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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 23:16

 

36073 1643831103474 1467755058 31608547 5209070 n[1]S’il n’est pas du tout question d’accepter la violence lors des manifestations, s’il faut encore appeler avec force la jeunesse à manifester pacifiquement comme l’a fait la socialiste Ségolène Royal, on ne peut pas non plus rester sans voix sur la situation de ces jeunes arrêtés, jugés en comparution immédiate et condamnés.On ne peut pas accepter que s’installent en France deux justices : une justice dure et expéditive pour les jeunes des banlieues et une justice tolérante pour les puissants.

 

Alors que le ministre de l’intérieur a été condamné pour injure raciale, alors que la mairie de Paris vient de passer un accord avec l’UMP pour retirer sa plainte contre un ancien président de la République, alors que des chèques et des médailles de la légion d’honneur circulent au plus haut niveau de l’Etat, alors que les affaires se multiplient contre le pouvoir, la justice se montrerait aujourd’hui implacable pour les jeunes des banlieues pris dans un mouvement de protestation alors qu’ils ne sont pas connus des forces de police et qu’ils n’ont pas d’antécédents judiciaires.


Encore une fois, nous devons refuser la violence, toutes les formes de violences. Mais, pour les jeunes lycéens qui n’ont jamais été appréhendés, une justice expéditive pour l’exemple n’est pas acceptable. La justice doit rester sereine et ne doit pas être au service d’une répression politique. Il faut laisser le temps nécessaire à la justice de se prononcer, afin que la défense puisse s’exercer pleinement dans cette période de tension sociale qui secoue l’ensemble de la société, des jeunes aux adultes.

 

 Quel avenir offre-t-on à ces jeunes lorsqu’ils démarrent dans la vie avec un casier judiciaire ?

 

Nous nous souvenons de la situation offerte au fils Sarkozy, incapable de réussir ses études mais à qui on offre un fauteuil sur le seul gage de son nom. On connaît aussi le taux de chômage, l’abandon des jeunes, l’absence d’espoir dans les banlieues. Qu’a fait le pouvoir en place pour ces jeunes ? Quel est le résultat de sa politique ?  

 

Rien ne justifie la violence, mais tous condamnons l’injustice dans notre République.

 

Philippe Allard

 

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 13:44

66914_1630339766199_1467755058_31584768_1417123_n-1-.jpgLe Sarkozyme se révèle, chaque jour un peu plus, un système archaïque, fonctionnant sur des schémas dépassés. Que cela soit dans sa façon de gouverner : incapable de réformer la France si ce n’est par la violence, dans sa gestion économique : incapable de lancer de nouveaux défis pour préparer l’avenir, dans sa politique sociale : incapable de porter de nouveaux progrès pour plus de justice, le Sarkozysme est un échec qui a fait perdre du temps à la France.

 Après cette période de reculs et de conflits, l’enjeu de 2012 se révèle donc fondamental. Il ne s’agit pas simplement de proposer une gestion différente de la France avec une dose sociale, mais de porter un autre projet d’avenir pour la France qui ouvre de nouvelles perspectives. 

 

Loin de l’image que certains ont tenté de lui donner pour l‘affaiblir, Ségolène Royal depuis la campagne présidentielle de 2007, a compris l’importance de cette ambition pour relever le défi de notre nouveau monde. Ouverte sur les transformations de ce monde, à l’écoute des nouveaux acteurs, la socialiste a ouvert de nouveaux chantiers qui se révèlent être fondamentaux aujourd’hui.

Que cela soit sur les nouvelles formes de démocratie engageant davantage les citoyens, sur la mutation industrielle et écologique en prenant en compte sa dimension sociale et économique, sur le progrès social pour répondre au défi de l’égalité réelle pour plus de justice, la socialiste a su dépasser le simple programme gestionnaire pour regarder vers l’avenir et donner une ambition à la France.

 

C’est dans ce sens qu’il faut aujourd’hui travailler pour défendre ce nouveau projet, cette ambition. Nous aurons besoin en 2012 de ce nouveau souffle. Pour cela, il nous faut unir et rassembler toutes les forces progressistes autour de Ségolène Royal, tous ces hommes et ces femmes qui se sont engagés pour faire avancer notre pays et avec qui nous devons travailler. Laissons de côté, celles et ceux qui restent et resteront toujours dans de simples manœuvres, des calculs d’appareil, mais sachons ouvrir grand les portes à ces femmes et ces hommes de conviction avec qui nous pouvons construire ce projet. Nous avons besoin d’eux, nous avons besoin de cette unité, de ce rassemblement pour tourner résolument la page et faire gagner la France en 2012.

 

La lutte actuelle pour la retraite montre qu'une vision comptable ne fera pas gagner la France car penser la société de demain avec les données d'hier tue l'espoir. Or, il n'y a pas de socialisme sans utopie, il n'y a pas de socialisme sans espoir de progrès et de justice.



 Philippe Allard

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 01:20

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Ségolène Royal était l'invitée de la matinale d'Europe 1 à 8h15 hier lundi 18 octobre 2010. Elle était interviewée par Fabien Namias.

L'ex-candidate à la présidence de la République s'est longuement exprimée sur le "rejet d'une réforme très injuste" des retraites par les Français, lançant "très clairement un appel aux centristes, à la droite modérée" au Sénat, cette "chambre des Sages", pour que les Sénateurs "invitent le gouvernement à être sage, à être raisonnable", et demandent "au gouvernement de renouer le dialogue, d’ouvrir les discussions".

Ségolène Royal est également revenue sur la descente dans la rue des jeunes, martelant à juste titre : "on a utilisé et déformé mes propos". À propos des jeunes toujours,  elle a proposé "que la question du chômage des jeunes devienne une grande cause nationale". Interrogée par Fabien Namias, elle a parlé du blocage des dépôts de carburant et du "rapport de force" envisagé par le gouvernement Fillon comme une solution pour "retourner l’opinion publique".

Enfin, questionnée par Fabien Namias, Ségolène Royal a abordé le thème du remaniement ministériel, ce "grand désordre institutionnel", en déclarant : "Il faut remettre un peu d’ordre juste dans le pays (...) le gouvernement n’est pas au travail".

Elle a conclu en soulignant : "S’il y a une incapacité à répondre de façon raisonnable et simple, c’est-à-dire reprendre les discussions, c’est aussi parce que le gouvernement est très affaibli par une méthode présidentielle assez cynique, il faut bien le dire."

F.M.

 

Fabien Namias : bonjour Ségolène Royal.

Ségolène Royal : bonjour.

Fabien Namias : vous avez entendu François Fillon hier soir sur TF1, il ne répond pas à votre appel de suspendre le débat sur les retraites, la réforme sera votée cette semaine dit-il. Vous avez perdu la partie ?

Ségolène Royal : je ne crois pas. Vous avez vu ce matin que plus de 70% des Français adhèrent à ce mouvement social. Il y a trois dimensions, dans ce mouvement social. Il y a d’abord le rejet d’une réforme très injuste. Il y a ensuite la résistance à une méthode qui consiste à vouloir passer en force. Et puis il y a enfin une dimension très positive dans ce mouvement, c’est-à-dire une demande, non seulement d’une réforme juste, mais aussi de la défense du modèle social français, et puis de la construction d’un avenir meilleur pour tous.

Fabien Namias : mais ce texte sera vraisemblablement voté cette semaine, c’est ce que dit le Premier ministre, qui siffle en quelque sorte la fin de cette confrontation ?

Ségolène Royal : oui, il l’a fait d’ailleurs de façon assez injurieuse à l’égard de l’opposition, il a parlé d’escroquerie, donc je crois que …

Fabien Namias : en qualifiant vos propositions, euh, votre contre-proposition sur les retraites.

Ségolène Royal : vous savez, on ne gère pas un pays avec des invectives, donc moi je demande au gouvernement d’être raisonnable et de ne plus nier l’évidence. Et puis vis-à-vis du Sénat, je trouve qu’il y a quelque chose d’un peu humiliant de dire comme ça : « Eh bien, peu importe le débat, le Sénat va obtempérer, à la demande du gouvernement. » ; j’ai envie de dire …

Fabien Namias : mais il a la majorité au Sénat, il peut anticiper un vote favorable à cette réforme ?

Ségolène Royal : c’est vrai, il y a la majorité au Sénat. Mais le Sénat, vous savez, on qualifie cette chambre de chambre des Sages. Je suggère que le Sénat, notamment les centristes, et la droite modérée, invitent le gouvernement à être sage, à être raisonnable, comme je le disais à l’instant. On sait bien aujourd’hui, vu…

Fabien Namias : mais être raisonnable, ça veut dire quoi, Ségolène Royal ? Ça veut dire suspendre les débats ? Ça veut dire corriger le texte ? Qu’est-ce qu’être raisonnable ?

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Ségolène Royal : "Je suggère que le Sénat, notamment les centristes, et la droite modérée, invitent le gouvernement à être sage, à être raisonnable. (...) Etre raisonnable, c’est renoncer à cette volonté du rapport de force."

Ségolène Royal : être raisonnable, c’est renoncer à cette volonté du rapport de force. Regardons ce qui se passe dans d’autres pays qui ont eu à conduire des réformes très importantes. Regardez aux Etats-Unis d’Amérique, Barack Obama n’a pas fait le rapport de force, il a associé les Américains à la réforme du système de santé. Au Brésil, le président Lula n’a fait aucune réforme sans démocratie participative, c’est-à-dire sans associer l’intelligence des citoyens, des hommes et des femmes qui ont le droit de dire ce qu’ils pensent de leur avenir. Et la retraite est un bien commun fondamental, c’est un des piliers de la Sécurité sociale, et il ne faut pas s’étonner qu’aujourd’hui les Français résistent et veulent construire autre chose ensemble. [« Justement… », essaie d’interrompre Fabien Namias] Donc il y a aussi une volonté de diriger de façon moderne et respectueuse un pays.

Fabien Namias : mais cette résistance des Français, en tout cas d’une partie des Français, à ce projet sur les retraites, est-ce qu’elle doit se poursuivre au-delà du vote ? Il y a une question qui taraude aujourd’hui, et qui semble diviser les syndicats : si la réforme est votée mercredi, jeudi ou vendredi, on verra bien, est-ce que le mouvement doit se poursuivre au-delà ? Qu’est-ce que vous, vous souhaitez ?

Ségolène Royal : alors prenons les choses dans l’ordre. Ce qui est évident, c’est que plus la mobilisation demain sera déterminée, puissante, et sereine, plus le Sénat, qui se réunit mercredi sera en situation de demander au gouvernement de reprendre le dialogue. La retraite, ce n’est pas un sujet de droite ou de gauche ; bien sûr, il y a des réponses de droite ou de gauche, on le voit bien. Mais la retraite, c’est le patrimoine commun des Français, c’est la Sécurité sociale, il y a une alliance très forte, à l’issue de la guerre, dans le Conseil national de la Résistance pour définir le modèle social français. Et moi je suis convaincue que ce modèle social n’est pas voué à être détruit comme cela nous est proposé aujourd’hui par une droite …

Fabien Namias : donc ça veut dire qu’il faudra continuer le mouvement social dans la rue, dans l’opposition, même si le texte est voté ?

Ségolène Royal : attendez, il peut se passer quelque chose au Sénat, je le dis à l’instant, et moi je lance très clairement un appel aux centristes, à la droite modérée, et bien sûr aux socialistes qui sont au Sénat, qui sont là et qui ont fait un travail formidable avec Jean-Pierre Bel, comme à l’Assemblée Nationale, c’est-à-dire, ils ont fait cet effort pour que le débat démocratique à l’Assemblée Nationale, c’est-à-dire que la démocratie représentative fonctionne bien. Donc faisons confiance. On va voir ce que fait le Sénat. Moi je souhaite que le Sénat, dans une démarche consensuelle, demande au gouvernement de renouer le dialogue, d’ouvrir les discussions. Que se passe-t-il quand il y a des blocages, que ce soit dans une entreprise, que ce soit dans une famille ? On ne reste pas comme ça face à face. Il y a une médiation. Eh bien la chambre des Sages pourrait très bien décider de faire ce travail de médiation et de demander au gouvernement et au président de la République, je le répète, d’être raisonnables, de ne plus nier l’évidence, d’ouvrir les discussions, et enfin de respecter la démocratie parlementaire, et d’apporter une écoute aux Français qui résistent et qui veulent autre chose.

Fabien Namias : Ségolène Royal, vous avez parlé des blocages, vous avez entendu les journaux d’Europe 1 ce matin, il y a toute une série de dépôts de carburant qui sont bloqués, les barrages routiers débutent. Ce blocage, est-ce une méthode que vous encouragez ?

Ségolène Royal : personne ne souhaite le blocage d’un pays, et donc il y a une façon très simple de lever ce blocage, c’est de reprendre le dialogue, c’est de reprendre les discussions, c’est d’écouter…

Fabien Namias : il y a une autre façon, c’est celle qui est indiquée par le gouvernement, celle d’employer la force et les forces de police pour débloquer les dépôts de carburant, ce qui a déjà été fait, le ministre de l’intérieur a dit que ça allait continuer. Vous en pensez quoi ?

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Ségolène Royal : "Je crois qu’ils ont tortils pensent qu’en faisant le rapport de force ou qu’en jouant la surenchère ou qu’en jouant le désordre, ils vont retourner l’opinion publique. Ils se trompent, en cela, et leur démarche est très dangereuse."

Ségolène Royal : pourquoi disent-ils cela ? Ils pensent, et je crois qu’ils ont tort, parce que nous ne sommes pas dans un contexte identique à celui qu’on a pu voir dans le passé, ils pensent qu’en faisant le rapport de force ou qu’en jouant la surenchère ou qu’en jouant le désordre, ils vont retourner l’opinion publique. Ils se trompent, en cela, et leur démarche est très dangereuse. Pourquoi encore jouer, alors, les invectives, les rapports de force, les menaces, alors que c’est si simple de dire : « Ecoutez, nous avons entendu les Français, nous observons cette mobilisation très forte, nous voyons également l’angoisse des jeunes, c’est-à-dire, nous avons aujourd’hui dans la rue toutes les catégories confondues, nous avons toutes les sensibilités… »

Fabien Namias : et les jeunes, justement ? Parce que vos propos ont été diversement interprétés la semaine dernière. Demain il y a une nouvelle journée d’action, ils doivent descendre dans la rue, oui ou non, les jeunes ?

Ségolène Royal : oui, vous avez vu qu’on a utilisé et déformé mes propos. Je les ai là d’ailleurs sous les yeux. J’ai dit au contraire que si les jeunes descendaient dans la rue, ils devaient le faire de façon modérée, parce qu’on sait qu’une partie du pouvoir, que la droite dure cherche les incidents pour décrédibiliser le mouvement. C’est une vieille méthode. Mais aujourd’hui, la France est un pays moderne, est un pays démocratique, et nous attendons une autre gouvernance, nous attendons du respect. Et si les jeunes aujourd’hui sont inquiets, c’est parce qu’ils ont bien compris que l’allongement à 67 ans de l’âge de la retraite va considérablement aggraver le chômage des jeunes.

Fabien Namias : donc leur place est également dans la rue demain ?

Ségolène Royal : mais comme tous les Français, je l’ai dit, qui veulent résister, et à la fois construire et proposer. Moi je propose que la question du chômage des jeunes devienne une grande cause nationale, que nous puissions nouer un pacte de confiance avec les jeunes, c’est-à-dire qu’il n’y ait plus aujourd’hui en France un seul jeune qui ne soit pas soit à l’école, soit en formation, soit au travail, soit en apprentissage, soit en formation par alternance, soit en service civique. C’est d’ailleurs ce que je fais, ce que je mets en place dans la région que je préside, où la question de l’activité des jeunes devient une grande cause nationale.

Fabien Namias : Ségolène Royal… vous avez parlé de gouvernance. Après les retraites viendra paraît-il me temps du remaniement gouvernemental. Un nom est sur toutes les lèvres politiques, celui de Jean-Louis Borloo, qui pourrait succéder à François Fillon. Est-ce que cela changera quelque chose selon vous ?

Ségolène Royal : là aussi on observe un grand désordre institutionnel. C’est maintenant les rumeurs, les annonces par des personnalités diverses et variées, qui annonce le changement de Premier ministre…

Fabien Namias : un changement de Premier ministre, ça changera la donne ?

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Ségolène Royal : "Il faut remettre un peu d’ordre juste dans le pays (...) le gouvernement n’est pas au travail. Et d’ailleurs ceci explique peut-être cela."

Ségolène Royal : mais pourquoi ce déséquilibre, pourquoi cette pagaille gouvernementale ? Il faut remettre un peu d’ordre juste dans le pays, à la fois sur le fonctionnement des institutions, donc on voit un exécutif affaibli, et un Premier ministre qui tous les jours s’attend à trouver un nouveau nom, dans la presse, de celui qui va le remplacer. On voit une espèce de supplice de la goutte d’eau sur les ministres qui ne savent pas s’ils vont rester ou partir, donc le gouvernement n’est pas au travail. Et d’ailleurs ceci explique peut-être cela, s’il y a une …

Fabien Namias : et ça ne changera rien si on change de Premier ministre, c’est ce que vous nous dites ce matin, c’est … ?

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Ségolène Royal : "S’il y a une incapacité à répondre de façon raisonnable et simple, c’est aussi parce que le gouvernement est très affaibli par une méthode présidentielle assez cynique, il faut bien le dire."

Ségolène Royal : je crois que surtout, il y a un désordre que les Français n’acceptent plus. Et d’ailleurs s’il y a une incapacité à répondre de façon raisonnable et simple, c’est-à-dire reprendre les discussions, c’est aussi parce que le gouvernement est très affaibli par une méthode présidentielle assez cynique, il faut bien le dire.

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 17:32

h-4-1868802-1282562552-1-.jpg  Les propos de Martine Aubry, lors de l’émission « A vous de juger » sur France 2, plongent dans le doute une partie de « la gauche » du PS comme le révèle le billet de Pascal Cherki, maire du 14è arrondissement parisien et membre du bureau national du PS.

 

Lors du Congrès de Reims, la « gauche » du PS, affolée par le progressisme de Ségolène Royal, avait préféré se replier sur un soutien à Martine Aubry malgré le pacte de Marrakech avec Dominique Strauss Kahn. Un accord qui ne s’était donc pas fait sur une ligne politique mais seulement sur la volonté commune d’écarter la socialiste pourtant largement plébiscitée en 2006 par les socialistes venus en masse pour la soutenir.

 

Dans l’émission d’Arlette Chabot, se positionnant clairement sur un ticket avec DSK, abandonnant ainsi son alliance stratégique avec la ligne « gauche », Martine Aubry brouille à nouveau les cartes.

 

Au contraire, face à la réforme gouvernementale, Ségolène Royal s’est clairement positionnée dès le départ en faveur du maintien de la liberté de partir à la retraite à 60 ans avec pour le financement une participation plus forte des revenus du capital. La présidente de région socialiste a clairement expliqué l’importance de la prise en compte de la pénibilité dans le calcul des retraites et l’inacceptable allongement de la durée de cotisation alors que les jeunes et les séniors ne trouvent pas de travail. Une réforme totalement injuste et inefficace qu’elle a dénoncée avec force prenant la tête de la résistance pour défendre notre modèle social.

 

En somme « celle » que la « gauche » du Parti voulait placer à droite se révèle être dans les combats politiques sur le terrain la plus socialiste des socialistes…

 

Philippe Allard

 

 

viewmultimediadocument-1-.jpg    Billet de Pascal Cherki.

 

 

 

 

 

 

En prenant connaissance du contenu de l’intervention de notre Première Secrétaire lors de son passage à l’émission « A vous de juger » j’ai eu un doute. Comment Martine Aubry a-t-elle pu, alors que nous sommes en pleine mobilisation contre le projet profondément injuste de remise en cause des retraites par répartition, affirmer son accord avec l’allongement de la durée légale des cotisations ? Et comme, par sa parole, notre Première Secrétaire nous engage tous, je me demande si nous prenons bien la mesure de ce qui est en train de se passer dans notre pays actuellement : à savoir une colère de plus en plus explicite et de plus en plus importante contre un sentiment de profonde injustice qui règne depuis de nombreuses années dans notre pays. J’avoue que je ne comprends toujours pas les motivations qui ont conduit notre Première Secrétaire à faire cette déclaration devant des millions de téléspectateurs. Qu’aurions-nous dit si, en plein mouvement contre le projet de réforme de Devaquet en 1986 François Mitterrand avait manifesté son accord avec une partie de ce projet de loi ? Qu’aurions-nous dit si en plein mouvement contre le CPE, François Hollande avait manifesté son accord avec une partie de ce projet de loi ? C’est pourquoi je ne trouve aucune explication rationnelle à cette déclaration de Martine Aubry. Tout comme je ne comprends pas l’acharnement que mettent certains de mes camarades siégeant comme moi au Bureau National du PS à se prononcer pour l’allongement de la durée des cotisations. Tactiquement cette position est une faute car elle raisonne comme une gifle claquée à la face de millions de salariés mobilisés contre le projet de Nicolas Sarkozy et de François Fillon. Sur le fond, ensuite, elle est éminemment contestable et ce pour plusieurs raisons.

 

Cette position est contestable tout d’abord pour une raison de méthode. On ne peut pas vouloir à la fois construire une réforme des retraites dans la négociation avec les partenaires sociaux et afficher une position qui est rejetée par une écrasante majorité de salariés et deux au moins des principales confédérations syndicales, à savoir la CGT et FO.

Cette position est contestable ensuite sur le plan philosophique. Tout le combat de la gauche et du syndicalisme est un combat pour rendre du temps aux salariés. Pour leur rendre du temps de vie, non marchand, un temps qu’ils pourront utiliser librement pour se reposer, pour profiter de leurs proches et de leurs amis, pour voyager, pour se cultiver, pour s’engager. Ce combat est consubstantiel à l’émergence du mouvement syndical et de la gauche politique depuis l’apparition du capitalisme. C’est le combat pour la réduction de la durée quotidienne du travail, pour la réduction de la durée hebdomadaire du travail, pour le droit aux congés payés et pour le droit à la retraite. C’est l’essence même du combat réformiste, opposé à l’attente du grand soir, et qui consiste à vouloir changer progressivement l’ordre injuste de la société capitaliste.

Cette position enfin est contestable du point de vue économique. Les tenants de l’allongement de la durée des cotisations nous expliquent, à tort, que cette mesure est inéluctable en raison de la démographie mais ils ne prennent pas en compte l’exceptionnelle vitalité de la natalité française, unique en Europe et dans le monde développé. Les tenants de l’allongement de la durée de cotisations nous assènent l’argument de l’augmentation de l’espérance de vie. Mais cet argument n’est pas nouveau car l’espérance de vie ne cesse de progresser dans nos sociétés occidentales et cette progression n’avait pas empêché pourtant que l’on établisse en 1981, lors du premier septennat de François Mitterrand, la retraite à 60 ans fondée sur 37,5 années seulement de cotisations. Ce que l’on feint de ne pas voir c’est que le nombre d’actifs restera stable entre 2010 et 2050 après avoir fortement augmenté jusqu’en 2010. Mais surtout l’on omet de dire trois choses fondamentales dans ce débat. Premièrement, que la productivité qui a déjà été multipliée par 5 entre 1960 et 2010 sera au moins encore multipliée par 2 d’ici à 2050. Deuxièmement, que selon l’INSEE 6 salariés sur 10 sont hors emploi à l’âge de la retraite, les seniors étant écartés de l’emploi en moyenne à 58,5 ans. De même il n’est pas inutile de rappeler que, toujours selon l’INSEE, prés du quart, 23%, des 15-24 ans sont à la recherche d’un emploi. Troisièmement enfin, selon le COR (Conseil d’Orientation des Retraites) le solde annuel en 2050 du déficit maximal du régime des retraites serait de 120 milliards d’euros quand dans le même temps ces trente dernières années ce sont 200 milliards, soit 10% de la richesse produite, qui ont été transférés de la rémunération du travail vers les profits et les détenteurs de capitaux.

C’est pourquoi l’acceptation ou non de l’allongement de la durée des cotisations est un révélateur de la détermination ou non de la gauche à changer dans les vingt prochaines années la donne. Soit la gauche renonce à transformer l’ordre des choses et se place dans la seule optique de « mieux » gérer un système de plus en plus rejeté par la population et alors Martine Aubry a eu raison de donner raison à François Fillon sur l’allongement de la durée des cotisations. Soit la gauche aspire à transformer l’ordre des choses et alors doit envisager la réforme des retraites en lien avec une nouvelle politique économique favorisant le plein emploi, faisant baisser le taux de chômage des jeunes et augmenter le taux d’activité des seniors et posant de manière offensive un nouveau partage des richesses en faveur du travail et non du capital. Dans ce cas la question de l’allongement de la durée des cotisations ne se posera plus dans les mêmes termes.

Faisons très attention sur cette question fondamentale pour les françaises et les français qui n’ont pas la mémoire courte. N’oublions pas combien notre acceptation du « compromis de Barcelone » avait pesé lourd dans la balance lors de l’élection présidentielle de 2002 où à peine 13% des ouvriers et un tout petit peu plus seulement des employés avaient voté pour Lionel Jospin au premier tour de l’élection présidentielle.

C’est pourquoi je recommande fortement à Martine Aubry de rectifier très rapidement le tir et de remettre en perspective la question des retraites avec la question de la bataille pour le plein emploi et pour une nouvelle répartition des richesses.

Je ne souhaite pas et ne nous souhaite pas revivre une quatrième désillusion lors de l’élection présidentielle de 2012.

 

Pascal Cherki

Membre du Bureau National du PS

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 16:32

 


Invitée sur Europe 1 ce lundi matin, Ségolène Royal est apparue toujours aussi déterminée pour sauver, avec la sécurité sociale, le modèle français mis en place après la Seconde guerre mondiale par le conseil national de la Résistance.
 
Pour sauver ce modèle, la présidente de région socialiste croît au pouvoir de la mobilisation "déterminée, puissante et sereine".
Sur l’entrée des jeunes dans cette mobilisation, contrairement au détournement de ses propos, elle leur demande une nouvelle fois de résister d’une "façon modérée". Car elle précise "la droite dure cherche les incidents pour discréditer le mouvement".
 
Mais si la lutte sociale est essentielle dans ce combat contre "une réforme injuste", la socialiste veut encore rechercher une réponse politique à la crise pour rouvrir le dialogue.
Ségolène Royal avait d’abord espéré dans un référendum d’initiative populaire pour provoquer un débat et un vote démocratique mais qui a été rejeté par le gouvernement et insuffisamment soutenu par les autres leaders politiques.
Elle veut croire aujourd’hui à l’action du Sénat en lançant un appel aux centristes et à la droite modérée à intervenir en "médiateurs" pour amener le pouvoir en place à être "raisonnable".
Pour la socialiste, le pouvoir se trompe "en jouant le désordre" pour "retourner le rapport de force". Il faut "renoncer à cette volonté du rapport de force" et ouvrir un vrai dialogue pour sortir de la crise.
Les menaces que fait peser la crise sociale sur le pays devraient inciter les sénateurs à répondre, s’ils veulent apparaître comme "la chambre des sages", à l’appel politique de la socialiste pour sortir du blocage et du désordre.

 

Philippe Allard

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 21:11

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  Blocage des lycées, blocage des raffineries et des dépôts pétroliers, blocage des routiers et des cheminots, grèves et manifestations pour mardi, …. la crise sociale prend chaque jour plus d’ampleur alors que le pouvoir espérait l’essoufflement.

 

Face à un pouvoir sourd aux demandes des citoyens, la crise sociale prend une forme de plus en plus menaçante, va-t-on vers une guerre sociale ?

 

 

L’entrée des jeunes dans la bataille, a donné une force nouvelle au mouvement mais a rendu aussi celui-ci de plus en plus difficilement contrôlable. Si les manifestations des jeunes se sont jusqu’ici déroulées globalement dans le calme, les slogans se font plus virulents contre le pouvoir comme l’ont montré les manifestations de samedi. Ce n’est plus seulement la réforme qui est condamnée mais le pouvoir qui est directement attaqué, permettant à la jeunesse de crier sa haine dans la rue: « Sarkozy au karcher ! ».

 

Après les jeunes, les cheminots et les routiers ont annoncé qu’ils entraient plus fortement dans le mouvement pouvant entraîner la paralysie du pays.

 

 

Dans ce contexte particulièrement tendu, la semaine qui vient pourrait faire basculer le mouvement vers une forme plus dure et difficile à contenir. Or le pouvoir en place, au lieu de rechercher l’apaisement, semble avoir choisi l’affrontement et souffle sur les braises … 

Ce dimanche, au Grand jury RTL-Le Figaro-LCI, le ministre de l’intérieur Brice Hortefeux a directement menacé les salariés grévistes en déclarant que le gouvernement « fera débloquer les dépôts pétroliers ».Le pouvoir en place ira-t-il jusqu’à tirer sur les salariés comme il l’a déjà fait contre les jeunes des banlieues ?

Le durcissement des déclarations des membres du gouvernement montre la gravité de la situation qui en fait perdre le sourire à la ministre de l’économie Christine Lagarde.

 

Refusant de retirer sa réforme pour ouvrir de réelles négociations avec les syndicats, refusant de mettre sa réforme à référendum, comme le lui a demandé la socialiste Ségolène Royal pour trouver un débouché politique, Nicolas Sarkozy est en panne et pourrait entraîner avec lui la panne de tout le pays voire déclarer la guerre sociale !

 

 Philippe Allard

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 16:20

bolsa familia

C’est une mesure sociale simple, mais dont les répercussions sur le Brésil ont été considérables : le programme Bolsa Família, défini dès 2003 par le président Lula (loi n° 10.836 du 9 janvier 2004).

La bolsa família (« bourse famille ») fonctionne donc selon un principe simple : l’Etat brésilien verse chaque mois une aide aux familles « pauvres » et « très pauvres », à condition que leurs enfants soient scolarisés et que leurs carnets de vaccination soient à jour : c’est un « mécanisme conditionnel de transfert de ressources ».

La bolsa família comprend deux parties : une aide de base, et une aide variable, qui est fonction du nombre et de l’âge des enfants. Les aides et les seuils en reais ont été réévalués régulièrement depuis 2003 : ainsi, l’aide de base a augmenté de 36% depuis cette date.

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Source : Ministère brésilien du Développement Social et de la Lutte contre la Faim

L’aide de base est versée aux familles « très pauvres » uniquement : actuellement, 68 reais (29€) pour un revenu mensuel per capita inférieur à 70 reais (30 €), que la famille bénéficiaire ait des enfants ou non. Les familles « pauvres », qui ont des revenus mensuels per capita compris entre 70 et 140 reais (60 €), n’ont pas droit à cette aide de base.

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Source : Ministère brésilien du Développement Social et de la Lutte contre la Faim

L’aide variable est versée aux familles « pauvres » et « très pauvres ». Une aide de 22 reais (10 €) est versée aux enfants scolarisés jusqu’à l’âge de 15 ans, dans la limite de 3 enfants bénéficiaires par famille.

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Source : Ministère brésilien du Développement Social et de la Lutte contre la Faim

Une aide de 33 reais (14€) est versée aux enfants scolarisés de 16 et 17 ans, dans la limite de 2 enfants bénéficiaires.

Ainsi, une famille « pauvre » peut recevoir jusqu’à 132 reais (57 €), et une famille « très pauvre » jusqu’à 200 reais (86 €) ; seulement 0,05% des familles touche la somme maximale de 200 reais.

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Sinela Paranhos Ramos (Anne-Gaëlle Rico/Le Monde.fr)

Cela peut paraître peu, mais ça peut permettre beaucoup : ainsi une jeune mère de famille métisse avec quatre enfants de moins de 10 ans, Sinela Paranhos Ramos, qui gagne 130 € par mois, touche depuis deux ans 58 € par mois, « ce qui me permet de faire mon marché pour deux semaines », raconte-t-elle. Cependant, la bolsa família n’est pas une incitation à ne pas travailler : le président Lula a fortement revalorisé le salaire minimum au cours de ses 2 mandats, qui est passé de 200 reais en 2002 (86 €) à 510 reais (219 €) en 2010. Ainsi, la bolsa família permet, au maximum, de toucher 3 à 4 fois moins que le salaire minimum : il vaut mieux travailler au salaire minimal que de toucher la bolsa família. De fait, les familles qui touchent la bolsa família travaillent plus et plus dur que les autres. L’exemple de Sinela, qui fait de petits ménages hachés et touche 130 € par mois, le montre bien.

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Source : Ministère brésilien du Développement Social et de la Lutte contre la Faim

Il existe des conditions à remplir pour avoir accès à ces aides, en dehors des conditions de revenu. Les enfants et adolescents, de 6 à 15 ans, doivent suivre au moins 85 % des cours ; ceux de 16 et 17 ans, au moins 75 %.

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Source : Ministère brésilien du Développement Social et de la Lutte contre la Faim

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Source : Ministère brésilien du Développement Social et de la Lutte contre la Faim

Les enfants de moins de 7 ans doivent avoir leur carnet de vaccination à jour ; leur croissance et leur développement font l’objet d’un suivi.

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Source : Ministère brésilien du Développement Social et de la Lutte contre la Faim

Les jeunes filles et les femmes enceintes de 14 à 44 ans font l’objet d’un suivi prénatal, tout comme les mères qui allaitent leur enfant et les bébés.

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Source : Ministère brésilien du Développement Social et de la Lutte contre la Faim

Enfin, dans le cadre du Programme d’Eradication du Travail Infantile (Peti), les enfants de moins de 15 ans soustraits au travail, ou pour lesquels un risque existe, doivent suivre 85% d’un programme d’assistance socio-éducative mensuel.

Ces principes étant posés, l’impact de la bolsa família est très important et présente de nombreuses facettes.

La première, et non la moindre, c’est la lutte contre la faim : la bolsa família s’est inscrite dans le cadre de la lutte sans merci contre la faim au Brésil, lancée dès le 30 janvier 2003, 30 jours après l’entrée en fonction du président Lula lors de son premier mandat : le programme Fome Zero, « Zéro Faim ». Le président Lula n’a jamais oublié qu’enfant, dans le Nordeste qu’il a quitté à 7 ans, puis dans la région de São Paulo, il a connu la faim. Sa mère a élevé ses huit enfants seule. Le président Lula a martelé :

« Seul celui qui a crevé de faim sait de quoi il parle. Une chose est de lire [des textes] sur la faim, ou d’en entendre parler ; une autre d’en être victime. Comme la mère de famille qui, au coucher du soleil, devant son feu de bois, n’a pas 300 grammes de haricots à mettre dans l’eau qui bout, ni riz ni lait, et encore moins de pain. Et cela pendant des jours, des mois, des années. »

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Le président Lula avec son badge "Je participe à Fome Zero" (Argosfoto.com.br)

Le thème de la faim dans le programme Bolsa Família est si important qu’un débat a eu lieu pour savoir s’il fallait obliger les bénéficiaires à acheter de la nourriture avec l’argent versé par l’Etat brésilien. Finalement, la gestion de la bolsa família fut confiée à la maîtresse de maison que ce soit la mère, la grand-mère ou la sœur, jugée la plus à même de déterminer les besoins en nourriture de la famille.

L’impact du programme Fome Zero et de la bolsa família a été spectaculaire : en 2003, au début du premier mandat de Lula, 12% de la population souffrait de la faim, soit 22 millions de Brésiliens ; en 2008, ce taux était tombé à 4,8% (9 millions de Brésiliens). Dans le même temps, la malnutrition a drastiquement reculé de 73%.

La seconde facette, très liée à la lutte contre la faim, surtout pour les enfants, c’est l’amélioration de la santé des jeunes Brésiliens, des femmes enceintes et des mères ayant un bébé. Grâce à un suivi vaccinal des enfants, ainsi qu’à un suivi de leur croissance et de leur développement, grâce aussi au suivi prénatal des femmes enceintes et au suivi des femmes allaitantes et des bébés, et à la nourriture que la bolsa família permet d’acheter, la santé des jeunes Brésiliens et des mères, notamment, s’est beaucoup améliorée. Ainsi, la mortalité infantile a été réduite de 58% en 18 ans, entre 1990 et 2008, et de 19% entre 2003 et 2008. Le président Lula disait, en se remémorant son enfance : « Dans le Nordeste, on meurt beaucoup avant l’âge de 5 ans. Si on survit, on devient très résistant. ».

Les améliorations constatées sur l’alimentation des enfants et des adolescents et sur leur santé ont eu un impact direct sur 2 thèmes liés : l’éducation et le travail des enfants et des adolescents. Car l’absence d’argent dans la famille implique souvent le travail des enfants, et donc l’absence d’éducation ; et la mauvaise santé des enfants quant à elle a un impact sur l’éducation des enfants.

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Travail des enfants en Amérique Latine : Tintin sauve un petit marchand d'orange péruvien, Zorrino ("Le Temple du Soleil" d'Hergé, éditions Casterman)

Le président Lula, qui aime les anecdotes, racontait :

« Tous les dimanches, j’allais avec mon père et mes frères couper du bois dans les marécages. J’avais 10 ans. Mon père était un puits d’ignorance, un désastre qui aimait plus ses chiens que ses enfants. Plus tard, j’ai été cireur de chaussures dans la rue. J’ai aussi vendu des oranges, du tapioca, des amandes. C’est sûr que si j’avais eu le choix, il aurait mieux valu que j’aille à l’école. »

Le Programme d’Eradication du Travail Infantile (Peti), qui date des années 1990 et a été intégré au programme Bolsa Família au début du premier mandat de Lula, ce qui lui a donné une nouvelle vigueur, et a eu un impact spectaculaire sur le travail des enfants : le nombre d’enfants âgés de 5 à 14 ans contraints de travailler a diminué de plus de 50% entre 1992 et 2008. Il s’élève aujourd’hui à 1,7 million, soit 5% des enfants de cette tranche d’âge, contre 13% en 1992. Et 1% des enfants qui travaillent sont âgés de moins de 9 ans.

Le travail des enfants de moins de 16 ans est interdit par la Constitution au Brésil, conformément à la convention 138 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), à l’exception des enfants âgés d’au moins 14 ans qui suivent un apprentissage professionnel, et qui peuvent travailler.

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Sertão de l'Etat de Paraíba, Nordeste (Encarta)

Mais, malgré les progrès indéniables enregistrés, la bataille n’est pas gagnée, surtout dans les régions pauvres du Nord (jungle amazonienne) et du Nordeste aride, la zone du sertão, connu comme le « polygone de la sécheresse ». Dans ces régions, plus de 4 enfants sur 10 au travail ont une activité agricole. Et de façon plus générale, qu’ils travaillent ou non, 14 millions d’enfants et d’adolescents brésiliens ne vont toujours pas à l’école.

L’éducation des jeunes Brésiliens s’est fortement améliorée. Mécaniquement, la bolsa família étant soumise à un respect strict de taux d’assiduité élevés des élèves jusqu’à 17 ans, l’impact a été immédiat. À cet impact direct s’est ajouté un impact indirect, celui des enfants qui grâce à la bolsa família ont cessés d’être contraints de travailler, et qui ont donc pu aller à l’école.

Une autre facette du programme Bolsa Família a été le dialogue permanent entre les trois niveaux de pouvoir au Brésil, le niveau fédéral, celui des Etats, et celui des municipalités. Un dialogue qui a été à la base du programme dès le début. Et un programme qui était et reste absolument nécessaire du fait du déséquilibre entre les 5 grandes régions du Brésil, surtout entre les deux régions les plus peuplées, le riche Sudeste (São Paulo, Rio de Janeiro, Belo Horizonte), où Lula vit depuis qu’il a 7 ans, et le pauvre Nordeste (Recife, Salvador de Bahia), d’où est originaire le président brésilien.

De fait, le Nordeste accuse un et retard en matière d’éducation sur les 4 autres grandes régions du Brésil. Un habitant sur cinq est analphabète et six élèves sur dix quittent l’école au plus tard à 14 ans. Lula n’a pas lésiné pour aider sa terre natale à réduire ses handicaps, au point qu’on l’a parfois soupçonné de favoritisme. Mais en choyant le Nordeste, Lula ne fait que rembourser une dette : il redonne un peu de la richesse que plusieurs millions de ses enfants ont, en le quittant, apporté au reste du pays par leur travail, comme Lula, qui est allé travailler dans la région de São Paulo.

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La gestion de la bolsa família a été confiée à la mère, la grand-mère ou la soeur : ici, la maîtresse de maison tient la carte de la bolsa família qu'elle gère (Ministère brésilien du Développement Social et de la Lutte contre la Faim)

Autre facette du programme Bolsa Família, l’émancipation, dans une certaine mesure, des femmes et des « pauvres ». Les femmes, les mères tout d’abord, mais aussi le cas échéant les grand-mères ou les sœurs, se sont vues attribuer la gestion de la bolsa família. Un compte et une carte de débit émise par la Caixa Economica Federal ont été attribués à la maîtresse de maison en priorité. Ce qui a permis une gestion des besoins alimentaires des enfants optimales, comme les chiffres des progrès enregistrés dans la lutte contre la faim en témoignent. Ce qui a également permis de rendre les femmes moins dépendantes de maris, dans une société où la place des mères et parfois fragile : la mère de Lula a élevé seule ses enfants jusqu’à 7 ans dans le Nordeste, avant de se décider à rejoindre son mari qui travaillait dans le port principal de São Paulo, Santos, pour découvrir que son mari avait fondé un second foyer avec une cousine beaucoup plus jeune.

Une émancipation des « pauvres » aussi : les divers programmes sociaux, dont le salaire minimal et la bolsa família, a permis à des millions de Brésiliens de consommer, parfois d’épargner, et de rentrer dans l’économie formelle grâce à un contrat de travail. La conjoncture mondiale porteuse a favorisé le mouvement.

Lula a insisté : « Je veux qu’il s’achètent un réfrigérateur, une télévision, des vêtements, des chaussures. Il faut en finir avec les préjugés anti-pauvres. ». Et il a ajouté : « Si le Brésil a traversé la crise mondiale sans souffrir, c’est grâce aux pauvres qui ont continué de consommer. »

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Indéniablement, un cercle vertueux a été enclenché, qui a permis de réduire la pauvreté et les inégalités en même temps, bien que ces dernières restent importantes. La pauvreté a été réduite de 35% sous Cardoso, le prédécesseur de Lula, à 23% en 2008. En 2007, 1,4 millions de personnes sont sorties du programme Bolsa Família car sorties de la pauvreté. Pour la première fois de son histoire, le Brésil est devenu un pays de classes moyennes, la « classe C » des revenus comme la nomment les Brésiliens, qui passe de 30,9% de la population à 42,3% en 2004 et 51,9% en 2008.

Car avec un coût pour l’Etat fédéral de 6 Md$ en 2008 (4,6 Md€), soit un peu moins de 2% du budget fédéral, il s’agit du plus grand programme de redistribution de richesses au profit des familles pauvres du monde. Le nombre de familles bénéficiaires est passé de 3,6 millions en 2003 à 12,4 millions en 2009, ce qui représente 46 millions de personnes et un Brésilien sur quatre.

Dernière facette de la bolsa família, l’impact sur l’image du Brésil dans le monde et le profit que ce pays en a tiré pour nourrir ses ambitions diplomatiques : « Le Brésil n'aurait jamais été crédible sur la scène mondiale s'ilavait ignoré ses terribles inégalités sociales et sa population mourant de faim ", souligne Marco Aurelio Garcia, conseiller diplomatique de Lula.

Malgré les succès rencontrés sur la bolsa família, la bataille du second tour de l'élection présidentielle en cours, si elle devrait encore voir la réélection de Dilma, dauphine désignée de Lula, va être rude. L’avance de la candidate du Parti des Travailleurs s’est amenuisée : de 12 points dans les urnes au premier tour, elle est tombée à une fourchette comprise entre 4 et 8 points selon les sondages. Les déclarations de Dilma sur Dieu et l’avortement ou l’homosexualité ont troublé son image, les voix des catholiques et évangélistes pratiquants qui se sont massivement portées au premier tour sur la candidate écologiste Marina Silva, membre de la plus nombreuse église évangélique, vont massivement se reporter sur le candidat de droite José Serra qui a annoncé clairement la couleur : « Je suis catholique. ».

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José Serra, à Porto Alegre, le 13 octobre, en campagne avant le second tour de la présidentielle (Jefferson Bernardes/AFP)

Comme tous les moyens sont bons, et que la peur des bénéficiaires de la bolsa família est de perdre le bénéfice de cette aide en cas d’élection de José Serra, ce dernier a déclaré avant le premier tour qu’il s’engageait à maintenir cette aide, même si son parti, le PSBD, a souvent qualifié le programme Bolsa Família de « programme « assistancialste » ». Dilma Rousseff, elle a assuré par la voix de son coordinateur de programme de gouvernement que le problème de la faim restait une de ses préoccupations. « Si elle est élue, elle améliorera la « bolsa família » », a-t-il ajouté.

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Dilma Roussef, candidate du Parti des travailleurs (PT), à l'élection présidentielle au Brésil (AP/Eraldo Peres)

L’exemple de la bolsa família brésilienne, comme nous l’a suggéré la présidente de la Région Poiyou-Charentes, doit nous faire réfléchir, nous, en France.

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Dessin de Plantu

Ségolène Royal lors de son intervention à la convention nationale du PS « La Nouvelle Donne internationale et européenne », déclarait : « Nous adressons tous nos vœux de victoire pour le deuxième tour de l’élection présidentielle » à Dilma Rousseff. Nous nous joignons à ses vœux.

Frédérick Moulin.

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 15:03

68807_1637141816246_1467755058_31595879_662696_n-1-.jpgArticle de Dominique Bertinotti, Maire du 4ème arrondissement :

 

Prétendre que la réforme des retraites ne concerne pas les jeunes est une aberration.

 

Passons rapidement sur l’argument de leur « immaturité politique », brandi par une majorité qui s’obstine au même moment à abaisser à 16 ans la responsabilité pénale ! Les jeunes auraient leur place dans les prétoires, dans les prisons, dans les mêmes conditions et sous les mêmes rigueurs que leurs aînés, mais n’auraient pas le droit d’entrer dans l’arène politique, voilà une étrange conception de l’équilibre des droits et des devoirs de la citoyenneté.

 

Laissons aussi de côté l’absurde « cela ne les concerne pas ». De deux choses l’une : soit cette réforme prétend résoudre durablement l’équation financière des retraites, et dans ce cas, elle intéresse au premier chef ceux qui entament aujourd’hui leur vie active ; soit elle n’y parvient pas et, alors, les jeunes sont les premiers à devoir nous réclamer des comptes, au nom d’un avenir que nous sommes incapables de leur garantir.

 

Oui, les jeunes ont leur mot à dire. Pour la simple raison qu’ils sont les premières victimes de cette réforme.

 

Je pense d’abord aux jeunes travailleurs, ceux qui paieront la réforme en travaillant plus longtemps, et plus durs, pour tous les autres.

                                                        

70 000 jeunes de 17 ans, soit 10% de cette classe d’âge, ne sont dans aucune formation ni contrat aidé. A 18 ans, ils ne sont pas moins de 180 000, soit 22%, à avoir définitivement quitté le système éducatif.

 

Ces jeunes sont précipités dans le marché de l’emploi. Les plus chanceux d’entre eux, qui parviennent à trouver un emploi, sont précisément ceux qui devront attendre 62 ans avant de jouir d’une retraite méritée, alors même qu’ils auront bouclé leurs 41 annuités bien avant cet âge.

 

A cela s’ajoutent les 400 000 apprentis, qui, eux aussi, commencent à travailler bien avant les autres.

 

Inutile de préciser que les métiers auxquels les destine leur fragile formation, quand ils en ont une (16% des jeunes de 20 à 24 ans n’ont aucun diplôme, ni le bac, ni le BEP, ni le CAP…), sont rarement les moins pénibles ! Où est la justice d’une réforme qui fait travailler plus dur, et plus longtemps, les « oubliés » de notre Education Nationale ?

 

Mais la réforme ne se contente pas de s’acharner sur les plus fragiles. Les retraites de tous les jeunes seront profondément amputées.

 

Bien sûr, là encore, les moins qualifiés paieront le plus lourd tribut. Comment constituer une carrière complète, et s’offrir une retraite décente, lorsque le chômage des 15-24 ans dépasse désormais les 25%, à partir d’un socle hors temps de crise solidement arrimé au 20%... Sans compter tous ceux qui, découragés, ont abandonné la recherche d’emploi, le taux d’activité des jeunes en France, à 32%, étant l’un des plus faibles d’Europe (moyenne de 37%, avec 45% en Allemagne, ou 67% au Danemark et aux Pays-Bas).

 

Dans cette population, les jeunes sortis tôt du système éducatif subissent la plus violente discrimination : 49% des jeunes sans diplôme sortis depuis moins de 4 ans du système éducatif sont au chômage ; ils sont encore 27% dans les dix ans qui suivent leur « entrée » sur le marché du travail.

 

Mais cette insertion difficile dans le marché de l’emploi concerne tous les jeunes, la variable d’ajustement des à-coups du marché du travail. Ainsi, le chômage des diplômés de l’enseignement supérieur dans l’année qui suit la fin de leur formation a subi en 2009 une hausse de 18%.

 

A l’autre bout de la chaîne, les 40% de jeunes qui bénéficient d’une formation tertiaire rentrent de plus en plus tard dans l’emploi, soumis à la course aux diplômes dans laquelle se joue leur carrière tout entière. Eux subiront de plein fouet le passage à 67 ans de la retraite sans décote, qui deviendra leur vrai âge de départ à la retraite s’ils ne veulent pas réduire de plus d’un quart leurs futures retraites. 

 

Et pour quelle retraite ? Car il faudra enfin aborder lucidement la question de la justice de la répartition des rémunérations selon les générations. Chacun peut aujourd’hui faire l’expérience d’une très nette différence non seulement dans le salaire d’embauche, mais dans les perspectives d’augmentation au fil de la vie entre les générations entrées dans l’emploi au début des années 70 et celles d’aujourd’hui. Or, la réforme ne demande rien à ceux qui jouissent aujourd’hui d’une retraite garantie et consolidée, quand elle demande tout à ceux qui ne croient même plus aujourd’hui à la promesse d’une retraite méritée.

 

Tous ces enjeux sont liés. N’oublions pas ainsi que la retraite devient de plus en plus le « seul patrimoine de ceux qui n’en ont pas ».

Au fond, la réforme des retraites cristallise des malaises plus profonds et pousse plus que jamais une question tout en haut de l’agenda politique : quelle place notre société fait-elle à ses enfants ? Et comment oser en débattre sans écouter les principaux concernés ? Les jeunes ont raison de s’exprimer, pacifiquement et solidairement. Car c’est leur avenir qui se joue aujourd’hui.

 

 

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 00:32

image_59232071-1-.jpgInvitée d’Arlette Chabot sur France 2, dans l’émission  "A vous de juger", Martine Aubry, dans les pas de Lionel Jospin, a tenu un discours très gestionnaire donnant au Parti socialiste une image rigoureuse de "bon comptable" qui lui vaudra l‘adhésion des couches moyennes supérieures. Il s’agissait visiblement, pour la première secrétaire du PS, de montrer toute la crédibilité de son équipe pour porter un projet d’alternance, un objectif tenu.

Reste que certains trouveront qu’il manque encore, dans la perspective d’une élection présidentielle, ce souffle et cette ambition qui créent la dynamique et soulèvent l’adhésion des catégories populaires indispensable pour gagner l’élection à gauche.

 

Mais c’est surtout dans la dernière partie de son intervention, très attendue, sur la préparation des primaires qu’est venue la surprise. On retiendra en effet de cette émission sa volonté clairement affichée de se recentrer sur le triumvirat avec Fabius et Dominique Strauss Kahn. Si Martine Aubry accepte le dialogue proposée par Ségolène Royal et l’élargit aux autres candidats à ces primaires, on a senti que cela était secondaire et qu’il n’était pas question d’ouvrir la relation privilégiée qu’elle entretient avec le directeur du FMI depuis le congrès de Reims, reconnaissant implicitement le pacte pour 2012. Affichant franchement sa complicité avec "Dominique", elle s’est montrée de fait moins rassembleuse et plus tacticienne.

 

Que recherche Martine Aubry dans ce rapprochement maintenant aussi clairement affiché ? A huit mois du dépôt des candidatures pour les primaires, Martine Aubry a-t-elle pris le risque ce soir d’ouvrir la campagne au PS avec l’offre d’un ticket Aubry/ DSK ? Le discours très technocratique de ce soir, un projet clairement de centre gauche, tend à confirmer l’offre. Pour les autres candidats ou candidates, la seule alternative restant serait de se ranger derrière cette entente comme l’a déjà fait Laurent Fabius (qui après avoir fleureté avec la gauche du Parti se recentre) ou de se porter candidat.

 

Les primaires semblent bien ouvertes …

 

Philippe Allard
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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 00:44

GuyMoquet_7281-1-.jpg  Nicolas Sarkozy, élu président de la République, avait voulu en faire un héros pour les jeunes en imposant la lecture de la lettre de Guy Môquet dans tous les lycées.

 

Alors que la droite sarkozyste lance une polémique contre Ségolène Royal pour ses propos sur TF1, il semble bien qu’ils ont oublié ce qu’ils avaient voulu honorer hier : l’engagement politique des jeunes pour la liberté et la justice …

 

Le 13 octobre 1940, élève au lycée Carnot à Paris, communiste, Guy Môquet a été arrêté pour son engagement politique contre le régime de Vichy, il avait 16 ans.   

 

Soutenant le combat des jeunes contre la réforme des retraites qui va encore accroître demain le chômage et la précarité, la socialiste avait reconnu leur engagement refusant de croire à la propagande gouvernementale d‘une manipulation de la jeunesse.

 

Ce soutien aux jeunes de la candidate de la gauche en 2007 a provoqué une levée de boucliers à droite. Défendre aujourd’hui le combat politique des jeunes devient « irresponsable ». Mais n’est-ce pas plutôt l’irresponsabilité d’un pouvoir autoritaire dont il est question ?

 

L’histoire joue finalement un drôle de tour au pouvoir en place. Une belle leçon d’histoire … qui aime l’esprit critique … et qui se joue de ceux qui voudraient s’en servir pour leur propre gloire.

 

L’histoire de France est trop rebelle monsieur le président !

 

 Philippe Allard

 

 

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