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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 15:28

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Une rentrée littéraire pléthorique, tant en littérature française qu’en livres traduits ! Je n’arrive pas à tout lire, bien sûr, donc je fais des choix, je consulte mes quotidiens, mes magazines, les tables des libraires … A la mi-septembre, voici une première, toute petite, sélection que j’ai voulue hors des grosses pointures citées à longueur de journée dans les gazettes et sur les ondes :

 

1- On ne peut plus dormir tranquille quand on a une fois ouvert les yeux - Robert Bober - éditions POL.

Ce n’est pas un roman, mais un récit romanesque, une épopée intime pleine de charme, de nostalgie savoureuse. Robert Bober fut assistant de Truffaut et figurant sur le tournage de Jules et Jim …

 

2 - Un autre amour - Kate O’Riordan - éditions Joelle Losfeld.

Kate O’Riordan est irlandaise et a déjà publié chez la même éditrice Intimes convictions, histoire d’amour en pleine guerre civile et Le garçon dans la lune, comédie conjugale tragique.

« Un autre amour » est à nouveau un drame conjugal, mais dans lequel les trois protagonistes sont chacun d’une absolue sincérité les uns envers les autres.

 

3 - Purge - Sofi Oksanen - éditions Stock.

L’auteur est de mère estonienne, de père finlandais, elle n’a que 33 ans - Best-seller dans le Nord de l’Europe, Purge vient de recevoir le prix du roman FNAC - Livre métaphorique de la peur, la honte, la rédemption, livre dérangeant et captivant …

 

4 - Enfin les Œuvres complètes de Raymond Carver, non cisaillées, non amputées comme dans les éditions antérieures !

Débutants , œuvres complètes T.1, Parlez-moi d’amour, œuvres complètes T.2 Editions de l’Olivier.

A se procurer de toute urgence, Corver étant l’un des écrivains les plus importants de la seconde moitié du XXè. Siècle aux Etats-Unis.

 

5 - Et pour terminer cette chronique, un cout essai aux éditions Grasset. On achève bien les écoliers, l’auteur Peter Gumbel, dpnt les deux filles sont scolarisées en France, analyse le système éducatif français, le manque de marge de manœuvre des enseignants et le manque de confiance en eux des écoliers, même lorsqu’ils sont bons.

Pourquoi la France est-elle le seul pays au monde à décourager ses enfants …

 

A bientôt et bonnes lectures,

 

Mireille

 

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 02:12

5008098346_f82b3810eb-1-.jpgLes militants du Parti socialiste devraient adopter le 30 septembre prochain un texte de politique internationale qui ne semble pas jusqu’ici éveiller beaucoup d’intérêt. Il faut dire que c’est un texte de compromis, adopté à l’unanimité par le Conseil national avant le vote des militants. Un texte donc intéressant, mais auquel il manque une ambition, un souffle, une grande voix pour porter la France dans le monde.

 

La France dans le monde s’est incarnée jusqu’ici dans des personnalités fortes. De Gaulle pour l’indépendance nationale et le dialogue avec les peuples, François Mitterrand pour la construction européenne et la défense des principes démocratiques ont défini les grands axes de la politique extérieure française.

 

Ces grands axes, contrairement à la politique de Nicolas Sarkozy, méritent d’être relancés pour rompre avec une politique aventureuse davantage tournée vers la grandeur d’un homme que vers la grandeur d’une nation. En réintégrant l’armée intégrée de l’OTAN au coût financier important sans avantage pour la France, en échouant dans sa politique méditerranéenne, en refusant de jouer collectif pour une politique européenne, en se montrant incapable de nouer des liens de confiance avec les pays du Sud, l’homme de la gesticulation permanente aura fait perdre cinq années à la France.

 

Il convient donc de revenir aux axes fondateurs de la France dans le monde. « Car la France, c’est plus que la France : la France c’est ce pays qui, comme disait André Malraux, n’est jamais aussi grand que lorsqu’il l’est pour tous. »

 

- Une politique d’’indépendance nationale impose un dialogue renouvelé avec les Etats-Unis mais aussi avec les peuples du Sud émergents comme le Brésil ou en voie de développement comme les pays d‘Afrique. Un héritage qui ne doit toutefois pas renvoyer l’image d’une ancienne puissance qui voudrait imposer sa voix, mais l’image d’un pays tourné vers l’avenir et ouvert aux partenariats avec ces peuples.

 

- Une politique européenne réclame de relancer l’ambition de cette construction. Mais après les échecs politiques récents, il ne s’agit plus de faire reposer cette ambition sur les seuls Etats mais sur les peuples. Une volonté politique pour mener des projets communs unissant les peuples, permettra de renforcer l’Europe des nations.

 

Mais qui peut aujourd’hui construire un nouveau chantier, porter une ambition pour la France dans le monde ?

 

Reste le plus difficile, ce qu’on n’entend plus chez nos hommes politiques, cette capacité à lancer un nouveau chantier pour porter la voix de la France dans le monde. Si aucun homme politique n’a fait entendre cette voix, une voix s’est toutefois élevée pour porter cette ambition. En proposant de lancer le chantier considérable de la révolution écologique, Ségolène Royal ambitionne d‘ouvrir un nouvel axe. Poursuivant la ligne De Gaulle - Mitterrand, elle fera ainsi de la France un pays fier de son indépendance et ouvert au dialogue avec tous les peuples, un pays héritier des valeurs de la Révolution française « révolution contre toutes les injustices et contre toutes les misères », un pays fondateur de l’Europe des peuples, un pays pionnier de la révolution écologique.

 

« nous avons accéléré notre avance dans la croissance verte pour mettre notre région en tête des régions écologiques de France, et la France pourrait être en tête des nations écologiques du monde si la même action avait été conduite au niveau national » Ségolène Royal, Arcueil, fête de la fraternité.

Philippe Allard

 

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 17:51

Ariane 1

Najat Vallaud-Belkacem, Arnaud Montebourg, et Ariane Mnouchkine pendant son intervention (FM pour MEAGSR)

Justement je suis heureuse que Dominique m’ait dit que le thème, c’était le Respect, entre autres le Respect de la République, donc de la Démocratie. Je me disais bon, bien sûr, nous sommes pleins d’une telle indignation, nous tous en ce moment à cause de l’énergumène que nous avons laissé passer (Applaudissements, sifflets) je dis bien, je dis bien que la gauche a laissé passer(Applaudissements, sifflets, « Ouaaaais ! »), mais enfin je me disais, bon, on ne va pas parler que de cet énergumène. Lui, il faut, comme disait un des comédiens du Théâtre du Soleil hier, avec son accent du midi, il disait  : « Lui, il faut le dégommer ! ». (Rires) Voilà.

Respect et confiance  : « la République doit être exemplaire par son administration. »

Mais, la République, la République est jeune. L’idée de la république a 2000 ans, 2500 ans, mais la république française, la République, elle a à peine 250 ans. Donc c’est normal qu’elle ne soit pas encore parfaite. Et je reviens sur le mot de confiance parce que je me disais, mais oui on respecte quand on a confiance. Et je trouve magnifique que vous ayez osé dire que certains se trompent dans le mot respect, et qu’ils veuillent qu’on les craigne. C’est le contraire du respect, la crainte. Mais est-ce que la République ne doit pas être exemplaire dans ce respect, par son administration ? Est-ce que ce n’est pas elle, après la famille, comme vous dites, après les professeurs, mais est-ce que ce n’est pas elle qui donne l’exemple, et qui devrait donner l’exemple du respect ?

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Ariane Mnouchkine lisant le rapport annuel 2009 du Médiateur de la République (FM pour MEAGSR)

Et j’ai été trouver un très grand texte qui n’est pas celui d’un boutefeu puisque c’est le texte qu’a écrit le Médiateur de la République, Monsieur Delevoye, et il y a un chapitre, rassurez-vous je ne vais pas lire le chapitre, ça s’appelle « Restaurer la confiance et redonner du sens à l’action publique » :

« Le doute exprimé par nos concitoyens envers leurs institutions appelle une réponse forte.

L’excellence et l’exemplarité des actions publiques et des acteurs publics, sur les bases de l’éthique et de la transparence, sont les seuls moyens de regagner cette confiance qui fait aujourd’hui tant défaut. Le politique, au cœur d’importants conflits d’intérêts, peine à convaincre de son impartialité. Il n’est plus perçu comme le recours contre les injustices. Il est parfois accusé d’aggraver ces injustices et non plus de les corriger. La loi n’apparaît plus comme le bouclier du plus faible contre le plus fort, mais comme une nouvelle arme aux mains du plus fort pour asseoir sa domination contre le plus faible. Le système légal n’est plus le calque d’un système juste, la tentation est grande soit de se diriger vers les systèmes illégaux, miroirs aux alouettes promettant une autre justice et cachant les pires exploitations, soit de laisser libre cours à sa colère et son exaspération contre le système établi, dans des actions de violence que nous ne connaissons désormais que trop. Lorsque ce soupçon est nourri par les acteurs publics eux-mêmes, capables de décrédibiliser une institution entière pour leur seul dessein personnel », alors le pire est possible [lire la dernière page de l’édito du rapport annuel 2009 du Médiateur de la République en cliquant ici].

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Photo : Christine Pichette

« Vous avez regardé ce qu’il y a d’écrit derrière les billets de théâtre ? »

Alors moi je me suis dit, mais, au fond, nous, nous, les gens de théâtre, dans notre façon de travailler avec le public, est-ce que nous sommes vraiment républicains, est-ce que nous sommes vraiment exemplaires ? Et alors j’ai regardé ce qui était écrit derrière nos billets de théâtre, enfin pas le nôtre, j’avais déjà corrigé ça, mais les billets de théâtre, vous avez regardé ce qu’il y a d’écrit derrière les billets de théâtre ? Vous pensez qu’on vous dit : « Bienvenue dans notre théâtre, merci, voilà, la station de métro, la station du Vélib’, l’autobus qui est pratique, … » ? Non, non, pas du tout. Ce qu’on vous dit c’est : « Les billets ne sont ni repris ni échangés. (Rires) Vérifiez bien votre billet lors de la délivrance, aucune réclamation pour erreur de date, de spectacle ou de tarif ne pourra être admise ultérieurement. ». Théâtre public, hein, c’est un billet du théâtre public, ça. Ensuite, on vous dit : « La Direction peut être amenée à modifier les programmes ou les distributions. Dans ce cas, les billets ne seront ni échangés ni remboursés. ». Administration publique !

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Ariane Mnouchkine pendant son intervention (FM pour MEAGSR)

Bon : « La revente de ce billet est interdite, loi du 27 juin 1919. » En plus c’est faux ! C’est pas ça la loi. La loi, c’est : « La revente de ce billet est interdite à un prix supérieur [à] ce qui est écrit au recto. ». Donc nous, nous, théâtre public, on ment sur une loi de 1919. Ensuite, alors ça c’est la meilleure : « Si le spectacle doit être interrompu au-delà de la moitié de sa durée », il y a même un théâtre qui dit au-delà d’une demi-heure, « le présent billet ne sera pas remboursé. ». Bon, après, ils demandent au public d’être exact, nous le faisons aussi. Eh bien voilà. Alors, peut-être que les débats ici se situent à un niveau supérieur, mais nous, nous, chacun d’entre nous, moi, je pense que c’est … essayons d’être républicains. Comment le public peut-il avoir confiance quand nous avons tous les droits, et lui aucun ? Voilà. (Applaudissements, « Bravo ! »)

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Najat Vallaud-Belkacem au micro, faisant face, à droite, à Ariane Mnouchkine (Christine Pichette)

Najat Vallaud-Belkacem : tu as tort Ariane, les débats ici ne se situent pas à un autre niveau, tu as tout à fait raison, le Respect se niche justement, comme le Diable, dans les tous petits détails, bravo à toi. J’ai bien retenu de vos interventions à toutes les deux [Ariane Mnouchkine et Claire Tristram, directrice d’école à Arcueil] que le Respect passait donc par la confiance.

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 17:39

 

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(FM pour MEAGSR)

Un mot à toi, d’abord, Ségolène, je te suis très reconnaissant de m’avoir invité, c’est toi qui en as eu l’initiative. (Applaudissements) Et compte tenu de ce qu’ont été nos rapports détestables naguère, et des risques qu’on prend toujours à me donner la parole, (Rires) c’est la preuve de beaucoup d’audace de ta part mais personne ici, je suppose, n’en est surpris. Alors (Applaudissements), j’avais à peine mis le pied ici, qu’on me demandait si j’allais me ségoléniser. (Rires) Ce n’est pas dans mes moyens. (Rires) Et je doute qu’elle ait l’intention de se mélenchoniser. (Rires)

Soyons donc sérieux et responsables comme nous le sommes en cet instant. Vous feriez mieux de vous dire, vous tous là, hein, (Rires) faut réfléchir. Il faut vraiment que ce pays aille mal pour que même des gens qui se sont tirés la bourre comme nous se retrouvent pour faire une proposition en commun. (Applaudissements) C’est ça la vraie leçon d’aujourd’hui. Et je comprends que quelqu’un qui a ambitionné et ambitionne encore de représenter son pays s’alarme de la situation dans laquelle nous sommes.

Les retraites, « une longue lutte qui a abouti par un vote du peuple français »

Et nous avons une mission à accomplir. Cette mission, c’est de proposer une issue par le haut à l’impasse dans laquelle ce président si sévèrement dégondé a mis ce pays. Car regardez où nous en sommes. D’abord du point de vue du temps long, dont nous avons reçu l’héritage dans le devoir de lutte. Cette année est le centième anniversaire des lois des retraites ouvrières et paysannes. Quand pour la première fois Jean Jaurès explique qu’un grand pas a été franchi parce que l’on va donner le droit à ceux qui ont été brisés par le travail de faire la pause, et de compter sur leurs propres revenus plutôt que sur l’appui de leurs enfants ou de leur parentèle pour les prendre en charge, c’était un grand moment de l’histoire ouvrière. (Applaudissements) Et Jean Jaurès vous a donné en héritage son discours sur le sujet en disant : « Aujourd’hui, c’est 65 ans, mais nous allons continuer et nous repousserons la date. ». Et comment se fait-il que 100 ans après, ce dont on discute, c’est de constater que la classe ouvrière et les employés sont condamnés aux travaux forcés jusqu’à 67 ans ? (Applaudissements, « Ouaaaaais ! ») Voilà ce que vient de décider le président de la République.

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Photo : Christine Pichette

Alors, héritiers de cette longue histoire nous lui disons, puisqu’il a eu le mauvais goût de citer François Mitterrand, que la retraite à 60 ans n’est pas le caprice de notre président. C’est le résultat d’une longue lutte populaire, syndicale, ancrée dans les masses, qui a trouvé son débouché après que des générations de syndicalistes se soient usés la peau à le défendre et à en convaincre autour de soi, non seulement ceux à qui il fallait l’arracher de vive force, mais le travailleur, la travailleuse qui se disaient : « C’est trop beau pour être vrai. ». Je me rappelle étant jeune homme, comment je faisais du porte-à-porte avec le Programme commun à la main, moi qui n’avais pas 30 ans, et qui allais expliquer à des gens plus âgés que moi, qu’on pouvait faire la retraite à 60 ans et que le président Mitterrand le ferait. C’est une longue lutte qui a abouti, par un vote du peuple français, (Applaudissements) un vote, pas un caprice. Après 9 ans de mêlée ouverte sur le Programme commun, le peuple français a voté.

« Sarkozy» : « je vais vous faire l’ennui de vous relire ses propos »

Et le président de la république actuel le sait si bien que je vais vous faire l’ennui de vous relire ses propos, de manière à ce que ceux qui nous entendent nous filment et nous écoutent, en gardent la mémoire toute fraîche. Interview au Monde le 27 janvier 2007, Ségolène doit s’en rappeler : « Le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer. », signé : Sarkozy. (Huées) 27 mai 2008 sur RTL à propos de la perspective du relèvement de l’âge légal, Sarkozy a répondu tout aussi clairement, deux points, ouvrez les guillemets : « J’ai dit que je ne le ferai pas. Je n’en ai pas parlé pendant ma campagne présidentielle. Ce n’est pas un engagement que j’ai pris devant les Français, je n’ai donc pas de mandat pour cela. » (Huées) C’est lui qui le dit.

« Le référendum d’initiative populaire » et le « référendum » décidé par le président

Par conséquent, nous qui nous en tenons à la parole donnée, et répétée, nous sommes en droit de dire : si, Monsieur le président, vous aviez exigé de votre majorité dont il est prouvé depuis 2 jours que vous pouvez lui imposer n’importe quel comportement, fut-ce les plus irresponsables, comme on l’a vu pour interrompre un débat parlementaire, puisque vous pouvez tout, et notamment les convoquer à l’Elysée pour leur donner des consignes, ce que le président Mitterrand ne s’était jamais risqué [à faire] avec le Parti socialiste, eh bien vous pouvez leur dire, vous auriez pu leur dire : votez la loi organique qui rend possible le référendum d’initiative populaire, parce que c’est votre réforme de la Constitution(Applaudissements) qui le rendait possible, à l’article 11.

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Photo : Christine Pichette

Et si ça n’a pas été fait, alors vous avez le pouvoir politique de dire : je n’avais pas de mandat pour ça, je vous ai expliqué qu’il fallait réformer, je demande l’avis du peuple français, donc j’organise un référendum. (Applaudissements) C’est une possibilité que nous ne mendions pas, c’est un grand peuple libre qui s’adresse à ses responsables élus et leur demande de pouvoir avoir le droit à la parole auquel il est naturel qu’il ait le droit puisque nous sommes dans une république.

« Le président a donné des arguments paraît-il chiffrés. Nous en avons d’autres. »

Il fallait que le président ait une raison impérative pour passer outre sa propre parole, laquelle ? C’est ce que nous voulons savoir. Pour quelle raison faut-il remettre en cause la retraite à 60 ans ? Il a donné des arguments paraît-il chiffrés. Nous en avons d’autres. Peut-on nous faire la démonstration que nous mentons ? Non ! Nous avons montré comment on peut financer, et qu’au bout de ces financements qui consistent à demander à ceux qui ont beaucoup de donner pour ceux qui ont moins, qui ne réclament pas leurs fortunes insensées, (Applaudissements) mais seulement le droit aux petits bonheurs de l’existence, qui consistent à s’occuper de soi, à partir de l’âge où on ne peut pas s’occuper autant qu’on le voudrait des autres dans son métier ou dans sa profession. C’est tout ce que demande le peuple. Ce petit bonheur simple qui s’appelle le droit à la retraite.

« Le 23, nous serons par milliers et millions de nouveau dans la rue. »

Alors, s’il n’a pas d’argument, s’il y a doute, et puisque comme vous le savez, le 23, marchant derrière les banières de nos syndicats, nous serons par milliers et millions de nouveau dans la rue (Applaudissements), parce que vous allez faire le travail d’aller chercher les amis, les voisins, les cousins, à pied, à cheval, en bicyclette, tout le monde sera dans la rue. Et tous ces travailleurs qui vont sacrifier une journée de travail ne le font pas pour le plaisir. Et vous savez comme moi que d’ores et déjà maintes corporations appellent à une grève reconductible. Je ne me mêlerai pas, je n’aurais pas cette audace, de dire ce que doivent faire les syndicats, ni les travailleurs, ils le savent, mais maintes corporations l’ont décidé. Que veut ce président à la fin ? Un bras de fer général avec le peuple français ?

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Photo : Christine Pichette

« Nous voulons qu’on nous regarde au moment où on le propose. »

J’achève. J’estime que la proposition de Ségolène, la mienne, celle du journal Politis, sans doute d’autres camarades, est une position responsable de démocrates qui cherchent une issue pour leur peuple par le haut, qui cherchent à abréger la souffrance de la lutte, car il n’y a que les bourgeois qui croient qu’on fait la grève par plaisir, et la manifestation pour se promener. (Applaudissements, « Bravo ! », « Ouaaais ! ») Oui abréger les souffrances de la lutte, car la lutte coûte, c’est pourquoi nous proposons ce référendum. Et si nous nous sommes retrouvés aujourd’hui, et je veux t’en rendre l’hommage, c’est pour la raison que nous voulons qu’on nous regarde au moment où on le propose, au lieu qu’on tourne les yeux comme chaque fois qu’on le fait, et comme tu as eu le cran de le faire encore sur France 2 l’autre soir. (Applaudissements, « Bravo ! ») Pourquoi regardent-ils ailleurs, pourquoi regardent-ils ailleurs quand on leur parle de démocratie ? Pourquoi n’entendent-ils que le langage de la violence et de la confrontation ? Nous accomplissons notre devoir de responsables politiques. Vive la République, vive la France ! (Applaudissements, « Bravo ! »)

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 17:24

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 Sur le podium après son discours, Ségolène Royal tient une unique rose rouge à la main, entourée par les militants de DA, Denis Wesser, Najat Vallaud-Belkacem, Dominique Bertinotti (FM pour MEAGSR)

Indéniablement, le temps fort de la 3ème Fête de la Fraternité à Arcueil fut le discours de Ségolène Royal, sur le thème du respect, de « la République du Respect » (pour lire le texte intégral du discours, cliquez ici). Pendant une heure, l’ex-candidate à l’élection présidentielle de 2007, souriante, a retenu l’attention de ses 3 500 invités, qui l’écoutaient, debout, sous le soleil déclinant. Applaudissements aux phrases qu’elle martelait, huées pour le pouvoir en place, le tout émaillé de « Ségolène, Présidente ! »Propositions, aussi, pour redresser la situation économique et sociale de la France, pour donner une éducation et un emploi aux jeunes, et pour redresser la place de la France dans le monde : rappelons que les commentateurs avaient beaucoup critiqué, en 2007, son absence de maturité politique sur les dossiers de l’économie et de l’international, justement ! Là, les chiffres s’égrenaient, crucifiant l’action du pouvoir en place depuis 2002, provenant des actions menées en Poitou-Charentes, donnant des pistes pour l’échelon national :

« Si l’on transpose à l’échelon national, ce sont 500 000 emplois tremplins que nous pourrions créer dans la France entière. ».

Les retraites, une réforme injuste

Une partie importante du discours de Ségolène Royal a aussi porté sur la « réforme injuste des retraites ». L’ex-candidate à l’élection présidentielle de 2007 a appelé à plusieurs reprises à la mobilisation dans la rue :

« Alors le 23 septembre, nous serons dans la rue pour être respectés. »

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Ségolène appelle à manifester, tous unis, le 23 septembre, contre la réforme des retraites du gouvernement (FM pour MEAGSR)

Une analyse particulièrement pertinente a été développée sur le thème des retraites et de la spéculation immobilière, les salariés étant quadruplement pénalisés :

-« ils n’auront plus de retraite à la hauteur de ce qu’elle est aujourd’hui »,

-« ils donnent leur argent pour que les institutions financières privées spéculent sur l’immobilier, donc ils vont subir non seulement une hausse des prix du logement, mais aussi une hausse des loyers »,

-« cette hausse du prix des logements et cette hausse du loyer aura été provoquée par leur propre argent qu’ils donnent aux institutions privées pour soi-disant préparer leur retraite »,

-« ceux qui sont à la tête de ces banques privées, de ces assurances privées (…), ils ont les stock options, ils ont les retraites chapeaux, ils ont le bouclier fiscal, c’est une quatrième fois que les salariés sortent l’argent de leur poche pour leur payer leurs avantages indus, sans parler des Légions d’honneur qu’au passage, il ramassent également. ».

Union à gauche

Autre élément important de la Fête de la Fraternité à Arcueil, l’union face au pouvoir en place :

« Je suis heureuse de voir tant de forces ici, tant d’énergies citoyennes, sociales, associatives, ensemble, pour dire combien nous sommes déterminés à résister à ce qui se passe, à toutes ces injustices criantes, à tous ces scandales qui tirent la France vers le bas. »

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 Claude Bartolone et Dominique Bertinotti lors du premier débat sur le Respect (FM pour MEAGSR)

De fait, de nombreuses personnalités de gauche ont participé à la Fête et particulièrement aux débats sur le thème du respect ; Claude Bartolone, fabiusien historique, aubryiste convaincu, était presque étonné de sa présence, mais était venu pour afficher l’union du PS et de la gauche, comme plusieurs autres personnalités politiques de gauche. Ségolène Royal a d’ailleurs conclu son discours en martelant :

« Unis nous sommes, unis nous demeurerons. Nous resterons ensemble quoi qu’il arrive ; face aux obstacles, nous serons ensemble en dépit de toutes les tentatives pour nous diviser, en dépit de tous les jeux pour nous opposer. Car redresser la France, c’est additionner nos forces et unir nos volontés. »

Une musique de la jeunesse métissée américaine très écoutée par la jeunesse française

Les symboles étaient là aussi, nombreux, parfois presque subliminaux. Ségolène Royal est arrivée sur le podium avec le titre « I Gotta Feeling » des Black Eyed Peas, et elle a salué la foule une dizaine de minutes à la fin de son discours sur ce même morceau. Ce groupe est tout un symbole à lui tout seul : sur ses quatre membres, l’un est afro-américain ; le second, né aux Philippines, est philippin par sa mère, et afro-américain par son père ; la troisième est américaine avec des origines mexicaines, irlandaises, écossaises et amérindiennes ; et le quatrième a des ascendances mexicaines et shoshones – les Shoshones étant des Indiens proches des Comanches. En bref, un concentré de l’Amérique métissée !

Pour écouter « I Gotta Feeling », appuyez sur lecture ci-dessous :

 

Tout comme la musique pop du groupe, qui est fortement influencée par la soul, le jazz, l’électro, le funk, la musique latino et la dance.

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Cette musique n’a pas été choisie au hasard : incluse dans l’album « The E.N.D. », (« The Energy Never Dies », « L’Energie ne Meurt Jamais »), le titre est le premier morceau créé par e-mail : le groupe a envoyé ses voix au Français David Guetta qui les mixa. Le titre est aussi le plus grand succès du groupe, écouté par toute la jeunesse métissée américaine, et resté 14 semaines numéro 1 des ventes aux Etats-Unis ; il a été repris en France pour le générique des NRJ Music Awards 2010 : c’est un titre qui a été très écouté par les jeunes, notamment en France. Quant aux premières paroles, elles sont suffisamment explicites : « I gotta feeling that tonight’s gonna be a good night » / « J’ai l’impression que ce soir on va passer une bonne soirée ! ».

Une interprète en langue des signes pour le discours de Ségolène

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Une interprète traduit le discours de Ségolène en langue des signes en simultané (FM pour MEAGSR)

Autre point important : la prise en compte du public malentendant et sourd. Pendant le discours de Ségolène Royal, qui a duré une heure, deux interprètes en langue des signes se sont relayés sur le podium pour traduire les paroles de Ségolène, un homme et une femme. Saluons cette initiative en direction de personnes trop souvent oubliées et dont les médias relayent rarement les souhaits.

Un symbole : un podium de fin de discours rassembleur

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Le podium en fin de discours de Ségolène Royal, après le départ de Pierre Bergé : Jean-Jack Queyranne, Jean-Louis Bianco, Ségolène avec une rose rouge à la main, Denis Weisser, Dominique Bertinotti, Benoît Joseph Onambele, Guy Eyermann (FM pour MEAGSR)

À la fin de son discours, de nombreux proches de Ségolène Royal sont montés sur le podium. Ségolène a salué la foule pendant une dizaine de minutes. Ce podium souriant a rassemblé Dominique BertinottiGuillaume GarotNajat Vallaud BelkacemGuy Eyermann, ex-délégué CGT chez New Fabris et actuellement élu au Conseil régional de Poitou-Charentes, Denis Weisser, adjoint PS au maire d’Arcueil, membre de Désirs d’avenir et contact de DA auprès de la mairie pour la Fête.

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Najat Vallaud-Belkacem et Pierre Bergé à la 3ème Fête de la Fraternité (FM pour MEAGSR)

Mais aussi Jean-Louis Bianco, qui a ainsi réaffirmé son soutien à Ségolène Royal après les polémiques suite à la parution récente de son livre « Si j’étais président… »Jean-Jack-Queyranne, président de la Région Rhône-Alpes, qui avait affirmé le 13 août 2010 au journal Le Progrès : « Moi, je reste partisan de Ségolène Royal » ; et Pierre Bergé, qui, pour nombre de journalistes, avait tourné le dos à Ségolène. Pierre Bergé a déclaré lors de la Fête, parlant de Ségolène : « Son discours est le seul qu’on entende réellement à gauche. (…) Elle garde un rapport immédiat à l’actualité, au peuple. ».

Sur le podium figuraient aussi de nombreux membres de Désirs d’avenir, très impliqués dans la préparation et l’organisation de la Fête, dont Benoît-Joseph Onambele.

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François Mitterrand le 21 mai 1981, sur les marches du Panthéon, saluant la foule, une unique rose rouge à la main

Après un discours de Ségolène Royal aux tonalités parfois mitterrandiennes, après une intervention dans « À vous de juger » sur les retraites sur France 2 où Ségolène, d’une façon très mitterrandienne, répondait à Jean Boissonnat qui lui demandait si elle rétablirait la retraite à 60 ans : « Solennellement, je vous dit oui. »un symbole est apparu venant de la foule, le public s’étant levée à la fin du discours de Ségolène. Une main brandissait deux bouquets composés chacun d’une unique rose rouge, dans les premiers rangs. Ségolène les a pris. D’un coup, les souvenirs sont remontés. Le 21 mai 1981, François Mitterrand se rendait au Panthéon le jour de son investiture, une unique rose rouge à la main, pour rendre hommage à Jean Jaurès, Jean Moulin et Victor Schoelcher. Tout un symbole en effet.

Dans l’après-midi, trois débats de rassemblement à gauche sur le thème du respect

Trois débats se sont tenus dans l’après-midi sur le thème du respect. Les intervenants ont symbolisé le rassemblement à gauche, à l’intérieur du PS, avec les forces politiques de gauche (Jean-Luc Mélenchon, du Parti de Gauche, a fait une intervention très applaudie), avec des syndicalistes ou ex-syndicalistes, avec le monde culturel (Ariane Mnouchkine), des mouvements de réflexion de gauche (Denis Sieffert, directeur de la rédaction de Politis, et Olivier Ferrand, président et fondateur de Terra Nova), et la société civile (Claire Tristram, directrice d’école primaire à Arcueil).

Du côté des absentsJulien Dray, comme il l’expliquait hier sur France 5 dans C politique, n’avait pas pu venir, même s’il avait bien reçu l’invitation de Ségolène Royal, car il célébrait Yom Kippour, jour le plus saint de l’année juive, jour de repentance, et de jeûne pour les pratiquants. Julien Dray a déclaré avoir appelé Ségolène pour lui expliquer son absence et Ségolène lui a dit comprendre tout à fait, a-t-il ajouté. La coïncidence de Yom Kippour et de la Fête de la Fraternité avait été relevée par de nombreux membres de Désirs d’avenir, car Yom Kippour n’est pas un jour de fête.

Christian Favier, président PC du Conseil général du Val-de-Marne, a été contacté et a accueilli positivement la tenue de la Fête de la Fraternité à Arcueil ; il devait intervenir selon le courriel envoyé le 16 septembre au soir, mais n’apparaissait plus sur le programme définitif.

Enfin, Cécile Duflot, Conseillère régionale du 94, n’a pas répondu à l’appel de Ségolène Royal. On peut regretter qu’alors qu’elle se trouvait, à l’appel de Marianne, le 13 septembre 2010, au Théâtre de la Porte-Saint-Martin pour répondre à la question « Face à Nicolas Sarkozy, quel front républicain ? », elle ne soit pas apparue au rassemblement des forces de gauche proposé par Ségolène Royal à Arcueil le 18 septembre.

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Premier débat, le Respect de nos banlieues : Joaquin Masanet, Jean-Pierre Mignard, Dominique Bertinotti, Claude Bartolone, Manuel Valls (FM pour MEAGSR)

Le premier atelier a porté sur le Respect de nos banlieues, et a réuni Claude Bartolone, député PS et président du conseil général de Seine-Saint-Denis, fabiusien historique et aubryiste convaincu ; Joaquin Masanet, ancien secrétaire général de  l’UNSA Police ; Jean-Pierre Mignard, avocat, président de Désirs d’avenir de fin 2007 à septembre 2009, qui avait pris ses distances avec Ségolène Royal depuis et qu’on a été heureux de retrouver à Arcueil ; et Manuel Valls, député-maire PS d’Evry, soutien de Ségolène Royal au Congrès de Reims du PS en novembre 2008, qui avait pris ses distances depuis.

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Jean-Pierre Mignard et Dominique Bertinotti (FM pour MEAGSR)

Le premier atelier était animé par Dominique Bertinotti, proche de Ségolène, maire du  IVèmearrondissement et coordinatrice de Désirs d’avenir Paris.

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Second débat, le Respect de la République : Guillaume Garot (debout), Olivier Ferrand, Claire Tristram, Philippe Collin, Najat Vallaud-Belkacem, Arnaud Montebourg et Ariane Mnouchkine (FM pour MEAGSR)

Le second atelier traitait du thème du Respect de la République. Les intervenants étaient Philippe Collin, porte-parole de la Confédération Paysanne, Ségolène s’étant rendue à la Maison du Lait à Paris jeudi 16 septembre 2010 pour soutenir l’action de la Confédération, Olivier Ferrand, président de la fondation Terra Nova, Ariane Mnouchkine, fondatrice du Théâtre du Soleil, Arnaud Montebourg, député PS et président du Conseil général de Saône-et-Loire, porte-parole de Ségolène Royal pendant les élections présidentielles de 2007, qui s’était éloigné depuis, mais a assuré à la Fête que Ségolène et lui étaient « amis » et se connaissaient bien, et Claire Tristram, directrice d’école primaire à Arcueil.

Les animateurs du débat étaient Guillaume Garot, proche de Ségolène et député-maire PS de Laval, et Najat Vallaud-Belkacem, proche de Ségolène, adjointe au Maire de Lyon, Conseillère générale du Rhône.

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Troisième débat, le Respect du peuple : Delphine Batho et Jean-Luc Mélenchon (FM pour MEAGSR)

Le troisième débat, enfin, portait sur le Respect du peuple et un référendum pour la réforme des retraites.  Il était animé par Delphine Batho, proche de Ségolène Royal, députée PS des Deux-Sèvres dans l’ancienne circonscription de Ségolène.

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Troisième débat, le Respect du peuple : Denis Sieffert et Guy Eyermann (FM pour MEAGSR)

Sont intervenus Emile Bréjeon, délégué CFDT Heuliez, Conseiller régional, Guy Eyermann, ex-délégué CGT New Fabris, Conseiller régional, Jean-Luc Mélenchon, député européen et président du Parti de Gauche, et Denis Sieffert, rédacteur en chef de la revue Politis.

Une matinée militante à l’Espace Jean Vilar

Le matin, les adhérents de Désirs d’avenir avaient été conviés à deux ateliers, entre 10h30 et 12h30, dans les salles de l’Espace Jean Vilar : la grande salle de 220 places, et la petite de 80 places, 300 places en tout.

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Ateliers à l'Espace Jean Vilar : Florence Augier et Salim Abdelmadjid (FM pour MEAGSR)

Salim Abdelmadjid est intervenu sur le thème « Socialisme et Fraternité », nous livrant une analyse pertinente, fine et documentée.

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Ateliers à l'Espace Jean Vilar : Nicolas Gaborit et Abdoulaye M'Bengue (FM pour MEAGSR)

Puis trois intervenants de Désirs d’avenir se sont exprimés sur le thème : « Comment organiser la résistance ? »Florence Augier, du Val-d’Oise, a introduit et animé le débat. Nicolas Gaborit, des Hauts-de-Seine, a abordé les thèmes du phoning et du port-à-porte. Au milieu de ces deux exposés de Nicolas, Abdoulaye M’Bengue, de Paris, a évoqué l’expérience des micros-trottoirs.

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Ateliers à l'Espace Jean Vilar : Denis Weisser et Ségolène Royal (FM pour MEAGSR)

Au milieu de ces interventions, une surprise nous attendait : Ségolène nous a rendu visite pour une courte intervention, accompagnée de Denis Weisser.

À la fin des ateliers, Denis Weisser est intervenu, remerciant notamment le travail et l’aide vitaux que nous avaient apportés le personnel des services de la Mairie d’Arcueil.

Frédérick Moulin

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 17:05

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Podium à la fin du discours de Ségolène Royal : de gauche à droite, Jean-Jack Queyranne, Jean-Louis Bianco, Guillaume Garot, Ségolène Royal, Benoît-Joseph Onambele, Denis Weisser, Najat Vallaud-Belkacem, Pierre Bergé (FM pour MEAGSR)

Chers amis,

Vous voilà si nombreux rassemblés. Vous êtes venus de partout à notre belle Fête de la Fraternité. Je vous salue et je vous remercie du fond du cœur d’être là. (Applaudissements) Pour être là aussi nombreux, vous avez compris qu’il se passait quelque chose d’important dans l’histoire de notre pays, la France, celle que l’on aime, cette France que l’on reconnaît de moins en moins. On la reconnaît de moins en moins parce qu’elle est entre de mauvaises mains. Elle est martyrisée par un gouvernement dur et manipulateur. (Huées) Et je suis heureuse de voir tant de forces ici, tant d’énergies citoyennes, sociales, associatives, ensemble, pour dire combien nous sommes déterminés à résister à ce qui se passe, à toutes ces injustices criantes, à tous ces scandales qui tirent la France vers le bas. C’est ici, à cette Fête de la Fraternité, l’appel que je vous lance, un appel à résister et à contribuer au redressement de la France. (Applaudissements) Je remercie très chaleureusement Daniel Breuiller, le maire d’Arcueil, de nous accueillir, lui (Applaudissements) et toute son équipe, et tous les adhérents de Désirs d’avenir d’ici, d’Arcueil qui ont fait un travail formidable (Applaudissements) pour nous accueillir et pour organiser cette fête.

Alors je vais vous faire une confidence : l’anti-sarkozysme aujourd’hui ne suffit pas. C’est par les actions et par les propositions que je vous invite à contribuer au redressement de la France, car les Français savent maintenant à quoi s’en tenir sur l’incompétence et sur la perversion du système qui, hélas, nous gouverne encore pendant un peu plus d’un an et demi. (Huées) Aujourd’hui, les Français veulent des propositions et je vais y venir, mais force est de constater que le bateau gouvernemental prend l’eau de toutes parts. Le chef de l’Etat actuel nous avait promis de faire avance la France à la vitesse d’un TGV, et l’on se retrouve sur le Titanic. (Applaudissements) Plus rien ne nous étonne tellement la réalité dépasse la fiction. Le Français ont compris qu’au lieu de régler les problèmes, ce gouvernement est à la tête d’une entreprise de communication, et donc ce que nous attendons aujourd’hui, ce que les Français attendent, fatigués par ce manque de respect, ce sont de propositions pour savoir, pour savoir quoi ? Pour savoir si demain sera meilleur qu’aujourd’hui, première chose, et pour savoir aussi s’il y a des raisons d’espérer, et d’autres façons d’agir.

Ségolène 2

(FM pour MEAGSR)

Eh bien moi, je vous dis oui. Oui, il y a des raisons d’espérer et d’autres façons d’agir pour que demain soit meilleur qu’aujourd’hui. (Applaudissements) Désirs d’avenir est un mouvement d’éducation populaire, une association ouverte aux hommes et aux femmes qui veulent construire demain, qui veulent combattre les injustices, et qui veulent proposer, et c’est ce que je vais faire en votre nom à tous. Je vais vous parler aujourd’hui avec gravité. Oui, je vais vous dire comment nous devons résister à ces crises économiques, sociales, morales institutionnelles, qu injectent dans nos veines le terrible poison de la peur, du doute, de la résignation, ou de la colère, et comment nous devons affirmer notre volonté de voir la France se redresser, saisir toutes ses chances, libérer touts ses talents et toutes ses énergies pour construire un avenir meilleur.

REDRESSER LA SITUATION ECONOMIQUE ET SOCIALE DE LA FRANCE

Et c’est d’abord la situation économique et sociale de la France qu’il faut redresser. La dette publique est devenue insoutenable, elle a augmenté de 50% depuis 2002, elle s’élève à 25 000 euros par Français, les intérêts qu’elle génère sont devenus à eux seuls la deuxième dépense du budget de la nation. Le déficit des comptes sociaux a triplé en 3 ans. La Sécurité Sociale est grevée par plus de 80 milliards de déficits cumulés. Notre appareil productif est affaibli. Notre commerce extérieur affiche un déficit de 25 milliards d’euros. La production industrielle est inférieure de 10% à ce qu’elle était en 2002. Et l’investissement productif des entreprises ne décolle pas. D’où ce taux chômage, ce fléau qui ne recule pas.

« Et qu’est-ce qu’ils font, là-haut, pour redresser tout cela ? Rien. »

Et qu’est-ce qu’ils font, là-haut, pour redresser tout cela ? (« Rien ») Alors nous devons changer de toute urgence notre façon de concevoir la création de valeurs et de richesses : un développement durable, une croissance soutenue, reposent aujourd’hui sur les trois piliers que sont l’économique, le social, et l’environnement, et que la défaillance de l’un de ces trois piliers fait s’écrouler le tout, avec un vrai dialogue social qui reste, en France, si terriblement défaillant. Oui, l’inventivité des entrepreneurs doit être enfin reconnue. Oui, la dignité du travail doit être respectée et remise à l’honneur. Avec cette reconnaissance, et avec ce respect, l’économie doit repartir, car c’est un système économique et social juste qu’il faut bâtir. Le règne sans frein du profit financier est intolérable pour l’intérêt général. Il est insupportable à ceux qu vivent de leur travail. (Applaudissements) Et il est dramatique pour ceux qui n’arrivent pas à en vivre. C’est ce cri de colère que nous entendons monter de la France qui travaille dur, et de celle qui aimerait travailler, colère contre les délocalisations qui dévorent l’emploi. Et que font-ils là-haut pour lutter contre cela ? Rien (« Rien ! ») Colère contre le fait que 23% des jeunes sont sans emploi, que l’âge du premier emploi n’en finit pas de reculer, et que la précarité des contrats se généralise. Et que font-ils là-haut ? Rien (« Rien ! ») Colère quand priorité est donnée à la rente et au capital financier, et que cela conduit à l’augmentation constante des loyers et du foncier. Et que font-ils, là-haut, au gouvernement ? (« Rien ! ») Colère quand la moitié des salariés du privé touche moins de 1 400 euros par mois, que 4 millions de salariés sont payés au SMIC au bout de 20, 30 ans et parfois plus. Et que font-ils, là-haut, au (« Rien ! ») gouvernement ? Colère, quand on sait qu’il y a 7 millions de pauvres en France (Huées) qui vivent avec moins de 700 euros par mois, que 2 millions d’enfants, en France, sont condamnés à vivre dans la pauvreté, et qu’il y a là comme une forme moderne de malédiction et de destin insupportables. Et que font-il, là-haut ? (« Rien ! ») Colère quand le gouvernement s’en prend aux retraites, et taxe injustement le travail après avoir promis le contraire. Et que font-ils, là-haut ? (« Rien ! »)

« Ces insécurités sociales sont insupportables et ça suffit »

Ou plutôt si, ils font quelque chose : ils s’occupent d’eux-mêmes, ils s’enrichissent et enrichissent leurs amis (Applaudissements et huées) Ils n’ont qu’une seule obsession : ne pas perdre le pouvoir pour continuer à se servir. (Applaudissements et huées) Quand dans un pays comme le nôtre, 2 millions de personnes ont recours à l’aide alimentaire. Quand on sait qu’il y a chaque jour en France 2 000 accidents graves du travail. Quand on sait qu’à l’âge de 35 ans, un ouvrier a 7 ans de moins d’espérance de vie. Quand on sait que 30% des salariés travaillent debout en permanence, que 40% sont exposés à l’inhalation de produits chimiques sur leur lieu de travail. Quand on sait que les victimes de l’amiante ne sont toujours pas indemnisées, qu’un million et demi de personnes se trouvent en situation de surendettement. Quand on sait que les femmes sont les premières victimes des bas salaires et des petites pensions, et que ce sont aujourd’hui les femmes qui vont être très durement frappées très injustement frappées (Applaudissements et huées) par le report de la retraite à 67 ans, alors oui, quand on pense à cette détresse, quand on sait tout cela, on est bien obligé de dire que ces insécurités sociales sont insupportables et que ça suffit. On est bien obligé de dire que tout cela est comme une blessure sur le corps d’un pays, notre pays, la France, qui a pourtant inventé la plus belle des devises : Liberté – Egalité (« Egalité ») – Fraternité (« Fraternité ! »). (Applaudissements)

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(FM pour MEAGSR)

Et si je suis là avec vous, et si nous avons été nombreux tout à l’heure au cours de ces débats sur le respect, et je remercie tous celles et ceux qui y ont participé dans la diversité de la gauche rassemblée, oui , si je suis là avec vous, c’est parce que vous aussi, vous êtes les relais de cette souffrance, de ces impatiences, et si je suis là c’est tout simplement pour donner ma voix et ma volonté à tous les sans voix à travers le pays. (Applaudissements) Vous m’avez dit, tout au long des universités populaires que nous tenons maintenant depuis deux ans, et de nos débats, des choses simples, vraies, et fortes. Vous m’avez dit vouloir des écarts de revenus moins aberrants, une réforme de la fiscalité qui taxe davantage le capital que le travail, vous m’avez dit vouloir que le travail soit payé à son juste prix, vous m’avez dit enfin vouloir que des solutions à la crise du logement soient trouvées au-delà des éternels discours. Est-il normal, m’avez-vous dit, que des jeunes travailleurs habitent en caravane, et que des petits retraités soient chassés de leur logement faute de pouvoir payer leur loyer, et que d’autres petits retraités ne font plus qu’un repas par jour. Eh bien, tout cela nous l’entendons, et nous n’aurons de cesse, dans ce combat politique, que de répondre à ces injustices(Applaudissements)

La politique par la preuve

Et nous avons des solutions alternatives. Laissez moi vous dire, la politique change, les gens ne croient plus aux promesses abstraites qui n’engagent même plus ceux qui les font. C’est pourquoi pour vous parler comme d’habitude, car je crois à la politique par la preuve, je veux m’appuyer comme cela a été fait tout à l’heure, sur ce que je fais, avec toutes mes équipes et avec tous les citoyens de la région que je préside, m’appuyer sur du réel, sur du concret, pour prouver que des solutions existent pour faire des propositions efficaces qui ont fait leurs preuves. La politique par la preuve, c’est celle qui se fait au quotidien pour améliorer la vie, et ici à Arcueil, d’ailleurs, nous pourrions aussi prendre bien des exemples sur ce qui se fait dans cette commune, sur la démocratie participative, sur l’égalité d’accès à l’éducation, sur le travail sur le logement, sur les consultations populaires, sur la façon de faire coexister de multiples familles de toutes origines dans cette ville si bien construite et si bien conduite par une équipe arc-en-ciel qui rassemble toutes les sensibilités politiques. (Applaudissements) C’est cela, aussi, une politique par la preuve.

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(FM pour MEAGSR)

Mais comme je crois beaucoup à l’articulation entre le local et le global, parce que je suis une femme engagée en politique depuis longtemps et qui ai mené des combats nationaux, je vous dit qu’il n’y a pas d’écart, il ne doit pas y avoir d’écart, entre les discours que nous tenons, et les propositions que nous faisons, et ce que nous faisons effectivement comme nous sommes en responsabilité, y compris dans une collectivité territoriale. Pour moi il n’y a pas l’échelon noble qui serait l’échelon national, et puis l’échelon secondaire, qui serait l’échelon territorial. Car comme l’ont dit tout à l’heure les deux représentants syndicalistes qui sont aujourd’hui élus à mes côtés, ce que l’on fait concrètement quand on a le pouvoir de faire, c’est ce qui permet de mesurer la volonté politique le courage politique, et de dire que ce qui se fait sur un territoire, oui, peut être fait au niveau national(60 secondes d’applaudissements, « Ségolène présidente, Ségolène présidente ! »)

Respect, projet et large rassemblement en Poitou-Charentes aux élections régionales

Et c’est pour ça… Et pour faire ce lien que vous comprenez bien, vous qui êtes soucieux de l’efficacité de l’action politique, je vais donc continuer sur ce chemin, et vous dire que j’ai vu, à l’échelle de la Région Poitou-Charentes que je préside, la démagogie exercée au niveau national. On a vu, pendant la campagne des élections régionales, au début de cette année, un défilé indécent de ministres, deux fois le président de la République, avec les mises en scènes que vous connaissez et que je vous laisse imaginer. Et je crois pouvoir parler au nom des habitants de ma région en disant que l’on aurait préféré moins de visites et davantage de promesses tenues, en un mot (Applaudissements) plus de respect et moins d’exploitation de la misère des gens. (Applaudissements) Cela ne vous rappelle rien ? Et les habitants de la région nous ont renouvelé leur confiance avec une majorité de plus de 60%, et je suis fière de le dire ici. (Applaudissements) Je suis fière de le dire parce qu’on voit bien que lorsque les enjeux sont essentiels, on peut rassembler au-delà de la gauche, on peut rassembler des alter-mondialistes de l’extrême gauche en passant par les socialistes, en passant par les centristes humanistes, et tous les républicains qui veulent se reconnaître (Applaudissements) dans un pays qui avance.

Nous avons construit notre projet autour de trois priorités fortes et cela vaudrait bien pour l’échelon national. Tout d’abord, construire un territoire humain qui respecte et qui protège, qui écoute et qui tient compte des choses de la vie, et qui se veut exemplaire sur le plan social et éducatif. Puis nous avons accéléré notre avance dans la croissance verte pour mettre notre région en tête des régions écologiques de France, et la France pourrait être en tête des nations écologiques du monde si la même action avait été conduite (Applaudissements) au niveau national. Ça on en est sûr. Enfin, et c’est le plus important, nous construisons un autre modèle économique qui défend l’emploi, avec notamment l’accent mis sur l’économie sociale et solidaire. Alors l’objectif est simple : il s’agit de remettre les hommes et les femmes au cœur de l’économie. Nous avons donc pris des initiatives fortes et innovantes pour montrer de quelle manière ce qu’on nous disait impossible devient possible, et ce qui conduit aux propositions suivantes, car ce qui vaut pour le local vaut aussi pour le national. (Applaudissements)

Transpositions du local au national : propositions pour redresser

la situation économique et sociale de la France

C’est pourquoi je propose l’entrée de l’Etat dans le capital des entreprises stratégiques et d’avenir. Je le fais bien pour Heuliez, qui fabrique la voiture électrique, et dont j’ai empêché la fermeture et la délocalisation en décidant l’entrée de la Région à auteur de 30% dans le capital de l’entreprise, et ça marche. Je le fais bien en achetant l’usine fermée de New Fabris pour la transformer en une nouvelle fabrique écologique, et ça marche.

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Le discours de Ségolène Royal faisait l'objet d'une traduction simultanée en langue des signes (FM pour MEAGSR)

Je propose la création d’une banque nationale de prêts aux petites entreprises pour qu’elles échappent (Applaudissements) à la spéculation financière. Je le fais bien dans la Région, en créant un fonds public d’investissement déconnecté de la spéculation financière, et ça marche.

Je propose de conditionner les aides publiques à l’interdiction de délocaliser ou de licencier (Applaudissements) lorsqu’il y a des bénéfices. Je le fais bien dans la Région, et je vous dirais même aujourd’hui tout le monde trouve ça normal, et ça marche.

Je propose qu’à chaque fois qu’une entreprise est menacée de fermeture, de proposer aux salariés de la reprendre en société coopérative ouvrière de production(Applaudissements) Je le fais bien dans ma région, et ça marche. Je pense aux femmes, ouvrières du textile, de couture Venise Verte, aux Ateliers du Bocage, et à bien d’autres exemples. Aujourd’hui nous avons plus d’une centaine de SCOP dans la Région, et 1 emploi sur 5 relève de l’économie solidaire, oui ça marche. (Applaudissements)

Je propose la création de la Sécurité Sociale Professionnelle. Je l’ai bien fait dans la Région avec mes équipes en recyclant les fonds de la formation professionnelle, et ce sont 10 000 salariés qui pourront être sauvés d’un licenciement en conservant 90% de leur salaire et leur contrat de travail en échange d’une formation professionnelle pour pouvoir rebondir, oui ça marche. (Applaudissements)

Je propose d’accélérer avec force et détermination la mutation écologique de l’économie comme nous l’avons fait dans la Région, avec la voiture électrique, la première région pour le plan énergie solaire, le premier lycée de l’après-pétrole, les premiers trains roulant aux biocarburants avec toit photovoltaïque, le premier pôle des éco-industries qui tient rassemblement en novembre prochain, les logements sociaux économes en énergie, les bonus verts pour l’électroménager, le plan zéro pesticide. Alors si c’est possible dans une région, pourquoi ça ne l’est pas au niveau national, oui ça marche, et oui, il faut le faire. (Applaudissements de 20 secondes)

« Sortir les jeunes du chômage »

Oui redresser la France, c’est réussir le redressement économique et social, et dans ce redressement économique et social, redresser la France, c’est sortir les jeunes du chômage, et ici à Arcueil je veux m’adresser tout particulièrement à la jeunesse, à tous les jeunes, pour vous dire que je n’accepte pas que ce soit ici en France que le chômage des jeunes soit le plus élevé d’Europe, que je n’accepte pas que ce chômage soit aggravé par la réforme des retraites qui impose aux salariés même lorsqu’ils sont au chômage de travailler et de cotiser jusqu’à 67 ans, ce qui va renforcer le chômage des jeunes. Je propose une lutte sans merci contre le chômage des jeunes. (Applaudissements) Car comment accepter plus longtemps qu’1 jeune sur 4 soit au chômage, que tant de jeunes soient en dessous du seuil de pauvreté, et dans l’incapacité de se payer un logement. C’est d’ailleurs déjà très difficile pour les jeunes qui travaillent. Comment accepter des baisses de salaire injustifiées pour les jeunes diplômés par rapport aux générations précédentes ? Comment accepter des problèmes d’accès à la santé pour les jeunes, la galère du passage de stage en stage, les discriminations qui ajoutent au fait d’être jeune la couleur de la peau, et maintenant l’inquiétude pour la retraite future ? Non, nous ne pouvons pas l’accepter, il y a d’autres façons de faire, et là aussi pour les jeunes, je demande la République du Respect.(Applaudissements) Car c’est bien la République du Respect qui manque à l’appel quand un jeune se retrouve au chômage malgré ses efforts scolaires et ses diplômes, quand un jeune en apprentissage, c’était évoqué tout à l’heure dans le témoignage, ne trouve pas d’entreprise pour sa formation, ou quand il y a cet écart entre les jeunes qui ont un appui et qui peuvent accéder à un premier emploi, ou un stage rémunéré, ou un apprentissage, et ceux qui trouvent plus de portes fermées que de mains tendues.

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(FM pour MEAGSR)

C’est pourquoi je propose la mise en place d’un pacte de confiance pour l’emploi des jeunes, et que cette lutte contre le chômage des jeunes devienne une grande cause nationale(Applaudissements) Pas un jeune ne doit rester désoeuvré. Chaque jeune doit être soit en formation, soit au travail, soit en service civique. L’Etat, les collectivités locales, les associations, les entreprises, tout le monde doit se mobiliser. Et je propose que toutes les entreprises qui bénéficient d’exonérations de charges sociales ou d’aides économiques, c’est-à-dire pratiquement toutes, aient en contrepartie l’obligation d’entrer dans ce pacte de confiance pour l’emploi des jeunes. (Applaudissements)

Je propose pour lutter à la fois contre le chômage des jeunes et celui des seniors, un dispositif de tutorat des salariés expérimentés sur les jeunes accédant au premier emploi.

Je propose que les associations agrées puissent être aidées pour recruter des jeunes en service civique.

Et enfin je propose un plan national pour l’apprentissage, pour démultiplier l’action des régions dont nous avons la charge de cet apprentissage. Et une fois de plus, comment ne pas évoquer l’expérience qui est la mienne quand je vois que dans ma seule région, j’ai pu créer 4 000 places d’accueil, y compris dans l’enseignement supérieur, un institut supérieur de l’apprentissage pour les étudiants après le bac, qui continuent leurs études universitaires par alternance avec un travail dans l’entreprise. Donc tous les niveaux de jeunes sont concernés de l’âge de 16 ans jusqu’après le bac et dans les formations professionnelles.

Oui la formation par alternance, oui l’apprentissage, c’est une des clés majeures d’un travail bien rémunéré, d’un travail respecté et d’un travail durable, car les résultats sont là. (Applaudissements) 80% des jeunes qui sont en apprentissage ou en formation par alternance trouvent un travail. Mais je vais vous dire, et c’était évoqué tout à l’heure par le témoignage de ce jeune d’Arcueil, nous avons de plus en plus de mal à trouver des entreprises, des maîtres d’apprentissage, et des entreprises qui tendent la main aux jeunes pour les formations par alternance. C’est pourquoi je propose une mobilisation nationale pour ouvrir tout grand les portes de l’emploi, par l’apprentissage et par la formation en alternance, et tout le monde doit prendre ses responsabilités, parce qu’on n’a pas le droit de fermer la porte à des jeunes qui veulent travailler, qui veulent se former, qui veulent faire leurs preuves, et qui veulent participer demain au redressement de la France. (Applaudissements)

Je propose aussi la création des bourses tremplins dont je suis particulièrement fière d’avoir mis en place la réalisation dans la région, où toutes celles et ceux qui veulent créer leur activité ou leur emploi peuvent présenter leur projet dans les ateliers de la création délocalisés sur tous les petits territoires de la Région, et nous leur donnons, par personne, de 5 000 à 10 000 euros pour qu’ils concrétisent leur projet en état accompagné. Et ça marche : aujourd’hui plus de 6 000 emplois ont été créés de cette façon à l’échelon régional, sans compter les emplois induits, car certains de ceux qui ont créé leur petite entreprise, aujourd’hui ont déjà créé 1 ou 2 emplois de salariés. Mais si l’on transpose à l’échelon national, ce sont 500 000 emplois tremplins que nous pourrions créer dans la France entière. Voilà ce pacte de confiance, et si je vous le dis c’est parce que je sais que ça marche.(Applaudissements)

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(FM pour MEAGSR)

Je m’adresse particulièrement à vous, la jeunesse des quartiers populaires, celle qui est venue voter pour moi massivement en 2007, et qui aujourd’hui se retrouve à l’abandon d’un pouvoir qui n’a pas tenu sa promesse. Car constatons avec qu’inquiétude qu’après les émeutes de 2005, rien n’a été fait pour arrimer plus solidement les quartiers populaires à une république de plus en plus indifférente. Qu’ont-ils fait pour venir en aide aux maires qui s’épuisent sur le terrain face à un désarroi croissant ? Rien. Qu’ont-ils fait pour redonner espoir aux jeunes qui y vivent sans avenir et parfois sans diplôme en poche ? Rien. Qu’ont-ils fait pour épauler les familles en difficulté, qu’on accuse à la va-vite, de démissionnaire ? Rien. Qu’ont-ils fait pour mieux garantir le droit à la sécurité et à la tranquillité des habitants des habitants des quartiers, premières victimes des incivilités et de la délinquance ?  Rien(« Rien ») Rien en somme, pour éteindre le feu de la désespérance qui couve sous la cendre des illusions perdues, et c’est pourquoi je propose que l’on mette en place pour aider les maires qui se battent au quotidien avec leurs conseils municipaux et toutes les associations de quartier une véritable politique de civilisation pour les villes(Applaudissements)

L’éducation des jeunes

Le respect des jeunes c’est l’emploi, mais c’est aussi bien évidemment l’éducation, toujours l’éducation, encore l’éducation, et nous devons réparer bien sûr ce qu’ils font là-haut, avec 41000 emplois supprimés en 3 ans. Nous devons bien sûr aider davantage les enfants qui en ont le plus besoinmieux former les enseignants à la difficile réalité de leur métier, mieux éduquer les enfants au respect des adultes, développer une école qui favorise tous les talents dans leur diversité, aider les parents – et j’ai bien aimé le témoignage de la directrice d’école tout à l’heure – aider les parents à remplir leur rôlerenforcer la sécurité à l’écoleapporter du soutien scolaire gratuit et individualisé aux enfants qui décrochent. Oui tout cela, nous le ferons. Mais je veux vous dire aussi, à vous les jeunes, et même aux plus jeunes, sans démagogie, je veux vous dire aussi la responsabilité qui est la vôtre. Certes, je veux que vous soyez respectés, et accompagnés dans l’éducation et vers l’emploi, je veux que cesse toute discrimination, et que la république considère à égalité tous ses enfants d’où qu’ils viennent, ceux d’ici et ceux venus d’ailleurs. Mais vous aussi, les jeunes, vous avez une responsabilité à prendre. Oui, je vous demande de prendre vos responsabilités, et vous aussi de vous comporter avec respect, car il n’y a pas de droits sans devoirs(Applaudissements) Je ne veux pas seulement vous plaindre, c’est la facilité des discours politiques, non, je veux vous motiver vous dire que pour réussir, vous devez travailler et travailler dur, et d’abord à l’école. (Applaudissements) Car quand on a la chance d’avoir une école publique, laïque, gratuite, et obligatoire, oui, il faut travailler dur à l’école, faites le, et dites-le à vos frères et sœurs, on n’a rien sans effort, vous le savez parfaitement. Je veux vous dire surtout que ce travail et cette réussite ne sont pas seulement importants pour vous, pour vos parents, pour votre avenir – c’est déjà très important – mais cela va bien au-delà, car ce que vous ferez de votre éducation décidera de l’avenir de notre pays. Oui, l’avenir de la France (Applaudissements sur le reste de la phrase) dépend en partie de vous, tout le travail et tous les talents de la France métissée doivent nous faire avancer(Applaudissements, « Ouaaaais ! », « Bravo ! ») Oui, la France a besoin de la jeunesse des quartiers, de son intelligence et de son énergie. Nous avons besoin que vous nous aidiez à relever nos défis les plus difficiles, si vous ne le faites pas, si vous ne faites pas vos devoirs, si vous séchez les cours, si vous ne respectez pas vos enseignants, vous devez savoir que vous n’abandonnez pas seulement l’école et le savoir, vous abandonnez votre pays, et ce qui est pire vous vous abandonnez vous-mêmes.

Alors je sais qu’il y en a peut-être parmi vous qui n’ont pas d’adulte dans leur vie qui leur donne le soutien dont ils ont besoin. Peut-être sans doute, c’est évident, que dans votre famille il n’y a pas assez d’argent pour boucler correctement les fins de mois.Peut-être sans doute, vous vivez dans un quartier où vous ne vous sentez pas en sécurité, où vous avez des amis qui vous poussent à faire des choses que vous ne devriez pas faire. Mais à la fin, rien de tout cela n’est une excuse pour négliger vos devoirs, pour manquer de respect, ou pour être absent à l’école. Voilà ce que je(Applaudissements) – écoutez bien – voilà ce que je veux vous dire, plutôt que de supprimer les allocations familiales de vos parents(Applaudissements de 40 secondes, « Ouaaaaaais ! », « Bravo ! », sifflets, puis « Ségolène, présidente, Ségolène, présidente ! »)

LA « REFORME INJUSTE DES RETRAITES »

Alors d’autres combats nous mobilisent en cette rentrée. Le combat d’abord contre une réforme injuste des retraites, et cela a été dit tout à l’heure avec talent, notamment par Jean-Luc Mélenchon. Oui nous devons être très nombreux le 23 septembre. Les perdants de cette réforme, ce sont les ouvriers, les employés qui travaillent depuis plus longtemps que les autres, et les femmes. Les gagnants ? Ce sont les revenus du capital, et les produits financiers des banques (Huées) et des assurances privées, amies du pouvoir, exploitant la peur de l’avenir, et qui s’attendent à faire main basse sur ce pactole. Alors il n’y aurait plus d’argent pour la Sécurité Sociale par répartition, celle qui peut aujourd’hui assurer que les jeunes qui rentrent dans la vie active auront bien leur retraite, mais il y en aurait suffisamment pour faire faire des profits aux assurances privées et aux banques privées ?(Huées)Cherchez l’erreur. L’erreur, c’est la différence entre le retraite par répartition, c’est à dire des retraites qui sont payées en ce moment par ceux qui cotisent et qui sont au travail, et donc vous comprenez bien qu’entre les deux, c’est un circuit court, il n’y a pas d’intermédiaire qui se met des profits dans la poche.

« On a vu des faillites de fonds de pension »

Mais si demain, parce que les gens vont avoir peur, et c’est pour ça que je leur dis de ne pas avoir peur, que nous rétablirons les retraites à 60 ans et à 65 ans, (Applaudissements) et la retraite par répartition, car comprenez bien, ce qu’attendent les fonds de pension des banques et des assurances privées, c’est que les gens aient peur et se précipitent vers des cotisations privées. Donc il faudra bien de toute façon sortir l’argent de sa poche, mais la différence, c’est que lorsque vous cotisez à une banque, à une assurance privée, à un fonds de pension, et on a vu des faillites de fonds de pension, dans tous ces pays dont le gouvernement nous donne, à longueur d’émission de télévision, nous donne en exemple, jamais il ne disent que les fonds de pension ont été ruinés ou se sont écroulés, car aujourd’hui, lorsque des salariés modestes iront mettre leur argent dans un fonds de pension, dans une assurance privée ou dans une banque privée, il n’a aucune garantie de retrouver cet argent 20 ans, 30 ans plus tard, parce que les placements aléatoires de ces institutions financières, on ne sait pas ce que cela va devenir.

« La spéculation immobilière »

Et il y a un scandale plus grand encore, c’est la spéculation immobilière. Elle n’a pas tardé d’ailleurs. À peine l’abandon de la retraite à 60 ans, de la retraite à 65 ans était voté par cette majorité de droite, vous avez vu, immédiatement fleurir la spéculation immobilière. C’est-à-dire ce sont aujourd’hui les assurances et les banques qui pour placer leur argent achètent des logements, et donc les salariés ils seront triplement pénalisés. D’abord, ils n’auront plus de retraite à la hauteur de ce qu’elle est aujourd’hui, c’est pour ça que nous la rétablirons. Ensuite, ils donnent leur argent pour que les institutions financières privées spéculent sur l’immobilier, donc ils vont subir non seulement une hausse des prix du logement, mais aussi une hausse des loyers. Et cette hausse du prix des logements et cette hausse du loyer aura été provoquée par leur propre argent qu’ils donnent aux institutions privées pour soi-disant préparer leur retraite(Applaudissements et sifflets) Et vous aurez compris le mécanisme, lorsque, vous savez bien, ceux qui sont à la tête de ces banques privées, de ces assurances privées sont ceux du premier cercle de l’UMP, réunis nuitamment par Monsieur Woerth (Huées) et par les autres, et qui bénéficient aujourd’hui, parce que eux, ceux qui sont à la tête des organismes, ils ont les stock options, ils ont les retraites chapeaux, ils ont le bouclier fiscal, c’est-à-dire, c’est une quatrième fois que les salariés sortent l’argent de leur poche pour leur payer leurs avantages indus, sans parler des Légions d’honneur qu’au passage, il ramassent également. (Applaudissements et sifflets)

Triple reniement du chef de l’Etat et propositions de solutions des socialistes

Voilà ce scandale dont nous ne voulons pas. Et c’est pour cela en effet que nous rendrons aux salariés leur retraite à 60 ans et leur retraite à 65 ans, et parce qu’en effet cette réforme est le fruit d’un triple reniement de l’actuel chef de l’Etat qui avait promis de ne pas y toucher, qui avait promis le « travailler plus pour gagner plus », qui avait promis de la justice là où le maintien de tous les avantages fiscaux des plus fortunés n’a pas reculé d’un pouce, bien au contraire. Et les socialistes, contrairement à tout ce qui a été dit, ont proposé des solutions, Marisol Touraine par exemple qui a porté ce combat à l’Assemblée Nationale avec le groupe socialiste que préside Jean-Marc Ayrault. Oui, ils se sont battus pour des solutions justes et durables, avec un combat parlementaire nécessaire. Alors le 23 septembre, nous serons dans la rue pour être respectés. (Applaudissements) Nous allons marcher aux côtés des salariés, aux côtés des retraités, parce qu’il faut que le pouvoir recule, il faut sauver la retraite par répartition, il faut pouvoir dire à ceux qui entrent aujourd’hui dans la vie active, parce qu’on les entend partout ces jeunes, et même ces jeunes adultes, jusqu’à 30, même jusqu’à 40 ans, un salarié aujourd’hui qui a 40 ans se dit aujourd’hui : mais est-ce que moi je vais aussi avoir droit à la retraite ? Eh bien oui ! Oui, parce que c’est le maintien de la retraite par répartition qui est en cause. C’est un pilier essentiel de la Sécurité Sociale. C’est l’héritage que nous avons reçu de l’après-guerre et du Conseil National de la Résistance. (Applaudissements)

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Podium à la fin du discours de Ségolène : Guillaume Garot, Ségolène, Denis Weisser, Najat Vallaud-Belkacem (FM pour MEAGSR)

Et si ce pilier-là s’écroule, alors ils abattront tous les autres. Et c’est pourquoi il faut résister sur celui-ci, parce que derrière il y a le pilier de l’égalité d’accès à la santé, qui là aussi, est gravement menacé. Et c’est pourquoi ce combat nous le mènerons pour dire que nous sommes les citoyens de la République Française, qu’on n’impose rien aux citoyens de la République sans en avoir discuté avec eux au préalable, sans apporter en retour la preuve d’une juste répartition des efforts, et sans les avoir consultés par un référendum. (Applaudissements)

« REDRESSER LA PLACE DE LA FRANCE DANS LE MONDE »

Redresser la France, c’est redresser aussi la place de la France dans le monde. L’actuel président de la république a déclaré hier à Bruxelles qu’il était là pour défendre la France. Il a dit ceci en dénonçant les déclarations de la Commissaire européenne, il a dit : « La France a été injuriée, blessée, outragée, humiliée, et je veux la défendre. ». Alors moi je veux mettre les choses à leur juste place, pour vous dire que c’est bien leur politique à eux qui injurie, qui blesse, qui outrage et qui humilie (Applaudissements, « Bravo ! ») la France et les Français tous les jours. Oui, et ce n’est pas excessif de le dire, c’est à cause de ceux qui nous gouvernent que la France est injuriée, et nous, nous voulons du respect. C’est à cause de ceux qui nous gouvernent que la France est blessée, et nous, nous voulons du respect. C’est à cause de ceux qui nous gouvernent que la France est outragée, et nous, nous voulons du respect. (« Du respect »)

Cela me conduit à vous dire comment je conçois le rôle de la France dans le monde, et comment je voudrais qu’elle tienne son rang. La France est une grande histoire, certes pas uniforme, mais avec des moments sublimes, quelques fois des abîmes, et en arrière plan la grande lumière, jamais éteinte, de la Révolution Française, révolution contre toutes les injustices et contre toutes les misères.(Applaudissements) Car la France, c’est plus que la France : la France c’est ce pays qui, comme disait André Malraux, qui n’est jamais aussi grand que lorsqu’il l’est pour tous. La France, ce sont des valeurs exigeantes et belles, proclamées par la Révolution Française, faites contre les injustices et contre la misère. La France ce sont des valeurs universelles qui rayonnent, qui nous obligent aussi, nous, chacun d’entre nous, et que nous devons porte haut pour ne pas décevoir ceux qui on foi en nous. C’est cela, faire tenir à la France tout son rang. Je ne veux pas d’une France qui aurait la tentation de s’éloigner de la scène, de renoncer, de laisse faire. Je ne veux pas d’une France qui laisserait ce monde se casser, éclater en morceaux, en blocs de vies et de pensées hostiles les unes aux autres. Je ne veux pas d’une France qui se résignerait en un mot à sortir de l’Histoire, et nous devons dire haut et fort que nous ne nous reconnaissons pas dans l’abaissement qu’on nous impose aujourd’hui sur la scène mondiale. (Applaudissements) Je vous appelle à ne pas rester les spectateurs muets et apeurés que ce gouvernement voudrait que l’on devienne, car nous avons quelque chose à dire encore au monde, nous avons quelque chose à lui apporter, nous avons beaucoup à faire ensemble.

Les quatre objectifs de la France sur la scène internationale

Les objectifs de la France sur la scène internationale sont simples et fidèles à notre vocation la plus haute : la paix, bien sûr, la sécurité pour les Etats, mais aussi la justice pour les peuples, et le développement pour tous, voilà notre message universel que nous devrons porter en 2012(20 secondes d’applaudissements)

« NOUS SOMMES À MOINS DE DEUX ANS DU CHANGEMENT »

Je compte sur chacun et chacune d’entre vous pour porter haut et fort la parole que je viens de vous donner.  Vous êtes venus très très nombreux, et parfois de loin. Nous nous donnons un formidable courage, et du courage il en faut pour entendre, pour écouter, et pour proposer. Vous me redonnez une formidable liberté, et une force, parce que c’est vous qui allez porter cette énergie, cette énergie dont la France a besoin. (Applaudissements) Repartez vers les citoyens, faites revenir vers vous ceux qui ne croient plus dans la politique, ceux qui attendent désespérément quelque chose qui ne vient pas. Donnez leur la parole, pour que ce projet de la France s’incarne à travers chacun et chacune d’entre vous, à travers chaque Français, chaque Française qui veulent que ça change, et que ça change vraiment pour une France plus juste, plus forte, de progrès pour chacun, pour le respect pour tous, car après 8 années d’échecs pour la France, après ces trois dernières années désastreuses, nous sommes à moins de 2 ans du changement. (30 seconde d’applaudissements, « Ségolène, présidente ! Ségolène, présidente !)

Dans moins de 2 ans nous tournerons enfin la page des politiques qui placent l’avarice et l’irresponsabilité des marchés financiers devant le travail et le sacrifice des Français. Dans moins de deux ans, nous pourrons choisir une politique qui investit dans les classes moyennes, soutient les classes populaires, crée de nouveaux emplois, donne du pouvoir d’achat, et fera croître notre économie pour donner à chaque jeune de France la chance de réussir d’abord à l’école et puis dans l’emploi. Dans moins de 2 ans, nous mettrons fin à cette présidence qui cherche à diviser notre nation parce qu’elle croit que c’est ainsi qu’elle pourra être réélue. Nous pourrons mettre fin à ce gouvernement qui oppose les citoyens entre eux, les quartiers aux quartiers, les régions aux régions, les villes à l’Etat. Oui, dans 2 ans, nous pourrons en finir avec ce pouvoir qui nous demande d’avoir peur et de subir à une époque où nous avons surtout besoin d’espérer et d’avancer. (Applaudissements)

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Podium à la fin du discours de Ségolène Royal (FM pour MEAGSR)

La gauche, en perdant les 3 dernières élections présidentielles, a en quelque sorte contracté une dette envers les Français, car c’est à cause de ses défaites que la France est aujourd’hui entre les mains de l’incompétence et du cynisme. Et par notre travail, par notre unité, c’est comme cela que nous allons incarner une espérance. Et dès aujourd’hui, disons-le ensemble aux Français, que nous sommes avec eux. Unis nous sommes, unis nous demeurerons. Nous resterons ensemble quoi qu’il arrive ; face aux obstacles, nous serons ensemble en dépit de toutes les tentatives pour nous diviser, en dépit de tous les jeux pour nous opposer. Car redresser la France, c’est additionner nos forces et unir nos volontés. Redresser la France, c’est dire non à cette société de toutes les peurs pour bâtir une société de l’espoir qui s’occupe d’abord d’améliorer la vie de tous les jours. Redresser la France, c’est faire briller à nouveau notre devise républicaine : Liberté, Egalité, Fraternité. (« Egalité ! Fraternitéééé ! ») Oui, nous la portons en nous cette devise. C’est notre héritage commun, notre bien commun. Je vous propose de rétablir la République du Respect, vous l’aurez compris, avec la Liberté d’agir, de penser, de critiquer, de créer, avec l’Egalité des chances, et avec, en effet, cette Fraternité que certains ont moquée, mais il faut tenir bon parce que c’est une valeur puissante qui unit les deux autres, c’est la Fraternité qui unit la Liberté et l’Egalité. Certains se sont étonnés de ce mot, et le tourne même en dérision, mais je suis sûr qu’ils vont faire avec nous le chemin, car quand ils voient la monté des divisions, des peurs, ils ne peuvent pas ne pas les voir. Quand ils voient les affrontements, quand ils voient la brutalité de toutes sortes, il faut comprendre qu’il faut tenir bon sur la devise républicaine. La Fraternité, disait Régis Debray, c’est se comporter dans une nation comme des frères et des sœurs, même lorsque l’on n’est pas frères et sœurs. Alors oui, avec la Liberté, avec l’Egalité, et la Justice, et la Solidarité, avec la Fraternité, nous pouvons batir un destin, un avenir commun, un désir d’avenir, vive la République, vive la France !

(Acclamations et applaudissement, « Ségolène, présidente ! Ségolène, présidente ! », Ségolène salue le public, entourée de ses invités et de l’équipe de Désirs d’avenir pendant plus de 10 minutes sur la musique des Black Eyed Peas)

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 11:37

Ségolène Royal à Arcueil« Je m’adresse particulièrement à vous, la jeunesse des quartiers populaires, celle qui est venue voter pour moi massivement en 2007 et qui aujourd’hui se retrouve à l’abandon d’un pouvoir qui n’a tenu aucune promesse. »

Face aux 3500 participants de la Fête de la Fraternité, Ségolène Royal s’adresse, comme elle sait le faire, aux enfants, aux ados, aux jeunes adultes des cités, des banlieues et de tous ces coins de France où la République « de plus en plus indifférente » n’a rien fait « pour éteindre le feu de la désespérance qui couve sous la cendre des illusions perdues ».

Comme toujours, Ségolène Royal  nous surprend. Car, comme toujours, elle ne se contente pas de dresser l’effroyable constat de l’échec de la droite. Elle montre la voie d’une vraie solution de gauche face aux multiples problèmes auxquels sont confrontés les jeunes. Un chemin parfois déroutant pour les habitués des bonnes intentions dogmatiques. Mais cette voix est sans nul doute de gauche car elle est porteuse d’efficacité dans la lutte contre les discriminations et au final, elle mène vers une la justice et un vrai progrès social.

Et cette démarche se résume en une phrase : « Je ne veux pas vous plaindre mais vous motiver. »

 

Ségolène Royal fait le pari de la confiance : les jeunes ont « toutes les clés pour trouver (leur) chemin » à condition d’être bien épaulés.

Bien sûr nous dit Ségolène Royal, il faudra rétablir une République du respect. Bien sûr, il faudra réparer ce que le gouvernement actuel à détruit en particulier dans l’éducation nationale. Mais elle renvoie aussi les jeunes vers leur propre responsabilité :

« Tout simplement, pour réussir, vous devez travailler, travailler dur et d’abord à l’école. Faites-le et dites-le à vos frères et sœurs : on n’a rien sans efforts. Vous le savez parfaitement. Et ce travail et cette réussite ne sont pas seulement importants pour vous et votre avenir. Ce que vous ferez de votre éducation décidera de l’avenir de notre pays. L’avenir de la France dépend en partie de vous ! Tout le travail et les talents de la France métissée doivent nous faire avancer ! (…) Nous avons besoin que vous nous aidiez à relever nos défis les plus difficiles. »

« Il y en a peut-être parmi vous qui n’ont pas d’adultes dans leurs vies qui leur donnent le soutien dont ils ont besoin. Peut-être que dans votre famille, il n’y a pas assez d’argent pour boucler correctement les fins de mois. Peut-être que vous vivez dans un quartier où vous ne vous sentez pas en sécurité, ou que vous avez des amis qui vous poussent à faire des choses que vous ne devriez pas faire. Mais à la fin, rien de tout cela n’est une excuse pour négliger vos devoirs, manquer de respect ou manquer l’école. 

Voilà ce que je veux vous dire plutôt que de supprimer les allocations familiales à vos parents ! »

 

Une fois encore, ce que dit Ségolène Royal sonne juste. Des phrases que l’on n’a pas encore entendues à gauche, mais qui ne manqueront pas d’être reprises car ce sont les marqueurs d’un projet de société, l’esquisse d’une France qui respecte et protège pour mieux encourager et responsabiliser. A écouter le discours d’Arcueil, on comprend bien qu’aujourd'hui plus que jamais, c’est la Fraternité qui permet la Liberté et l’Egalité.

 

Rémi

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 01:40

59814 1518460854156 1613561617 1246984 7863820 n[1]Lors de sa troisième fête de la fraternité à Arcueil, organisée par l’association Désirs d’avenir et sa présidente Ségolène Royal, se sont réunis des journalistes, dont le directeur de la rédaction de Politis Denis Sieffert, des syndicalistes, des hommes et des femmes du monde des arts et des lettres comme Ariane Mouchkine, des ténors politiques de Manuel Valls à Jean-Luc Mélenchon en passant par Arnaud Montbourg, et de très nombreux citoyens.

  

 

Dépassant les bonnes intentions, les simples mots ou les simples gestes, c’est un véritable pacte républicain qui a été scellé à Arcueil.

 

Sans attendre les accords d’appareils politiques, trop souvent pris par leurs stratégies de pouvoir, on a d’abord vu ce samedi à Arcueil, des responsables et de simples citoyens, souvent surpris d’être ensemble, surpris d’avoir osé ce rassemblement, nouer un pacte républicain pour « résister et contribuer au redressement de la France » selon Ségolène Royal.

 

"Il faut vraiment que le pays aille mal pour que des gens qui se sont tirés la bourre se retrouvent ici ensemble" a déclaré Jean-Luc Mélenchon. 60573_455115860928_601940928_5066963_6369542_n-1-.jpg

   

 

C’est en effet parce que la situation est particulièrement grave, après trois ans de présidence de Nicolas Sarkozy, que dans la lutte s’impose un pacte républicain des gauches et au-delà.

 A tous les niveaux le bilan du pouvoir actuel apparaît en effet catastrophique. La situation économique, la remise en cause de droits sociaux, le chômage des jeunes, la précarité et la pauvreté, l’abandon des quartiers, la montée de l’insécurité, l’exercice du pouvoir, les atteintes à l’indépendance de la justice et à la liberté de la presse, les propos racistes, l’image de la France dans le monde, rien ne va. « Nicolas Sarkozy nous avait promis de faire avancer la France à la vitesse d’un TGV et on se retrouve sur le Titanic. » selon la socialiste.

 

Une belle réussite pour Ségolène Royal, face à Nicolas Sarkozy et sa politique, elle a pu constituer un premier pacte républicain qui ne demande qu’à grandir. Il sera difficile aux politiques de gauche de rester dans leur citadelle après ce qui vient de se passer à Arcueil. Rester à l’écart serait laisser passer le train de l’histoire. Rien n’a été décidé à l’avance, rien n’a été calculé, il y avait seulement à Arcueil cette volonté de construire un combat et un avenir communs. Scellé devant les citoyens rassemblés, ce pacte a levé un espoir. A voir la chaleur de la foule, la joie et les applaudissements nourris la flamme de la victoire s’est levée et ne doit plus s’éteindre.

 

Philippe Allard

 Merci à Stéphane Burlot pour la photo de Jean-Luc Mélanchon à la fête de la fraternité.

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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 20:47

 

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Guillaume Garot et Ségolène Royal (AFP/Jeff Pachoud)


 lemondefr pet,17 septembre 2010

Entretien avec Guillaume Garot (PS), député-maire de Laval, proche de Ségolène Royal

Les partisans de Ségolène Royal se retrouvent samedi 18 septembre, à Arcueil (Val-de-Marne), pour la Fête de la fraternité. Trois semaines après l'université d'été du Parti socialiste, pourquoi ce rendez-vous ?

Guillaume Garot : La Fête de la fraternité est une réunion de travail ouverte, à laquelle sont invitées les personnes de différentes sensibilités. Dans la période difficile que le pays traverse, il est important qu'associations, syndicats, politiques et citoyens se concertent puis convergent. Nous allons discuter de l'avenir des quartiers populaires, pour lesquels nous devons adopter une autre réponse que celle des gyrophares usée par l'exécutif.

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Organiser cet événement n'est-il pas, pour Ségolène Royal, un moyen de marquer sa différence avec les autres ténors socialistes et de préparer les primaires ?

Guillaume Garot : Il existe une attente très forte des citoyens vis-à-vis du Parti socialiste et des forces de gauche. Nous devons être aptes à dessiner un projet. Aujourd'hui, le projet socialiste trouve ses origines dans le pacte présidentiel de 2007 que Ségolène Royal a construit. On y retrouve le principe decroissance verte, un mode de développement économique respectueux de l'environnement, que Ségolène Royal a déjà mis en place dans la région qu'elle préside, en Poitou-Charentes. Il contient également la mise en place d'une réelle démocratie participative et la fin du cumul des mandats. Des principes que Ségolène Royal porte depuis des années et que le parti a adoptés. Le pacte présidentiel est la matrice du PS.

Martine Aubry et Ségolène Royal ont, semble-t-il, décidé de se rapprocher, excluant de leur nouveau duo Dominique Strauss-Kahn, un autre présidentiable...

Guillaume Garot : Ce rapprochement est une nouvelle séquence politique. Les relations entre Martine Aubry et Ségolène Royal sont plus simples et directes. Il n'y a pas de victoire possible sans le rassemblement de l'ensemble des socialistes. Les grandes figures du parti doivent être unies. Lors de l'université d'été de La Rochelle, Ségolène Royal a fait un appel à l'unité. Elle doit être entendue. 


Samedi, Ségolène Royal s'exprimera sur le nécessaire redressement de la France en 2012. Le pays sera alors dans un triste état économique, social et moral. Elle tracera les perspectives qu'elle est en mesure d'offrir aux Français.

Ségolène Royal serait donc la meilleure candidate au PS ?

Guillaume Garot : Elle est la seule socialiste à avoir un acquis présidentiel. Elle a fait la preuve qu'elle est capable de mener une dure campagne présidentielle.

Propos recueillis par Eric Nunès

 
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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 15:43

 

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(Jasleen Kaur/Flickr)

Avec un mépris total de la démocratie et une absence incompréhensible de concertation des organisations syndicales, le gouvernement a fait passer hier soir en catimini et en force, un projet du MEDEF, refusé en 2009 à l’unanimité par les syndicats de salariés, qui assure la mainmise de l’employeur sur la médecine du travail.

C’est au détour d’un amendement qui n’a rien à voir avec la réforme des retraites, déposé à la dernière minute sur un projet de loi lui-même examiné selon une procédure accélérée, que le gouvernement a mis à bas l’indépendance de la médecine du travail, principe essentiel qui garantit l’effectivité de la protection de la santé de plus de 15 millions de salariés.

Les services de santé au travail seront désormais placés sous l’autorité de l’employeur. L’organisation de la médecine du travail et les missions de prévention ne seront plus directement confiées aux médecins du travail mais aux directeurs des organismes de santé au travail qui ne seront ni élus, ni choisis par les organisations syndicales ou par les salariés directement mais désignés arbitrairement par l’employeur.

Alors que nous assistons à la montée des troubles musculo-squelettiques et à l’explosion des risques psychosociaux (qui se manifestent notamment par une multiplication des suicides dus à la souffrance au travail), alors que les travaux de nombreux groupes politiques (et notamment ceux de l’UMP dirigés par Pierre Méhaignerie) arrivaient aux mêmes conclusions que les socialistes sur  le nécessaire renforcement du rôle de la médecine du travail, le gouvernement et la majorité ont préféré sacrifier la santé et le bien-être au travail de nombreux salariés.

"De près, de loin", le blog personnel de Jean-Louis Bianco, vendredi 17 septembre 2010

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