Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 18:48

 

poker-en-ligne-france.jpg

 

Question d'actualité - retraites et jeux en ligne

 

 

 

Blog de Gaëtan Gorce, 10 juin 2010

 

-oOo-


Communiqué : Jeux en ligne

Gaëtan Gorce condamne la pression des lobbys et le volte-face du CSA.

Le 3 mai dernier, le CSA annonçait qu'il allait, pour des raisons de santé publique et à la manière de ce qui se fait en Grande-Bretagne, interdire la publicité pour les jeux en ligne entre 5h du matin et 22h30.

Face aux très fortes pressions des grands groupes de multimédia, appâtés par les 750 millions d'euros qui, selon les estimations, devraient être dépensés en publicité dans les trois prochaines années, le CSA a prestement battu en retraite.

Et le 19 mai, il annonçait qu'il n'interdisait la publicité qu'une demi-heure avant et une autre demie heure après les émissions destinées aux mineurs.

Au moment où la Cour de Justice de l'Union européenne vient de rappeler que les monopoles d'Etat sur les jeux d'argent en ligne se justifient pour lutter contre la dépendance au jeu et contre la criminalité, il est plus que regrettable que le premier rempart censé protéger le téléspectateur et l'usager, à savoir le CSA, ait déjà cédé.

L'attitude du CSA et du Gouvernement montre encore une fois que les conditions dans lesquelles s'effectue l'ouverture à la concurrence des jeux en ligne ne doit, elle, rien au hasard !


Gaëtan Gorce


Blog de Gaëtan Gorce, 11 juin 2010

 

-oOo-


Question écrite jeux en ligne

Question n° 01-85433 du 18/06/10 : M. Gaëtan Gorce attire l'attention de M. le ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'État sur la persistance de sites Internet illégaux, et notamment de sites de poker en ligne. Le mercredi 31 mars, le ministre s'est engagé personnellement devant les députés "à imposer dès maintenant des directives à l'ensemble des services en charge des contrôles. Dès l'ouverture de la Coupe du monde, les décrets seront parus et l'ARJEL mise en place". Le ministre déclarant alors préparer "une lettre d'une rigueur extrême" et annonçant que "la loi sera appliquée avec discernement mais avec la plus grande fermeté". Or, force est de constater que la rigueur extrême et la plus grande fermeté annoncées ne sont pas suivies dans les faits. Ainsi, le leader mondial du poker en ligne, Pokerstars, continue d'opérer illégalement de Malte, en proposant même un site en ".fr". Une filiale, Halfords Media France, au modeste capital de 8000 €, a vu ses statuts déposés le 4 mai dernier à Paris, sous l'étonnant code APE (Activité principale exercée) des centres d'appels (8220Z), ce qui est pour le moins troublant. En effet, la référence proposée ne correspond pas à celle obligatoire d'"organisation de jeux de hasard et d'argent"(9200Z). Gaëtan Gorce demande donc au ministre du Budget ce qu'il compte entreprendre contre la société pokerstars.fr et ses représentants en France. Il le remercie en outre de bien vouloir lui transmettre une copie de la lettre envoyée à ses services au sujet de la lutte contre les sites illégaux.

 

Blog de Gaëtan Gorce, 17 juin 2010


Repost 0
Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Actualité
commenter cet article
19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 19:44


MYCHELE-DANIAU.jpg

Une agricultrice au travail dans son exploitation laitière à Chavoy (Manche) (AFP/Mychèle Daniau)

Et elles, qu'en pensent-elles ? De la crise agricole, des prix qui dégringolent, de ce mal-être paysan qui n'en finit pas de gagner du terrain… Qu'en pensent-elles, les femmes d'agriculteurs, elles qu'on entend si peu dans les médias ? On n'étonnera personne : beaucoup de choses. Et pour cause : elles ont rarement autant "soutenu" l'agriculture qu'en ce moment. Leur contribution est de deux ordres. Psychologique d'abord : dans un milieu où le célibat ne cesse de progresser, leur présence n'est-elle pas le meilleur antidote au désespoir ambiant ? Économique ensuite : les épouses ont, plus que leur mari, cette capacité d'aller travailler en dehors de l'exploitation afin de rapporter un revenu stable, souvent indispensable.

DIFFICULTÉS ÉCONOMIQUES

Le phénomène n'est pas nouveau, certes. L'évolution des mœurs et le désir d'émancipation ont, depuis longtemps, poussé les femmes à chercher des emplois "à l'extérieur", et ce bien avant la création (en 2000) du statut de "conjoint collaborateur" permettant de cotiser au système de retraite sans pour autant être associé statutairement à l'exploitation.

Les difficultés économiques des deux dernières décennies ont cependant renforcé la désaffection féminine. Surtout chez les moins de 35 ans. En 2005 (dernière année de recensement), sept jeunes conjointes sur dix exerçaient ainsi une profession hors de la ferme.

La rudesse des crises récentes, notamment celle du lait, amorcée mi-2008, accentuera-t-elle encore un peu plus la tendance ? À 50 ans passés, jamais Catherine Albouy n'aurait pensé quitter l'exploitation où elle s'est installée professionnellement avec son mari en 1994 du côté de Baraqueville, dans l'Aveyron."Jusque-là, on a vécu correctement. Ce n'était pas mirobolant, mais on y arrivait, raconte-t-elle. Cela a choqué certains quand j'ai trouvé ce boulot à l'extérieur. Les gens étaient persuadés que notre exploitation marchait bien."

Comice_agricole_de_Laval-St_Berthevin__2009_m.jpg

Guillaume Garot discutant avec un éleveur laitier en 2009 : articles "crise laitière" du blog de Guillaume Garot

La crise du lait – dont le prix a chuté de 40 % en un an – a eu raison de ce groupement agricole d'exploitation en commun (GAEC) familial de 65 vaches de race Prim'Holstein. Les Albouy ont d'abord renoncé à s'attribuer un salaire, préférant n'en verser qu'un seul à leur fils Vincent, célibataire, qui est aussi leur associé. Catherine, elle, est devenue "aide à domicile" chez une personne âgée, à raison de 17 heures par semaine, le maximum autorisé afin de continuer parallèlement à exercer au sein du GAEC.

"A part des ménages, je ne vois pas ce que j'aurais pu faire à mon âge, explique-t-elle. Mais ce n'est pas le boulot qui est difficile. Plutôt l'idée de se dire qu'on est obligé d'aller chercher un revenu à l'extérieur alors qu'il y a tant de travail à la ferme." Son second métier lui rapporte 500 euros par mois. Cest mieux que rien, mais pas assez : le couple, qui s'est lancé dans l'agrandissement d'un bâtiment en 2007, au moment où le prix du lait était au plus haut, doit puiser dans ses économies afin de joindre les deux bouts.

En Aveyron – département rural où est née en 2009 l'idée d'une "grève du lait "(refus de livrer les laiteries, épandage dans les champs, dons…), à l'initiative d'une association de producteurs indépendants –, Catherine Albouy n'est pas un cas isolé. "Chez les trois quarts des couples qui s'installent aujourd'hui, l'épouse cherche ou a déjà un travail à l'extérieur", indique celle qui est aussi administratrice au Crédit agricole.

Francois-Lenoir-sept-2009.jpg

"Grève du lait" : épandage de lait sur un champs en septembre 2009 (REUTERS/Francois Lenoir)

Ici comme ailleurs, toutefois, quitter la ferme n'est pas un Rubicon facile à franchir. Milieu rural oblige, la candidate au départ devra d'abord chercher un emploi parmi une offre restreinte de débouchés (services à la personne, restauration…). Il lui faudra, secundo, convaincre son mari d'effectuer à sa place les tâches qui lui incombaient jusque-là (traite des vaches, soin des animaux…). Et enfin braver les pesanteurs familiales, lesquelles restent nombreuses dans une activité encore largement adossée au concept de "transmission" (des terres, du savoir…).

REVENUS CASTRATEURS

"Pendant longtemps, le principal frein a été la belle-famille, confirme Marie-Thérèse Lacombe, auteur de Pionnières ! Les femmes dans la modernisation des campagnes de l'Aveyron, de 1945 à nos jours(éditions du Rouergue, 2009) et veuve de Raymond Lacombe (ancien président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles). Heureusement, les choses changent. On le voit en période d'ensilage, comme en ce moment : avant, les femmes se devaient de préparer un grand repas pour leurs hommes et il fallait que ce soit comme il faut ; aujourd'hui, soit le repas est préparé la veille, soit il est fait de sandwiches, soit on va au restaurant !"

D'autres obstacles, plus profonds, peuvent entraver les velléités de départ, synonymes d'apport d'argent frais. "Voir sa femme rapporter un revenu de l'extérieur peut apparaître aussi castrateur que de toucher des subventions, estime François Purseigle, sociologue à l'Ecole nationale supérieure agronomique de Toulouse (Ensat) et spécialiste des mondes agricoles. On touche là aux fondements mêmes de la masculinité en agriculture et à la figure de l'exploitation patriarcale, dans laquelle l'homme a toujours tenu les cordons de la bourse."

 

L'AGRICULTURE AU FÉMININ

Départs précoces. Parmi les 10 000 à 11 000 chefs d'exploitation qui, chaque année, mettent fin prématurément à leur activité professionnelle (31 % de l'ensemble des cessations d'activité), figurent 30 % de femmes. "Dans plus d'un cas sur deux, ces départs sont liés à des difficultés économiques", souligne François Lefebvre, chef des études, de la statistique et de la prospective à l'Agence de services et de paiement (ASP).

Poussée féminine. Excepté les 400 000 femmes salariées de la production agricole (surtout en CDD et à 40 % dans la viticulture), les agricultrices sont environ 175 000 en France, soit un quart de la population agricole. 126 000 ont le statut de chef d'exploitation, 49 000 sont des conjointes d'exploitant (déclarées comme telles sur un total de 215 000 conjointes). Les femmes représentent 45 % des installations nouvelles. 37 % des élèves engagés dans des formations de production agricole sont actuellement des filles ; elles étaient 9 % en 1979. "La part des femmes au sein de la population agricole devrait se rapprocher d'un tiers à l'horizon 2020", estime François Lefebvre.

Frédéric Potet

 

lemondefr_pet.gif

18.06.10 | 20h31


Repost 0
Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Actualité
commenter cet article
19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 08:48

VII.jpg

Un bar de Rosebank, un quartier chic de Johannesburg qui attire une clientèle aisée (BENEDICT KURZEN/VII)

Après un article sur la réforme agraire en Afrique du Sud (Afrique du Sud : campagnes meurtrières), Le Monde poursuit son analyse de la société sud-africaine post-apartheid, par une analyse des « black diamonds » [les « diamants noirs », NdlR]la nouvelle classe moyenne noire des villes. C’est une classe moyenne à l’échelle de l’Afrique : début 2008, les « black diamonds » gagnaient plus de 6 000 rands par mois, soit environ 520 euros et étaient 3 millions sur 40 millions de personnes noires en Afrique du Sud, soit 7,5%.

Les « black diamonds » sont le fruit de deux politiques mises en place après les premières élections multi-raciales de 1994 : le Black Economic Empowerment (BEE) et l’Affirmative Action (AA).

Le BEE a fait principalement passer des mains blanches aux mains noires une partie des capitaux des grandes entreprises, ou a remplacé à la tête des directions des blancs par des noirs ;  en mettant en place des commandes publiques réservées aux entreprises dirigées par des noirs et embauchant prioritairement des noirs. L’actuel président parle de l’ « échec » du BEE : Moeletsi Mbeki, économiste et frère du second président noir de l’Afrique du Sud Thabo Mbeki, dénonce la création d'un groupe de " capitalistes noirs de copinage, fortunés, constitués de politiciens de l'ANC, certains retirés des affaires publiques, d'autres pas ".

DigiCoreFleetManagementSABEECertificate.jpg

Certificat de Black Economic Empowerment annuel de l'entreprise Digicore Fleet Management

L’AA a consisté à embaucher, à compétences égales, d’abord un noir, un métis ou un hindou. Cela s’est traduit par l’accès à de nombreux postes autrefois « interdits » d’une petite minorité noire instruite et diplômée (par rapport à une population noire de 40 millions de personnes).

Par ailleurs, des entrepreneurs noirs, sans l’aide du BEE, ont monté leur entreprise, comme Khanyi Dhlomo, égérie des médias sud-africains, qui s’est associée à un groupe de presse privé et a créé son propre journal.

De fait, le problème majeur est rapidement apparu : la population noire, très importante, n’avait très majoritairement pas reçu d’enseignement supérieur et possédait rarement une qualification élevée ; à l’inverse, la population blanche, très instruite et diplômée, était réduite et contrôlait tous les postes à responsabilité.

L’Affirmative Action et le Black Empowerment ont eu un résultat contrasté au sein de la population noire : seule une minorité en a réellement profité (3 millions de personnes noires sur 40 millions), avec au sein de cette minorité l’apparition d’une élite très riche, plus ou moins proche de l’ANC au pouvoir. Mais ces deux politiques ont tout de même réussi à créer une petite classe moyenne noire.

Pour la population blanche, la situation est toute autre16% des blancs d’Afrique du Sud ont quitté le pays entre 1995 et 2005, souvent les plus qualifiés. Les moins qualifiés et les moins riches sont restés, mais ils ont souvent perdu leur travail au profit des noirs dans le cadre de l’Affirmative Action (la plupart des offres d’emploi commence par « AA » comme Affirmative Action) : infirmières, gardiens de parcs naturels, … Le nombre de blancs pauvres a fortement augmenté en Afrique du Sud, et le président Jacob Zuma leur a rendu visite de façon très médiatique le 29 mars 2010 à Prétoria.

AFSUD_zuma_blanche20100330_0.jpg

Le président sud-africain Jacob Zuma a rencontré la communauté de sud-africains blancs pauvres du quartier de Betlehem à Pretoria

Ce qui a conduit Jacob Zuma à indiquer en 2009 qu’il infléchirait sa politique de discrimination positive ; et au trésorier de l’ANC, Mathews Phosa de reconnaître le « déficit de compétences dans des secteurs comme la gestion financière, les technologies de l’information, la gestion du système judiciaire et des questions sécuritaires », ainsi que d’indiquer que le « personnel blanc qualifié serait bien accueilli par la prochaine administration » de Jacob Zuma en 2009.

Car la tâche à accomplir reste vaste : il ne suffit pas de faire changer de couleur de peau les personnes aux commandes, il faut les former, et de manière plus générale éduquer les masses de population noire qui restent majoritairement pauvres. 43% de la population vit avec moins de 3 000 rands par mois (260 euros), 20% environ reçoit des aides sociales pourtant peu développées en Afrique du Sud, et le nombre de personnes vivant en dessous du seuil d’extrême pauvreté a doublé en 10 ans, passant de 1,9 millions de personnes à 4,2 millionsSoit 40% de plus que les « black diamonds » (3 millions).

F.M.

-oOo-

lemonde pet

19 juin 2010

 

Le mirage des " black diamonds "

 

Ils sont noirs et ont accédé à la classe moyenne. Ils seraient 3 millions. Mais le fossé se creuse entre les plus modestes d'entre eux et la petite élite de nouveaux riches qui contrôle l'économie

Le vent de l'hiver austral transperce les vêtements, mais Frank Mdluli a décidé de rester dehors, à se réchauffer au soleil de midi devant son mur. Cette maison du quartier de Cosmo City, neuve, modeste mais confortable, avec ses quatre pièces, c'est un vieux rêve devenu réalité. Une maison à soi dans un quartier paisible, après cinquante années passées dans un township, un ghetto noir. " Ici, les tsotsis - voyous - sont rares, on est tranquille, tout en vivant comme dans le township. On se parle, on se connaît. Excusez-moi, mais on ne vit pas comme les Blancs, enfermés chez nous. "

17052322.jpg

Vue des toits de Cosmo City, dans la banlieue de Johannesburg (Mark Stevenson)

" Chez nous ", ce pourrait être le slogan de Cosmo City, nouvelle banlieue sortie de terre au nord-est de Johannesburg. Cosmo City a été conçue comme une zone " mixte ", intégrant les plus modestes à la classe moyenne, ceux qu'on appelle les black diamonds (" diamants noirs ").

Avec son salaire d'électricien, l'appoint du petit fast-food installé par sa femme dans le voisinage, Frank s'étonne qu'on puisse le qualifier de " diamant noir ", comme si on le confondait avec la classe à très hauts revenus que l'on croise dans le quartier d'affaires de Sandton, au volant de voiture de luxe.

Les " diamants noirs " sont en réalité un concept développé par deux instituts de recherche en marketing. En 2006, l'Institut Unilever de l'université du Cap et TNS Research Surveys achevaient des enquêtes inédites sur la classe moyenne noire, dix ans après les premières élections multiraciales. Pour les besoins de sociétés intéressées par ce marché à défricher, des marques de voiture haut de gamme aux chaînes de supermarchés.

Selon les critères retenus par TNS, qui a publié il y a deux semaines ses derniers chiffres, il y a 3 millions de " diamants noirs " en Afrique du Sud. C'est peu, comparé aux près de 40 millions de Noirs du pays. De plus, le chiffre n'a pas progressé en un an.

La moitié du groupe vit dans un township. Certains sont même retournés y habiter au cours des derniers mois. A cela, plusieurs raisons, analyse le directeur de l'innovation et du développement à TNS, Neil Higgs : " D'abord, des infrastructures qui s'améliorent, mais aussi les difficultés de l'économie, et la loi sur le crédit qui empêche d'emprunter pour acheter des voitures ou des maisons. "

Une microscopique élite très fortunée est aussi apparue au cours des dernières années. On les trouve en photo dans les journaux, en voiture de sport devant les boîtes de nuit. Certains de ses membres ont bénéficié des mesures du Black Economic Empowerment (BEE), mises en place pour permettre l'accès des non-Blancs à des postes de direction ou au contrôle d'une partie du capital des sociétés jusqu'ici contrôlées par des dirigeants blancs.

À la fin de l'apartheid, il s'agissait d'introduire des Noirs à des niveaux de décisions qui leur avaient toujours été interdits. La mesure, indispensable pour effectuer une rupture avec les années de marginalisation, a produit des effets pervers, décrits par l'économiste Moeletsi Mbeki dans un livre coup de poing : Architects of Poverty. Why African Capitalism Needs Changing (" Les architectes de la pauvreté. Pourquoi le capitalisme africain doit changer ", Picador Africa, 2009). L'auteur dénonce la création d'un groupe de " capitalistes noirs de copinage, fortunés, constitués de politiciens de l'ANC, certains retirés des affaires publiques, d'autres pas ".

Le Congrès national africain (ANC), le mouvement de résistance à l'apartheid, au pouvoir depuis la chute du régime, Moeletsi Mbeki en parle en connaissance de cause. Il est le frère de l'ex-président Thabo Mbeki (1999-2008). Leur père, Govan, était l'une des plus grandes figures du mouvement.

Le grand rêve des Noirs, celui de la liberté, celui de l'épanouissement dans une société juste, aurait-il échoué ? Certains le pensent, jugeant que le nombre des " camarades " d'hier devenus " tender-preneurs ", des entrepreneurs qui bénéficient de contrats publics, est trop important.

4111463656_8c2974ecde.jpg

Leslie Dikeni

Leslie Dikeni a passé les " années de lutte "dans la branche armée de l'ANC, à mener " la guérilla urbaine dans les townships ". Devenu sociologue, vivant d'un salaire microscopique de professeur d'université, il arbore un seul et unique costume. Tous ses habits ont été emportés par des cambrioleurs." C'est comme ça la vie pour nous, et on va dire que je suis un "diamant noir", soupire-t-il. Mais pendant ce temps, une petite élite du BEE s'est constituée. Ils ne produisent rien, vivent aux crochets de l'Etat. Il faut entendre la colère du pays. Cela ne durera pas éternellement. "

Le BEE, qualifié d'" échec " par le président sud-africain, Jacob Zuma, est loin de résumer toutes les mutations d'une société complexe. Parmi les membres émergents de la classe moyenne noire, on trouve un grand nombre de succès exemplaires, comme celui de Khanyi Dhlomo.

khanyid.jpg

Khanyi Dhlomo, qui a épousé il y a peu Chinezi Chijioke, Américain blanc métis rencontré à Harvard, consultant chez McKinsey, au Cap

Née dans une famille noire aisée, elle a fréquenté - seule Noire de la classe - une école privée du Kwazulu-Natal. Grandes idées pour le pays, grandes ambitions personnelles, travail acharné, il y a deux ans, elle a créé un journal, au nom clair et précis : Destiny. Lu par des femmes noires et blanches réunies par l'esprit d'entreprise. Aux antipodes du BEE. Khanyi Dhlomo est associée - sur la seule base de son talent - avec un groupe de presse privé.

Avant cela, elle avait mené ses études en Afrique du Sud, puis aux Etats-Unis. " Quand je suis rentré de Harvard, après mon MBA, j'avais toutes les qualifications pour devenir une étoile du BEE. Femme, diplômée, le pays cherchait des gens comme moi. Je n'avais pas envie de ça. Ce journal, c'est mon journal ", insiste-t-elle.

Derrière les exemples isolés de nouveaux riches roulant en voiture de sport, les Khanyi Dhlomo sont nombreux, héritiers d'une classe moyenne noire qui n'est pas apparue brutalement en 1994. Mais il y a aussi les succès de la discrimination positive accompagnant le BEE. Originaire d'une région à la lisière du Cap, Mitchell's Plains, où se concentrent plusieurs townships, Russell occupe un poste dans une grande banque d'investissement.

" Un jour, je discutais de mon quartier avec un collègue blanc à la banque, raconte le banquier, qui préfère garder l'anonymat, je savais qu'il avait été dans les services de sécurité. On a découvert que nous avions été très exactement au même endroit, au même moment, sauf qu'il faisait partie de ceux qui nous tiraient dessus. "

Un silence. " On vit avec ça, c'est l'Afrique du Sud. Mais toute cette histoire, ces années de souffrance, les morts et tout le reste, c'est mon bagage. Et ce bagage, je ne peux le poser nulle part. Parfois, je me sens comme un dinosaure. "

Jean-Philippe Rémy (Johannesburg, correspondant)

Repost 0
Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Actualité internationale
commenter cet article
18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 22:13

31843a-surprise au ps les militants donnent l avantage a se 

 

 

  Ségolène Royal sera à New York les 20, 21 et 22 juin prochain dans le cadre du Conseil de l'Internationale socialiste et interviendra sur l'économie mondiale le 21 juin.

 

 

 

2007-2012 : autre enjeu

En 2007, la campagne présidentielle de Ségolène Royal s’était principalement centrée, après une phase de débats participatifs, sur des questions de société pour remédier à ses dysfonctionnements, avec notamment : les droits des jeunes des cités, l’égalité homme/femme, la participation à la vie démocratique, une école républicaine en panne, la place des syndicats, l’impartialité de l’Etat… L’absence d’une réelle volonté politique de Nicolas Sarkozy de répondre à ces questions fait qu’elles sont toujours d’actualité.

Mais, pour 2012, la crise internationale place la question économique au centre du débat politique pour l’élection présidentielle, du fait des effets sociaux et politiques qu’elle entraîne. La compétition internationale rend les économies de plus en plus dépendantes du marché. L’économie mondiale fonctionne mal. Ainsi, l’Europe apparaît incapable de résister aux attentes de la bourse pour le profit des intérêts du capitalisme financier. Etat après Etat, les européens se rangent, aux demandes du marché, imposant à ses peuples des remises en causes sociales et des politiques de rigueur brutales. La crise frappe les peuples et  les Etats semblent impuissants. L’enjeu économique s’impose.

 

La gauche est-elle en capacité de proposer une alternative crédible ?

La question n’est pas de proposer un programme de mesures conjoncturelles pour les Français. C’est un enjeu mondial posant la question de la place des Etats et des organisations confédérales face au capitalisme financier. Les intérêts d’un petit monde peuvent-ils guider le fonctionnement du monde ?

Pour répondre à cet enjeu, fondamental pour l’économie mondiale, les voix apparaissent très peu nombreuses à gauche. Dominique Strauss-Kahn n’est pas du tout dans cette perspective mais plutôt dans un projet d’accompagnement du capitalisme. Martine Aubry de son côté s’est surtout consacrée au Parti socialiste et apparaît beaucoup plus comme une femme d’appareil, contraintes de ménager ses courants.

Reste Ségolène Royal qui a su très tôt mesurer l’importance de cet enjeu, tenant un discours à la fois très musclé et volontariste contre les dérives actuelles du capitalisme financier.

 « Oui je crois qu’il faut se battre, donner de la voix, mener le rapport de force jusqu’au bout lorsqu’une situation est parfaitement injuste et qu’elle résulte d’un cynisme absolu de quelques prédateurs financiers » Ségolène Royal discours d’Athènes le 12 mai 2009.

 

Quelle réponse à la crise ?

Dans les années 80 le couple Reagan / Thatcher avait mené une campagne idéologique pour imposer une politique libérale de désengagement de l’Etat. Une orientation soutenue par les acteurs économiques, mais aussi par les peuples après l’écroulement du système stalinien. La voie libérale semblait le meilleur remède au développement et à la croissance. Des économies émergentes entraient dans le système donnant à l’OMC une force réellement planétaire.

Le contexte international a totalement changé. Dans les pays du Sud émergés, les peuples aspirent à plus d’Etat providence pour réduire les inégalités criantes. Aux Etats-Unis, le peuple a subi durement la crise des subprimes et les ravages de BP sur les côtes du Golfe du Mexique. En Europe, la crise touche progressivement les peuples et plus fortement les couches sociales les moins aisées. Dans ce contexte, Barack Obama porte un discours beaucoup plus volontariste.

La réponse au dérèglement économique apparaît donc de plus en plus politique. Ce n’est que grâce à un réel volontarisme politique que les Etats pourront s’imposer et réduire l’influence et donc la puissance de ce capitalisme sauvage. Dans cette bataille à mener, pour rendre aux Etats et aux organisations confédérales un poids politique, le monde a besoin de voix fortes et déterminées. Dans ce contexte, la candidature de Ségolène Royal pour 2012 mérite d’être davantage soutenue si l’on veut réellement imposer un nouvel ordre mondial, parce qu’elle a montré sa force de caractère pour mener ce combat et parce qu’elle porte cette ambition.

Au couple Reagan / Thatcher succédera le couple Obama / Royal pour redonner aux Etats, et donc à la démocratie par ses élus,  leur place dans l'économie du monde.

 

Philippe Allard

 

Repost 0
Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Actualité internationale
commenter cet article
18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 01:02

hero_oval-bp_PS-0974.jpg

Barack Obama dans le Bureau Ovale de la Maison Blanche, lors de son discours du 15 juin 2010

Dans son « Discours à la Nation concernant le déversement de pétrole de BP » du 15 juin 2010, tenu de façon solennelle depuis le Bureau Ovale, le président Obama est revenu longuement sur la marée noire dans le Golfe du Mexique et la compagnie pétrolière British Petroleum (BP) ; cependant, environ un tiers de son intervention a porté sur la réorientation de la politique énergétique américaine vers la croissance verte.

C’est un véritable changement de cap, tant la situation énergétique américaine est délicate : 62,1% de la consommation énergétique américaine est fournie par le pétrole et le gaz ; 22,4% par le charbon ; 6,7% par les énergies renouvelables, principalement l’énergie hydraulique des grands barrages ; le solde provenant surtout de l’énergie nucléaire. Après son élection, Barack Obama avait fait un double choix : réduire prioritairement la part du charbon, dont la combustion produit la plus grande quantité de gaz à effet de serre, dans le bouquet énergétique américain ; et accroître l’indépendance énergétique américaine (pétrole), garante de la sécurité nationale. Pour arriver à ce but, Barack Obama a choisi de relancer la filière nucléaire – les Etats-Unis ayant déjà le premier parc mondial de centrales nucléaires, devant la France – et d’encourager la production pétrolière américaine, notamment en levant un moratoire sur les forages offshore vieux de plus de 20 ans le 31 mars 2010 (sur ce sujet, voir aussi l’article "Marée noire dans le Golfe du Mexique : Barack Obama empêtré dans une situation embarrassante par le système politique américain" en cliquant sur le titre).

Mais le 20 avril, la plate-forme pétrolière offshore Deepwater Horizon de BP explose dans le Golfe du Mexique, puis coule deux jours plus tard : c’est le début de la marée noire en Louisiane et dans les autres états riverains.

Un peu moins de 2 mois après, le président Obama, qui a trop longtemps fait confiance à BP, tourne la page : 20 milliards de dollars seront bloqués sur un compte sous séquestre, pour garantir les coûts qui résulteront de la marée noire. Et par ailleurs, Barack Obama réoriente sa politique énergétique vers la croissance verte, avec quelques pistes, il affirme clairement une « volonté politique » :

-choix de localiser la fabrication des outils de production d’énergie renouvelable aux Etats-Unis : turbines pour éoliennes, panneaux solaires ;

-isolation thermique des bâtiments et logements (fenêtres notamment), et au-delà, réflexion sur« l’efficacité énergétique » des logements, au même titre que ce qui a déjà été fait outre-atlantique pour les voitures et les camions ;

-renforcer l’efficacité énergétique des voitures et des camions ;

-réflexion sur un accroissement de la part du solaire et de l’éolien dans le bouquet énergétique américain ;

-réflexion sur la recherche et le développement dans le secteur des énergies propres, en prenant comme élément de comparaison le niveau de recherche et développement dans les hautes technologies américaines ;

-volonté politique d’unir les Etats-Unis dans cette action, de recueillir les idées des deux grands partis américains, d’agir malgré l’ampleur de la tâche et malgré le fait que le pays vienne de sortir de la récession, appel au peuple américain à se dépasser comme il l’a fait en allant marcher sur la lune ;

-et dans ces conditions, possibilité de créer des millions d’emplois et une nouvelle source de croissance : ce qu’on appellerait en France « la croissance verte ».

Certes, le projet de loi sur l’énergie et le climat de Barack Obama est bloqué depuis 6 mois au Sénat, notamment à cause du lobby pétrolier, et de la perte en janvier 2010 d’un siège stratégique par les démocrates, celui de Ted Kennedy, décédé en 2009, qui entraîne aussi la perte de la majorité qualifiée de 60 sénateurs sur 100.

318-atmosphere.1260357220.gif

Dessin de Martin Vidberg (www.martinvidberg.com)

Mais avec les effets dévastateurs de la marée noire dans le Golfe du Mexique, où l’incapacité de BP à trouver une solution a été étalée au grand jour, et les élections de mi-mandat en novembre 2010, les cartes devraient être rebattues.

De ce fait, si Barack Obama arrive à faire voter sa loi sur l’énergie et le climat, et si les pistes de réorientation de la politique énergétique américaine vers la croissance verte qui se dégagent du discours du 15 juin sont suivies jusqu’au bout, selon la volonté politique forte qui se dégage du discours du président américain, alors la démarche adoptée sera proche de celle affichée par Ségolène Royal dans sa contribution au Nouveau Modèle de Développement Economique, Social et Ecologique du Parti socialiste français. Avec des spécificités américaines tout de même : les Américains restent attachés à leur voiture, par exemple, mais des carburants alternatifs sont disponibles : éthanol, méthanol, batteries électriques. Les Américains pourraient rouler « propre » plus rapidement qu’on ne le pense.

voiture-electrique-EV1-GM.jpg

Voiture électrique EV1 de General Motors en 1996

Tesla_Model_S_001.jpg

Voiture électrique de la marque californienne Tesla, modèle S présenté en mars 2009 ; autonomie maximale de 480 km, rechargement en 3 voltages, temps minimum de rechargement complet 45 minutes, possibilité de changer de batterie pour ne pas attendre, toit panoramique de verre avec cellules photovoltaïques en option.

« Ce qui a défini notre nation depuis sa création, c’est notre capacité à forger notre destin – notre détermination à nous battre pour l’Amérique que nous voulons pour nos enfants. » disait le président Obama dans son discours du 15 juin 2010.

Texte original en anglais de l’extrait du discours ci-dessous ici.

Texte original intégral en anglais du discours ici.

Traduction ci-dessous par la Rédaction de Militants de l'Espoir à Gauche avec Ségolène Royal.

Frédérick Moulin

 

-oOo-

 

720px-US-WhiteHouse-Logo_svg.jpg


La Maison Blanche

Bureau du Porte-Parole de la Maison Blanche

15 juin 2010

Discours du Président à la Nation concernant le déversement de pétrole de BP

Bureau Ovale

« […] Ainsi une des leçons que nous tirons de ce déversement est que nous avons besoin de meilleurs règlements, de meilleures normes de sécurité, et d’une meilleure application de ces normes quand il s’agit de forages offshore. Mais une leçon plus importante doit être tirée : peu importe le degré d’amélioration que nous apportons aux règlements de notre industrie, les forages pétroliers, de nos jours, comportent un risque plus grand encore. Après tout, le pétrole est une ressource limitée. Nous consommons plus de 20% du pétrole mondial, mais détenons moins de 2% des réserves mondiales de pétrole. Et c’est en partie la raison pour laquelle les compagnies pétrolières forent à un mile [=1609 m, NdlR] sous la surface de l’océan – parce que nous trouvons de moins en moins d’endroits où forer sur la terre ferme et dans les eaux peu profondes.

Pendant des décennies, nous avons su que les jours du pétrole bon marché et facilement accessible étaient comptés. Pendant des décennies, nous avons parlé encore et encore de la nécessité de mettre fin à la dépendance américaine qui existe depuis un siècle vis-à-vis des combustibles fossiles. Et pendant des décennies, nous avons échoué à agir avec la célérité requise par ce défi. Maintes fois, les avancées ont été bloquées – pas uniquement par les lobbyistes industriels, mais aussi par un manque de courage et de sincérité politique.

Les conséquences de notre inaction sont maintenant exposées aux yeux de tous. Des pays comme la Chine investissent dans les emplois et les industries des énergies propres qui devraient se trouver ici, en Amérique. Chaque jour, nous envoyons à des pays étrangers 1 milliard de notre argent pour acheter leur pétrole. Et aujourd’hui, quand nous regardons le Golfe [du Mexique, NdlR], nous voyons notre mode de vie tout entier menacé par une nappe de pétrole brut.

Nous ne pouvons pas léguer un tel futur à nos enfants. La tragédie qui se déroule sur nos côtes nous rappelle dans la douleur et avec force que le temps d’embrasser un futur basé sur les énergies propres est arrivé. Cette génération doit maintenant s’engager dans une mission d’envergure nationale : ouvrir les vannes de l’innovation américaine et maîtriser notre propre destin.

Ce n’est pas une façon de voir l’Amérique à lointaine échéance. La transition des combustibles fossiles vers d’autres sources d’énergie va prendre du temps, mais au cours des 18 derniers mois, nous avons déjà entrepris des actions sans précédent pour démarrer une industrie des énergies propres. Au moment où nous parlons, d’anciennes usines ouvrent à nouveau pour produire des turbines pour éoliennes, des gens installent à nouveau des fenêtres qui permettent une isolation thermique, et de petites entreprises fabriquent des panneaux solaires. Des consommateurs achètent des voitures et des camions à l’efficacité énergétique renforcée, et des familles augmentent l’efficacité énergétique de leurs logements. Des scientifiques et des chercheurs découvrent des technologies liées aux énergies propres, qui nous conduiront un jour à des industries entièrement nouvelles.

Chacun d’entre nous a un rôle à jouer dans un futur qui bénéficiera à tous. Au moment où nous nous remettons de la récession, la transition vers les énergies propres peut être une source de croissance pour notre économie et créer des millions d’emplois – mais seulement si nous accélérons la transition. Seulement si nous saisissons l’opportunité qui nous est donnée. Et seulement si nous nous rassemblons tous et agissons comme une nation unie – travailleurs et entrepreneurs ; scientifiques et citoyens ; secteur public et secteur privé. Quand j’étais candidat au poste de président, j’ai exposé un ensemble de principes qui mènerait notre pays vers l’indépendance énergétique. L’an dernier, la Chambre des Représentants a fait voter, sur la base de ces principes, une loi ambitieuse et complète sur l’énergie et le climat – une loi qui fait définitivement des énergies propres les énergies rentables pour les entreprises américaines.

Cependant, des coûts sont associés à cette transition. Et il en est qui croient que nous n’avons pas les moyens de faire face à ces coûts en ce moment. Je dis que nous ne pouvons pas nous offrir le luxe de ne pas changer notre façon de produire et de consommer de l’énergie – parce que les coûts à long terme pour notre économie, notre sécurité nationale, et notre environnement sont bien plus grands encore.

Je suis donc heureux de faire appel à d’autres idées et à d’autres approches, provenant d’un parti comme de l’autre – tant qu’elles s’attaquent à notre dépendance aux combustibles fossiles. Certains ont suggéré d’augmenter l’efficacité énergétique de nos bâtiments comme nous l’avons fait pour nos voitures et nos camions. Certains croient que nous devrions fixer des normes pour nous assurer qu’une part plus importante de notre électricité vienne de l’énergie éolienne et solaire. D’autres se demandent pourquoi le secteur de l’énergie ne dépense qu’une fraction de ce que les industries de haute technologie dépensent en recherche et développement.

Toutes ces façons d’aborder le problème ont de la valeur, et méritent d’être écoutées de façon équitable dans les mois à venir. Mais la façon d’aborder le problème que je n’accepterai pas sera l’inaction. La réponse que je refuserai sera l’idée que ce défi est trop vaste et trop difficile à traiter. Vous savez, on disait la même chose sur notre capacité de produire suffisamment d’avions et de tanks pendant la Seconde Guerre Mondiale. La même chose a été dite à propos de notre capacité à maîtriser la science et la technologie pour faire atterrir un homme sur la lune. Et cependant, nous avons maintes fois refusé d’accepter les limites dérisoires de la croyance populaire. Au lieu de cela, ce qui a défini notre nation depuis sa création, c’est notre capacité à forger notre destin – notre détermination à nous battre pour l’Amérique que nous voulons pour nos enfants. Même si nous ne sommes pas exactement certains de ce à quoi elle ressemblera. Même si nous ne savons pas encore précisément comment nous allons y parvenir. Nous savons que nous y arriverons. […] »


Repost 0
Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Ecologie - Environnement
commenter cet article
17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 18:02

10061812_RETRAITES-X3P1_ori.jpg.567.jpg

Lucienne Rose dans sa chambre-salon (Rafaël Trapet/Aleph pour " Le Monde ")

 

Comme la vieille dame, beaucoup de femmes retraitées vivent dans la précarité, liée, souvent, aux à-coups des carrières féminines

 

Elle ne cesse de plaisanter, rajuste en souriant une mèche de cheveux gris et fait mine de s'excuser pour le désordre de son salon. " La vie n'est pas facile, bien sûr, explique Lucienne Rose, 81 ans. J'ai souvent mal au dos et je n'en ai sans doute plus pour très longtemps mais je ne suis pas si mal que ça ! Je n'ai pas beaucoup d'argent, bien sûr, mais je n'ai jamais été habituée à la dépense, ce n'est pas dans mes habitudes. Alors je me débrouille comme je peux. "

Comme beaucoup de femmes de sa génération, Lucienne Rose, qui est à la retraite depuis plus de vingt ans, touche une petite retraite : 829 euros par mois. Une fois déduit le loyer de son logement - une chambre-salon, une petite cuisine et un balcon (340 euros) -, la mutuelle, un abonnement à la téléassistance - " je tombe souvent " - et l'électricité, il lui reste moins de 400 euros pour vivre. " Ce n'est pas énorme mais ça me suffit, explique-t-elle. Je ne fais évidemment pas de folies. "

Les petites retraites sont souvent le lot des femmes : en 2004, elles percevaient une pension moyenne de 1 020 euros par mois, soit seulement 62 % de celle des hommes (1 636 euros). En raison de ces difficultés financières, les femmes représentent près des deux tiers des bénéficiaires du minimum vieillesse. Cette précarité est liée aux à-coups des carrières féminines, souvent marquées par de longues interruptions d'activité : en 2004, seulement 44% des femmes retraitées avaient validé une carrière complète, contre... 86 % des hommes.

Lucienne Rose fait partie des femmes qui n'ont guère choisi leur destin professionnel. A 18 ans, elle découvre avec inquiétude qu'elle est enceinte. " A l'époque, on ne plaisantait pas avec ces choses-là, on a été obligés de se marier tout de suite. " Il n'est alors pas question de travailler, encore moins de se lancer dans une formation : son mari est comptable, ils auront quatre enfants en dix ans. " On n'avait pas la pilule, soupire-t-elle. On était jeunes, on ne pouvait pas vraiment choisir. "

Pendant plus de vingt ans, Lucienne Rose, qui n'a aucune qualification, reste à l'écart du marché du travail : bon gré, mal gré, elle s'occupe à temps plein de ses quatre enfants. Mais à 40 ans, lorsque son mari s'éloigne sans lui verser la moindre pension alimentaire, elle n'a pas le choix : cette fois, il lui faut gagner seule sa vie. Lucienne Rose, qui a quitté l'école à 14 ans, s'engage dans une formation de secrétariat.

" Quatre gosses "

La vieille dame se souvient encore du jour où elle a réussi ses examens. " Ça me prouvait que j'étais encore capable de faire quelque chose. Quand on est resté chez soi, avec ses enfants, on a l'impression qu'on n'arrivera à rien dans le monde du travail. D'ailleurs, j'ai eu du mal à trouver un emploi : tout le monde me demandait ce que j'avais fait pendant les vingt dernières années. Je répondais toujours : "quatre gosses"... "

545.jpg

Les inégalités homme-femme au travail, avec des conséquences sur la retraite des femmes (dessin de Plantu)

A la fin de sa formation, Lucienne Rose trouve, à l'université Paris-Est Créteil, un poste de secrétaire où elle restera jusqu'à son départ à la retraite. Lorsqu'elle quitte la faculté, elle vient de divorcer de son second mari : à 65 ans, elle décide de rejoindre un logement-foyer pour personnes âgées de la ville de Créteil. " J'ai laissé tous les meubles à mon ex-mari. Au début, il a même fallu me prêter un lit ! Mais j'étais contente d'être enfin tranquille. "

Seize ans plus tard, elle vit toujours dans l'un des 77 studios de la résidence Marivaux. Ce logement-foyer qui n'accueille que des personnes valides propose des repas chauds à midi, des plateaux-repas le soir et des ateliers de chant, de peinture ou de couture. Il ne dispose pas de service médical mais la responsable est joignable jour et nuit. " Les résidents m'appellent pour des plombs qui sautent ou des crises d'angoisse, explique Corinne Caglini. Je suis là pour les aider. "

Lucienne Rose, qui est suivie par une bénévole des Petits frères des pauvres, sort rarement : depuis son opération de la cataracte, elle ne peut plus se promener seule. Elle se contente de descendre tous les jours dans la salle à manger du rez-de-chaussée pour le déjeuner et assiste à l'atelier peinture du lundi et à la chorale du mardi. " Ça me calme, ça me distrait, je rencontre des gens. On chante Aznavour, Brel, Piaf : entre nous, on s'appelle les Mémés chanteuses ! "

Anne Chemin

 

lemonde pet

18 juin 2010


Repost 0
Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Actualité
commenter cet article
17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 01:45

125_agence-de-notation.1272618349.gif

Dessin de Martin Vidberg (www.martinvidberg.com)

La zone euro est devenue une zone « allemande » : tout y est jugé à l’aune des performances de l’Allemagne. Ainsi, les opérateurs de marché « notent » les pays par rapport à l’Allemagne, en donnant dans leurs achats et ventes d’obligations ou de bons européens, un « spread » - une étendue, un écart - par rapport au taux allemand ; ils sont pour cela aidés par les fameuses agences de notations, qui abaissent ou relèvent la note d’un émetteur, d’un pays.

Le 14 juin 2010, Moody’s a dégradé la dette grecque à Ba1 (« junk bonds » ou « obligations pourries »), la notation de Standard & Poor’s étant de BB+ (« junk bonds ») et celle de Fitch de BBB- (dernière note avant les « junk bonds ») : le « junk bond » ou « obligation pourrie », classé en« spéculatif », s’oppose à « l’investment grade », qui est attribué à une obligation encore assez sûre pour être achetée par un investisseur institutionnel (compagnie d’assurance, fonds de pension, …).

La dette grecque n’est donc plus jugée digne des investisseurs institutionnels, et avec un« spread » par rapport à l’Allemagne, qui a la même monnaie, de 6,5% mercredi (650 points de base), on retrouve des niveaux très inquiétants (au plus fort de la crise grecque, le « spread » était de près de 800 points de base). Mercredi, les obligations espagnoles à 10 ans dépassaient 4,8%, soit un« spread » significatif de plus de 210 points de base par rapport à l'Allemagne.

Ailleurs en Europe la situation n’est guère meilleure : mercredi, le « spread » portugais sur les obligations à 10 ans était de 290 points de base à 5,57%, comme le « spread » irlandais.

Pour le moment, la France est épargnée avec un « spread » de « seulement » 45 points de base (3,12% mercredi), et le Royaume-Uni, en dehors de la zone euro aussi (86 points de base à 3,53% mercredi). Mais pour combien de temps ?

F.M.

-oOo-

lemonde pet

17 juin 2010

L'asphyxie de son système bancaire met l'Espagne au bord du gouffre financier

Les banques espagnoles ont emprunté 85 milliards d'euros à la BCE en mai

L'Espagne et son secteur financier n'ont pas fini de susciter l'inquiétude en zone euro. Selon des données publiées par le Financial Times, mercredi 16 juin, les banques espagnoles, en mal de liquidités, ont emprunté 85,6 milliards d'euros auprès de la Banque centrale européenne (BCE) pour le seul mois de mai. Un montant record dans l'histoire de la zone euro, qui représente 16,5 % de l'ensemble des prêts délivrés en mai par l'institut d'émission européen.

bce.jpg

Siège de la BCE à Francfort-sur-le-Main (Allemagne)

Ces chiffres devraient raviver la suspicion sur la solidité du système financier espagnol, alors que Madrid a déjà dû se porter au secours de deux caisses d'épargne régionales. Les efforts du gouvernement et de la Banque d'Espagne pour boucler au plus vite la consolidation de ces établissements ne suffisent pas à rassurer sur la santé d'un secteur tout entier exposé au risque immobilier. Lundi, le secrétaire d'Etat au Trésor, Carlos Ocana, a reconnu que les banques espagnoles éprouvaient des difficultés à se refinancer sur le marché interbancaire.

La Commission européenne a démenti mercredi une information du journal espagnol El Economistaselon lequel l'Union européenne, le Fonds monétaire international (FMI) et le Trésor américain préparent un programme destiné à fournir des liquidités, à travers notamment une ligne de crédit de 250 milliards d'euros, à l'Espagne.

Dans ce contexte, les observateurs ont scruté avec attention l'émission de dette espagnole qui s'est tenue mardi. Les investisseurs n'ont pas boudé l'adjudication : le Trésor a levé sans mal 5,2 milliards d'euros sur des titres à douze et quinze mois. Mais il a dû payer le prix fort, proposant notamment un rendement de 2,3 % sur les bons à un an, contre 1,59 % lors d'une même opération menée un mois plus tôt.

Loin d'être terminé

Les difficultés de l'Espagne ne sont pas seules à alimenter le stress. La Grèce s'est aussi rappelée au bon souvenir des investisseurs avec la décision de l'agence Moody's, lundi soir, de dégrader de quatre crans la note de la dette grecque jusqu'à la classer dans la catégorie des obligations " pourries " (" junk bonds ")Standard & Poor's était déjà passée par là fin avril. En l'imitant, Moody's prouve que les problèmes, de la zone euro en général, et de la Grèce en particulier, sont loin d'être terminés.

Dans la foulée, les obligations de tous les pays fragilisés au sein de la zone ont recommencé à se tendre [notamment : Portugal, Irlande, Espagne, NdlR]. Mercredi matin, le taux d'intérêt des emprunts d'Etat grecs à dix ans atteignait 9,17 %, contre 2,67 % pour l'Allemagneréférence des marchés. Attendue au tournant par les investisseurs, la BCE risque de ne pas pouvoir arrêter de sitôt son programme contesté de rachat de dette publique.

Cette nouvelle vague d'inquiétude a curieusement épargné la monnaie unique : mardi, l'euro est repassé au-dessus du seuil de 1,23 dollar.

Marie de Vergès


Repost 0
Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Europe
commenter cet article
16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 23:50

166_retraite.1276677168.jpg

Dessin de Martin Vidberg (www.martinvidberg.com)

Le Comité retraites Paris 15, auquel le Comité local Désirs d’avenir de l'arrondissement participe, a été créé en soutien à l’appel d’ATTAC et la Fondation Copernic : « Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites » daté du 8 avril 2010 . Vous trouverez ci-après le communiqué de ces deux organisations paru aujourd’hui.


-oOo-

 

ATTAC FRANCE -  FONDATION COPERNIC

 

Communiqué  des signataires de l’appel national

« Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites »

http://www.exigences-citoyennes-retraites.net

16 juin 2010

 

Un verdict couperet pour les retraites : la répartition guillotinée

Ainsi, le gouvernement a-t-il tranché comme ses prédécesseurs l’avaient fait en 1993 et en 2003, en n’écoutant que le chant du Medef et restant sourd à toutes les propositions émanant de la société ne rentrant pas dans sa logique. Avant même qu’il entame un simulacre de concertation tout était dit : hors de l’obligation de travailler toujours plus, point de salut pour les retraites, et surtout pas de quartier pour les retraités.

Refusant de reconnaître que le niveau moyen des retraites par rapport aux salaires avait reculé de 15 à 20 % parce que nombre de salariés ne pouvaient déjà pas satisfaire à l’obligation actuelle de cotiser 40,5 ans et parce que les deux tiers d’entre eux étaient déjà hors emploi à 60 ans, il va encore aggraver cette baisse du niveau des pensions en portant la durée de cotisation à 41,5 ans en 2020.

10061701 PLANTU+X1PL ori.567

Dessin de Plantu

Alors que l’âge moyen de cessation d’activité est inférieur à 59 ansle gouvernement recule l’âge légal de départ à 62 ans dès 2018, ce qui est encore plus rapide que ce qui était envisagé, et, de manière parallèle, celui auquel on peut partir à taux plein [qui devient 67 ans, NdlR], c’est-à-dire sans décote. Seront particulièrement pénalisés, non seulement ceux qui auront commencé à travailler tôt, mais aussi de nombreux salariés, essentiellement des femmes, qui devront attendre plus longtemps, en situation de précarité, l’âge du taux plein pour ne pas subir de décote. Annoncé comme devant être une « réforme juste », le projet présenté ne comporte rien qui soit à même de réduire les inégalités de pensions entre les hommes et les femmes et au contraire, celles-ci ne pourront que se creuser.

Donnant pleine satisfaction au patronat, il n’envisage de prendre en considération la pénibilité du travail qu’au cas par cas et ce sera au salarié de faire la preuve médicale que son métier à été pénible. La retraite devient vraiment une affaire de gestion individuelle dans laquelle le droit collectif à la protection disparaît.

Poursuivant la même tactique politicienne de division du salariatles fonctionnaires sont encore montrés du doigt et pénalisés, alors que, à qualification égale, le niveau de leur pension est équivalente à celle des salariés du privé comprenant le régime général de base et le régime complémentaire. L’augmentation du taux de cotisation pour les fonctionnaires n’est en fait qu’une façon déguisée de baisser leur salaire.

Par petits bouts, à tour de rôle, toutes les catégories voient leurs conditions se dégrader, chaque recul de l’une servant à justifier le recul de la suivante, avec une double, voire triple peine pour les femmes, les travailleurs précaires et ceux qui sont restés longtemps au chômage. En condamnant les salariés âgés à travailler toujours plus tard, on aggrave les difficultés d’entrée dans la vie active des jeunes. L’Insee vient d’établir que dans le contexte de la crise, le taux de chômage des jeunes s’est encore accru, de même que la proportion de salariés, hommes et femmes, en sous-emploi.

Commencée sur la base d’un mensonge grossier « il n’y a qu’une solution, travailler plus », la contre-réforme Sarkozy-Fillon-Parisot s’achève en prévoyant un nouveau hold-up sur la richesse produite par les travailleurs. Le gouvernement et le patronat ont nié la possibilité de trouver de véritables sources de financement supplémentaire parce qu’ils entendaient conserver « l’acquis » des classes possédantes au cours des dernières décennies. La baisse historique de la part salariale dans la richesse produite est entérinée. Pourtant, la soumission à cotisation des revenus financiers distribués par les entreprises à leurs actionnaires et créanciers permettrait de réunir des ressources supérieures au déficit de toutes les caisses de retraite, et cela dès aujourd’hui et pour demain. Le gouvernement se contente de prévoir un prélèvement sur le capital ridiculement bas de 3,7 milliards en 2010 alors que le déficit annoncé dépasse 32 milliards.

Au-delà  des contrevérités que gouvernement et patronat assènent quotidiennement en matière de financement des retraites, ce qui est en jeu, c’est la place du travail dans la vie, la place des travailleurs et des retraités à qui il n’est reconnu que le devoir d’exister comme subordonnés à l’exigence du capital et uniquement comme tels. Ce qui est en jeu aussi, c’est le type de développement humain qui est promu : à la nouvelle contre-réforme des retraites correspond un modèle d’où est exclue la possibilité d’utiliser les gains de productivité pour réduire la durée du travail et dans lequel la société est vouée à jamais au productivisme.

Tout cela serait simplement absurde si cela n’intervenait pas dans un moment caractérisé par une crise majeure, inédite par les multiples dimensions qu’elle comporte, du financier à l’économique, du social à l’écologique, et du politique au culturel. En un mot, la destruction progressive des retraites par répartition est la figure de proue de la stratégie des classes dominantes cherchant à faire d’une pierre deux coups : faire payer la crise aux salariés, aux retraités et aux populations les plus fragiles, et trouver de nouveaux espaces à la marchandisation et à l’accumulation financièreCe n’est pas simplement absurde, c’est mortifère pour la société.

 

Contacts presse :

Jean-Marie Harribey

Christiane Marty

Willy Pelletier

 

Repost 0
Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Actualité
commenter cet article
16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 11:29

121_grece.1272233077.gif

Dessin de Martin Vidberg (www.martinvidberg.com)

 

Une dépêche du Monde tombée hier soir à 19h40 :

Paris et Berlin veulent retirer aux pays "laxistes" le droit de vote au Conseil de l'UE

« Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont appelé lundi à Berlin au renforcement du pacte de stabilité européen, se prononçant pour le retrait du droit de vote des pays "laxistes" au Conseil européen. Les deux dirigeants se sont également mis d'accord pour proposer une taxe sur les transactions financières et les bénéfices des banques à la prochaine réunion du G20. (Reuters) »

 

Ce matin, le journal écrivait dans sa « Check-list » de 8h :

Pilotage économique : Berlin et Paris s'accordent

« Lors d'une rencontre à Berlin, lundi 14 juin, Nicolas Sarkozy a rejoint les positions de la chancelière allemande Angela Merkel sur le pilotage économique de l'Union européenne. "Plus que jamais, l'Allemagne et la France sont décidées à parler d'une même voix, (...) pour tirer les conséquences de crises à répétition dont nous ne voulons plus", a affirmé le président français. […] Les deux dirigeants, qui se sont enfin mis d'accord sur la suspension des droits de vote pour les pays de l'UE laxistes en matière budgétaire, ont indiqué qu'ils défendraient ces idées au G20, fin juin au Canada. »

 

Dans son édition datée du mercredi 16 juin, Le Monde affinait le propos :

Angela Merkel refuse le gouvernement économique limité à la zone euro voulu par Nicolas Sarkozy

« Interrogés à deux reprises sur la possibilité de restructurer la dette d'un pays de la zone euro, Mme Merkel qui y était favorable n'a pas répondu, pas plus que M. Sarkozy. "Cela ne se fera pas, Angela Merkel le sait. Le président y est fermement opposé. Et en parler, c'est accréditer l'idée que ce serait possible", décryptait une source française. Les deux pays ont aussi accepté de priver de droits de vote les pays qui violeraient durablement les règles de l'euro. »

 

On se dirige donc vers une suppression de la participation au processus décisionnel de l’Union Européenne des pays « laxistes » (en matière budgétaire) ou « qui violeraient durablement les règles de l’euro », ce qui est bien vague. Cette définition pourrait, avec les plans de rigueur qui s’annoncent partout en Europe, s’appliquer bientôt à tous les pays du Sud, y compris peut-être la France, tant les économies vont être étranglées par l’austérité. L’Union Européenne deviendrait alors un « club des pays du Nord », « tellement plus sérieux » comme ironise Le Monde, et des pays de l’Est, zone d’influence de l’Allemagne. Bref, le club des amis d’Angela Merkel.

Et les pays ne pourront pas s’en sortir par une restructuration de la dette, car la solidarité européenne a ses limites : oui aux aides régionales, oui à l’existence de contributeurs nets aux budgets de l’Union, oui à d’éventuels plans de sauvetages sur le modèle de la Grèce, mais pas de « chèque en blanc », pas de restructuration de la dette, selon Mme Merkel.

1310686090.jpg

Il est probable qu’une fois de plus la première victime soit la Grèce : l’Union et le FMI lui ont apporté une aide sous forme de prêts, imposant des sacrifices immenses aux Grecs ; l’économie et la « croissance » grecque ne s’en remettront probablement pas, rendant impossible d’honorer les échéances de la dette, et comme il n’est pas question de restructurer cette dette (rééchelonnement, abandons consentis par les créanciers), la Grèce court droit à la faillite.

Hier lors de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, la seconde a imposé ses vues au premier, ce qui va probablement sceller le sort de l’Union Européenne et de l’euro.

À quand les Etats-Unis d’Europe prônés par Ségolène Royal, et la fraternité entre les peuples d’Europe ?

 

Frédérick Moulin


Repost 0
Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Actualité internationale
commenter cet article
16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 08:00

Parti-socialiste.png               Militants parisiens de l’Espoir à gauche


Convention du PS sur la rénovation - Propositions d'amendements.

 

 Amendement n°1

Adopter le « projet socialiste pour l’élection présidentielle » à l’issue du processus des primaires

 

Exposé des motifs

 

Les primaires ne doivent pas se réduire au choix d’une personnalité, sur la base d’un projet « clé en main » qui aurait été finalisé dès le printemps 2011, avant même que les citoyens de gauche que nous voulons mobiliser ne se soient prononcés. Si l’on considère que les primaires ouvertes doivent permettre un large débat entre les candidat(e)s et impliquer les électeurs qui souhaitent y participer de manière constructive et dynamique, le processus peut déboucher sur l’émergence de propositions nouvelles, répondant aux attentes de la société ; et les électeurs des primaires peuvent avoir à trancher entre des options différentes qui leur seraient offertes.

 

Il est donc légitime de prévoir une convention nationale extraordinaire de « lancement des primaires », au début du processus, permettant notamment de rappeler les grandes orientations adoptées au cours de l’année 2010 et qui constitueront un socle commun pour les candidat(e)s socialistes. Mais c’est au terme des primaires, dans le cadre de la convention d’investiture et de rassemblement, que devra être adopté le « projet socialiste pour l’élection présidentielle ». C’est ainsi que nous tirerons pleinement profit de ce formidable élan démocratique.

 

Rappelons-nous par exemple qu’aux Etats-Unis, c’est à l’issue des primaires démocrates que Barack Obama a intégré dans le projet qu’il a défendu devant les Américains des propositions qui avaient davantage été portées par Hillary Clinton et avaient rencontré un large écho auprès des électeurs. Cette façon de procéder a été un élement décisif dans la création d’une dynamique - victorieuse - de rassemblement.

 

Texte de l’amendement

 

A la fin de la partie relative aux primaires, remplacer les propositions relatives au « projet » et à « l’investiture » par le texte suivant :

 

Lancement des primaires

 

Une convention nationale extraordinaire de lancement des primaires se tiendra au 1er semestre 2011, après les élections cantonales.

 

Elle rassemblera les grandes orientations du projet socialiste, adoptées dans le cadre des conventions organisées en 2010, dans un ensemble cohérent et dynamique ; ce sera le socle commun sur lequel s’appuieront les candidats socialistes aux primaires.

 

Cette convention doit également représenter un moment important de mobilisation des militants, car c’est en grande partie de leur implication que dépendra le succès des primaires.

 

Projet présidentiel et investiture

 

Une convention d’investiture et de rassemblement se tiendra à l’issue du scrutin.

 

C’est dans ce cadre que sera adopté le projet socialiste pour l’élection présidentielle, prenant en compte les apports du large débat démocratique qui aura nourri les primaires. Ce texte servira de référence pour la signature d’un contrat de législature avec nos partenaires, pour les élections législatives qui suivront. 

 

 

Amendement n°2

Renforcer la démocratie militante au sein du PS

 

Exposé des motifs

 

Rénover le fonctionnement du PS, c’est d’abord renforcer le rôle des militants et faire en sorte qu’ils puissent davantage participer à l’élaboration des orientations politiques du parti. Beaucoup de militants ont l’impression qu’au PS, qui est pourtant un parti plus démocratique que les autres (il y a de nombreuses occasions de voter…), la réalité du pouvoir est de fait concentrée de manière excessive entre les mains de ceux qui constituent « la direction » et « l’encadrement » du parti. La tendance à la « professionnalisation » de certaines responsabilités internes et la propension qu’ont certains à cumuler ces responsabilités (au niveau national et au niveau fédéral) accentuent le sentiment qu’ont les militants de base de ne pas jouer un rôle suffisamment constructif…

 

De ce point de vue, la décrue accélérée des effectifs militants – des dizaines de milliers d’adhérents en moins depuis 2007 – et la faible participation à des votes internes pourtant présentés comme des étapes essentielles (par exemple dans le cadre de la dernière convention, sur le nouveau modèle de développement) doivent nous alerter et nous pousser à agir. La « révolution démocratique » que le PS veut faire vivre à la France, il doit commencer par se l’appliquer à lui-même !

 

Le PS que nous voulons doit être fondé sur le principe de la démocratie participative, fonctionner davantage de manière « ascendante » et pas exclusivement de manière « descendante ». Quand les militants, par exemple, disposent de deux semaines au maximum pour prendre connaissance de textes portant sur des enjeux essentiels, pour en débattre en section ou dans des groupes de travail, pour proposer des amendements ou des textes alternatifs et finalement pour se prononcer par un vote, ce n’est pas un fonctionnement satisfaisant ; et cela décourage parfois les meilleures volontés.

 

Si nous voulons que le PS devienne un parti de masse, un parti ouvert sur la société et associant largement ses sympathisants – comme nous avions su le faire pendant la campagne présidentielle de Ségolène Royal, en organisant des centaines de débats participatifs à travers le pays, il est temps que nous fassions entendre notre voix.

 

 

 

Texte de l’amendement

 

Insérer, avant la partie relative à « l’organisation de nos congrès et de nos instances », une partie intitulée «Renforcement de la démocratie militante » et rédigée de la manière suivante :

 

Renforcement de la démocratie militante

 

La démocratie participative au cœur du PS

 

Entre les périodes de congrès, les militants doivent pouvoir participer de manière effective à l’élaboration des orientations politiques du PS, notamment dans le cadre des débats de fond qu’impose l’actualité (aujourd’hui, par exemple, l’avenir du système des retraites). Des débats thématiques doivent donc être régulièrement organisés, selon des modalités adaptées à cet objectif ; c'est-à-dire comprenant une phase initiale au cours de laquelle les militants  pourront faire remonter – de manière organisée - leur opinion et leurs propositions.

 

La démocratie participative, au sein du PS, favorisera en particulier l’expression des militant(e)s qui ne se reconnaissent pas – notamment en dehors des périodes de congrès – dans des courants organisés. Nous pourrons ainsi échapper à la logique systématique des tractations entre « courants », qui confisquent en grande partie la parole des militants.

 

Un parti de masse, ouvert sur la société

 

Le PS doit renouer avec l’élan de 2006 et 2007, qui avait permis au PS de gagner des dizaines de milliers de nouveaux adhérents. La revalorisation du rôle des militants contribuera à renforcer l’attractivité du PS, mais le montant de la cotisation est aussi un élément important. En dehors du principe de l’adhésion initiale à 20 euros et des facilités accordées aux adhérents en difficultés financières, il est nécessaire que les barêmes de cotisation soient davantage adaptés à notre objectif. Pas de PS plus fortement ancré dans les milieux populaires ou dans une partie des classes moyennes, si le montant de la cotisation reste dissuasif.

 

Quant aux très nombreux sympathisants du PS, qui font le choix de ne pas adhérer, mais qui nous accompagnent efficacement au moment des campagnes électorales et que nous voulons mobiliser, tous les 5 ans, dans le cadre des primaires, ils doivent être davantage associés à notre vie démocratique. Même si ce sont les militants qui, par leur vote, peuvent se prononcer sur des textes engageant l’ensemble du PS, il serait utile que les sympathisants qui le souhaitent puissent participer aux phases initiales de nos débats. La légitimité de nos propositions sortira renforcée de cette ouverture vers nos soutiens les plus proches, souvent engagés par ailleurs dans la vie associative et syndicale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Premiers signataires :

 

MEAG75 : Francis d’Abrigeon (19e), Libia Acero-Borbon (17e), Philippe Allard (14e), Daniel Andriuzzi (18e), Didier Antonelli (14e), Marie-Laurence Aubert (3e), Anne Barbé (13e), Odile Barbot (14e), Jean Barrault (13e), Françoise Beaugé (13e), Francis Beck (13e), François Becker (7e), Geneviève Bellenger (14e), Gonzalo Belmonte (13e), Jocelyne Berdu (19e), Cathy Bernheim (13e), Nicole Bernheim (13e), Pierre Bertaut (17e), Dominique Bertinotti (4e), Marie-José Bertrand (14e), Angiolo Bianchi (13e), Claude Billardon (13e), Annick Bleugat (15e), Annick Boisset (13e), René Bokobza (5e), Céline Bon (13e), Michelle Bonet-Maury (13e), Anne-Marie Bouf (6e), Geneviève Bourgoin (4e), Lucile Bourquelot (14e), Patrick Bouton (4e), Thierry Boy (19e), Christine Brunet (15e), Françoise Buresté (13e), Henri Bustarret (14e), Marie-Andrée Cadiot (20e), Damian Canals-Frau (9e), Jean Canet (5e), Martine Carpentier (13e), Joseph Casals (13e), Hélène Caure (15e), Christophe Chamoux (12e), Raymonde Chaput (13e), Pascale Charpin (5e), Françoise Chenet (5e), Marie Ciavaldini (2e), Claire Claude (13e), Emmanuel Coblence (13e), Christine Coca (18e), Dominique Codaccioni (20e), Jean-Paul Constantin (13e), Janine Crespin (13e), Christian Dallay (15e), Laëtitia De Warren (4e), Anne-Marie Debatisse (3e), Danielle Delhome (13e), Patrizia Di Fiore (4e), Olivier Di Pizio (13e), Loïc Dufaud (8e), Jean-Pierre Dufour (3e), Razak Ellafi (13e), Laurence Elore (20e), Sylvain Espagnol (10e), Elisabeth Fagois (3e), Joëlle Féral (15e), Paola Filippi (7e), Renée-Claude Fitte (13e), Candice Friboulet (15e), Sylvia Fuster-Casals (13e), Jean-Claude Fontenay (19e), Philippe Gallet (14e), Jacques Gherardi (16e), Christiane Gilon (3e), Michel Gosset (19e), Elisa Gonzalez (14e), Kader Goual (4e), Daniel Grande (5e), Marie Grau (16e), Vincent Grison (16e), Jean-Pierre Guilbert (15e), Juliette Hamon (13e), Monique Hazard (20e), Anneli Hoang (5e), Bruno Jeauffroy (15e), Vincent Jechoux (15e), Anne Junk (5e), Aminata Karambe (12e), Djéda Kassa (13e), Paule Kodjo (16e), Maria Laborit (13e), Julien Landel (4e), Gaël Lapeyronnie (4e), Gaël Lapie (15e), Benoîte Lardy (3e), Emmanuel Llorens (13e), Laurent Loiseau (5e), Jean Loubatières (18e), Jean-Claude Loulergue (13e), Angèle Louviers (11e), Franck Lubespere (8e), Monica Ly (18e), Guy Malavoy (5e), Isabelle Malberti (1er), Roselyne Mayer (13e), Abdoulaye Mbengue (20e), Evelyne Meublat (10e), Georges Michel (13e), Philippe Moine (13e), Frederick Moulin (15e), Jean-Louis Mourgue (13e), Claudine Mukizwa (4e),  Dacia Mutulescu (20e), Christophe Najem (19e), Moncef Nouicer (19e), Annie Novelli (16e), Nelly Oelhaffen (15e), Francis Parienty (15e), Léon Perelman (12e), Thierry Perran (13e), Christine Pichette (3e), Bruno Poncharal (13e), Henri Pousset (13e), Nicole Privat-Garilhe (20e), Bernard Prunier (13e), Stéfanie Puyjarinet (8e), Gérard Raiser (2e), Heidi Rançon-Cavenel (8e), Rita Raynaud (15e), Bruno René-Bazin (1er), Jeanne Rivalle (15e), Marie-Claude Rocher (13e), Rémi Rozié (19e), Jeanne Rouffianges (13e), Colette Sadik (16e), Paolo Sassano (5e), Amel Sassi (12e), Fabien Sécherre (4e), Danièle Seignot (13e), Nuri Sorribas (20e), Marie-Louise Soula (13e), Marie Soulatges (4e), Pierre Tarrière (13e), Evelyne Thiodat (19e), Maryse Thivent (13e), Amalia Thivet (16e), Patrick Tivet (16e), Christiane Tissot (19e), Etienne Traisnel (13e), Daniel Trogneux (14e), Marie-José Tubiana (13e), Jean-Jacques Vacher (15e), Macha Wanono (13e), Romain Zarka (20e)…

 

Et aussi : Véronique Abachin (77), Josephte Abauzit (74), Jean Aigoin (03), Dominique Alicot (92), Brigitte Araud (31), Gilbert Arotzker (87), Jeannette Audureau (49), Marie-Thérèse Ayet (30), Monique Ayrault (86), Laure Barguillet (87), Caty Barthes (81), Christelle Berenger (78), Claude Bianchi (10), Fabrice Blanc (42), Rodolphe Bochew (06), Claudine Bonnefoi (77), Régine Bony (77), Sophie Bothorel (17), Roland Breteau (77), Gilles Caillet (91), Catherine Cantau (40), Olivier Caruso (), Bruno Castéran (33), Jean-Michel Caudron (76), Christophe Chartreux (76), Vincente Chastel (83), Georges Chatelard (), Léon Chevrier (29), Christine Chick (30), Atika Chouika-Pariente (34), Dominique Claudel (76), Igor Conti (06), Daniel Cordiez (59), Jacques Cornu (95), Marilza De Melo Foucher (78), Roland Dellinger (88), Jean-Claude Dubech (06), Philippe Duchesne (58), Tiffany Ermenault (94), Marie-Paule Escafit (06), Pierre Escafit (06), Michel Faure (78), Cécile Fortineau (23), Reine Fourcade (65), Alain Fournier (59), Alain Fouthier (67), Nicolas Gaborit (92), Jocelyne Galy (06), Jean Gandy (37), Catherine Garnier (41), Christian Garnier (06), Madeleine Gérald (87), Jacques Gérard (FFE), Matthieux Giroux (), Henri Goldszer (93), Alexandre Gomes (93), Michelle Goncalves (63), Yvon Graïc (76), Bernard Green (68), Marie-Hélène Guyonnet (13), Pierre Haye (), Brigitte Huttner (59), Jean-Pierre Jakobik (78), Muriel Jasmin (95), Véronique Jasmin (95), Claude Jeannot (06), Sabine Jullian-Maille (86), Mohamed Kherchouche (66), Boula Koronko (14), Véronique Lacoste-Hervé (06), Alain Lamarque (64), André Le Coz (94), Annick Le Goff (29), Loïc Le Toumelin (06), Gildas Le Roux (44), Joël Lebret (FFE), Guy Lecroq (49), Etelvina Lefeuvre (78), Michel Lejeune (62), André Letroublon (06), Jean-François Llos (85), Anne-Marie Manzano (57), Jacqueline Martichon (34), Josiane Martin (53), Claudine Martinez-Villet (39), Joëlle Meilleurat-Mesmin (), Ketty Mendez (38), Jérôme Mikal (51), Dominique Millecamps (92), André Moal (45), Jean-Claude Monniotte (25), Christian Montagnon (44), Thierry Nativel-Fontaine (33), Jean-Michel Nazzi (13), James Wilfrid Ndjehoya (92), Evelyne Neff Migliori (11), Philippe Nikel (37), Franck Nouchet (49), Patrick Nurbel (33), Suzanne Panier (13), Jean-Paul Papet (38), Yolande Pavan (93), Michèle Pays (13), Dominique Payen (58), Maguy Pello (29), Sylvain Petit (19e), Patricia Pfaff (51), Sandrine Piaskowski (91), Didier Picard (40), Marc Pomper (95), Gentil Puig-Moreno (66), André Rauscher (07), Ruddy Reiver (83), Jean-Louis Renaud (45), Martine Reynaud (66), Jacqueline Robert-Lézénès (94), Evelyne Rochedereux (44), Christian Rondeau (64), Michel Rougier (91), Alain Roy (44), Nabil Santo (76), Jean-François Saunoi (17), Bruno Savian (83), Marie-Josèphe Sinat (77), Danielle Slusznis (21), Bénédicte Thouvenin (78), Lydia Tonolo (59), Patrice Tourne (45), Gilles Uhl (), Laurence Veau-Marandel (58), Max Véga-Ritter (63), José Vialatte (45), Bernard Viau (94), Michel Viaud (44), Pierre Villet (39), Bernard Wemelle (87), Yves Vitale (67), Patrick Voegelé (91)…

 

Si vous voulez vous aussi figurer parmi les signataires de ces amendements, merci de nous envoyer un message email à : contact@militants-avec-segolene.fr
Repost 0
Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Parti socialiste
commenter cet article

Page D'accueil

  • : Militants de l'Espoir à gauche
  • Militants de l'Espoir à gauche
  • : Militants de l'Espoir à gauche réunit toutes celles et tous ceux qui soutiennent la ligne politique de Ségolène Royal pour une gauche démocratique, sociale, et écologique.
  • Contact

La fabrique AGIS !

dominique bertinotti (2)Dominique BERTINOTTI (75), Philippe ALLARD (75), Amale CHEBIB (75), Fabien SECHERRE (75), Françoise DEGOIS (75), Cyril CIBERT (86), Cécile FORTINEAU (23), christian CHOTARD (91), Eliane LEMAGNEN (64), esfand KHALAF (90), Laure BARGUILLET (87), Ahmed LAARAJ (30), Isabelle MALBERTI (75), Guy VERDIER (13012), catherine CANTAU (40), gilles CAILLET (91), Noëlle PLANCHAIS (56250), Gérard JABUT (69), Jocelyne BERDU (75), Jean-Pierre GUILBERT (75), Hélène MERMBERG, , Eric BRUN (63), Stéphanie SMANIOTTO,Eric CORNIER (33), Joelle FERAL, Gerard RAISER, Catherine RUBIO (33), Didier ANTONELLI, Nabil SANTO (75), Eliane LEMAGNEN (64), Céline LOOT, Pierre NSIMBA-DELEZAY (93), Marianne-Ségolène GINDREY (62), , Monique BONNIN (37), Jean-François THILLET (43), Jacqueline BOULET, Alain MAIRE (76), Caroline BERTRAN, Jacques MAZELLA (44), Christiane CHIROL, Rodrigue KOKOUENDO (77), Robert SIMON (75), francoise LALLIER (78), Sylvette GIRARD (28), claudine MOURET (41000), alban GUAY (37), roland ASTIER (38), mirella GOULOIS (62300), Michel CHARPENTIER (73), marie-neige PHILIPPE (44), Jean Jacques BAUGÉ (37), rachida MAZARIE (94), jacqueline LAKSANDER (2), pierrette LARDREAU (19100), martial LEHOUX (24), Rene PHILIPPEAU (91), Jean-Pierre HERY (2), Christine MALCOR (91), Jean KOMOROWSKI (33), , , Patricia VAN HALUIDYN (86), Claude BILLARDON (75), J-RAYMOND MAGUEUR (29), Claire CLAUDE (49), David VIEILLE, Laetitia DE WARREN (69), Georges RAULT (35), Michel CHATAIGNER (76), Chantal DEPUERS (6), YOLANDE PAVAN (93270), Maïté CAZAUX (33), Colette CHARBONNE (31), Hiroko KOMORI (75), M.J. SINAT (77), France-Marie NESPO-BIAIS (78000), Elisabeth HUSSON (75), Martine TREGRET (91), Andrée & Marie-Paule AUFAURE (3), Bernard JANODET (69), Yves FRUCHON (69), christiane NOUGARET (30), véronique SAINT-PAUL (75020), Marie-Noëlle VIBERT (94), Annick LE ROY (91), micheline HAREL (75), francoise QUELIN (77), jean baptiste TROUPLIN (75020), Elisabeth ARNAUD (33), Jean BRUNEL (13), Maryse MARTIN (17), Jacques ERNEST (92), Maurice BUTTIN (75015), Alain DRONEAUD (72430), Norel Houda AUMONT-GHÉDIR (75), Vanessa BAUDAT SLIMANI (45), CLAUDE TARRIERE (92500), Gérard PARCOT (91), FRANCK DAGORNE (56890), Ariane MATHIEU (77), Philippe POIGNANT (50), , Nadine AMIEL (75), Bernard FERRÉ (78), José THIOLLET (86), jerome DOUADY (38), Marcel AMIEL (75), arsene BOUTERFA (93500), sylvie SAINT PIERRE (95100), , Aurélien LONGÉ-LÉTANG (86), Fabrice BERARDI (13), Hubert TERRIGHI (47), Martine LEBRUN (94130), jean BURNELEAU (85), Marie FARRET (16), Janine CRESPIN (75013), sandrine PIERRON (86), cartier FLAVIEN (86), Dominique MENNESSON (94), Pierre BRUSSELLE (94), Eric DUCROS (86), , Romain ZARKA (75), Brigitte BEAUMANOIR (95), Olivier SALVANO-LUBESPÈRE (75), francoise ROZAN (12), Francine GILBERT REULIER (92), Christian AGON (75003), alain PIQUET (76), Laetitia CHEVROT (63), CHRISTIANE GOMEZ (86), Marc BONNICHON (33), Joëlle DE CORTE (17), Nadjet BOUCHIKHI (13), Yves FRUCHON (69), maryleine SIGRIST (5), Françoise CLEOSTRATE (34), Sébastien COUDRY (25), nicolas METIVIER (86), pierre HUYARD (17), Cécile GUILBERT (63), Bonaventure MBAYA (91), Bernard JANODET (69), Régis COTTET (86), martial LEHOUX (24), anthony ROUSSEAU (86), jean claude MAURIN (30), Jean-Claude CHEBROU (63), bruno OLIVIER (78), Jean-François VIONNET (26), ...

Pour rejoindre la fabrique socialiste AGIS : link