priorité majeure pour l’Education nationale. Je veux que dans notre pays, les parents puissent reprendre confiance dans l’école de la République et puissent se dire que si les enfants travaillent bien à l‘école, ils vont pouvoir déboucher sur un diplôme, et que ce diplôme va permettre de déboucher sur un emploi.

Voyez-vous, il y a eu tellement de désordre et de déstructuration dans les piliers de la République, je parlais tout à l’heure de la santé, l’autre pilier c’est l’éducation, le troisième pilier, c’est la sécurité, il y a tellement de désordre dans tout qu’il faut remettre de l’ordre social juste, c’est comme ça que je vois les choses.

Jean-Jacques Bourdin, après plusieurs tentatives d’interruption infructueuses : alors, à propos d’éducation, le raccourcissement des vacances d’été, vous y êtes favorable ?

Ségolène Royal : je crois qu’il y a un vrai problème de rythmes scolaires, puisque c’est en France que la journée de travail est la plus lourde pour les enfants, donc ils sont très fatigués le soir, c’est là aussi où les vacances sont les plus longues. Donc je crois en effet qu’il va falloir rééquilibrer le temps scolaire, pour se préoccuper non pas des filières touristiques…

Jean-Jacques Bourdin, parlant en même temps qu’elle : donc raccourcir les vacances d’été c’est une bonne idée ?

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … mais s’occuper d’abord des enfants, de leur équilibre, de la réussite scolaire, et de leur santé…

Jean-Jacques Bourdin, lui coupant la parole : parce qu’un rééquilibrage, ça passe par le raccourcissement des vacances d’été ?

 

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Ségolène Royal : "Il faut équilibrer en effet les temps scolaires sur la durée de l’année en discussion avec les professionnels du tourisme"

Ségolène Royal : ça passe par un raccourcissement des vacances d’été, au sens où ça passe par un meilleur équilibre de la charge de travail à la fois sur la semaine, et on sait très bien que la semaine de 4 jours est une aberration parce que les enfants sont épuisés au bout de 4 jours, donc il faut revenir à la semaine de 5 jours, et il faut équilibrer en effet les temps scolaires sur la durée de l’année en discussion avec les professionnels du tourisme.

Jean-Jacques Bourdin : bien. Ségolène Royal, quelques mots sur les primaires. Je regardais le dernier sondage : « François Hollande a-t-il plus de chance que Martine Aubry de battre Nicolas Sarkozy ? ». Je vous pose la question. C’est la question qui a été posée.

Ségolène Royal : eh bien, il faut d’abord que les primaires désignent le candidat de la gauche, déjà. Et ensuite nous verrons ce que ça donnera pour la présidentielle.

Jean-Jacques Bourdin : non mais, justement, on a… j’ai, j’ai, j’ai l’impression maintenant, à toutes les enquêtes, que Ségolène Royal est un peu mise de côté, oubliée, je dirais…

Ségolène Royal : c’est pas grave, ce qui est important… (Rire)

Jean-Jacques Bourdin : … vous vous sentez oubliée ou pas ?

 

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Ségolène Royal : "Vous savez, moi je fais de la politique au long cours, c’est une préparation de longue haleine, c’est une course de fond avec sa vérité, son authenticité, son engagement, sa puissance, sa solidité, et ensuite, c’est le vote des Français"

Ségolène Royal : … vous savez, moi je fais de la politique au long cours, c’est une préparation de longue haleine, c’est une course de fond avec sa vérité, son authenticité, son engagement, sa puissance, sa solidité, et ensuite, c’est le vote des Français.

Et j’espère que les Français vont venir nombreux, je voudrais une nouvelle fois redire …

Jean-Jacques Bourdin, en même temps qu’elle parle : aux primaires alors, voter aux primaires.

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … à vos auditeurs qu’il n’y a pas besoin d’être membre du Parti socialiste pour venir voter. C’est la grande différence d’ailleurs avec la primaire chez Europe Ecologie qui vient de se dérouler.

Là, pour le candidat socialiste, le candidat de la gauche, il n’y a pas besoin d’être adhérent du Parti socialiste, tout le monde peut venir voter dès loirs que l’on est inscrit sur la liste électorale, que l’on paye un euro, que l’on a sa carte d’identité, et je dis aux Français : venez nombreux participer à ce moment démocratique.

 

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Ségolène Royal : "Il n’y a pas besoin d’être adhérent du Parti socialiste, tout le monde peut venir voter dès loirs que l’on est inscrit sur la liste électorale, que l’on paye un euro, que l’on a sa carte d’identité, et je dis aux Français : venez nombreux participer à ce moment démocratique"

Jean-Jacques Bourdin : alors vous… vous promettez des surprises. Je vous ai entendue : « Je vous promets des surprises. ».

Ségolène Royal, en riant : c’est la réponse que j’ai faite à la question précédente que vous m’avez posée !

Jean-Jacques Bourdin : oui. Eh bien voilà, très bien !

Ségolène Royal : en disant : « Mais pourquoi continuez-vous ? », je disais : « Vous verrez, peut-être qu’il y aura en effet une surprise à l’issue de ce vote. ». Parce que voyez-vous, moi j’ai toujours pensé qu’on ne pouvait pas confisquer le vote du peuple français. Donc attendons de voir…

Jean-Jacques Bourdin, lui coupant la parole : parce qu’au PS on est capable aussi de voir confisquer le vote du peuple français ?

Ségolène Royal, riant : je faisais plutôt allusion à ce que vous évoquiez tout à l’heure.

Jean-Jacques Bourdin : ah bon d’accord, non…

Ségolène Royal, riant : … aux enquêtes d’opinion

Jean-Jacques Bourdin : … ah oui, aux enquêtes d’opinion. Mais au PS aussi, non ?

Ségolène Royal, riant : … attendez de savoir !

Jean-Jacques Bourdin : au PS aussi, ça peut arriver ?

 

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Ségolène Royal : "Ça a pu arriver"

Ségolène Royal, riant : ça a pu arriver.

Jean-Jacques Bourdin : ça peut arriver

Ségolène Royal, rigolant : ça a pu arriver !

Jean-Jacques Bourdin : bon d’accord. Dites-moi, et le soutien ? Bah, tiens, Benoît Hamon qui est toujours porte-parole du Parti-socialiste, qui soutient Martine Aubry, ouvertement, ça vous gêne ou pas ?

Ségolène Royal : je ne m’occupe pas de ça. Vous savez, maintenant, je suis en campagne, je me déplace beaucoup…

Jean-Jacques Bourdin, parlant en même temps qu’elle puis l’interrompant : non, ben écoutez, non. Ça ne vous gêne euh… pas ?

Ségolène Royal : je ne m’occupe pas de cela.

Jean-Jacques Bourdin : (blanc) bon. Vous pensez qu’il va être parfaitement impartial ?

Ségolène Royal : je ne m’occupe pas de cela. Revenons aux sujets de fond, Monsieur Bourdin, il y en a beaucoup.

Jean-Jacques Bourdin, parlant en même temps qu’elle : vous ne voulez pas répondre. Vous ne voulez pas répondre. Ça ne vous gêne pas ? Vous vous en moquez, quoi ? C’est pas… c’est pas un préoccupation ?

Ségolène Royal : non, ce n’est pas une préoccupation.

Jean-Jacques Bourdin, doucement : non ?

Ségolène Royal, calmement : non

Jean-Jacques Bourdin : c’est sûr ?

Ségolène Royal : ce qui m’intéresse, c’est de savoir si les Français vont venir voter, non seulement aux primaires, mais à l’élection présidentielle, parce qu’il y a un grand risque d’abstention à l’élection présidentielle.

Jean-Jacques Bourdin : vous croyez ?

Ségolène Royal : pourquoi ? Oui. Pourquoi est-ce qu’il y a un grand risque d’abstention à l’élection ?

Jean-Jacques Bourdin : et pourquoi ?

Ségolène Royal : parce qu’il y a un doute dans l’efficacité de la politique.

Jean-Jacques Bourdin : parce que la parole politique est décrédibilisée ?

Ségolène Royal : parce que la parole politique est décridibilisée…

Jean-Jacques Bourdin : mais pourquoi ?

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … et c’est pour ça que 2012 sera très…

Jean-Jacques Bourdin, lui coupant la parole : et à cause de qui ?

 

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Ségolène Royal : "À cause de l’inaction et de l’inertie de ceux qui gouvernent aujourd’hui. Et c’est pour ça que 2012 n’aura rien à voir avec 2007. Les Français ne se feront pas prendre une seconde fois par des promesses fallacieuses"

Ségolène Royal : à cause de l’inaction et de l’inertie de ceux qui gouvernent aujourd’hui. Et c’est pour ça que 2012 n’aura rien à voir avec 2007. Les Français ne se feront pas prendre une seconde fois par des promesses fallacieuses.

Souvenez-vous que Nicolas Sarkozy avait promis +25% d’augmentation des petites retraites, et que les retraités l’ont cru, et qu’aujourd’hui, ils sont cruellement déçus parce que non seulement les retraites, les petites retraites…

Jean-Jacques Bourdin, lui coupant la parole : non, il avait pas promis l’augmentation de 25% des retraites, il avait promis l’augmentation de 25% du minimum vieillesse.

 

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Ségolène Royal : "Hélas non ! Hélas non. Merci d’apporter cette précision"

Ségolène Royal : hélas non ! Hélas non. Merci d’apporter cette précision….

 

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Jean-Jacques Bourdin : "Ah bon ? Eh ben voilà, alors allez-y, allez-y"

Jean-Jacques Bourdin : ah bon ? Eh ben voilà, alors allez-y, allez-y.

Ségolène Royal : … car il y a un écart entre ce que l’UMP avait écrit à ce moment-là dans ses plaquettes (Rire)

Jean-Jacques Bourdin, rire soufflé : oui. Oui.

Ségolène Royal : … effectivement, 25% d’augmentation du minimum vieillesse…

Jean-Jacques Bourdin : c’est ce qu’avait écrit l’UMP, oui.

Ségolène Royal : … c’est ce qu’avait écrit… mais ce n’est pas ce que disait Nicolas Sarkozy. Et même dans le débat de l’entre-deux-tours, il a redit devant des millions de Français, il a même cité le chiffre, il a dit : « Pour 3 millions de petits retraités, j’augmenterai les retraites de 25%. ». Mais tous les gens qui écoutaient et qui étaient petits retraités, qui sont petits retraités, ont pensé…

Jean-Jacques Bourdin, lui coupant la parole : ne pensaient pas au minimum vieillesse.

Ségolène Royal : ne pensaient pas au minimum… ont pensé qu’en effet, que leur retraite allait augmenter. Et c’est si grave aujourd’hui qu’un ménage sur trois en situation de surendettement, comme vient de le montrer la Banque de France, est une personne retraitée.

Est-ce qu’il est équitable, Monsieur Bourdin, que des gens aient travaillé dur toute leur vie et qu’aujourd’hui elles aient du mal à boucler les fins de mois ? Et que certains retraités comme je le vois tous les jours, ne peuvent plus faire qu’un repas par jour, et s’angoissent e cas de maladie ou en cas d’accueil dans une maison de retraite parce que ça coûte très cher ?

Est-il normal qu’un pays comme la France traite aussi mal les anciens, et que ceux-ci sont angoissés et n’arrivent même plus à aider leurs petits-enfants ?

Moi je considère que ce n’et pas normal, et ce que je veux faire pour la France, c’est remettre en route l’ascenseur social, c’est-à-dire que les parents puissent se dire, alors que ce n’est plus le cas aujourd’hui, que leurs enfants auront accès à des conditions de vie meilleures que celles de la génération précédente. Ça a été l’histoire de France depuis la fin de la guerre.

Depuis la fin de la guerre, toutes les générations qui se sont succédées ont eu des conditions de vie, des conditions d’éducation, des conditions de culture, de loisir, meilleures – et de logement – meilleures que la génération précédente.

 

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Ségolène Royal : "Aujourd’hui, cet ascenseur social, il est brisé, il est cassé"

Aujourd’hui, cet ascenseur social, il est brisé, il est cassé. Non seulement il n’y a plus de progression, c’est-à-dire que la génération qui vient se dit : mais on n’arrivera même plus à habiter, à vivre, à se déplacer, à se cultiver, à s’éduquer comme l’ont [fait] nos parents, mais il y a une dégradation, il y a une sorte de déclin français, et même, plus grave, un dévissage du pays, voilà ce que l’on ressent aujourd’hui dans le pays.

Moi je veux stopper ce dévissage et montrer aux Français que l’on peut remonter la pente, et en particulier en relançant la croissance économique comme je l’expliquais tout à l’heure, à partir des petites et moyennes entreprises.

Jean-Jacques Bourdin : bien. Question sur la Libye. Demain, il y a vote du Parlement, enfin vote des députés et des sénateurs autour de la Libye. Est-ce qu’il faut prolonger l’engagement de la France ?

Ségolène Royal : oui. Le groupe socialiste, d’ailleurs, va voter cet engagement de la France…

Jean-Jacques Bourdin, l’interrompant : le groupe socialiste va voter ?

Ségolène Royal : le groupe socialiste va voter.

Jean-Jacques Bourdin : la prolongation de l’engagement ?

Ségolène Royal : oui.

Jean-Jacques Bourdin : de 4 mois ?

 

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Ségolène Royal : "Ce qui compte, c’est le départ de Kadhafi, c’est l’apaisement, c’est la protection contre toutes les formes d’exaction, et c’est vraiment trouver maintenant un débouché politique"

Ségolène Royal : oui. C’est l’engagement de la France sous l’égide des Nations Unies, comme vous le savez, pour protéger les populations civiles. Donc cet engagement est tout à fait légitime. Mais il faut maintenant rapidement trouver une feuille de route politique, parce que ce qui compte, c’est le départ de Kadhafi, c’est l’apaisement, c’est la protection contre toutes les formes d’exaction, et c’est vraiment trouver maintenant un débouché politique.

Jean-Jacques Bourdin : bien. Question politiquement concrète pour terminer, est-ce que vous roulez avec une voiture électrique ?

Ségolène Royal : oui.

Jean-Jacques Bourdin : vous roulez avec une voiture électrique ?

Ségolène Royal : oui, je roule en voiture électrique. Enfin pas toujours, hein, pas toujours, mais…

Jean-Jacques Bourdin, l’interrompant : mais où, à Paris, ou là-bas, euh… là-bas ?

 

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Ségolène Royal : "Oui, je roule en voiture électrique en Région. Oui, oui, la Région s’est équipée de voitures électriques. [...] En tout cas avec moi la France sera la première puissance écologique d’Europe"

Ségolène Royal : en Région. Oui, oui, la Région s’est équipée de voitures électriques, et les prochaines voitures électriques qui sortent au mois de septembre prochain seront mise sur le marché maintenant très rapidement. Et je pense que c’est une révolution industrielle, que la France a une carte considérable à jouer, que l’industrie automobile française aujourd’hui, qui est en grande difficulté, avec des sous-traitants qui ont connu des dramatiques fermetures, là aussi, va pouvoir relever ce défi. En tout cas avec moi la France sera la première puissance écologique d’Europe.

Jean-Jacques Bourdin : bien. Merci Ségolène Royal, merci d’être venue nous voir ce matin, il est 8h58, vous êtes sur RMC - BFM TV. Merci.

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Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Actualité
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commentaires

mirjossbom 12/07/2011 21:58



Il me semble que Ségolène Royal soit de mieux en mieux écoutée : la parole est respectée, l'écoute est attentive. Le premier à avoir respecté cette parole
qui avait à "dire", qui avait à "donner à entrendre", c'est Christophe Barbier et, depuis, mises à part certaines exceptions..., les journalistes, dignes de ce nom, écoutent et respectent ; ce
qui fait que le contenu d'une interview contient, comme ici, une richesse d'informations.


Et merci, une fois de plus à l'ami Frédérick!






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