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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 23:45

Sur le dossier des retraites, la présidente de région socialiste avance cinq idées de bon sens pour une réforme juste :

 

1) On ne touche pas à la retraite à 60 ans : «le maintien de l’âge légal de départ à 60 ans n’est pas négociable ».

 

2) Deux salariés sur trois âgés de plus de 55 ans sont au chômage, comment peuvent-ils cotiser pour leur retraite ?  

On ne peut donc pas proposer un allongement des cotisations uniforme alors que les salariés n’ont pas de travail. C’est une question de bon sens !

L’objectif doit être de mener une politique audacieuse pour permettre à ces salariés de retrouver du travail et donc de cotiser pour les retraites. Que fait le gouvernement ? Quelle politique industrielle et de l’emploi mène-t-il depuis trois ans?

 

3) L'allongerment de façon uniforme des cotisations va accroître les inégalités :

- Ce serait accroître le nombre de Français en dessous du seuil de pauvreté car beaucoup n’ont déjà pas le nombre d’années de cotisations, notamment les femmes qui ont un niveau de retraite de  50% inférieur à celui des hommes.

- La question de la pénibilité du travail doit être prise en compte dans le calcul des retraites.

Une réforme juste réclame donc de prendre en compte certaines situations pour éviter que l’allongement des cotisations ne creuse les inégalités.

 

4) Pour financer les retraites, il faut taxer les revenus du capital et les transactions financières.

Si Ségolène Royal se réjouit du recul de gouvernement de Sarkozy sur les recettes nouvelles, elle refuse de donner un chèque en blanc puisque jusqu’ici les annonces ne sont pas chiffrées.

Combien monsieur Sarkozy allez-vous retirer au capital pour les retraites ?  

 

5) Pour ceux qui veulent travailler plus longtemps pour augmenter leur niveau de retraite que ce soit possible.



Réforme des retraites : Ségolène Royal exige du gouvernement qu'il chiffre immédiatement les recettes attendues de la taxation des hauts revenus et des revenus du capital."

 


 

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 15:38

 

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Ségolène Royal s'exprime dans Le Monde daté du mardi 18 mai 2010 au sujet des retraites.

 

Concernant la "contribution supplémentaire sur les hauts revenus et les revenus du capital", annoncée par le gouvernement Fillon, elle estime que le gouvernement devra annoncer très vite le niveau de prélèvement, avant que le volet dépenses soit abordé.

 

Elle réaffirme la nécessaire prise en compte de la pénibilité du travail, et pointe aussi l'absence de mesure sur les niches et le bouclier fiscaux.


"L'âge légal de départ à 60 ans n'est pas négociable" souligne-t-elle ; et l'allongement de la durée du travail ne devra être envisagé qu'en tout dernier ressort, quand tous les autres paramètres auront été pris en compte.


Enfin, la président de la région Poitou-Charentes rappelle la nécessaire réglementation de l'activité des banques et la défaillance de la droite dans la politique qu'elle mène depuis 3 ans dans tous les domaines.

 

F.M.

 

 

-oOo-


 

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mardi 18 mai 2010

 

 

ENTRETIEN

 

 

Sans attendre le bureau national du Parti socialiste, qui doit avoir lieu dans la soirée du 18 mai, la présidente socialiste de la région Poitou-Charentes prend position sur le document d'orientation du gouvernement sur la réforme des retraites. Si elle reconnaît certaines avancées, comme la création d'une contribution nouvelle prélevée sur les hauts revenus et les revenus du capital, elle doute de la validité des projets gouvernementaux qui devraient s'accompagner, à ses yeux, d'une révolution fiscale et d'une nouvelle politique industrielle.



Le gouvernement vient de transmettre aux partenaires sociaux son " document d'orientation sur la réforme des retraites ". Quelle est votre réaction ? 

On assiste à un recul inattendu du gouvernement, puisqu'il se dit prêt, pour la première fois, à examiner le volet recettes d'une réforme des retraites. Il parle d'
" une contribution supplémentaire sur les hauts revenus et les revenus du capital ". C'était une de nos exigences anciennes et c'est un acquis du rapport de force que nous avons su créer avec lui. Mais il doit annoncer très rapidement quel sera le niveau de ces prélèvements. Avant toute décision sur la dépense, les Français doivent savoir combien on encaisse. Si ces prélèvements sont faibles, cela sera seulement un nouveau tour de passe-passe pour endormir les forces sociales.



Quand le document parle de " réforme systémique ", cela correspond-il aussi à vos attentes ? 

On peut considérer cela comme un point positif car c'est ce dont la France a besoin. Mais le gouvernement ne met pas tous les éléments sur la table. Qu'en est-il de la révolution fiscale qui devrait être le corollaire de la réforme des retraites, le bouclier, les niches ? Il doit aussi préciser ses intentions sur la pénibilité de certains emplois, c'est un débat bloqué depuis de longs mois et c'est inadmissible. Il y a des travaux qui aliènent. C'est vrai pour les emplois précaires qui se succèdent en contrats à durée déterminée (CDD), c'est vrai pour certains emplois de France Télécom.


Les conditions de travail ne sont pas pour rien dans ce que le médiateur de la République appelait récemment la " fatigue psychique " de la société française. La retraite intervient dans la vie des Français comme un moment où chacun peut suivre le rythme de sa vie personnelle. Ce serait une grave erreur de réduire la réforme à la hausse de l'âge de départ à la retraite et à la durée de cotisation.



Pourtant, si on en croit les termes de la " consultation populaire sur la retraite et la fiscalité " que vous avez lancée sur votre site Internet desirsd'avenir.org, l'augmentation de la durée de cotisation n'est pas un sujet tabou.

Si le maintien de l'âge légal de départ à 60 ans n'est pas négociable, la modification de la durée de cotisation, elle, ne pourrait intervenir qu'en dernière instance. Tous les paramètres internes et externes doivent d'abord être considérés et, si nécessaire, à la fin, et seulement à la fin, la question de la durée de cotisation pourra être posée. Pour que nous l'acceptions, il faudrait que des garanties aient été apportées sur le montant des pensions et que le gouvernement accepte d'établir un calendrier précis pour ré-abonder le Fonds de réserve que nous avions créé en 1999, en imaginant des recettes nouvelles.



Préconisez-vous aussi, comme l'aile gauche du PS, une nouvelle taxation sur les bénéfices des banques ?

J'y suis tout à fait favorable. Plus largement, la question de la réglementation de l'activité bancaire n'a pas été réglée. Sur le terrain, on vit le contraire de ce que dit le président de la République. C'est tout de même incroyable que les régions soient obligées de garantir les prêts bancaires et que l'Etat ne fasse rien.



Quel bilan faites-vous des trois premières années de la présidence de Nicolas Sarkozy ?

Il aurait fallu qu'il sache pourquoi il était là. Trois ans passés, et pas le début du commencement d'une politique industrielle. Le tournant de l'investissement massif dans la croissance verte n'a pas été pris ; rien n'a été fait pour recadrer l'activité économique et remettre en ordre les aides aux entreprises.


Nicolas Sarkozy n'a jamais réuni, par exemple, les responsables de la filière automobile pour essayer de mettre fin à la vaine concurrence qu'ils se mènent alors qu'ils devraient concevoir ensemble la voiture électrique de demain. Angela Merkel l'a fait en Allemagne et ils sont en train de nous passer devant... On assiste aussi à une incroyable démobilisation des territoires. Nicolas Sarkozy n'a jamais réuni les présidents de région pour esquisser un travail commun entre l'Etat et les collectivités. La droite est partout défailllante, elle manque de volonté et d'imagination.


Propos recueillis par Olivier Schmitt


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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 10:40
Le "débat" sur les retraites illustre à merveille la fin d'une manière de faire de la politique

Nicolas Sarkozy et Martine Aubry, à l'Elysée, le 10 juin 2009.

Nicolas Sarkozy et Martine Aubry, à l'Elysée, le 10 juin 2009.
REUTERS/© Philippe Wojazer / Reuters


Nous avons, d'un côté, Nicolas Sarkozy qui organise sur la question des retraites un semblant de "concertation" avec les syndicats et le patronat.

On parlera d'un semblant de "concertation" puisque d'emblée, après avoir assuré  que la réforme n'était pas encore ficelée, le gouvernement expliquait qu'il n'y aurait pas de hausse d'impôts ni de cotisations, provoquant la colère de syndicats qui se sont sentis dupés.

En ce lundi, nous apprenons cependant que le ministre du Travail Eric Woerth s'apprête à envoyer aux syndicats un document qui résume les positions du gouvernement en vue de la réforme des retraites.

En bonne position, une augmentation de la durée d'activité, en clair la fin de la retraite à 60 ans, qui sera «le socle» pour le gouvernement de sa réponse au déséquilibre des régimes de retraite. Et en moins bonne position une "contribution supplémentaire de solidarité sur les hauts revenus et les revenus du capital".

De l'autre côté Martine Aubry fait travailler dans le secret
une poignée de spécialistes du Parti Socialiste sur un système de retraite global. Lequel est jalousement gardé au coffre-fort de la rue Solférino. Un black-out organisé de peur que le gouvernement ne lui emprunte une ou deux idées, pour faire « genre » tout en ignorant la substantifique moelle...
Circulez, y rien à voir.


Pire s'il s'avère que ceux dont le rôle est d'apporter des idées, d'éclairer un débat public
en viennent à faire des propositions alors Martine Aubry se fâche tout rose. Ainsi le journal Les Echos nous apprend que les propositions de la fondation Terra Nova, think tank pourtant très proche du PS, ont déclenché la colère de Martine Aubry.
Silence dans les rangs. Aucune discussion. Aucun débat.

Et voilà comment un débat qui intéresse l'ensemble des citoyens de ce pays est escamoté, confisqué par une classe politique qui travaille en vase clos.


Membre du Parti Socialiste, je regrette que ce parti ne défende pas sur les retraites
la démocratie de l'accès à l'information.


Je regrette que le PS pas plus que l'UMP ou le gouvernement ne mette réellement entre les mains de l'ensemble des citoyens les clés pour comprendre la situation, les enjeux, les options, ce que Jean Jaurès appelait le "minimum de clarté nécessaire". Plutôt que de se contenter de livrer le rapport du Conseil d'Orientation des Retraites, dont on sait aujourd'hui, grâce au député PS Pascal Terrasse, que ces "propositions du Cor n'ont fait l'objet d'aucun débat ni validation par les membres du Conseil".

Je regrette encore plus que les citoyens que nous sommes ne soient simplement pas consultés, pour une réforme de cette importance. On remarquera que lorsqu'il s'agit d'une réforme qui touche directement les français, il n'est plus question pour le gouvernement d'ouvrir le débat à la manière que ce qui avait été fait via Internet (si mal) dans le débat instrumentalisé sur l'identité nationale.


Je regrette que le  le PS ne soit pas là pour montrer la voie d'un débat ouvert sur la société auquel l'ensemble de la population participerait dès lors qu'on lui donnerait de manière démocratique les clés pour appréhender la situation. Autrement que pour créer un sentiment de peur et d'urgence.

S'il n'y avait que Nicolas Sarkozy et Martine Aubry
les français resteraient les spectateurs, forcément de cette reforme. Ils attendraient tout juste de savoir à quelle sauce ils vont être mangés. Heureusement tous les politiques ne se contentent pas de cette manière de faire. Ainsi Jean-Luc Mélenchon n'a de cesse d'appeler à une consultation populaire sur les retraites. Sans pourtant passer à l'acte.

C'est donc Ségolène Royal qui reste fidèle à ses principes et les applique avec constance. Ségolène Royal lance donc une consultation populaire sur les retraites et la fiscalité, en s'appuyant notamment sur le travail réalisé lors de la rédaction de son texte pour le PS "Combattre et Proposer" :

"
Les Français doivent prendre la parole sur ce qui les concerne. Il n'est pas acceptable que cette parole soit confisquée par le gouvernement. Désirs d'avenir veut être la voix des sans-voix. Venez participer, prenez la parole ! Et plus nous serons nombreux, plus cette parole sera entendue."

2 jours après ce lancement, on apprenait par un communiqué du PS que Martine Aubry consentirait, après avoir présenté le projet secret fabriqué à Solférino, à faire
un tour de France pour expliquer ce projet...
Las...

Dans un article publié récemment sur
Le Post, on découvre  que Martine Aubry prend effectivement "grand soin des idées et des discours" de Ségolène Royal. Mais pour inspirer confiance, encore faudrait-il que l'appropriation des mots se traduise réellement dans les actes!

En tout cas, il serait grand temps que Martine Aubry et Nicolas Sarkozy comprennent qu'au XXIème siècle on ne peut servir utilement les citoyens qu'on représente quand on a peur de leur expression.

 

A lire sur lepost.fr par RichardTrois

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 21:39

 

Dieu a dit : « je partage en deux, les riches auront de la nourriture, les pauvres de l’appétit ». Quand le gouvernement Fillon annonce qu’il met en œuvre le programme de Coluche, on a plus du tout envie de rire, c’est pourtant ce qu’il vient d’annoncer sans nez rouge ni salopette!

 

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Dessin de Michel Iturria.


Une politique de rigueur et d’injustice sociale sur fond de crise économique européenne pour renflouer les caisses d’un État impécunieux. Depuis des mois, le parti socialiste s’est inquiété de la dérive des comptes publics, creusés par le gouvernement Fillon à coup de mesures inconsidérées et de cadeaux fiscaux extravagants !

Il n’y a plus d’argent nous dit-on, mais c’est un peu court ! Il y en a pour le paquet fiscal à 12 milliards d’euros, pour la suppression des droits de succession ou pour le bouclier fiscal, il y en a encore pour les entreprises du CAC 40 qui siphonnent la méga niche fiscale de Copé, dénoncée par Didier Migaud (voir l'article : cliquez ici), qui a coûté 22 milliards de pertes de recettes fiscales en trois ans ! Il y en a évidemment pour sauver les banques qui veulent aujourd’hui la peau des États. Ah, il faut se rejouir  bien sûr des 750 milliards d’euros débloqués par les États Européens, pour sauver la zone euro, car la crise aura ainsi au moins permis, dos au mur et en une nuit, plus d’intégration européenne, que vingt ans de négociations. Mais il faudra aller au delà dans le gouvernement économique de la zone euro et surtout beaucoup plus loin dans la régulation des marchés, sauf à prendre le risque de transformer les États, qui n’en finissent pas de jouer leur rôle « d’assureur en dernier ressort » comme disent les économistes, en marionnettes de la finance mondiale.

 

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Pas d’argent alors ? Il serait plus juste de dire pas d’argent pour les millions de Français qui ne bouclent pas leur fin de mois et auxquels ont va supprimer plusieurs aides.

Le coup de semonce avait été tiré, il y a trois semaines déjà, par Gilles Carrez, député UMP et rapporteur général du budget, qui avait déclaré que l’État n’avait plus les moyens des lois sociales qu’il avait voté suggérant qu’il fallait diminuer le montant des allocations universelles, c’est à dire leRSA pour les personnes en difficulté d’insertion, l’APA pour les personnes âgées dépendantes et la prestation de compensation du handicap (PCH). Plus les moyens des lois sociales votées, mais des moyens quand même pour le bouclier fiscal !

L’annonce du Premier ministre est, aujourd’hui, sans ambiguïté : une baisse de 10 % sur trois ans des dépenses d’intervention et dans le colimateur du gouvernement les emplois aidées, l’allocation personnalisée logement, l’Allocation adulte handicapé et le RSA…

Dans le budget 2010, les dépenses d’intervention de l’État s’élèvent à 67 milliards d’euros, il faut donc trouver 6,7 milliards… un demi paquet fiscal… Bouclier fiscal contre bouclier social, voilà le choix fait par le gouvernement.

 

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(Dominik Vallet)

 

Conclusion provisoire : Là où la meilleure andouillette recueille  un quintuple A (AAAAA), la France ne s’en sort qu’avec un triste triple A (AAA) : encore un effort monsieur le Premier ministre !

 

Blog de Najat Vallaud-Belkacem, samedi 15 mai 2010.

(Illustrations par la rédaction de Militants de l'Espoir à Gauche avec Ségolène Royal)

 

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 11:45

 

 

J’ai beaucoup lu, surtout la nuit, depuis mon retour des vacances pascales et j’ai aimé tout ce que j’avais choisi chez mon libraire, à la fois sur la table des nouveautés et en furetant dans son « fond ».

 

Mémoires de MontparnassePour tous ceux qui s’intéressent à la vie littéraire du Paris des années 20, un livre joyeux, humoristique, insolent, féroce et libre, du champagne, un vrai bonheur pétillant … !

« Mémoires de Montparnasse » auteur John Glassco, aux éditions Viviane Hamy.

Vive la jeunesse ! John Glassco naît en 1919 à Montréal où il meurt en 1981.

Il vivra trois années à Paris de 1928 à 1931. Hédoniste, il raconte avec plaisir ses aventures et ses nuits flamboyantes. Il rencontre toute l’avant-garde américaine expatriée sur la Rive gauche : Hemingway, Joyce, Djnna Barnes, Gertrude Stein, Man Ray et son égérie Kiki, entre autres.

A déguster avec un cognac, une fine ou une coupe …


Passons à l’Italie avec le nouveau livre d’Erri de Luca, un des plus grands écrivains italiens contemporains.

Erri De Luca, né à Naples en 1950, fut maçon avant de devenir célèbre et lu dans le monde entier. Dans la veine de « Montedidio » qui l’a révélé au grand public, son nouveau roman « Le jour avant le bonheur » , éditions Gallimard, s’impose comme un livre de formation et d’initiation, le passage de l’enfance à l’âge d’homme dans l’immédiat après-guerre napolitain.

 

Le chantier infernal : Et autres nouvellesEnfin pour terminer, j’ai eu envie de lire ou de relire du Woody Allen (ouverture du Festival de Cannes ?). En librio à deux euros le volume, régalez-vous de deux recueils de ses nouvelles : « Le chantier infernal » neuf histoires du maître de la dérision, et « Dentiste mystérieux à Manhattan », nouvelles d’humour burlesque et décalé du cinéaste américain.

 

A bientôt, bonne pioche !

Mireille.

 

Si vous recherchez un livre pour vous ou pour offrir, pour les petits ou les grands :

Les chroniques littéraires de Mireille


 

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 01:42

L'Europe vient de se mettre d'accord avec le FMI sur un plan de prêts et de garanties pouvant aller jusqu'à 750 milliards d'euros (500 milliards pour l'Europe, 250 milliards pour le FMI). "Après bien des atermoiements" disait Ségolène Royal récemment. Il s'agit de faire racheter par la BCE des obligations d'Etats européens dévaluées par la crise grecque et la spéculation.


Cependant, à la lecture du Traité de Lisbonne et des traités antérieurs qui y sont repris, le projet semble compromis : le traité interdit en effet les prêts à un état membre, sauf "catastrophes naturelles" ou "événements exceptionnels échappant à son contrôle", cas écarté pour la Grèce. Il interdit aussi "l'acquisition directe" par la BCE "des instruments de [la] dette", c'est-à-dire notamment des obligations d'Etat (article du traité repris dans les statuts de la BCE). 

 

Les Allemands, qui n'avaient pas entièrement confiance dans leurs partenaires, ont fait préciser la notion d'acquisition directe dans le règlement du Conseil du 13 décembre 1993 : « les achats effectués sur le marché secondaire ne doivent pas servir à contourner l’objectif poursuivi par [l'] article [du traité]. » Donc pas d'acquisition à l'émission des obligations, ni auprès des banques (= le marché secondaire). Or c'est précisément auprès des banques, très engagées sur la dette obligataire grecque, que la BCE va racheter les obligations. D'où les bonds de plus de 20% à la bourse de Paris des valeurs bancaires à l'ouverture des marchés lundi dernier à l'annonce du plan.

 

La réponse n'a pas tardé : deux plaintes viennent d'être déposées auprès du Tribunal constitutionnel allemand par des membres de l'université de Berlin et de l'école de de Fribourg, qui sont proches des "ayatollahs monétaristes" américains, dit Marianne.

 

F.M.      

 

-oOo-


 

Jean Claude Trichet a affirmé sur Europe 1 que l'achat en direct de dettes par la Banque centrale européenne n’était pas une entorse aux règlements de la BCE, mais une lecture différente du droit. Vite dit, ainsi que le montre une analyse juridique menée par la banque Natixis.


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Jean-Claude Trichet au World Economic Forum

 

D’abord que dit le traité de Lisbonne (Article 125 ex Article 103 TCE), celui justement qui interdit les prêts aux Etats ? 

« L'Union ne répond pas des engagements des administrations centrales, des autorités régionales ou locales, des autres autorités publiques ou d'autres organismes ou entreprises publics d'un État membre, ni ne les prend à sa charge, sans préjudice des garanties financières mutuelles pour la réalisation en commun d'un projet spécifique. Un État membre ne répond pas des engagements des administrations centrales, des autorités régionales ou locales, des autres autorités publiques ou d'autres organismes ou entreprises publics d'un autre État membre, ni ne les prend à sa charge, sans préjudice des garanties financières mutuelles pour la réalisation en commun d'un projet spécifique. » 


LE TRAITÉ DE LISBONNE AVAIT PRÉVU DES DÉROGATIONS...


Bon, voilà, c’est clair : chaque pays roule pour lui-même, il ne peut y avoir de solidarité financière entre eux. À moins que le volcan islandais ne déverse toutes ses cendres sur le continent, pas question de filer un rond aux Etats, comme le confirme l’Article 122 (ex Article 100.2 TCE)  qui stipule : 

« Lorsqu'un État membre connaît des difficultés ou une menace sérieuse de graves difficultés, en raison de catastrophes naturelles ou d'événements exceptionnels échappant à son contrôle, le Conseil, sur proposition de la Commission, peut accorder, sous certaines conditions, une assistance financière de l'Union à l'État membre concerné. Le président du Conseil informe le Parlement Européen de la décision prise. » 

Pas de volcan donc pour l’heure. Pas plus que « d’événements exceptionnels échappant » au contrôle de l’Etat grec, chacun sachant que les chiffres de la République hellénique ont été sciemment truqués.
 

... MAIS LES STATUTS DE LA BCE INTERDISENT LES CRÉDITS AUX PAYS-MEMBRES


Le traité se traduit donc dans les statuts de la BCE de la manière suivante (article 21.1 reprenant l’article 123 ) : « Il est interdit à la BCE et aux banques centrales nationales d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. » 


Voilà pourquoi Trichet est hors de lui quand il s’agit d’acheter de la dette des Etats membres de la zone ce qui est absolument contre sa nature. Mais pour sauver la face, le Président de la BCE peut toujours s’appuyer sur une interprétation moins restrictive, comme le rappel Sylvain Broyer, l’un des auteur de la note de Natixis : « Cette précision sur l’acquisition directe, a souvent donné lieu à une interprétation hâtive du traité, spéculant sur une acquisition indirecte, via le marché secondaire, de titres de dette publique. » Indirecte, c’est à dire auprès des banques. Ce que justement la BCE s’apprête à faire désormais. Pour le plus grand bonheur des établissements financiers européens qui pourront emprunter à 1% à la BCE puis prêter cet argent à 3,5% à la France et 6,5% à la Grèce, sans plus aucun risque puisque la BCE pourra toujours racheter ces papiers en cas de pépin… 

... TOUT COMME LE CONSEIL EUROPÉEN

 

Pourtant cette faculté de rachat dit indirect n’est pas si claire. Les Allemands ont toujours eu peur du laxisme de leurs partenaires en matière monétaire et ont toujours fait en sorte de cadenasser la banque centrale et les limiter éventuelles tentations des pays hier qu’ils qualifiaient il y a encore peu de temps de pays du Club med. Ainsi le règlement du Conseil (CE) 3603/93, du 13 décembre 1993, précisant les définitions nécessaires à l’application des interdictions énoncées à l’article 123 du traité, considère-t-il que « les achats effectués sur le marché secondaire ne doivent pas servir à contourner l’objectif poursuivi par cet article. » 

Là, c’est clair : c’est NIET. Il y a interdiction de tout financement d’obligations du secteur public. 

C’est sur cette base qu’a été introduite une seconde plainte auprès du Tribunal constitutionnel allemand. Markus Kerber, de l’Université de Berlin et prof à Sciences Po Paris fait suite à la première plainte déposée par ses copains de l’école de Fribourg, une école de pensée en droite ligne avec les ayatollahs monétaristes de l’école de Chicago. Une belle bataille d’avocats en perspective. 


Reste une question. Pourquoi les agences de notation font comme si de rien n’était. Elles ont une nouvelle fois menacé la Grèce de dégradation de sa signature, alors même que le plan de sauvetage garantit le remboursement de la dette de cet état. « Il y a dix ans, les agences de notations s’étaient satisfaites d’une simple phrase du Trésor américain. À l’époque, il avait accordé sa garantie implicite à Freddy Mac et Fanny Mae, ce que les agences avaient immédiatement intégré en redonnant  à ces deux établissements financiers la même note, AAA, que leur garant, l’Etat américain. Et là, tout ce qui a été dit de la part des plus importantes autorités européennes pour garantir la Grèce ne les pas fait bouger d’un pouce », s’étonne Sylvain Broyer.


 

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Emmanuel Lévy

Mercredi 12 mai 2010


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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 23:02

A deux ans de l’élection présidentielle, aucune analyse sérieuse ne peut fixer les acteurs de l’élection présidentielle de 2012. Pour ceux qui s’y sont risqués en tentant d’écarter une figure principale, le dernier sondage de l’Ifop rappelle que les jeux sont loin d’être faits. D’autant que dans cette perspective, Ségolène Royal dispose de trois cartes maîtresses pour s’imposer dans la partie.  

 

1ère carte :

En 2007, le manque d’expérience fut le principal sujet d’attaque de ses adversaires à gauche comme à droite. Ce temps est bien révolu. Ségolène Royal dispose aujourd’hui d’une première carte maîtresse : son expérience.

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Son expérience d’abord dans l’élection présidentielle elle-même, un atout essentiel car on ne connaît pas l’endurance des autres candidats dans une dure campagne de plusieurs mois. Or sur ce point, Ségolène Royal a démontré en 2007 qu’elle savait résister et mener une campagne active sur le terrain et dans les médias avec le point d’orgue final de l’extraordinaire mobilisation de Charléty. Aucun autre candidat pressenti à gauche ne peut aujourd’hui s’appuyer sur cette expérience.  

Une expérience également fondée sur son bilan régional qui lui a valu une réélection triomphale dans sa région. Elargissant le champ des compétences régionales, Ségolène Royal a mené une politique active dans tous les domaines : aménagement de l’espace, développement économique, politique culturelle, mesures en faveur de l’innovation, protections sociales. Présidente de région elle a démontré sa capacité à mener des équipes et à porter une ambition régionale globale.

 

2ème carte :

Le président de la République est élu directement par les Françaises et les Français qui ont toujours su montrer leur capacité à résister aux influences médiatiques. Le peuple aime être libre de ses choix. Or c’est la deuxième carte maîtresse de Ségolène Royal : femme libre de gauche elle parle au peuple.

chizeconfection3-300x195.jpgSégolène Royal ne croit pas que seule la parole des experts, de petits cercles parisiens, mérite d’être entendue. Dans ses engagements, elle a su montrer sa capacité à entendre les attentes et les colères du peuple en se portant à ses côtés pour condamner des délocalisations qui jettent hors des usines des hommes et des femmes, pour refuser que des jeunes filles subissent un avortement faute de pouvoir se confier, pour s’élever contre un pouvoir arrogant décidant avec quelques experts de détruire des vies en rasant leurs maisons, pour appeler à la reconnaissance de tous les enfants de la République quelque soit leur origine, pour dénoncer un débat sur la burqua qui stigmatise une partie des Français.

A ces cercles parisiens où l’on dit « Ségolène Royal jamais ! », le peuple peut répondre d’une voix contraire en appelant « une femme libre pour la France !».  

 

3ème carte :

Une campagne présidentielle à gauche c’est aussi une capacité à porter une ambition pour la France, une simple image de bon gestionnaire ne suffit pas. C’est la troisième carte maîtresse de Ségolène Royal : porter une vision de la France.

A l’école de François Mitterrand, la présidente socialiste a retenu qu’on ne peut pas construire l’avenir d’un peuple sans connaissance de son passé. Ainsi, elle écrit le jour de la commémoration de la fin de l’esclavage « Si j'évoque la mémoire des résistants d'alors, c'est pour rappeler que l'abolition ne fut pas un cadeau octroyé mais une conquête, fruit d'une double lutte menée, dans les outre-mers et dans l'Hexagone ». Dans ce passé, c’est cette image d’une France en lutte pour les droits de l’homme qu’elle aime à rappeler.

25201 385627702356 801597356 3718491 6060085 aUne vision de la France ne peut se concevoir sans un regard sur le monde mais pas n’importe quel monde. Face à l’arrogance d’un capitalisme financier qu’elle qualifie de « prédateur », face à l’égoïsme d’un monde destructeur, Ségolène Royal entend placer la France du côté de ceux qui veulent changer ce monde, porter la voix de la France pour un monde plus respectueux des hommes et de la planète, un monde plus juste.  

 

Trois cartes maîtresses pour donner à la France une autre voix pour une autre politique, reste la question essentielle : Ségolène royal va-t-elle abattre ses cartes ?

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 23:16

 

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Nous avions déjà remarqué les affiches publicitaires de la région Poitou-Charentes dans les couloirs du métro : campagne sur la croissance verte, ou plus récemment sur les villes et terroirs (La Rochelle, Cognac, ...). Depuis quelques jours, une nouvelle campagne est passée à la dimension supérieure : elle s'est installée sur les grands formats des quais parisiens.

 

"Notre littoral reprend des COULEURS, et ça vous va bien" expliquent les affiches, faisant explicitement référence à l'après-Xynthia, dans lequel Ségolène Royal s'est beaucoup impliquée. Il s'agit d'une opération commune aux régions Poitou-Charentes et Pays de la Loire. Un site spécifique qui promeut le tourisme dans les deux régions a été créé (www.couleursdulittoral.com), et le côté ludique est présent : "Jouez et gagnez vos vacances sur nos côtes" annoncent les affiches.

 

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"L'objectif de cette campagne est d'anticiper toute dégradation de l'image des territoires, de contrer d'éventuelles annulations de réservations, de conforter les industries du tourisme littoral et soutenir les professionnels de la mer", selon un communiqué des deux régions.

Si l'impact de la tempête sur les infrastructures touristiques est "assez faible", "l'impact en terme d'image a été bien plus important", relèvent les régions.

 

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La visite des sites des 2 régions révèle une surprise : alors que la région Poitou-Charentes présente sobrement le bandeau reprenant les trois affiches dans sa lettre hebdomadaire du 30 avril,  la région Pays de la Loire présente un résumé d'article dès la première page, en détournant dans l'article l'affiche originelle, qui, tronquée, arbore le seul logo de la région Pays de la Loire. Mais cette affiche "tronquée" ne fait pas partie de la campagne publicitaire du métro parisien.

 

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      L'affiche "tronquée" des Pays de la Loire

 

Une raison à cette mise en avant des Pays de la Loire tout de même : le budget de la campagne est pris en charge par la région Pays de la Loire à hauteur d'environ 75% (800 000 €) pour un budget total de 1 030 000 €. La campagne d'affichage sera en effet diffusée dans les Pays de la Loire, en Bretagne et en Île-de-France, et sera doublée de parutions dans la presse nationale. La région que préside Ségolène Royal est donc engagée à hauteur de 230 000 € seulement.

 

Mais, autre surprise, les affiches des quais, de taille très supérieure à celles des couloirs du métro, grossissent d'autant les logos des deux régions partenaires. Côté Pays de la Loire, un slogan imagé : "Région Pays de la Loire - l'esprit grand ouvert".

Et côté de la région Poitou-Charentes, les voyageurs du métro peuvent clairement lire : "Région Poitou-Charentes - la démocratie participative". Le message, pour un voyageur souvent distrait, reste subliminal, mais pour un ségoléniste averti, il saute aux yeux. La brise de la démocratie participative picto-charentaise souffle sur les quais du métro parisien ce printemps. Espérons qu'elle aidera à instiller dans les esprits les idées de Ségolène Royal...

 

logo_regionPoitouCharentes.png

 

Frédérick Moulin


 

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 23:01

20081125Royal.jpgVendredi midi, on m'a encore posé la question sempiternelle : Mais pourquoi tu la soutiens encore ? La même question je l'ai eu a plusieurs reprises dans la semaine. Je vais donc répondre d'une manière un peu différente.  Avec des choix et des remarques sur la situation actuelle.

Tout d'abord, je n'ai pas confiance dans une tricheuse ou un ami et/ou complice des banksters, c'est simple et sans appel. Encore moins si celui-ci nous explique le 6 mai 2007 à 20H01 qu'il est disponible pour la gauche, alors qu'il préparait son départ pour le FMI depuis au moins 3 mois.

Revenons à notre Sorcière Royal, pour la notion de sorcière , lire ce billet et ce que Dray en pensait de la dite Ségolène.

1/ Tout le monde aura remarqué qu'elle a adoptée une façon plus subtile de communiquer, plus discrète et qu'elle a pris confiance en elle. Il suffit pour ça d'être un peu objectif. Pendant ce temps là les amis de DSK et ceux de Titine vont jouer à se savonner la planche.

2/ On nous a bassiné avec l'histoire d'EAG (Espoir à Gauche), puis nous avons entendu Peillon dire qu'il avait été trop maladroit... et qu'il était conseillé par son enfant de 13 ans. Qu'est devenu EAG ? on ne sait pas, et qu'est devenu le rassemblement de Vincent Peillon ? J'ai entendu parler de rumeurs selon les quelles De Sarnez irait actuellement voir du coté de Villepin, ce qui montrerait le coté louvoyeur du couple Sarnez-Bayrou.

3/ Elle n'intervient dans les médias que pour des problématiques qui concernent directement les citoyens: Heuliez, Tempête, urgence sociale et insécurité foirée par l'UMP. Tandis que la direction du PS a du attendre que Titine explique qu'il fallait parler social avant toute chose. Certains se perdent en conjectures ou tombent dans les pièges de communication de l'UMP : Burqa par exemple.

4/ Pendant ce temps le travail de fond continue : Une visite chez Lula, pas vu dans les médias qui préfèrent faire la promotion de Pal  Sarközy et de ses horreurs. Continuation des UPP, et n'oubliez pas -vil troll- que Desirs d'avenir existe toujours... et que tous les appareils militants sont plutôt en veille en ce moment, y compris les 40 voleurs amis de DSK.

5/ On nous parle des sondages: regardez les bien, elle fait ses meilleurs scores dans les classes populaires et chez les jeunes. On se souvient du problème des sondages avec quotas pas forcément fiables. Une question simple se pose, les sondeurs vont ils dans ces "quartiers" où lignes fixes et internet ne sont pas aussi répandus qu'ailleurs ? De même ces sondages sont réalisés hors primaire: aucun débat de fond réel, pas de propositions sérieuses discutées (y compris dans le PDF dont la diffusion a vainement exaspéré les troll titinistes). Et on en trouve qui donne des informations contradictoires : ainsi Flamby (Hollande) fait 3% de désirs de candidature et est parait-il plus "populaire" que Ségolène Royal qui fait un meilleur score que lui. N'oubliez pas que dans les sondages, la question et le contexte sont très importants.

6/Un point important de cette primaire sera la proximité avec les citoyens, ce point jouera sur les scores et la perception de réelle volonté de commencer à changer le système. Les candidats devront se bouger le cul, et aller discuter un peu partout. Centre ville, quartiers, zones rurales. Voyez vous DSK dans un bus autrement que briefé au mm par Euro RSCG? Martine Aubry à la campagne ? Personnellement j'ai des doutes. Et je vous le dit, je m'investirai dans ces primaires, par exemple pour aller écouter/discuter dans les quartiers et revenir rigoler chez les contrits bobos parisiens.

7/ Regardez les résultats de bureau de vote lors des régionales, comparons les bureaux de vote des zones industrielles en crise là ou la gauche obtient 70% au second tour en Poitou-Charentes elle ne fait que 20 ou 25% dans l'historique fief de la gauche : le Nord Pas de Calais. Bizarrement personne ne parle trop de ça, aucun journaliste ne s'est posé la question des différences de mobilisation des électeurs.

8/ Souvenez vous du débat avec Daniel Cohn-Bendit sur France2, il a été retourné et a montré qu'il était près a travailler avec elle. Et que dire de cette réplique de Ségolène à DCB qui parlait d'experts :"Mais tes experts, ça fait 20 ans qu'ils se trompent".. Et quelle est la candidate potentielle primaire qui a le plus de proximité avec l'écologie ?

9/ Martine Aubry et Ségolène Royal sont tombées d'accord sur un truc très pertinent: Ségolène va travailler sur le sujet de l'écologie et de l'égalité réelle pour les prochaines conventions du PS. Or ces sujets là sont essentiels: le mode de développement productiviste est en cause et le système économique crée des inégalités criantes et des égoïsmes de classe. Accessoirement, le commentaire "elle méprise le PS" des trolls mérite d'être corrigé.

Je rajoute un 10e point, lié au point 3 : Voilà ce qu'elle demande: "Ségolène Royal demande à Nicolas Sarkozy de renoncer aux mesures de rigueur scandaleuses qu'il a annoncées hier et qui frappent les Français les plus modestes, et de rétablir immédiatemment la prime de 150 euros versée à 3 millions de familles, ainsi que l'exonération de charges dont bénéficiaient les très petites entreprises lorsqu'elles embauchaient"

Voilà qui est clair (même si sur les aides, elles doivent être conditionnées): On va demander à 3 millions de famille de faire ceinture sur cette prime de noel, pour une économie de 450 millions d'Euros qui partaient immédiatement dans l'économie réelle, pas dans la spéculation.

Et pour la suite des questions, allez lire les billets sur le même sujet.

 

Par Ronald,

pour le blog Intox 2007

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 18:46

actu-match | Lundi 10 Mai 2010

Sondage. 2012 : Ségolène Royal revient sur scène

| Photo Thomas Coex/Pool / Reuters


Dans notre enquête exclusive Paris Match – Ifop, DSK arrive sans surprise

en tête des candidats PS souhaités par les Français sondés. Mais l’ancienne candidate socialiste de 2007 repasse devant Martine Aubry et s’adjuge la deuxième place.

  • Les électeurs socialistes, qui n’ont pas gagné une seule élection nationale depuis 1988, à part celle exceptionnelle de l’après-dissolution de 1997, ont une vraie attente d’un projet socialiste ambitieux. Notre sondage montre à cet égard que, contrairement au discours ­ambiant, aucun candidat supposé ne domine encore le jeu. Ils sont même 10 % des sympathisants socialistes à ne citer spontanément aucun candidat préféré, comme s’ils n’avaient pas encore du tout la tête à la présidentielle. Certes, DSK arrive en première position, mais il n’est cité que par 30 % des sympathisants PS. Et la crise grecque, qui a propulsé le directeur du FMI sur le devant de la scène, pourrait lui coûter des points auprès du peuple de gauche, hostile à toute politique d’austérité. Martine Aubry, aux abonnés absents dans les débats de cette crise financière – elle a passé toute la semaine en Chine –, passe en numéro trois. Oui, elle fait le job au PS, mais ses atermoiements sur les retraites et la pâleur du programme économique socialiste la font reculer dans l’opinion. Et puis Ségolène Royal, qu’on avait un peu vite enterrée, fait son come-back. Surfant sur sa belle victoire aux régionales, la présidente du Poitou-Charentes voit sa cote remonter, notamment chez les 18-24 ans (29 % de bonnes opinions). En revanche, François Hollande, cité par 3 % des sympathisants PS, « est provisoirement exclu de la bataille », observe Frédéric Dabi. Prudence, en tout cas : à ce jour, il reste 18 % d’indécis chez les socialistes. Point final

2012 : le choix du candidat du PS Quelle personnalité souhaiteriez-vous voir désignée comme candidat du Parti socialiste pour l’élection présidentielle de 2012 ? (*)

Rappel ensemble des Français
(Janvier 2010) (1)
Ensemble des Français
(Mai 2010)
Sympathisants socialistes
(Mai 2010)
Dominique Strauss-Kahn 23 27 30
Ségolène Royal 9 15 23
Martine Aubry 20 12 19
François Hollande 7 2 3
Bertrand Delanoë 1 1 1
Manuel Valls 1 1 2
Lionel Jospin 2 1 1
Jack Lang 1 1
Une autre personnalité 9 8 2
Aucune personnalité 17 24 10
Ne se prononcent pas 11 8 8

(*) Question ouverte - réponse non suggérée (1) Sondage réalisé pour le Journal du Dimanche auprès de 959 personnes âgées de 18 ans et plus, par téléphone les 28 et 29 janvier 2010.
 

 

Dans cette question qui ne suggère aucun nom et porte de ce fait le poids de la présence médiatique, Dominique Strauss-Kahn sort confirmé, premier à la fois dans l’ensemble de l’opinion et chez les sympathisants socialistes et en progrès de 4 points par rapport à janvier dernier. Mais le principal enseignement est la remontée à la deuxième place de Ségolène Royal, régionales aidant. elle a maintenant 3 points d’avance sur Martine Aubry dans l’ensemble de l’opinion et 4 chez les sympathisants socialistes. Strauss-Kahn fait ses meilleurs scores chez les 65 ans et plus, les cadres moyens et les diplômés du supérieur, Ségolène Royal chez les 18-24 ans et les artisans et commerçants, Martine Aubry chez les professions libérales et cadres supérieurs.

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