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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 00:37

 

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Le gouvernement est à ce point aux abois sur la question des retraites qu'il est prêt à brader le Fonds de Réserve des retraites pour couvrir l'actuel déficit de financement.

 

Le Fonds de Réserve des retraites, créé par Lionel Jospin et doté de 35 milliards d'euros constitue un capital dédié à tous les Français et destiné à garantir la couverture d'un partie de leurs retraites au moment où la situation démographique sera la plus tendue soit après 2020.

 

C'est ce potentiel qu'il conviendrait au contraire de renforcer que le Ministre du Travail s'apprête à piller sans scrupules.

 

Une telle attitude reviendrait à faire financer par des retraites à long terme des dépenses courantes. Elle ne peut donc être acceptée.

 

Le gouvernement Balladur avait d'ailleurs agi de la même façon lorsqu'il n'avait pas hésité à utiliser le produit des privatisations pour financer ses dépenses de fonctionnement.

 

 

Gaëtan Gorce

 

Blog de Gaëtan Gorce, mercredi 9 juin 2010


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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 00:35

banque

Les résultats de la récente enquête de l’UFC-Que Choisir concernant l’évolution des tarifs bancaires payés par les consommateurs entre 2004 et 2009 sont alarmants.

Le manque de transparence sur les tarifs pratiqués tend à s’aggraver. Les brochures comptent en moyenne 24 pages et 303 tarifs, dont 9 nouveaux tarifsauparavant gratuits, pour les seules opérations sur compte. La comparaison, pourtant indispensable à la concurrence, est rendue malaisée par ce flot d’informations, d’autant que les libellés diffèrent d’un établissement à l’autre, et que les tarifs concernent des périodicités différentes (mensuelle, trimestrielle, annuelle…) ou bien sont applicables à l’opération. De plus, les banques ont multiplié les « packages » incluant des services dont l’utilité est parfois discutable. Ainsi, un client prenant à l’unité les seuls services utiles (compte-chèques, carte bancaire et son assurance, accès Internet et téléphone) économise en moyenne 26 % par rapport au « package ».

Mais la hausse des tarifs bancaires se concentre surtout sur les frais sanction. En cinq ans, les incidents de paiement ont augmenté de 28 %. Les banques ont détourné à leur profit le plafond réglementaire des frais d’incidents de paiement des chèques pour accroître leur montant de 26 %. En parallèle, la qualité du service est loin de s’améliorer puisque le nombre de conseillers particuliers a diminué de 10 % en 5 ans. Enfin, les baisses de coût ne sont pas répercutées. A titre d’exemple, le coût pour les banques d’un paiement carte ou chèque a diminué d’au moins 9 % depuis 2004 ; le prix de la carte bancaire a, lui, augmenté de 13 %.

Une réforme d’ampleur s’impose donc, afin d’améliorer la transparence et de modérer la chertédes frais appliqués par les banques.

C’est pourquoi je demande à Mme la ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi de bien vouloir indiquer si le gouvernement envisage de légiférer rapidement afin d’encadrer et de réglementer les tarifs bancaires.

Voir également en vidéo la question au gouvernement de mon collègue Michel Liebgott, député de Moselle, et la réponse de Christine Lagarde

 

Blog de Delphine Batho, jeudi 10 juin 2010

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 23:14

 

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Gaëtan Gorce est intervenu mardi 8 juin 2010 lors du Conseil national du Parti socialiste sur la rénovation.

 

 

 

Notre Première secrétaire a décidé, voici moins d'un an, d'engager la rénovation du Parti socialiste et il faut l'en féliciter !

 

Mais l'organisation de primaires et la fin du cumul des mandats, s'ils constituent de véritables avancées, ne sont qu'une partie de l'effort à accomplir ! Mais l'une et l'autre ne seraient rien si elles ne s'accompagnaient d'une rénovation encore plus profonde, encore plus urgente, encore plus nécessaire : à savoir, la transformation de nos modes de fonctionnement, la modernisation et la démocratisation de l'appareil.

 

Pour qui a participé comme quelques-uns ici à la réunion de la commission des résolutions jusqu'à plus de 3h du matin, comment ne pas avoir le sentiment d'un rituel absurde qui ne fait progresser ni la démocratie ni notre crédibilité ! Je sais qu'il existe des professionnels de l'exercice et assister à la disparition de leur savoir faire pourrait susciter, comme pour beaucoup de vieux métiers, une sorte de nostalgie. 

 

Mais là encore puis-je suggérer qu'il serait utile de laisser sa place au progrès. Contributions, motions, courants sont à ranger d'urgence au musée aux cotés de la fameuse lampe à huile et de la non moins fameuse marine à voile ! Mais ce saut technologique, si j'ose dire, vers une démocratie moderne, sommes nous prêts à le faire ? La rénovation n'est pas un gadget : elle est la condition de la reconquête (et son absence, l'explication de nombre de nos échecs) : la confiscation du parti par des clans, la cooptation, l'instrumentalisation des débats, voilà l'ennemi ! Remettre les courants à leur place et rendre le pouvoir aux militants voilà l'enjeu : cela passe par la suppression de la proportionnelle, l'élection directe à toutes les fonctions, le choix de notre Premier secrétaire avant le congrès et le choix de notre projet via autant de votes thématiques. Disant cela, j'ai naturellement un peu l'impression de parler d'une corde dans la maison d'un pendu ! 

 

Mais si vous avez trouvé l'énergie nécessaire à supprimer le cumul, peut être les militants trouveront-ils celle de supprimer les courants ! 

 

Le paradoxe de notre situation c'est que nous sommes victimes du conservatisme que produisent les rentes de situation. Pourquoi devons nous changer ? Non pour répondre à une mode ! Mais pour répondre à l'exigence nouvelle de transparence et de participation ressentie par nos militants et nos concitoyens ! 

 

Pourquoi devons-nous changer ? Non pour complaire à je ne sais quel caprice ! Mais pour nous doter de l'outil adapté à nos ambitions ! Mais sommes nous capables d'admettre que nous sommes devenus, idéologiquement parlant, de plus en plus homogènes ? Et que les nouveaux clivages qui pourraient nous distinguer comme l'écologie ne passent malheureusement pas à l'intérieur du Parti socialiste mais sur ses marges. 

 

Maintenir les courants n'aurait de sens que si nous avions choisi la voie des Assises, pour rallier à nous de nouvelles sensibilités ou y accueillir de plus anciennes. Mais dès lors que nous avons fait le choix de rester entre nous, limitant l'ouverture aux primaires, ce découpage entre nous produit ce que produisent les artifices : de faux débats sur de fausses pistes. 

 

L'enjeu est ici stratégique : un parti qui a choisi d'affirmer son identité plutôt que de s'ouvrir pour devenir un grand parti de gauche doit rassembler ses forces, se structurer en fonction de cette réalité et des combats qu'il a choisi de mener, à savoir la présidentielle ! Les courants sont aujourd'hui l'alibi d'une certaine démocratie mais aussi, dans la pratique, son principal obstacle. Alors voyons les raisons pour lesquelles nous faisons cette rénovation, qui lui donnent sa cohérence, et comprenons qu'elles nous entraînent nécessairement au-delà de ce qui est aujourd'hui proposé !


Gaëtan Gorce

 

Blog de Gaëtan Gorce, mardi 8 juin 2010

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 20:28

L’affaire éclate au grand jour contre Christine Boutin qui pourrait faire les frais d’une disgrâce présidentielle … Il est préférable quand on touche autant de deniers publics, 18000 euros mensuel tout de même, d’être dans les petits souliers de l’Elysée …

- A qui dit-on merci ?

- « Merci monsieur le bon Président de la République ! »

Cette affaire relance la question : où en est la moralisation de la vie politique française ?

On se souvient, lors de l’élection présidentielle en 2007, de la volonté de la candidate socialiste, Ségolène Royal, de porter cette question haut et fort pour un ordre juste. Ses détracteurs de droite comme de gauche l’avaient surnommée alors « dame la morale ». Par sûr aujourd’hui que l’équipe de Sarkozy se laisse aller dans ce sens…On entend plutôt un « lâcher tous contre Boutin » !

C’est que la crise est passée par là …

Peut-on en effet en tant de crise demander aux uns de payer la note alors que les autres continuent allégrement de s’en mettre plein les poches ? Les injustices criantes deviennent inacceptables !

 

Mais l’affaire Boutin ne serait-elle pas l’arbre qui cache la forêt ? L’affaire peut-elle avoir d’autres conséquences à droite mais aussi à gauche ?

 

Boutin viendra-t-elle ruiner les ambitions de Dominique Strauss-Kahn ?

Certes en tant que directeur du FMI, Dominique Strauss-Kahn occupe un poste à responsabilité incomparable avec la mission de Christine Boutin qui peut expliquer un salaire plus important, de 420.930 dollars par an (tout de même !).

Pour autant, les Français de gauche ont peu apprécié l’intervention de Dominique Strauss-Kahn, soutenant la politique de Sarkozy, pour la remise en cause du droit à la retraite à 60 ans.

Plus encore, l’image de celui qui impose un plan de rigueur à la Grèce, entraînant de lourdes conséquences sociales pour les habitants de ce pays, cadre mal avec  son salaire qui le place loin de la crise à titre personnel.

« Vous les petits, vous paierez !»

Dans cette période difficile, le peuple français sera de plus en plus exigeant en faveur d'un ordre juste. Les privilèges que s’accordent les uns, liés au milieu financier, ne vont-ils pas devenir de plus en plus inacceptables au fur et à mesure que d’énormes sacrifices seront demandés aux populations ?

Une affaire donc embarrassante pour une candidature présidentielle à gauche !

 

Philippe Allard

 

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 14:07

 

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Visite des médias de la "soupente" de 70 m2 de Christian Estrosi, ministre de l'Industrie, rue de Lille (AFP / Bertrand Langlois)

 

Et pendant ce temps-là le gouvernement Fillon expulse les personnes déclarées prioritaires au relogement dans le cadre de la loi DALO par l’Etat dès qu’elles font un pied d’immeuble, comme récemment, du 9 mai au 14 mai 2010 au 180 rue de la Croix Nivert, dans le 15ème arrondissement (avec le soutien du Comité local de Désirs d'avenir), non loin de la « soupente » de Christian Estrosi, ministre de l'Industrie, rue de Lille, dans le 7ème arrondissement….

 

Où est l’ordre juste ?

 

-oOo-

lemonde pet

10 juin 2010

 

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Visite de la "soupente" de Christian Estrosi, dans une aile de l'hôtel de Seignelay, rue de Lille, le 19 mai 2010 (M.P / 20MINUTES.FR)


 

On croit rêver en entendant Christian Estrosi parler de " soupente " à propos d'un appartement de 70 m2 dont il dispose gracieusement dans un hôtel particulier à Paris. Un réduit, donc, pour le ministre de l'industrie.

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Une partie du "bureau" de 55 m2 de M. Estrosi à Bercy, accordé du fait des "contraintes de ses fonctions" ( AFP / Bertrand Langlois)


 

On croit rêver en lisant l'enquête " ministres logés sur mesure " dans le Journal du dimanche du 5 juin. Petites histoires choisies :

Patrick Devedjian, ministre de la relance, habite à quelques kilomètres de Paris. Il a demandé un logement de fonction parce qu'il " en avait assez des allers-retours à Antony et des bouchons matin et soir ", selon son entourage. Comme on le comprend...

L'entourage d'Eric Woerth précise que le ministre du travail " paie ses repas personnels lorsqu'il invite, dans son logement de fonction, des proches à dîner ". Bravo !

Nadine Morano se plaindrait presque d'habiter, avec ses trois enfants, un 110 mètres carrés loué par l'Etat près de l'Assemblée. Si les préfets et les sous-préfets venaient chez moi, ils pleureraient ", s'agace la secrétaire d'Etat chargée de la famille. Il y a de quoi.

On croit rêver en écoutant Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l'UMP, justifier l'octroi de ces logements par " l'endettement " de certains ministres qui ont acheté un logement en province et qui" n'auraient pas les moyens de continuer à faire face à leurs charges ". Rappel : les ministres gagnent entre 13 000 et 14 000 euros par mois.

On croit rêver encore en découvrant que certains conseillers de Paris battent des records de la chaise vide lors des séances mensuelles des conseils. Parmi eux, des ministres (Christine Lagarde), des secrétaires d'Etat (Pierre Lellouche), des parlementaires socialistes (comme Daniel Vaillant), etc. Rémunération mensuelle d'un conseiller de Paris, quelle que soit son assiduité : 3 200 euros.

Enfin, on croit rêver en apprenant que le fils de Roselyne Bachelot vient d'être nommé chargé de mission à l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes), établissement placé sous la tutelle du ministère de sa mère. " Il n'y avait pas ce profil en interne ", justifie-t-elle. Il est vrai que l'Inpes ne doit pas compter beaucoup de diplômés de l'Institut supérieur des arts de Paris, formation suivie par Pierre Bachelot.

J'entends ceux qui rétorqueront que cette liste est démagogique. Mais cet argument finit par avoir bon dos. Faut-il trouver normal que Patrick Devedjian bénéficie d'un logement de fonction parce que 13 kilomètres le séparent de son domicile et trouver démagogique que Martin Hirsch, président de l'Agence du service civique, et Marie-Anne Montchamp, députée UMP, réclament que des ministres paient leur loyer ?

 

Sandrine Blanchard


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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 03:13

La Palestine est morcelée (Cisjordanie) ou assiégée (bande de Gaza).

 

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Alors que l’Europe n’a plus de politique de voisinage ambitieuse et que les Etats-Unis ont d’autres prioritésla bande de Gaza subit un blocus qui n’a pour victime que les populations locales (1,5 million d'habitants en 2008).

 

Quel rapport entre ces trois faits ? Des rapports étroits (« L’Union Européenne a-t-elle encore une politique de voisinage ambitieuse ? ») :

 

-Israël, la Palestine et la Turquie font partie de l’Union pour la Méditerranée (UPM) instituée par l’Union Européenne, et l’UPM piétine ;

 

-la Turquie a ouvert des négociations d’adhésion à l’Union en 2005, sans perspective assurée d’aboutir avant au moins 2014 ;

 

-la Turquie avait des liens privilégiés avec Israël jusqu’aux récents événements au large de Gaza (« Israël et la Turquie, la fin d’une époque », Le Monde daté du 4 juin 2010) ;

 

-l’opération « Libérez Gaza » était le fait d’une ONG turque, IHH ;

 

-et la Turquie est la clé à bien des problèmes de la région, du fait de sa position géographique : mercredi 9 juin 2010, la Turquie, membre du Conseil de Sécurité de l’ONU jusqu’en 2011, a voté contre des sanctions à l’Iran (activités nucléaires), comme le Brésil, le Liban s’abstenant et les 12 autres pays votant pour.

 

À quand une vraie politique pour la Palestine et pour la bande de Gaza, en Europe, en France, et chez les femmes et les hommes politiques ?

 

F.M.

 

-oOo-


lemonde pet

9 juin 2010 


A quoi sert le blocus de Gaza ?

 

Sécurité, diplomatie, opinion publique : quelles sont les stratégies d'Israël et du Hamas ? Comment les Palestiniens le contournent-ils ?

 

" Vous voulez Gaza ? Très bien. Prenez-le. " Cette conclusion d'un article de Aluf Benn, dans le quotidien Haaretz, s'adressait à la communauté internationale. Ce n'était qu'une demi-plaisanterie : les Israéliens sont lassés des problèmes de sécurité engendrés par cette bande de terre de 41 kilomètres de long, frontalière de l'Egypte, qu'ils considèrent comme un foyer de terrorisme. En 1992, le premier ministre israélien, Itzhak Rabin, rêvait déjà de voir Gaza " sombrer dans la mer".

L'épisode de la flottille pour Gaza, argumentait l'éditorialiste, offre une bonne occasion de terminer ledésengagement opéré en septembre 2005, lorsque l'armée israélienne et quelque 8 000 colons ont évacué la bande de Gaza. Israël, expliquait-il, devrait se désintéresser du sort du 1,5 million de Gazaouis, fermer hermétiquement sa frontière terrestre, et confier le ravitaillement de ce territoire de 360 kilomètres carrés à l'Egypte et, par la mer Méditerranée, à la communauté internationale.

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a expliqué ces derniers jours pourquoi il ne suivrait pas ce conseil : Israël ne prendra pas le risque de voir Gaza devenir un " port iranien ". Peut-on imaginer d'instaurer un mécanisme international de surveillance qui permettrait de filtrer tout le commerce maritime de Gaza ? L'idée fait son chemin, mais l'exemple de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), qui n'a pas empêché le réarmement du Hezbollah, n'inspire pas confiance à Israël.

C'est pour cette raison que l'Etat juif, sous la pression internationale, continuera d'alléger le blocus de Gaza sans y renoncer. Le Dr Ahmed Youssef, conseiller politique d'Ismaïl Haniyeh, premier ministre du gouvernement du Hamas, le constatait il y a quelque temps : " Israël continuera son blocus tant que le Hamas sera seul au pouvoir à Gaza. " Puisque celui-ci est là pour durer, la meilleure façon d'éloigner les critiques internationales n'est-elle pas de contester jusqu'à son existence ?

La continuation d'une très ancienne politique israélienne

C'est ce qu'a fait le 23 mars le chef d'état-major des armées, le général Gabi Ashkenazi, en affirmant que les Gazaouis ne sont pas " assiégés " et ne connaissent pas de " crise humanitaire ". Ce déni permet de réfuter toute idée de " punition collective " imposée à une population civile dont 1,1 million de personnes survivent grâce à l'aide internationale, et de récuser l'image de Gaza, " prison à ciel ouvert ". En un sens, l'attitude actuelle des autorités israéliennes n'est que la continuation d'une très ancienne politique appliquée à l'enclave palestinienne.

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Source : OCHA, Le Monde

Car les origines du blocus de Gaza sont bien antérieures à son instauration formelle lors de la prise du pouvoir par la force du Hamas, en juin 2007Dès les lendemains de la guerre de 1967, Israël a mis en place à Gaza une administration militaire, qui restera en fonction jusqu'à la création de l'Autorité palestinienne, en 1994. Son objectif était clair : affaiblir Gaza, démographiquement (par des déportations dans le Sinaï), et par un blocus économique, qui s'exercera par la fermeture du port.

Sara Roy, chercheuse au Centre des études sur le Proche-Orient de l'université Harvard et spécialiste reconnue de Gaza, explique dans ses publications que le déclin, la destruction de l'économie et de la société de Gaza ont été délibérés, le résultat d'une politique d'Etat, consciemment planifiée et mise en oeuvre. Si Israël en porte la responsabilité principale, ajoute-t-elle, les Etats-Unis et l'Union européenne, parmi d'autres, sont également coupables - par leur silence - , ainsi que l'Autorité palestinienne ".

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Dessin de Martin Vidberg (www.martinvidberg.com)

Lorsque éclate la seconde Intifada (septembre 2000), rappelle Sara Roy, " la politique de fermeture d'Israël est en place depuis sept ans, entraînant des niveaux de chômage et de pauvreté qui étaient sans précédent. Si cette politique s'est révélée si destructive, c'est en raison d'un processus vieux de trente ans consistant à intégrer l'économie de Gaza dans celle d'Israël, qui a sapé la base économique locale en la rendant dépendante d'Israël. Résultat, lorsque Gaza a été séparé d'Israël par le blocus, les moyens d'une autosuffisance n'existaient plus ".

Le blocus et les destructions causées par la seconde Intifada sont intervenus " sur une fondation déjà minée par trente-huit ans d'une politique israélienne délibérée d'expropriation, d'intégration et de dé-institutionnalisation, qui avait depuis longtemps dépouillé la Palestine de son potentiel de développement, en s'assurant qu'une structure économique (et donc politique) viable ne pouvait émerger ", ajoute Mme Roy.

Une coopération sécuritaire égypto-israélienne

Ce processus sera complété en 2005, notamment sur le plan juridique. En évacuant Gaza, Israël croit s'affranchir des devoirs résultant de la position d'Etat belligérant, qui obligent à pourvoir à la protection et aux besoins d'une population occupée. Dans les faits cependant, outre qu'une coopération sécuritaire égypto-israélienne permet de maintenir le blocus terrestre, Israël " occupe " de facto Gaza en décidant ce qui doit entrer dans le territoire, et qui peut en sortir.

Enoncer les raisons qui ont poussé les autorités israéliennes à instaurer le blocus revient à montrer l'échec de cette politique : Israël a longtemps cru qu'en maintenant Gaza en vase clos, un soulèvement populaire allait délégitimer le gouvernement du Hamas, voire permettre de le renverser. Par le même procédé, l'Etat juif espérait obtenir la libération du soldat israélien Gilad Shalit, capturé le 25 juin 2006.

Paupérisation croissante du territoire

Si des tiraillements sont perceptibles à ce propos au sein de la direction du mouvement islamiste, et si celui-ci doit juguler la surenchère des groupes islamistes radicaux, le gouvernement d'Ismaïl Haniyeh n'en est pas menacé pour autant. Reste que la conjonction du blocus israélien et du tour de vis imposé par les Egyptiens sur leur frontière avec la bande de Gaza contribuent à la paupérisation croissante du territoire.

Le non-paiement des salaires des fonctionnaires, l'instauration de nouvelles taxes impopulaires, les raids organisés par les forces de l'ordre pour vider les coffres de banques contrôlées par l'Autorité palestinienne, sont autant de signes qui attestent cette crise de trésorerie. Celle-ci est en outre accentuée par les difficultés rencontrées par le Hamas pour percevoir les fonds accordés par l'Iran, lesquels alimenteraient plus des deux tiers de son budget.

Calme relatif

Israël - c'est, de son point de vue, la principale justification du blocus - peut cependant se prévaloir du calme relatif qui règne dans la région depuis la fin de l'opération " Plomb durci ", le 17 janvier 2009, signe que son pouvoir de " dissuasion " perdure. Ce statu quo fait l'affaire d'Israël mais rend dérisoires les condamnations de la communauté internationale, et plus encore ses efforts financiers pour reconstruire Gaza : les donateurs se sont fait plaisir en annonçant, en mars 2009, une aide de 4,5 milliards de dollars (3,7 millions d'euros) pour la reconstruction du territoire, dont une infime partie a pu profiter aux Gazaouis.

 

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Les tunnels entre Gaza et l'Egypte sont un des seuls canaux d'approvisionnement pour les Palestiniens (SUHAIB SALEM/REUTERS)

 

UNE LISTE ÉVOLUTIVE DE PRODUITS INTERDITS

Les témoignages de commerçants palestiniens ou de membres d'ONG permettent d'établir une liste des produits qu'Israël refuse de laisser entrer à Gaza.

En voici quelques-uns.

- Sauge, cardamome, cumin, coriandre, gingembre.

- Confiture, confiserie (halva, bonbons, biscuits), chocolat.

- Fruits secs : graines et noix, noix de cajou, chips, viande fraîche.

- Plâtre, goudron, bois de construction, ciment, fer.

- Conteneurs en plastique, verre ou métal, tunnels d'irrigation, matériel de serre, radiateurs, pièces détachées de tracteurs, rasoirs, machines à coudre.

- Tissu pour vêtements.

- Cannes à pêche, filets, bouées, jouets, instruments de musique.

- Feuilles de papier A4, carnets, journaux.

- Chevaux, ânes, chèvres, bétail, poulets.

 

Laurent Zecchini (Jérusalem, correspondant)


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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 00:48

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Ségolène Royal a rédigé une contribution à la Convention du Parti socialiste sur le nouveau modèle de développement du 29 mai 2010 : « Pour la croissance verte et la social-écologie ».


Cette contribution n’a pas été intégrée au texte de la Convention, mais est présentée sur le site du PS sur la même page que le texte. Pour télécharger la contribution, cliquez ici ou lisez ci-dessous. Pour atteindre la page du site du PS cliquez ici.


La contribution de Ségolène Royal déroule un projet complet et ambitieux, qui s’appuie sur de nombreuses expériences sur le terrain, dans sa Région Poitou-Charentes :


-le potentiel de la croissance verte sur les territoires : les éco-industries fédèrent 15 000 emplois en Poitou-Charentes ; Ségolène Royal estime possible d’atteindre l’objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de 30% à l’horizon 2020 par la maîtrise de l’énergie, l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables dans les Régions. Cet objectif est ambitieux : ils correspondent aux engagements européens pris à l’issue du sommet de Copenhague dans la nuit du 18 au 19 décembre 2009, alors qu’Angela Merkel souhaite s’en tenir à l’objectif précédent de baisse de 20%, et que le Parti socialiste vise une diminution de 20% des émissions du seul CO2, un des sept types de GES ;


-développer les filières vertes d’excellence : énergie photovoltaïque, véhicules décarbonés, biocarburants de 2ème et 3ème génération/biomatériaux/chimie verte, réseaux intelligents et stockage d’énergie, éco-construction, éco-conception, recyclage, agriculture biologique, …


-encourager la mutation écologique des entreprises et des filières : l’objectif est de réduire la production de déchets industriels sous toutes leurs formes ;


-soutenir l’emploi et la formation dans les filières vertes : les Régions ont un vrai rôle à jouer, la formation étant de leur compétence ; le triplement de la production d’énergie renouvelable d’ici 2015 créera 8 000 emplois pérennes non délocalisables en Poitou-Charentes ;


-soutenir la recherche et l’innovation dans la croissance verte : mobiliser les outils innovants à fort effet de levier : société de capital-risque régionale, Fonds Commun de Placement dans l’Innovation (FCPI) régional, fonds régional de co-investissement, prêt « PME croissance verte Poitou-Charentes » avec la Banque Européenne d’Investissement ;


-un exemple d’écologie incitative plutôt que punitive : le bonus vert : 20 000 aides à l’acquisition d’équipements électroménagers les plus performants sur le plan énergétique accordés en 10 mois, tout le contraire de la taxe carbone « punition » en l'absence de moyens alternatifs de transports ;


-une agriculture raisonnée permettant aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail : accompagnement de l’excellence environnementale et de la création d’activités agricoles (génératrices d’emploi) ; interdiction des essais et cultures d’OGM ; circuits courts ; proposition de régionalisation des aides communautaires ;


-encourager la participation citoyenne et renforcer le lien social : démocratie participative et renforcement du lien social entre les territoires.

 

-oOo-

 

Contribution de Ségolène Royal à la convention du Parti socialiste sur le nouveau modèle de développement :


« Pour la croissance verte et la social-écologie »


En quelques décennies, les impacts sanitaires, sociaux et économiques liés aux activités humaines sur notre environnement se sont accélérés. Nos modes de production, de consommation et de vie bouleversent chaque jour un peu plus les équilibres écologiques. Crise climatique, crise énergétique, crise alimentaire : nous sommes entrés dans une nouvelle ère où tout est à repenser. Je considère que c'est une chance à saisir.

 

L’écologie n’est pas une contrainte négative ralentissant la croissance et poussant à consommer moins. L’enjeu écologique devient aussi aujourd’hui un enjeu économique majeur, il représente un levier de croissance que nous devons saisirAnticiper la production d’énergies nouvelles, faire muter l’industrie vers les technologies propresinvestir en R&D, mais également raccourcir les circuits de distribution du producteur au consommateur, sont autant d’opportunités d’innovations et d’emplois. C'est la « croissance verte ».

 

Ce virage stratégique essentiel que le Président Obama a résumé dans une formule : « Le Pays qui maîtrisera les énergies de demain sera le leader du XXIème siècle », n’a pas été pris par le pouvoir actuel, englué dans sa vision traditionnelle du laissez-faire industriel, sans résistance face aux lobbies qui se déchaînent comme rarement et incapable, au-delà des mots, d’imposer une régulation au monde de la finance spéculative. La reculade du Gouvernement, dans tous les domaines, sur le Grenelle 2 en est la triste démonstration. Dans le même temps, les Etats-Unis mobilisent 2 milliards de dollars pour développer à grande échelle le véhicule électrique et Angela Merkel réunit en Allemagne tous les constructeurs automobiles pour leur imposer la mobilisation générale pour le développement du véhicule décarboné...

 

Pourtant, en France, le potentiel de croissance verte existe et il est porteur d’avance technologique, de valeur ajoutée, de relocalisation des activités industrielles et d’un espoir d’emplois considérable. Partout, sur les territoires, les entreprises, les particuliers et les collectivités locales, s’élancent sur ce chemin porteur.

 

Les collectivités locales, et particulièrement les Régions et les villes, jouent en effet un rôle majeur d’impulsion qui doit inspirer l’Etat dans les prochaines années. Ce qui est possible et qui marche dans les Régions et dans les villes est possible et marchera à l’échelle nationale avec l’effet amplificateur que créera la synergie de l’ensemble.

 

Quelques exemples concrets de la croissance verte en région peuvent illustrer ce mouvement. Cette contribution concrète sur la mutation écologique de l'économie vient en appui de la réflexion du Parti socialiste sur le nouveau modèle de développement.

 

Le potentiel de la croissance verte sur les territoires

 

Des choix budgétaires doivent être faits. Ils ne sont pas faciles car ils impliquent de renoncer à des dépenses souvent devenues moins efficaces mais considérées comme des faits acquis. S’ils ne sont pas faciles, ces choix sont acceptés par les citoyens dès lors qu’ils sont associés à la compréhension des enjeux et aux décisions prises. C’est tout le rôle de la démocratie participative.

 

En Poitou-Charentes, 20% du budget régional est consacré chaque année à l’excellence environnementale. Les récents résultats des élections régionales montrent que ce choix recueille l’adhésion du plus grand nombre.

 

Il est nécessaire que la puissance publique – c’est vrai pour l’Etat et pour les collectivités locales – soit exemplaire sur son patrimoine et ses actions propres, notamment en matière de maîtrise de l’énergie. Ainsi en Poitou-Charentes, les travaux engagés dans les lycées depuis 2004 permettent de couvrir 14% des dépenses énergétiques des lycées à partir d'énergies renouvelables et la Région a construit le lycée Kyoto, premier lycée d’Europe « zéro énergie fossile ».

 

Au titre des politiques industrielles régionales, l’enjeu majeur est de renforcer la compétitivité des entreprises en favorisant leur accès aux nouveaux secteurs stratégiques de la croissance verte et de créer des filières nouvelles, en lien étroit avec les universités, les centres de recherche régionaux et les structures de soutien à l’innovation. La création, dès 2005 en Poitou-Charentes, du pôle régional des éco-industries qui fédère actuellement plus de 600 entreprises, laboratoires et centres de recherche, et 15 000 emplois répond à cet enjeu ainsi que les efforts de la Région pour stimuler le développement de filières industrielles dans les secteurs du photovoltaïque, des isolants naturels ou encore de l’agriculture biologique.

 

Au titre de la politique énergétique des Régions, un objectif réaliste peut être de tripler la part des énergies renouvelables dans la consommation régionale d’énergie finale d’ici 2015 et de renforcer la production décentralisée d’énergie « verte » de façon à couvrir une part des besoins énergétiques régionaux, développer des activités non délocalisables et réduire la dépendance pétrolière.

 

Cet objectif va de pair avec les actions à mener en faveur de la sobriété énergétique et de la maîtrise de l’énergie telles que la lutte contre la précarité énergétique des foyers à revenus modestes, la rénovation énergétique des logements sociaux et la construction de bâtiments et logements de très haute performance énergétique (THPE). Ce plan de développement des énergies renouvelables peut s’accompagner d’un plan d’action ambitieux pour le recours aux réseaux intelligents et au stockage de l’énergie de manière à garantir, à moyen terme, la qualité et la fiabilité des réseaux électriques régionaux.

 

Ainsi, la maîtrise de l’énergie, l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables sont les 3 piliers d’une politique énergétique des Régions permettant d’atteindre l’objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de 30% à l’horizon 2020.

 

Chacun de ces secteurs est un vivier énorme de création d'emplois. Dans le domaine de la rénovation des logements pour plus d'efficacité énergétique, un logement rénové crée un emploi. Pour les ménages, c'est un gain de pouvoir d'achat puisque la facture énergétique baisse. Et c'est évidemment bon pour la planète.

 

Développer les filières vertes d’excellence

 

· L'énergie photovoltaïque

 

La France a encore beaucoup de retard en la matière par rapport à ses voisins, particulièrement l'Espagne et l'Allemagne.

 

Un investissement massif dans les installations photovoltaïques permettrait de développer l’industrie photovoltaïque afin de maîtriser l’ensemble de la chaîne logistique et de garantir la sécurité des projets locaux, de mettre en œuvre des technologies innovantes afin d’anticiper l’évolution du marché à moyen terme, de créer un berceau industriel pour les énergies renouvelables, étroitement lié aux laboratoires de recherche des universités locales, de développer une véritable filière photovoltaïque et les emplois qui vont avec, de la conception à la commercialisation, en passant par la formation, la fabrication, la pose et l’entretien. Autant d'emplois non délocalisables car créés pour la plupart par des PME et des TPE. À la seule échelle du Poitou-Charentes, le plan énergie solaire en cours permettra de créer 2 500 emplois.

 

Des solutions innovantes doivent être trouvées. Il est possible de mobiliser des financements privés pour ne pas recourir systématiquement à l’investissement public par nature limité. C’est ainsi que la Région Poitou-Charentes a pu signer – une première en Europe – une convention de financement d’installations photovoltaïques avec la Banque Européenne d’Investissement avec l’objectif de 2,5 millions de mètres carrés de panneaux installés d’ici 2014.

 

· Le développement des véhicules décarbonés

 

La pollution automobile représente une part importante de la pollution totale. La lutte contre les changements climatiques passe donc par la recherche de modes de transports plus économes en énergies fossiles. Si des progrès technologiques ont été accomplis avec des moteurs thermiques moins consommateurs, voire avec les moteurs hybrides, cela ne suffira pas. L'avenir est au véhicule électrique.

 

La France a la chance de disposer de deux grands constructeurs automobiles auxquels s'ajoute un tissu de PME capable d'innovation et d'agilité dans ses modes de production. C'est sur cette double force qu'il faut s'appuyer pour créer une filière de véhicules électriques française et ainsi répondre à la demande des consommateurs de disposer d’alternatives à la voiture traditionnelle thermique à un prix abordable.

 

L’exemple du développement de la voiture électrique d’Heuliez en un temps record montre que ce bond technologique est possible dès lors qu'il y a une impulsion publique. Laisser cours au libre jeu de la concurrence ne suffit en effet pas. Tant que nous n'arrivons pas à l'épuisement de la ressource pétrolifère, la filière automobile a intérêt à continuer à faire fonctionner son appareil de production tel qu'il existe aujourd'hui.

 

La Région a lancé un appel à projets en direction des PME locales. En 18 mois, la société Heuliez, associée à d'autres PME est parvenue à mettre au point un véhicule électrique désormais homologué pour la circulation routière. Seules les difficultés de la branche emboutissage de l'entreprise empêchent que cette voiture électrique soit déjà sortie des chaînes de production.

 

En plus de l'appel à projets régional accompagné de moyens financiers pour le mettre en oeuvre, la Région attribue une prime aux premiers véhicules achetés pour atteindre un prix d’achat raisonnable permettant de créer le marché. Enfin, autre innovation majeure : la Région est entrée au capital d'Heuliez. Cette participation publique permet d'avoir un droit de regard sur les choix stratégiques de l'entreprise, et pourra également se traduire par un retour sur investissement pour le contribuable régional lorsque la société Heuliez fera des bénéfices.

 

Ce qui est possible à l'échelle d'une région l'est au niveau national, à la condition que l'Etat joue pleinement son rôle.

 

· Le développement des biocarburants de deuxième et troisième génération, les biomatériaux et la chimie verte

 

En créant la Société d’Economie Mixte VALAGRO Carbone Renouvelable, la Région Poitou-Charentes entendait développer et mettre en œuvre des technologies innovantes de production de biocarburants de deuxième et troisième génération, élaborés à partir de coproduits agricoles et de biomasse. Là encore, l'impulsion publique a porté ses fruits puisque deux unités pilotes de productions ont déjà en service ou en cours de développement :

 

· Sur le site du Vigeant (86) avec le groupe Séché, un site pilote de production d’écocarburants à partir de micro-algues de culture;

· À Melle (79), un site pilote de production de biocarburants de deuxième génération à partir de matériaux cellulosiques (déchets textiles et agricoles) est en cours de développement.

 

En complément, Poitou-Charentes a été la première Région à faire rouler des TER aux biocarburants (et elle teste également des installations photovoltaïques sur les toits de ses trains).

 

De nouvelles solutions pour l’industrie et les filières de production, fondées sur la chimie verte et le remplacement du carbone fossile par du carbone renouvelable dans les procédés de fabrication, existent grâce à des appels à projets lancés par la Région. Plusieurs projets innovants ont déjà vu le jour : production de bioplastiques végétaux depuis 2007, produits biodégradables pour l’horticulture et le jardinage, création d'une nouvelle filière industrielle de production d’isolants d’origine naturelle.

 

Au travers de la Société d'Economie Mixte Valagro Carbone Renouvelable, la Région est détentrice d'une cinquantaine de brevets d'invention, desquels elle tirera un bénéfice lorsque certains d'entre eux feront l'objet d'un transfert de technologies et d'une mise en production.

 

· Réseaux intelligents et stockage de l'énergie

 

L’enjeu est d’améliorer la qualité de la production régionale d’énergie renouvelable et celle du réseau électrique régional, notamment en réponse aux besoins créés par le développement des véhicules électriques.

 

Dans l’optique d’un développement massif des énergies renouvelables, incontournable pour atteindre les objectifs fixés par l’Union Européenne, il importe en effet d’anticiper afin de réduire les perturbations du réseau électrique liées à la production d’énergie renouvelable de manière intermittente (photovoltaïque, éolien, …).

 

Le potentiel énergétique marin est considérable et peut faire l'objet d'un développement respectant les différents usages de la mer et la biodiversité et favoriser l’émergence d’une filière industrielle régionale, grâce notamment à la mise en place de projets démonstratifs sur le domaine maritime régional.

 

Faute de pouvoir être exhaustive, je souligne que d'autres filières d'excellence sont à développer telles que :

 

- l’éco-construction et la rénovation énergétique des bâtiments pour un habitat à basse consommation d’énergie et à coût maîtrisé ;

 

- l’allongement du cycle de vie des produits avec le recyclage des matériaux, la réutilisation des déchets et la durabilité des produits notamment ;

 

- l’éco-conception et le management environnemental pour concevoir des modes de production et de consommation durables ;

 

- la méthanisation et la production de biogaz, qui permettent de valoriser l’énergie contenue dans les déchets ménagers, du secteur de l’élevage et de l’agriculture ;

 

- le stockage du CO2 ;

 

- l'agriculture biologique qu'il faut pleinement intégrer à la filière agro-alimentaire qui est une force de la France.

 

Encourager la mutation écologique des entreprises et des filières

 

La conversion écologique de l’économie constitue une opportunité de croissance et de compétitivité pour les entreprises et les industries, avec notamment :

 

· Le développement de modes de production sobres en carbone et en consommation d’énergie, en misant sur l’éco-conception, l’optimisation des process industriels, la valorisation des déchets dans un objectif « zéro déchets industriels » ;

· Le développement des usages du carbone renouvelable en valorisant les ressources végétales, en particulier les coproduits et déchets pour la production d’énergie, la fabrication de produits et de matériaux ;

· La réduction des émissions de gaz à effet de serre et les traitements de la pollution de l’air ;

· La protection des ressources en eau et la protection des sols.

 

Dans ce cadre, la Région Poitou-Charentes a décidé d’engager des démarches partenariales volontaristes avec les entreprises et les industries régionales, au moyen de conventions de conversion écologique et sociale visant à anticiper les mutations économiques et renforcer la compétitivité des entreprises par l’accès aux nouveaux marchés de la croissance verte. L'objectif est de réduire la production de déchets industriels.

 

Soutenir l'emploi et la formation dans les filières vertes

 

La croissance verte constitue une opportunité pour le développement de nouveaux emplois et métiers, dans une optique durable et de proximité.

 

Un programme massif de formation aux nouveaux emplois verts, qui réponde aux besoins en recrutement dans les principales filières vertes dans différents secteurs économiques, doit accompagner la mutation écologique de l'économie. Les Régions dont c'est la compétence ont un rôle majeur à jouer.

 

Par exemple, à l’échelle de la Région Poitou-Charentes, dans le cadre du plan régional de développement des énergies renouvelables, la Région se fixe l’objectif de tripler sa production d’énergie renouvelable d’ici 2015 (soit 25% des consommations) et d’atteindre un niveau de 30% d’énergie renouvelable dans la consommation régionale d’énergie finale.

 

Un tel objectif représente un potentiel de création de plus de 8 000 emplois pérennes  et non délocalisables, au sein des différentes filières, au titre de l’installation des équipements, de leur entretien et de leur maintenance. À cela, s’ajoutent les perspectives de créations d’emplois liées à la rénovation énergétique des bâtiments dans le cadre du plan régional pour l’efficacité énergétique et la maîtrise de l’énergie.

 

Le ratio communément admis est un emploi pérenne créé pour un million d’euros d’investissement.

 

Soutenir la recherche et l'innovation dans la croissance verte : mobiliser les outils innovants à fort effet de levier

 

Plusieurs axes doivent être développés :

 

· Le développement du capital humain ;

· Le soutien aux PME innovantes ;

· Un soutien renforcé aux filières régionales d’excellence, en particulier dans les filières de la croissance verte ;

· La diffusion des connaissances et de l’innovation vers les PME.

 

Afin d'assurer leur développement, les PME innovantes ont besoin de renforcer leurs fonds propres. Or, elles se heurtent à la frilosité du système bancaire qui ne remplit pas son rôle.

 

C'est pourquoi la Région a renforcé ses outils d’intervention en fonds propres en développant des outils complémentaires, cohérents et visant à augmenter la capacité de financement régionale. L’enjeu de cette stratégie consiste à pallier la carence des marchés financiers régionaux, en se focalisant sur des marchés particulièrement risqués.

 

Dans ce cadre, plusieurs outils ont été renforcés ou créés :

 

· La société de capital risque régionale Poitou-Charentes Innovation ;

· Le Fonds Commun de Placement dans l'Innovation (FCPI) Poitou-Charentes Croissance verte et Innovation ;  

· Le Fonds régional de co-investissement en cours de création, 100% public, aura pour vocation de co-investir aux côtés d'autres opérateurs de capital-investissement dans les PME en phase d'amorçage ou de démarrage. Chaque euro public sera accompagné d'un euro privé d'investissement.

 

En complément, la Région stimule également le développement d’une offre régionale compétitive et qualitative de financement des projets par la dette avec la mise en place du prêt « PME croissance verte Poitou-Charentes » avec la Banque Européenne d’Investissement.

 

Un exemple d'écologie incitative plutôt que punitive : le bonus vert

 

Pour réduire la consommation énergétique des ménages – et donc leurs factures – la Région Poitou-Charentes a créé le bonus vert qui les aide à acquérir les équipements électroménagers les plus performants sur le plan énergétique. Lancé il y a 10 mois, le bonus vert a profité à 20 000 habitants de la Région et a dopé l'achat de matériel plus économe en énergie.

 

Cette incitation à des comportements écologiques citoyens est efficace, tout le contraire de la punition qu'aurait constituée la taxe carbone en l'absence de moyens alternatifs de transports.

 

Une agriculture raisonnée permettant aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail

 

Par sa taille, son impact environnemental et son influence sur les territoires qui l'abritent et qu'elle façonne, l'agriculture constitue un enjeu fort de développement économique et d'aménagement du territoire.

 

Avec la volonté de soutenir les démarches d'excellence environnementale et de développement durable, la Région Poitou-Charentes accompagne l'innovation et la création d'activités agricoles, génératrices d'emploi, en privilégiant les soutiens aux projets adhérents à des démarches collectives, dont les démarches qualité. Ainsi 41% des exploitations agricoles produisent sous signe officiel de qualité. À cela, il faut ajouter les activités de l'aquaculture et de la pêche qui sont engagées dans des démarches d'identification de la qualité et de l'origine.

 

Ayant opté pour l'interdiction des essais et des cultures d'organismes génétiquement modifiés en plein champ, le Conseil Régional oriente ses soutiens vers les porteurs de projet qui s'engagent à ne pas cultiver ou utiliser de plantes génétiquement modifiées pour l'alimentation des animaux sur leur exploitation.

 

Nous avons fixé plusieurs objectifs afin d'apporter des réponses adaptées à la crise agricole actuelle :

 

· promouvoir la qualité, notamment par la conversion des exploitations à l'agriculture biologique

· accompagner le développement d'une activité raisonnable et durable

· aider l'emploi et l'installation de jeunes agriculteurs

· conserver la diversification de la production agricole

· accompagner la transmission d'exploitation

· économiser la ressource en eau

· soutenir l'innovation et la création d'activités agricoles génératrices d'emploi

 

Les circuits courts constituent un mode de commercialisation complémentaire aux circuits traditionnels, en permettant de valoriser au mieux la production des agriculteurs et de les reconnaître socialement. La Région vient de lancer un appel à projets destiné à soutenir la création de "Magasins fermiers de la fourche à la fourchette" sur l'ensemble du territoire de Poitou-Charentes. Pour garantir un revenu minimum aux producteurs de lait, la Région travaille à la mise en place d'une filière « lait équitable ».

 

Pour gérer au mieux les aides communautaires, les régions françaises réclament la régionalisation des aides – aujourd'hui gérées par l'Etat – ce qui leur permettrait d'orienter ces aides vers les agriculteurs qui en ont réellement besoin et de peser plus fortement dans le sens d'une agriculture durable.

 

Encourager la participation citoyenne et renforcer le lien social

 

La croissance verte et la conversion écologique de l’économie ne sont pas que l’affaire des développeurs publics et privés. Pour s’ancrer durablement et de façon harmonieuse, la croissance verte doit être l’affaire de tous.

 

L’émergence d’un nouveau modèle de développement social-écologique doit passer par l’appropriation des enjeux et des actions à l’échelle des citoyens, avec la démocratie participative et avec le renforcement du lien social à l’échelle des territoires ruraux, urbains et des quartiers.

 

C’est pour cette raison que la Région Poitou-Charentes a décidé, en février 2010, de lancer un appel à projets pour le développement des quartiers et des villages écologiques. Dans le cadre de cette démarche, la Région soutiendra les projets de production d’énergie renouvelable collectifs, portés par des groupes d’au moins 5 familles, afin d’encourager le développement de nouvelles formes d’habitat favorisant la sobriété énergétique, la solidarité et la convivialité.

 

Conclusion

 

Si tout cela est réalisé à l’échelle des régions, cela prouve que c’est possible à l’échelle du pays. Pour nous, socialistes, la social-écologie doit donc aujourd’hui devenir un des piliers du modèle de société auquel nous aspirons, et la croissance verte un moyen pour y parvenir. Il dépend de nous de donner à la France toute l’énergie politique nécessaire à cette ambition.

 

La crise actuelle ne doit pas être le prétexte à l'inaction. Au contraire, l'écologie a vocation à être le nouveau moteur propre de la relance économique. Les déficits publics ne doivent pas être le prétexte pour ne pas saisir cette opportunité. L'exemple de l'action des collectivités locales montre que la volonté politique et l'imagination dans les politiques mises en œuvre permettent de donner une impulsion forte en la matière dans le cadre de leurs capacités budgétaires.

 

La France souffre cruellement d'une absence totale de politique industrielle qui se traduit par une hémorragie d'emplois. L'occasion est historique d'engager le renouveau de la politique industrielle française en l'orientant vers la croissance verte.

 

Cette orientation stratégique de notre modèle économique vers la croissance verte s'accompagnera de la fin de la course effrénée vers le moins-disant social. Dans la compétition économique mondiale, la France aura, malgré les sacrifices toujours plus grands imposés aux salariés, toujours un désavantage sur les pays émergents en matière de coûts salariaux. Et quand les pays émergents actuels nous auront rattrapés sur ce plan, il y aura de nouveau pays émergents... C'est en parvenant à prendre de l'avance dans les nouvelles technologies vertes, que la France parviendra à rétablir son potentiel industriel sans sacrifier ceux qui le construisent jour après jour.


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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 09:00

affiche-segolene-royal.1175524848.jpg« Je peux très bien gagner une primaire dans une dynamique de campagne … mais l’enjeu c’est de gagner l’élection présidentielle » Ségolène Royal le 8 juin 2010 sur i-Télé.


Comment Ségolène Royal peut-elle être aussi sûre d’elle-même ? Pourquoi au PS ceux qu'elle indispose reconnaissent qu’elle est indispensable pour la victoire ? Quel est ce lien privilégier avec les Français ?

Une force populaire pour une élection présidentielle.


Souvenons-nous...

 

Si Ségolène Royal a perdu l’élection présidentielle, elle a passé avec le peuple de France au cours de la campagne de 2007 un pacte resté gravé dans les mémoires, en lançant un vibrant appel à la reconnaissance de tous les enfants de la République.

 

« J´en ai la ferme volonté, je l´ai là, cheville au corps, parce que je sais au fond de moi, en tant que mère, que je veux pour tous les enfants qui naissent et qui grandissent en France, ce que j´ai voulu pour mes propres enfants que tous les responsables politiques soient aussi comme cela, c´est comme cela que nous réussirons à régler ce problème. Cet avenir, il est là, il est devant nous, et nous avons l´obligation, l´ardente obligation de réussir. J´en fais devant vous le serment (applaudissements nourris). Vous êtes là pour que je tienne ma parole et cette parole, nous la tiendrons ensemble (standing ovation). » (applaudissements) Et je veux

 

Dans ces mots, elle a su lever l’espoir du peuple de France en la République restaurée qui accorde à tous ses enfants les mêmes droits, des droits trop longtemps bafoués et dans le silence des politiques de gauche comme de droite.

 

Un serment incompris à l’époque par un microcosme parisien tellement éloigné du peuple qu’il n’a pas su entendre l’importance de l’espoir qu’elle a porté et qu’elle porte toujours.

 

Suivra l’immense rassemblement de Charlety d’une France métissée fière et heureuse de se retrouver dans une fête de la fraternité berceau de notre République.

 

Aujourd'hui tout reste à faire pour cette reconnaissance, pour l'union du peuple de France dans la République. Loin d'une identité nationale prônée par Sarkozy, loin des frileux leaders socialistes, Ségolène Royal n'a pas de problème à parler de la nation, du drapeau tricolore car elle a une vision claire de notre République.

 

Philippe Allard

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 00:52


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lemonde pet

mardi 8 juin 2010


Les principales associations du secteur interpellent le premier ministre


Monsieur le Premier ministre, les associations de solidarité qui interviennent sur l'ensemble du territoire dans les domaines social, médico-social et sanitaire, occupent une place importante dans l'économie du pays (près de 60 milliards d'euros de chiffre d'affaires et près d'un million d'emplois salariés). Elles jouent également, avec le concours de millions de bénévoles, un rôle majeur dans la préservation de la cohésion sociale et, plus particulièrement, à l'égard des plus vulnérables de nos compatriotes.

Assurant des missions d'intérêt général, elles ont une conscience aiguë des dangers que recèle la croissance continue de l'endettement public. Elles admettent, de ce fait, la nécessité vitale pour la France, comme pour leurs propres usagers, de juguler cette évolution. Pour leur part, elles n'ont pas attendu les développements de la crise actuelle pour remettre en cause leurs modes de fonctionnement, améliorer la qualité de leurs interventions, et poursuivre la rationalisation de leurs coûts.

Ces associations de solidarité souhaitent attirer votre attention sur plusieurs conditions qui leur paraissent devoir être respectées si on veut éviter que les mesures à prendre ne provoquent de nouvelles déchirures du tissu social et de nouveaux drames individuels.

Bien entendu, comme l'a déclaré le président de la République lors du " sommet social " du 10 mai dernier, une priorité absolue doit être accordée à l'emploi, la question du chômage étant à l'origine de la plupart des problèmes sociaux actuels. À cet égard, les moyens de Pôle emploi, malgré l'importance des recrutements récemment réalisés, ne sont toujours pas à la hauteur des besoins quantitatifs et qualitatifs que réclame un traitement efficace et humain des demandeurs d'emploi, en particulier de ceux qui sont les plus vulnérables.

De plus, les moyens de la formation continue, récemment rénovée, comme les moyens dévolus à l'orientation et à l'accompagnement des intéressés, devraient davantage encore être consacrés à l'accueil de ceux qui sont les plus menacés par les risques d'exclusion tant sociale que professionnelle.

Par ailleurs, il est clair que le programme de réduction des déficits doit être déterminé de manière telle qu'il ne compromette pas les espoirs de retour à une croissance créatrice d'emplois dans les meilleurs délais.

De ce point de vue, nous estimons que les régimes d'allocations sociales, en particulier ceux qui sont destinés à subvenir aux besoins essentiels des plus faibles, qui sont aussi des moyens de conserver leurdignitédevraient être préservés, voire même améliorés compte tenu des pertes nettes de pouvoir d'achat subies depuis ces dernières années, d'autant que la crise risque d'avoir pour effet de creuser davantage les inégalités et la pauvreté.

Au-delà, plusieurs programmes de soutien à diverses activités dans nos domaines méritent, à nos yeux, d'être maintenus, voire amplifiés, car ils sont très efficaces sur le terrain économique, de l'emploi, de la cohésion sociale et aussi de la préparation de l'avenir. Il s'agit, sans vouloir les passer tous en revue, des programmes relatifs à l'accueil, à l'accompagnement et au traitement de personnes atteintes de certaines maladies ou handicaps, des programmes concernant l'accueil de la petite enfance et la protection de l'enfancel'hébergement des sans-abrile logement socialles personnes âgées, les centres de formation d'apprentis.

Enfin, d'une manière plus générale, nous ressentons sur le terrain une certaine désagrégation de ce qui unit traditionnellement les Français, des réflexes de repli sur des intérêts personnels et corporatistes de façon plus menaçante que jamais, des interrogations qui se multiplient sur la capacité des institutions à faire face aux changements.

protection sociale

C'est pourquoi il nous paraît que les politiques sociales doivent s'efforcer de maintenir vigoureusement les principes de solidarité qui caractérisent l'essentiel de notre système de protection sociale et qui entretiennent de manière très quotidienne pour nos compatriotes leur sentiment d'appartenance à une même communauté.

Nous serions très désireux, Monsieur le premier ministre, que vous acceptiez de rencontrer les associations de solidarité pour évoquer les aspects sociaux de la politique de réduction des déficits que vous entendez conduire.

La délicatesse de la situation que nous aussi allons avoir à affronter comme acteurs des politiques sociales, la nécessité pour nous d'anticiper les difficultés et le devoir qui est le nôtre de protéger les intérêts des plus faibles, nous incitent à vous demander de bien vouloir accepter l'organisation d'une telle concertation, il est vrai inhabituelle, mais la situation l'est tout autant.

Notre souci n'est pas d'abord celui de la défense de nos organismes et de nos structures, mais celui des personnes au service desquelles nous sommes engagés. Notre démarche est à la fois politique et gestionnaire. Nous pensons qu'elle se justifie par notre mission, plus que jamais nécessaire, de participation à la mise en oeuvre de l'intérêt général.


Dominique Balmary, président d'Uniopss ;

Jean-Marie Barbier, président de l'APF ;

Michel Desmet, président de la Cnape ;

Régis Devoldère, président de l'Unapei ;

Raymond Etienne, président de la Fondation Abbé Pierre ;

André Flageul, président d'UNA ;

Nicole Maestracci, présidente de la Fnars ;

Jean-François Mattei, président de la Croix- Rouge française ;

François Soulage, président du Secours catholique ;

Michel Tanfin, président de l'ADMR.


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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 18:11

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Voici le texte alternatif que j'ai présenté ce soir en Commission des résolutions et l'amendement que je défendrai demain en Conseil national.

 

 

Gaëtan Gorce, député de la Nièvre

Secrétaire national à l'exclusion, membre du Conseil national

Rénovons... vraiment! 

 

La rénovation n'est pas un gadget qui se limiterait a l'organisation de Primaires (dont nul n'est sûr à ce jour qu'elles pourront se tenir). Elle est la condition de la reconquête, le moyen indispensable par lequel notre parti doit répondre aux nouvelles exigences de la vie démocratique : demande de participation des citoyens et donc des militants à la décision, transparence accrue du fonctionnement interne, prise en compte des incidences du quinquennat sur l'équilibre de nos Institutions. Bref, elle est le gage et la condition de la modernisation et de la démocratisation du Parti socialiste. 

 

Lire la suite  "Rénover... vraiment!"

 

Rédigé par Gaëtan Gorce

 

Blog de Gaëtan Gorce, lundi 7 juin 2010

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