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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 07:09

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(MEGASR/F.M.)

« Je suis jeune, il est vrai ; mais aux âmes bien nées / La valeur n’attend point le nombre des années. », s’exclamait Rodrigue dans Le Cid : telle pourrait être la devise de Victor Colombani, 16 ans, élève de première et président de l’Union Nationale Lycéenne (UNL).

 Fils de journalistes du journal Le Monde, sans lien de parenté avec Jean-Marie Colombani, il parle souvent avec ses parents dès le plus jeune âge syndicalisme et politique, même si ses parents n’ont jamais été engagés dans une organisation syndicale ou un parti politique. Victor Colombani se forge une opinion.

Le 21 avril 2002, il a 7 ans, « l’âge de raison », quand Jean-Marie Le Pen se qualifie pour le second tour de l’élection présidentielle, il commence à s’intéresser à la politique et participe en famille à sa première manifestation. En 2006, l’année de ses 12 ans, il est en sixième à Henri-IV, et toujours avec ses parents, il participe à quelques manifestations contre le Contrat Première Embauche (CPE) ; en novembre 2008, à 14 ans, il adhère à l’UNL, et participe à plusieurs manifestations, sans ses parents, notamment contre la réforme de la seconde de Xavier Darcos qui allait le toucher directement l’année suivante.

En avril 2009, il rejoint le Bureau Fédéral de la fédération de Paris de l’UNL, et est élu responsable fédéral en octobre 2009. En avril 2010, lors du VIIème Congrès National de l’UNL, Victor Colombani est élu au Bureau national, en charge des « questions sociales ». Le 3 octobre 2010, après le départ d’Antoine Evennou, il est élu président de l’UNL jusqu’au prochain Congrès début 2012. Le 7 octobre, 15 000 jeunes, selon l’UNL, descendent dans la rue pour exprimer leur refus de la réforme des retraites du gouvernement et d’Eric Woerth, et en tant que président de la première organisation lycéenne de France, les médias braquent alors leurs projecteurs sur lui ; le 15 octobre au matin il est l’invité d’Audrey Pulvar sur France Inter.

L’UNL est la première organisation lycéenne de France avec 6 000 adhérents dans 80 départements ; c’est aussi la seule organisation représentative des lycéens qui soit présente à tous les échelons de la démocratie lycéenne ; l’UNL détient les 3 sièges attribués aux lycéens du Conseil Supérieur de l’Education (CSE), instance consultative présidée par le ministre de l’Education nationale. Enfin, l’UNL n’oublie pas les jeunes filles : son Bureau National, composé de 10 membres, compte 6 adolescentes et 4 adolescents. L’UNL ne manque pas d’humour non plus, et illustre son site de nombreuses caricatures bien choisies.

Frédérick Moulin

 


envoyé par Jean_d_Arcueil


Transcription des interventions réalisée par MEAGSR/F.M.

Bonjour à tous et merci pour l’invitation pour cette Université Populaire. Je voudrais juste commencer par une pensée que j’ai à l’heure actuelle pour tous les jeunes, tous les hommes de manière générale, et les femmes qui sont décédés, qui se sont battus en Tunisie contre la vie chère, (Applaudisements) contre le pouvoir en place, le pouvoir anti-démocratique, et je pense qu’il faut absolument soutenir leur cause. On est là pour parler d’éducation, là-dessus, la situation éducative de la Tunisie n’est pas non plus excellente.

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Illustration d'un article de soutien du mouvement social et de la jeunesse tunisienne et algérienne du site de l'UNL

On se retrouve dans un schéma, on l’a tous dit, de coupes budgétaires qui continuent, en permanence, sous une pseudo-justification d’une crise qui a eu lieu il y a quelques années et qui permettrait d’entamer toutes les politiques de rigueur, toutes ces politiques de RGPP, la Réforme Générale des Politiques Publiques qui supprime un poste de fonctionnaire sur deux, et qui notamment est en train de casser entièrement notre Education nationale. 80 000 postes depuis 2002 ont été supprimés. On en attend encore plusieurs dizaines de milliers d’ici 2012, et la carte scolaire des suppressions de postes va tomber ; la communauté éducative appelle à des actions le 22 janvier prochain pour se battre contre cette casse qui continue du service public d’éducation.

Alors, on est là pour parler de propositions, il y a beaucoup de travail à faire, il y a beaucoup de reconstruction à faire pour cette Education nationale qui pourtant, après une longue période de progrès, commence maintenant à décliner progressivement depuis que la droite, depuis 2002, commence à toujours casser, casser un peu plus, brader l’Education nationale et notre service public d’éducation. L’éducation est notre avenir. Alors l’éducation doit être une priorité pour notre pays.

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(MEAGSR/F.M.)

Supprimer des postes, c’est empêcher que les classes puissent être chargées dans un monde décent. On se retrouve avec des classes bien souvent à 35, parfois 40 élèves, où on ne peut absolument pas apprendre. Il faut des classes, en lycée, à 25 élèves par classe si on veut pouvoir étudier dans de bonnes conditions. Et, en primaire c’est moins bien sûr, ce serait autour de 20, en maternelle encore moins, si la maternelle est sauvegardée, ce qu’on espère tous, car ça paraît primordial également.

Être en petit nombre dans les classes, pas comme on est actuellement, ça permettrait une réorganisation des cours, ça permettrait des avancées pédagogiques qu’on ne fait pas dans la période actuelle, parce que le gouvernement n’essaie tout simplement pas de s’y atteler, ou parce qu’il supprime les moyens, au jour le jour, qui permettraient de faire ces avancées pédagogiques.

Ça permettrait de multiplier les cours en demi-groupe, ça permettrait d’avoir des cours de langue beaucoup plus interactifs, ça permettrait de développer les travaux comme les travaux personnels encadrés, les TPE, qui permettent dès la première, eh bien de faire un travail en autonomie, qui permet de s’émanciper, qui permet d’avoir une vision sur un sujet qui nous tient à cœur, et qui permet d’avoir un développement qu’on n’a pas forcément dans un cours comme ceux qu’on a à l’heure actuelle.

En somme, il faut une réelle révolution pédagogique, il faut que les élèves puissent devenir acteurs de leur éducation si on veut pouvoir avoir une éducation qui fonctionne, acquérir les connaissances et les compétences nécessaires pour avoir ensuite un diplôme, et pour pouvoir ensuite s’insérer socio-professionnellement dans de bonnes conditions. Car à l’heure actuelle, bien souvent on retrouve des cours où un professeur est debout, face à 40 élèves, parle pendant 50 minutes, une heure, et c’est en général pas sa faute, c’est en général parce qu’il faut finir les programmes parce que la classe est trop chargée, parce que les élèves ne peuvent pas intervenir, qu’ils ne peuvent pas réagir, et qu’en général quand ils ne comprennent pas, ils sont au fond de la classe, et qu’ils finissent par devenir des élèves décrocheurs, c’est des cas qu’on retrouve un peu partout. (Applaudissements)

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La réforme de la formation des enseignants, illustration d'un article sur le site de l'UNL présidée par Victor Colombani (Geluck)

Et tout cela n’a évidemment pas été arrangé par la réforme des enseignants qui est en train de tomber, et qui est sanglante à l’heure actuelle. On le voit quand on parle avec des lycéens qui ont des jeunes professeurs, en général ces professeurs, eh bien, ils savent absolument ce qu’ils devraient enseigner, ils savent parfaitement, ils maîtrisent tout ce qu’ils aimeraient dire, mais ils ne savent pas le faire, parce qu’ils ont eu cette formation d’un an, cette formation pratique d’un an supprimée, vous le disiez Jack Lang tout à l’heure, il faut revenir sur cette réforme de la formation des enseignants, il faut permettre à tous les professeurs, à tous les futurs prétendants au poste de professeur, d’avoir un stage d’un an, dans une classe, pour savoir comment enseigner, pour être confrontés à des élèves. (Applaudissements)

Autre réforme éducative, qui a beaucoup fait parler d’elle, l’année dernière, celle de la seconde, proposée par Monsieur Chatel. Une réforme qui, quand on la regardait, quand on lisait le texte, pouvait paraître, dans un certain sens, de bon sens. Quand on parle d’accompagnement personnalisé, généralement, j’ai tendance à trouver ça plutôt positif. Mais encore la même problématique est en train de se poser : comment faire de l’accompagnement personnalisé quand on est déjà dans des classes à 35-40 ? Eh bien, c’est très simple, à l’heure actuelle, les professeurs continuent les programmes, ils ne font pas d’accompagnement personnalisé parce que les horaires aménagés ne leur permettent pas tout simplement de faire des cours en demi-groupes. Alors il faut continuer, continuer de réclamer des moyens dans l’Education nationale, parce que c’est aussi la question centrale de ce service public d’éducation, c’est la question centrale qui permettra d’avoir une évolution. Et dans la situation actuelle, sans moyen, on ne peut pas avoir d’évolutions qui vont dans le bon sens.

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Les rythmes scolaires, illustration d'un article sur le site de l'UNL présidée par Victor Colombani (Martin Vidberg)

Dernière question avant que je passe à un autre grand thème, et je finirai plus vite, très vite j’espère, un débat qui est en train de s’installer dans le paysage, celui des rythmes scolaires. On va très bientôt avoir des annonces du ministère de l’Education nationale concernant la réforme des rythmes scolaires, on en parlait tout à l’heure déjà. Les rythmes scolaires, quotidiens, sont beaucoup trop chargés pour les élèves à l’heure actuelle. On se retrouve avec des lycéens qui ont parfois 8, 9 heures de cours d’affilée, 6 heures de cours sans avoir une pause dans l’après-midi, mais comment pouvoir enseigner, comment pouvoir apprendre après avoir eu 4 heures, 5 heures d’affilée de cours ? Alors 8 heures, ce n’est plus possible, ce n’est plus tenable, et il y a, dans ce sens là, un débat à prendre. Mais je pense que la réforme des rythmes scolaires, si elle se limite aux simples bornes horaires, ce ne sera pas une réelle évolution. Il faut aller plus loin, il faut pouvoir profiter de ce débat des rythmes scolaires pour réclamer toutes ces avancées pédagogiques dont je parlais tout à l’heure, pour réclamer une réorganisation des cours, parce que c’est aussi ce qui se fait dans le débat qu’on peut avoir avec les rythmes, et évidemment continuer de réclamer des moyens.

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(MEAGSR/F.M.)

Je finis très vite parce que quelque chose de gravissime est en train de se passer dans l’éducation : de jour en jour, on voit un lycée à deux vitesses qui s’installe. Des lycées d’un côté, où les lycéens sont favorisés, ont tous leurs droits à la réussite, qui leur est promise derrière, et des lycées derrière qu’on pourrait qualifier de ‘lycées poubelles’, où on trouve des lycéens en difficulté.

La carte scolaire, la suppression de la carte scolaire, entamée par le gouvernement, n’a rien arrangé à l’affaire, bien évidemment. Alors, la carte scolaire en l’état même, certes, il y avait des dysfonctionnements, il y avait du travail à faire, mais la supprimer c’est encore un peu plus permettre de créer ce lycée à deux vitesses, et c’est l’élève du lycée Henri-IV qui vous parle, parce que dans mon lycée, moi je ne connais pas la mixité sociale, je ne connais pas. Il n’y a que des lycéens qui ont un droit à la réussite qui leur est promis jusqu’à la fin de leurs jours. (Applaudissements) Et ces lycéens-là, même si c’est l’élite du centre du Vème arrondissement de Paris, eh bien ils ne savent en général rien de ce qui se passe dans la majorité des lycées de France, dans des lycées en grande difficulté, qui au détriment de ces lycées d’élite vont se retrouver avec des lycéens qui toute leur vie vont trimer, parce que dès leur naissance, il n’ont pas eu le capital culturel nécessaire pour pouvoir suivre dans une Education nationale qui va déjà mal. (Applaudissements)

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(MEAGSR/F.M.)

Oui, vous savez, si on ne s’attelle pas à ce problème on va se retrouver avec une société dans quelques années où il y aura plus que jamais des élites d’un côté, et des personnes qui seront mises sur le banc de touche de l’autre, et ça je ne pense pas que ce soit une très bonne idée.

Dernière question que j’aborderai, c’est celle de l’orientation, qui va dans le même sens, dans le sens de lycéens très favorisés d’un côté, et de lycéens…  et excusez moi de parler beaucoup de lycée, c’est la même problématique en général pour les autres établissements, c’est celle de l’orientation. À la fin du collège on nous propose en général de nous orienter vers tel ou tel lycée. Alors l’orientation, pouvoir choisir son orientation, c’est très bien si on veut, dès 14 ans, 15 ans, savoir ce qu’on va faire plus tard, c’est une très bonne idée, sauf que le constat qu’on fait actuellement, c’est que l’orientation elle n’est pas choisie, elle est subie par les élèves. On retrouve des collégiens qui sont déjà en difficulté, à qui on va dire : tu ne passeras pas en lycée général, tu iras en lycée professionnel. Et ça stigmatise le lycée professionnel. (Applaudissements) On retrouve bien souvent des lycéens, 135 000, et je suis gentil, c’est les chiffres du gouvernement, 135 000 qui chaque année sortent du système scolaire sans avoir eu un diplôme, et qui toute leur vie ne trouveront pas de perspective d’avenir parce que le diplôme, c’est aussi un bouclier, c’est notre bouclier face à la crise à condition de pouvoir faire derrière ce qu’on désire.

Et puis il y a toute la question de l’emploi des jeunes qui, en parallèle, s’est posée. On l’a vu pendant le mouvement contre la réforme des retraites, les questions d’orientation elles sont primordiales lorsqu’on veut parler de perspectives d’avenir.

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(MEAGSR/F.M.)

Alors je finirai en deux mots, pour rappeler qu’il me semble que, quand on parle de progression sociale, quand on parle de transformation sociale, on parle d’avenir, et je pense que quand on parle d’avenir, on parle d’éducation, et très fortement, c’est un sujet majeur, primordial, et j’espère qu’il y aura, que ce soit dans l’action continuelle que peuvent avoir la communauté éducative et plus largement la société, ou que ce soit dans l’action que peuvent avoir les politiques et notamment en 2012, j’espère qu’il y aura un grand progrès à l’école. (Applaudissements)

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Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Actualité
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