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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 12:57

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Grâce à une école publique de qualité la France a longtemps joué un rôle de premier plan dans le domaine culturel et économique.


Aujourd’hui notre système éducatif est un champ de ruines, à la traine des autres pays européens, sans parler des pays émergents qui investissent massivement dans la culture, dopés par les nouvelles technologies. La situation catastrophique de l’école ne garantit plus non seulement la transmission du savoir mais est la cause principale de la stagnation de notre société.


Or, Il est impossible d’envisager une quelconque dynamique sociale sans citoyens maitrisant les connaissances. A une époque de profondes mutations, le savoir dispensé par une éducation de qualité est le facteur incontournable d’une réussite économique.


Nous avons les moyens d’investir dans le système éducatif et culturel nous sommes riches en ressources naturelles et en matière grise. Ségolène Royal l’a bien compris qui donne la priorité absolue à l’Education et à la Culture dans son programme présidentiel.

 


Le désastre de l’école coûte infiniment plus cher que l’investissement dans une éducation rénovée qui de toute façon serait largement compensé par une économie revigorée dont la société toute entière se partagerait les bénéfices.


Aujourd’hui notre société est minée par la violence d’adolescents et de jeunes adultes à qui l’école n’a pas appris les mots pour échanger, se socialiser, travailler, remplir son rôle de citoyen. Ils sont désœuvrés, sans perspectives. L’école a failli à sa mission en n’assurant pas l’accès au savoir et à la culture de nombre de nos concitoyens, lâchant dans la société des êtres humiliés en situation d’échec, peu aptes à dynamiser une société à une époque de mutation technologique sans précédent.


Ceux qui ont trouvé un emploi sont souvent démunis pour comprendre des instructions simples dans le cadre de leur vie professionnelle comme en témoignent de nombreux dysfonctionnements qu’on explique par une succession d’incidents mais qui en réalité relèvent d’un manque de compréhension ou d’attention dûs à une scolarisation précaire. Ces actes sont trop nombreux actuellement pour être simplement fortuits. La stagnation d’un système éducatif périmé creuse un peu plus l’enlisement social où une jeunesse désemparée, en proie au chômage vit mal son présent et n’envisage pas l’avenir.

 


Les responsabilités sont multiples, contradictoires , pas toujours là où on les attend, mais aucun candidat n’a, comme Ségolène Royal, pris conscience que la rénovation de la culture et de l’éducation sont aujourd’hui l’urgence absolue pour sortir la France du déclin.


Un ministre ignorant attribue aux enfants immigrés le plongeon abyssal de l’école. Il ignore sans doute que dans des banlieues dévastées, sans école publique digne de ce nom, des parents venus d’ailleurs , moins incultes que lui, se saignent pour offrir à leurs enfants un enseignement de qualité dans des écoles privées dont certaines mettent en pratique ce que tout parent, tout citoyen souhaiterait voir fonctionner dans l’école publique : des enseignants exigeants, un environnement adulte attentif , donnant à l’élève des repères pour lui apprendre à penser par lui-même.


Ces enfants, si le déclin de la France est enrayé (et il le sera) appartiendront à l’élite républicaine, parce qu’ils auront acquis non seulement le savoir mais la conscience de la diversité des parcours et des origines.

 


Personne n’a jusqu’à présent été en mesure de promouvoir une refonte complète de l’éducation et de la culture faute d’entente entre les féodalités rivales qui paralysent ce secteur.


Lionel Jospin , homme de culture, a perdu les élections pour avoir méconnu que la violence est intrinsèquement liée à l’éducation et la culture. Le phénomène a été aggravé par le choix, pour l’Education, d’un ministre calamiteux, bouffi de certitudes et de mépris, astrologue de la science qui aurait pu inventer « il pleut toujours où c’est mouillé » titre d’un joli film oublié.


Jack Lang et Chevènement deux ministres de convictions ne redoutant pas l’obstacle, n’ont pu proposer que de timides réformes. Lorsque Jean-Pierre Chevènement a utilisé le terme affectueux de « sauvageons » pour qualifier les petits chiens fous de l’école il s’est fait huer même par des gens de son camp, militants assidus de l’école publique où ils se gardent pourtant de mettre leur progéniture, éduquée dans de prestigieux établissements sous contrat.


S’est alors substitué le terme « gamin » autrement plus injurieux pour désigner les élèves, ces citoyens en apprentissage. Ça fait gentil, ça fait peuple, c’est magique, on ferme les yeux sur les problèmes de l’école, son manquement à la fonction éducative et les ravages de la violence.

 


Depuis 1995 les ministres successifs ne cessent par des mesures répressives, des coupes de budget drastiques, de paralyser un peu plus chaque jour le levier essentiel de la société contribuant méthodiquement au déclin du pays.


Les actuels dirigeants, au pouvoir depuis cinq ans, ont été incapables de proposer des politiques qui sortent la France de la torpeur économique et de la violence. L’animal politique à la tête de l’Etat gouverne sans objectif, par manipulations successives, selon l’intensité des rumeurs. Stratège avant tout, il ne prévoit que le court terme, selon la météo sondagière qui comme chacun sait est la proie de variations aussi brusques que complètes.


On exige aujourd’hui des élus, qu’ils soient compétents, qu’ils allient expérience et savoir et obtiennent des résultats.


Ségolène Royal est une élue qui a fait ses preuves comme ministre, députée et présidente de région. Réélue grâce à ses seuls résultats qu’elle doit à sa ténacité mais aussi à sa capacité de rassembler des compétences venues d’horizons divers. Parce qu’elle est formée à l’école de la vie et de la République, qu’elle l’expérimente dans sa région, Ségolène Royal sait que seules l’éducation et la culture permettent de combattre les inégalités et d’assurer à tous les enfants vivant en France, quelle que soit leur origine, un savoir de qualité.

 


Ce n’est pas seulement l’école qui est sinistrée, c’est aussi la pratique politique, reflet d’une culture en déliquescence.


On sonde, on ne débat plus. Les idées, la réflexion semblent avoir déserté les lieux qui d’ordinaire y sont consacrés. On sonde, on ne pense pas.


On sonde l’électeur testé au scanner, inondant la presse de calculs sophistiqués , évacuant le débat politique oubliant que l’électeur ne choisit pas forcément un candidat parce qu’il est sympathique, sait hypnotiser les foules (on dit alors qu’il est bon orateur) que sa coiffure ou sa cravate lui vont bien. Faisant fi de son programme, on le sonde, on lui attribue une note, décide qu’il est favori ou a la traine, voire carrément exclu.


Il faut doper l’audimat, rendre le téléspectateur toujours plus accro à toujours plus d’infos, de scoops, croustillants si possible, sans trop se soucier de l’information véritable renvoyant un reflet totalement décalé de la réalité mais un reflet fidèle de la diffusion massive d’une culture exsangue.


Même les journaux traditionnellement fiables et bien informés se laissent emporter par la vague sondagière.


Nombre de jeunes journalistes, fils et filles de, naufragés de leur scolarité, rejetons de parents qui n’ont pas eu le temps de les élever, font leurs classes dans les media où ils sont entrés par piston.


Redevables de leur situation à des faveurs, ils cultivent la servilité tous azimuts : ils obéissent et écrivent ce qu’on leur dit d’écrire, satisfaits de cette passivité intellectuelle qui leur dicte questions et réponses, préférant le ragot à l’information qui nécessite temps et réflexion.


Ils sont l’autre face d’un système éducatif en fin de course. Issus de milieux favorisés, ils gangrènent de leur élégante inculture media journalistiques et télés. La réalité leur échappe totalement. Ils ne savent qu’imiter, qui se dit aussi « singer » un terme qui nous renvoie à des temps très lointains, d’avant l’histoire, d’avant les mots.


Ce type d’information qui atteint son niveau d’incompétence est de plus en plus concurrencé par les réseaux sociaux, où l’info, grande et petite, rapide et fiable, circule librement.


Une réflexion paresseuse assigne à la culture un supplément d’âme pour classes populaires, secteur peu rentable, secondaire, déconnecté de la vie économique, alors qu’il en est le cœur même, car aux connaissances acquises à l’école s’ajoutent les plaisirs inutiles dont ceux de la culture indispensables pour enchanter la vie.


Or dans la foulée des économies publiques les budgets culturels, subissent eux aussi des coupes drastiques.


En l’absence d’activités culturelles, d’éducation, de travail ou de moyens financiers la télévision apporte un dérivatif gratuit, disponible en permanence pour enrayer l’ennui. La télé transmet tout, le meilleur et le pire. A jet continu elle génère passivité et sentiment d’enfermement. Par l’isolement social qu’elle induit, elle favorise la déprime d’autant plus qu’une télévision populiste renvoie par ses films et reportages une vision du malheur et de la fatalité qui plombe toute ambition. Fiction ou réalité, la frontière est si peu étanche qu’on confond volontiers la représentation de la vie et la vie elle-même.

 


Si le pain et les jeux sont indispensables faisons en sorte que le pain soit bon et les jeux de qualité. Une culture vivante , génératrice d’échanges dans une économie rénovée par un mode de développement renouvelé, moins mondialiste, plus humain, donnera les moyens de développer des activités culturelles créatrices d’emploi et d’encourager les pratiques amateur dans les domaines artistique et sportif. Une pratique amateur aurait l’avantage supplémentaire de démontrer que derrière les paillettes il y a le travail, un plaisir à réhabiliter, et que sans travail il n’y a pas de démocratie.

 


Une école rénovée, une culture vivante, jettera aux oubliettes l’assistance, cette attitude compassionnelle archaïque comme dans les temps féodaux on pratiquait l’aumône. L’échange, qui responsabilise, y suppléera. Un système d’éducation adapté verrait sans doute la promotion d’une éthique de comportement, refusant naturellement les langages indécents, les images dégradantes des femmes dans l’espace public et les comportements masculins immatures et violents.

 


Empruntons au théâtre cette invitation lancée par Shakespeare à la fin du XVIe siècle : « Make your imaginary forces work » Faites travailler votre imagination, écrit-il en prélude à « Henry V ».

Faisons un rêve : que tous les partis qui aspirent à une France réconciliée avec ses principes républicains, s’appuyant sur des citoyens responsables s’unissent autour de la seule personne, qui allie aujourd’hui compétence et expérience pour promouvoir une société plus dynamique, plus intelligente, plus juste. Les rêves s’ils se nourrissent de réalité, se réalisent parfois et comme « nous sommes nous-mêmes la matière de nos rêves » faisons en sorte que celui d’une France réenchantée se réalise.

 

Claudine Stora

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 08:03

5814523148_c4bd0d25d5_z.jpgSégolène Royal a toujours mis l’éducation au coeur de son projet politique : « L’école est en quelque sorte la matrice de toute société » écrit-elle dans son livre Si la gauche veut des idées (p. 157)[1]. Ses multiples visites ces derniers mois dans les écoles françaises en lutte contre les suppressions de postes témoignent de cet engagement constant ; tout comme l’université populaire participative qu’elle organisait le 15 janvier 2011 au théâtre du Soleil à l’invitation d’Ariane Mnouchkine, ou sa visite d’une école lors de son récent voyage en Finlande, ou encore le texte intitulé « Rationalisation des moyens ou déraison éducative ? L’école comme moteur de la relance » publié sur son blog, le 27 mai dernier. Comme toujours, son engagement se joue à égalité sur le terrain des luttes concrètes et sur celui des idées et du projet.

 

« L’école c’est le creuset, le grand dessein de la République » (Discours de Ségolène Royal, le 8 juin 2011)

 

On ne peut pas penser l’école sans la société où elle s’insère, et il ne peut y avoir de projet éducatif sans une vision partagée de la société où nous voulons vivre, et où nous voulons que vivent les générations à venir. Bref il ne peut y avoir de projet éducatif sans projet politique structuré autour d’objectifs clairement définis et proposés aux Français. Ségolène Royal place le rétablissement des conditions de la justice sociale au cœur de son projet pour 2012. Comme elle le disait dans la récente émission « Dimanche soir politique » du 5 juin, elle veut être « une présidente équitable, et donc efficace ». Elle sait, et elle l’a répété, qu’une société où les inégalités s’accroissent est une société moins performante sur le plan économique et, inversement, que les pays qui investissent le plus dans l’école maternelle et primaire ont la meilleure réussite économique. On voit là encore que tout se tient.

 

Or, les rapports PISA successifs et le dernier rapport de la Cour des comptes révèlent que les inégalités scolaires n’ont cessé de s’accroître, et que le système scolaire français n’offre plus un service public de l’éducation digne d’une démocratie moderne. En fait, il est clair que ce creusement des inégalités à l’école, des chances de réussite selon que l’on est né dans un milieu favorisé ou pas, dans tel ou tel quartier, telle ou telle zone rurale ou périurbaine, contribuent à miner les fondements de la démocratie et de la République.

 

C’est pourquoi, pour compenser ces écarts de « capital social et culturel », et allant au-delà du projet socialiste sur cette question, Ségolène Royal préconise la scolarisation dès deux ans, la réduction des effectifs  par classe à 17 élèves et la présence d’un second adulte dans la classe quand c’est nécessaire. Cette dernière mesure a été expérimentée dans d’autres pays et a démontré son efficacité. Par ailleurs, elle milite depuis longtemps pour le renforcement du dialogue avec les parents d’élèves, pour l’aide aux parents élevant seuls leurs enfants (en grande majorité des femmes), et la création d’une école des parents dans les quartiers les plus défavorisés.

 

Redonner au métier d’enseignant tout son sens au service de la Nation et de la République

 

Il faut parallèlement que la Nation redonne aux enseignants les possibilités de faire face à la tâche difficile qui leur est confiée et leur redonne confiance dans le sens de leur engagement. Pour cela, il faut leur offrir une formation digne de ce nom, qui allie savoir disciplinaire et savoir y faire dans la classe.

 

Comme l’a fait remarquer à plusieurs reprises Ségolène Royal : « comment le métier d’enseignant pourrait-il être le seul métier qui ne s’apprend pas ? » En sacrifiant l’année de stage, le gouvernement actuel a envoyé un signal très négatif aux étudiants qui se sont massivement détournés des concours d’enseignement. Ségolène Royal sait que la question des moyens se pose et, que suite aux suppressions massives des gouvernements de droite au cours des dix dernières années, il faudra rétablir, là où il le faut, des postes d’enseignants, de surveillants, d’infirmières scolaires, de psychologues, d’enseignants spécialisés dans Réseaux d’aide spécialisés aux élèves en difficulté (RASED) ; mais elle sait aussi que l’accroissement des moyens humains et matériels ne résoudra pas tout, et elle ne manque pas de rappeler, que dans ce domaine comme dans d’autres, un euro dépensé doit être un euro utile. 

 

Il s’agit aussi de s’inspirer des expériences éducatives qui marchent ici ou ailleurs, et de laisser la place à l’imagination pédagogique. Elle a pu constater comment la Finlande, par une transformation en profondeur et au long cours de son  système éducatif, impliquant un dialogue constant avec tous ses acteurs, avait pu se hisser aux premiers rangs des nations pour la réussite scolaire de ses élèves.

 

« Mon projet présidentiel remettre l’école au cœur de tout, car c’est là que nous reconstruirons nos valeurs, l’éthique, notre volonté de vivre ensemble »[2]

 

Ségolène Royal est une des responsables politiques français qui connaît le mieux la question scolaire et éducative, sous tous ses aspects et dans toute sa complexité. Son engagement sur cette question ne s’est jamais démenti depuis qu’elle fut ministre de l’Enseignement scolaire (1997-2000) puis ministre de la Famille et de l’Enfance (2000-2001). Son approche concrète des problèmes, sa capacité à être à l’écoute de tous les acteurs concernés dans la perspective de la démocratie participative, sa conviction que c’est par l’école que nous pourrons revivifier la devise de la République et redonner aux Français confiance en l’avenir et en leurs capacités d’innovation et de création, en font la candidate la plus à même de relever ce difficile défi de l’éducation.

 

Bruno



[1] Si la gauche veut des idées, Grasset, Paris, 2008.

[2] Lors du discours de Ségolène Royal à l’Université populaire participative sur la France et la République, avec J.-P. Chevènement, le 8 juin 2011 à Paris.

 

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 16:30

230385 219335421428887 100000572914429 818097 4013780 n[1]Désirs d’avenir Paris s’est intéressé aux nouveaux indicateurs de richesse  dès 2008 grâce aux chercheurs français  du collectif FAIR : Dominique Méda, Patrick Viveret, Florence Jany Catrice, Jean Gadrey …, qui interviennent précisément dans le film INDICES de V Glenn.

 

Ce collectif identifie les graves insuffisances du PIB, auxquelles le Parti Socialiste ne s’intéressait pas encore, et promeut le caractère nécessairement démocratique et collectif du choix d’indicateurs alternatifs.


Le PIB (Produit Intérieur Brut) est un indicateur exprimé en US$ par habitant. Il est communément admis que, dans le système économique mondial, il mesure la richesse par habitant et l’évolution de la croissance en pourcentage. Mais alors qu’il ne prend en compte ni le développement humain, ni la qualité de l’environnement, ni la surexploitation des ressources naturelles il comptabilise la réparation des catastrophes, des guerres, des maladies, des chocs climatiques, des pollutions….


Pour nous, à Désirs d’Avenir, être socialiste aujourd’hui, c’est réduire les inégalités et protéger l’environnement pour assurer un développement humain durable. Et nous nous réjouissons que le Parti Socialiste annonce dans son projet qu’il est prêt à « arrêter de raisonner PIB ».


Depuis plus de vingt ans, le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) publie un rapport sur le développement humain qui classe les pays sur la base de différents indicateurs sociaux et économiques non monétaires. Le premier indicateur est l’IDH, indicateur de développement humain dont le principal contributeur a été Amartya Sen, prix Nobel. Cet indicateur synthétique agrège trois dimensions, la santé (vie longue et saine), éducation (accès à l’éducation et aux connaissances), niveau de vie décent (PIB par habitant en US$).


Depuis, d’autres indicateurs ont été constitués : IPF (Indicateur de Participation des Femmes), IPH (Indicateur de Pauvreté Humaine), qui s’inscrivent dans la mesure de plus en plus fine du développement durable. Mais ce développement  humain ne peut exister que dans un environnement non dégradé et respectueux des grands équilibres de la nature, que mesurent des indicateurs comme l’ EE (Empreinte Ecologique), le Bilan Carbone, etc...


Les principes de développement durable, solidarité intergénérationnelle (transmission aux jeunes générations futures) et transversalité (trois piliers, économique, social et environnemental)  doivent conduire le Parti Socialiste à définir et valider les politiques publiques en se fondant sur ces nouveaux indicateurs élaborés selon les territoires au moyen de dispositifs participatifs. Car « le rôle des indicateurs est d’aider à porter les débats dans l’arène publique, ce sont des outils pour la décision démocratique » (Amartya Sen). Et, comme le dit Stiglitz : « Ce que nous mesurons influence ce que nous faisons ».


Ces indicateurs pourraient aussi servir à valoriser l’activité sociale, solidaire non rémunérée des individus. Cette activité ainsi mesurée, serait donc perçue comme une richesse. C’est très important pour valoriser les richesses créées, par exemple, par les seniors.

 

La validation, l’adaptation participatives, locales et nationales, de ces nouveaux indicateurs seront un signe de bonne gouvernance qui, de fait devient  le  quatrième pilier à côté des piliers social, environnemental et économique de la démocratie.

 

Annick Bleugat, Lucile Bourquelot, Jean Jacques Vacher


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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 15:49

230385 219335421428887 100000572914429 818097 4013780 n[1]

Quelle France voulons-nous en 2017 ? C’est la question clé de la prochaine élection présidentielle. À cette interrogation,  Ségolène Royal apporte des réponses précises, concrètes et de grande ampleur.

 

Trois grands points me paraissent les illustrer le mieux :

 

- Sa lucidité radicale en matière économique et sociale.

 

Deux propos de notre candidate identifient bien cette position ambitieuse.

 

« L’efficacité économique dépend de la justice sociale ».

 

Comment peut-on envisager de susciter une dynamique économique crédible si l’on ne lutte pas contre les inégalités sociales qui ne cessent de croître ? Ce serait une ineptie. Seule une politique sociale équitable pourra constituer les bases d’un nouvel élan.

 

« Je suis pour un Etat très volontariste en économie ».

 

Redonner toute leur place aux pouvoirs publics dans l’orientation de l’économie est essentiel. Il ne s’agit pas de revenir à une économie administrée mais de savoir utiliser à bon escient l’outil politique. Lutter contre les spéculations financières, obliger les banques à revenir à leur métier de base, créer une banque d’investissement publique en faveur d’activités innovantes, génératrices de valeur ajoutée et d’emploi, savoir prendre des participations dans certaines entreprises, sont des initiatives politiques qui remettront l’économie dans le bons sens. Ajoutons à cela le lancement programmé d’une politique d’envergure dans les domaines de la recherche et de l’enseignement supérieur.

 

- Son choix d’une gouvernance transformée.

 

Il s’agit tout d’abord de faire participer les territoires dans les décisions nationales et de tenir compte de leurs expériences et de leur capacité de mobilisation. On ne peut plus diriger sur la base d’un jacobinisme exacerbé. Une nouvelle étape doit être franchie en matière de cogestion avec les territoires. La mise en place de la politique par la preuve passe par ce chemin.

Et puis cette gouvernance transformée ne sera viable et efficace qu’en s’appuyant sur une démocratie participative, complément indispensable de la démocratie représentative. Comment peut-on le contester à l’heure où la population est bien mieux instruite et où la complexité des problèmes à résoudre est grandissante ?


- Sa vision d’une politique internationale rééquilibrée.

 

À quand la fin de la Françafrique et de l’arrogance occidentale ? Et pourtant, la leçon d’humilité que viennent de nous donner les pays arabes devrait nous en guérir !

Une nouvelle coopération équilibrée est urgente à l’image de celle mise en place par la Région Poitou-Charentes avec celle de Fatick au Sénégal. Il faut établir et multiplier de tels partenariats équitables dans les domaines de l’éducation, de la santé et du développement économique. C’est une autre conception des relations humaines à rechercher, faite d’écoute, de modestie et de justice. Un long travail est devant nous. La fonction de Ségolène Royal, vice-présidente de l’Internationale socialiste est en cela un atout.

 

Permettez-moi une dernière remarque. Certains s’interrogent à tort sur ce qui différencie Ségolène Royal des autres candidats à la présidentielle. Ces quelques exemples, bien peu exhaustifs d’ailleurs, y répondent sans effort.

 

La « différence » Ségolène Royal est de faire le pari de cette France nouvelle !

 

Patrick Ardoin


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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 10:53

230385 219335421428887 100000572914429 818097 4013780 n[1]Nous sommes dans un contexte particulier de l’évolution du monde. La crise du politique, d’Athènes à Barcelone, sans oublier Sanaa ou Tunis apparait au grand jour. Face aux mécontentements différents selon les peuples concernés, les dirigeants paraissent incapables de faire face. Une sorte de fatalité devant la complexification et le caractère inopérant des solutions traditionnelles.

Au même moment, des échéances importantes attendent le peuple français en 2012. En effet, il nous faudra choisir, au-delà de la personne à la tête de notre pays, les conditions d’une transformation en profondeur des modes de fonctionnement de notre démocratie. Cette exigence est la même que celle exprimée par les jeunes espagnols, rejoints par leurs parents et grands-parents, depuis quelques jours. Certainement, le gouvernement ami de Jose Luis Zapatero va en subir les conséquences à travers les élections municipales pour ne pas avoir anticipé cette demande récurrente de la société civile : « nous souhaitons être gouvernés autrement ».

Sinon, comment comprendre la volonté du gouvernement français d’installer des « radars pédagogiques » autrement que par l’absence de dialogue. Nous pouvons en dire de même s’agissant de la réforme des retraites ou de celle avortée du contrat première embauche (CPE).

Il en était de même quand la gauche au pouvoir cherchait à réformer l’enseignement privé à travers la loi Savary de 1984. De plus avec pour conséquences, à chaque fois, d’opposer les citoyens entre eux et de ne pas réunir toutes les conditions de succès

 

Autrement dit, pour mener à bien les réformes indispensables à notre pays, il nous faudra changer radicalement de méthode avec une prise en compte de la participation effective de nos concitoyens aux décisions qui les concernent. Précisément, savoir comment tenir compte des demandes de la société civile.

Pourtant, nous disposons des moyens constitutionnels pour un tel fonctionnement : le Conseil économique , social et environnemental(CESV) qui « a pour mission d’apporter, en amont d’une décision publique qui ne lui appartient pas et ne doit pas lui appartenir, un éclairage nourri par l’expérience du terrain des praticiens de l’économie, du social, de la vie associative…Le CESV est cette assemblée du premier mot qui transmet à l’élu, seul en charge d’exprimer le « dernier mot » de la décision publique, la voix de la quotidienneté, l’écho de la réalité économique et sociale vécue par ses acteurs »(1).

 

Cet idéal démocratique de la participation du citoyen appelle certaine autres conditions : quelle représentativité du monde associatif, des syndicats, des experts… par rapport à la demande sociale ? Quels moyens disposent les citoyens pour la compréhension de la complexité du monde en termes d’informations, de formation ? Comment concilier intérêt général et la participation individuelle ?

C’est à l’aune de ces questions et des réponses que nous apporterons qu’il nous sera possible d’aller au devant de nos concitoyens pour un diagnostic partagé de la situation de notre pays et un choix de la société que nous voulons pour 2012.

C’est dire que tout reste à faire pour les socialistes qui ont choisi une autre méthode que celle de la démocratie participative pour élaborer leur projet. Même adopté à plus de 95%, il présente une double limite : le taux faible de participation des militants socialistes et la nécessité de le « vendre » à nos concitoyens (théorie du marché politique). Que de temps perdu depuis Reims.

 

Sauf pour Ségolène Royal qui à travers les universités participatives et les rencontres de terrain cherche cette proximité avec la réalité de la vie de nos concitoyens tout en leur donnant les moyens indispensables pour comprendre l’évolution de la France, de l’Europe ou monde. A chaque fois, elle nous invite à la nécessaire articulation du local et du global (http://www.segoleneroyal-meag.com/article-intervention-de-segolene-royal-a-la-convention-nationale-du-ps-la-nouvelle-donne-internationale-et-europeenne-samedi-dernier-vi-58647846.html), à la prise de responsabilité citoyenne, à notre capacité d’indignation, à la recherche de solutions individuelles ou collectives…à la participation à la vie de la cité.

Consciente que la participation des citoyens n’est effective que lorsque le savoir est accessible quant aux problèmes à régler, aux solutions de rechange, aux risques, sans oublier les mécanismes de prises de décision, Ségolène Royal cherche à combler ce gap qui pourrait exister entre le citoyen et le politique.

Cette morale de l’action qui dicte son parcours politique permet non seulement d’évaluer à tout instant les réformes et actions menées mais de créer les conditions de transformation notre pays sans heurts, ni conflits insurmontables.

Ce parti pris de la réforme révolutionnaire, dans le sens où l’intérêt général est rediscuté pour éviter toute situation de rente quelle qu’elle soit, va de paire avec des réformes comme le non cumul des mandats, une meilleure articulation entre le législatif et l’exécutif et un approfondissement de la décentralisation des modes de prises de décision.

Avec Ségolène Royal, relevons le défi d’une respiration démocratique au service de notre pays. Une meilleure articulation entre la démocratie représentative, la démocratie sociale dans les entreprises et d’une plus grande participation des citoyens à la vie de la cité est indispensable à la situation heurtée de la France.

Avec la force citoyenne remettons la devise républicaine à l’endroit.

 

Abdoulaye Mbengue

 

(1): Qu'est ce que le Conseil économique et social, Jacques DERMAGNE, ed : l'Arcipel ( collection: information citoyenne)

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 07:54

Photo Razak[1]"Mondialistes contre nationaux", éructe avec trop de succès Marine Le Pen... Les Français redoutent la globalisation... Au grand bonheur de l'extrême droite. D'abord parce que, comme l'a écrit Ségolène Royal, "la mondialisation a échoué". Les pays pauvres se sont appauvris tandis que dans les pays développés, la mondialisation est vécue comme une menace pour l'emploi des classes populaires et moyennes. L'ex-candidate socialiste à la Présidentielle disait à  Alain Touraine, dans Si la gauche veut des idées, en 2008 : "nous devons faire objectivement le bilan de la mondialisation à ce jour" et "notre seule option est de la faire fonctionner dans le sens de l'intérêt général".

Comment faire de la mondialisation un atout pour un développement économique harmonieux,  une source d'enrichissement pour tous les peuples avec au coeur l'épanouissement de la personne humaine? Tel est l'enjeu, rien de moins.

1989 : la dite "fin des idéologies" avec l'effondremement du bloc soviétique débouchait en fait sur le consensus néolibéral de Washington... L'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), la Banque Mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) imposaient une stricte discipline budgétaire, le désendettement et la déflation à tout prix, la libéralisation du commerce, l'abaissement des taxes douanières, la facilitation de l'entrée de capitaux étrangers, des privatisations tous azimuts et des politiques antisociales de rigueur. C'est ainsi que le FMI, avec le Trésor américain, obtint la calamiteuse privatisation de la Sécurité sociale en Argentine. C'est ainsi que son Directeur général, Dominique Strauss-Kahn, salua les réformes libérales en Tunisie 2 ans avant la révolution puis se félicita de la suppression de l'âge légal de la retraite à 60 ans en France. Les aides accordées par le FMI sont en effet toujours conditionnées à des "ajusements structurels" prévoyant la réduction du budget des Etats et donc la saignée des services publics sanitaires, éducatifs, d'aménagement du territoire, etc.

Les pays du Sud sont les premières victimes de ce que Ségolène Royal appelle "les désordres du libéralisme". Les firmes multinationales cherchent à maximiser leurs profits en s'alimentant en matières premières au Sud. La recherche de l'avantage compétitif a condamné des régions entières à une hyper-spécialisation artificielle. Les productions locales disparaissent, les savoir-faire et les solidarités traditionnelles aussi, le potentiel éco-industriel de la croissance verte reste lettre morte. Désindustrialisation massive, délocalisations, développement inégalitaire de l'économie de la connaissance et du secteur tertiaire, course à la consommation dans les pays dits développés, production manufacturière et exploitation des travailleurs en Asie, exploitation des matières premières en Afrique : toujours plus d'inégalités ici, d'écarts salariaux béants là, de chômage et de pauvreté, de misère ailleurs, d'exploitation et de pillage, de gaspillage et de pollution. Les grandes puissances font preuve d'un protectionnisme implacable face aux pays du Sud.

En outre, la financiarisation du capitalisme a déconnecté la finance de l'économie réelle, la recherche du profit immédiat à l'intérieur d'une bulle spéculative tentaculaire fait prévaloir les intérêts boursiers sur la valeur travail. En 1996, dans La vérité d'une femme, Ségolène Royal s'indignait déjà : "peut-on, par exemple, accepter plus longtemps le cynisme de la logique boursière, récemment illustrée par cette action Moulinex qui monte de 21% dès que la suppression de 2600 emplois est annoncée?". Les "licenciements boursiers" sont légion tandis que les délocalisations se multiplient, la main-d'oeuvre exploitée dans les pays pauvres promettant d'augmenter encore les profits et donc, les dividendes des actionnaires. Après le Mexique, la Russie, l'Asie du Sud-Est, c'est des Etats-Unis d'Amérique que la dangerosité de ce système apparaît dans toute sa perversité. En 2008, la crise des prêts hypothécaires – subprimes – a jeté à la rue des milliers d'Américains endettés tandis que les banques en faillite étaient partout renflouées par les contribuables. "Cette crise, déclarait Ségolène Royal à Athènes, est [...] une preuve de l'échec de la régulation par elle-même". Et pourtant, en France notablement, les règles du jeu n'ont pas changé et les grands dirigeants des banques et autres traders, comme les grands patrons, continuent de s'engraisser en jouant l'argent ou le labeur des plus modestes d'entre nous...

Les calculs abstraits des experts-économistes enfermés dans leurs laboratoires ont en vérité des effets humains, sociaux et politiques dévastateurs. Les "révolutions arabes" ont un terreau social évident. Etre diplomé et au chômage pendant des années est devenu courant. Les contrées les plus pauvres se sont appauvries, les infrastructures économiques ou technologiques dont elles auraient besoin ne s'érigent pas, faute d'argent public et les portes du marché occidental leur demeurent fermées trop souvent. Le scandale du prix des médicaments est peut-être l'illustration la plus cruelle de l'immoralité de laboratoires en quête de profits juteux. La stabilité géopolitique de régions entières peut même être remise en cause, tant par le règne d'intérêts prédateurs que par le maintien de conditions de "survie" intolérables. Les "migrations de la misère" en sont la conséquence évidente. Tout comme la montée des fanatismes politico-religieux.

Au Nord, en Europe et en France, la crise économique a été accélérée par la dernière crise financière et accompagnée par les mesures de la droite au pouvoir. Elle provoque des dégâts sociaux incommensurables. La misère de masse se répand, les classes moyennes dégringolent, l'angoisse monte et les frustrations concomitantes d'une société de consommation éhontée provoquent une indéniable montée du nihilisme et des violences. Le chômage structurel n'est absolument pas combattu par le gouvernement. Selon l'Observatoire des inégalités, entre 1996 et 2006, les 10% des salariés les moins bien payés avaient gagné 131 euros de plus, les 0,1% les mieux rémunéré 5426... Une société oligarchique semble se mettre en place. Le monde du travail, régi par les standards post-fordistes, par les fluxs tendus et la maximisation des profits est devenu source d'isolement et de souffrance de masse.

En conformité avec les dogmes néolibéraux de la mondialisation, les services publics sont, en pleine crise, saignés à vif. Les droits sociaux reculent, la privatisation de la Sécurité sociale est commencée tandis que le code du travail est détricoté... Partout, hormis chez les plus fortunés, la colère et le désespoir grondent. Les politiques de droite et la contamination de la social-démocratie par la greffe néolibérale, dixit Jacques Julliard, favorisent l'extrême-droite en Europe. La mondialisation semble se faire contre les peuples et le manque de radicalité des gauches de gouvernement conduit au vote protestatire ou à l'abstention. L'absence de transparence relative aux politiques économiques mondiales, décidées dans des cénacles internationaux opaques, vient s'ajouter à l'arrogance des dits "spécialistes" aujourd'hui au pouvoir. Ceux qui promettent tout et n'importe quoi avant d'expliquer qu'il faut accepter les "lois de l'économie" comme des fatalités naturelles. Le refus de Nicolas Sarkozy de procéder à un nouveau référendum remplaçant le Traité pour une Constitution pour l'Europe, rejeté en 2004, et son choix d'imposer un Traité dit simplifié mais quasiment identique, sont emblématiques de ce mépis pour le peuple.

 

Alors comment politiser, démocratiser et donc humaniser la mondialisation?

 Comment avancer vers des politiques de civilisation respectant la planète, à l'heure où le Japon connaît une catastrophe nucléaire d'une ampleur inégalée? Comment orienter la mondialisation vers l'intérêt général au-dessus des intérêts privés, claniques, oligarchiques? Tels sont les défis que Ségolène Royal est prête à relever. "Contre ce droit inventé par ceux qui s'opposent à l'intervention de l'Etat [...] il y a un autre système, c'est celui du droit des citoyens, imposé par des normes réglementaires", affirmait-elle à la veille du G 20 de 2009. Seule la réhabilitation de la puissance publique et citoyenne, seul le recours à l'Etat stratège, préventif et citoyen permettront d'ériger un "ordre  mondial juste", en imposant par la loi un frein aux désordres du néolibéralisme mais aussi en révolutionnant la notion de croissance, en l'orientant vers l'après-pétrole, le post-nucléaire ou encore l'économie solidaire. Les discours lénifiants sur la "moralisation du capitalisme" doivent laisser place à une véritable révolution des institutions mondiales. De nouveaux "indicateurs de développement humain" remplaceront enfin l'archaïque PIB indifférent aux normes sociales, environnementales et éducatives qui font pourtant aussi la richesse d'une société.

Pionnière, Ségolène Royal appelait de ses voeux, en 1996, la création d'un "Conseil de sûreté du commerce mondial". Il faudra en fait intégrer dans les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) le respect des normes sociales et environnementales", l'humain, le social et la social-écologie devant, à la source, orienter la croissance et les échanges commerciaux. Il faudra encourager une nouvelle économie en circuits courts, où producteurs et consommateurs d'une même région – pensons à la question des produits laitiers par exemple – garantissent une autosuffisance alimentaire en même temps que l'écoulement de leurs produits sans passer forcément par les grands trusts mondiaux. De même, comme Ségolène Royal réclame la régionalisation des aides publiques européennes en matière de développement économique, d'emploi et de formation professionnelle, il faudra imposer le conditionnement de ces aides et des exonérations fiscales accordées aux entreprises à de nouveaux critères sociaux, environnementaux, éducatifs et humains   – c'est déjà le cas en Poitou-Charentes.

Une Organisation mondiale de l'environnement  veillera en toute transparence à l'état de la planète, réconcililant enfin la "croissance" avec le respect de la nature. La gestion des taxes douanières devra elle aussi répondre à ces critères afin que les fractures Nord-Sud ou Ouest-Sud-Est soient réduites. Une Politique agricole commune mondiale veillera à intégrer harmonieusement les régions agricoles des pays en voie de développement. Il en va de la résorbtion du gaspillage d'un côté, de la misère voire de la disette de l'autre. L'enjeu est aussi de prévenir tout risque de crise alimentaire.

De même, le FMI et la Banque mondiale devront devenir "des instruments au service du développement humain". Mettre fin aux funestes politiques de rigueur et au contraire créer une "Banque mondiale de l'investissement" permettraient de remettre la finance au service de l'économie réelle et donc d'un travail reconsidéré à sa juste valeur. Au niveau national, les prêts d'une Banque nationale d'investissement seront orientés vers les PPE, les PME, les entreprises stratégiques, innovantes et respectueuses de normes sociales et environnementales.  Comme l'a relevé Ségolène Royal dans Obama, Lula, Forum social, dix leçons convergentes, le système bancaire doit être remodelé. Les tarifications bancaires seront ajustées, à commencer par l'annualisation des agios. Les missions de dépôt et d'investissement dans l'économie réelle seront découplées des activités spéculatives. Des règles prudentielles strictes seront mises en place, les intérêts d'emprunts encadrés pour lutter contre le surendettement, le micro-crédit social gratuit sera développé. Un système bancaire universel permettra d'en finir avec l'exclusion des plus pauvres. Pour cela, il aurait fallu procéder lors de la crise à la nationalisation partielle des banques comme à l'intégration aux commandes de représentants des usagers, au lieu de dégoiser sur une chimérique "moralisation de la finance". Faire participer la finance au bien commun demandera une juste taxation des fluxs financiers avec une répartition juste et un réinvestissement  stratégiques des recettes ainsi engrangées. Ségolène Royal interdira les licenciements boursiers. L'argent qui dort dans les paradis fiscaux ne dormira plus longtemps !

Les nouvelles institutions mondiales au service de l'humain définiront, avec les Etats, les associations ou fédérations d'Etats – imaginons des Etats-Unis d'Europe en paix économique ! -, avec les ONG, les entreprises, les syndicats, les associations et les citoyens concernés, "des biens publics mondiaux" auxquels tous auront droit. Sanctuariser l'air non pollué, l'eau, l'environnement, la santé, l'éducation, l'hygiène, la protection de l'enfance et de toutes les formes de solidarités familiales, la justice, "tout ce qui est lié à la vie humaine", serait le prélude d'une politique de civilisation responsable. Des secteurs productifs entiers doivent être considérés comme non marchandisables : pensons à la prise en charge de maladies comme le sida, à la décontamination des sols, au traitement des eaux, au recyclage des déchets, etc.

Le Forum social de Belém en 2009, celui de Dakar cette année démontrent, nous dit Ségolène Royal, que des milliers de citoyens venus de plus de cent pays différents ont soif de participer à l'élaboration de ces grands chantiers. Comme à l'échelle d'une région ou d'un Etat, tel le Brésil, la démocratie participative, alliant local et global, peut être le moyen de passer enfin de la seule mondialisation économique à la mondialisation politique et citoyenne. Une planification participative des investissements régionaux prioritaires devra permettre de revigorer, au plus près du tissu productif et des bassins d'emplois, les économies locales, régionales, le tout dans la dynamique d'une politique éco-industrielle nationale, continentale voire internationale. De même, les co-partenariats régionaux, infra-étatiques, échappant à la corruption ou aux lenteurs bureaucratiques des Etats, devront se multiplier à travers le monde, dans une logique égalitaire, "donnant-donnant". A chaque fois, l'intérêt général prévaudra sur les intérêts particuliers ou claniques.

La prévention des conflits liés à l'exploitation des ressources naturelles – on sait que l'eau est déjà un enjeu géopolitique majeur – sera aussi au coeur des actions, des décisions et des politiques de ces nouvelles organisations garantes d'une "chose publique mondiale".

Ces grands chantiers d'avenir que Ségolène Royal a ouverts dans sa Région - pensons au partenariat agro-éco-industiel noué entre le Poitou-Charentes et la région sénégalaise de Fatik - au plan national, comme ministre de l'Environnemnt, au plan international à la vice-Présidence de l'Internationale socialiste, tous ces chantiers doivent être d'urgence accélérés. Dans un monde multipolaire et désoccidentalisé, des Etats-Unis d'Europe doivent se constituer pour compter et agir de concert comme partenaires de l'Afrique, de l'Inde, des Etats-Unis et de toutes les autres "régions-monde". Il en va de la lutte pour la dignité humaine et pour l'égalité des droits et des devoirs, de la réconciliation des peuples, de la lutte contre les tentations xénophobes ou protectionnistes, de la paix aussi. Il s'agit de saisir, à l'heure d'Internet, les formidables opportunités d'une alter-mondialisation respectueuse de nos précieuses ressources naturelles. Il en va d'un co-développement humain, économique et social harmonieux, plus fort parce que plus juste, dans le respect de chacun et des autres. Il en va de l'affiliation des plus pauvres – populations et pays - à une mondialisation politique, démocratique et citoyenne. En 2012, avec Ségolène Royal, les Français n'auront plus peur d'une mondialisation qui deviendra, au lieu d'une menace, un atout.

Tel est le défi d'un "ordre mondial et internationl juste" et d'une mondialisation citoyenne !

 

José-Raphaël Lévy-Cochaud

 

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 20:40

Photo Razak[1]C’est replacer la démocratie sur son socle environnemental, mais aussi reconnaître que les problèmes humains posés par les crises environnementales relèvent de l’inégalité sociale et ne peuvent donc être résolus que démocratiquement, et d’abord au niveau des territoires..

Car la dimension sociale du risque environnemental  apparaît désormais clairement. Parce qu’ils combinent la vulnérabilité à l’alea, les risques environnementaux se superposent de plus en plus nettement aux inégalités de revenu, générant une véritable inégalité environnementale. Caractère désormais mondial des sociétés riches comme des sociétés pauvres, l’inégalité environnementale est bien documentée dans l’ouvrage d’Eric Laurent «  Social-écologie » (Paris, Flammarion, 2011).

Par inégalité environnementale, il faut entendre certes exposition aux risques naturels, technologiques, industriels ou sanitaires , mais évidemment aussi  exposition aux nuisances ordinaires : bruit et pollution, accès insuffisant aux ressources de l’urbanité et à un cadre de vie de qualité, et enfin capacité faible ou inexistante pour les groupes concernés à agir sur l’environnement et à interpeller la puissance publique ou les décideurs privés pour qu’ils le fassent.

Ainsi se dessine une double forme d’inégalité environnementale, celle quotidienne qui est inscrite dans les conditions ordinaires de la vie des pauvres et celle qui explose avec chaque crise environnementale. Si le combat contre la première forme d’inégalité est clairement social, en revanche il est moins habituel de considérer qu’une politique sociale démocratique constitue le meilleur instrument de prévention et de réparation des risques environnementaux.

Car il est facile de dire que la politique n’est pour rien dans les tremblements de terre . Mais le coùt des crises environnementales des dernières décennies découle, directement ou indirectement, de la décision humaine. Effets directs : les accidents  des entreprises industrielles telles que la centrale nucléaire de Tchernobyl, les usines d’Union Carbide à Bhopal ou d’AZT à Toulouse, effets indirects : des phénomènes naturels tels que le tsunami de Fukushima, le séisme chinois de 2006, celui d’Haîti en 2010, l’ouragan Katrina de la Nouvelle-Orléans ou de Tuscaloosa hier, ou encore la canicule européenne de 2003. Certains diront que la canicule a quelque chose à voir avec le réchauffement climatique, en revanche séismes et tsunamis sont de toute évidence an-historiques. Mais dans tous les cas, les conséquences humanitaires de ces crises environnementales sont largement imputables aux décisions humaines d’évaluation du risque.

Implanter des centrales nucléaires dans des régions à haute activité sismique, bâtir en négligeant les normes para-sismiques, économiser sur l’entretien des digues,  dans des pays où règne la corruption des décideurs, laisser  des populations démunies et désinformées s’entasser à proximité d’activités potentiellement dangereuses, c’est préparer les catastrophes humanitaires que nous vivons désormais.

Au-delà de l’impéritie ou de la corruption des gouvernements locaux, au-delà de la soif de profit des grandes entreprises, au-delà donc de déficiences des décideurs somme toute plutôt courantes quand un contrôle démocratique ne s’exerce pas, l’enquête sociologique nous apporte chaque fois la même information : les victimes ne sont pas également réparties dans la société. Ceux qui souffrent, ce sont majoritairement les pauvres, ceux qui n’ont pas les moyens de vivre ailleurs ou de se loger autrement, et ceux qui sont isolés, exclus des réseaux de sociabilité et d’influence . Les survivants, ce sont les détenteurs d’un capital économique , culturel ou social leur permettant de vivre à l’abri, de concevoir ou de financer des systèmes privés de protection, ou encore de mobiliser les décideurs au service de leurs intérêts. L’inégalité des sociétés  se retrouve dans chaque catastrophe, que les effets destructeurs de celle-ci soient directement ou indirectement liées à des décisions humaines.

Comment lutter contre cette forme d’inégalité aggravée par la marchandisation du monde?

Là où la responsabilité du politique prend toute sa dimension, c’est lorsqu’il s’agit de passer de la notion de danger objectif  ou de danger perçu par les populations locales concernées, c’est-à-dire de passer de l’information,  à l’évaluation du risque. Celle-ci  appellera peut-être des choix d’intérêt général , mais elle appelle d’abord des décisions politiques immédiates qui ne peuvent être prises que sur le terrain. Ici encore, et même dans les pays qui bénéficient de régimes démocratiques, comme le Japon ou les Etats de l’Union Européenne, l’Etat, communément appelé Etat-providence, s’est montré incapable ou peu désireuxd’effectuer ce calcul du risque : information tardive, approximative ,parcellaire ou peu objective , et finalement  manque de réactivité de la  structure technocratique centralisée de la décision (rappelez-vous la canicule: c’était l’été, des tas de congés d’été paralysaient la courroie de la décision, qui ne pouvait être que centrale, de mettre des moyens à disposition des urgences qui ne pouvaient, être elles,  que locales).

C’est pourquoi la démocratie environnementale doit s’enraciner dans la démocratie locale participative parce que celle-ci est riche de l’expertise quotidienne des citoyens et parce que c’est au niveau local que les transformations du monde se lisent le plus clairement là où surgissent les périls.

A partir de l’expertise citoyenne des territoires, démasquons l’inégalité environnementale . Relevons le  défi de la démocratie environnementale participative avec Ségolène Royal en 2012.

Lucile Bourquelot

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 14:25

Photo Razak[1] "La crise économique et financière qui a ébranlé le monde en 2008 n'a pas affaibli la domination des schémas de pensée qui orientent les politiques économiques depuis trente ans. Le pouvoir de la finance n'est pas remis en cause. Aux USA, en Europe, au contraire, les Etats remettent à la tête des autorités financières ceux-la mêmes qui, par idéologie et par aveuglement, plongent le monde dans une  crise financière et économique qu'il n'avait pas connu depuis 1929.

 

 Sont toujours nommés à la tête de ces autorités des dirigeants qui sont à l'origine de la crise et qui estiment nuisibles à une supposée efficience des marchés toute  réglementation financière. Ils autorisent de ce fait les banques à mêler à leur fonction traditionnelle de soutien à l'économie,  celle de spéculer sur des produits à haut risque et à envahir le monde de produits «toxiques».

 En 1999 a été abrogé aux USA le Glass-Steagall Act, qui avait imposé la séparation des banques  de dépôt et des banques d'affaires dont la conséquence fut de créer des banques d'un gigantisme tel que les états ne puissent les laisser faire faillite malgré leurs erreurs et soient contraints de les renflouer par les contribuables!

 En France, il s'en est fallu de peu que Sarkozy autorise les prêts hypothécaires en 2007 et nous devons à la crise, par un curieux concours des circonstances,  qu'il ne soit pas passé à l'acte!

 Les conséquences de cette dérégulation  sont des bulles d'origine spéculatives qui, lorsqu'elles crèvent entrainent des baisses  de l'activité économique lesquelles produisent la baisse des recettes des états. Ces mêmes autorités financières avec l'aide des agences de notation  demandent alors aux Etats d'appliquer des programmes d'austérité afin de réduire leurs déficits. Réduire les dépenses publiques, privatiser les services publics, réduire la fiscalité des plus riches et des entreprises, flexibiliser le marché du travail,  réduire les salaires, libéraliser le commerce participent au cortège des mesures imposées. Les prestations sociales, de la Grèce au Portugal en passant par la France  sont en voie d'être gravement amputées alors que se profile le spectre d'un chômage et d'une précarité persistants favorisant la montée des extrêmismes qui mettent les démocraties en péril.

Les institutions internationales (FMI, BCE...) et des agences de notation continuent d'appliquer avec une vigueur renouvelée des programmes de réformes et d'ajustements structurels qui ont dans le passé montré leur incapacité à décroître l'instabilité économique et les inégalités sociales.

 

Dans son dernier ouvrage «Le triomphe de la cupidité» écrit en 2010, Joseph E Stiglitz, prix Nobel en 2001, montre comment B.Obama, n'a pas pu résister aux pressions des lobbies et a conservé parmi ses conseillers financiers ceux-la même qui du temps de Bush ont plongé les USA puis le monde dans une crise inextricable. Il écrit : «...il est pratiquement certain que les échecs des administrations Bush et Obama compteront parmi les erreurs les plus coûteuses de tous les gouvernements démocratiques modernes». Nous avons appris en fin avril 2012 que le déficit  des USA atteint le chiffre record de 15000 milliards de dollars...

Au moment où ces lignes sont écrites en Europe, le Président de la République N.Sarkozy et la Chancelière allemande A.Merkel proposent un «pacte de compétitivité» inacceptable aux Etats membres de l'Union. Il demande à l'Europe toute entière d'entériner sans nuances les principes néo-libéraux de politique économique dans tous les domaines: inscription de l'équilibre budgétaire dans la constitution, désindexation des salaires sur les prix, retraite à soixante-sept ans, harmonisation de l'impôt sur les sociétés vers le moins-disant (l'Allemagne ayant déjà baissé de 8 point le taux de cet impôt). Ce pacte a déjà été condamné par l'Autriche, la Belgique, l'Espagne, l'Irlande, le Luxembourg, la Pologne et le Portugal. Il a été fermement dénoncé par John Monks, Président de la Confédération européenne des syndicats et Poul Nyrup Rasmussen, Président du Parti socialiste européen». (Mediapart, 2 mai 2011)

 

Parallélement, Nicolas Sarkozy n'hésite pas accorder son soutien à  Mario Draghi dans la course à la succession de Jean Claude Trichet pour la présidence de la Banque centrale européenne (BCE). Or  Mario Draghi  qui a été directeur du Trésor, et enseignât à la Banque mondiale, ne fut-il pas de 2001 à 2005 vice-président en Europe de la banque d’affaires Goldman Sachs laquelle a aidé en 2001 et 2002, la Grèce à dissimuler plusieurs dizaines de milliards d’euros d’emprunts d’Etat ?

Ses explications sont attendues avec impatience par le parlement européen, où siègent les Grecs assez remontés contre la banque d’affaires américaine, puisque ces opérations menées en complicité avec le parti de droite au pouvoir à l'époque a conduit la Grèce tout droit dans la nasse actuelle et son cortège de chômage et de privations.     

 Cette même Grèce que l'Europe s'est résolue à aider en lui accordant des prêts (à taux élevé) via le FMI afin de l'obliger à accepter les mesures d'austérité que l'on sait..

 

Des solutions ?

 Rares sont les voix en Europe qui s'élèvent contre cette pensée unique qui désespère les peuples et enrichit les plus riches.

Parmi celles-ci, nous citerons celle de Ségolène Royal  à Athènes qui, en octobre 2008, devant une assemblée de l'Internationale Socialiste a prononcé un long discours décrivant une analyse pointue de la situation mondiale et dégageant des perspectives d'avenir. Ce discours n'a  malheureusement n'a pas été relayé par les médias français.

Elle  disait: «l'heure pour la gauche n'est plus aux diagnostics tièdes, ni aux appréciations timorées, mais à la lucidité radicale et à la proposition d'un autre système.».... «On a vu des banques provoquer le surendettement de millions de foyer dans le monde ; on les voit maintenant fermer irrationellement le robinet du crédit aux petites et moyennes entreprises, plongeant nos économies dans la crise. Alors oui, il est temps enfin d'ouvrir les yeux et d'agir. Des acteurs privés, non contrôlés, détournant les règles peuvent conduire le monde au bord du gouffre: cela n'est pas acceptable!» Et d'ajouter:«...L'Union européenne doit se doter d'une véritable politique financière commune. Il nous faut la création d'un fonds d'intervention commun aux membres de la zone euro (....) Mais cette intervention doit être conditionnée: il faut revoir de fond en comble les règles prudentielles, minimiser la possibilité de sortir les créances des bilans des banques par le procédé de titrisation; il faut assujettir les fonds spéculatifs aux règles de solvabilité bancaires; il faut créer de nouveaux mécanismes d'évaluation, avec une agence publique européenne de notation; il faut également interdire les bonus non assujettis à l'impôt sur le revenu; et puis surtout lutter contre les paradis fiscaux en refusant l'accès au territoire européen aux fonds ayant leur siège social social dans de tels paradis.»

Nous retrouvons là nombre de ces propositions dans le projet socialiste 2012 du PS et qui sont le préalable à une autre économie plus respectueuse de la nature.

Restera à les appliquer au niveau de l'état et à avoir la volonté et l'énergie de créer au niveau européen, voire mondial les consensus nécessaires pour vaincre la puissance des lobbies financiers.

Il nous faut pour cela mettre à la tête des états européens - et nous pensons ici particulièrement à la France et à l'Allemagne - des personnalités  avisées, pugnaces et courageuses et dont les esprits n'ont pas été imprégnés par le système néolibéral ambiant. Concernant la France, Ségolène Royal qui, sur le sujet développé ici  possède là encore une longueur d'avance, nous paraît être la femme de la situation.

 

Jean Pierre Guilbert. Mai 2011 

 

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 18:30

Photo Razak[1]Onze propositions de Ségolène Royal sont présentes parmi  les 30 retenues dans le projet du parti socialiste. Nous nous en réjouissons.
La création d’une banque publique d’investissement pour les PME-PMI, co-pilotée par les régions, est l’une d’entre elles.

Cette volonté stratégique est de toute première importance à quatre niveaux :

- Cela va permettre de disposer d’une banque qui jouera vraiment son rôle d’accompagnement économique auprès des petites et moyennes entreprises dynamiques et innovantes.

- Cela encouragera voire obligera par cette émulation et par cette volonté politique forte tous les organismes bancaires à se recentrer sur leur métier de base au détriment de leurs activités financières dangereuses.

-Par son co-pilotage avec les régions, les engagements souscrits pourront s’appuyer sur une connaissance très pragmatique du terrain et des acteurs impliqués dans les projets.

-Enfin l’innovation et entre autre celle axée sur un développement durable et économe en énergie sera au cœur des orientations suivies.

Le tissu économique des PME est essentiel. Rappelons que près de 60 % des salariés français travaillent dans des entreprises de moins de 250 personnes. Cela donne une idée de leur importance au niveau de l’activité économique et de l’emploi.

Une politique structurée est donc absolument prioritaire.

Au-delà de l’encouragement que cette banque apportera dans la création et le développement  d’activités d’avenir, cette initiative devra permettre en plus de résoudre deux grandes faiblesses chroniques de nos petites et moyennes entreprises :

- L’insuffisance de leurs capitaux propres.

- L’absence quasi-totale des banques dans le financement des besoins en  fonds de roulement.

Ces deux points paraissent un peu techniques mais il faut savoir qu’ils fragilisent les PME qui ne disposent pas de capacités d’investissement et de trésorerie valables. Cela constitue un frein terrible à la création ou au développement de nouveaux produits et services

Communiquons donc largement sur cette excellente proposition qu’est la banque publique d’investissement. Cette banque doit être la base d’une politique ambitieuse en faveur des PME/PMI.

Patrick Ardoin

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 08:30

 

Photo Razak[1]

 

Voilà qui aurait pu s’intituler aussi bien « le défi de la persévérance », voire de « l’opiniâtreté » que Jean-Marc Ayrault reconnaît à Ségolène Royal, si ce n’est que la persévérance en tant que telle ne prend tout son sens qu’au service d’une réflexion aboutie, dans une réelle cohérence politique et sociétale. L’histoire d’Heuliez est l’exemple même de cette cohérence.

Lorsqu’au mois de mars 2011 Ségolène Royal s’est rendue au Salon International de l’Auto de Genève pour présenter la Mia, voiture électrique sortie des ateliers de l’ancienne usine Heuliez, en compagnie du principal actionnaire de Mia Electric, l’entrepreneur allemand Edwin Kohl, elle et le public présent avaient sous les yeux bien plus qu’un joli moyen de transport écologique. À elle seule, cette voiture est l’aboutissement d’un ensemble de chemins que la Présidente de la région Poitou-Charentes a fait converger dans une démarche d’une cohérence qui devrait toujours être celle des grands acteurs politiques de ce pays.

Le premier défi à relever était celui du sauvetage d’une entreprise qui semblait condamnée à mettre la clef sous la porte. Il fallait préserver des emplois à un moment où fermetures et délocalisations frappaient la région Poitou-Charentes au même titre que les autres. Personne alors ne donnait cher de la peau d’Heuliez et de ceux qui y travaillaient. Mais ceux qui se gaussaient de voir Ségolène Royal se lancer dans ce combat « d’arrière-garde », la caricaturant en Jeanne d’Arc d’une cause perdue, ne voulaient pas voir qu’au défi humain et industriel s’ajoutait celui du développement écologique.  Ce qui faisait la spécificité d’Heuliez était son savoir-faire en matière de véhicules électriques nouvelle génération : son sauvetage était un objectif totalement cohérent avec la politique d’excellence environnementale menée par le Conseil régional du Poitou-Charentes.

Une politique qui se veut et se révèle radicale, qui ne consiste pas simplement à « mettre du vert » dans telle ou telle domaine économique. Soutenir Heuliez entrait dans la démarche globale qui a fait du Poitou-Charentes une des régions phares d’Europe en la matière – qu’il s’agisse des transports, de l’agriculture, des économies énergétiques, du photovoltaïque ou, préliminaire indispensable, de la formation aux « métiers verts ».

Et c’est là qu’entre en jeu la cohérence ultime de la politique par la preuve, celle qui consiste, comme disent les Anglais, à « mettre son argent là où on a sa bouche » – en d’autres termes à se donner les moyens financiers d’appliquer ses engagements. Dès 2006, la Région est intervenue pour mettre en place un dispositif de sécurisation des parcours professionnels des salariés d’Heuliez pour qu’ils puissent continuer à travailler sur les véhicules électriques sans craindre de voir les portes de l’entreprise se fermer sous leur nez du jour au lendemain. Parallèlement, la création d’Eco&Mobilité a permis de regrouper les industries locales susceptibles de participer à une filière de production de véhicules électriques utilitaires.

Puis, ayant trouvé un partenaire allemand pour travailler à la construction de la Mia Electrique, la région Poitou-Charentes a pris une initiative totalement innovante qui a consisté à entrer elle-même dans le capital de l’entreprise à hauteur de 30%. Qui plus est, à la veille du Salon de Genève, Ségolène Roya et les autres actionnaires ont décidé une augmentation de capital de 7 millions d’euros pour consolider le développement de Mia Electrique. Le 28 mars, le Conseil régional adoptait le projet de lier alimentation des véhicules électriques et énergie renouvelable, portant notamment création d'un pôle de croissance verte à Cerizay, dans les Deux-Sèvres, siège de la production de la Mia , avec pour objetctif de regrouper le développement des véhicules électriques et tous les services innovants associés.

et amorcer une nouvelle démarche pour lier alimentation des véhicules électriques et énergie renouvelable avec notamment la création d’un pôle de croissance verte à Cerizay, dans les Deux-Sèvres, siège de la production de la Mia.

Cette cohérence que Ségolène Royal sait si bien démontrer au niveau de sa région, croit-on vraiment qu’elle ne saurait pas le faire au niveau de son pays ?

Of course she can !

Laetitia de Warren

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