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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 01:05

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Dilma Rousseff, 36ème président et 1ère présidente du Brésil, lors de son discours Place des Trois Pouvoirs à Brasilia (AFP/Agencia Senado - Geraldo Magela) 

Ça y est, c’est fait ! Première bonne nouvelle de l’année, Dilma Rousseff est devenue samedi 1er janvier 2011, pour 4 ans, le 36ème président et la première présidente du Brésil, 8ème puissance économique mondiale, et puissance diplomatique montante.


Dilma Rousseff et Lula

La passation de pouvoir est un symbole en lui-même : une femme succède à Lula, un ancien ouvrier tourneur-fraiseur de la banlieue de São Paulo, à São Bernardo do Campo, né dans la région déshéritée du Nordeste, et qui quitte le pouvoir au summum de la popularité – 87% d’opinions favorables ! Et pas n’importe quelle femme : fille d’un père membre actif du mouvement communiste bulgare qui émigra en France en 1929, puis s’installa au Brésil après la seconde guerre mondiale, elle est née dans ce pays en 1947, à Belo Horizonte, capitale de l’Etat minier du Minas Gerais, dans la région la principale région économique du pays, le Sudeste (São Paulo, Rio de Janeiro, Minas Gerais et  Espírito Santo).

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Dilma Rousseff et le président Lula aux cérémonies de Noël le 23 décembre (Paulo Whitaker/Reuters)

Etonnant parcours que celui de Dilma Rousseff, qui rejoint le mouvement de la résistance à la dictature brésilienne dans les années 1960, est arrêtée en 1970, torturée pendant 22 jours, puis détenue pendant 3 ans : la guérillera est alors surnommée la Jeanne d’Arc de la guérilla, du fait de son influence idéologique sur le mouvement. En 2006, elle a obtenu une indemnisation pour ces années d’emprisonnement et de torture. De ce fait, elle a presque été ‘plus révolutionnaire’ que Lula, qui a été emprisonné quelques jours à la fin des années 1970 pour ses prises de position en tant que président du syndicat de la métallurgie.

À la fin des années 1970, elle a épousé un autre membre du mouvement guérillero, a eu une fille et s’est installée dans l’Etat méridional du Rio Grande do Sul, dont la capitale, Porto Alegre, est célèbre pour avoir accueilli le premier Forum Social en 2001. En 1977, Dilma Rousseff a obtenu un diplôme de l’Ecole en sciences économiques de l’Université fédérale du Rio Grande do Sul.

À la même époque, elle a participé à la restructuration du Parti démocratique travailliste (PDT), qui a adhéré à l’Internationale socialiste en 1986 et dont le logo rappelle étrangement celui du PS français. Pendant le gouvernement du PDT, de 1991 à 1995, du Rio Grande do Sul, elle a été secrétaire d’Etat à l’Energie.

En 2000, elle rejoint le Parti des Travailleurs (PT) de Lula, puis est nommée ministre de l’Energie de janvier 2003 – à l’arrivée de Lula à la présidence de la République – à juin 2005, où elle devient ministre de la ‘Maison Civile’, c’est-à-dire bras droit du président Lula, son chef de cabinet en quelque sorte. À cette époque, les Brésiliens et la presse internationale ont d’elle l’image d’une haute fonctionnaire jamais élue, technocratique et distante : elle est surnommée « la Dame de Fer ». Quelle ironie !


Michel Temer, vice-président de Dilma

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De droite à gauche : Michel Temer, Dilma Rousseff, Lula et son épouse Marisa, après la remise de l'écharpe présidentielle bicolore par Lula à Dilma (AFP)

Dilma Roussef n’arrive pas seule à la présidence : sur son ticket figure aussi le très peu connu Michel Temer, né dans l’Etat de São Paulo, avocat, à son sixième mandat de député fédéral de cet Etat, et président de la Chambre brésilienne des députés pour 2009-2010, qui sera le vice-président de la première présidente du Brésil. Dans une interview à la télévision libanaise LBC, Michel Temer a indiqué que sa famille est originaire du district de Koura au Liban, près de Tripoli, un district à 87% chrétien. Tout un symbole pour le Proche-Orient !


L’investiture de Dilma Rousseff, première présidente du Brésil

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Sur le parcours de la Rolls-Royce présidentielle, sous la pluie battante, des dizaines de milliers de Brésiliens amassés (Reuters/Bruno Domingos)

Le 1er janvier 2011, accompagnée de son vice-président, Dilma Rousseff s’est rendue de la cathédrale de Brasilia au Congrès à bord de la Rolls-Royce présidentielle réservée aux grands événements officiels.

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Dilma Rousseff a prêté serment sur la Constitution brésilienne devant les parlementaires et un parterre de chefs d'Etat et de gouvernement étrangers réunis au Congrès à Brasilia (Reuters/Stringer/Brazil)

Elle a prêté serment sur la Constitution et a fait devant les 513 députés et 81 sénateurs son premier discours de chef de l'Etat. « Je vais consolider les changements apportés par le président Lula. », a souligné Dilma Rousseff au cours d’un discours de 40 minutes. « Il a changé la façon de gouverner et a amené les Brésiliens à croire en eux-mêmes. », a-t-elle ajouté. Revenant sur les années de torture et d’emprisonnement qu’elle a connu, et devant onze de ses anciennes codétenues, invitées spéciales de sa prise de fonction, elle a déclaré : « Ce chemin si pénible à l’époque m’a fait apprécier et aimer la vie beaucoup plus encore. Il m’a donné, plus que toute autre chose, le courage d’affronter de plus grands défis encore. C’est avec ce courage que je vais gouverner le Brésil. ».

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Lula passe l'écharpe présidentielle brésilienne verte et jaune autour du cou de Dilma Roussef, très ému, après l'avoir enlevée et passée autour du sien (Paulo Whitaker/Reuters)

Au palais présidentiel, elle a reçu l'écharpe présidentielle jaune et verte des mains de Lula, qui l’a enlevée pour la passer lui-même au cou de sa dauphine devenue son successeur, avec beaucoup d’émotion. La foule a alors acclamé Dilma et Lula.

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Le président Lula embrasse Dilma avant de quitter Brasilia (Silvia Izquierda/AP)

Lula a ensuite quitté la capitale, non sans avoir donné une accolade chaleureuse à Dilma en larmes, et à plusieurs de ses ministres et de ses conseillers, pour rentrer chez lui, dans la banlieue de São Paulo, à São Bernardo do Campo, où ses supporters avaient organisé une petite fête en son honneur.

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L'ex-président Lula de retour à São Bernardo do Campo, la ville où il a fait ses débuts en politique, où ses supporters ont organisé une petite fête à son attention, derrière on devine : "Président Lula, soyez bienvenu... votre cité... bras ouverts..." (AP/Nelson Antoine)

Puis les dignitaires étrangers ont présenté leurs compliments à la nouvelle présidente du Brésil.


Les compliments des dignitaires étrangers : Hillary Clinton, …

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Dilma Rousseff et Hillary Clinton prennent longuement la pose devant les photographes. Etrangement, aucune photo de l'événement n'est paru dans The New York Times ou The Washington Post, qui ont pourtant couvert l'événement... (Associated Press) (!)

La rencontre avec la Secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a été très médiatisée, avec une longue poignée de mains et une pose pour les photographes ; les félicitations d’Hillary Clinton ont été très chaleureuses : la politique étrangère de Dilma Rousseff devrait s’inscrire dans la continuité de celle de Lula, celle d’une coopération avec les Etats-Unis, mais sans lien de subordination.


… Hugo Chavez, …

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Dilma et Hugo Chavez dans les bras l'un de l'autre, tout sourire, après l'embrassade du président vénézuélien (Euronews)

Immédiatement après Hillary Clinton, Hugo Chavez, le président vénézuélien, anti-américain et anti-impérialiste, a embrassé Dilma Rousseff sur les deux joues, au cours d’une accolade spontanée et chaleureuse.

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Hugo Chavez et Hillary Clinton conversent "amicalement", selon l'AFP, après avoir félicité Dilma Rousseff, 4 jours après que les Etats-Unis ont révoqué le visa de l'ambassadeur du Venezuela à Washington, la nomination de Larry Palmer comme ambassadeur des Etats-Unis à Caracas ayant été refusée (AFP)

De nombreux chefs d’Etats d’Amérique du Sud étaient présents.


… Mahmoud Abbas, …

Très remarquée aussi, les compliments de Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne.

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Le président palestinien Mahmoud Abbas, à gauche, serre a main au président Lula et au ministre brésilien des Affaires Etrangères, Celso Amorim, à droite, vendredi 31 décembre lors de la visite officielle de trois jours de Mahmoud Abbas au Brésil (Eraldo Peres/AP)

La veille, Mahmoud Abbas avait posé la première pierre de l’ambassade de Palestine à Brasilia : début décembre 2010, le Brésil a reconnu la Palestine comme « un Etat libre et indépendant à l'intérieur des frontières de 1967 », suivi par l’Argentine et la Bolivie.

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Un jeune garçon photographie Mahmoud Abbas, à gauche, pendant la cérémonie pour la pose de la première pierre de la future ambassade palestinienne à Brasilia, vendredi 31 décembre 2010 (Eraldo Peres/AP)

L’Uruguay a annoncé son intention de faire de même en 2011. En Amérique du Sud, seul le Vénézuela reconnaissait la Palestine jusqu’à présent, depuis début 2009. Tout un symbole là aussi, avec Dilma Rousseff qui s’est prononcée pour une politique plus exigeante avec l’Iran, notamment sur le droit des femmes dans ce pays, comme dans le cas de Sakineh Mohammadi-Ashtiani.


… José Socrates, Alain Juppé et le « partenariat stratégique » avec la France

Parmi les autres dignitaires étrangers, José Socrates, Premier ministre du Portugal, et le numéro deux du gouvernement français, Alain Juppé, ministre d’Etat, ministre de la Défense. Le choix du ministre de la Défense ne doit rien au hasard : Lula a laissé le choix de l’avion de combat dont sera doté l’armée brésilienne à sa dauphine ; les 36 Rafales seront donc en concurrence avec des avions américains et suédois, et le choix final sera avalisé par Dilma Rousseff. Le « partenariat stratégique » noué par Nicolas Sarkozy et Lula a cependant des racines autrement plus profondes. Le président français a en effet consenti des transferts de technologie considérables au Brésil pour assurer sa victoire face à ses concurrents, transferts qui vont permettre au Brésil de devenir une véritable puissance militaire : le Sénat brésilien a approuvé en septembre 2009 12 Md$ (9 Md€) de transfert d’armement et de technologie de la France vers le Brésil, avec la vente de 5 sous-marins Scorpene, dont un à propulsion nucléaire (le cœur devant toutefois être construit par le Brésil).

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Le Monde titrait le 6 décembre : "Wikileaks : France-Brésil, le couple, le sous-marin nucléaire et le Rafale" : Nicolas Sarkozy et Lula en Guyane française le 12 février 2008 (AP/Eraldo Peres)

La présence d’Alain Juppé à Brasilia pour l’investiture de Dilma Rousseff relève donc au moins autant de la défense des intérêts mercantiles du lobby militaro-industriel français, dont Dassault – proche du pouvoir sarkozyste, que de la volonté de saluer l’arrivée au pouvoir d’une femme d’exception. Notons que le Premier ministre français n’aura pas jugé utile de faire le voyage de Brasilia, préférant passer des vacances en famille en Egypte après quelques jours dans la Sarthe.

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La Place des Trois Pouvoirs à Brasilia, de gauche à droite : le pouvoir judiciaire (Tribunal Suprême Fédéral), le pouvoir législatif (Congrès national), le pouvoir exécutif (Palais du Planalto) (Eric Gaba/WCU Sting)

Et enfin, Dilma Rousseff s’est exprimée sur la Place des Trois Pouvoirs, l’endroit le plus symbolique de Brasilia, qui sur le Plan pilote de Lucio Costa de 1957 représenterait la tête d’un oiseau stylisée, la « tête pensante » de la nation, bordée des bâtiments représentants les trois pouvoirs : le pouvoir judiciaire (Tribunal Suprême Fédéral), le pouvoir législatif (Congrès national), le pouvoir exécutif (Palais du Planalto).


L’héritage de Lula

Quelles perspectives maintenant pour la présidence de Dilma Rousseff ? L’héritage laissé par Lula est riche : la démocratie, rétablie en 1985 après 21 ans de dictature militaire, a été consolidée. Côté économique, la huitième puissance mondiale a jugulé l’inflation, et s’est considérablement enrichie grâce à l’envol du cours des matières premières, mais aussi grâce à la consolidation d’une industrie solide, avec de grands groupes internationaux comme Embraer (aéronautique), Vale (ex-Companhia Vale do Rio Doce/CVRD, mines, logistique, énergie et acier), Petrobras (hydrocarbures, qui va bénéficier des gigantesques gisements en eaux profondes détectés au large des côtes brésiliennes). Les progrès sont rapides dans le secteur de l’armement et de l’aérospatiale, notamment.

Croissance, emploi, consommation, monnaie : tous les voyants sont au vert. Sous Lula, le Brésil est passé du statut d’emprunteur à celui du prêteur au FMI. Les milieux industriels et financiers, très inquiets lors de l’avènement de Lula au pouvoir le 1er janvier 2003, n’ont plus besoin d’être rassurés : grâce à la politique de Lula et à son pragmatisme, sans à-coup sur ses 8 années de présidence, la bourse de São Paulo a vu les capitaux affluer.

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 La présidence de Lula a bien sûr été marquée par une certaine audace sociale, avec le programme Bolsa Família, qui avait, en 2009, 46 millions de bénéficiaires, le programme Fome Zero, « Zéro Faim », ou encore le programme Peti (Programme d’éradication du travail infantile) : grâce à ces programmes et à la vigueur de l’économie brésilienne, 15 millions de Brésiliens ont intégré les classes moyennes, échappant au chômage et sortant des catégories « pauvres » et « très pauvres » de la population, visées par les programmes. Sous la seconde présidence de Lula, la classe moyenne, la « classe C » au Brésil, a dépassé la moitié de la population. Fin 2008, elle représentait près de 52% des Brésiliens.


Les grands défis de la présidence de Dilma

Restent quelques zones d’ombre au tableau. Dilma Rousseff en est consciente et a indiqué qu’elle s’y attaquerait, sans préciser encore comment. Ce seront les principaux défis de sa présidence, avec la poursuite de la lutte contre la faim. Lula n’a pas pu faire voter la réforme fiscale ou celle de la Sécurité sociale : le système de santé fonctionne à deux vitesses.

Le système éducatif, médiocre et inégalitaire, reste à la traîne, tout comme les infrastructures, ce qui pourrait poser problème pour la Coupe du Monde de football (2014, 12 sites à travers tout le Brésil) et les Jeux Olympiques de Rio de Janeiro (2016, premiers Jeux en Amérique du Sud), qui seront cependant deux événements qui braqueront les projecteurs du monde entier sur le Brésil.

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 Cependant, Lula, qui avait lancé le Programme d’Accélération de la Croissance (PAC, 2007-2010), a présenté fin mars dernier un « PAC 2 », de 660 Md€, consistant en de grands travaux d’infrastructures dans les domaines de l’énergie, des transports et de l’habitat populaire.

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Octobre 2009 : violences à Rio de Janeiro, un hélicoptère de la police abattu, huit autobus incendiés, sept trafiquants de drogue présumés abattus, 33 morts en 5 jours, principalement des personnes soupçonnées d'être liées aux réseaux des trafiquants de drogue. Ci-dessus, arrestation d'un membre présumé d'un gang lié à la drogue dans le bidonville de Cruzeiro (Thomson Reuters/Ricardo Moraes)

La violence et l’insécurité gangrènent les grandes villes.

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José Dirceu, ministre de la 'Maison Civile' de 2003 à 2005, bras droit et fidèle de Lula, prédécesseur du PT de Dilma Rousseff, condamné pour corruption, a dû démissionner et est inéligible jusqu'en 2015 (Daylife)

La corruption et le népotisme sont très présents dans la vie publique, et la politique est souvent utilisée dans l’unique but de s’enrichir, ceci étant en grande partie dû à la constitution de 1988, celle du retour à la démocratie, qui, pour garantir les droits bafoués par 21 ans de dictature militaire, et pour décentraliser le pouvoir concentré entre les mains des militaires, a gravé dans le marbre nombre de principes. Résultat : la constitution brésilienne constitue un carcan, régit un grand nombre de domaines, et est particulièrement longue, détaillée et explicite : elle compte 250 articles, deux fois et demie plus que celle de 1958 en France. Selon Alain Rouquié, ancien ambassadeur de France au Brésil, un certains nombre d’article devraient plutôt être du ressort de la loi ordinaire, comme les lois électorales. La constitution de 1988 et ses dispositions électorales ont favorisé l’émergence d’un grand nombre de partis – 29 au Parlement fédéral – ce qui oblige les alliances pour gouverner, et qui empêche les changements constitutionnelsil faut les trois cinquièmes des voix du Parlement.

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Le bâtiment du Congrès à Brasilia, qui abrite la Parlement : là se jouera une partie de la réussite de la présidence de Dilma Rousseff

Ainsi, le PT de Lula n’a que 88 sièges sur 513 à la Chambre des députés (83 avant les élections d’octobre 2010) et n’a pu gouverner qu’avec l’aide de plusieurs partis alliés, dont le puissant PMDB… de Michel Temer, le vice-président de Dilma Rousseff, qui avec 79 sièges est le 2ème parti de la Chambre derrière le PT (il était le premier avant les élections d’octobre 2010, avec 89 sièges). Le PMDB est aussi le premier parti du Sénat, avec 21 sièges, devant le PT de Lula (14 sièges) sur un total 81 sièges. Jusqu’à présent, toutes les tentatives pour modifier la constitution étaient vouées à l’échec. Une occasion unique s’offre à Dilma Rousseff : elle gouvernera avec un Congrès qui détient pour la première fois les fameux trois cinquièmes des voix nécessaires pour modifier la constitution brésilienne : elle détient, après les élections d’octobre 2010, 311 sièges sur 513 à la Chambre des députés (60,6%) et 50 sièges sur 81 au Sénat (61,7%).

Mais il lui faudra beaucoup de diplomatie et de persévérance pour mener sa coalition de 10 partis politiques, hétérogène et instable, à voter des modifications de la constitution.

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La présidente Dilma Rousseff serre la main du prince héritier d'Espagne, Felipe, lors d'une réunion au palais présidentiel du Planalto à Brasilia dimanche 2 janvier 2011 (Eraldo Peres/AP)

Dès dimanche 2 janvier 2011, Dilma Rousseff s’est mise au travail, profitant de la venue de nombreux dirigeants venus assister à son investiture la veille. Elle a notamment reçu le président uruguayen Jose Mujica, le Premier ministre portugais José Socrates et le prince héritier d’Espagne, Felipe.

Tous nos meilleurs vœux accompagnent l’action de Dilma Rousseff à la tête du Brésil.

Frédérick Moulin

 

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 21:52

thumbnailCAHNQKLY.jpgEn 2011, une année très politique s’ouvre avec la perspective des primaires socialistes. A la fin de cette année les Françaises et les Français auront élu leur candidate pour porter la gauche à la victoire en 2012.

 

 

 Avec un chômage des jeunes dramatique, avec des quartiers entiers délaissés, avec une école qui ne répond plus à ses missions, avec la baisse des services publics, avec une société plus violente, avec une médecine à deux vitesses, avec la remise en cause de la sécurité sociale, avec la haine de l’autre, avec la peur du lendemain, avec la hausse de la pauvreté, avec la crainte de l’avenir, avec les dettes qui s’accumulent, avec ce président sans valeur, avec ces ministres délinquants, avec cette course à l’argent, avec cette exploitation des plus faibles, avec ces prisons qui débordent, avec cette insolence des plus riches, avec la mise à la rue des travailleurs, avec la justice que l’on oublie, avec le droit que l’on bafoue, avec la République que l’on assassine …, la France ne peut plus attendre. Il nous faut un vrai changement. 

 

Parce que nous avons les forces pour construire une autre France, parce que nos capacités sont intactes, parce que nous savons être solidaires, parce que nous savons nous unir dans les grands moments, parce que nous n’avons pas peur des différences pour construire un avenir commun, parce que nous avons dans notre histoire Jaurès, Louise Michel et tant d’autres, parce que nous pouvons surprendre, parce que nous sommes créatifs, parce que nous sommes opiniâtres, parce que nous savons répondre aux grands défis, parce que nous pouvons le meilleur pour éclairer le monde, parce que nous pouvons compter sur les peuples que nous aimons, parce que nous n’avons pas peur de franchir les obstacles, parce que nous sommes blancs et colorés à la fois, parce que nous aimons la France des droits de l’homme et de la justice sociale, parce que nous avons beaucoup d’atouts …, nous pouvons construire ce changement.  

 

Alors stop aux discours de bonimenteurs, nous avons besoin maintenant d’un vrai leader pour un vrai changement. Nous avons besoin de quelqu’un qui se prononce clairement sur ses orientations, nous avons besoin de quelqu’un qui n’ait pas peur du changement, nous avons besoin de quelqu’un qui ne se fasse pas attendre, nous avons besoin d’une détermination, d’une force pour construire ce changement. Ce leader nous l’avons. Ce leader nous l’avons soutenu en 2007 et nous le soutiendrons en 2012. Nous ne nous laisserons pas détourner de notre route, nous ne baisserons pas l’échine, nous porterons Ségolène Royal à la présidence de la République pour le vrai changement.

 

Bonne année 2011

 

Philippe Allard

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 20:20

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30 Décembre 2010

Par La rédaction de Mediapart

À 93 ans, Stéphane Hessel est le plus jeune d'entre nous par la vitalité de son engagement et sa force d'espérance. Né à Berlin en 1917, immigré en France en 1925, naturalisé en 1937, prisonnier évadé en 1940, il rejoint le général de Gaulle à Londres en 1941. Résistant, agent de liaison au BCRA, il est arrêté en France en 1944, puis déporté, notamment au camp de Dora, où il échappera de justesse à la pendaison. Diplomate à partir de 1945, ambassadeur de France, il fera de la question des droits de l'homme son combat sans partage ni relâche, comme l'illustre son ferme engagement pour la cause palestinienne. En cette fin d'année 2010, Stéphane Hessel est unanimement célébré comme une sorte d'incarnation de l'exact contraire de cette basse époque que symbolise le sarkozysme. Reprise de son appel lancé lors de la cérémonie annuellement organisée par Citoyens résistants d'hier et d'aujourd'hui au plateau des Glières, haut lieu de la résistance et de son martyr, l'exceptionnel succès de librairie d'Indignez-vous! est à lui seul un chaleureux signe d'espoir en cette froidure hivernale.

Ami et soutien de la première heure de Mediapart, Stéphane Hessel a volontiers accepté de présenter ses vœux d'un citoyen résistant à tous «les citoyens et citoyennes qui savent résister». L'enregistrement a eu lieu en son domicile parisien, jeudi matin 30 décembre. Qu'il en soit chaleureusement remercié. Voici donc avec un peu d'avance des vœux de résistance, en quelque sorte nos contre-vœux avant ceux que prononcera, vendredi 31 décembre 2010 au soir, un président aussi discrédité qu'inaudible. Leur texte est en-dessous de la vidéo, et tous deux sont en accès libre. N'hésitez donc pas à les faire circuler, à les envoyer à vos proches et à vos amis, à les transformer en une grande vague d'espérance face à l'inquiétude.

 

Mes chers compatriotes,

La première décennie de notre siècle s'achève aujourd'hui sur un échec. Un échec pénible pour la France ; un échec grave pour l'Europe ; un échec inquiétant pour la société mondiale.

Souvenez-vous des objectifs du millénaire pour le développement, proclamés en 2000 par la Conférence mondiale des Nations Unies. On se proposait de diviser par deux en quinze ans le nombre des pauvres dans le monde. A la même date, on entamait une nouvelle négociation pour mettre un terme au conflit vieux de trente ans du Proche Orient – les Palestiniens auraient droit à un Etat sous deux ans. Echec sur toute la ligne! Une plus équitable répartition entre tous des biens communs essentiels que sont l'eau, l'air la terre et la lumière? Elle a plutôt régressé, avec plus de très riches et plus de très très pauvres que jamais.

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Les motifs d'indignation sont donc nombreux. Ce petit livre Indignez-vous! – qui a eu un extraordinaire succès auprès des parents, et plus encore de leurs enfants, auxquels il s'adresse –, c'est quelque chose qui me touche profondément. De quoi faut-il donc que ces jeunes s'indignent aujourd'hui? Je dirais d'abord de la complicité entre pouvoirs politiques et pouvoirs économiques et financiers. Ceux-ci bien organisés sur le plan mondial pour satisfaire la cupidité et l'avidité de quelques-uns de leurs dirigeants ; ceux-là divisés et incapables de s'entendre pour maîtriser l'économie au bénéfice des peuples, même s'ils ont à leur disposition la première organisation vraiment mondiale de l'histoire, ces Nations Unies auxquelles pourraient être confiées d'un commun accord l'autorité et les forces nécessaires pour porter remède à ce qui va mal.

Au moins nous reste-t-il une conquête démocratique essentielle, résultant de deux siècles de lutte citoyenne. Elle nous permet de revendiquer le droit de choisir pour nous diriger des femmes et des hommes ayant une vision claire et enthousiasmante de ce que la deuxième décennie qui s'ouvre demain peut et doit obtenir. Voilà la tâche que je propose à tous ceux qui m'écoutent.

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Qu'ils prennent appui sur les auteurs courageux qui se sont exprimés ces derniers mois, sur Susan George et son beau livre Leurs crises, nos solutions, sur Edgar Morin et son dernier tome L'Ethique, sur Claude Alphandéry et ses propositions pour une économie sociale et solidaire. Avec eux, nous savons ce qu'il est possible d'obtenir.

Ethique Morin

N'attendons pas. Résistons à un président dont les vœux ne sont plus crédibles.

Vivent les citoyens et les citoyennes qui savent résister!

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 18:17

 Par Ségolène Royal | 31 Décembre 2010

 

 

Bonsoir à toutes et à tous.

En cette nouvelle année, je tiens à vous adresser mes vœux les plus chaleureux. Et en le faisant je pense d'abord à toutes celles et tous ceux qui sont dans la peine, dans la solitude, dans les souffrances de santé, tous ceux qui ont perdu leur travail ou tardent à en retrouver un.

En cette année qui s’achève beaucoup de Français sont dans la difficulté. Des millions de Français ont ressenti d’avantage de pauvreté et ont parfois même basculé dans la misère.

Qui peut vivre aujourd'hui avec le SMIC ou même avec un peu plus ?

Qui peut élever une famille, payer son loyer, payer ses charges, s'offrir ainsi qu'à sa famille un peu de culture avec des salaires si bas alors que dans le même temps, on apprend que les patrons du CAC 40 ont, en 2009, gagné en moyenne 190 fois le SMIC.

Et pourtant, l'année qui vient doit être une année d’espoir, une année de reconstruction, une année qui voit la France renouer avec son histoire , la France qui sait qu’elle détient en son cœur des forces de reconquête, un dynamisme exceptionnel, un potentiel qui ne demande qu'à s'épanouir, des capacités d’innovation et de création.

Moi je crois à cette France qui se bat.

Je vois la France qui souffre mais je vois aussi la France qui espère, qui a envie d’avancer, qui a envie d’autre chose, fidèle à sa tradition de solidarité et de fraternité.

Et c’est pourquoi je veux aujourd'hui vous donner un message d’espoir.

Les forces de progrès et de la gauche sont au travail pour qu'au cours de l’année 2011, chaque citoyen, chaque citoyenne puisse réfléchir, prendre en main son destin et choisir le moment venu, le modèle de civilisation que nous aurons à construire ensemble.

Au cœur de ce modèle, il y a d’abord la France quoi protège.

La responsabilité de tout pouvoir politique est de protéger les Français.

Or aujourd’hui, dans la France dans laquelle nous vivons, seules les grandes fortunes, les systèmes bancaires, le capitalisme financier ont non seulement été protégés mais ils se sont enrichis.

Face à tout cela, la France a du ressort. Nous ne ne sommes pas passifs.

Parce qu'il y a en un potentiel d’innovation, une soif de liberté, une volonté d'égalité.

C'est l'égalité, c'est la justice qui deviendront un facteur d'efficacité économique.

Nous savons qu’une autre société plus juste et plus humaine est possible.

Nous savons que la dictature des marchés financiers peut être combattue.

Nous savons que les intérêts particuliers conduisent à la remise en cause inadmissible de la protection de l’environnement, à l'image du moratoire sur l’énergie photovoltaïque alors que nous devons placer beaucoup d’espoir dans la croissance verte, créatrice d’activités et d’emplois et qu’il n'y a aucune raison de reculer sur cette exigence de protection de la planète, qui crée en même temps des entreprises performantes dans notre pays si nous les soutenons.



L'espoir est là parce que les Français sont là.

Ils l'ont prouvé en 2010. Le peuple français s'est levé, il a bougé, a protesté contre cette remise en cause inacceptable de notre système de sécurité sociale et du droit à accéder à la retraite après une vie de labeur.

La mobilisation extraordinaire contre cette destruction d'un pan entier de notre système de protection sociale prouve que nous sommes en mouvement.

C’est pourquoi, même si beaucoup de choses ne vont pas bien l’espoir est là.

Et je veux d’abord que l’année 2011 soit une année pour une grande cause nationale de l’emploi des jeunes et que toutes les entreprises s'y mettent. Qu'elles comprennent que c'est en tendant la main aux jeunes, pour un emploi, pour une formation en alternance, pour un apprentissage, qu'elles comprennent qu'en servant les jeunes, elles se servent elles mêmes et c'est comme cela que la France avancera.

Tout le monde doit s'engager et en particulier les entreprises. En s'engageant pour les jeunes, elles s'engagent en fait pour leur avenir à elles.

La demande de respect et de justice est si profonde que l’année 2011 doit être l'année de la construction d’un autre modèle de société et celle d’un élan populaire qui nous conduira vers la victoire de 2012.

Pas la victoire d'un camp contre un autre mais la victoire de tous les Français qui veulent que ça change

De tous les Français qui veulent que la France se relève.

De tous les Français qui ont envie de bâtir une France, la France dont nous serons à nouveau fier.

Le chemin n’est pas forcément facile mais nous serons de plus en plus nombreux à le vouloir et nous y parviendrons tous ensemble.

Très bonne et trés heureuse année à chacune et à chacun.

Ségolène Royal.

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 17:31

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(MEAGSR/F.M.)

Vous trouverez ci-dessous un agenda prévisionnel d'émissions auxquelles Ségolène Royal  participera et de déplacements qu’elle effectuera en janvier, comme indiqué dans son message aux adhérents de Désirs d’avenir. « Bully-les-Mines le 20 janvier sera une étape importante. », précise l’ex-candidate à la présidentielle de 2007. Les événements récemment annoncés par la presse ont été ajoutés, précédés du titre de presse à l’origine de l’annonce (en italique) :

"- Mercredi 5 janvier : déplacement de terrain.

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Maison natale de François Mitterrand à Jarnac, construite sur l'emplacement du dernier temple protestant de France avant la révocation de l'Edit de Nantes (1685)

- Samedi 8 janvier : 15ème anniversaire de la mort de François Mitterrand à Jarnac dans ma région en Charente. LExpress.fr : le Parti socialiste sera également représenté, notamment par la Première secrétaire, Martine Aubry. Le programme communiqué par le PS prévoit cette année l’inauguration de la maison natale du président socialiste de la République, ainsi qu’une exposition organisée par l’Institut François Mitterrand.

- Dimanche 9 janvier à 18h : émission politique sur BFM.

- Jeudi 13 janvier à 18h30 : vœux aux habitants de Poitou-Charentes (à la Crèche dans les Deux-Sèvres).

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- Samedi 15 janvier : Université Populaire Participative sur l'Education à la Cartoucherie de Vincennes avec Ariane Mnouchkine que nous remercions chaleureusement de nous accueillir.

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François Lemaire prononce un discours devant les Bullygeois en janvier 2009. La ville, comme son nom l'indique, a été très marquée par l'industrie minière ; une communauté polonaise vit toujours sur la commune.

- Jeudi 20 janvier : discours à l'occasion des vœux de Bully-les-Mines dans le Pas-de-Calais, à l'invitation du Maire, François Lemaire."

-Télé 2 Semaines : Ségolène Royal sera l’invitée de Guillaume Durand dans Face aux Français le mercredi 26 janvier sur France 2.

- Le Dauphiné Libéré : Ségolène Royal doit faire partie aux « Etats-Généraux du Renouveau » organisés par Libération les 28, 29 et 30 janvier à la MC2 à Grenoble, sur le thème « Une République pour tous », ainsi que Dominique de Villepin. 9 autres personnalités politiques ont attendues, dont 6 socialistes (Benoît Hamon, François Hollande, Manuel Valls, Laurent Fabius, Hubert Védrine et Michel Rocard) et Daniel Cohn-Bendit, ainsi que François Chérèque et peut-être Danielle Mitterrand.

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Première session des « Etats-Généraux du Renouveau » en juin 2010

Les fondations Terra Nova et Copernic seront présentes, notamment pour animer les débats. Quelques thèmes envisagés : « La souffrance au travail dans la fonction publique : toujours plus ? », « État moderne, État modeste ? », « Climat, pôles, biodiversité… Quelle diplomatie écologique ? », « Sauver la planète par la démocratie ? », « Accès aux soins : inégalités de santé, les plus pauvres interrogent notre système de soins ? ». Plus de détails après le 11 janvier.

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 01:10

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Ségolène Royal avec les ouvrières de Lejaby au Teil en Ardèche, à la rencontre des Français qui souffrent et se battent, loin du sondage du magazine 'people' VSD commandé à Louis Harris (AFP)

Ainsi donc, un "sondage"  nous apprend que Ségolène Royal fait partie des personnalités qui "agaceraient" le plus les Français.

La présidente de la région Poitou-Charentes réélue avec plus de 60 pour cent des voix, finaliste de l'élection présidentielle en 2007 avec dix-sept millions de voix des Français et candidate aux primaires pour la prochaine présidentielle, se trouve, dans ce palmarès, en compagnie d'acteurs, de sportifs et autres chanteurs de variété. Histoire sans doute de la dénigrer tout en la "people-isant".

couverture VSD

Couverture du VSD n°1740 (du 30 décembre 2010 au 5 janvier 2011)

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Illustration le 29 décembre au soir de l'annonce de l'article-phare du magazine 'people' VSD sur le sondage commandé à Louis Harris, sur www.vsd.fr. La catégorie show-biz est mise en avant, comme sur la couverture, aucune personnalité politique n'y figure. Stars de la chanson, du cinéma et du foot son avidement scrutés. En politique, seule Ségolène Royal (nommée par 73% des sondés) décroche au passage une mention perfide : "Nous avons dû faire des choix [les sondés ont été interrogés sur des personnalités choisies par VSD (!!!), NdlR], et estimer la popularité des candidats comme leur potentiel d’« agacitude », pour paraphraser Ségolène Royal, notre grande gagnante de la catégorie politique. Enfin, dernière précision : nous avons tenté de contacter toutes vos têtes à claques préférées afin de recueillir une réaction. Ce fut peine perdue." Pourtant, les 3 personnalités 'agaçantes' suivantes toutes catégories, non citées dans l'annonce, sont des personnalités de droite : Brice Hortefeux (70%), Marine Le Pen (64%) et ... Nicolas Sarkozy (63%)! Info ou intox?

La semaine dernière Nicolas Sarkozy a été sacré "l'homme politique de l'année", à la une du Journal du Dimanche appartenant à son ami Arnaud Lagardère. Plus c'est gros, plus ça passe ?

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Nicolas Sarkozy n'a pas l'air heureux : illustration de Reuters de "Politique - Sarkozy personnalité de l'année" du JDD du 26 décembre : trio gagnant : Sarkozy à 42%/Woerth à 34%/Fillon à 31%. Le JDD fait de l'esbroufe avec des titres ronflant et une analyse qui fait beaucoup parler de l'exécutif UMP, mais Frédéric Dabi, de l'Ifop, précise : "Ce n’est pas un sondage d’approbation ou de satisfactionIl montre la défiance de l’opinion à l’égard des politiques.". On s'en serait douté! Beaucoup de bruit pour rien... nom du fichier de l'illustration : "Nicolas-Sarkozy Clearstream" !

La guerre des sondages, comme nous l'avions prévu, a donc commencé. La démocratie impose qu'on ne laisse pas faire.

Cette "information" appelle plusieurs questions, pour que les citoyens éclairés qui refusent l'abrutissement, l'infantilisation, et la manipulation des esprits, puissent combattre l'offensive sondagière de la droite, alimentée par un budget de plus de 3  millions d'euros engagés par l'Elysée comme l'avait révélé le rapport de la Cour des comptes :

1) À qui appartient l'institut de sondage  Ifop qui, la semaine dernière a présenté Nicolas Sarkozy comme la personnalité de l'année À Laurence Parisot, la Présidente du Medef.

2) L' "agacement" est-il une valeur politique de nature à informer les électeurs ? Combien de mots l'institut de sondage a-t-il testé pour sortir celui là ? L'efficacité, la volonté, le courage, la détermination, la vérité, de Ségolène Royal ont-ils été testés ?

3) Quel but recherche un institut de sondage en posant ce type de questions ? 

4) Pourquoi un tel acharnement contre Ségolène Royal en cette fin d'année ? Serait-elle devenue l'adversaire la plus dangereuse de la droite ?

Ne sommes-nous pas en présence des techniques de manipulations classiques qui consistent à influencer négativement les conversations familiales de fin d'année, techniques  de "bashing" largement utilisées par la droite bushiste aux USA, et que les équipes de Nicolas Sarkozy se sont vantées  d'utiliser ?

Nous ne laisserons pas faire. Mieux. Nous nous battrons car nous savons qu'il en va de la démocratie. En démocratie, seule la victoire des urnes compte véritablement. Ni les oracles, ni les propagandistes ne pourront remplacer l'acte du vote. Ils ont essayé en 1995, qui devait voir la victoire "au premier tour" prédisait même un certain Nicolas Sarkozy d'Edouard Balladur. On connait la suite...

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Un Saint Nicolas CGT lundi 6 décembre 2010 devant le Fouquet's (Saint Nicolas de Myre, qui donnera 'Santa Claus') (MaxPPP)

Que toutes celles et tous ceux qui pensent qu'il faut combattre la dégradation du débat politique, que toutes celles et ceux qui veulent qu'enfin se termine cette longue nuit du Fouquet's où tous les coups sont permis, se mobilisent sur internet, sur le terrain, car c'est une conception de la démocratie et du respect de l'opinion qu'il faut défendre.

Le combat ne fait que commencer, c'est celui de la liberté de conscience contre le pouvoir de l'argent que permet ces sondages relayés par des médias complaisants.

ALeqM5ioAQKAe5V8woR-CbTvx3ODzWedzg AFP Joel Saget

Ségolène Royal à Ris-Orangis le 14 décembre avec les "p'tits LU", à qui la justice a donné raison le 2 décembre après 10 ans de luttes contre Danone/LU : "Face à ce cercle vicieux, il y a le cercle vertueux, celui des citoyens. Ceux qui sont de plus en plus nombreux à venir à la rencontre de Ségolène Royal dans son tour de France." (AFP/Joël Saget)

Face à ce cercle vicieux, il y a le cercle vertueux, celui des citoyens. Ceux qui sont de plus en plus nombreux à venir à la rencontre de Ségolène Royal dans son tour de France (là où Nicolas Sarkozy ne peut plus se déplacer au risque d'avoir à affronter le mécontentement du peuple), des nombreuses marques de soutien et de mobilisation, de l'espoir qu'elle suscite, du courage et de la volonté d'avancer jusqu'au bout qui est la sienne. Avec elle, nous avançons, c'est le peuple qui vote, pas les sondages trafiqués.

L'équipe de Ségolène Royal

Faites circuler à tous vos amis

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 07:34

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Nicolas Sarkozy joue les Pères Noël le 24 décembre 2010... (image Sarkofrance chez Marianne 2)

Au moment où les Français s’apprêtaient à réveillonner, le 24 décembre, le gouvernement en a profité pour annoncer les chiffres du chômage du mois de novembre. Géniale idée que de faire cette publication quand les regards de ceux qui en ont encore les moyens sont tournés vers le sapin et ses guirlandes ou tout simplement vers les retrouvailles familiales de Noël, nous rappelle Gérard Courtois, directeur éditorial du journal Le Monde, dans son édition datée du mardi 28 décembre. Le tout enrobé de beaucoup de communication sucrée du gouvernement Fillon pour faire passer le goût amer de la pilule.

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Xavier Bertrand, ministre du Travail, lors d'une annonce des chiffres du chômage (Reuters)

Côté langue de bois gouvernementale, ‘tout ne va pas si mal et tout ira mieux demain’ : « Le deuxième semestre 2010 aura en effet permis, malgré une reprise économique encore fragile, de stabiliser le nombre de demandeurs d'emplois », estime en effet Xavier Bertrand, le ministre du Travail, promettant « une mobilisation sans relâche du gouvernement »afin que « 2011 soit l’année de la baisse significative du chômage ». Et de mettre en avant le chiffre lénifiant de 2 698 100 demandeurs d’emplois n’ayant pas du tout travaillé en novembre, soit une ‘petite’ hausse de 0,8% en un mois et de 2% en un an. Ou des 4 019 100 chômeurs n’ayant pas travaillé ou en activité réduite (+ 0,8% en un mois, + 5% en un an). Ce qu’on ne nous dit pas, c’est qu’on en est alors déjà à un taux de chômage de 14,2%. Habillage des chiffres ?

Bien sûr, le tableau est encore moins rose si l’on ajoute les personnes inscrites à Pôle-Emploi mais qui ne sont pas tenues de rechercher un emploi pour diverses raisons : cette catégorie représente 599 500 personnes et croît très vite : + 16% en un an ! On aboutit ainsi à 4 618 600 demandeurs d’emplois ; avec une population active d’environ 28,2 millions de Français en 2009 au sens du BIT (moins au sens de la comptabilité nationale), on obtient une part de la population active hors de l’emploi de 16,4%. Rappelons que dans un article sur les raisons de la défaite des Démocrates aux élections américaines du 2 novembre dernier, nous avions cité le taux de sous-emploi et de chômage américain : 17,6%. Nous n’en sommes plus loin. Nous avions dit également que ce sous-emploi s’accompagnait d’une précarisation croissante : c’est le cas aussi en France, où le Médiateur de la République « estime à 15 millions le nombre de personnes pour lesquelles les fins de mois se jouent à 50 ou 100 euros près », soit « un bon tiers » des Français adultes indique Gérard Courtois.

Et ce alors-même que la principale préoccupation des Français reste de loin le chômage, comme l’indiquent de nombreuses enquêtes, dont le baromètre TNS Sofres-Covéa-La Croix publié mardi 28 décembre : le sujet majeur d’inquiétude demeure le chômage pour 74% des Français en moyenne sur l’année 2010 (75% pour 2009). Cette inquiétude est particulièrement forte chez les ouvriers (82%), les 18-24 ans (81%) et les employés (77%). Le chômage, thème au cœur de la réflexion de Ségolène Royal, vient devant les retraites (53%) et la santé et la qualité des soins (77%), deux autres thèmes où Ségolène Royal s’est fermement opposée à la réforme injuste du gouvernement (retraites) ou a manifesté son intention d’empêcher tout dépeçage au profit des banques et assurances privées amies de Nicolas Sarkozy (retraites, santé et qualité des soins).

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Le sujet majeur d'inquiétude en 2010 est le chômage pour 82% des ouvriers : une autre voie est possible que celle tracée par Nicolas Sarkozy, tracée par Ségolène Royal chez Heuliez, les ex-New Fabris, les ex-Aubade, les LU à Ris-Orangis ou les ouvrières de Lejaby au Teil en Ardèche (dessin de Plantu)

Ségolène Royal est à l’écoute des Français sur les 3 thèmes majeurs qui les préoccupent, elle propose, au Teil, à Ris-Orangis, elle agit, avec Heuliez, les New Fabris et les Aubade en Poitou-Charentes, quand le gouvernement Fillon reste dans la communication lénifiante impuissante, comme le démontre le ministre du Travail sur le chômage, ou pire, dans les ‘réformes’ injustes et la privatisation de notre Sécurité sociale au profits des amis banquiers et assureurs privés de la sarkozye (retraites, santé et qualité des soins).

Ségolène avec les ouvrières Lejaby

Ségolène Royal avec les ouvrières de Lejaby au Teil en Ardèche le 22 décembre 2010 : elle reviendra en janvier avec des ex-ouvrières d'Aubade qui ont monté des Scop en Poitou-Charentes pour chercher des solutions pour "l'après" des Lejaby

Pour convaincre les Français et Gérard Courtois que la gauche en général et Ségolène Royal en particulier ferait mieux que Nicolas Sarkozy une fois aux responsabilités, il est grand temps d’avancer sur la voix Royal pour 2012 !

Frédérick Moulin

-oOo-

lemonde petmardi 18 décembre 2010

Nicolas Sarkozy et les 4 618 600 chômeurs

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Bravo, les artistes de la communication gouvernementale qui ont rendu publics les chiffres du chômage le 24 décembre ! Qu'il soit à l'Elysée, à Matignon ou au ministère du travail, l'auteur de cette brillante idée mérite un coup de chapeau.

Au moment où bon nombre de Français enfournaient dinde ou chapon, débouchaient une bonne bouteille et empaquetaient fébrilement les derniers cadeaux, nul doute qu'ils auront eu l'oreille moins attentive à l'évolution du marché de l'emploi.

Nul doute, également, que la publication de ces chiffres en toute fin de mois, comme d'habitude, aurait désagréablement parasité les vœux de fin d'année du président de la République. Mais cette petite habileté masque mal un cruel aveu d'impuissance : contrairement aux discours récurrents de nos éminences, en effet, le nombre des sans-emploi continue à augmenter.

Oublions les engagements de campagne de Nicolas Sarkozy, en 2007 : il se faisait fort de ramener le chômage à 5 % de la population active. La crise est passée par là. Dont acte. Mais beaucoup plus récemment, le 25 janvier à la télévision, il se risquait bravement à des prévisions optimistes : " Le chômage va baisser dans les semaines et les mois qui viennent. " Fin août encore, sur la base de statistiques ponctuelles et partielles, la ministre de l'économie, Christine Lagarde, se réjouissait des perspectives de " stabilisation ".

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Les promesses toujours renouvelées d'un avenir (lointain...) toujours meilleur de Christine Lagarde depuis 2009 (dessin de Martin Vidberg, www.martinvidberg.com)

Nous en sommes loin, comme en témoignent les données publiées ce 24 décembre par le ministère du travail. Elles sont aisément consultables sur son site Internet. A fin novembre, l'on comptait 2 698 100 demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A, c'est-à-dire des personnes sans emploi tenues de faire des actes positifs de recherche d'un travail. Ce chiffre a progressé de 2 % depuis novembre 2009, après avoir flirté avec la barre des 2 millions au printemps 2008.

Il s'y ajoute 1 321 000 personnes classées en catégories B et C, qui ont une " activité réduite " (plus ou moins 78 heures par mois) mais recherchent un emploi et doivent en faire la preuve. Soit un total de 4 019 100 demandeurs d'emploi de catégories A, B et C, en hausse de 5 % depuis un an. Parmi eux, signalons en passant l'explosion des chômeurs " seniors " de plus de 50 ans (750 000, +16 % en un an), ainsi que des chômeurs depuis un an ou plus (1,5 million, + 21,5 %) ; et, pour être honnête, la baisse de 4 % des jeunes de moins de 25 ans en quête d'emploi.

En outre, 599 500 personnes (+ 16 % en un an) relèvent des catégories D et E : elles sont inscrites à Pôle emploi mais, pour diverses raisons (maladie, formation, contrat aidé, etc.), ne sont pas tenues de faire des actes positifs de recherche d'emploi. Fin novembre, l'ensemble des inscrits à Pôle emploi s'établit donc à 4 618 600 personnes, en hausse de 6,6 % en un an. Pour mémoire, la " population active ", ayant ou non un emploi, est actuellement de 28,2 millions de personnes.

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Depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, les demandeurs d'emploi des catégories A, B, C, D et E pris ensemble ont augmenté de 27,3%, à 4 618 600 chômeurs à fin novembre 2010 (source = Marianne 2)

Encore ces chiffres ne concernent-ils que la France métropolitaine : pour être complet, il convient de ne pas oublier les 253 100 demandeurs d'emploi des départements d'outre-mer, qui ne sont mentionnés par le ministère que du bout des lèvres. Il est vrai que si on les ajoute à l'addition, on approche dangereusement de la barre des 5 millions.

Celle-ci est évidemment dépassée si l'on tient compte des chômeurs " invisibles ", qui ne sont pas ou plus inscrits à Pôle emploi, souvent découragés par des radiations pour raisons administratives ou " autres " qui sont tout sauf marginales (plus de 100 000 durant le mois de novembre).

Désolé d'infliger au lecteur cette avalanche statistique. Trop souvent occultée ou presque banalisée tant elle paraît inéluctable, elle en dit malheureusement beaucoup plus que bien des commentaires sur la réalité du pays et sur la défiance générale à l'égard des gouvernants.

Selon toutes les enquêtes récentes, en effet, les Français placent largement en tête de leurs préoccupations la lutte contre le chômage et l'amélioration du pouvoir d'achat. Sur le premier point, on vient de le constater, les belles paroles présidentielles ou ministérielles sont tout sauf convaincantes et les perspectives guère encourageantes.

Sur le second point, il suffit de se reporter au dernier - et ultime - rapport du Médiateur de la République, avant sa disparition au profit du Défenseur des droits. S'inquiétant des fragilités de la société française, de l'angoisse croissante du déclassement ou des ravages du surendettement, Jean-Paul Delevoye, qui est tout sauf un gauchiste mais plutôt ce qu'on appelait autrefois un gaulliste social, déclarait sans ambages : " J'estime à 15 millions le nombre de personnes pour lesquelles les fins de mois se jouent à 50 ou 100 euros près ", soit un bon tiers des Français adultes.

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Pour 15 millions le nombre de Français, les fins de mois se jouent à 50 ou 100 euros près, soit un bon tiers des Français adultes (dessin de Plantu du 19 mai 2010)

Dans ces conditions, et même si ce n'est pas très glorieux, on comprend que le président de la République ait préféré glisser les mauvaises nouvelles du chômage entre le sapin et les agapes de Noël, tant elles témoignent de son impuissance.

D'autant que, pour le reste, son bilan 2010 n'est pas reluisant : une déroute de son camp aux élections régionales du printemps ; un gouvernement plombé, à l'été, par les sévères conflits d'intérêts de l'affaire Woerth-Bettencourt ; d'inquiétants dérapages estivaux sur les Roms ; une réforme des retraites, à l'automne, qui ne démontre sa détermination qu'au prix d'une amertume et d'un ressentiment durables dans le pays ; un remaniement qui a cruellement mis en lumière l'affaiblissement de son autorité, face au premier ministre et à sa majorité ; enfin, ces derniers temps, la résurgence vindicative d'un Front national qu'il croyait avoir neutralisé il y a trois ans.

Nicolas Sarkozy n'a jamais douté de pouvoir renverser des montagnes. Celles qui l'attendent en 2011-2012 paraissent pourtant de plus en plus infranchissables. Reste à la gauche - aux socialistes en particulier - à démontrer qu'elle ferait mieux, ce dont elle n'a toujours pas convaincu les Français.

Gérard Courtois

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Dessins de Martin Vidberg (www.martinvidberg.com)

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 12:19

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Exigeons  l’entrée de « représentants de l’Intérêt Général » dans les conseils d’administration des entreprises multinationales.

 

La protection de la planète et de ses habitants est en danger, aussi bien sur un plan environnemental que social ! Une des solutions passe par l’obligation pour les grands groupes internationaux d’intégrer l’Intérêt Général dans leurs décisions.

 

On le voit de façon criante. Le libéralisme dépasse les limites admissibles.

Alors que ce système revendique la concurrence libre et non faussée, on voit en réalité se constituer au fil des décennies des grands groupes mondiaux qui se partagent les marchés et qui concentrent des pouvoirs considérables entre les mains de quelques uns.

Ces pouvoirs ont des conséquences vitales pour notre planète et pour toutes les populations qui y habitent. Les risques écologiques majeurs et les injustices grandissantes en sont les preuves les plus tangibles.

 

Comme le rappelle Ségolène Royal, l’être humain doit revenir au cœur du système économique et non être à son service voire à sa servitude. De même, rappelle-t-elle bien souvent que le pouvoir politique doit retrouver toute sa place. Or celui-ci l’a perdu au profit de ces grands groupes et de la finance, nouveaux « maitres » de l’humanité.

 

On le sait, les solutions sont difficiles, complexes et de niveau mondial mais elles existent !

 

Il ne s’agit d’ailleurs pas d’adopter une posture idéologique rigide, source bien souvent d’excès aboutissant à des échecs cuisants. Il ne s’agit pas non plus de prôner des nationalisations à tout va et sur 100 % du capital des grandes entreprises. Ne tombons pas dans ces simplifications.

 

La mise en place d’une gouvernance mondiale, la taxation des transactions financières

(Plus de 90 % de ces transactions sont de la pure spéculation déconnectée de toute valeur ajoutée sociale et économique), l’instauration d’une véritable solidarité européenne et d’autres idées encore vont dans le bons sens.

 

Mais quand passerons-nous des discours, sarkoziens entre autres, aux actes ?

Il y a urgence !

 

De plus, il faut y ajouter l’encadrement indispensable des grands groupes mondiaux.

Dans de nombreux domaines : énergétiques, agricoles, alimentaires, pharmaceutiques, bancaires, assurances, informatiques, leurs décisions concernent chacun d’entre nous.

 

Elles ne peuvent continuer à ne dépendre que de quelques uns.

Pour toutes les décisions importantes, il faut réfléchir à leurs conséquences possibles et ne pas se contenter « d’éventuelles sanctions » a posteriori, toujours bien dérisoires.

 

Exigeons donc l’entrée dans les conseils d’administration des grandes entreprises internationales d’au moins « un représentant de l’Intérêt Général » disposant d’un pouvoir de véto, utilisable lorsque des conséquences environnementales ou sociales néfastes l’imposent.

 

Patrick Ardoin

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 00:23

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Joaquin Phoenix en empereur Commode dans le film Gladiator de Ridley Scott (2000, DreamWorks SKG)

Comme les empereurs romains avaient le droit de vie et de mort sur les gladiateurs, les agences de notation Moody’s, Standard & Poor’s et Fitch ont presque un droit de vie et de mort économique sur les nations.

Récemment une analyste de la célèbre agence de notation laissait tomber : « Moody’s pense que les risques baissiers sont tels qu’il est normal de réviser éventuellement à la baisse la note de l’Espagne. », à la suite de quoi l’euro et la bourse ont flanché. Puis elle a concédé : « Moody’s ne pense pas que la solvabilité de l’Espagne soit menacée. », et l’euro et les marchés, groggy, reprenaient quelques couleurs.

Martin Kettle, éditorialiste au Guardian, explique qu’il est temps de « faire plier sans pitié » les agences de notations, plus dans le camp des « spéculateurs » que dans celui des « arbitres », non élues, et dont « une poignée de directeurs trop payés devant leurs écrans d’ordinateur » peut « mettre à genoux » une grande économie mondiale, « joue à Dieu avec l’une des plus grandes nations d’Europe », à savoir dans le cas présent : « la cinquième économie d’Europe », l’Espagne.

« Comment osent-ils ? », s’exclame l’éditorialiste britannique.

Frédérick Moulin

-oOo-

Maudites Moody’s & Co.

Sur les 46 millions d’habitants que compte l’Espagne, combien seraient capables de vous parler de l’Allemande d’âge moyen qui tient aujourd’hui entre ses mains leur souveraineté démocratique, qu’ils ont acquise de haute lutte, et leur avenir économique ?

Une femme dont les avis détermineront si des millions d’Espagnols courageux pourront garder leur emploi, s’ils pourront rembourser leurs crédits immobiliers en 2011 et au-delà ? Et dont le verdict négatif sur l’économie espagnole accoucherait non seulement d’un programme de mesures d’austérité qui ferait pâlir ceux déjà imposés à la Grèce et à l’Irlande, mais qui risquerait même de sonner le glas de la zone euro elle-même ?

Bien peu, est-on en droit de supposer, puisque cette Allemande d’âge moyen qui joue à Dieu avec l’une des plus grandes nations d’Europe n’est pas Angela Merkel. La chancelière allemande occupe une position clé dans la bataille pour défendre l’Espagne, qui se livre une fois de plus aujourd’hui à l’occasion du sommet des chefs de gouvernement de l’UE à Bruxelles. Or, ce n’est pas de Merkel que va dépendre la vie des Espagnols pendant la prochaine décennie ou plus.

La femme dont les diktats plongent l’Espagne dans l’inconnu

Cet honneur revient plutôt au personnage mystérieux qu’est Kathrin Muehlbronner, polyglotte et diplômée de l’université de Tübingen qui, est-on tenté d’ajouter, exerce sur la vie de l’Espagne une influence plus réactionnaire que toute autre femme depuis que la reine Isabelle a chassé les Maures, expulsé les juifs et placé l’Inquisition au cœur de la nation, il y a de cela plus de cinq siècles.

Comment ? Muehlbronner est vice-présidente et principale analyste des risques souverains, spécialiste de l’Espagne pour l’agence de notation Moody’s. Ce qui fait d’elle la femme dont les diktats peuvent plonger l’Espagne dans l’inconnu en déclarant simplement que la cinquième économie d’Europe ne mérite plus sa note d’Aa1.

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Dessin de Martin Vidberg (www.martinvidberg.com)

Cette semaine, Muehlbronner a manqué tirer sur le levier susceptible de faire tomber l’Espagne par la trappe d’une salle de tortures fiscale dont Torquemada en personne n’aurait pas eu à rougir. « Moody’s pense que les risques baissiers sont tels qu’il est normal de réviser éventuellement à la baisse la note de l’Espagne », a lancé Muehlbronner, la main sur le levier — à la suite de quoi et l’euro et la bourse ont flanché. Peu après, elle relâchait son emprise. « Moody’s ne pense pas que la solvabilité de l’Espagne soit menacée, » a-t-elle concédé, tandis que l’euro et les marchés se reprenaient en chancelant.

Pourquoi mettre un genou à terre devant Dame Muehlbronner ?

Moody’s pense ? Mais, dites-moi, qui a élu Moody’s ? Quels traités a signé Moody’s ? Sur quoi nous fondons-nous pour mettre genou en terre devant Dame Muehlbronner ? Je n’ai rien contre elle. En revanche, j’ai franchement quelque chose contre la prédominance et l’influence de la culture de la notation, dont elle est un porte-flambeau montant.

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De gauche à droite, les dirigeants des trois principales agences de notations : Stephen Joynt (Fitch), Raymond McDaniel (Moody’s ) et Deven Sharma (Standard & Poor’s)

Car, alors que les pays de la planète se débattent pour s’extirper du krach financier mondial, Moody’s et ses deux principaux concurrents, Standard & Poor’s et Fitch, ne sont pas des acteurs neutres et objectifs qui n’auraient d’autre souci que de superviser avec intelligence les marchés.

Nous traitons les agences de notation comme s’il s’agissait d’arbitres. Elles ont même leur place dans certains des systèmes de réglementation concoctés à la hâte. Alors qu’en réalité, ce sont des acteurs, et pas seulement des acteurs, mais des spéculateurs. Ainsi, quand le crédit était en pleine expansion et bon marché dans les années 90 et 2000, quiconque émettait des obligations se voyait gratifié systématiquement de triples A.

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Commission d'Enquête de la Crise Financière (FCIC) à New York le 2 juin 2010 : son président, Phil Angelides, martèle alors qu'il vient d'auditionner Raymond McDaniel et d'anciens employés de l'agence de notation : «Moody's a été une usine à "triples A"». (Getty Images)

Moody’s, a commenté le chef de la commission d’enquête fédérale sur la crise mise en place par Barack Obama, était une “usine à triples A”. Avec pour résultat que, depuis les prêts hypothécaires à risque jusqu’au marché obligataire lui-même, le système était submergé de produits financiers monstrueusement surévalués, tous garantis par ce qui était finalement des notes tout aussi dépourvues de valeur.

Le processus kafkaïen des notations personnelles

La malédiction de la culture de la notation dans l’économie personnelle n’en est encore qu’à ses débuts en Grande-Bretagne. Mais elle a gagné en puissance, continue à s’étendre et devrait être endiguée. Quiconque est familier de la culture de la notation personnelle aux Etats-Unis, qui a engendré la culture du risque souverain, sait qu’elle procède de façon kafkaïenne.

Si, aux Etats-Unis, vous faites une demande de carte de crédit sans disposer d’une bonne note d’une agence américaine, non seulement on vous refusera une carte, mais votre note en pâtira, et il vous sera donc encore plus difficile d’obtenir le crédit dont vous avez besoin. Soyez en retard de paiement pour quelque raison que ce soit, et l’agence vous considèrera comme un risque — ce qui lui vaudra d’être payée par les banques pour la peine. Comme dans toutes les activités bancaires et de prêt partout dans le monde, un système où il suffit de cocher des cases sur un ordinateur s’est substitué à l’individu.

Il en va exactement de même, mais à une tout autre échelle, dans le monde du risque souverain. Toutefois, là, les agences se prononcent sur la gestion des économies de peuples libres et souverains. Pourtant, le problème dans le monde de la dette souveraine est aussi, sous certains aspects, une version surdimensionnée du problème que connaît le monde de l’économie personnelle.

Tout comme la dette personnelle, alimentée par le crédit, est partie en vrille parce que l’on ne trouvait plus de grands banquiers qui connaissaient les gens et le coin, capables de prendre des décisions intelligentes sur des cas particuliers, le monde de la dette souveraine a aujourd’hui perdu tout sens commun et toute équité dans ses relations avec les nations.

L’assaut des marchés contre les nations et les peuples

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"Le monde de la dette souveraine a aujourd’hui perdu tout sens commun et toute équité dans ses relations avec les nationsDans la vraie vie, l’histoire est affaire d’êtres vivants. Dans le monde illusoire des agences de notation, l’histoire est une question de chiffres." (dessin de Martin Vidberg)

Dans la vraie vie, l’histoire est affaire d’êtres vivants. Dans le monde illusoire des agences de notation, l’histoire est une question de chiffres. Au-dessus de la ligne : bien. En dessous : pas bien.

Quand on conçoit l’histoire comme une aventure humaine, on ne peut que partager la douleur de l’Irlande humiliée par les marchés. Mais il est scandaleux d’imaginer qu’une grande nation comme l’Espagne — pour la liberté de laquelle des amis de mes parents se sont battus et sont morts — puisse être mise à genoux par le caprice d’une poignée de directeurs trop payés devant leurs écrans d’ordinateur. Comment osent-ils ?

Les agences de notation ont pris la tête d’un assaut des marchés contre les nations et les peuples. Nous devons les faire plier sans pitié si nous le pouvons. C’est ce que prévoit entre autres le nouveau plan de l’Allemagne pour la zone euro. C’est pourquoi, quels que soient ses défauts, nous devrions à chaque fois soutenir Frau Merkel contre Frau Muehlbronner.

Martin Kettle

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"Nous devons faire plier les agences de notation sans pitié si nous le pouvons." (dessin de Martin Vidberg)


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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 16:29

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Le Mouvement de Défense de l’Hôpital Public (mdhp), un collectif de médecins, de soignants, de personnels hospitaliers et de patients pour la sauvegarde d’un service public hospitalier de qualité, lance une pétition pour la défense de l’hôpital public, pour que ce service public ne soit pas transformé « en entreprise », comme le prépare la loi Bachelot.

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"L'hôpital malade de la rentabilité", ouvrage écrit par le professeur André Grimaldi, un des 9 membres du bureau du mdhp

Le mdhp est né au sein de l’Assistance publique – hôpitaux de Paris (APHP), et a dés le début étroitement travaillé avec les syndicats médicaux internes de l’APHP, des syndicats des internes des hôpitaux de Paris, le syndicat des chefs de clinique-assistants des hopitaux de Paris et les deux principaux syndicats de praticiens hospitaliers, la CPH et l’INPH.

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Jean-Louis Bianco a signé la pétition et appelle à la signer sur son blog de député. Plus de 738 000 Françaises et Français l’ont signée depuis le début de l’année, signez la vous aussi !

Frédérick Moulin

-oOo-

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NE LAISSEZ PAS FAIRE !

L’HÔPITAL PUBLIC EST VOTRE HÔPITAL

DÉFENDEZ-LE AVEC NOUS !

- Défendez-le parce qu’il assure des soins de qualité pour tous quels que soient les moyens de chacun.

- Défendez-le parce que c’est là que se font les grandes recherches d’aujourd’hui qui permettront les progrès de demain.

- Défendez-le parce que c’est lui qui assure 80% des urgences, c’est lui qui a fait face hier à l’épidémie de SIDA et à la canicule et qui pourra faire face à une pandémie grippale.

- Défendez-le parce que c’est lui qui prend en charge les cas les plus graves ou les plus complexes à tous les âges de la vie.

- Défendez-le parce que les autres pays nous l’envient.

La loi HPST dite loi Bachelot a supprimé l’appellation de « Service Public Hospitalier ». Elle ne parle plus que d’ « Etablissement de Santé ». Elle cherche à transformer l’hôpital public en entreprise.

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Pour être rentable l’hôpital devra sélectionner les pathologies et les patients, et diminuer le nombre de personnels : moins d’infirmières, moins d’aides soignantes, moins de médecins, moins de secrétaires, moins d’assistantes sociales. 
Il est prévu de supprimer 20 000 emplois dans l’ensemble des hôpitaux.

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SIGNEZ LA PÉTITION NATIONALE QUI SERA ADRESSÉE

AU PARLEMENT ET AU GOUVERNEMENT:

« Je défends l’Hôpital Public, lieu de formation des professions médicales et paramédicales, de l’innovation et des progrès thérapeutiques, qui offre à tous, sans discrimination, des soins de qualité.


Je m’oppose à son démantèlement qu’annoncent d’une part un nouveau mode de direction qui aura pour souci principal la rentabilité, d’autre part des suppressions d’emplois non justifiées qui altèreront la qualité des soins. L'Hôpital Public doit avoir un financement lui permettant de remplir ses missions. »

Je signe la pétition en cliquant ICI

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