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2) Utopie et action fraternelles

FRATERNITE ! Liberté, égalité, fraternité : « Les trois marches du perron suprême » disait Victor Hugo. Il ne s’agit pas que d’un mot. La fraternité était plutôt le parent pauvre de notre devise républicaine. Naïveté, irréalisme ou religiosité surfaite, nous dira-t-on ! Ségolène Royal a compris qu’il fallait revivifier nos principes républicains et sans doute trouver un nouvel angle d’attaque. On trouve couramment exprimée l’idée selon laquelle faire prédominer la liberté sur l’égalité, engendre l’injustice sociale. Et inversement, faire prédominer l’égalité sur la liberté engendrerait des tendances oppressives. L’idée dominante est de parvenir à l’équilibre entre ces 2 principes, avec des appréciations différentes et des dosages modulables en fonction des politiques préconisées , des textes considérés, etc … C’est notamment l’oeuvre du Conseil constitutionnel de veiller au respect de nos principes fondamentaux et de garantir la nécessaire conciliation entre les différents principes et objectifs. La fraternité peut être l’élément conciliateur - de jonction - qui fait défaut, si l’on parvient à dépasser son caractère flou souvent décrié. Elle permet en fait « l’articulation » de ces deux tendances, nous l’avons dit.

Plus largement, il faut se référer à la classification assez généralement admise des droits de l’homme : les droits de la première génération sont les droits civils et politiques, la deuxième génération recouvrant les droits économiques et sociaux ; la troisième génération serait celle des droits de solidarité, répondant à l’idéal de fraternité (ainsi, le « droit à l’environnement »). La fraternité pourrait-elle dès lors (cf. l’ouvrage de Jacques Attali[196] ) être l’utopie de notre XXIème siècle ? Une utopie (du grec u-topos, qui n’existe en aucun lieu) étant toujours un idéal à poursuivre et une réalité à construire - l’objectif est bien de construire une société juste et fraternelle. La distinction avec la solidarité est fondamentale, celle-ci pouvant vraisemblablement être comprise comme un outil de concrétisation. Ségolène Royal a choisi cette voie, en tant que politique : il s’agit pour elle d’en faire un principe d’action.

 

Ségolène Royal a été présentée par la propagande gouvernementale ( et aussi par certains de ses « amis » socialistes ) comme peu compétente, légère conceptuellement. Cela est faux. Le discours du Zénith ne se limite pas à un mot. Ainsi, la première université populaire et participative a eu lieu sur le thème de la fraternité, autour de Régis Debray et a eu un vif succès. Il fut l'invité d'honneur de l'Assemblée générale de Désirs d'avenir en Mars 2009. «  Comment, au royaume morcelé du moi-je, retrouver le sens et la force du nous, un nous durable faisant toujours référence à une sacralité, séculière ou révélée ? » s’interroge-t-il dans son livre, Le Moment fraternité[197]. Il cherche à dégager les voies d'accès à une fraternité sans phrases - qui peut-être serait une fraternité « en action »  ? – « un labeur de chaque jour, dans la conviction que l'économie seule ne fera jamais une société ». Assistons- nous à l'émergence d'une socialité postmoderne avec le retour de termes tel que celui de «fraternité» ?

Jean Daniel écrit notamment que quand il ouvre le livre de Régis Debray sur la fraternité, c'est un thème camusien qu’il y trouve. Il se trouve que Régis Debray a remercié Ségolène Royal (Assemblée générale désirs d’avenir , 28 mars 2009) pour avoir remis au goût du jour le mot « fraternité »[198] ! Régis Debray insiste sur le fait que les trois notions de liberté, d’égalité et de fraternité doivent se pondérer l’une l’autre pour faire « République » ! Et d’ajouter : «  Ceux qui pouffent en entendant le mot fraternité, ceux qui pensent que la fraternité relève seulement des bons sentiments, ceux qui raillent la posture mystique quand ils entendent le mot fraternité, se croient des réalistes, des gens sérieux, mais oublient que la fraternité , c’est l’irréalisme même, autrement dit, les phraseurs , ce sont eux … » . Pour Régis Debray, la fraternité est le remède à la «  fratrie étouffoir, consanguine, » non choisie , et « il y a fraternité à partir du moment où on se donne une famille élective, adoptive,  qui est une famille « transnaturée » sans que l’une soit exclusive de l’autreOr cette «  fraternité élective », fondée sur des valeurs partagées, qui fait que « l’on s’élève au-dessus des pesanteurs généalogiques », « cette fraternité politique » serait un idéal, je dirais une utopie ; Debray évoque un imaginaire qui nous dépasse et qui ferait que l’on se rassemble ( en vue de sa réalisation, ajouterais-je pour ma part).

 

Ségolène Royal s’appuie sur des travaux divers en vue de bâtir tout un appareil conceptuel, soubassement de son programme. Le lien avec la pensée de Camus apparaît clairement ici. Voyons-y un atout. Ce lien est étayé, solide. La gauche, en effet, a besoin de références nouvelles. Ne laissons pas Camus à Nicolas Sarkozy qui ose se prétendre anti-conformiste, quand il est le dernier avatar d’une droite décomplexée  ! Camus était un homme et un « penseur libre », non « inféodé ». La gauche des années 2010 doit retrouver cette liberté, au delà des carcans et des ricanements. Dès lors, au-delà des positions idéologiques, et de visions très diverses de Camus, pouvons-nous déceler une réelle continuité : l’idée d’une nécessaire humanisation de la politique et de la vie sociale. La liberté et l’égalité se trouvent grandies de la référence à la fraternité.   L’humanité au coeur de la « République fraternelle », comme substrat.

 

On a pu évoquer à propos d’Edgar Morin le « courage de l’intelligence fraternelle » . Lorsque Nicolas Sarkozy reprend le terme de « politique de civilisation », il en fait un slogan, vide, l’étendard de sa suffisance et de sa politique de communication, fidèle à sa constante : une « ouverture » qui rime avec « vampirisation » ! L’Institut international de recherche, politique de civilisation que préside Edgar Morin est installé à Poitiers et soutenu activement par la Région Poitou-Charentes. Ségolène Royal et Edgar Morin ont présenté l'Université Européenne Internationale d’Eté de Poitiers 2009 qui s’est tenue autour de la thématique «Sept défis pour une politique de civilisation» . L’Université internationale annuelle de septembre 2010 propose, comme thème de discussion (  sous le titre général « Au-delà du développement IV » ) : « Changer de voie » ; ceci à partir de cinq « défis » : défi  politique, pour une politique de l’humanité ; défi  éthique, relations éthique / politique ; défi  écologique : eau, biodiversité ; défi de la pensée : penser autrement, pensées d’ailleurs ; défi de la connaissance, de la complexité.

Edgar Morin, dans un article du Monde du 23 mai 2010[199], notait que « face à la récession et à la régression en Europe, il est urgent d’inventer « une nouvelle voie » pour l’émancipation politique. La voie qui aujourd’hui semble indépassable peut être dépassée. La voie nouvelle conduirait à une métamorphose de l’humanité : l’accession à une société-monde de type absolument nouveau. Elle permettrait d’associer la progressivité du réformisme et la radicalité de la révolution. Rien n’a apparemment commencé. Mais dans tous lieux,pays et continents, y compris en France, il y a multiplicité d’initiatives de tous ordres[200]. Elles méritent d’être connues et que leur conjonction permette d’entrevoir les voies réformatrices ».Ségolène Royal propose ce type d’initiatives, et tente de décliner la fraternité en action.

Le 19 Septembre 2009, à Montpellier, elle renchérit, lors de la Fête de la Fraternité : « Oui, ce qui compte, c'est la constance, et le chemin dans lequel nous avançons. Ce qui compte, c'est notre fraternité, qui est plus grande que nous et qui va encore nous faire grandir et donner envie de nous rejoindre ! (… ) J'y vois là une clé essentielle pour permettre une nouvelle conscience mondiale, ce nouveau siècle citoyen. La fraternité, c'est ce sentiment qui dépasse toutes les différences pour nous permettre de vivre ensemble. Dans un monde frappé par une crise morale sans précédent, un pessimisme latent, un « aquoibonisme » quotidien, tant la vie est difficile, tant l'horizon semble bouché, tant les rapports familiaux, sociaux, se dégradent, dans un monde au cœur glacé, où l'individualisme est la seule réponse que l'on peut trouver pour se protéger des coups qui pleuvent, liés à une politique injuste qui accorde tout à ceux qui ont tout et n'accorde rien à ceux qui n'ont déjà pas grand-chose. Liés aussi à une dégradation du lien républicain... dans ce monde qui ressemble de plus en plus à une jungle, où la loi du plus fort remplace peu a peu le progrès social, oui dans ce monde qui s'empoisonne, la fraternité doit agir comme un puissant contre-poison » .

En résumé, la fraternité peut englober nombre de concepts comme la solidarité – ainsi Jean Daniel (Débats de l’Obs)  trouve-t-il pour sa part dans la fraternité, les notions de solidarité et de responsabilité et donc de protection du groupe. Elle peut encore englober le fameux « care » , la sollicitude transférée à l’échelle politique et universelle, ou encore ce qu’Edgar Morin appelle une sorte de «conception néoconfucéenne », visant à promouvoir ( à l échelle du recrutement dans les carrières d’administration publique et les professions comportant une mission civique (enseignants, médecins) … « les valeurs morales (…) , les aptitudes à la «bienveillance » (attention à autrui), à la compassion  mais aussi le «  dévouement au bien public » et le «  souci de justice et d’équité ». Pour Jacques Attali[201] , la fraternité est un « altruisme universel qui s’adresse à l’autre et à tous les autres ». Pour lui, la fraternité réconcilie liberté et égalité, et mieux, alors que ces trois utopies ne sont pas compatibles deux à deux, chacune rend les deux autres compatibles. En bref, la fraternité est un principe suffisamment riche pour faire la jonction entre républicanisme, humanisme et participation civique.

 

Pouvons-nous voir la fraternité et la participation civique engendrer l’authentique identité des individus ? Ce républicanisme humaniste civique [202] verrait dans la participation un activateur ou un catalyseur anthropologique – sans lequel il y aurait non seulement déni des libertés mais également atrophie de la réalité humaine. Il s’agit bien de bâtir un socialisme du XXIè.s, socialisme républicain, centré sur l’humanisme et la transformation sociale.

 

CONCLUSION :

Les trois grands axes que nous avons proposés ne sont pas trois directions que le promeneur, hésitant à un carrefour, pourrait suivre, l’une ou l’autre, l’une sans l’autre, ou même, l’une après l’autre. Il s’agit de trois axes qui forment le coeur même d’une démarche, qui en sont la substance et le fondement. Ces trois axes sont indissociables l’un de l’autre, ils ne s’envisagent que simultanément, et consubstantiellement.

La justice sociale, centrale dans notre triptyque, socle et garantie même de l’égalité, ne peut plus se concevoir dans la verticalité politique. Le fonctionnement ancien des partis n’est plus viable face à des citoyens qui aspirent au respect. La désaffection des catégories populaires vis-à-vis de l’action politique, voire le vote extrême, la méfiance face à des élites jugées accaparantes, mues par l’intérêt personnel et électoral ne peut plus se satisfaire d’appels à la justice sociale aussitôt balayés. C’est pourquoi les mesures de protection sociale doivent être menées corrélativement aux tentatives de redonner la parole à tous, et à la volonté de chacun de la prendre. Cette volonté ne peut exister que dans la certitude que sa parole sera entendue. La citoyenneté, essence de la démocratie participative, peut être étendue à la citoyenneté économique et à la démocratie sociale  ; l’individu trouvant en outre son émancipation - et sa pleine réalisation - dans une République indivisible, laïque et sociale. La promotion de la fraternité en 1848 exprimait les aspirations fragiles d’universalité sociale. Or, la fraternité, comprise comme facteur d’accomplissement de l’individu à travers la liberté et l’égalité, peut être érigée en moteur de recomposition sociale, humaine et politique. Elle est aujourd’hui en mesure de redonner vie à ces aspirations.

La période de crise que nous vivons, la montée des précarités, du chômage, face aux scandales d’un capitalisme financier outrancier, une société qui fonctionne de plus en plus en réseaux, la montée des privilèges que l’on croyait abolis, nous amène plutôt en 1788, en situation pré- révolutionnaire ! Que l’on ne se méprenne pas : il ne s’agit pas d’être tourné vers le passé, il s’agit précisément de se tourner vers l’avenir. Vers un nouvel avenir, car il s’agit de reconstruire et de refonder. Afin que le citoyen soit maître de son propre avenir. Or, aujourd’hui, même à gauche, on propose trop souvent un simple « replâtrage » ; tout est prétexte pour poursuivre dans la même voie, sauver un système moribond, fût-ce au prix d’un déni de réalité, jusqu’au prochain soubresaut. Nous pensons que Ségolène Royal est porteuse d’une nouvelle vision politique ; alors, oui, il s’agit d’un idéal politique, qui peut porter un autre nom que « ségolénisme », peu importe, mais d’un idéal qui a une substance propre. L’enjeu en effet est de repenser le socialisme lui-même, de ne plus se satisfaire de la gestion du pire !

Cet idéal a en fait une force et une portée insoupçonnées : à tel point qu’aujourd’hui, au PS, la règle semble de « faire du ségolénisme, sans Ségolène » ! Où l’on voit que les appétits de pouvoir ne s’embarrassent pas de convictions ! On ne s’appesantira pas sur la taxe carbone et le suivisme qui émergea alors, ni, au mieux, sur la reprise de toute une thématique. On rappellera en revanche le mépris et les ricanements après la fête de la fraternité de 2008, puis les vœux 2010 du Président de la République évoquant « le beau mot de fraternité » ou Martine Aubry souhaitant « une France plus fraternelle » ! Les exemples ne manquent pas, nous en avons dénombré plusieurs au fil de ces pages. Il n’est pas sot dès lors d’oser avancer le mot de politique avant-gardiste.

L’idéal politique que nous défendons est d’autant plus décrié qu’il appelle à une nouvelle abolition des privilèges ; il est dès lors vécu comme violent, quand c’est la société que nous combattons qui est d’une violence inouïe. La peur et la colère sont deux sentiments aujourd’hui répandus. Les politiques actuellement menées ont pour seul impératif de contenir la seconde. Au PS même, l’horizon n’est guère plus ouvert et répugne à ouvrir les portes et les fenêtres autrement qu’en mots (de peur sans doute d’être emportés par le vent mauvais ! ). Voilà pourquoi Ségolène Royal n’ a cessé de faire l’objet d’attaques personnelles, confinant souvent aux accusations de sorcellerie (folie, ésotérisme, etc … ) ! Je ne crois à aucune théorie du complot, plutôt à une sorte de panurgisme, qui ferait que l’on croit la même chose au même moment, un panurgisme rassurant pour qui ne veut pas se remettre en question, une sorte de logique des foules médiatiques et bien-pensantes, qui ne supporte pas les voix dissonantes. Et Ségolène Royal est une voix dissonante. Quand l’on voudrait des êtres malléables. Elle n’en est pas. Nous n’en sommes pas.

Difficilement classable, libre idéologiquement et intellectuellement, alors que l’on attend que chacun reste à sa place et soit facilement étiquetable. Capable de dénoncer la mondialisation ultra-libérale et de ne pas être hostile à l’initiative individuelle, capable d’incarner le volontarisme politique et de promouvoir tant la parole citoyenne que sa réelle prise en compte. Renouer avec les aspirations populaires, mettre en oeuvre des pratiques nouvelles, etc … Coupable cependant de faire preuve de principes intangibles. Ah, envisager seulement de tout repenser ! Et lutter pour que chacun maîtrise sa propre vie. Et proposer au tout-un-chacun de se réapproprier son rapport au politique … Quel crime de lèse-majesté  ! Et surtout, proposer de relier les deux bouts de la chaîne : renouer avec un socialisme idéaliste, humaniste et républicain, et le mettre en œuvre par des projets concrets, solides et étayés, économiquement viables et socialement justes, recourir à une nouvelle pratique politique dans laquelle il n’y a ni petit projet, ni sujet insignifiant, dans laquelle l’utopie ne s’oppose pas à la « politique par la preuve » ; proposer, en bref, un socialisme humaniste qui retrouverait le peuple ; ne serait-ce pas là en fait un socialisme alternatif , un socialisme d’avenir pour le XXIème siècle ?

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