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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 13:40

La parole aux militants pour une démocratie participative - contribution de Paule Kodjo

 

    «On devrait, par exemple, pouvoir comprendre que les choses sont sans espoir, et cependant être décidé à les changer»

                                                                               Francis Scott Fitzgerald

 

                                     

 

Se frayer un chemin dans l’épaisseur du discours sur l’immigration pour en dévoiler les pratiques signifiantes; remonter le processus généalogique de la langue pour montrer comment s’effectue le passage du sens propre du mot « immigré » à son sens  figuré ; montrer  comment l’intégrité de ce mot précède la possibilité pour lui de contenir un espace de violence  dans la mesure où il dit plus que la réalité qu’il représente, souligner ce faisant le dynamisme inhérent à tout processus signifiant; circonscrire la pratique d’exclusion, la pratique raciale en laquelle ce discours s’accomplit, se défait en se réinscrivant indéfiniment; mettre à jour la nécessité d’un lent  travail sur le champ lexical que ce discours produit à partir de cela même qui s’est donné sous les mots et expressions de « diversité », «d’immigré», de « minorité visible», de «seuil de tolérance» et son cortège de métaphores obsédantes. Telle est la démarche amorcée ici.

   L’on comprend que l’enjeu d’une telle réflexion  consiste à retracer brièvement ce moment majeur de la transgression du sens propre de ce mot dans l’inconscient collectif, l’excès qui s’y maintient, l’enjeu  politique qui sourdement s’y produit. 

 

     Le monde s’offre d’emblée à nous comme un « univers éclaté». Dans cet éclatement, pluralité de cultures, s’implante un ordre hiérarchique dont l’établissement est inséparable de celui des systèmes de places au sein desquels l’identité de chacun est délimitée et jamais perçue dans ce qu’elle a d’illimité ou d’incomparable.

 L’on sait la portée historique et décisive de la Conférence de Berlin qui le 26 février 1885 fixa les grandes lignes de partage du continent noir entre les grandes puissances afin de mettre fin, ou du moins de maîtriser les rivalités relatives aux richesses humaines et naturelles africaines entre nations européennes. Ce faisant, elle scellait  le destin des peuples d’Afrique.

En cela la conférence de Berlin a été constitutive de la reconfiguration géopolitique, linguistique, psychique des pays colonisés. Du coup, les comportements ne peuvent échapper à l’exigence d’une idéologie qui intervient comme ce au nom de quoi s’effectue la mise en place. En même temps, se fait jour une image de «l’Autre» véhiculée dans les discours et les mots  qui ont contribué à renforcer et à propager cette idéologie.

La littérature romanesque de la période coloniale  bien  que marginale dans la littérature française contemporaine, a été depuis la deuxième moitié du dix-neuvième siècle, période de l’expansion coloniale, le creuset où se sont progressivement cristallisées les images stéréotypées  des anciennes colonies et du colonisé. Elles font partie à la veille de la deuxième guerre mondiale de l’imaginaire collectif occidental. Cette littérature joue en France un rôle déterminant dans l’élaboration et la diffusion de l’image du colonisé.

Portées à l’écran ces images ont validé, légitimé de tels stéréotypes. Corrélativement s’instaure un langage avec son cortège de mots, supports de l’idéologie dominante.

     De nombreuses mutations ponctuent et structurent aujourd’hui l’évolution des sociétés. L’évolution liée à l’émergence du culturel et de l’interculturel rend crucial le problème de l’immigration. L’intrusion et la reconnaissance du culturel dans les rapports sociaux, politiques et économiques, la revendication du «droit à la différence», constituent en effet une véritable onde de choc dans les pratiques sociales et les discours politiques dont le thème récurrent est celui de l’immigration.

 

   Le mot «immigration» recouvre non seulement une diversité dans ses champs d’application, mais aussi et surtout une multiplicité d’orientations. Cette pluralité s’accompagne d’une certaine ambiguïté  terminologique.

     L’analyse de la nature du signe linguistique (ici le mot)  met à jour les deux faces qui le constituent à savoir le: « signifié », l’idée que l’on veut exprimer ou le « concept », et  le « signifiant », disons le matériau, l’outil dont on se sert pour exprimer cette idée. Signifiant et signifié constituent les deux faces du signe linguistique.. Le signe linguistique a donc pour caractère d’être arbitraire en ce qu’il n’existe aucun  rapport naturel, aucune parenté naturelle,  « essentiel » entre le signifiant et le signifié.

 

    Extrait du champ polémique ordinaire, en tant qu’instrument conceptuel, le signe linguistique, le mot «immigration» dans son sens propre signifie l’entrée l’établissement temporaire ou définitif dans un pays de personnes non autochtones. Le mot immigré dans sa première acception désigne ainsi celui qui est établi dans un pays par immigration. Il  a  donc une fonction proprement linguistique.

C’est dire que l’on a affaire à une articulation de syllabes qui désigne une réalité: le fait de personnes quittant leur pays pour un pays étranger. L’on voit en effet, que la fonction linguistique ne se trouve en rien commandée par la signification qu’une pensée veut exprimer à l’aide de ce terme.

 

    Progressivement, en fonction de la provenance des flux migratoires, la neutralité du mot «immigré» s’estompe de plus en plus. Il s’épaissit de charges connotatives accompagnant les usages ordinaires du terme.

  A coté d’immigrés d’origine européenne, des Africains, des Maghrébins, des Croates, des Asiatiques etc. sont arrivés en France, porteurs de leur culture face à la civilisation européenne. Le contact non plus sur le sol d’origine de l’immigré  mais sur le sol de France, entraîne une mise en relief des différences existant entre les différentes civilisations.

  Le signifiant «immigré» semble désormais constituer l’espace dans lequel l’idéologie prend ses droits tout en se masquant, se dissimule en étendant ses pouvoirs. Ainsi, de conventionnel, d’arbitraire qu’il était (arbitraire, on l’a vu, au sens où le signe n’établit pas de rapport  naturel avec la chose à laquelle il renvoie), le signifiant « immigré »  change de signifié et  se charge non plus de sens, mais de signification, il devient symbole.

Il n’est pas sans intérêt de rappeler que le mot «symbole » s’est enrichi à partir de l’image-mère de l’objet brisé en deux et dont les moitiés servaient de signe de reconnaissance entre deux personnes, entre deux contractants. Le mot «immigré» et l’être ne sont plus désormais que deux moitiés d’une même réalité se confondant dans l’indifférenciation. C’est dire qu’il existe désormais un rapport d’inhérence entre le mot et la réalité qu’il représente. Le mot « immigré » dit désormais, l’être, l’essence. Il devient  l’identité, le nom propre .de  l’objet d’une telle attribution. En cela réside la violence  contenue dans ce mot.

 

    Etant envisagé dans sa dimension sociale, il faut bien constater que l’usage associe par un consentement  tacite certains mots ou sons à certaines idées, et limite de la sorte la signification du mot. Ainsi l’usage fixe la signification du nom «immigré», c’est  là le fait  négatif car avec cette notion d’usage  vont  s’introduire toutes les fluctuations qui sont à l’origine de la confusion du sens figuré et du sens propre. La signification contenue dans ce terme est celle-là même qui était déjà contenue dans le mot «colonisé ».

Ce n’est qu’au nom d’une identité toujours déjà donnée, que se justifie la diversité des noms par lesquels on désigne l’immigré l’enfermant dans le vide de l’identité. Le mot «immigré» devient la demeure de l’être.

Nom mythique il dit une réalité utopique et uchronique.

- utopique parce qu’exprimant une réalité imaginaire qui se situe en  dehors de tout lieu précis, la couleur de l’épiderme constituant à elle seule le lieu symbolique, le lieu vide de toute identité, le lieu de bannissement. La cohérence de ce discours s’incarne dans l’expression « minorité visible ».

On lit souvent dans des textes officiels des titres de paragraphe comme celui-ci: «Scolarisation des enfants d’origine immigrée». Il n’est pas sans intérêt de souligner qu’un grand nombre de ceux que l’on désigne par ce mot sont des Français dont certains le sont avant Nice et la Savoie. A l’évidence, l’idée exprimée par ce mot  trouve son origine dans une idéologie où le signe devient transparent à lui-même.

-uchronique,  parce que consommant l’anhistoricité de l’immigré. En effet la multiplicité des noms par lesquels on  le désigne dans la mesure où elle n’exprime pas son évolution (puisqu’elle met en relief le « même » sous le changement, n’est que l’expression des différentes périodes de l’histoire qui se sont succédé et qui ont contribué à fonder  l’image.

Ce n’est qu’au nom d’une identité toujours déjà donnée, hors question en quelque sorte, comme antécédent nécessaire de toute attribution que se justifie la diversité des mots ou expressions qui enferment l’immigré dans le vide de l’identité. C’est ce qu’exprime remarquablement la diversité des noms ou expressions qui marquent un point de non retour, la fixation dans l’éternité du moment historique de la sujétion. Ils ne sont qu’une variation, perpétuelle métamorphose dans l’élément de l’identité, chacun des noms étant la métaphore de l’autre.

 

     Le discours sur l’immigration se trouve ainsi prisonnier d’une ambiguïté où la différence se dédouble d’une part, en aliénation; d’autre part, en altérité.

Pour donner un sens à la définition lexicale de l’altérité comme «caractère de ce qui est autre», il faut, à l’évidence, mettre en jeu une double opposition :

- d’une part l’opposition entre identité et altérité, c’est-à-dire entre le même et l’autre, qui permet de saisir l’altérité en tant que différence et non en tant que contradiction radicale, comme dans le cas de toute « minorité invisible ».

- d’autre part, l’opposition cette fois de l’autre à l’autre qui met en cause l’origine de la différence comme dualité, comme rupture.

L’ambiguïté du comportement à l’égard des flux migratoires européens et extra-européens met en jeu cette double opposition.

L’idée de différence introduite ici, prend, à l’évidence, un sens distinct dans ces deux types de système. S’agissant de l’immigration européenne, l’occidental constitue un genre au sein duquel l’altérité n’exclut  pas l’identité, A la séparation, on substitue un système réglé de différences et de ressemblances: chaque élément du genre est à la fois identique à soi et différent  des autres, c’est-à-dire aussi, semblable aux autres. L’altérité comme différence n’est pas ici la négation.

Au contraire, dans le cas de l’immigration d’origine extra-européenne dite « minorité visible », tout se passe comme si le non-européen constituait un corps étranger qui justifie la distance.

Ainsi l’altérité dans les rapports sociaux sera vécue différemment selon qu’il s’agit de l’autre – occidental ou de l’autre non - occidental.

Le présupposé de base en est que les cultures européennes sont d’égale valeur. Dans ce cas, la différence se déploie dans une égalité «essentielle» qui trouve son fondement dans une culture identique; elle est toute formelle. Dans l’autre cas, celui  du non-occidental, elle devient factuelle, biologique. Il ne saurait y avoir d’identification  possible.

Comme ce ne sont jamais des cultures qui sont mises en contact, mais des individus, l’immigré est l’Autre. La difficulté inhérente au problème de l’Identité Nationale est de parvenir à voir dans cet  Autre vraiment Autre, un autre soi-même.

Dans la relation intereuropéenne, au-delà de l’intériorisation du contexte socioculturel dans la formation du soi, c’est une véritable complémentarité entre soi et l’Autre qu’il s’agit de réaffirmer. L’immigré non occidental ne saurait en aucun cas constituer un miroir.

De ce fait, le problème dit de l’immigration en cache un autre qui apparaît biaisé et qui est celui de la capacité de notre société à accepter sur son sol, non pas à proprement parler une diversité de cultures, mais une diversité de races, car c’est bien de cela qu’il s’agit.

 

    L’identité, reste donc bien le terme auquel tout se réfère et dont tout dérive. Refus conscient ou inconscient d’intégrer l’Autre au sein de l’identité nationale, drame de l’identification pour l’Autre défait, désuni dans cet entre-deux que constituent le pays des origines qu’il ne connaît pas et le pays d’ici qui ne le reconnait pas.

Rousseau dans son « Essai sur l’origine des Langues » rappelle que les mots sont métaphoriques dans la mesure où ils disent les passions de celui qui nomme. Le langage exprimerait une vérité passionnelle, mais par rapport à la vérité de l’être, il serait métaphorique. L’affect voit sous son propre angle; l’âme affectée est dans l’imaginaire. On mesure la fragilité de l’opposition entre le mot propre et le mot figuré en raison de la continuité du passage du mot figuré au mot propre. Ainsi, si le nom est arbitraire, il existe cependant un rapport entre l’idée, l’être qui nomme et la passion; la métaphore naît de ce rapport qui est un rapport de représentation.

Les mots  ne traduisent donc pas l’essence de l’être nommé, néanmoins bien qu’il ne soit que le signe des idées de celui qui nomme, le nom, une fois attribué, adhère à l’individu nommé. Voici que la corrélation arbitraire (signifié-signifiant) s’est transformée en corrélation naturelle.

 

   Ce qu’il convient de mettre en lumière, c’est la facilité quasi-irrésistible du passage de l’attribution à celui de l’adéquation, c’est-à-dire la possibilité pour l’être nommé de s’identifier à son nom.

Le nom a un pouvoir et de manière substantielle sur la conscience de l’être nommé. L’individu en arrive à se laisser absorber de façon irrésistible par un mot dont la source n’est qu’extérieure.

Paradoxe du mot à travers le rapport secret qu’il entretient avec l’être nommé; force du mot à travers sa capacité de vie propre. En effet,  d’une part on doit admettre que le nom n’est que le signe des idées de celui qui nomme, mais force est de constater d’autre part que l’être nommé finit par coïncider avec le signe. Le mot, par la répétition constante de syllabes identiques que toute appellation suppose, finit par dire la substantialité de I’ être, de l’individu ainsi nommé. Le mot immigré devient symbole, signe de reconnaissance  impliquant un rapport d’identité avec la personne  nommée.

Dans les expressions et les mots par lesquels on désigne les « communautés dites de  la diversité »,  s’inscrit ce déterminisme qui pèse sur elles de façon insidieuse, mais très forte, puisqu’il s’est fait par la langue, par les mots, consommant, comme on le voit chez certains jeunes une certaine impuissance à agir. Le »A quoi bon » devient la devise.

   Dans «l’Essai sur l’origine des langues » Rousseau établit que le nom est doté d’un pouvoir d’efficacité sur autrui  par le son. L’accent porte la puissance émotive; le son a valeur expressive. Les accents  souligne t-il « portent malgré nous les mots qui les arrachent et nous font sentir ce que nous entendons», déclaration capitale dans la mesure où elle exprime que le mot en tant que signe sonore ouvre l’homme à l’intériorité.

C’est seulement dans le champ de l’interlocution qu’il reçoit ce caractère de symbole et cette référence aux idées de celui qui nomme. Ainsi l’usage fixe la signification du nom. C’est là le fait négatif, car avec cette notion d’usage vont s’introduire toutes les fluctuations qui sont à l’origine de la confusion du sens figuré et du sens propre. Le mot produisant un effet sur l’être désigné, nommé; le vide de lui-même, entraînant une dépersonnalisation du sujet, le plaçant hors de son centre.

Tout se passe comme si le sujet se dessaisissait de lui-même dans un processus d’identification au mot, comme s’il opérait un décentrement qui défait toute « propriété », rendant possible l’identification dans l’illusion où se fonde la croyance au mot.

 

     Réflexion sur les ambigüités du discours sur l’immigration et son cortège de métaphores, elle devient réflexion sur la possibilité que pourrait avoir le langage d’exercer un pouvoir  de domination et d’exclusion sur les êtres.

L’ampleur de perspective d’une telle réflexion impliquait un choix, et elle s’est délibérément portée sur un aspect de la problématique de l’immigration qui, pour être particulier, n’en constitue pas moins l’indice même des réactions face au problème de l’immigration.

Cette perspective, nous l’avons située dans la conscience humaine en dehors de tout plan empirique, dans l’arrière-plan d’un discours à peine conscient de lui-même, qui fait désormais autorité dans  la classe politique. Parler de diversité, c’est marginaliser, mais au sein de cette marginalisation c’est refuser l’individualité qui structure les êtres ; c’est revendiquer le droit à l’indifférence.

Plus qu’une analyse, cette réflexion se veut une topique du discours élaboré sur l’immigration. Elle a tenté de montrer comment les différents concepts fondamentaux de ce discours se localisent entre eux, se tissent autour de certains nœuds de sens. Elle a tenté  de souligner le déplacement de sens par l’effet de nouveaux clivages.

 A  une forme personnelle raciale, se substitue  une forme plus impersonnelle de l’immigration. Le discours sur l’immigration est un discours difficile parce que semé de contradictions et lié à des référents psychologiques et sociologiques pas toujours clairs et conscients,

 Sans doute, une amorce de solution au problème de l’immigration se trouve dans une véritable intégration des dits immigrés qui sont Français, pour certains depuis près de quatre cents ans. La souche a fini par prendre.

Cette intégration  doit s’inaugurer par une conversion du regard. L’expression « minorité visible », est  symptomatique de la nécessité de la convergence du regard. Voir n’est  pas  regarder. On voit les objets du monde en tant qu’ils font obstacle, qu’ils se dressent devant soi. Le mot regard au contraire signifie d’abord égard, attention, considération, estime, cheminement. Il prend le sens  de manifestation de l’ouverture au monde, initiation, « co-naissance » mais non lecture.

Convertir le regard pour aboutir à une analyse et à une évaluation des effets du regard: aliénation, objectivation, admiration aussi; pourquoi prétendre l’amour aveugle?

Regarder c’est regarder un œil vous voyant.

  Sans doute, le succès de l’intégration exige-t-il une réduction des inégalités, mais la réussite de l’intégration d’une communauté présuppose la rencontre de deux volontés, celle de cette communauté et celle de la société d’accueil. La solution de problèmes  matériels ne change rien à la nature des rapports entre les individus des deux communautés. Le discours sur l’immigration caractérise davantage le sujet  énonciateur que l’objet de l’énoncé dans la mesure où les différences perçues ne coïncident pas forcément avec les différences «objectives» et que le phénomène des représentations interfère largement.

C’est dire, que l’une des solutions au problème évoqué passe d’abord par une pédagogie de l’image du dit « immigré ». Elle trouverait son fondement dans une réflexion critique de cette image et dans une connaissance des individus et de leurs cultures. L’école semble le lieu, non pas seulement de transmission, mais de création des conditions psychologiques, pédagogiques et matérielles qui amèneront le jeune citoyen du monde à modifier lui-même son comportement.

L’éclatement reconnu du monde, la cohésion nationale, l’identité nationale rendent l’innovation nécessaire, d’abord en ce qu’elle ouvre l’école et l’Europe à d’autres objets de savoir ; ensuite en ce que le savoir ne sera plus situé toujours du même côté ; que la vérité se trouvera au sein d’un travail d’accueil  et de respect de ce que pense l’Autre, de son système de pensée.

L’idée d’humanisme doit elle être rejetée comme dénuée de signification? Certes non. L’humain nous semble demeurer la valeur essentielle. On cultive toujours un jardin. L’humanisme doit être une culture de la nature humaine, une culture de l’homme selon la nature en ne perdant pas de vue que la culture est forcément plurielle.

 

                                                                       Paule Kodjo.

 

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 13:18
Avez vous suivi le débat d'hier sur France2 ?
 Normalement étaient prévus Ségo et Daniel Cohn Bendit !
 On ne sait pas pourquoi cela a été annulé!! Aucune annonce de Marie Drucker et l'émission s'est comme par hazard transformée en un "gentil" débat pro-Sarko!!! Formidable!!!
Marie Drucker demandant à un representant d'Europe Ecologie: Que pensez vous de Jean Louis Borloo ??? Question plus que pertinente!!! Chantal Jouanno était sur le plateau, tiens tiens!!! les questions des citoyens bien choisies!!! tiens tiens!!! Le representant PS choisi avait reçu un prix de Jean Louis Borloo et du ministère pour la renovation des quartiers de Grenoble!!

Bravo, débat tout à fait objectif, je me suis régalée
!!!!

Céline
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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 22:03

Les militants de la section de Paris 15è Convention écrivent :

Réponse à la lettre de Vincent Peillon et François Rebsamen de novembre 2009 par des militants EAG de Paris

Les militants EAG ont bien reçu votre lettre intitulée « Pour le rassemblement ». Nous nous attendions à un point sur les objectifs et les résultats du Rassemblement ou au moins un compte rendu complet des débats de Dijon. Cette lettre semble plutôt fournir des explications sur ce qui a fait la une de l’actualité lors de ce week-end : votre contentieux avec Ségolène Royal.

L’objectif de notre réponse est de rétablir la vérité et de préciser notre position par rapport au fonctionnement de notre courant. Il ne s’agit pas de remettre en cause l’idée du rassemblement des forces de gauche puis des démocrates. Ségolène Royal a toujours défendu l’idée d’une coalition arc en ciel et la nécessité de travailler sur un programme capable de rassembler largement pour battre la droite. Elle le défendait pendant la campagne présidentielle. C’est aussi ce qui nous a réunis par la suite au sein de la même motion lors du Congrès de Reims. Mais nous souhaitons répondre à un certain nombre de points qui nous semblent inexacts.

« Le premier écueil, était qu'il fallait tout faire pour ne pas apparaître comme hostiles à nos formations politiques respectives et donc éviter que notre Rassemblement soit perçu essentiellement à travers le prisme de lectures internes à la gauche, et en particulier au Parti Socialiste. »

Il est décidé de substituer le Rassemblement au courant EAG pour éviter que nos partenaires aient l’impression d’être instrumentalisés par le parti socialiste. Cette tentative de justification ne semble pas fondée. Tous les éléments d’organisation démontrent qu’il s’agissait bien d’une réunion entrant dans le cadre du courant (invitation par mail à tous les militants de EAG, présentation de la réunion comme la continuité du rassemblement de Marseille, communiqué sur le site internet EAG). Vous précisez ensuite « Il était convenu entre nous d’annoncer la naissance de ce lieu de convergence politique, www.lerassemblement.fr ». Les militants n’ont jamais été mis au courant de l’existence de ce projet et n’ont d’ailleurs jamais été consultés. Nous avons appris l’ouverture du site très tardivement et bien après la naissance de la polémique avec Ségolène Royal. Ce n’est finalement qu’un exemple des dérives que nous avons pu constater au sein de EAG : l’absence de consultation de la base. Nous avons été témoins du grand cas que vous faites des militants quand ils osent ne pas être d’accord avec vous lors d’une interview sur France Inter. Une auditrice qui a eu le courage de dire, calmement mais fermement, ce que beaucoup d’entre nous pensent de la dérive de EAG et du parti, combien elle le vivait mal, a été remise à sa place. Un peu stupéfaits, les journalistes vous ont fait préciser votre pensée : cette personne ne devait pas s’exprimer ainsi sur les ondes.

« Le second écueil était, pour pouvoir travailler librement sur le fond, d’éviter de donner l’impression que ce Rassemblement était au service d’une personnalité. »

La présence d’un présidentiable empêche donc de débattre sur le fond selon vous. Manuel Valls a dit et redit pendant plusieurs mois qu’il serait candidat. Vous ne pouviez donc l’ignorer. Or ce dernier devait participer au rassemblement de Dijon. Cherchant un prétexte pour écarter Ségolène qui a annoncé sa venue dès le début de la semaine, vous avez utilisé l’argument « pas de présidentiable » et annoncé dans la semaine que M. Valls (qui, de toutes façons ne souhaitait pas s'y rendre) ne serait pas présent pour cette raison. Tout cela ne s’est pas passé le vendredi soir et votre « surprise » n’était qu’une mise en scène pour rendre Ségolène Royal seule responsable des événements. Vous expliquez ensuite « Par ailleurs, dans les mouvements syndicaux et associatifs, une réserve était évidente concernant cette question. C’est pourquoi nous avions demandé que les présidentiables ne soient pas présents. » Le lien « Ce qu'en ont pensé nos partenaires ... » renvoie pour la plupart à des critiques portant exclusivement sur la polémique déjà en cours et en aucun cas sur le refus de nos partenaires ou des syndicalistes à débattre avec un présidentiable et notamment Ségolène Royal. Cette dernière n’a d’ailleurs aucune difficulté à les rencontrer dans sa région ou dans le cadre des UPP qu’elle organise périodiquement avec Désirs d’Avenir. Pourquoi ne pas avoir proposé à cette spécialiste de l’éducation (elle a été Ministre déléguée à l’Enseignement scolaire, et nous l’entendons encore dire pendant sa campagne « l’éducation, encore l’éducation, toujours l’éducation ») de prendre une place dans cette journée de rassemblement ? Ou bien lui proposer une autre manifestation où vous vous seriez montrés ensemble ? Nous voyons au contraire que vous ne vouliez surtout pas que Ségolène Royal soit associée à cette rencontre à laquelle les militants de l’EAG étaient invités.

 « Le troisième écueil était de donner l’impression que nous voulions nous substituer aux partis existants et créer une nouvelle formation. En d'autres termes, que le débat soit centré sur des questions d'appareil, ou une photographie, ce qui était le reproche adressé à la rencontre de Marseille, et non pas sur des questions de fond qui préoccupent nos concitoyens ».

Si les médias ont relevé des phrases assassines envers Ségolène Royal, pas un mot n’a été repris par les principaux médias sur le thème de la journée, l’éducation, alors que les micros étaient tendus vers vous et vous permettaient de vous exprimer abondamment. Vous avez multiplié les interventions pour ne parler que de la venue de Ségolène Royal sans vous intéresser au fond. Bien que nous ayons le sentiment, aggravé par cette lettre, d’être manipulés, notre objectif unique, comme le vôtre, c’est de faire de la politique, au sens noble du terme. C'est-à-dire lutter avec tous les moyens républicains qui sont à notre disposition, en particulier les élections, contre les injustices, les difficultés auxquels nos concitoyens ici, d’autres enfants, femmes et hommes ailleurs, sont confrontés. La détermination de Ségolène à mener ces combats, ses prises de position courageuses, en particulier face à N. Sarkozy, la pertinence de ses analyses, la nouveauté et l’efficacité de ses propositions, la preuve par l’action, tout cela fait que nous continuons à soutenir Ségolène et nous ne sommes pas les seuls. Car dans les médias, dont vous avez apprécié le soutien pour amplifier votre colère, ce courage et cette générosité sont régulièrement soulignés.

« Quant à notre courant, l’espoir à gauche, qu’en est-il ? Chacune et chacun d’entre nous mesure bien la diversité des trajets et des cultures réunis dans notre motion. Celle-ci ne s’est pas, constituée autour d’une seule personne. Il demeure donc que pour une très grande majorité d'entre nous, c'est l'adhésion à une cohérence politique collective qui a fondé notre démarche commune. C’est cela qui a présidé à la naissance du courant « l’espoir à gauche » le 31 janvier 2009 ». Nous ne polémiquerons pas sur le fait que le courant EAG se soit constitué ou non autour d'une seule personne. En effet, sans sous estimer l'apport de nombreux camarades qui sont venus l'enrichir, nul ne peut nier l'apport essentiel de Ségolène Royal qui a su créer autour d'elle une dynamique toujours vivante depuis la dernière élection présidentielle. Et cette dynamique n'est pas née exclusivement autour de la personne physique de Ségolène Royal, elle est née aussi de l'adhésion, pour reprendre vos termes « à une cohérence politique collective », qu'elle a été la première à proposer mais dont, semble-t-il, vous avez oublié le contenu.

Il suffit de lire votre raisonnement laborieux pour justifier l'injustifiable à savoir la tentative d'OPA de quelques uns sur un courant qui appartient à tous les militants. Cette tentative est fondée sur un système de délégations qui a montré toutes ses limites lors de la désignation des candidat(e)s aux élections européennes et aux régionales et qui a conduit aux faibles participations des militants aux ratifications que l'on connait.

Quelques chiffres révélateurs :

Lors du vote pour le congrès de Reims, la motion E obtint 170 voix dans le 15e arrondissement de Paris mais il n’y a que 3 représentants motion E du 15e au Conseil Fédéral. Le 20e, l'arrondissement de David Assouline, obtint 6 représentants motion E au CF pour 154 voix ! Ces représentants faisaient partie du corps électoral imaginé par David Assouline pour désigner les candidats motion E aux régionales…Comment s'étonner, avec un tel système, que le 3 décembre, seulement 1363 voix (sur plus de 13.000 inscrits) aient suffi pour ratifier la liste « proposée » par nos mandataires, c'est-à-dire que prés de 90% des inscrits ont préféré ne pas aller voter, voter contre ou s'abstenir !

 « C’est pourquoi, vous comprendrez qu’aujourd’hui il est de notre responsabilité de réunir les mandataires de notre courant et les élus au conseil national, seules instances démocratiques élues par les militants, notre Parlement, afin qu’ils se prononcent sur la confiance qu’il convient d’apporter à leur direction, à son travail et à la stratégie du Rassemblement et de travail sur le projet quenous avions mis en place ».

Le système que vous « proposez » afin de nous prononcer sur la confiance qu'il convient de vous accorder revient déjà à nous compter, vieille antienne basée sur le rapport des forces dont nous ne sortirons décidément jamais. Il ne mène qu'à la division et donc à l'échec et il est contraire à nos principes d'écoute, de dialogue, de confrontation indispensables à la mutualisation des idées. Ces principes sont en outre la condition de l'ouverture que nous appelons de nos voeux. En effet, « notre cohérence politique collective » fondatrice est basée sur le fait que la démocratie représentative, que personne n'entend supprimer, n'est pas suffisante pour prendre en compte ce besoin de participation auquel aspirent de plus en plus de citoyens et particulièrement les militants politiques et que l'on dénomme « la démocratie participative ».

C'est ce besoin de plus de démocratie que les militants PS ont exprimé lors du vote sur le principe des primaires présidentielles et nous entendons que notre courant en demeure le pionnier dans ses pratiques.

Nous demeurons plus que jamais pour le débat et regrettons toujours qu'il n'ait pu avoir lieu à Paris lors de la désignation de nos candidats pour les élections régionales. Ce débat devra porter sur la place occupée par les uns et les autres à l'intérieur du courant EAG et notamment celle des militants dont le rôle ne peut être cantonné à entériner les décisions de leurs « dirigeants ».

Nous demandons aussi qu'il porte sur les résultats obtenus quant à la représentation de notre courant à l'issue des élections européennes (seulement 2 députés européens EAG sur 14 obtenus par le PS soit 14,3%) et des prochaines régionales, au regard du score obtenu par la motion E à Reims (29%).

Ce débat nous ne pourrons l'avoir qu'au printemps car la priorité est de battre la droite aux régionales et, si nous devons nous compter, nous refusons qu'il ait lieu sur les bases du système injuste que vous nous avez imposé lors de la désignation de nos candidats aux régionales avec le résultat que nous avons vu plus haut.

Nous le ferons sur la base suivante : 1 militant EAG (signataire de la motion E) = 1 voix, ce qui est la forme la plus incontestable de la démocratie.

3 décembre 2009 Section Convention – 15ème arrondissement de Paris

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 00:15

Candice nous écrit :

La venue de Ségolène Royal au rassemblement de Dijon sur le thème de l’éducation, organisé dans le cadre de EAG,  a suscité de violentes réactions. Sa présence n’était pourtant pas illégitime. Elle a porté notre motion lors du Congrès de Reims. Elle est également ancienne ministre déléguée à l’Enseignement scolaire. Ce n’est finalement qu’un révélateur de la dérive au sein du courant : la tentative de récupération au profit d’une seule personne et le mépris des militants. Nous avons pu le vérifier dès la création de EAG puis lors de la constitution des listes aux européennes et aux régionales.  Il faut changer les pratiques au sein de notre courant et redonner la parole aux militants. Il nous faut rester mobiliser, défendre nos valeurs et faire que la démocratie participative soit au cœur de notre fonctionnement.

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