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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 19:04

6909606459_a88ee8f523-1--copie-1.jpg Nicolas Sarkozy avoue y penser en se rasant le matin, midi et soir. Il rêverait maintenant de devenir le capitaine du navire France … Mais que ne l’eut-il fait durant les cinq années passées à la tête de l’Etat !

 

Ségolène Royal, sur Europe 1, dimanche matin, a pris de son côté la barre bien en mains, tenant bon le cap, pour soutenir le capitaine Hollande et conduire à bon port le navire France.

 

Face à l’entrée en campagne de Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal s’est interrogée sur le « niveau du débat politique. ». « Il n‘a pas compris l’enjeu qui est devant lui » a-t-elle déclaré.

Pour aider le candidat François Hollande, Ségolène Royal veut apporter son expérience, son engagement, ses combats pour le changement en 2012.

 

Ségolène Royal, dans la gauche, entre partisans d’une ligne radicale et ceux soutenant une ligne plus réformiste, apporte son pragmatisme. Elle adopte ces deux socialismes et en offre la synthèse en s’adaptant aux réalités du monde actuel.

On peut ainsi parler de ségolénisme, dans le sens où cette ligne est vraiment la marque de Ségolène Royal qui lui vaut d’ailleurs de trouver des soutiens dans les deux franges opposées de la gauche.

La socialiste ne veut pas « d’une idéologie globalisante », elle prône un socialisme entre réformisme et radicalité. Ségolène Royal a très clairement répondu aux journalistes en définissant la voie de son engagement : « il y a des domaines qu’il faut consolider, il y des domaines qu’il faut réformer et il y a des domaines qu’il faut changer radicalement ».

C’est cette ligne politique qui lui donne l’audace d’un discours très radical, que beaucoup de socialistes n’ont pas, lorsqu’il faut transformer par l’action politique ce qui ne marche pas.

Notamment elle n’a pas peur de ce discours radical pour s’attaquer au pouvoir financier qui l‘emporte aujourd‘hui sur le pouvoir politique. Ainsi, sur la question de la Grèce, Ségolène Royal a condamné fortement la politique imposée, « cette lâcheté collective », qui n’a pas osé s’attaquer aux grandes fortunes qui ont « racketté » ce pays alors que « c’est plus facile de taper sur les pauvres, de taper sur les smicards, de taper sur les services publics, d’exiger la régression ultralibérale. »

 

Ségolène Royal, c’est un engagement pour faire avancer le socialisme et assurer un véritable changement en 2012. Elle a pu revenir sur un certain nombre d’engagements qui lui sont chers :

C’est notamment son engagement en faveur des quartiers populaires. Elle constate avec agacement l’incapacité de l’actuel gouvernement à répondre à cet « enjeu fondamental » alors que Nicolas Sarkozy avait pourtant annoncé un plan Marshall pour les banlieues. Mais rien n’a été fait. Considérant que ces quartiers sont « une partie de la solution » à la crise, Ségolène Royal veut une réelle politique pour aider les talents à s’épanouir, dont la France a besoin pour la relance économique.

On y trouvera également son engagement pour la démocratie. Elle a rappelé qu’il ne faut pas avoir peur de la démocratie bien au contraire car elle peut favoriser une dynamique en remettant toute une société en mouvement permettant les réformes nécessaires. Les choix, les décisions politiques ne peuvent pas être laissés à un petit monde d’experts. « On en a assez du gouvernement des experts » déclare-t-elle. Ségolène Royal veut « revivifier les quatre niveaux de la démocratie » : participative, parlementaire, sociale dans l’entreprise et territoriale. Elle refuse, sur un thème aussi essentiel, la proposition du referendum de Nicolas Sarkozy, « une opération de communication de dernière minute à la fin d’un quinquennat ».

On y trouvera sa volonté d’un volontarisme d’Etat pour mener les réformes de structure, pour la réforme bancaire, pour lutter contre la désindustrialisation en luttant contre la délocalisation de nos activités (parfois par des actions radicales contre une vision libérale), pour assurer la relance économique et permettre de relever les bas salaires, pour mener la révolution écologique.  

 

Combien de fois ses détracteurs ont cru le navire Royal coulé … il faudra encore attendre … car Ségolène Royal, tenant bon le cap s’est montrée une nouvelle fois insubmersible.

 

Philippe Allard - Photo © Razak

 

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 13:16

2266993314_a2baed9391-1-.jpg            Après cinq années passées au service des plus riches, Nicolas Sarkozy soucieux d’apparaître comme le candidat du peuple, annonce qu’il entend désormais user régulièrement du referendum. Et bien parlons de l’usage du referendum comme mode de gouvernement !

Nicolas Sarkozy joue en fait la carte de la démocratie directe contre la démocratie représentative. Or, l’opposition entre ces deux modes de délibération appartient au passé. En effet, depuis 2007, du Poitou-Charentes à la Meurthe et Moselle, du Creusot à Arcueil, en passant par Grenoble ou le 4ème arrondissement de Paris, un vent démocratique nouveau souffle sur nombre de collectivités françaises : la démocratie participative. Associant étroitement les citoyens aux décisions prises par les élus, cette méthode de gestion des affaires de la cité concilie démocratie directe et démocratie représentative. Efficace et citoyenne, c’est le nouveau visage de la démocratie du XXIème siècle.

Alors oui, la modernisation de nos institutions ne passe pas par le recours systématique et dévoyé au referendum tel que le conçoit le Président-candidat. Si l’initiative référendaire n’est pas en soi à proscrire, les modalités de son exercice doivent être redéfinies à l’aune d’une exigence de participation des citoyens et à celle de la définition des enjeux majeurs de notre devenir collectif.

Rien ne serait pire que d’encourir le risque de l’instrumentalisation politicienne au service du pouvoir et de l’émergence d’un populisme dont l’histoire nous a appris que souvent il débouchait sur des régimes autoritaires. La stigmatisation des « publics » jetés en pâture à un peuple en colère, tels les chômeurs et les étrangers, obsession du candidat du clivage et de la division des Français, sont là pour nous le rappeler.

Rien ne serait pire que de réduire le débat au clivage binaire du oui contre le non. Dans un monde de plus en plus complexe, il est inconcevable de ne pas offrir la possibilité aux citoyens de prendre la parole, d’affiner un texte, d’avancer des contre-propositions, de suggérer des ajustements, de présenter des amendements.

Rien ne serait pire que le referendum soit la démocratie de « ceux qui veulent » contre « ceux qui ne veulent pas ». Ce serait alors une démocratie bipolaire, une démocratie prémâchée, une démocratie des faux choix.

Car effectivement, la crise économique et sociale invite à reconsidérer en profondeur la façon dont les nations conçoivent leur organisation. Je rejoins Pierre Rosanvallon lorsqu’il déclare qu’ « un pouvoir n’est désormais considéré comme pleinement démocratique que lorsqu’il est soumis à des épreuves de contrôle et de validation à la fois concurrentes et complémentaires de l’expression majoritaire».

Face à l’impératif de modernisation de nos institutions, la voie d’avenir proposée et mise en oeuvre par Ségolène Royal et d’autres élus, c’est la participation des citoyens à la construction des projets et des décisions publiques.

L’impératif d’invention démocratique est une projection dans le temps de la souveraineté partagée et des décisions co-construites entre élus et citoyens. Aujourd’hui dans mon arrondissement, tout aménagement de l’espace public et toute projection dans le futur ne peuvent se concevoir sans l’appel aux citoyens. C’est la démarche que j’impulse régulièrement par la constitution d’ateliers citoyens fondés sur le tirage au sort sur listes électorales.

Il devient évident que ce qui est réalisé au plan local peut aussi l’être au plan national. Plateformes de consultation, jurys citoyens, conférences de consensus sont l’avenir de la modernisation de nos institutions pour une France juste et à nouveau rassemblée comme le propose notre candidat François Hollande.

Notre société ne demande qu’à être traitée en adulte, voilà le véritable avenir de notre démocratie.

Dominique Bertinotti

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 17:49

kadhafi-sarkozy-1-.jpg   En 2007, Ségolène Royal avait souhaité replacer la bataille des valeurs dans le combat politique. Elle avait alors subi les dures attaques des partisans d’une certaine gauche, dénigrant son combat. Après cinq ans de sarkozysme, on voit bien qu’elle avait raison. La gauche doit reprendre la bataille des valeurs car les valeurs du sarkozysme ne sont pas les nôtres, ce ne sont pas les valeurs de notre République sociale et humaniste.

 

 La gauche défend la démocratie face aux tyrannies et aux dictatures. Lorsque Nicolas Sarkozy veut en rabattre sur la démocratie pour ouvrir grand les portes de l’Elysée aux dictatures, au nom de la realpolitik, il défend des valeurs qui ne sont pas les nôtres. La démocratie est un droit fondamental de tous les peuples pour la gauche.

 

 La gauche défend la fraternité, face aux égoïsmes, contre l’exploitation de l’homme par l’homme. Le slogan « travailler plus pour gagner plus » n’est pas notre valeur, il véhicule un  comportement égoïste, de valorisation de soi et fait oublier le fondement essentiel de la République : la solidarité.

 

La gauche défend l’humanité. Pour nous il n’y a pas de civilisations inégales, tous les hommes sont égaux. Nous savons trop les apports mais aussi les terribles heures noires de notre histoire. Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur les barbaries que notre civilisation a connues et les résistances qu’elles ont suscitées.

 

La gauche défend le progrès. Les sociétés ne sont pas figées, la gauche n’est pas conservatrice. Elle condamne un ordre moral imposé et souhaite accompagner les évolutions de la société. La famille a beaucoup évolué. Aujourd’hui des couples de même sexe se forment et aspirent à vivre leur amour comme les autres.

 

On ne peut pas être de gauche et soutenir le sarkozysme. Au premier tour la gauche sera représentée par différentes sensibilités. Au deuxième tour, la gauche n’aura qu’un candidat pour affirmer nos valeurs communes qui sont à l’opposé de celles portées par Nicolas Sarkozy.

 

Philippe Allard

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 17:02

6102289677_a45e3a4587-1-.jpgSégolène Royal a réuni, samedi à Paris, les adhérentes et les adhérents de l’association Désirs d’avenir, dans une salle prévue trop petite pour le nombre de militantes et de militants présents.

Revenant sur ses combats depuis cinq ans, rien ne semble pouvoir atteindre la volonté d’avancer de cette femme politique hors du commun. Malgré les attaques, malgré les défaites, Ségolène Royal garde la flamme de ses convictions.

Engagée dans la vie politique, elle en a fait sa vie. Mais ne lui demandez pas de se ranger. Ségolène Royal est là pour faire bouger les lignes. Elle n’a pas peur de braver les conformismes pour faire avancer les idées de la gauche et pour lui redonner le sens de son combat, pour l’humanité.

Elle bouscule, elle agace, elle se lève, dénonce, pourfend, elle propose, met en forme dans sa région, prouve qu’elle avait raison, ses idées s’imposent, ses idées sont largement reprises mais jamais sous son nom. Certains, au sein même de son parti, tentent de la supprimer des photos officielles, mais on n’efface pas une pensée.

 

Malgré les dires de ses détracteurs, Ségolène Royal impose une ligne politique à gauche qui lui vaut de conserver des soutiens fidèles. Considérés comme « ségolâtres », ces femmes et ces hommes, engagés, défendent une autre façon de faire de la politique. Mal à l’aise dans les luttes de pouvoir internes au PS, ils préfèrent parler de politique, proposer, participer. Ségolène Royal trace la route, ils se retrouvent dans les orientations qu’elle défend. On peut parler de Ségolénisme.

 

            « Je crois, moi, aux idées qui aident à imaginer un autre avenir crédible et à l’action obstinée, ancrée dans le réel, pour faire bouger les choses ». Ségolène Royal, 26 août 2005. 

 

            On lui doit d’avoir cerner l’importance du combat pour la démocratie au XXIè.s. Alors que Nicolas Sarkozy préférait ouvrir grand les portes de l’Elysée aux dictateurs, Ségolène Royal relançait le combat pour la démocratie, contre tous les pouvoirs aristocratiques ou oligarchiques. Après les révolutions arabes, avec les aspirations des peuples du monde, qui peut aujourd’hui douter de l’importance de ce combat au XXIè.s ?

Ségolène Royal propose de poursuivre cette grande aventure sous toutes ses formes : la démocratie sociale dans l’entreprise, la démocratie parlementaire, la démocratie participative et la démocratie locale.

Ségolène Royal a su redonner à la France des lumières cette grande aspiration, car elle a toujours été convaincue qu’il ne peut y avoir de bonne gouvernance sans une démocratie qui fonctionne bien. Mais le combat est loin d’être achevé, il reste encore beaucoup à faire pour « faire entendre la voix des sans voix ». Le Ségolénisme est d’abord un combat pour la démocratie.

 

            On lui doit d’avoir redonner du sens au combat pour les valeurs de la République : pour la liberté, pour l’égalité et pour la fraternité. La gauche a toujours été dans ces combats. Ségolène Royal rappelle l’importance de lier la liberté et l’égalité, fondement de notre République. Elle s’est battue pour redonner toute sa place au combat pour la fraternité, le lien essentiel de la nation. Cette fraternité qui nous fait refuser le chacun pour soi, l’égoïsme de celui qui peut gagner plus, sans penser à celui qui aura moins.

La gauche défend une idée de la nation qui n’est pas partagée par tous, pour la reconnaissance de la France métissée, de ce peuple nourri de toutes ces richesses humaines.

Ce fut un combat essentiel pour Ségolène Royal, pour redonner à la gauche le sens de notre République, le sens de ces valeurs, le sens des combats de notre histoire, avec ses heures de gloires et ses temps de malheurs. La gauche ne doit pas avoir peur d’arborer notre drapeau, et de chanter notre hymne, la Marseillaise, car ils sont les symboles du combat d’une nation pour la République. Le Ségolénisme c’est aussi un combat pour les valeurs humaines de la République. 

 

            On lui doit l’ouverture des nouvelles perspectives de la gauche, pour un socialisme du XXIè.s. Le ségolénisme propose une vision progressiste.

C’est d’abord l’excellence environnementale. Ségolène Royal en a fait sa priorité pour la protection de l’environnement mais aussi pour la dynamique économique avec la croissance verte et pour la justice sociale car cette mutation ne doit pas se faire contre les catégories les plus fragiles.

C’est ensuite l’ordre juste : qui peut aujourd’hui avec la crise internationale contester cette expression face à un capitalisme financier prédateur ? Le rôle des Etats est fondamental pour instaurer un ordre contre la loi du plus riche. Ségolène Royal redonne à l’Etat sa place centrale. 

C’est également, dans ce bouleversement du monde avec la mondialisation, la volonté de combattre pour imposer une mondialisation plus humaine et refuser la résignation face aux forces de l’argent. 

C’est enfin la farouche volonté de poursuivre la construction européenne pour les Etats-Unis d’Europe, pour une Europe « sociale et humaniste », une Europe pour les peuples, une Europe modèle pour vaincre « l’ensauvagement du monde ».

Le Ségolénisme c’est également un combat pour un socialisme du XXIè. Siècle, pour refuser la résignation, pour ouvrir de nouvelles perspectives.

 

            La politique est un engagement long et difficile, un combat, avec ses victoires et ses défaites. Il ne faut pas avoir peur des défaites lorsqu’on a des convictions à défendre. Samedi, Ségolène Royal est repartie au combat. « Nous, socialistes, avons plus que jamais le devoir de ne pas nous résigner » Ségolène Royal

 

Philippe Allard

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 18:10

le-20lievre-20et-20la-20tortue-1-.jpg Nicolas Sarkozy prépare ce soir sa grande intervention sur presque toutes les chaînes de télévision réquisitionnées pour l’occasion. 

 

Comme toujours, depuis la nuit de Fouquet’s, il n’y a pas beaucoup de mesure dans la conduite de cet homme. Tout semble permis, lorsqu’on dirige l’Etat. Il suffit de demander pour être servi.

On est tellement loin de ce que vivent les Françaises et les Français alors que la crise frappe et jette à la rue un nombre croissant d’entre nous.

Visiblement l’homme n’aura pas appris grand-chose, depuis cinq ans, sur ce qu’on attend d’un Président de la République représentant la France. Quelle bien triste image pour nous tous !

Le quinquennat s’achève comme il aura commencé : dans la démesure pour l’ambition d’un homme. 

 

Nicolas s’offre donc une très grande partie des médias pour un grand numéro de vendeur de rêve … C’est que son propre avenir semble menacé, la situation est inquiétante alors que toutes les enquêtes d’opinion annoncent une déroute en 2012, face à François Hollande.

Décidément cette course présidentielle s’apparente à une fable : l’un s’agite et virevolte c‘est le lièvre, l’autre mène sa route avec détermination c‘est la tortue. Au final, la fable donne bien sûr la victoire à la sagesse et l’échec à l’inconstance…

 

D'où vient le vent, il laisse la Tortue
Aller son train de Sénateur.
Elle part, elle s'évertue ;
Elle se hâte avec lenteur.
Lui cependant méprise une telle victoire,
Tient la gageure à peu de gloire,
Croit qu'il y va de son honneur
De partir tard. Il broute, il se repose,
Il s'amuse à toute autre chose
Qu'à la gageure. A la fin quand il vit
Que l'autre touchait presque au bout de la carrière,
Il partit comme un trait ; mais les élans qu'il fit
Furent vains : la Tortue arriva la première.

Jean de La Fontaine 

 

Philippe Allard

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 14:27

110509080720744 91 000 apx 470 [1] Est-ce voulu ? Est-ce un oubli surprenant ? Les commentateurs ont été tous surpris par l’absence de référence à la candidate de 2007, Ségolène Royal, lors du meeting du Bourget.  Alors que le candidat de 2002, Lionel Jospin, à qui les socialistes doivent leur plus grave défaite, était honoré, celle qui fut la première candidate du deuxième tour de l‘élection présidentielle, était semble-t-il rayée de la carte postale socialiste ! 

 

Absence ? Pas tout à fait en réalité … plutôt une victoire sans nom …

 

Ségolène Royal, souvent seule, décriée, vilipendée, a fait beaucoup avancer la gauche pour gagner l’élection présidentielle.

 

L’élection présidentielle est une élection particulière, puisque le candidat représente une famille politique mais il doit aussi montrer qu’il sera capable de représenter toute la France dans sa diversité, en affirmant, et défendant nos valeurs communes.

 

« La nation », le terme faisait peur. La gauche l'avait abandonné à la droite et l’extrême droite. Ségolène Royal a su avec force reconquérir cette valeur. La nation, c’est au-delà des origines, des situations personnelles, l’unité d’un peuple pour défendre ensemble les valeurs de la République. Il ne faut pas laisser à d’autres la possibilité d'en changer le sens. Il ne s’agit pas de baisser les armes dans le combat politique, de renoncer à nos engagements. Bien au contraire, il s’agit de conquérir le cœur de la nation car la gauche a toujours défendu les valeurs de la République : la liberté, l’égalité et la fraternité.

 

François Hollande entend poursuivre le « rêve français », ce rêve de la Révolution française, du conseil de la résistance, de 1981, ce rêve d’une société juste qui offre le progrès pour tous. Ce rêve que certains ont voulu interrompre en défendant le culte de l’argent. La gauche a aujourd’hui trouvé son leader pour porter sa voix et défendre nos valeurs communes, oubliées par le pouvoir en place, les valeurs de la nation.

 

Quel a pu être l’émotion de Ségolène Royal, en entendant à la fin du discours de François Hollande, s’élever le chant de la Marseillaise alors que les drapeaux bleu, blanc, rouge flottaient dans la salle ? On a tellement caricaturé son combat.

Quelle plus belle victoire de voir aujourd’hui toute la famille socialiste, debout, et criant à pleine voix « allons enfants de la patrie … ».

 

La gauche peut accéder à la Présidence de la République. Ségolène Royal a réussi à rendre la nation à la gauche.

 

Merci Madame !

 

Philippe Allard

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 18:18

article_hollande-boulogne-1-.jpg Placé très largement en tête dans les sondages, François Hollande bénéficiait du fort rejet de la politique de Nicolas Sarkozy. Avec le discours du Bourget, François Hollande passe d’une vote de rejet à un vote d’adhésion.

 

Il s’élève au-dessus des sarkozysmes, des lepénismes et autres « ismes » partisans, pour proposer aux Françaises et aux Français de répondre aux attentes de la France. Car son premier adversaire, ce n’est pas les candidates et candidats qui vont s’opposer à lui, mais « le monde de la finance », ce qui conduit la France et les pays européens dans la récession et la crise.

 

La première attente c’est le redressement de la France. Celui-ci passe par l’entente franco-allemande pour une autre politique européenne et le rétablissement des comptes publics. La gabegie de l’action de son prédécesseur, avec des cadeaux fiscaux inutiles, a aggravé les déficits au lieu de les réduire. François Hollande apporte la garantie d’une gestion rigoureuse de l’Etat avec une ferme volonté de relancer notre appareil économique. 

 

La seconde attente c’est la justice. Il s’agit de tourner la page avec un septennat qui fut un mauvais rêve. « Je serai le président de la fin des privilèges » lance François Hollande. Il se place résolument à gauche, expliquant aux Françaises et aux Français qu’il ne peut y avoir de bonne gestion sans le souci de l’équité, de l’égalité.

 

François Hollande, au Bourget, dans ce département de la Seine-Saint-Denis, est allé encore plus loin. Au-delà de ce nécessaire redressement avec justice de la France, il inscrit son quinquennat dans le retour au « rêve français » de la République. C’est que depuis la Révolution française, la France, avec la République et la démocratie, s’est donnée l’ambition d’améliorer la vie de ses habitants, d’offrir aux générations suivantes une vie meilleure. Ce rêve a été brisé durant les cinq dernières années au nom d‘une idéologie libérale du chacun pour soi. C’est l’engagement, le seul engagement que veut prendre François Hollande devant la nation, celui d’améliorer la vie de la jeunesse, de toute la jeunesse colorée, car reprenant l’expression de la candidate de 2007, Ségolène Royal, « la France n’est pas le problème mais la solution ».

 

En se plaçant au-dessus de ses adversaires dans la course présidentielle, François Hollande s’est donné l’étoffe d’un président. Comme, il l’a rappelé rien ne lui a été donné. Au Bourget, il a revêtu l’habit du Président de la République. Les militants socialistes venus en nombre l’ont bien senti. Son discours s’est achevé par un immense cri venu de la foule, un cri d’espoir. La gauche vient de se trouver son nouveau leader pour diriger la France.

 

Philippe Allard

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 21:04

elysee-sarkozy-carla-bruni-1-.jpg             L'année 2011, a vu le Parti socialiste ouvrir une nouvelle page démocratique avec l'organisation des Primaires. Avec Ségolène Royal nous avons soutenu fortement ces Primaires. Malgré les réserves, les oppositions de certains socialistes, ces Primaires ont été un grand succès pour le Parti socialiste. Elles ont permis de nous tourner vers les citoyens, d'ouvrir le débat et de faire émerger de nouvelles personnalités. Cette réussite ne doit pas s'arrêter là, elle doit maintenant nous permettre de regarder vers l'avenir, pour poursuivre la rénovation du fonctionnement de notre parti, la principale force politique à gauche. La rénovation c'est l'adaptation nécessaire du fonctionnement des Partis, c'est une évolution démocratique.

Il faudra notamment en 2012 proposer une rénovation de nos congrès pour permettre un réel débat et des choix clairs adoptés par les militantes et les militants. J'entends dire qu'à Soférino, certains escomptent fermer le prochain congrès, les listes seraient déjà closes. Certains envisagent même de constituer leur motion, avec leur clientèle, comme c'était le cas dans cette autre époque, celle avant les Primaires. Est-ce bien sérieux ? La campagne présidentielle va nous permettre d'accueillir des militantes et des militants, en grand nombre nous l'espérons. Ils devront être associés aux orientations à venir. Celles et ceux qui veulent refermer le Parti, ces conservateurs, se trompent d'époque et de Parti !

 

Avant tout, l'année 2012 qui s'ouvre doit être celle de la victoire de notre candidat François Hollande à l'élection présidentielle.

 Les qualités de l'homme, une personnalité droite, à l'écoute, ouverte au dialogue, et ses choix politiques lui ont permis de rassembler largement sur son nom lors des Primaires.

 En cette année 2012, la victoire de François Hollande à l'élection présidentielle est nécessaire, pas seulement pour la gauche, mais plus largement pour notre pays.

 Au-delà des dernières tentatives pour flatter l'électorat, rien ne pourra effacer les échecs du pouvoir de Nicolas Sarkozy. Ce n'est pas en quelques semaines qu'on édifie un bilan de cinq ans. Sa conception beaucoup trop libérale a aggravé les inégalités. Sa façon de diriger et les déboires de ses équipes au pouvoir ont donné une image très négative des fonctions publiques, alors qu'il faudrait au sommet de l'Etat "servir et non se servir". Son incapacité à définir de grandes orientations, son manque de vision, a nui à la dynamique de la France.

On est loin du volontarisme proposé par la candidate socialiste de 2007, Ségolène Royal : pour faire de la France le pays de l'excellence environnementale, pour relancer l'éducation, pour ouvrir un avenir aux quartiers, pour définir une politique industrielle ambitieuse et sauver nos emplois, pour relancer la construction européenne, pour ouvrir de nouvelles relations avec les pays du Sud. Rien n'a été fait depuis cinq ans si ce n'est de mettre en avant la puissance de l'argent.

 

Avec sa mesure, avec sa raison, avec sa force tranquille, nous attendons beaucoup de François Hollande.

 

Philippe Allard

 

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 04:00

 

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Ségolène Royal et le président burkinabé Blaise Compaoré vendredi 25 novembre 2011

VIDEO EXCLUSIVE / DECLARATIONS / PHOTOS / REPORTAGE Ségolène Royal, présidente de l’Association Internationale des Régions Francophones (AIRF), assistait à l’assemblée générale de l’association jeudi et vendredi au "Pays des Hommes Intègres", traduction du ‘Burkina Faso’, à Ouagadougou. Tout un symbole.

Le Burkina Faso est un pays d’Afrique de l’Ouest sans accès à la mer qui a pour langue officielle et administrative le français, face à une mosaïque de 60 langues nationales.

Ségolène Royal était arrivée mercredi dans la journée à Ouagadougou, d’où le perfide : « Bon voyage ! » lancé par Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1 à la fin de son interview le matin même.

L’assemblée générale était placée sous le patronage du président du Burkina Faso, Blaise Compaoré et réunissait 150 participants venus de 145 régions et de 26 pays des 5 continents. Les délégations des pays membres ont débattu des enjeux du développement socio-économique de la zone francophone et ont plaidé pour une répartition plus équitable des ressources mondiales.

 

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« Nous avons besoin de tisser des liens de fraternité afin que nos populations accède à une alimentation saine, au droit à l’éducation et à la santé. », a résumé la présidente de l’AIRF. Ségolène Royal s’est faite l’avocate d’ « un mode de coopération plus juste et équitable afin que les ressources mondiales soient mieux reparties au grand bonheur des pays pauvres ».

Jeudi 24 novembre 2011 était marqué par la réunion de 6 groupes de travail, 3 le matin et 3 l’après-midi, suivie d’un dîner officiel offert par les autorités locales :

-innovation, développement économique et durable, emploi ;

-diversité culturelle et langue française ;

-formation, éducation et jeunesse ;

-service d’appui-conseil ;

-changement climatique, eau et énergies renouvelables ;

-décentralisation, gouvernance et renforcement des capacités locales.

Vendredi 25 novembre était consacré à l’assemblée générale proprement dite, puis au compte-rendu des 6 groupes de travail suivis d’un débat, et à la signature d’accords de coopération entre les régions membres au profit des populations. En séance solennelle d’ouverture, le président de l’Association des Régions du Burkina Faso, Patrice Nikiema, a prononcé un discours, suivi de Ségolène Royal, présidente de l’AIRF, et du représentant du président du Burkina Faso.

  

 

 

Interrogée par la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB) en marge de l’assemblée générale de l’AIRF jeudi 25 novembre, Ségolène Royal a déclaré :

« L’AIRF, elle se mobilise pour que les aides au développement soient plus justes et plus efficaces, parce qu’il n’est pas normal que d’un côté on ait un système bancaire qui gagne autant d’argent, on ait des spéculateurs qui gagnent autant d’argent à l’échelle planétaire, et de l’autre côté, des populations qui souffrent de malnutrition, ce n’est pas normal. Les richesses sont trop inégalement réparties.

Et donc l’AIRF demande et pèse pour que les modes de coopération soient plus justes, soient plus équitables, et en particulier, je l’ai dit tout à l’heure, que la décision du G20, les pays les plus industrialisés de la planète mettent enfin en application la décision de taxer les mouvements de capitaux, et que le produit de cette taxe aille aux pays qui sont les plus en difficulté et qui sont en plus touchés par le réchauffement planétaire. »

 

S2

Ségolène Royal à l'assemblée générale de l'AIRF à Ouagadougou

Le Burkina Faso a vu ses efforts de lutte contre le chômage et l’analphabétisme salués. La présidente de l’AIRF a souhaité encourager le gouvernement burkinabé grâce à une « consolidation des échanges universitaires dans l’espace francophone », et a annoncé la création d’un prix AIRF pour encourager les jeunes artistes, dont certains exposaient justement quelques unes de leurs œuvres.

 

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Ségolène Royal serre la main du Premier ministre burkinabé Luc-Adolphe Tiao jeudi 24 novembre 2011

En marge de l’assemblée générale de l’AIRF, Ségolène Royal a rencontré le Premier ministre burkinabé Beyon Luc-Adolphe Tiao jeudi 24 novembre. Lors de l’entretien accordé par M. Tiao, la présidente de l’AIRF a évoqué l’assemblée générale proprement dite de l’association à Ouagadougou le lendemain : « Nous présenterons demain à la réunion de l’AIRF le cartable francophone que nous allons mettre en place pour les écoles et qui seront fabriqués sur place », a annoncé Ségolène Royal.

Puis les « priorités communes » ont été abordées - « c’est le premier piler des priorités », a souligné Ségolène Royal : développement écologique, lutte contre la pollution, accès à l’eau potable, développement de l’énergie solaire. « Cette rencontre se passe au Burkina Faso qui est un pays francophone dans lequel il se passe énormément de choses dans le domaine culturel, éducatif et aussi du développement écologique », a souligné la présidente de la Région Poitou-Charentes.

Le second pilier a donc été l’éducation« l’éducation, encore l’éducation, toujours l’éducation », rappelle souvent Ségolène Royal : « C’est une préoccupation majeure car il faut augmenter le taux d’éducation afin que la coopération décentralisée entre régions francophones puissent porter sur ce problème concret ».

« Nous avons également échangé sur les politiques de décentralisation car le Premier ministre burkinabè a engagé des politiques de décentralisation qui permettent d’être plus efficace en se rapprochant des gens », a également précisé Ségolène Royal.

La question agricole a aussi été abordée par la présidente de la Région Poitou-Charentes :

« Je suis moi-même présidente d’une région très agricole, j’ai vu que nous avions les mêmes points de vue sur la nécessité de maintenir nos villages vivants avec des populations qui puissent résister à l’exode rural. Des populations qui restent dans les villages, et qui vivent de leur travail et du développement agricole. »

Dernier point abordé avec le Premier ministre : la politique française et le résultat des primaires. Ségolène Royal a sobrement estimé qu’il fallait « maintenant aller de l’avant ».

 

Emmanuel Beth

L'ambassadeur de France à Ouagadougou, Emmanuel Beth, général de corps d'armée et ancien membre du cabinet du Premier ministre Lionel Jospin en 2000

Jeudi 24 novembre au soir, la présidente de la Région Poitou-Charentes a assisté à la réception offerte par l’ambassadeur de France au Burkina Faso à sa résidence. L’ambassadeur de France au Burkina Faso est le général de corps d’armée Emmanuel Beth, qui avait rejoint en 2000 le cabinet du Premier ministre Lionel Jospin. Il a été nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République française au Burkina Faso le 25 août 2010. Le Burkina Faso a été choisi depuis pour accueillir le dispositif de recherche et de localisation des salariés des groupes Vinci et Areva enlevés au Niger le 16 septembre 2010. Une centaine d’hommes en poste à Ouagadougou sous le commandement du général Frédéric Beth, frère d’Emmanuel Beth.

 

Compaore Royal Fasozine 640x

Ségolène Royal et le président burkinabé Blaise Compaoré vendredi 25 novembre 2011

Vendredi, le président burkinabé Blaise Compaoré a reçu en audience l’ex-candidate socialiste à la présidentielle française de 2007. Fait intéressant, les premières dépêches de presse à ce sujet ont été émises par Xinhua, l’Agence Chine Nouvelle, la plus vieille et la plus importante des deux agences officielles d’information chinoises. La Chine est de plus en plus présente dans l’économie burkinabé en particulier et d’Afrique de l’Ouest en général, comme Ségolène Royal le rappellera plus tard dans un point presse.

Les discussions entre la présidente de la Région Poitou-Charentes et le président burkinabé ont porté sur le développement local, l’articulation entre les exigences du développement local et la coopération entre régions, et la coopération entre la France et le Burkina Faso :

« Nous avons partagé sur les questions d'éducation, de santé et sur les questions de relations entre l'Europe et l'Afrique, puisque nous sommes les uns et les autres victimes de la crise financière internationale et que nous avons besoin qu'il y ait des règles de jeu qui mettent le service financier au service du développement économique », a déclaré Ségolène Royal, en écho à ses déclarations à la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB) en marge de l’assemblée générale de l’AIRF le jour-même ; puis elle a repris son idée évoquée plus tôt de mettre enfin en application la décision du G20 de taxer les mouvements de capitaux financiers, « et que le produit de cette taxe aille aux pays qui sont les plus en difficulté et qui sont en plus touchés par le réchauffement planétaire ».

La sécurité alimentaire est un thème qui a également été abordé. « Sur la sécurité alimentaire, Madame Royal a échangé avec le chef de l’Etat burkinabè sur les voies et moyens pour les paysans de garder davantage le fruit de leur travail, qui va généralement dans les circuits de commercialisation. » - un thème qui est cher à la présidente du Poitou-Charentes - ont précisé les services de communication de la Présidence du Faso.

« Enfin, Madame Ségolène Royal a salué "la sagesse, l’expérience, la volonté toujours renouvelée, et les ambitions" du Président du Faso de toujours faire avancer son pays, la sous-région et l’Afrique. », a conclu la Présidence.

Après l’entretien de Blaise Compaoré avec Ségolène Royal, le président burkinabé a reçu le Letton Andris Piebalgs, Commissaire européen en charge du Développement, qui a échangé avec Blaise Compaoré sur la crise politico-économico-sociale en Europe, la coopération régionale – le Burkina Faso a un rôle central dans le maintien de la sécurité régionale – et le développement local

« Dans notre revue à mi-parcours, le Burkina a reçu la note la plus élevée de tous les pays et nous pourrons augmenter l'enveloppe de la coopération à 20%, soit un montant de 100 millions d'euros. », a conclu le Commissaire européen.

Enfin, publié seulement hier dimanche, un article est paru dans le journal burkinabé Fasozine reprenant les principaux passages d’un point presse que Ségolène Royal a tenu vendredi soir à la résidence de l’ambassadeur de France, général de corps d’armée et ancien membre du cabinet du Premier ministre Lionel Jospin en 2000.

Le débat avec les journalistes a porté sur de nombreux thèmes, repris ci-dessous en intégralité.

Concernant le Burkina Faso et l’Afrique, Ségolène Royal a fait plusieurs déclarations.

 

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Point presse de Ségolène Royal à la Résidence de France à Ouagadougou vendredi 25 novembre au soir

Sur sa rencontre avec Blaise Compaoré, le président burkinabé, elle a déclaré :

« Avec le président Blaise Compaoré, nous avons parlé de l’autonomie alimentaire, de la décentralisation, de l’accès à l’eau potable et à l’éducation. Nous avons également parlé de son rôle très éminent dans la résolution des conflits dans la sous-région.

Au cours notre entretien, il a également été question de l’histoire du Burkina Faso. Le président Compaoré m’a donné les raisons de la vitalité culturelle au Burkina Faso, de la coexistence pacifique entre les différentes ethnies. Il m’a notamment dit que parce que le Burkina est situé loin des frontières maritimes, il avait été moins bouleversé par les prédateurs venus d’ailleurs. Le pays a donc su garder ses racines tout en se tournant vers la modernité. L’histoire du Burkina est absolument passionnante.

Le président nous a aussi exprimé ses condoléances pour le décès de Danielle Mitterrand. Il a rappelé que la Fondation France Libertés avait soutenu le Burkina Faso dans la lutte contre la subvention de certains cotonculteurs lors du sommet de Cancun. »

Sur la crise sociopolitique au Burkina Faso, Ségolène Royal a apporté son soutien au pays :

« Le Burkina peut compter sur moi dans sa volonté de redorer son image à l’étranger. Nous avons d’ailleurs été remerciés pour avoir maintenu la tenue de l’Assemblée générale de l’AIRF à Ouagadougou parce que les gens croyaient qu’on l’aurait annulée ou délocalisée à cause des troubles sociopolitiques que le Burkina a connus. J’ai absolument refusé d’annuler la rencontre sous prétexte qu’il y avait eu des problèmes qui, du reste, avaient été surmontés. Par cette réunion internationale, le Burkina a pu profiter de cette tribune très positive pour redorer son image. »

Sur la place de l’Afrique – un thème cher à Ségolène Royal – dans la politique et dans la politique du Parti socialiste en particulier, la dirigeante socialiste a souligné :

« L’Afrique occupe une place essentielle dans notre programme politique. J’ai toujours plaidé pour un nouveau dialogue entre l’Europe et l’Afrique. Nous devons être solidaires autour de la Méditerranée. L’Afrique et l’Europe font un tout. La présence française ainsi que les coopérations sont très importantes.

La Chine est présente en Afrique, pas forcément de façon positive. Même si on n’a pas de leçon à donner vu l’histoire coloniale, il faut reconnaître que nous assistons à un expansionnisme chinois en Afrique. Après les entreprises, la Chine amène la main-d’œuvre. Dans les rapports, il y a une forme de prédation de la Chine sur l’Afrique. Cela m’inquiète personnellement. Je parle librement. Je pense que l’Europe doit tenir toute sa place dans des coopérations respectueuses. C’est ce que la France fait en particulier avec l’Afrique. »

Et sur le PS et la "Françafrique", Ségolène Royal a remarqué :

« Je ne suis pas là pour critiquer la politique française. Cela ne se fait pas d’autant plus qu’on est à l’étranger. Mais je pense qu’il faut profondément changer les politiques de coopération avec les pays africains. Cette idée est partagée aussi bien à gauche qu’à droite. Il faut pouvoir mettre fin à la corruption et faire en sorte que l’argent donné dans le cadre de la coopération parvienne effectivement aux bénéficiaires initiaux. »

Enfin, sortant du thème de l’Afrique et du Burkina Faso, sur les élections législatives de 2012 en France, la candidate à la députation a souligné :

« Je serai peut-être la première femme présidente de l’Assemblée nationale. […] Je me présente à la Rochelle, qui est aussi ma région avec pour objectif d’être présidente de l’Assemblée. Il est normal que la Gauche organise le travail pour l’après-élection. »

Frédérick Moulin

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Fasozine 


Françafrique, crise dans la zone Euro, Blaise Compaoré … : Ségolène Royal se lâche

DIMANCHE, 27 NOVEMBRE 2011 16:06 JACQUES THÉODORE BALIMA

Présente à Ouagadougou dans le cadre de l’Assemblée générale statutaire de l’Association internationale des régions francophones (AIRF), Ségolène Royal, présidente de la région française Poitou-Charentes, militante du Parti socialiste (PS) a animé dans la soirée du vendredi 25 novembre 2011 à la Résidence de France, un point de presse. Les débats à bâtons rompus avec les journalistes ont porté sur le séjour de Ségolène Royal au Burkina Faso, le printemps arabe, la crise financière dans la zone Euro, la politique française en Afrique, le sort de la Françafrique si le PS revient aux affaires en France, etc. Morceaux choisis.

 

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Rencontre avec le chef de l’Etat burkinabè: "Avec le président Blaise Compaoré, nous avons parlé de l’autonomie alimentaire, de la décentralisation, de l’accès à l’eau potable et à l’éducation. Nous avons également parlé de son rôle très éminent dans la résolution des conflits dans la sous-région. Au cours notre entretien, il a également été question de l’histoire du Burkina Faso. Le président Compaoré m’a donné les raisons de la vitalité culturelle au Burkina Faso, de la coexistence pacifique entre les différentes ethnies. Il m’a notamment dit que parce que le Burkina est situé loin des frontières maritimes, il avait été moins bouleversé par les prédateurs venus d’ailleurs. Le pays a donc su garder ses racines tout en se tournant vers la modernité. L’histoire du Burkina est absolument passionnante. Le président nous a aussi exprimé ses condoléances pour le décès de Danielle Mitterrand (NDLR, épouse de l’ancien président français, François Mitterrand). Il a rappelé que la Fondation France Libertés avait soutenu le Burkina Faso dans la lutte contre la subvention de certains cotonculteurs lors du sommet de Cancun."


Crise sociopolitique au Burkina: "Le Burkina peut compter sur moi dans sa volonté de redorer son image à l’étranger. Nous avons d’ailleurs été remerciés pour avoir maintenu la tenue de l’Assemblée générale de l’AIRF à Ouagadougou parce que les gens croyaient qu’on l’aurait annulée ou délocalisée à cause des troubles sociopolitiques que le Burkina a connus. J’ai absolument refusé d’annuler la rencontre sous prétexte qu’il y avait eu des problèmes qui, du reste, avaient été surmontés. Par cette réunion internationale, le Burkina a pu profiter de cette tribune très positive pour redorer son image."

Printemps arabe: "Les peuples revendiquent plus de dignité. Il y a des mouvements d’émancipation plus durs et plus effroyables en Libye ou en Syrie. Ce sont vraiment des révolutions contre des dictatures. Dans le cas du printemps arabe, il s’agit de revendication d’accès à un certain niveau de vie. Avec la mondialisation, les peuples dans tous les pays veulent vivre dignement. L’important est que les dirigeants comprennent que les peuples veulent accéder à l’éducation, à la culture, qu’il faut lutter contre la corruption, les injustices."

Crise dans la zone Euro: "Il faut arrêter d’être assujetti à des agences de notation payées par la banque. Je suis pour la création d’une agence publique de notation européenne qui pourra établir des critères clairs. Lorsqu’on dit à la Grèce de supprimer les systèmes de retraite, de baisser les salaires, d’augmenter les impôts sans insister sur la lutte contre les fraudes fiscales ou poser le problème de répartition des richesses, il y a un vrai problème. J’en ai parlé à Georges Papandréou, l’ancien Premier ministre grec. Il m’a confié qu’il n’arrivait pas à lutter contre les fraudes fiscales et que si les agences du FMI lui donnaient des instructions dans ce sens, il pourrait agir. Mais rien n’est fait dans ce sens. Les mesures tombent toujours sur les ouvriers mais jamais sur le système bancaire ou les grandes fortunes. Il faut que les efforts soient équitablement fournis."

Elections législatives françaises: "Je ne suis pas hypocrite pour cacher mes ambitions politiques. J’ai envie de servir mon pays au plus haut niveau. Je suis la première femme à arriver au second tour d’une élection présidentielle en France. Je n’ai pas été désignée cette année par mon parti pour prendre part à la présidentielle de 2012. Cela ne m’a pas fait plaisir. Mais je joue collectif dans l’organisation politique à laquelle j’appartiens. Et si je ne suis pas la première femme présidente de la République, je serai peut-être la première femme présidente de l’Assemblée nationale. J’ai fait quatre mandats en tant que député. Même lorsque la Gauche était au plus bas en 1993, j’étais la seule députée en ce moment là à avoir augmenté mon score dans ma circonscription en Poitou-Charentes. Cette fois je me présente à la Rochelle, qui est aussi ma région avec pour objectif d’être présidente de l’Assemblée. Il est normal que la Gauche organise le travail pour l’après-élection."

Primaires françaises: "J’ai vécu la campagne de façon formidable. Car j’adore faire les campagnes électorales et en plus je déclenche une adhésion populaire. Il y avait du monde partout où j’étais: les réunions publiques, les dédicaces de livres, les visites dans les banlieues, etc. Le fait d’avoir été écarté a été un choc pour moi. Mais je le comprends, parce que comme les gens veulent le changement, ils ont voté pour celui qui apparaissait dans les sondages comme le mieux placé. En toute modestie, j’accepte ce résultat. En même temps je regrette que les quartiers populaires qui m’ont amenée au second tour à l’élection présidentielle en 2007, c’est-à-dire la France métissée, n’aient pas voté aux primaires."

Paradoxe d’être adoubée par le bas peuple et écartée au sein du parti: "C’est la règle des élections qui est ainsi faite. Il y a des primaires et il faut accepter les résultats. On ne savait pas qui viendrait voter. Je n’ai pas été désignée mais il faut soutenir, tous, le candidat qui l’a été. Je fais ce que j’aurais aimé que tout le monde fasse pour moi en 2007: que tout le monde me soutienne au PS mais ce ne fut pas le cas. Mais je le fais, moi, avec une loyauté totale."

Une femme à la tête de la France: "La France est prête pour avoir une femme comme présidente. Parce qu’en 2007, j’étais majoritaire dans l’électorat âgé c’est-à-dire jusqu’à 65 ans. Mais la tendance a changé chez ceux qui avaient plus de 65 ans. C’est peut-être plus difficile dans cette population là de se projeter avec une femme présidente. Mais ce n’est que partie remise."

La place de l’Afrique dans la politique du PS: "L’Afrique occupe une place essentielle dans notre programme politique. J’ai toujours plaidé pour un nouveau dialogue entre l’Europe et l’Afrique. Nous devons être solidaires autour de la Méditerranée. L’Afrique et l’Europe font un tout. La présence française ainsi que les coopérations sont très importantes. La Chine est présente en Afrique, pas forcément de façon positive. Même si on n’a pas de leçon à donner vu l’histoire coloniale, il faut reconnaître que nous assistons à un expansionnisme chinois en Afrique. Après les entreprises, la Chine amène la main-d’œuvre. Dans les rapports, il y a une forme de prédation de la Chine sur l’Afrique. Cela m’inquiète personnellement. Je parle librement. Je pense que l’Europe doit tenir toute sa place dans des coopérations respectueuses. C’est ce que la France fait en particulier avec l’Afrique."

Le PS et la Françafrique: "Je ne suis pas là pour critiquer la politique française. Cela ne se fait pas d’autant plus qu’on est à l’étranger. Mais je pense qu’il faut profondément changer les politiques de coopération avec les pays africains. Cette idée est partagée aussi bien à gauche qu’à droite. Il faut pouvoir mettre fin à la corruption et faire en sorte que l’argent donné dans le cadre de la coopération parvienne effectivement aux bénéficiaires initiaux."

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 15:28

 

S1 ms absolument pas

TEXTE/VIDEOS/DOCUMENTSSégolène Royal était hier matin de retour sur Europe 1 et dans les médias, et est revenue en force, donner des couleurs à la campagne de François Hollande pour l’élection présidentielle de 2012« Il manque la combattante Ségolène Royal sur le front politique et électoral », notait Jean-Pierre Elkabbach au début de l’interview.

Les salves tirée, la présidente de la Région Poitou-Charentes, avec un « s » car il y a deux Charentes, chose qu’Europe 1 semble ne pas savoir, les salves tirées l’ont été contre la droite sarkozyste. Elles sont allées droit au but, en plein dans l’actualité :

« Moi je crois que l’événement d’aujourd’hui, c’est le recul de François Fillon sur le 4ème jour de carence. »

Pourquoi ? Parce que ce jour de carence, c’est le symbole même de la gestion impécunieuse de l’Etat par la droite que cette dernière fait payer aux Français. Et Ségolène Royal de présenter la brochure du Parti socialiste destinée au Français : « La droite creuse la dette, c’est vous qui payez la note ! ». Une brochure de 4 pages qui, avec un poster et la vidéo ci-dessous, forme une véritable campagne : la droite, c’est 75 milliards de cadeaux aux plus riches particuliers et surtout, aux grandes multinationales et aux entreprises, sans aucune contrepartie. C’est aussi la dette avec un graphique 1997-2011 très parlant : +788 milliards d’euros de dette pour la droite entre 2002 et 2007.

 

 

L’ancienne candidate socialiste à la présidentielle de 2007 a multiplié les remarques incisives et bien vues, comme par exemple : « Moi je vais vous dire, Monsieur Sarkozy, c’est tout sauf un chef, c’est tout sauf un chef, c’est un dirigeant qui fait du mal à la France et qui a mis la France en faillite. »

Mais Ségolène Royal a aussi soutenu tout au long de l’entretien le candidat François Hollande, un soutien remarqué par Jean-Pierre Elkabbach qui a multiplié les ‘questions-pièges’ sur le sujet :

« Mais, Monsieur, le soutien [à François Hollande] est sans faille, et il sera permanent », a souligné la candidate aux législatives de 2012 à La Rochelle. Puis : « Non seulement nous sommes dirigés par des incompétents, mais aussi par des profiteurs, et François Hollande n’est ni un incompétent, ni un profiteur, et c’est l’homme dont la France a besoin en 2012. ».

Les escarmouches entre Ségolène Royal et Jean-Pierre Elkabbach se sont multipliées. D’abord sur les Unes de journaux : le journaliste a sorti le titre de l’Express : « Hollande est-il un vrai chef ? », la femme politique a rétorqué avec la Une de Marianne sur la France, où le visage de Sarkozy fait face aux sous-titres : « LA FAILLITE ».

Marianne

Puis sur les idées.

Attaque d’Elkabbach sur les 35 heures « plus de 120 ou 150 milliards, ça a été dit au Sénat », parlant du coût pour le budget de l’Etat estimé par la droite, sans parler grâce au gel des salaires, qui parfois perdure toujours aujourd’hui, et des gains de productivité importants effectués, bref des économies faites par les chefs d’entreprises.

Double attaque sur les ‘voyages’ de Ségolène Royal à l’étranger, dont la petite vilénie de la fin « Bon voyage ! », la présidente de l’AIRF partant assister à l’Assemblée Générale de cette association à Ouagadougou, au Burkina Faso, après des voyages pour suivre les accords de coopération signés par la Région Poitou-Charentes.

Et enfin reprise du couplet médiatique adorant le mensonge par omission : François Hollande a-t-il une carrure de chef ? (Alors que Nicolas Sarkozy « remonte dans les sondages ») :

« Vous le savez fort bien aujourd’hui, le rapport dans les enquêtes d’opinion au second tour de l’élection présidentielle est de 60/40 au profit [de François Hollande]. »

Frédérick Moulin

 

Royal : "Sarkozy a mis la France en faillite" par Europe1fr

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M

Bruce Toussaint : Europe 1, 8h20, l’interview de Jean-Pierre Elkabbach à suivre sur Europe1.fr. Votre invitée ce matin Jean-Pierre : Ségolène Royal, présidente de la Région Poitou-Charentes.

Jean-Pierre Elkabbach : d’abord bienvenue, Ségolène Royal …

Ségolène Royal : bonjour.

Jean-Pierre Elkabbach, sans s’arrêter : … merci d’être là. Bonjour. Il manque, il manque la combattante Ségolène Royal sur le front politique et électoral. (Sourire de Ségolène Royal) Votre absence et votre silence, est-ce qu’ils sont le signe que vous êtes gagnée par le doute ?

Ségolène Royal : mais absolument pas !

Un candidat a été désigné, François Hollande, si j’avais continué à occuper l’avant-scène médiatique, vous savez ce que vous m’auriez dit ce matin, Jean-Pierre Elkabbach, vous m’auriez dit : « Vous n’avez pas compris, Madame Royal, que ce n’est pas vous qui avez été désignée ? (Petit rire de Ségolène Royal) Que c’est François Hollande ? (Rire de Ségolène Royal) ».

Jean-Pierre Elkabbach, pendant que Ségolène Royal parle : non, je vous l’aurais pas dit … je vous l’aurais pas dit … je vous aurais pas dit ça …

Ségolène Royal, sans s’arrêter : donc je pense qu’il y a un minimum de, de …

Jean-Pierre Elkabbach, lui coupant la parole : … mais … mais le candidat François Hollande a besoin de vous, il a besoin de forts soutiens, et d’abord, de vous, qui avez la première, après qu’il vous ait dépassée, à le rejoindre.

Ségolène Royal : mais il peut compter sur mon soutien, il le sait, puisque déjà, vous venez de le rappeler, je l’ai soutenu très fortement pour qu’il soit désigné et qu’il ait une forte avance, et tous les socialistes sont rassemblés avec leur candidat.

Et nous étions encore hier soir en réunion du Bureau national du Parti socialiste, et tous les socialistes sont rassemblés, et François Hollande sait qu’il peut compter sur chacun d’entre nous pour nous conduire vers la victoire.

Jean-Pierre Elkabbach : c’est la vision, la vision idéalisée, mais comme en 2007 à votre égard, est-ce que les éléphants du Parti socialiste ne sont pas en train de reprendre leur marche lourde et sourde ? On a l’impression que c’est difficile de faire campagne avec un parti qui regarde, plutôt, et qui ne s’engage pas tellement aux côtés de son candidat.

Ségolène Royal : mais où est-ce que vous avez vu ça ? Mais vous ne trouvez pas qu’il y a une espèce de propagande, là, excessive, qui consiste à regarder à la loupe ce que fait chaque socialiste pour pouvoir occulter les graves désordres au sein de la droite ?

 

S2 4ème j de carence

"Moi je crois que l’événement d’aujourd’hui, c’est le recul de François Fillon sur le 4ème jour de carence. C’est-à-dire voilà en catimini un gouvernement qui a creusé le déficit, la dette, qui n’arrive pas à protéger les Français, qui fait gravement reculer la protection sociale, et qui s’apprêtait, en plus, à faire en sorte que les Français malades ne reçoivent rien pendant 4 jours !"

Moi je crois que l’événement d’aujourd’hui, c’est le recul de François Fillon sur le 4ème jour de carence. C’est-à-dire voilà en catimini un gouvernement qui a creusé le déficit, la dette, qui n’arrive pas à protéger les Français, qui fait gravement reculer la protection sociale, et qui s’apprêtait, en plus, à faire en sorte que les Français malades ne reçoivent rien pendant 4 jours !

La gauche a fait reculer le gouvernement sur cette mesure extrêmement nocive pour les Français.

Jean-Pierre Elkabbach : même des … même des … même des élus UMP. Euh, est-ce que vous avez pris pour un compliment la formule de Daniel Cohn-Bendit : « François Hollande se ségolénise. » ?

Ségolène Royal : oh, il a été mieux inspiré, hein, je l’ai connu mieux inspiré, Daniel Cohn-Bendit. Je crois qu’il faut toujours avoir le souci d’élever le débat politique …

Jean-Pierre Elkabbach, lui coupant la parole : mais qu’est-ce que ça veut dire ? Et-ce que ça veut dire que c’est la preuve qu’il est en traine de combattre et de se battre quel que soit le résultat final, ou au contraire qu’il est en train tout doucement de se rétrécir et de se rapetisser ?

 

S3 s'il se ségolénise c'est qu'il 2e tour

"Si [François Hollande] se ségolénise, c’est déjà qu’il sera au second tour de l’élection présidentielle, et qu’il va largement rassembler au premier tour"

Ségolène Royal : s’il se ségolénise, c’est déjà qu’il sera au second tour de l’élection présidentielle, et qu’il va largement rassembler au premier tour, donc regardons les choses positives.

Jean-Pierre Elkabbach : mais i … mais ça veut dire qu’il ira pas à l’Elysée ? C’est ce que veut dire Daniel Cohn-Bendit.

 

S5 le doc que vt recevoir ts

"La preuve, regardez ce que tous les Français vont recevoir, le document qu’a fait le Parti socialiste, sur : « La droite creuse la dette, ce sont les Français qui vont payer ! »"

Ségolène Royal : écoutez, aujourd’hui la campagne est en mouvement. Ce qui est important, c’est que les socialistes non seulement sont là, au combat, contre les mauvaises décisions de la droite, qui a mis la France en faillite, il faut quand même dire les choses, et nous sommes au combat : la preuve, regardez ce que tous les Français vont recevoir, le document qu’a fait le Parti socialiste, sur : « La droite creuse la dette, ce sont les Français qui vont payer ! ».

 

la-droite-creuse-la-dette-c-est-vous-qui-payez-la-note-1733

Poster "La droite creuse la dette, c'est vous qui payez !" ; brochure 4 pages recto-verso ici.

Alors disons les choses très clairement, nous avons fait les comptes, lorsque nous additionnons la facture que fait payer Monsieur Sarkozy à l’ensemble des Français, c’est 75 milliards, entre le bouclier fiscal, la niche Copé, qui avantage les filiales des grands groupes, la baisse d’impôt sur la fortune, la baisse des droits de succession sur les grosses fortunes …

Jean-Pierre Elkabbach, lui coupant la parole : est-ce que vous ajoutez c…

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … la baisse des impôts sur les dividendes, attende, parce que c’est important que les Français soient informés …

Jean-Pierre Elkabbach : oui, oui, oui … bien sûr, bien sûr, bien sûr …

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … la baisse de la fiscalité des entreprises, les subventions du chômage, les mesures absurdes sur les heures supplémentaires, c’est 75 milliards. Savez-vous Mons… [Jean-Pierre Elkabbach, l’interrompant doucement : « Oui… »] savez-vous, savez-vous que depuis que Monsieur Sarkozy est au pouvoir, depuis 2007, il y a 1 000 chômeurs de plus par jour ? 1 200 000 chômeurs de plus. Voilà ce que Monsieur Sarkozy [Jean-Pierre Elkabbach, en même temps : « Il y avait pas de crise … »] et la droite font, [Jean-Pierre Elkabbach, l’interrompant : « Attendez … »] font actuellement de la France …

Jean-Pierre Elkabbach : est-ce que, est-ce que dans votre facture vous ajoutez le …

Ségolène Royal, poursuivant : donc les Français vont payer.

Jean-Pierre Elkabbach : attendez, attendez, vous ajoutez le …

 

S7 c'est ça le 4ème j de carence

"Les Français vont payer 75 milliards, plus les 45 milliards de fraude fiscale contre laquelle le gouvernement ne fait absolument rien, et qui va payer ? Qui va payer ? C’est ça, le 4ème jour de carence ?"

Ségolène Royal : attendez, attendez, les Français vont payer, les Français vont payer 75 milliards, plus les 45 milliards de fraude fiscale contre laquelle le gouvernement ne fait absolument rien, et qui va payer ? Qui va payer ? C’est ça, le 4ème jour de carence ? C’est ça la réduction, la baisse des salaires, comme on le voit dans certaines entreprises ?

Jean-Pierre Elkabbach, l’interrompant : tout ça … ben voilà, voilà, c’est bien, c’est bien, entre deux voyages, vous y allez. Mais est-ce que dans votre facture vous notez le coût, des 35 heures par exemple, c’est plus de 120 ou 150 milliards, ça a été dit au Sénat …

Ségolène Royal, l’interrompant : écoutez arrêt… [Jean-Pierre Elkabbach interrompt Ségolène Royal à chaque fois, par : « mais … les … les … »] arrêt… arrêt… arrêt… arrêt… mais, écoutez … écoutez … franchement …

Jean-Pierre Elkabbach, l’interrompant encore : la droite vous répondra : « C’est pas mon problème. ».

 

S8 si la dte auj n'a que comme seul leitmotiv

"Si la droite aujourd’hui, pour régler le problème des Français, et pour redresser la France, n’a comme seul leitmotiv la question des 35 heures, eh bien moi je la mets au défit de supprimer les 35 heures. [...] Ça fait 5 ans qu’elle le raconte"

Ségolène Royal, poursuivant : … si la droite, si la droite aujourd’hui, pour régler le problème des Français, et pour redresser la France, n’a comme seul leitmotiv la question des 35 heures, eh bien moi je la mets au défit de supprimer les 35 heures.

Jean-Pierre Elkabbach : eh ben, il paraît qu’elle va le faire. On va voir !

Ségolène Royal : eh bien qu’elle le fasse. Et alors ! Et elle va le faire … Ça fait 5 ans qu’elle le raconte.

Jean-Pierre Elkabbach : alors vous m’avez montré la … la feuille de … le tract que va distribuer …

Ségolène Royal, l’interrompant : la facture des Français.

Jean-Pierre Elkabbach : la facture des Français. Vous avez vu l’Express : « François Hollande est-il un vrai chef ? » ; vous qui avez mis en doute son esprit de décision, Jean-Luc Mélenchon dit : « c’est un … »

Ségolène Royal : non, je n’ai jamais … non, absolument pas, je n’ai jamais dit ç…

Jean-Pierre Elkabbach : « … un capitaine de pédalo dans la tempête ». Est-ce que c’est un vrai chef ?

 

S9 une propagande excessive

"Moi je ne commente pas les titres d’une presse de droite qui fait une propagande excessive, alors que, vous le savez fort bien aujourd’hui, le rapport dans les enquêtes d’opinion au second tour de l’élection présidentielle est de 60/40 au profit [de François Hollande]"

Ségolène Royal : moi je ne commente pas les titres d’une presse de droite qui fait une propagande excessive, alors que, vous le savez fort bien aujourd’hui, le rapport dans les enquêtes d’opinion au second tour de l’élection présidentielle est de 60/40 au profit …

Jean-Pierre Elkabbach, l’interrompant : mais j’aimerais que vous me disiez : « C’est un vrai chef. »

Ségolène Royal, sans s’interrompre : … de la gauche. Mais bien … non seulement c’est un vrai chef, mais c’est quand il sera élu qu’il entre[ra] dans les habits de président de la République.

 

S10 M. Sarko c'est tt sf 1 chef

"Moi je vais vous dire, Monsieur Sarkozy, c’est tout sauf un chef, c’est tout sauf un chef, c’est un dirigeant qui fait du mal à la France et qui a mis la France en faillite"

Qu’est-ce que ça veut dire ces polémiques qui ont lieu avant même l’élection présidentielle ? Moi je vais vous dire, Monsieur Sarkozy, c’est tout sauf un chef, c’est tout sauf un chef, c’est un dirigeant qui fait du mal à la France et qui a mis la France en faillite.

Puisque vous me montrez une Une de journal, regardez la Une du journal Marianne avec « La France en faillite », et où l’on peut voir l’ensemble des chiffres, dont une partie de ceux que je viens de vous donner, qui prouve que non seulement nous sommes dirigés …

 

Marianne

 

Jean-Pierre Elkabbach, lui coupant la parole : mais y’a pas de crise, y’a pas de crise …

 

S11 incomp ms aussi profit et FH est tt sf un

"Nous sommes dirigés par des incompétents, mais aussi par des profiteurs, et François Hollande n’est ni un incompétent, ni un profiteur, et c’est l’homme dont la France a besoin en 2012"

Ségolène Royal, poursuivant : … non seulement nous sommes dirigés par des incompétents, mais aussi par des profiteurs, et François Hollande n’est ni un incompétent, ni un profiteur, et c’est l’homme dont la France a besoin en 2012.

Jean-Pierre Elkabbach : voilà un s… voilà un soutien, voilà un soutien pour François Hollande …

Ségolène Royal, immédiatement : mais, Monsieur, le soutien est sans faille, et il sera permanent.

Jean-Pierre Elkabbach, cherchant à prendre la parole : n’oubliez pas … n’oubliez pas … regardez, n’oubliez pas la crise, en Espagne, la droite et la crise ont balayé Monsieur Zapatero, en 2007 vous l’admiriez, c’était même votre modèle, et vous avez vu qu’au pouvoir, on peut pas tenir ses promesses, et d’ailleurs, y’a un échec de toute la social-démocratie, qui est en crise, et on peut se demander qu’est-ce qu’on peut faire pour réactiver, réanimer une idéologie qui est, comme ça, inadaptée.

Ségolène Royal : vous avez raison. Je crois qu’il y a 2 choses que l’on peut dire sur ce sujet-là, c’est que d’abord, il y a une volonté de sortir les sortants, parce que les gens cherchent désespérément des solutions à leurs problèmes, premièrement, et deuxièmement, il faut en effet refonder une social-démocratie à bout de souffle, et sortir du système actuel.

 

S12 finace au service de l'éco

"Il faut en effet refonder une social-démocratie à bout de souffle, et sortir du système actuel. Comment ? En mettant la finance au service de l’économie"

Comment ? En mettant la finance au service de l’économie, et là aussi il y a eu des annonces qui ont été faites, par exemple sur la création d’une banque publique d’aide aux petites et moyennes entreprises, nous, nous la ferons, car aujourd’hui il y a du potentiel en France. La France résiste, vous avez vu, mieux que d’autres pays parce qu’il y a un tissu de petites et moyennes entreprises …

Jean-Pierre Elkabbach, lui coupant la parole : Ségolène Royal, l’accord …

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … qui se battent au quotidien mais qui aujourd’hui n’ont pas accès au crédit bancaire.

Jean-Pierre Elkabbach : Ségolène Royal, l’… l’accord avec les Verts, sur le nucléaire, de qui vous vous sentez la plus proche, du PS ou d’Eva Joly ?

Ségolène Royal : il y a un consensus qui a été fait, et je trouve sain qu’il y ait des débats politiques. Ceux qui ont peur des débats politiques entre les différents partenaires à gauche sont ceux qui ont simplement peur d’envisager l’avenir. Ce sont des sujets très importants, la mutation énergétique, c’est un potentiel de création d’activités et d’emploi.

Jean-Pierre Elkabbach : est-ce qu… mais vous, vous êtes favorable à la sortie définitive du nucléaire ?

Ségolène Royal : je suis favorable à la sortie de la dépendance du nucléaire, parce que cela crée des activités et des emplois, et c’est une façon d’empoigner le futur.

Jean-Pierre Elkabbach : donc vous êtes en désaccord avec l’accord qui a été signé ?

Ségolène Royal : non, puisque l’accord …

Jean-Pierre Elkabbach, lui coupant brutalement la parole : et qui ne dit pas « la sortie du nucléaire » ?

Ségolène Royal : mais nous verrons ça au moment de l’accélération de la mutation énergétique.

 

S14 pol preuve et ds 1er tps

"Moi je suis pour une politique par la preuve, par les faits, et par les résultats. Lorsque nous monterons en puissance sur les énergies alternatives, alors nous pourrons envisager la sortie du nucléaire, et dans un premier temps, la sortie de la dépendance du nucléaire"

Moi je suis pour une politique par la preuve, par les faits, et par les résultats. Lorsque nous monterons en puissance sur les énergies alternatives, alors nous pourrons envisager la sortie du nucléaire, et dans un premier temps, la sortie de la dépendance du nucléaire.

Jean-Pierre Elkabbach : ma dernière remarque, c’est : Eva Joly accuse les amis de François Hollande d’archaïsme, d’être du bois dont on fait les marionnettes, ça fait partie du débat ou ça vous choque ?

Ségolène Royal, du tac au tac : ça me choque, parce qu’il faut éviter les anathèmes, surtout entre partenaires qui ont vocation à gouverner la France demain, et à faire en sorte de redresser notre pays.

Bruce Toussaint : merci …

Jean-Pierre Elkabbach, l’interrompant : elle ira jusqu’au bout, Eva Joly ?

Ségolène Royal : bien sûr, elle ira jusqu’au bout, pourquoi n’irait-elle pas jusqu’au bout ? Il faut qu’elle aille …

Jean-Pierre Elkabbach, lui coupant la parole : parce qu’elle est isolée dans son parti.

 

S15 surttt avec une convergence avec les soc

"Eh bien, il faut qu’[Eva Joly] aille jusqu’au bout, surtout, d’une convergence avec les socialistes, et de bonnes idées qui feront de la France un pays que nous aimons"

Ségolène Royal : eh bien, il faut qu’elle aille jusqu’au bout, surtout, d’une convergence avec les socialistes, et de bonnes idées qui feront de la France un pays que nous aimons.

Jean-Pierre Elkabbach : merci, bonne journée …

Bruce Toussaint : merci Ségolène Royal …

 

S16 bon voyage

Jean-Pierre Elkabbach : "Bon voyage !"

Jean-Pierre Elkabbach : … bon voyage !

Bruce Toussaint : merci Jean-Pierre Elkabbach, à demain, sur Europe 1, à 8h20 !

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