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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 08:44

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De droite à gauche : Jean-Claude Gauvreau, Laetitia l'apprentie et Ségolène Royal (La Nouvelle République)

Ségolène Royal visitait la ferme du Maras, spécialiste des circuits courts et cultivant ses spécificités, à Chauvigny, dans la Vienne, mardi en début d’après-midi. Alliant les idées et les hommes, elle effectuait une visite de terrain, auprès d’éleveurs/agriculteurs français qui réussissent et se battent pour y arriver, en même temps qu’elle s’était déplacée pour soutenir des candidats et des candidates socialistes aux cantonales.

À Chauvigny, elle était venue soutenir la candidate socialiste pour le canton de Chauvigny, Sylvie Pailler, 43 ans, infirmière au service cancérologie du CHU de Poitiers. Cette dernière n’est pas inconnue de Ségolène Royal, ayant figuré sur la liste menée aux régionales de mars 2010 par l’actuelle présidente de la Région Poitou-Charentes. Sylvie Pailler était accompagnée à la ferme du Maras par son suppléant, Jean-Louis Robert.

La Vienne est un département scruté de près par Ségolène Royal, le chef-lieu du département, Poitiers, étant aussi la capitale régionale, et la majorité de la droite étant fragile : si cette dernière perd un siège sur trente-huit, elle perd la majorité absolue, si elle en perd deux, elle perd le Conseil général.

Le canton de Chauvigny est donc important : l’UMP Alain Fouché, sénateur, vice-président du Conseil général, en est le conseiller depuis 1979, est une figure politique de la Vienne, et sera opposé à son successeur à la mairie de Chauvigny depuis 2002, l’UMP Gérard Herbert dans une lutte fratricide de franche détestation.

Du côté de l’opposition départementale, en dehors de Sylvie Pailler, un candidat Europe Ecologie-Les Verts, Jean-Luc Sevaux, qui se présente pour la première fois comme Sylvie Pailler, et un candidat communiste, Alain Lebeau.

SP plus supll et SR sour 2

De gauche à droite : Sylvie Pailler, Jean-François Macaire, Ségolène Royal et Jean-Louis Robert

Dans ce contexte, Ségolène Royal n’a pas ménagé ses efforts : elle était venue accompagnée de Jean-François Macaire, vice-président de la Région Poitou-Charentes, du député de la Vienne Jean-Michel Clément, le président du comité de soutien de Sylvie Pailler, et du conseiller général socialiste Gérard Barc, vice-président de la Communauté d’Agglomération du Pays Châtelleraudais, et futur président du Conseil général de la Vienne si le département passe à gauche, comme Ségolène Royal l’a rappelé lundi soir lors d’un meeting à Châtellerault.

Mais ce qui a marqué la visite de Ségolène Royal à la ferme du Maras de Marie-Hélène et Jean-Claude Gauvreau, c’est la leçon d’économie rurale et régionale appliquée à laquelle la présidente de Poitou-Charentes dans la chèvrerie de la ferme. Une leçon reçue auprès d’agriculteurs qui réussissent et qui se battent pour y arriver.

La ferme du Maras présente deux particularité : tout d’abord, le recours quasi-exclusif aux circuits courts, et ensuite, le raccourcissement des trajets et l’intégration des processus et des métiers : les Gauvreau sont éleveurs, producteurs de lait qu’ils transforment en fromage, et vendent fromages et viande de chevreau ; la vente (multiplication des points de vente pour compenser les achats encore trop occasionnels) et la sous-traitance (abattoirs, découpe) se font aussi en « circuits courts », dans un rayon de moins de 30 kilomètres, sans intermédiaire supplémentaire.

Beaucoup de travail donc, mais une intégration de la marge de la filière très bénéfique, qui permet de rémunérer correctement une forte concentration de main d’œuvre sur exploitation relativement petite (150 têtes contre plus 300 ailleurs), de « maintenir une densité de population sur cet espace » comme le dit fièrement Jean-Claude Gauvreau.

« On n'a pas à négocier les prix avec les laiteries. Et on dépend moins du cours des matières premières. Un avantage de taille dans le contexte actuel de baisse du prix du litre de lait de chèvre. », précise-t-il aux journalistes de La Nouvelle République.

Mais que la leçon d’économie rurale et régionale commence : arrivée de la présidente de la Région Poitou-Charentes…

 

 

« Il y a deux races, là, l’alpine et la… », s’exclame Ségolène Royal en entrant dans la chèvrerie, très à l’aise. L’alpine, la principale race de chèvre en France (55% du cheptel).

« On a des alpines pures races et des saanens. », confirme Jean-Claude Gauvreau, les saanens étant la deuxième race en France (25% du cheptel).

Pensive, puis plus pointue, Ségolène Royal répond : « Des saanens, oui. Vous n’avez pas la poitevine ? » Il s’avère que la poitevine est très peu représentée, même en Poitou. Pas de poitevine.

Jean-Claude fait les présentations : « Je vais vous présenter la ferme, au niveau des membres, donc, on est trois, Marie-Hélène, qui est ma sœur, Jean-Claude, c’est moi, Brigitte, c’est mon épouse mais elle est pas ici pour l’instant, elle avait un rendez-vous, et on a deux salariés, donc, Manuela, et Bernard. »

« C’est bien, hein. », souligne Ségolène Royal.

JC SP SR JFM

Jean-Claude Gauvreau présente sa famille et ses employés dont les photos sont affichées sur un mur de la chèvrerie

« Bernard étant un de nos frères. Donc on est cinq, et j’oublie quand même Laetitia, qui n’est pas marquée ici, qui est apprentie depuis un an et demi maintenant. », poursuit Jean-Claude. 6 personnes vivent donc de l’exploitation de 83 hectares. C’est beaucoup. Dont une apprentie, qui représente un peu le cheval de bataille de Ségolène Royal dans son pacte régional pour l’emploi des jeunes.

« Et vous venez d’où ? », interroge derechef Ségolène Royal en s’adressant à la jeune apprentie, Laetitia.

« Du lycée de Montmorillon, du CFA [Centre de Formation d’Apprentis, NdlR]. », répond Laetitia. Il y a peu, Le Monde Magazine publiait un article sur le lycée agricole/CFA de Melle, dans les Deux-Sèvres voisines, que Ségolène Royal connaît bien.

« Donc, nous, c’est un petit peu sujet de fierté pour nous, si on peut dire, c’est qu’on a 83 hectares… », poursuit Jean-Claude.

« Et vous faites en plus la transformation ? C’est du travail en plus. », remarque judicieusement Ségolène Royal.

« La transformation [du lait en fromage, NdlR] et la commercialisation. », précise Jean-Claude.

« Vous faites les marchés ? », s’intéresse alors Ségolène Royal.

« On fait les marchés, Poitiers, Chauvigny. », répond Marie-Hélène Gauvreau, qui gère plus spécifiquement la commercialisation, et depuis peu sur  Internet aussi, avec le site www.aladessertelocale.com.

« En plus du travail, vous faites les marchés. C’est beaucoup, ça fait combien d’heures par semaine ? », demande Ségolène Royal. La présidente de la région a souvent souligné que les agriculteurs ne comptaient pas leurs heures et leurs jours.

« Non, ça on compte pas parce que… C’est pas bon de compter. », remarque malicieusement Marie-Hélène Gauvreau. Marie-Hélène ne compte donc pas ses heures, au sens propre comme au sens figuré.

« Bien oui, c’est votre affaire, vous voyez directement le produit, c’est sûr. », constate Ségolène Royal.

SP plus suppl et SR

Ségolène Royal et Sylvie Pailler écoutenet attentivement les explications de Jean-Claude et Marie-Hélène Gauvreau

Puis Marie-Hélène développe sur l’intégration de la filière (producteur de lait et producteur de fromages) et sur les implications commerciales des circuits courts : la multiplication des points de vente :

« On a démarré dans cette optique là, de transformer, de toute façon, tout le lait, et de le vendre quasiment totalement en direct. Donc vente directe, c’est-à-dire les marchés, la vente ici à la ferme, on a un point de vente du producteur au Vieux Bellefonds, on a un nouveau point de vente maintenant sur Poitiers, et puis les restaurants, localement, enfin nous c’est vraiment Chauvigny-Poitiers. »

« Nos ventes, ça excède pas Chauvigny-Poitiers, c’est-à-dire 30 kilomètres, quoi, notre rayon. Quand on parle « circuit court », on est dedans, quoi, hein. Et vraiment 80-85%, c’est vraiment en vente directe, c’est nous qui connaissons le client. », conclut Jean-Claude, pointant du doigt un des avantages des circuits courts pour le producteurs, l’agriculteur : la connaissance du client-consommateur.

C’est alors que Marie-Hélène aborde le thème de l’exceptionnelle densité de personnes travaillant sur la ferme du Maras :

« C’est vrai que c’est gourmand en temps, mais l’avantage aussi c’est que ça nous permet d’être assez nombreux à travailler au niveau local, rural on est quand même, enfin par rapport à nos voisins céréaliers qui sont tous seuls sur leur tracteur sur leurs 500 hectares, nous on est 6 sur 80, donc bon, on est assez contents quoi. »

Et Jean-Claude d’ajouter : « Un des sujets de fierté c’est ça quoi, de maintenir une densité de population sur cet espace. 83 hectares, c’est vraiment petit, quoi, mais notre système, il permet ça. Et en plus avec un troupeau de 150 chèvres, qui aujourd’hui est un tout petit troupeau. »

« C’est bien », conclut une Ségolène Royal attentive et admirative.

SR Que M elle vd aussi

Laetitia :  "la viande, qu’on vend après… enfin, que Marie-Hélène vend", dit-elle en se tournant vers Marie-Hélène

Un peu plus loin dans la chèvrerie, Laetitia, la jeune apprentie, explique son travail ; elle est enthousiaste et passionnée par son travail :

« Donc ici c’est nos chevreaux qu’on élève ou qu’on vend en circuit court à nos clients, les fromageries, donc ici ce lot va partir justement en produit de vente.

Ici, le principe de l’alimentation, c’est qu’ils sont nourris en fait avec de la poudre et de l’eau. Ce chevreau, il ne mange même pas, il tête dans la tétine. Alors au début, il faut les apprendre  téter, ça, eh bien c’est ma spécialité ! Donc je les apprends à téter pendant 2-3 jours et après ils ont instinctivement l’idée d’aller téter tous seuls.

Je suis fière de ces chevreaux qu’on élève, et si on n’a pas le plaisir des animaux, ça sert à rien, parce qu’il faut être très patient, et c’est ce que j’adore ici. Donc là ils font 10 kilos à peu près. Ceux-là vont partir pour la viande, qu’on vend après… enfin, que Marie-Hélène vend, aussi, donc en viande… »

 « Du chevreau à l’ail vert ? », demande Ségolène Royal en fine connaisseuse de la gastronomie régionale.

 « On est en pleine saison, là. », s’exclame Marie-Hélène.

 « Ah, on est en pleine saison ? », interroge Ségolène Royal

Marie-Hélène explique les problèmes que rencontrent les circuits courts et le petites exploitations intégrées face à un outil fait pour l’élevage intensif à grande échelle :

« On les emmène à l’abattoir à Montmorillon. Alors, c’est pas toujours très facile, parce qu’on trouve de moins en moins d’abattoir pour prendre des petits lots de chevreaux, comme ça, quoi, c’est de plus en plus compliqué maintenant.

Jusqu’à maintenant on a encore l’abattoir de Montmorillon qui le fait, et il y a un Monsieur qui s’est installé en auto-entreprise pour faire de la découpe, pour qu’on puisse le présenter, nous, prêt à être vendu auprès du client. Mais ça, ce sera certainement la limite, là. C’est un problème

 Il y avait les établissements Taisne, dans le temps, à Montmorillon ; tant qu’on a travaillé avec les établissements Taisne c’était relativement simple et facile, et cet établissement a fermé, il n’y a pas eu de repreneur, donc ça se complique, et je pense que ça va plutôt aller en se compliquant. »

Barc et Clémt

Jean-Michel Clément (à gauche) et Gérard Barc

Gérard Barc, conseiller général de la Vienne et peut-être futur président du Conseil général s’il bascule à gauche, intervient : « On cherche une solution sur Montmorillon par rapport à ça, le Conseil général a déposé un dossier. ». On comprend mieux la volonté de Ségolène Royal que le canton, le Conseil général et la Région travaille main dans la main pour créer une dynamique…

MH 2

Marie-Hélène Gauvreau en pleine explication

Marie-Hélène insiste, revenant sur la nécessaire proximité de l’ensemble de la filière agricole de la ferme, abattoirs compris, pour ne pas ajouter à son emploi du temps bien chargé :

« Nous, aller à Montmorillon, ça va quoi. Faut pas aller plus loin. Un point c’est tout.  Ce qu’on cherche nous à faire, on fait des lots de chevreaux toutes les semaines, on fait plutôt des petits lots, donc il faut pas qu’on passe notre temps à se promener, quoi. »

Chevreau

Ségolène Royal, un chevreau dans les bras

Pendant ce temps, Ségolène Royal, attendrie depuis un moment par les chevreaux, en a pris un dans ses bras.

C’est alors que Gérard Barc commet une « boulette » :

« Gérard Barc : hé, Ségolène, il faut ça au bureau, boulevard Raspail, hein, boulevard Raspail.

Ségolène Royal : c’est fini le boulevard Raspail !

Gérard Barc : ah, c’est dommage. 

Ségolène Royal : t’es pas au goût du jour !

Jean-Michel Clément : tu peux craindre pour ta place. (Ségolène Royal fait les gros yeux pour rire à Gérard Barc)

Ségolène Royal : j’ai déménagé dans le Marais. »

Gérard Barc : non mais je savais que ça allais venir, mais j’ai pas fait gaffe quand c’était, tu vois, j’avais pas fait attention. »

SR Laetitia JC sour

Laetitia, Jean-Claude et Ségolène Royal rigolent ensemble entre deux explications

Laetitia explique donne alors la perception qu’elle a  – très positive – de son apprentissage, en conclusion avant le départ de Ségolène Royal pour Persac :

« Moi j’interviens ici pour la mise bas, alors je suis un peu partout, je suis très polyvalente, donc ça c’est beaucoup d’avantages pour mes patrons et aussi pour moi, car, ce qui me permettra pour ma recherche de nouveaux apprentissages, de maîtres d’apprentissage, d’avoir plein de compétences partout.

Au début, je suis partie de rien du tout : donc moi j’ai un oncle qui est éleveur de vaches, Prim’Holsteins, donc laitières, et moi j’ai jamais vécu vraiment dans cette vie, et c’est vrai que quand j’ai fait un stage où qu’y avait 600 chèvres, j’ai dû me confronter direct à la situation et c’est vrai qu’ici j’apprends beaucoup de choses, et je suis vachement plus motivée, ça c’est… et je suis contente de me lever tous les matins, et je suis fière de le dire. (Rires) »

Frédérick Moulin

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Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Actualité
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commentaires

mirjossbom 16/03/2011 13:15



Du vivant, du concret, du vrai!


Bien que l'on ressente la fragilité des situations, que de travail et de satisfactions en perspective!



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