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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 13:47

urne-bureau-de-vote.jpgLors de l’émission C politique de Nicolas Demorand sur France 5, Ségolène Royal a pu s’expliquer longuement dimanche  sur sa proposition de lancer un référendum pour sauver la retraite à 60 ans.

 

Pour la socialiste, le peuple doit être consulté sur cette réforme pour trois raisons :

 

(1) Si les Français sont favorables à une réforme permettant d’assurer le financement des retraites, ils veulent une réforme efficace. Or, cette réforme qui remet en cause un droit des Français ne sera pas efficace car elle va accroître le chômage des jeunes déjà lourdement touchés. Comment ces générations pourront-elles cotiser pour leur retraite ? Pour assurer l’avenir des retraites, Ségolène Royal rappelle que la question de l’emploi des jeunes devrait être une question prioritaire du gouvernement pour assurer la retraite à ces générations.

 

(2) Cette réforme n’est pas juste car Nicolas Sarkozy pour le financement des retraites ne fera pas payer les revenus du capital. Comme pour le reste ses effets d’annonce ne sont pas suivis d’effets. Ce seront les ouvriers, les employés, les cadres et essentiellement les femmes qui seront frappés par une baisse du niveau des retraites, sans « un partage plus équitable des revenus », « sans faire cotiser les secteurs économiques les plus juteux c’est à dire le secteur financier ». Alors que deux salariés sur trois de plus de 55 ans sont au chômage, comment pourront-ils avoir leur durée de cotisation ? Ségolène Royal demande au contraire une réforme globale et notamment une réforme de la fiscalité pour une réforme plus juste acceptée par les Français.

 

(3) Mais surtout, pour Ségolène Royal cette réforme n’est pas légitime car  un homme seul  n’a pas la légitimité de pouvoir remettre en cause un droit acquis par les Français.

Or cette remise en cause ne figurait pas dans le programme présidentiel en 2007 de Nicolas Sarkozy. Au contraire il s’était exprimé en faveur du maintien de la retraite à 60 ans : « le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer » peut-on lire dans son programme.

Comme il l’a d’ailleurs rappelé, Nicolas Sarkozy n’a pas reçu le mandat des Français pour remettre en cause la retraite à 60 ans, ce serait un abus de pouvoir.

C’est un point fondamental pour la candidate présidentielle de 2007 qui veut redonner un sens à la parole politique. Elu sur un programme, un homme peut-il agir en sens contraire sans demander l’avis des Français ?

En somme, peut-on accepter encore aujourd’hui l’exercice solitaire du pouvoir ?

 

En proposant un référendum sur la retraite à 60 ans Ségolène Royal pose la question politique fondamentale du fonctionnement démocratique de notre République.

D’autant que les conditions institutionnelles rendent possibles une consultation populaire pour un changement de cap. Selon la réforme constitutionnelle du 21 juillet 2008, le référendum d’initiative populaire est possible dans nos institutions.

 

Avec 1/5ème du Parlement et 1/10ème des français inscrits (soit 4 millions ½ de citoyens), les Français peuvent donc imposer ce référendum pour s’opposer à « une régression sociale aussi grave que la remise en cause de la retraite à 60 ans » selon Ségolène Royal.  

 

Philippe Allard

 

 

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 23:03

images.jpgSur le plateau de C Politique sur France 5, interrogée par Nicolas Demorand, Ségolène Royal est apparue à la fois combative et responsable.

 

Combative contre la politique de communication et injuste de Nicolas Sarkozy.

La socialiste a fortement condamné une politique faite de coups de communication qui ne sont pas suivis d’effets comme la suppression des allocations familiales pour l’absentéisme scolaire qui conduirait à toucher des familles déjà en forte difficulté, l’absence des aides dans les cités malgré des visites de communication dans les écoles, les aides qui ne sont toujours pas arrivées pour les populations touchées par la tempête Xinthia.

La socialiste condamne l’abandon des politiques dans des pures stratégies de communication alors qu’il faudrait faire du chômage des jeunes, le problème essentiel aujourd’hui, la priorité du gouvernement.

 

Combative contre la remise en cause de la retraite à 60 ans.

Pour la socialiste, les Français sont prêts à une réforme mais une réforme juste.

Ségolène Royal appelle à un référendum d’initiative populaire pour stopper la régression sociale voulue par Nicolas Sarkozy. Avec un référendum d’initiative populaire, à la demande d’1/5 du Parlement et d’1/10 des électeurs inscrits, les Français peuvent s’opposer et faire reculer Nicolas Sarkozy qui ne veut pas toucher aux revenus du capital, « aux puissances de l’argent ».

Ségolène Royal appelle le peuple à ne pas se résigner, à ne pas tomber dans le fatalisme, malgré le matraquage médiatique, mais à refuser la remise en cause de mesures sociales que les peuples ont mis des années à construire.

 

Responsable pour faire gagner la gauche en 2012.

Refusant d’esquiver la question de Nicolas Demorand sur les Primaires, Ségolène Royal propose « un dispositif gagnant ». Lors de la dernière élection présidentielle, la socialiste n’avait pu bénéficier de l’appareil du parti socialiste en ordre de marche contre Nicolas Sarkozy. Pour l’élection de 2012, Ségolène Royal veut tout faire pour éviter de reproduire le même scénario qui conduirait à nouveau à l’échec face à « une droite qui a tout ». L’ancienne candidate accepte même la possibilité de ne pas se présenter. « Je préfère faire le sacrifice d'une ambition personnelle et voir gagner la gauche que le contraire. »

Mais Ségolène Royal met des conditions nécessaires pour assurer cette victoire : un projet porteur d’avenir,  un parti en ordre de marche derrière le candidat ou la candidate, un rassemblement large « de l'extrême gauche jusqu'aux centristes humanistes et jusqu'aux déçus du sarkozysme".

 

Combative, responsable, et convaincante, Ségolène Royal a mis la barre très haut dans cette émission de Nicolas Demorand. Un niveau qui ne sera pas facile à atteindre pour les autres candidats ou candidates socialistes en lice pour les Primaires et qui peinent jusqu'ici à parler directement au peuple.

 

 Pour écouter l'intégralité de l'émission : http://www.france5.fr/c-politique

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 21:23

 

Après avoir consommé beaucoup de produits pétroliers (essence , diesel, fioul domestique) et gaziers (grande campagne d’EDF pour le chauffage au gaz), la France fait sa « révolution verte » avec l’électricité. L’accroissement de la part de l’électricité est en effet au cœur des 273 propositions du Grenelle de l’environnement, et de manière plus large de notre société : voiture électrique, promotion du tramway (électrique) et du métro (rocade du grand Paris), plan fret et autoroutes ferroviaires massif (les trains autres qu’électriques ont disparu depuis quelques années), pénalisation de l’aérien (kérosène) et du transport routier (diesel, …), apparitions de nouveaux produits électroniques ou électroménagers électriques (ordinateurs, iPhone et portables, iPod et lecteurs MP3, iPad, machine à pain, …).

 

Et personne ne se pose LA question : est-ce que cette montée en puissance du « tout-électrique » est bien écologique ?

 

Certes, cela permettra de réduire certainement la consommation de produits pétroliers et de gaz, presque entièrement importés, ce qui n’est pas négligeable pour la dépendance énergétique de la France : en 2008, année des 273 propositions du Grenelle de l’environnement, en solde net, 50,2% de l’énergie consommée était importée (produits pétroliers et gaziers) :

 

-137 Mtep de production d’énergie en France (surtout de l’électricité),

-172 Mtep d’importations d’énergie (surtout des produits pétroliers et gaziers),

-34 Mtep d’exportation (électricité et produits rafinés).

 

Mais les 49,8% produits en France provenaient déjà surtout de l’électricité. Que se passera-t-il quand la part de l’électricité augmentera ? Les exportations, constituées en partie d’électricité, baisseront mécaniquement.

 

Mais au-delà, à partir de quoi est produite l’électricité ? Aux trois-quarts à partir de nos centrales nucléaires (deuxième parc au monde après les Etats-Unis) : 76,5% en 2008, 75,2% en 2009. Ainsi, le nucléaire représente 33,7% de l’énergie consommée en France en 2008.

 

nuclearhands


Puis vient l’hydro-électrique, les barrages : 11,9% en 2009. La production hydro-électrique est désormais à peu près fixe en valeur absolue en France, notre pays ne construit pratiquement plus de barrage en France métropolitaine depuis les années 80. Si l’énergie produite est une énergie renouvelable, certains impacts environnementaux sont reprochés aux barrages : remodelage en profondeur du paysage, « coupé » par le barrage, barrage aux routes migratoires des poissons, invasions biologiques facilitées, …

 

Le reste de la production électrique est assuré par les usines thermiques (gaz, charbon, tous deux importés) pour 11% en 2009 et par les autres énergies renouvelables, presque uniquement l’éolien, pour 1,5%.

 

800px-Electricity_production_in_France.svg.png

Graphique Wikipédia (SuperManu)


Aujourd’hui, les énergies renouvelables se résument principalement à l’hydroélectricité des barrages, production fixe en valeur absolue. Pour atteindre l’objectif de doublement de la part des énergies renouvelables fixé par le gouvernement suite au Grenelle de l’environnement pour l’horizon 2020, il va falloir faire « décoller » très rapidement les autres énergies renouvelables : l’éolien, qui suscite déjà des réactions de la part de la population alors que sa part est très faible (bruit, défiguration des paysages), le solaire qui balbutie encore, la biomasse et la géothermie, …

 

C’est dans ce contexte que Le Monde publie un article sur les « arnaques » de certains producteurs d’électricité alternatifs à EDF, qui vendent plus cher une électricité labellisée « verte » alors qu’en fait elle est « grise » (en général nucléaire) puis « verdie » par le biais de « certificats verts » achetés auprès des producteurs d’hydroélectricité.

 

F.M.


-oOo-

 

lemonde pet

29 mai 2010


Le mirage de l'électricité " 100 % verte "

Le consommateur qui croit faire un geste en faveur de la planète en souscrivant des offres dites propres ignore bien souvent que seule une faible partie de l'énergie est d'origine renouvelable


Monsieur et madame Navarri, viticulteurs en Gironde, ont quitté EDF il y a trois ans, pour se fournir en électricité verte chez Alterna. " Nous sommes proches de la nature, bien que nous ne fassions pas de bio, et nous voulions autre chose que du nucléaire ", explique Annie Navarri.

 

Quelque 28 millions de particuliers sont restés chez l'opérateur historique en dépit de la libéralisation du secteur, en 2007, mais d'autres ont opté pour des fournisseurs d'énergies renouvelables : éolienne, solaire ou hydraulique.

 

energie-renouvelable-1

 

La Commission de régulation de l'énergie n'est pas en mesure d'indiquer leur nombre. " 50 000 de nos 600 000 clients ont souscrit une offre 100 % verte ", assure Xavier Caitucoli, PDG de Direct Energie. " Nos clients sont des 35-45 ans, catégorie CSP +, attentifs à l'environnement ", constate Nicolas Milko, président de Planète-Oui. Ils ont abandonné sans regret les tarifs régulés par l'Etat, garants d'une évolution des prix mesurée, qu'offre EDF : " Je ne paie pas plus cher chez Planète-Oui, et j'ai de l'électricité verte ", assure par exemple François Durnez, consultant en management à Paris.

 

Tous ces particuliers pensent faire un geste pour la planète, en souscrivant une " offre verte ". Est-ce vraiment le cas ? La réponse dépend du fournisseur choisi.

 

L'offre militante Enercoop, coopérative fondée par Greenpeace, s'approvisionne auprès d'une cinquantaine de producteurs d'énergie renouvelable. Quand un client paie une facture de 100 euros chez Enercoop, la coopérative achète pour 100 euros d'énergie renouvelable.

 

Cette solution, considérée comme la seule vertueuse par les associations de défense de l'environnement, est aussi la plus onéreuse. En effet, mis à part l'hydraulique, la production d'énergie renouvelable coûte plus cher que celle du nucléaire (500 euros les 1 000 kWh en solairephotovoltaïque, 80 euros en éolien40 euros en nucléairemoins de 40 euros en hydroélectrique). Elle est aidée par l'Etat, qui impose à EDF un prix d'achat supérieur au coût de production, mais lui verse en échange une taxe équivalant à 0,25 % de chaque facture.

 

Enercoop, qui achète au même prix qu'EDF, ne bénéficie pas de cette aide. Ses prix de vente sont 30 % plus élevés que ceux de ses concurrents. La coopérative ne compte que 7 500 clients, tous des militants : ainsi, William Tambellini, ingénieur en informatique, électeur des Verts, a opté pour Enercoop, afin de " réduire son empreinte écologique ".

 

Les certificats verts

 

La plupart des autres fournisseurs se procurent de l'électricité " grise " (en général nucléaire), principalement auprès d'EDF, et la " verdissent " grâce à l'achat, à des producteurs d'énergies renouvelables, de " certificats verts ". Ces certificats garantissent que 1 000 kWh d'électricité verte ont été injectés dans le réseau. Les producteurs les vendent entre 1,30 et 3 euros aux fournisseurs.

 

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Photo de Stefan Kühn


Quand un client paie une facture de 100 euros, il croit injecter 100 euros d'électricité verte dans le circuit. Il n'injecte en fait que 2 euros d'énergie renouvelable, soit le prix du certificat. Ladirection générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes rappelle que " le dispositif est légal, et un fournisseur peut donc parfaitement vendre de l'électricité d'origine nucléaire tout en utilisant un argument de vente consistant à dire que tout ou partie de son électricité vendue fait l'objet d'une compensation qui prend la forme de certificats verts ".

 

Mais les associations de défense de l'environnement considèrent qu'il a un impact positif beaucoup plus limité sur l'environnement. Enercoop fait signer à ses producteurs une charte leur interdisant de vendre des certificats verts pour leur énergie.

 

Les vendeurs de ces certificats sont en général les exploitants de grands barrages hydrauliques - contestés par les écologistes en raison de leur effet sur la biodiversité et les cours d'eau. Ils vendent d'une part leur électricité et d'autre part un certificat assurant qu'ils ont produit cette électricité, ce qui revient à monnayer deux fois la même chose. Ils ne déduisent pas le prix du certificat de celui de l'électricité.

 

electricite hydraulique

 

Un surcoût injustifié

 

" En 2008, pendant la discussion de la directive sur la promotion de l'utilisation de l'énergie renouvelable, nous avons demandé que l'énergie hydraulique des barrages soit exclue des certificats verts, mais notre amendement a été rejeté ", déplore Levi Nietvelt, conseiller chargé de l'énergie au Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC), à Bruxelles.

 

Le médiateur national de l'énergie, Denis Merville, rappelle pour sa part que les consommateurs financent déjà, via une taxe sur leur facture, le développement des énergies renouvelables, qui représentent 14,5 % de la production française. Ceux qui veulent plus d'énergie renouvelable doivent certes payer plus. Mais quand leur fournisseur se contente d'acheter du nucléaire et uncertificat, et qu'il vend cette " offre verte " plus cher que son offre de base, " le surcoût n'est guère justifié ", estime le médiateur.

 

Dommage que le même médiateur ne le signale pas plus explicitement sur le comparateur qu'il a mis à la disposition du public (Energie-info.fr), et auquel, pour cette raison, Enercoop refuse de participer.


Rafaële Rivais


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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 04:48

 

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QU’EST-CE QUE LE SEGOLENISME   ?

Sur un socialisme d’avenir pour le XXI ème siècle

Par Sandrine Piaskowski


 

Introduction

 

Longtemps, et particulièrement depuis le congrès de Reims, nous fûmes taxés de supporters, adhérents idolâtres, ségolâtres, apôtres de la personnalisation. Or, rien n’est plus faux, je dirais plus inexact, car nous ne sommes pas dans l’échange d’imprécations ou la simplification des positions des uns et des autres. Nous ne sommes pas dans l’abrupte réduction à une nature, nous ne sommes ni dans la croyance, ni dans la consommation politique. En bref, nous pensons, il nous arrive aussi de réfléchir. En d’autres termes, la rue de Solférino n’a pas le monopole de la réflexion ! Nous sommes précisément dans la réflexion, l’argumentation, la démonstration, la proposition. Alors, quels sont les fondements de cette réflexion, que défendons-nous ?

Le terme « ségolénisme » peut lui-même susciter des interrogations. Il est clair qu’il offre tous les avantages de la commodité. Il permet en premier lieu d’évacuer l’appellation de « royalistes », qui somme toute poserait problème en République. Il permet en second lieu une identification rapide et a le mérite de la clarté. Ce terme commode est sujet à discussion et gagnerait sans doute à être « remplacé » ou du moins gagnerait-il plus à l’interchangeabilité. Pourquoi ?

Il est clair que le terme contient en lui-même le possible reproche de la « personnalisation ». Cependant, il n’est pas honteux de recourir à ce type de terme : gaullisme, mitterrandisme, etc … se sont succédés bien avant que l’on ne parlât de « sarkozysme ». La défiance possible vis-à-vis de ce genre d’appellation provient largement de la vacuité du « sarkozysme ». A nous de ne pas laisser comparer les modes d’expression de Ségolène Royal à l’agitation et à la communication désordonnée de l’actuel Président de la République. A nous de montrer que notre pensée est structurée, en bref de préciser nos principes directeurs - principes auxquels l’ensemble de nos propositions concrètes peuvent être rattachées.

Par ailleurs, l’aspect « bannière » de l’appellation n’est pas honteux. L’élection du Président de la République au suffrage universel direct induisit dès 1962 l’idée de la personnalisation, confirmée à partir de 1965. A moins d’y renoncer et de revenir à un système parlementaire strictement entendu, la référence à une personnalité charismatique est une donnée incontournable. Le charisme n’est pas synonyme de culte de la personnalité et de dépossession de notre faculté de jugement. Il serait intéressant de savoir pourquoi nous sommes présentés par nos adversaires comme membres ou fidèles d’une secte, et cela ferait l’objet d’un article spécifique ! Il semble dès à présent que ce charisme dont fait preuve Ségolène Royal, ce contact qu’elle établit avec le « peuple » inquiète les autres prétendants à la magistrature suprême. C’est pourquoi nous pouvons nous voir opposer l’appellation de « populiste » quand c’est l’adjectif « populaire » qui conviendrait. C’est pourquoi j’ai suggéré l’ « interchangeabilité » des termes. A côté de « ségolénisme » un autre terme peut être proposé qui en serait la substance même. Un long travail pourrait être engagé sur ce point. Ce que dans nos réunions, nous désignons comme le « fond », le « contenu ». L’un ne va pas sans l’autre.

Il est clair que nous sommes à un moment charnière de l’histoire de nos démocraties : outre la difficulté des gauches à se redéfinir après l’effondrement du communisme soviétique, la social-démocratie est exsangue. Crise financière, récession, remise en cause des acquis sociaux, mondialisation impersonnelle, montée des nationalismes, émergence de préoccupations écologiques globales, abandon des catégories populaires dans une société de plus en plus clivée, constituée en réseaux élitaires, morale de l’intérêt en progression, etc … l’appel à la libre expression doit être entendu ; la soif est immense de réfléchir et de reconstruire. La soif est intense, dans et pour ce XXIème siècle qui commence, de repenser « la » gauche, de refonder le socialisme.

Nous sommes dans un système médiatique de plus en plus développé. Dès aujourd’hui, présentons les axes majeurs qui caractérisent le « ségolénisme ». Des travaux considérables ont déjà été entrepris, avant même la Présidentielle de 2007, qui n’ont cessé d’être enrichis. Les universités participatives ont vu le jour, Ségolène Royal n’a cessé d’avancer des propositions. Tant avec le concours de spécialistes de renom qu’avec la participation citoyenne. Il nous faut exposer un « référentiel » clairement identifiable par tous. Je présente ici ce qui selon moi est au fondement même de cette démarche. Je précise aussitôt que les ouvrages, journaux, articles que je suis amenée à citer au fil de ces pages sont de tous horizons, que leurs auteurs ne sont pas étiquetés « ségolénistes », et ont même pu depuis l’élection présidentielle de 2007 ou le congrès de Reims de 2008, choisir une autre voie ou tracer la leur propre ! Il importe en effet de ne se couper d’aucun apport théorique, loin des engagements partisans. Je ne parle pas ici stratégies, alliances, trajectoires personnelles, etc …

Je propose trois axes majeurs : dans un premier temps, nous nous attacherons à réfléchir à ce qu’est cette nouvelle manière de faire de la politique que nous appelons de nos vœux ; démocratie participative, renouveau de la parole citoyenne et respect de l’individu sont en effet au coeur d’une volonté de reconstruction de la vie sociale et politique afin que chacun ait les moyens de maîtriser sa propre vie. Ceci est évidemment indissociable des aspirations de justice sociale et de l’idée d’une citoyenneté économique, pour donner son plein sens à l’idée de « démocratie sociale ». Ceci est notre axe deuxième. Le fil conducteur est fondamentalement de retrouver le chemin de ces catégories populaires qui soit ne votent plus soit ne votent plus à gauche. C’est là que nous avons failli. Je crois que cette question est centrale dans la réflexion de Ségolène Royal. Notre troisième axe traite des valeurs républicaines, qu’il faut revivifier à travers notamment cette fraternité, consubstantielle aux deux premiers points, qu’elle mit en avant malgré les quolibets. En bref, ne plus admettre de voir le « peuple de gauche » se déliter, voire disparaître, ne plus se satisfaire d’un parti sclérosé, et à travers ces trois axes, engager une nouvelle recomposition.


AXE PREMIER : DEMOCRATIE PARTICIPATIVE ou UN NOUVEAU FONCTIONNEMENT POLITIQUE


AXE DEUXIEME - CITOYENNETE ECONOMIQUE ET DEMOCRATIE SOCIALE


AXE TROISIEME : LA DEFENSE DES VALEURS REPUBLICAINES ou LA REPUBLIQUE DE LA FRATERNITE


FIN DE L'AXE TROISIEME ET CONCLUSION


SOURCES/REFERENCES (PARTIE 1/2)


SOURCES/REFERENCES (PARTIE 2/2)

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 13:13

 

Dr.-Angela-Merkel1.jpg

 

L’Allemagne d’Angela Merkel n’est plus l’un des deux moteurs de l’Union Européenne. Elle la joue solo.

 

Déjà Angela Merkel suscitait quelques doutes : née à Hambourg en 1954, après la guerre, sa famille rejoint la République démocratique allemande (RDA) alors qu’elle n’a que quelques mois. Sa naissance après la guerre et sa vie en RDA ne sont pas anodins : Angela Merkel est la première chancelière qui combine ces deux facteurs. Les deux « couples franco-allemands » qui ont fait progresser l’Europe sont loin et d’une autre génération : Helmut Schmidt et Valéry Giscard d’Estaing (1974-1981) ; et Helmut Kohl et François Mitterrand (1981-1995).

 

Par ailleurs, Angela Merkel gouverne dans un contexte que les autres Européens oublient souvent : après la chute du mur de Berlin en novembre 1989, le traité monétaire entre la RDA et la RFA est signé le 18 mai 1990 : un ostmark (RDA) vaut un deutschemark (RFA). Ce taux de change fixe entre les deux monnaies, et la réunification en général, va coûter beaucoup à l’Ouest de l’Allemagne (ex-RFA), beaucoup plus riche, et ce coût restera à l’esprit des Allemands.

 

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Un ostmark (échangé contre un deutschemark en 1990)

 

Pendant ce temps, l’Allemagne réunifiée conforte sa place de première économie du continent, et déploie ses ailes sur l’échiquier politique mondial : de 1945 à 1990, elle avait cultivé « l’oubli de puissance » (Machtvergessenheit), abandonnant toute ambition militaire et tout interventionnisme international. Depuis, ses troupes sont intervenues en Bosnie-Herzégovine, au Kosovo et en Afghanistan.

 

Enfin, Angela Merkel est à la tête depuis 2009, début de son second mandat de 4 ans, d’une coalition de droite, « noire-jaune », alliant les chrétien démocrates de la CDU et leurs alliés bavarois de la CSU d’une part et les libéraux du FDP d’autre part (parti pivot de centre-droit de la vie politique allemande). La CSU bavaroise est un cas unique en Allemagne : au pouvoir en Bavière depuis 1945, il dirige l’un des états les plus riches d’Allemagne. La Bavière, qui fut un royaume au XIXème siècle, est très majoritairement catholique, contrairement au reste de l’Allemagne et politiquement plus conservatrice que les autres régions allemandes : politique ne matière d’avortement, crucifix dans les salles de classe. En septembre 2008, le taux de chômage était de 3,9% en Bavière, contre 7,4% pour l’ensemble de l’Allemagne.

 

800px-CSU-logo.svg


À l’éclairage de ces éléments, les récents égoïsmes allemands s’expliquent mieux : refus d’Angela Merkel que les Allemands en soient de leur poche pour les « PIGS » (Portugal, Italie, Grèce, Spain (Espagne)) en général, et la Grèce en particulier ; report d’une réunion des ministres des finances européens de la zone euro à la nuit du 9 au 10 mai pour ne pas « influencer » les résultats de l’élection cruciale des parlementaires régionaux en Rhénanie-du-Nord-Westphalie le 9 mai (élection qu’Angela Merkel a perdue…) ; atermoiements avant de trouver une solution, qui ne s’attaque pas au racine du mal, avec l’Union Européenne et le FMI.

 

Mais deux nouveaux éléments évoqués dans Le Monde daté du 27 mai 2010 montrent que l’égoïsme allemand est encore plus profond, et que même les Etats-Unis eux-mêmes s’en inquiètent.

 

Premier élément et premier article du Monde : Angela Merkel ne souhaite plus porter la baisse des émissions de CO2 de 20% à 30% à l’horizon 2020, comme annoncé par l’Union Européenne en clôture du sommet de Copenhague, dans la nuit du 18 au 19 décembre 2009 : le ministre de l’économie allemand, le libéral Rainer Brüderle, explique qu’il ne peut pas « désavantager » une industrie européenne fragilisée par la crise. Il explique par ailleurs que « cela n’apporte rien à la protection de l’environnement, si nous avançons unilatéralement en Europe, après l’échec de Copenhague. » [sans les Etats-Unis et la Chine, NdlR]. M. Brüderle demande une « pause ». La position de la Commission est toute autre : l’Union doit montrer la voie aux autres pays, et non attendre que les autres pays progressent tous seuls.

 

portrait

Le ministre des Finances allemand, le libéral Rainer Brüderle

 

Sur ce dossier, les Français bottent en touche (ils réclament une forme de taxe carbone aux frontières, ce qui n’est pas du goût de la très libérale Commission Barroso, ni de pays exportateurs comme l’Allemagne), et certains pays appuient la position de l’Allemagne (l’Italie, la Roumanie, la Pologne).

 

Deuxième élément et deuxième article : le secrétaire américain au Trésor (ministre de Finances), Timothy Geithner, a réalisé un court voyage en Europe pour rencontrer ses homologues anglais et allemand, le Royaume-Uni et surtout l’Allemagne ayant traîné des pieds dans la résolution de la crise grecque. Le communiqué officiel américain énonce : il faut « ramener la confiance et la stabilité à l’échelle mondiale  et (…) assurer la poursuite économique ».

 

Concernant le Royaume-Uni, Charles Kupuchan, spécialiste des relations internationales au Council on Foreign Relations à Washington, explique : « Washington s’inquiète de l’accession au pouvoir, à Londres, d’un gouvernement dominé par une formation eurosceptique [le partie conservateur de David Cameron, NdlR] », le Royaume-Uni, « sixième économie et deuxième centre financier au monde, ne doit pas éluder ses responsabilités ».

 

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Timothy Geithner, secrétaire américain au Trésor


Il poursuit : « l’Allemagne constituera le gros de [la] visite [de Timothy Geithner] ». Domenico Lombardi, éditeur de la revue World Economics, indique « la réticence de la chancelière Angela Merkel à contribuer au sauvetage de l’Etat grec » et sa propension à « agir unilatéralement ont été très mal perçues à Washington. ». Une rumeur court à Washington comme quoi la Réserve fédérale achèterait de l’euro pour le stabiliser, du jamais vu depuis 2000. M. Geithner rappelle : « sans l’acceptation de Washington, aucun soutien du FMI n’est possible » ; à Mme Merkel de se départir de son « nationalisme économique ».

 

Les Etats-Unis ont une vision multi-polaire du monde, où l’effondrement d’un pôle entraîne les autres dans sa chute. M. Kupchan affirme que la Maison Blanche est « frustrée et déçue par l’attitude de Berlin » ; les institutions du traité de Lisbonne « se sont avérées insuffisantes » en période de crise, et surtout quand Angela Merkel agit « sans se concerter avec ses partenaires européens et américains, elle donne un très mauvais exemple ». M. Kupchan estime que M. Geithner plaidera pour plus d’intégration européenne. Comme si M. Geithner voulait donner une leçon d’ « européanité » aux Européens.

 

Frédérick Moulin

 

« L’Allemagne contrarie les ambitions de la Commission européenne sur le climat », Le Monde daté du 27 mai 2010

 

« La leçon européenne de M. Geithner aux Allemands », Le Monde daté du 27 mai 2010


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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 12:21

segolene-royal-0062Pour ceux qui ont oublié le sens de la gauche …

 Nicolas Sarkozy en mettant fin à la retraite à 60 ans s’attaque à l’une des grandes réformes sociales de François Mitterrand. Il n’a pas hésité d’ailleurs à faire référence directement à son prédécesseur. En lançant cette attaque, l’actuel président de droite redessine délibérément la ligne de fracture gauche/droite. Un moyen qui devrait lui permettre de récupérer l’électorat conservateur qui lui a fait défaut lors des élections régionales.

 

C’est par ordonnance, le 26 mars 1982, que fut fixé l'âge légal de la retraite à 60 ans selon la décision du chef de l’Etat socialiste. Une ordonnance donc, pas une loi, pour une réforme sociale majeure du premier septennat de François Mitterrand.

Une réforme qui ne satisfaisait pas tout le monde à l’époque. « Tous les ministres compétents en économie, Jacques Delors, moi et quelques-uns, nous étions catastrophés » avouait Michel Rocard, il y a quelques mois,  en venant soutenir la première secrétaire du PS. Dans une émission de radio du dix sept janvier dernier, Martine Aubry avait semé le doute en déclarant : « Je pense qu'on doit aller, qu'on va aller très certainement vers 61 ou 62 ans.». Michel Rocard saluait cette remise en cause de la retraite à 60 ans. « Mon amie et camarade Martine Aubry a eu raison, il lui a fallu du courage » précisait-il. La première secrétaire du PS a visiblement changé d’avis depuis…

François Mitterrand, laissant ses « ministres compétents en économie » poursuivait de son côté l’œuvre des grandes voix socialistes de Jaurès à Blum, avec la retraite à 60 ans  « une grande conquête sociale espérée depuis la fin du siècle dernier » selon ses propres mots.

 

Dans cette bataille qui s’ouvre aujourd’hui sur la retraite à 60 ans, c’est à la candidate socialiste aux élections présidentielles de 2007, Ségolène Royal, que l’on doit la prise de position la plus déterminée avec l’expression sans appel : la retraite à « 60 ans, ce n’est pas négociable » ! Comme François Mitterrand en 1982, Ségolène Royal s’est ainsi fortement démarquée à gauche. En laissant de côté les grands économistes socialistes, de Paris ou de Washington, la socialiste a dénoncé une attaque inacceptable contre les catégories sociales les plus défavorisées. Venant soutenir les manifestants à Poitiers jeudi 27 mai, elle est revenue sur ce principe fondamental en déclarant : en mettant fin à la retraite à 60 ans Nicolas Sarkozy « s’en prend aux ouvriers, aux employés, à ceux qui se lèvent tôt et qui ont travaillé dur car c’est sur eux que va peser cette remise en cause d’un acquis social ».

Entre Michel Rocard condamnant une réforme sociale de Mitterrand et appuyant Martine Aubry confuse dans ses premières déclarations sur ce sujet, et Ségolène Royal définissant clairement la frontière gauche/droite pour s’opposer à la politique de Sarkozy ce sont deux socialismes qui s’expriment.  Reprenant le flambeau des grands leaders socialistes de Jaurès à Mitterrand qui ont su allier socialisme et liberté pour entendre et défendre les droits du peuple, Ségolène Royal incarne de plus en plus ce socialisme humaniste qui a fait cruellement défaut à gauche depuis François Mitterrand.


Philippe Allard

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 21:58

 

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Jean-Louis Bianco et Ségolène Royal

à la Fête de la Fraternité à Montpellier en septembre 2009

 

Jean-Louis Bianco s'exprime en marge de la manifestation du 27 mai 2010 à Dignes-les-Bains, "une très importante manifestation à laquelle appelaient la plupart des syndicats et l'ensemble des forces de gauche pour protester contre la réforme que veut faire le gouvernement."

 

 

 

"Le gouvernement caricature les propositions du PS" ; "les gens qui ont des métiers pénibles doivent pouvoir partir plus tôt à la retraite avec des bonifications" explique le député des Alpes de Haute-Provence.

 

"La bataille centrale, c'est que le gouvernement veut remettre en cause la grande conquête historique de la gauche due à François Mitterrand, le droit à la retraite à 60 ans." ajoute-t-il.

 

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Dessin de Martin Vidberg (www.martinvidberg.com)

 

Jean-Louis Bianco poursuit : "Il ne s'agit pas d'obliger les gens à partir à 60 ans, il s'agit de permettre aux hommes et aux femmes qui ont assez de cotisations (...), qui sont usés par la vie (...), de partir à 60 ans. Nous voulons maintenir ce droit qui est une liberté (...). C'est la vie des gens dont il s'agit."

 

"Nous défendons simplement le droit à partir à 60 ans si on le souhaite et quand on le souhaite(...). Bien entendu que l'espérance de vie s'accroît, bien entendu qu'il y a des hommes et des femmes qui veulent aller au-delà de 60 ans. Nous ne l'interdisons pas, ça doit même être encouragé. Mais en attendant, il ne s'agit pas de faire une réforme pour les cadres supérieurs, il s'agit de faire une réforme pour l'ensemble des Français et en particulier pour ceux qui ont été le plus abîmés par la vie au travail." martèle le président du Conseil général des Alpes de Haute-Provence.

 

"Les revenus du capital, les plus-values, les revenus boursiers, les revenus des banques doivent contribuer, on ne doit pas seulement demander l'effort aux salariés et aux entreprises, et là-dessus le gouvernement reste dans le flou, reste dans le vague. C'est ça l'enjeu. Est-ce qu'on fera une réforme des retraites qui une fois de plus fera payer les travailleurs, fera payer les retraités, ou est-ce qu'on garantira une retraite décente, une retraite convenable, c'est faisable financièrement, sans mettre en péril les chances de la France? C'est ce que nous disons et ce que nous défendons (...)." insiste-t-il.

 

Et Jean-Louis Bianco de conclure : "J'espère que nous arriverons à faire reculer le gouvernement, mais ce sera difficile, parce qu'il y a une espèce de rouleau compresseur qui s'oppose à nous."

 

 

 

Lors de la manifestation à Digne-les-Bains, Ghislaine Roussel, CGT, rappelle : "Nous sommes aujourd'hui en grève pour le secteur hospitalier et la santé sociale privée et publique parce que notre ministre fait des réformes à marche forcée et nous a enlevé la retraite à 55 ans ainsi que la pénibilité[les deux étant liées, NdlR] alors que nous avons des pénibilités reconnues ; et nous réclamons la pénibilité à 55 ans également pour le privé et le médico-social."


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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 13:42

 

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Le mercredi 26 mai au soir, Jean-Louis Bianco est intervenu dans le débat sur le projet de loi de la réforme des collectivités territoriales. Après son intervention, il a résumé sa prise de position dans la vidéo ci-dessous :

 

 

 

 

Son intervention du 26 mai 2010 :


"Pourquoi avez-vous voulu cette réforme ? Pour simplifier, dites-vous.

 

Alors pourquoi rajouter deux couches au millefeuille territorial que vous dénoncez, en créant des métropoles et des pôles métropolitains, sur lesquels le rapporteur a d’ailleurs exprimé son scepticisme ?

 

Une vraie réforme aurait dû se faire avec l’accord des collectivités, et non contre elles. C’est cela, la vraie manière de réformer. Toutes les informations, consultations et concertations n’y changeront rien. Vous auriez dû co-produire la réforme, si vous aviez voulu qu’elle soit intelligente, efficace et acceptée.

 

Avec une constance qui mérite d’être soulignée, vous n’avez cessé de prendre les problèmes à l’envers, comme vous l’ont fait d’ailleurs remarquer deux anciens Premiers Ministres, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin.

 

Vous supprimez la taxe professionnelle … et pour son remplacement on verra ensuite.

 

Vous garantissez la compensation des ressources pour 2010 … et après on ne sait pas.

 

Vous créez le conseiller territorial … mais on verra plus tard pour les compétences qu’il aura à exercer. Nous avons d’ailleurs compris qu’il n’y aurait pas de loi générale sur le partage des compétences.

 

Simplification, dites-vous. Mais la vraie spécificité française ce n’est pas d’avoir trois niveaux d’administration : communes et intercommunalités, départements et régions. C’est un schéma qui se retrouve dans les pays d’Europe voisins.

 

La vraie spécificité française, c’est 36 000 communes, c’est à dire 500 000 conseillers municipaux, adjoints et maires, qui pour la plupart ne perçoivent aucune indemnité, qui réussissent chaque jour le miracle républicain de maintenir un lien social alors que les services publics s’affaiblissent ou s’éloignent.

 

Passer de 6000 conseillers généraux et régionaux à 3000 conseillers territoriaux sera une fausse économie. Comme le dit très justement Philippe Adnot, président (de droite) du conseil général de l’Aube « le conseiller territorial est le fruit d’esprits tordus parisiens ». Sauf si votre véritable intention, et Jean-François Copé ne s’en cache pas, est de supprimer les départements. Tout ça pour «économiser » en thérorie 0,1 % des dépenses de fonctionnement.

 

Vous venez (enfin !) de nous communiquer un tableau sur le nombre de conseillers territoriaux par département et par région. Le nombre de conseillers siégeant à la Région Provence – Alpes-Côte d’Azur passerait ainsi de 123 à 224.

 

Il va falloir pousser les murs des hôtels de Région ! Avec des indemnités, des frais de secrétariat et de déplacements qui feront que votre réforme ne va pas économiser mais au contraire coûter au contribuable.

 

En réalité, pour la première fois depuis les lois Defferre de 1982, vous ne proposez pas une décentralisation, vous opérez une re-centralisation.

 

Re-centralisation à travers les pouvoirs des Préfets pour imposer en fin de compte uneintercommunalité forcée. Re-centralisation à travers la perte de liberté pour les élus de fixer les taux d’imposition. Re-centralisation à travers les normes de dépense que vous voulez imposer aux collectivités locales alors que vous avez été incapables de vous les appliquer à vous-mêmes. Le déficit de 140 milliards d’euros du budget de l’Etat, ce n’est pas nous, c’est vous ! La dette de 1500 milliards d’euros, ce n’est pas nous, c’est vous !

 

Je vous rappelle que les collectivités locales réalisent 73 % des investissements publicsEn les étranglant de trois manières : par la perte de liberté fiscale, par la diminution des dotations de l’Etat et par la contrainte sur les dépenses, c’est l’investissement public que vous allez mettre en péril. Un million d’emplois directement liés aux investissements réalisés par les collectivités locales sontmenacés, en particulier dans les entreprises du bâtiment et des travaux publics. L’emploi dans les collectivités locales et les services publics locaux va lui aussi être atteint.

 

En imposant une austérité forcée, ne vous y trompez pas, vous serez peut-être applaudis par le FMI, mais vous allez casser la fragile reprise de notre économie.

 

En portant atteinte à la libre administration des collectivités locales, vous vouliez supprimer la clause de compétence générale qui permet aux départements et aux régions d’intervenir selon les besoins de leurs habitants et de leurs territoires. Devant les protestations qui se sont multipliées à droite comme à gauche, vous semblez faire machine arrière, mais en limitant cette compétence à la création artistique, au patrimoine et au sport, vous compliquez les choses et vous ouvrez la porte à des conflits interminables. Dans la énième version de l’article 35, vous enfermez la clause de compétence générale dans des restrictions considérables et compliquées. Vous renvoyez à une loi qui pourrait, à titre exceptionnel, prévoir qu’une compétence est partagée … mais cette loi sur les compétences n’est plus inscrite dans votre calendrier.

 

L’Etat veut donc limiter la compétence des départements et des régions. Mais il n’hésite pas, dans les domaines de sa compétence, à faire les poches des collectivités locales, qu’il s’agisse des lignes de train à grande vitesse, des autoroutes ou des routes nationales.

 

Pourquoi mettre à mal la décentralisation, alors que 78 % des Français sont satisfaits des actions de leur conseil général, et 73 % sont opposés à un transfert de compétences à d’autres échelons territoriaux ?

 

Pourquoi vous obstiner alors que 75 % des Français jugent votre réforme « mal expliquée » et 76 % « incompréhensible ».

 

En tout cas, si nous accédons au pouvoir en 2012, soyez-en assurés, nous reviendrons sur votre réforme et nous accroîtrons la décentralisation."

 

 

Source : blog de Jean-Louis-Bianco, jeudi 27 mai 2010


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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 12:25

 

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Le gouvernement confirme sa volonté de reculer l’âge du départ à la retraite.

 

 

La réforme des retraites ne sera efficace que si elle est justeEn repoussant l'âge légal, on pénalise d'abord les ouvriers et les employés qui ont commencé à travailler très jeunes et qui devront attendre 61 ans, voire plus, pour prendre leur retraite.

 

 

Une fois encore, le gouvernement fait supporter aux plus fragiles les efforts de solidarité, sans dire comment il mettra à contribution les plus fortunés.

 

 

Le droit à la retraite à 60 ans est une protection pour les salariés et une garantie pour tous ceux qui ont atteint leur durée de cotisation. Il est impératif de maintenir l’âge de départ à la retraite à 60 ans et de reconnaître la pénibilité au travail.

 

Source : blog de Guillaume Garot, jeudi 27 mai 2010

 

       Dessin de Martin Vidberg (www.martinvidberg.com)

 

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 13:52

 

Un article en deux volets est publié sur le blog ces jours-ci :


-Retraites : quelques chiffres et quelques données…

-Retraites : … et quelques pistes.

 

L’objectif de ces deux articles est d’éclairer le lecteur sur les montants et les données en jeu aujourd’hui et ces dernières années, loin des projections du COR, et de donner quelques pistes pour résoudre les problèmes de financement, sans en dresser un liste exhaustive.

 

Aujourd’hui, quelques pistes, chapitre 2 : la Taxe sur les Transactions Financières (taxe "Tobin", la taxe sur le secteur financier (proposition de taxe "FAT" du FMI), et le Fonds de Réserve pour les Retraites (FRR) institué par Lionel Jospin.

 

-oOo-

 

La taxe Tobin, le FMI, les taxes FSC et FAT

 

La liaison entre taxe sur les transactions financières (taxe « Tobin ») / taxe sur le secteur financier, et le financement des retraites est simple : d’un côté la spéculation financière et les produits financiers complexes font courir un risque systémique à l’économie, de l’autre la sphère financière génère des profits purement financiers, donc n’apportant rien à l’économie réelle. Dans les deux cas, soit l’économie réelle est victime des agissements de la sphère financière, soit la sphère financière capte des flux de financement qui ne sont donc pas injectés dans l’économie réelle : l’économie ne tourne pas à plein régime, des emplois existants sont détruits, ou des emplois qui auraient pu être créés ne le sont pas, et la masse de cotisation sociales, dont une part va au financement des retraites, est plus faible que ce qu’elle aurait dû être. D’où en raccourci : la taxation des transactions financières ou du secteur financier devrait aller au moins en partie au financement des retraites. En ces temps de plongeon généralisé des déficits budgétaires et d’explosion de la dette des Etats, la tentation est grande d’affecter toute ressource nouvelle aux budgets nationaux, et non au financement des retraites.

 

La taxe Tobin et la taxe sur les transactions financières

 

 L’idée d’une taxe sur les transactions monétaires internationales, suggérée par James Tobin, prix Nobel d’économie en 1981, remonte à 1972. À l’époque, elle visait surtout à lutter contre la spéculation monétaire à court terme par l’institution d’une taxe à faible pourcentage (0,05 à 1%), dont le produit aurait été reversé aux pays les moins avancés. Depuis, cette idée a été reprise et étendue par lesaltermondialistes, et notamment par l’Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne, ATTAC, créée en France 1998.

 

Dans les années 1990, la Suède (place de Stockholm) tente seule de mettre en place une taxe sur les transactions financières mais la double cotation avec la place de Londres de la plupart des titres faits’écrouler sa place financière de plus de 80%, et elle est contrainte d’abandonner l’expérience.

 

Depuis, les Européens ont compris que seule l’Union (Européenne) ferait la force : ils attendent que les 16 pays de la zone euro soient prêts à promulguer une loi sur une taxe de type « Tobin »La Finlande, l’Allemagne, la France et la Belgique se sont déclarées favorables à une taxe « Tobin », mais seuls ces 2 derniers pays ont voté une loi précisant qu’une telle taxe entrerait en vigueur dès que tous les pays de la zone euro participeraient. Même la question du Royaume-Uni, hors zone euro mais principale place financière, évolue : en 2009, Adair Turner, président de l’autorité britannique des services financiers (FSA), s’est prononcé en faveur d’une taxe de type « Tobin ».

 

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Gordon Brown, premier ministre britannique, a évoqué l'idée d'une taxe sur les transaction financières

à la réunion du G20 du 7 novembre 2009  (world economic forum-flickr-cc)

 

Récemment, en avril 2010, la fédération PS de Paris a relayé la campagne d’un comité (dont le Forum Progressiste Mondial, le PSE, le Parti Vert Européen) pour une taxe sur les transactions financières de 0,05%. Pour des transactions financières annuelles tous produits confondus de 3 000 000 Md€ (ordre de grandeur corroboré avec toutes les informations disponibles), la taxe serait dès 2011 de 500 Md€ (avec un potentiel ultérieur allant jusqu’à 1 500 Md€ en année pleine), dont 195 Md€ pour l’Europe (Royaume-Uni 107 Md€, Allemagne 26 Md€, France non mentionnée mais certainement proche du chiffre pour l’Allemagne) (source : Commission Européenne, Institut autrichien d’économie).

 

 


Le comité propose « d’augmenter les recettes de l’Etat et de financer les investissements durables, de long terme, dont nous avons grandement besoin non seulement pour promouvoir une société plus juste, plus inclusive et plus écologique, mais aussi pour relever les défis du développement mondial et du changement climatique »Le financement des retraites pourrait tout à fait s’inscrire dans ce cadre, que ce soit directement (financement direct du régime français par répartition) ou de manièreindirecte (abondement du Fonds de Réserve pour les Retraites, point abordé ci-dessous), plus en phase avec la notion d’ « investissement » mentionnée.

 

Le FMI, les taxes FSC et FAT

 

Suite à la crise financière puis économique de ces 2 dernières années, le FMI a proposé lors de la réunion des ministres des finances du G20 à Washington le 23 avril 2010 de créer 2 nouvelles taxes sur le secteur financier. Le FMI a surtout pensé à éviter qu’une crise d’origine financière telle que celle que nous vivons ne se reproduise, et à abonder le budget d’Etats exsangues. Il propose d’instituer :

 

-une « Financial Stability Contribution » - contribution de stabilité financière – ou FSC, assise sur les risques excessifs pris par les institutions financières, qui abonderait un fonds utilisé en cas de défaillance des institutions ;

 

-une « Financial Activities Tax » - taxe sur les activités financières – ou FAT, qui serait calculée sur les profits et rémunérations de l’ensemble du secteur financier, assureurs et hedge funds (fonds spéculatifs) compris. Elle pourrait abonder le budget des Etats. Elle servirait aussi à « faire maigrir » le secteur purement financier au profit de l’économie réelle, d’où le nom choisi.

 

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Le siège du FMI à Washington, où a eu lieu la réunion du G20 du 23 avril 2010


La FAT pourrait financer les budgets directement mis à mal par la crise : celui des retraites notamment. Ce type de financement serait plus cohérent que celui du budget général de l’Etat, qui ne reprend pas tous les budgets impactés par la crise, et qui comprend des postes non directement liés à la crise, comme l’un des plus importants : la charge d’intérêt de la dette publique, de 50 Md€ environ en 2007, soit un ordre de grandeur équivalent aux recettes tirées de l’impôt sur le revenu.

 

Cependant comme le notait Nicolas Pisani-Ferry dans Le Monde daté du 27 avril 2010 : « les idées les plus intéressantes sont aussi les plus difficiles à mettre en oeuvre. Le sort malheureux de la taxe carbone a montré combien il était difficile d'instaurer une fiscalité intelligente. » La concrétisation de la FAT n’est pas encore à portée de main .

 

Le Fonds de Réserve pour les Retraites (FRR) : quand la fourmi devient cigale

 

Le FRR, dépendant de la Caisse des Dépôts, a été créé en 1999, sous le gouvernement de Lionel Jospin, par la Loi de Financement de la Sécurité Sociale (LFSS). Il s’agissait à l’époque d’introduire une dose de capitalisation dans le système de financement des retraites, tout en conservant un système collectif et par répartition, afin de lisser les problèmes démographiques pouvant survenir à partir de2020, le montant de la « réserve » à cet horizon étant estimé à 150 Md€.

 

Ce système a été adopté par la Norvège, en 1990, réformé en 1996 : c’est le « Government Pension Fund-Global », dédié au financement des retraites, premier fonds souverain européen, deuxième ou troisième fonds souverain mondial, selon les années, derrière ceux d’Abu-Dhabi et d’Arabie Saoudite. Ce fonds norvégien gérait environ 348 Md€ à fin mars 2010, alimenté par la manne pétrolière et gazière de Mer du Nord. Avec une population de 4,9 millions d’habitants en 2009la Norvège s’est dotée d’un fonds qui permettra de financer les retraites dans les décennies à venir, sans en entamer le capital.

 

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Ce n’est pas le cas du FRR, aux ambitions de « lissage » plus modeste. Mais même ces modestes ambitions ont été balayées quand la droite est revenue au pouvoir en 2002. Le FRR devait avoir 4 sources de financement :

 

-reversement du montant des privatisations : l’Etat fourmi est devenu cigale à partir de 2002, et les montants venant des privatisations ont été versés au budget général et non au FRR ; le manque à gagner pour le FRR est estimé à 50Md€ par le PS ;

 

-abondement du produit de la vente de la 4ème licence UMTS : la vente n’a jamais été finalisée ;

 

-capitalisation des excédents de la caisse vieillesse : les excédents se sont taris en 2004 et sont devenus des déficits ;

 

-part du prélèvement social de 2% sur les revenus du patrimoine et de placement : seule cette source de financement du FRR subsiste aujourd’hui. En 2008, elle représentait 1,8 Md€.

 

Au 31 décembre 2008, la somme des dotations perçues par le FRR depuis sa création s’élevait à 24,6 Md€, auquel il convient d’ajouter 2,9 Md€ versés de manière exceptionnelle par la Caisse nationale des industries électriques et gazières, cette dernière somme devant être reversée à la CNAVTS à partir de 2020 : au total, les sommes versées s’élèvent à 27,5 Md€. Ces sommes ayant été investies sur les marchés obligations et actions, les actifs du FRR ont augmenté jusqu’à fin 2007 (34,5 Md€) pour s’effondrer en 2008 avec la crise, et revenir quasiment au niveau des montants versés cumulés : 27,7 Md€ au 31 décembre 2008. Au 31 mars 2010, les estimations des actifs étaient revenues exactement au niveau maximal de fin 2007. À ce niveau d’environ un cinquième de l’objectif fixé pour 2020, le lissage à partir de 2020 est compromis : en septembre 2007, la performance annuelle depuis sa création était de 9,9%, mais au 31 mars 2010, avec l’impact de la crise financière, le rendement est tombé à 3,1%. Le montant maximal annuel pouvant en être tiré à cette date sans entamer le capital serait, sur ces bases, de 1 Md€ seulement.

 

Il semble donc urgent de réfléchir à de nouvelles ressources pour le FRR. Le Parti socialistepropose la création d’une surtaxe de 15% de l’impôt sur les sociétés acquitté par les banques et chiffre cette mesure à 3 Md€ d’argent frais par an pour le FRR. Avec un rendement de 4% par an le fonds capitaliserait 140 Md€ en 2025, ce qui resterait inférieur à l’objectif initial pour 2020 : 150 Md€. Par ailleurs, cela supposerait que les banques en France restent bénéficiaires tout au long de la période, ce qui n’est pas assuré.


Une solution plus ambitieuse, demandant plus de volonté politique, et plus sûre, serait d’alimenter le FRR grâce à une partie du produit d’une Taxe sur les Transactions Financières (TTF) de 0,05%comme évoqué ci-dessus. Les montants pour la France seraient plus importants : une partie d’environ 20 à 30 milliards dès la première année (Allemagne : 26 milliards), jusqu’à 3 fois plus ultérieurement.

 

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En conclusionune volonté politique énergique et ambitieuse est nécessaire ainsi qu’une évolution en profondeur de la sociétéL’ordre juste et la fraternité doivent mener la réflexion, et non pas une vision court-termiste comme la droite nous en a donné l’exemple avec le non-abondement du FRR à hauteur de 50 Md€. La tentation de la simplicité doit être évitée : le FRR ne doit pas être sacrifié sur l’autel du déficit budgétaire grandissant, et être utilisé pour tenter de combler ce dernier. Seule une personnalité politique ayant en tête tous ces aspects du problème peut engager la France sur cette voie. Un des aspects majeurs des changements étant la place de la femme dans la société, cette personnalité politique doit être une femme. Vous voyez celle à qui je pense ?

 

Frédérick Moulin

 

Sources : "Une taxe de 0,05% sur toutes les transactions financières" par Les Européens pour la Réforme Financière, Le Monde daté du 22 avril et du 27 avril 2010Rapport annuel du FRR 2008site du FRRsite du Parti socialiste, Wikipédia.


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