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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 20:24

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Ségolène Royal et Serge Letchimy, président de la région Martinique (Désirs d'avenir)

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G. GALLION France-Antilles Martinique 22.02.2011

La présidente de la région Poitou-Charentes a entamé son séjour à la Martinique par une réunion d'échange au conseil régional sur le thème de la prévention des risques naturels.

Pendant plus de deux heures, Ségolène Royal et Serge Letchimy ont animé hier au Conseil régional une réunion avec des professionnels sur la prévention des risques naturels. Une rencontre que la présidente de la région Poitou-Charentes souhaitait pour « apprendre » et « comprendre » comment la Martinique appréhende la prévention.

« J'ai été horrifiée de découvrir que les mairies de Charente-Maritime n'avaient plus de sirène pour alerter la population des dangers. C'est lors de la tempête Xynthia que cela a été découvert. C'est pour connaître les systèmes que vous avez mis en place que je suis venu et pour que nous ayons des échanges nourris en la matière. », déclarait-elle en ouverture de séance.

Elle allait être servie avec l'exposé qu'Albéric Marcelin [chargé de communication à l'Association de Prévention des Risques Majeurs, NdlR] fit au nom de l'université populaire, balayant un large spectre de la prévention des risques, tant sur les modalités existantes, les lacunes et les attentes. « Mais ce qui est important, c'est la cohésion des moyens de prévention et d'intervention, et la cohérence nécessaire pour couvrir le terrain. Ce qui importe avant tout, c'est l'appréhension de la population du risque et son éducation. »

 


JT 19h30 du 21/02/2011 - Martinique 1ère Télé - envoyé par eric3362

 

Le terrain était favorable pour le rapprochement des deux régions en la matière. « Nous devons signer une convention de partenariat entre nos régions et j'invite mon collègue Serge Letchimy à venir signer avec moi la convention à Poitiers. », annonçait Ségolène Royal.

Une invitation que le président du conseil régional accepta aussitôt tout en précisant que préalablement, l'assemblée devra adopter le texte.

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Ségolène Royal et Serge Letchimy (Bondamanjak)

Mais cette coopération interrégionale sur la prévention des risques qui pourrait s'élargir aux échanges en matière d'environnement et de politique d'insertion des jeunes, n'occultait pas totalement la dimension politique des relations entre les deux présidents. « Je te souhaite bonne chance pour les défis que tu auras à relever à l'avenir. Je te souhaite bonne chance pour toutes les batailles que tu auras à affronter et je les respecte car ce sont des batailles de vie! » Allusion à peine voilée à la prochaine campagne des primaires socialistes que la candidate n'évoque pas.

Mais elle affirme néanmoins : « Je crois beaucoup que dans le contexte d'une politique nationale qui nous fait souffrir, pour les imaginations locales, les hommes et les femmes qui travaillent et qui se battent, une autre politique est possible. Et nous avons des valeurs communes avec le président du conseil régional de Martinique. Il sait mettre de la dimension humaine dans ses décisions et c'est quelque chose que nous partageons. »

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 13:54

L-M--ELORE-ELORE-3382-2-1--copie-1.jpgChères amies, chers amis,

 

Tout d’abord dire que je ne suis pas politiquement correct, juste une femme qui ose aller un peu plus loin que loin de la promenade autorisée.

 Ce que j'aime chez Ségolène Royal, c'est QU'ELLE PORTE CETTE QUESTION comme je la porte aussi ETRE ou NE pas ETRE. Personnellement je me sens en résonances avec ses actions qui ouvrent un espace à l'enthousiasme, à la participation, à la parole au cœur des peuples... aux changements d’attitudes individuelles et collectives.

 Elle sait prendre et apprendre de toutes les nations, pays et s’enquiert de ce qui est mieux pour tous et tout un chacun. Son courage et une forte volonté de garder le cap afin de voir l'émergence d'une autre attitude de se comporter, de voir se dessiner d'autres valeurs de justice, d'autres valeurs de partage, d'autres façons d'aimer et respecter la vie. Etre des artistes de la vie me semblerait une très belle chorégraphie internationale.

 Quand mon cœur a le désir de voir en Ségolène Royal, porte-drapeau d'un courage au féminin en quoi elle est différente, c'est d'entrer en résilience aux chocs d'un système misogyne où 2 femmes sur 3, même dans des pays dits avancés sont victimes de violence... de la violence psychique et ses conséquences morbides sur l’être, les agressions jusqu’au viols, morts. Ne pensez-vous pas que ces violences sont les scories des lapidations acceptées dans des temps somme toutes par très lointains dont nous n'osons même pas regarder en face leurs monstruosités.

 Aujourd’hui, souffrir de ce que nous sommes devenues au mieux dans nos autonomies est combattu certaines fois pas une aberration sociale, qu’il conviendrait de dénoncer et d’ énoncer les mécanismes primaires ancestraux les soutenant, de mon point de vue, un problème d’ aliénation qui fait beaucoup de mal à nos relations dans la société.

 Oui, j’ai à cœur de dire en quoi, pour moi, elle est différente et porte haut le fait de vivre son courage au féminin, elle porte audacieusement le droit à la singularité.

 Elle ose porter sa personnalité sans avoir une allégeance ou une vassalité contrainte pour avoir le droit de paraître dans l'espace public réservé très longtemps à la domination masculine.

 Elle ose avoir une volonté attirant toutes les volontés qui cherchent confiance dans une autre manière de voir évoluer le monde, la gestion de la planète et la parole des peuples au cœur des décisions qui nous engagent individuellement et collectivement ainsi que l’avenir de la TERRE.

Elle ose avoir une volonté et d'en garder le cap selon ses convictions. Sa bienveillance sur les valeurs de la justice, de la responsabilité, lui donne une croissance, une posture et stature de femme d'Etat dans le chant d'une espérance pour l'humanité.

Elle ose une libre expression de sa personnalité où son espérance dans sa singularité entraîne l'espérance collective.

Elle ose avoir non pas une carrière de battante mais un destin de conquérante, non pas de territoires mais d'un accès à tous à la parole constructive de relations et une attention à chacun par l’élaboration d’un projet, un symbole fort, une croissance en DIGNITE, la croissance de l'une est la croissance de toutes et tous… La participation, la relation.

 

Une utopie qui prend racine, son destin est déjà lié à l'histoire que cela nous plaise ou pas...

Consciente que la croissance de toutes et tous se fait aussi en ayant chaque jour, une énergie renouvelée liée à nos convictions vers un monde plus pacifié.

Je retire de ses discours et de ses lettres une force et des désirs d’avenir.

J'étais professionnellement désespéré lorsque je l'ai vue apparaître dans l'espace public, ce fut une belle surprise, car là aussi j’étais désespérée de ne pas voir une seule femme capable d’aller e n France aux plus hautes responsabilités portant la cause de notre autonomie au degré le plus élevé.

Par la suite, ce que j'ai vu se projeter sur elle, je l'avais déjà vécu pour ma part, une lapidation psychique indigne d'un peuple, en plus, celui-ci fait semblant d'avoir évolué, il lance la pierre et cache le bras. A mes yeux c’est la question de la dignité. Egaux e n droits et en dignité, à quels moments la singularité, le courage au féminin à quel niveau d’acceptation est-il digne ou pas pour la femme d'être ce qu'elle est intrinsèquement en lui proposant son développement, sa croissance au-delà de ce qui est généralement admis par la domination masculine ?

Comme pour les incivilités y aurait –il aussi des attitudes d’indignités ?

Voici ma réflexion de ce matin.

 

Amitiés fraternelles.

LM ELORE

 

 

 

 http://www.artistescontemporains.org/L-M--ELORE-ELORE,3382.html

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 08:18

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Ségolène Royal et Serge Letchimy, président du Conseil régional de Martinique lundi 21 février 2011 (Patrice Coppée/AFP)

Ségolène Royal est arrivée en Martinique dimanche en milieu d’après-midi heure locale. France-Antilles Martinique relève un détail amusant : dans le hall de l’aéroport, Dominique Strauss-Kahn achève son entretien, en direct, sur France 2 dans le JT de 20 heures, puis quelques instants d’après, Ségolène Royal et l’équipe qui l’accompagne font leur apparition. Les deux socialistes ne se seront pas croisés, même par télévision interposé.

Quelques images du JT de 19h30 de Martinique 1ère Télé ; comme l’écrivait Françoise Degois, conseillère spéciale auprès de Ségolène Royal, qui a réalisé « Femme Debout », une série d’entretiens, avec elle : « Arrivée à Fort de France de Ségolène Royal. Accueil super chaleureux des militants. Et hop. C'est parti pour 5 jours passionnants. » :

 


envoyé par eric3362

 

Martinique 1ère Radio, dans son journal de lundi à 7h aborde la venue de Ségolène Royal :

« Au programme de ces 3 jours de visite, elle va rencontrer les présidents des assemblées locales [Conseil régional et Conseil général, Ndlr], et participer à plusieurs séances de travail sur les questions de la prévention des risques majeurs, de la croissance verte, ou encore de l’emploi des jeunes entre autres. Ségolène Royal, accompagnée par une importante délégation d’élus de sa région, ne cache pas qu’elle est déjà en campagne pour l’investiture socialiste à la présidentielle de 2012 ;  elle dit attendre beaucoup des échanges qu’elle aura ici avec les élus, des socio-professionnels, et bien sûr les militants socialiste. »

Martinique 1ère Radio a accueilli la présidente de la Région Poitou-Charentes, qui a dit quelques mots, à peine arrivée, dans l’aéroport, qui seront repris sans tout son sel et légèrement déformés par France-Antilles Martinique.  Au micro de Martinique 1ère Radio :

«Ségolène Royal : bonjour, bonjour, que c’est gentil d’être venus (aux militants socialistes et aux journalistes venus l’accueillir)

Martinique 1ère Radio : bienvenue, oui, bienvenue, chez nous, chez vous.

Ségolène Royal : ah, eh bien c’est gentil ça ! Il y a trois objectifs. D'abord venir voir des amis,  ça c'est toujours très agréable.

Et puis venir en tant que présidente de région Poitou-Charentes, pour apprendre ici sur les techniques et l’organisation humaine de la prévention des risques, puisqu'après la terrible tempête qui a frappé nos côtes et en particulier ma région, où il y a eu plus de 50 morts, tout de suite après on s'était dit : « Nous allons aller voir les Antilles. », parce qu'il y a tout un travail, et toute une expérience, et toute une expertise d'organisation et de prévention des catastrophes naturelles.

Le deuxième objectif, c’est d’avoir un échange avec les deux régions, donc Martinique et Guadeloupe, et les élus, sur deux thèmes qui me tiennent particulièrement à cœur, c’est sur l'énergie solaire, et notamment sur tout le secteur de l'excellence environnementale.

Troisième sujet, c’est la lutte contre l'inactivité et le chômage des jeunes. »

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Ségolène Royal, le député de l'Allier Bernard Lesterlin et la vice-présidente du conseil régional Poitou-Charentes, Françoise Mesnard, le 21 février 2011 à Fort-de-France (Patrice Coppée/AFP)

Et France-Antilles Martinique d’ajouter que sur l’énergie solaire et l’excellence environnementale, la Région Poitou-Charentes, « en avance », souhaite « conclure des partenariats ».

Martinique 1ère Radio enchaine alors sur le sujet suivant, marquant le fossé qui sépare Ségolène Royal du gouvernement Fillon : «Autre visite, mais qui sent le soufre celle-là, celle du ministre de l'Education Luc Chatel, les syndicats ici l'attendent de pied ferme sur le dossier des suppressions de postes envisagées dans notre île, une grève générale est d’ailleurs prévue [… ] »

Un autre objectif de Ségolène Royal ne sera repris que par les journalistes de France-Antilles Martinique :

« Je me déplace dans tous les départements français, et je n'oublie pas les outremers, pour voir à la fois la France qui souffre, qui espère, qui entreprend, et les citoyens qui se battent pour réussir malgré les difficultés économiques. J'aurai ainsi l'occasion de rencontrer les chefs d'entreprise et de dialoguer avec les élus pour savoir comment dans cette période de crise économique on réussit à se battre et comment les collectivités de proximité finalement arrivent à constituer une sorte de bouclier social.

On a bien besoin de justice sociale ici, toutes les promesses qui ont été faites par le gouvernement actuel notamment sur la question du contrôle des prix et d'une meilleure répartition des profits n'ont pas été tenues. Donc, il est important de rappeler les grands principes qui permettraient aux sociétés antillaises de s'en sortir mieux, s'il y avait un peu plus de justice. »

Ségolène Royal a conclu l’entretien avec France-Antilles Martinique en se présentant comme « toujout fanm doubout », ainsi qu’Aimé Césaire l’avait qualifiée en 2007, ce qui lui avait donné l’idée du titre de son livre, et a déclaré en riant : « Je n’ai pas perdu mon créole. »

Dans le JT de Martinique 1ère Télé de 19h30 hier lundi, la signature d’une Convention sur les risques majeurs entre et Serge Letchimy, président du Conseil Régional de Martinique, et Ségolène Royal, la présidente du Poitou-Charentes, région frappée l’an dernier par la tempête Xynthia, après un entretien à huis clos entre les deux présidents de région« il s’interpellent par leurs prénoms, c‘est dire combien l’ambiance est détendue », note la journaliste. Par ailleurs, une réunion avec des acteurs économiques intervenant dans l’écologie et les risques majeurs a duré 2 heures, présentant les forces et les faiblesses de la Martinique dans le domaine.

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Ségolène Royal et Serge Letchimy pendant la réunion de travail au Conseil régional lundi 21 février 2011 (Patrice Coppée/AFP)

Ségolène Royal explique, évoquant « l’intelligence des territoires » :

« Nous avons un certain nombre de brevets dans la Région Poitou-Charentes que nous pouvons échanger avec la région Martinique. Nous allons mettre en commun aussi la création d’une société d’économie mixte, notamment pour l’énergie solaire, la voiture électrique, puisque nous sommes une région très en avance sur la voiture électrique et qu’ici il y a également des projets, et en retour, nous allons apprendre beaucoup de la région Martinique, avec tout le phénomène des énergies renouvelables, des constructions en bois. »

Alberic Marcelin, chargé de communication à l’Association de Prévention des Risques Majeurs, a constaté : « Ils peuvent nous apporter l’expertise contemporaine qu’ils ont sur la gestion de l’après-Xynthia, mais nous, nous avons la capacité de leur apporter aussi notre expérience sur  l’organisation des citoyens. »

Le réseau photovoltaïque a aussi fait l’objet d’une analyse : il pourrait apporter une injection de 30% sur le réseau martiniquais.

Serge Letchimy s’est dit intéressé par la façon de gérer les voitures électriques, domaine ou la Région Poitou-Charentes a une expertise et une avance, notamment pour le financement de la voiture électrique dans les communes ; il s’est dit aussi intéressé sur l’éco-responsabilité et l’expérience picto-charentaise dans le domaine.

« Nous te souhaitons bonne chance pour ces batailles de vie, ces batailles d'avenir », lance à Ségolène Royal Serge Letchimy, président du puissant Parti Progressiste Martiniquais (PPM), héritier spirituel d’Aimé Césaire, qui l'avait qualifiée lors de sa campagne de 2007 de « petite Martiniquaise ». « Un signe favorable pour un futur scrutin de primaires où les sympathisants de gauche [en Martinique, NdlR] sont invités à voter », note Le Parisien.

Frédérick Moulin

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 22:53

h-4-1868802-1282562552-1--copie-2.jpg     Les semaines ne se ressemblent pas… Après la période de communication tous azimuts de Martine Aubry avec notamment son déplacement au forum social de Dakar, c’est au tour de DSK de faire l’actualité. Rien à première vue de bien alarmant, sauf qu’en principe les deux leaders socialistes se sont pacsés à Marrakech. Martine Aubry jusqu’ici a tenu à défendre le pacte : lui ou elle, sûr, promesse faite, il n’y aura qu’un seul candidat aux primaires.

 

 D’accord, mais alors pourquoi cette communication de rupture entre les deux candidats possibles aux primaires socialistes ? Pourquoi n’a-t-on vu aucune image de complicité du couple socialiste lors du déplacement très médiatisé de Dominique Strauss Kahn à Paris ? Pourtant tout semblait bien calculé dans cette communication du candidat non déclaré. Après tout si le couple vit encore son idylle, la presse aurait aimé prendre la photo événement : Dominique et Martine bras de dessus bras de dessous tout sourire. Mais rien, pas la moindre photo, même pas une photo volée, le blackout total ! Pas un mot non plus de Dominique Strauss Kahn pour sa moitié, Martine Aubry, pas la moindre référence, comment peut-on encore croire dans ces conditions à une alliance entre les deux ?

 

 On sait que durant son déplacement en Afrique, Martine Aubry n’avait pas apprécié la déclaration d’Anne  Sinclair espérant que son mari ne se représenterait pas au FMI. La communication de la première secrétaire du parti socialiste avait été en grande partie éclipsée par cette déclaration provoquant une rude réplique de la première secrétaire du PS aux journalistes qui voulaient l‘interroger : « vous me faites honte !». De même, ce weekend les proches de Martine Aubry n’ont pas caché leur irritation sur le battage médiatique autour de la visite bien solitaire de Dominique Strauss Kahn.

 

Alors, n’est-on pas tout simplement en train de vivre le divorce en direct ? Marrakech c’est bien fini … Il faut dire que depuis le pacte de Marrakech, les deux tourtereaux ont pris des chemins bien différents. Dominique Strauss Kahn éloigné à Washington réussit par son absence à ravir à Martine Aubry la première place dans les sondages de popularité. Plus il s’éloigne moins il cause et plus sa cote de popularité est élevée. Aubry de son côté a réussi à verrouiller le parti socialiste en plaçant aux postes clés ses hommes liges, avec un discours à gauche toute pour bien se distinguer du directeur du FMI. Celui-ci l’a d’ailleurs très bien compris en prenant soin dans ses dernières déclarations de s’affirmer proche du peuple.

 

Martine et Dominique ne semblent donc plus rien n’avoir en commun. On assiste à une séparation de fait, sans éclat jusqu’ici. Car pour la suite, les couteaux entre partisans des deux camps sont bien affûtés …

De son côté, Ségolène Royal a pris soin dès le départ de laisser ces deux là se débrouiller avec leur pacte qui pourrait ne durer que le temps d‘une chanson. Préférant, aux alliances d’appareil, travailler sur le fond des idées avec les Françaises et les Français, la présidente de région est en déplacement aux Antilles et n’a pas souhaité commenter les petites phrases de Dominique Strauss Kahn. Il faut dire qu’en rentrant dans ce jeu, on finirait par oublier de parler de projet politique pour préparer sérieusement l'alternance !

 

Philippe Allard

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 07:46

Article retiré sur la demande de l'auteur.

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 23:41

P881280D747406G_apx_470_-1-.jpg    Ségolène Royal défend au sein du Parti socialiste une ligne politique plus proche de l’écoute du peuple. Contestant une vision trop gestionnaire d‘un système, la présidente de région veut un socialisme plus humain pour apporter des réponses concrètes aux problèmes qui se posent : l‘insécurité, le chômage des jeunes, la vie des quartiers, la condition des femmes, … Contre une politique dominée par la macro-économie, la socialiste afin de mieux répondre aux situations souvent catastrophiques que vivent nos compatriotes, défend une ligne plus réaliste, plus pragmatique. Ce qu’elle appelle « la politique par la preuve » pour résoudre les problèmes réels des Français. Elle martèle ainsi dans ses interventions que l’économie doit être au service du progrès humain et non l’inverse. Une vision jusqu’ici critiquée par les anciens partisans d’une ligne « Jospin », unis dans le pacte de Marrakech.

 

 Dimanche soir, au journal de 20 heures, sur France 2, Dominique Strauss-Kahn a reconnu son erreur du passé. Il n’a pas su prendre en compte hier la situation réelle en Tunisie trop absorbé par sa vision macro-économique. Le directeur du FMI faisait référence à sa déclaration passée où il louait, à l’époque, la réussite économique du pays sous le dictateur Ben Ali. Sur France 2, il a ainsi déclaré : « on a été beaucoup trop dans le passé, moi-même il y a deux ans et demi, beaucoup trop concentré sur la macro-économie, les grands chiffres, pas assez sur les inégalités et le chômage … on ne regardait pas assez ce qui était à l’intérieur ».  

 

Pour Dominique Strauss-Kahn, aujourd’hui sur une autre ligne politique, adoptée dans le contexte des crises dans les pays arabes et du soulèvement des peuples, réclame une prise en compte de la vie des gens. Il faut « s’occuper des problèmes des gens » déclare-t-il maintenant. On aurait pu entendre, dans ces termes, ceux de son adversaire d’hier Ségolène Royal. Ce rapprochement de la ligne Royal était inconcevable il y a seulement quelques mois. Aujourd’hui c’est une réalité.

En visite aux Antilles, au contact justement des habitants pour écouter et mieux cerner les problèmes réels, la présidente de région sera heureuse d’apprendre ce retournement. Ségolène Royal obtient un soutien de choix dans cette orientation politique qu‘elle défend. A quelques mois des primaires socialistes qui l’eut cru ? Il fallait pour cela une révolution et elle est venue des peuples du Sud de la Méditerranée.

Philippe Allard

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 15:10

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Les lycéens du lycée agricole de Melle qui ont ramassé les feuilles de châtaignier, en compagnie de leur professeur, Hugues Coutineau, et de l'animateur de la Fédération régionale des syndicats caprins, Frantz Jénot (La Nouvelle République)

Hier, je recevais sur mon compte Twitter @FrederickMEAGSR le message suivant :

 

 

Ségolène Royal
Salon de l'agriculture. Ne manquez pas le supplément du journal le monde , le lycée agricole de. Melle.Poitoucharentes première région bio.

 

Depuis quelques temps, Twitter et ses Tweets prennent de plus en plus de place dans l’espace médiatique. TF1 et Metro préparent un  Twittoscope censé  mesurer l’opinion relative aux principales personnalités politiques dans la perspective de 2012.

En tête en janvier 2011 : Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen. On voit l’enjeu… (cliquer ici pour lire l’article). De même, Google se prépare à tenir compte des avis de vos amis ou des liens qu’ils envoient dans les résultats de vos recherches. En bien ou en mal (pour plus d’informations, cliquez ici).

N’hésitez pas à participer au mouvement, et à vous inscrire sur Twitter pour soutenir l’action de Ségolène Royal, tout est expliqué ici et ici.

Par ailleurs, vous pouvez « twitter » les articles de ce site, avec le bouton Twitter en haut de l’article :

bouton-twitter

Vous trouverez ci-dessous l’article du journal Le Monde Magazine consacré au  lycée agricole Jacques-Bujault, à Melles (Deux-Sèvres), auquel Ségolène Royal fait référence dans son Tweet. Melle est une commune que Ségolène Royal connaît bien et à laquelle elle est attachée : elle en a été conseillère municipale de 1989 à 1995, puis a été députée de la circonscription de 1988 à 1997 et de 2001 à 2007, est inscrite sur la liste électorale de la commune, et est aujourd’hui présidente de la Région Poitou-Charentes à laquelle Melle et le département des Deux-Sèvres appartiennent.

L’exploitation agricole liée au lycée privilégie « la qualité d’abord ». Avec 170 hectares de surface agricole, elle comprend plusieurs ateliers de production à but pédagogique, qui doivent atteindre une taille critique. Outre les productions végétales, on trouve :

-un élevage de bovins Parthenais de 60 mères. C’est une race à viande “haut de gamme”, et le seul troupeau de la race dans un lycée agricole ; la commercialisation se fait sous label ;

-un élevage caprin en stabulation permanente de 400 mères : c’est le premier troupeau du ministère de l’Agriculture ;

-un élevage porcin naisseur-engraisseur de 85 mères, avec commercialisation sous marque “Porc de la Prairie” ;

-et un élevage ovin, de race vendéenne, de 200 mères, à haut potentiel génétique.

Frédérick Moulin

-oOo-

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Supplément du 19 février 2011

À l’école de la ferme

Alors que s'ouvre le Salon de l'agriculture à Paris, Le Monde Magazine a rencontré des jeunes qui, malgré la crise du secteur, se forment aux métiers de la ferme. Visite guidée au lycée agricole de Melle, dans les Deux-Sèvres.

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(Cécile Pernot/Babel/Rurart)

"Que voulez-vous, je fais ça depuis que je suis tout petit !" Nicolas Bordevaire, 18 ans, est né dans la ferme de Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres, et entend bien y passer sa vie. A 8 ans, ce fils d'agriculteur conduisait déjà le tracteur et la mise bas d'une vache n'avait plus de secret pour lui. Une vie rythmée par les exigences d'une exploitation de quelque 300 bovins et de 165 hectares. Pailler les étables, nourrir les vaches – trois heures le matin et autant le soir. L'ensilage, fin avril-début mai. Le maïs, en septembre. Les foins, de mai à septembre…

Bientôt, lorsqu'il aura décroché son brevet de technicien supérieur (BTS) "productions animales", il s'associera avec son père en GAEC (groupement agricole d'exploitation en commun). Même s'il sait que les temps sont durs : "Il y a trois ans, on a dû arrêter la production de chèvres. Les vaches se vendent de moins en moins cher, les prix des aliments et du matériel augmentent. On essaie de réduire les coûts et les marges. Mais si ça continue, dans un an, on met la clé sous la porte."

PAYSANS ET NÉO-RURAUX

Nicolas s'accroche, tant bien que mal, à ce destin qu'il croyait tout tracé. "Franchement, je ne vois pas ce que je peux faire d'autre." En attendant l'installation, il perfectionne son savoir-faire. A vingt kilomètres de la ferme, au lycée agricole Jacques-Bujault de Melle (Deux-Sèvres), il apprend à s'occuper des animaux. Une demi-journée par semaine, sa classe travaille dans l'exploitation du lycée. Le reste du temps est consacré à la théorie, en salle.

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Collectif : les élèves du lycée agricole Jacques-Bujault, à Melles (Deux-Sèvres), ont fermé la clôture et vont surveiller le transfert vers la bergerie des brebis avec leurs petits (Cécile Pernot/Babel/Rurart)

Au lycée, la majorité des élèves est issue du milieu agricole. "Ils viennent avec leurs méthodes, leurs habitudes, rapporte Patrice Briand, le directeur de l'exploitation du lycée. Ils sont parfois un peu hermétiques à notre enseignement, car chez les parents, 'ça se passe comme ça'." A l'inverse, ceux qui "viennent d'ailleurs" ont un "regard neuf et plus curieux".

Selon le directeur de l'établissement, Jean-Michel Bobineau, "les 'néos' sont de plus en plus nombreux. C'est sans doute lié à l'évolution des mentalités. On accueille beaucoup de jeunes qui veulent travailler 'dans l'environnement'." Marie Beaucé, en classe de seconde, est l'une de ceux-là. Née à Rambouillet (Yvelines) d'une mère animatrice sociale et d'un père ouvrier forestier, la jeune fille de 16 ans a du mal à expliquer son choix d'orientation. "J'ai toujours aimé les animaux, le contact avec la nature", dit-elle. Les études de vétérinaire, c'était trop long. Et l'enseignement général, pas pour elle. Au collège, elle fait un stage de trois jours dans une bergerie de Rambouillet. Une "révélation".

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(Cécile Pernot/Babel/Rurart)

Depuis sa rentrée au lycée agricole de Melle, en septembre 2010, Marie Beaucé a déjà appris beaucoup. Acquérir le bon geste, conduire un tracteur, souder, vacciner les animaux, tailler les onglons, "boucler" les oreilles. Surtout, elle sait "observer". "Le métier d'agriculteur n'est pas si difficile, estime-t-elle.Il faut juste connaître les bêtes et sentir quand elles ont un problème. Si les chèvres n'ont pas d'appétit, c'est un problème à l'estomac. Si elles sont agitées, c'est la période des chaleurs." Les bovins, les porcs lui font un peu peur. Elle préfère les petits gabarits et se verrait bien, plus tard, éleveuse de chèvres en Corse.

Enfants d'agriculteur ou pas, "tous les élèves en bac professionnel seront chefs d'exploitation, assure M. Bobineau. Après quelques années de salariat, ils s'installeront autour de 25-27 ans".

DE NOUVEAUX DÉBOUCHÉS

Les difficultés du secteur, les élèves du lycée ne les redoutent pas vraiment. D'une certaine manière, "la méconnaissance des décisions politiques prises ou qui seront prises les protège", poursuit le directeur. Mais certains, par l'intermédiaire de leurs parents, y sont déjà confrontés. Ces élèves-là, Denis Boulenger, un enseignant du lycée, les trouve "tristement réalistes". " Hier encore, raconte-t-il, deux élèves me parlaient de poursuivre leur apprentissage après le bac pour repousser la date de leur installation."

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Economie : visite à Lezay, où M. Proust, directeur du marché aux bestiaux, inscrit les cours à la fin des cotations (Cécile Pernot/Babel/Rurart)

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Naissance : lors de son stage d’une semaine, Romain, fils d’agriculteur, assiste le chevrier – un ancien élève du lycée – pendant la mise bas (Cécile Pernot/Babel/Rurart)

Mais l'agriculture, c'est avant tout une passion. Celle de la terre, de la faune et de la flore, des racines. Crise ou pas, la fibre est là. Pour preuve, l'obstination qu'affichent les élèves pour mettre la main à la pâte. "Même quand ils n'ont pas cours, ils vont faire un tour à la ferme pour voir si tout va bien, poursuit Denis Boulenger. Le 31 décembre, à 8 heures du matin, plus de la moitié de ma classe de terminale était là pour nous aider à peser les taureaux. Je ne suis pas sûr que mes collègues de l'enseignement général connaissent ce cas de figure !"

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Action : les élèves emmènent un taureau reproducteur pour une vente aux enchères organisée par le lycée (Cécile Pernot/Babel/Rurart)

Face aux difficultés du secteur, tout l'enjeu, pour les professeurs du lycée agricole, est d'amener les élèves à vivre dans l'air du temps et élargir leur horizon. D'où ces innombrables visites dans des exploitations agricoles converties au durable ou au bio, dans des magasins de vente directe, les marchés aux bestiaux, les Salons agricoles, les abattoirs, les organismes sanitaires…

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Observation : pendant les travaux pratiques, ces deux élèves observent la corne d’un bovin que le vétérinaire vient de trancher. La bête se l’était à moitié arrachée elle-même (Cécile Pernot/Babel/Rurart)

C'est ainsi que Marie Vallée, 17 ans, fille d'exploitants agricoles dans le sud de la Vienne, a choisi de s'orienter vers la génétique et la santé animale. "J'ai envie d'autre chose, dit-elle.Je me verrais bien technicienne en production animale ou assistante vétérinaire. La sélection des races bovines m'intéresse tout particulièrement." Dans une dizaine d'années, elle le sait, elle reprendra l'exploitation familiale. Ainsi va la vie agricole. Marie s'installera avec sa sœur aînée, dans une ferme que le père aura agrandie pour ses filles. Elle conservera l'élevage de vaches "à viande", comme son père. Préférera l'agriculture "raisonnée" au tout-biologique, comme son père. Et surtout, préservera la souche qu'il a lui-même créée. Dans ce monde rural en pleine mutation, la tradition de l'héritage – des savoir-faire, des valeurs, de la passion – survit. Un patrimoine que les jeunes d'aujourd'hui ont à cœur de conserver.

Aurélie Collas

Salon international de l'agriculture, porte de Versailles, Paris 15e. Du 19 au 27 février, de 9 heures à 19 heures. Entrée de 6 € à 12 €. www.salon-agriculture.com

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 10:33

photo_1234429716212-1-0_w350.jpg Ségolène Royal s’envole aujourd’hui direction les Antilles pour un déplacement de cinq jours. En Martinique puis en Guadeloupe, la présidente de région abordera plusieurs sujets : de la prévention des risques de catastrophes naturelles, au volet économique et social avec notamment l'emploi des jeunes, en passant par la croissance verte et l'excellence environnementale.

 

La socialiste poursuit ainsi son travail de fond de rencontres avec les Françaises et les Français. C’est en quelque sorte sa marque de fabrique depuis 2006. Ségolène Royal a besoin de se nourrir de ces contacts pour cerner les attentes, les besoins, et réfléchir aux solutions. Développant des universités populaires pour dialoguer avec les experts, la socialiste ne peut se contenter de la parole des savants, il lui faut y associer celle des citoyens. Une démarche souvent mal comprise notamment par une partie de l’intelligentsia française de gauche qui en est restée encore à l’homme providentiel.

 

Ségolène Royal croît à l’action politique, c’est l’engagement de sa vie comme elle a pu le montrer dans son action régionale. Elle n’est pas de celles et ceux qui baissent les bras face à un système, aussi puissant soit-il. Il lui faut agir pour changer la vie pour tous les oubliés de la gestion globale. Ces hommes et ces femmes invisibles, ces sans voix, aux vies brisées pour faire fonctionner un système. En cela, elle s’inscrit totalement dans la lignée de ces hommes et ces femmes de gauche qui ne pensent pas en gestionnaire, aucune avancée sociale n’aurait été possible, mais mettent toujours le progrès humain au cœur de leur engagement politique.

 

C’est la force de Ségolène Royal. Le peuple sait qu’il peut compter sur elle. Cette attente est toujours aussi forte. Il suffit de la suivre dans ses déplacements pour s’en convaincre. La socialiste ira jusqu’au bout parce que, contrairement à beaucoup de femmes et hommes politiques aujourd’hui, elle est convaincue qu’une autre politique est possible pour une société plus juste, plus respectueuse de l’environnement, plus ouverte au dialogue avec les peuples.

 

Philippe Allard

Photo Ségolène Royal à Pointe-à-Pitre en 2007 - Eric Feferberg

 

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 16:48

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Hier avait le Conseil régional de Poitou-Charentes siégeait en séance plénière, pour débattre, et pour voter différentes mesures, dont celle concernant la participation de la région au financement, de 7 milliards d’euros au total, de la Ligne à Grande Vitesse Sud Europe Atlantique (LGV SEA), qui desservira Bordeaux et passera non loin de Poitiers.

Ségolène Royal a répondu à la demande par l’Etat de la poursuite du financement de cette infrastructure de manière originale : la Région Poitou-Charentes prêtera 103 millions d’euros à l’Etat sous la forme d’une avance remboursable – un prêt sans intérêt – de 95 millions d’euros, qui viendra en complément des 8 millions d’euros déjà engagés par la région en frais d’études préalable. Une avance qui n’est possible que grâce à la bonne gestion de la région, alors que les caisses de l’Etat son vides cet hiver, comme celles de la Cigale de la fable. Là, cependant, les Fourmis font avancer les choses.

Cette avance remboursable de 95 millions d’euros sera soumise à trois conditions :

-« première condition, c’est la garantie de la desserte ferroviaire, dans l’ensemble, des gares de la région, et de la fréquence aussi de ces trains »,

-deuxième condition, le respect des « conditions environnementales, la protection des riverains et les compensations »,

-« et troisièmement »« que les conditions de remboursement soient précisées dans le cadre d’une convention » : « un opérateur privé intervient dans ce dispositif, il est donc logique que les bénéfices qui reviennent à cet opérateur privé puissent permettre le remboursement des fonds publics prêtés par la région », une règle que « nous appliquons à toutes les entreprises ».

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Au cours des débats, Ségolène Royal a fait plusieurs propositions audacieuses pour que l’Etat puisse financer les infrastructures dont il a la charge :

-« que les bénéfices des compagnies d’autoroute – 1,6 milliard d’euros – soient investis dans la LGV, première proposition »,

-« une avance remboursable sur les futurs bénéfices du groupe Vinci, deuxième proposition », donc, dans le cas de la LGV SEA qui était débattu, ce groupe étant à la fois celui qui va mener les travaux d’infrastructure sur la LGV SEA et le gérer pendant 40 ans,

-« troisième proposition, le réexamen de ce qu’on appelle les grands chantiers », et de citer Les Echos : « « Monsieur Bouygues remporte le chantier du ‘Pentagone à la française’ ». Vous ne croyez pas qu’il y a d’autres priorités que de construire un Pentagone à la française ? », et de citer le domaine du logement, qui préoccupe bien plus les Français.

Sur France 3, Ségolène Royal, interviewée au Conseil régional, a déclaré :

« Je crois qu’il faut que chacun assume ses responsabilités. Il n’y a pas de raison d’aller mettre des impôts sur les gens, alors que les grandes infrastructures de LGV, c’est l’Etat qui doit les prendre en charge, plus des organismes privés. C’est une entreprise privée qui va bénéficier des bénéfices de l’exploitation de la ligne pendant 40 ans et qui demande aujourd’hui au contribuable régional de payer l’infrastructure. C’est tout à fait anormal.

Regardez ce qui se passe sur les autoroutes, l’Etat a vendu à bas prix des autoroutes à des opérateurs privés qui aujourd’hui font 1,6 milliards d’euros de bénéfice ; moi ce que je propose, c’est que les bénéfices tirés des autoroutes servent à financer les Lignes Grande Vitesse. »

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Henri de Richemont (conseiller régional UMP de Charente)

Dès l’annonce du projet d’avance remboursable, l’opposition de droite du Conseil régional, menée par Henri de Richemont, a réagi en séance avec force. Henri de Richemont  est un ancien député RPR (1993-1997) et ancien sénateur UMP (1998-2008) de la Charente. Il descend d’une vieille famille française, la famille Panon Desbassayns de Richemont, originaire de Toulon, et qui a été l’une des plus riches et des plus puissantes familles de l’île Bourbon, La Réunion. Il est avocat comme son père, Ségolène Royal dira au cours des débats : « Vous qui êtes un fin juriste… ». La Charente, d’un autre côté, dispose d’un héritage industriel de premier plan en Poitou-Charentes, et est riche de son cognac et des industries liées. L’activité culturelle de Cognac et d’Angoulême est intense.

Première grande action : l’opposition au Conseil régional a demandé une suspension de séance pour prendre connaissance du texte détaillé qui venait de lui être remis en complément du document envoyé. « J’écoute tellement ce que vous dites que j’ai pas le temps de le lire à la fois », s’est exclamé Henri de Richemont. L’opposition a obtenu 15 minutes de suspension.

Deuxième grande action d’un courage remarquable : elle a demandé un vote à bulletin secret. Le doute planera pendant tout le débat, mais pour finir, Ségolène Royal fera part de la demande de la majorité régionale d’un vote public et lira l’article 13 du règlement de l’Assemblée Régionale : le vote sera public.

Troisième grande action : l’intervention d’Henri de Richemont, qui a trouvé à redire sur tout : jamais dans les documents envoyés on n’aurait parlé d’avance remboursable. Ségolène Royal répondra : « il était clairement indiqué dans la délibération qui a été envoyée le mot d’ « avance remboursable » ». Par ailleurs, en bon démagogue, Henri de Richemont a fait semblant de croire que la décision de Ségolène Royal signifiait la mise à mort de la LGV SEA, et a souligné, exagérant à peine, que « toutes les communes de Charente » attendaient la LGV SEA. Et de prétendre que la LGV SEA était nécessaire à la survie de Poitou-Charentes, peu importe, après tout, les conditions environnementales, les conditions équilibrées de desserte de la région, ou l’absence de remboursement. Peu importe les Picto-Charentais, car il le faisait pour le bien des (Picto-)Charentais.

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Quand Henri de Richemont a commencé à expliquer que la région ne respectait pas les engagements de financement pris en 2007 et 2009 ; Ségolène Royal est intervenue :

« Vous dites qu’il y a une contradiction avec les autorisations de programme que nous avons votées en 2007 et 2009. Mais nous ne remettons pas en cause les autorisations de programme, et nous sommes même prêts à faire un prêt, c’est-à-dire une avance remboursable ! On va déjà très loin.

Avouez que, depuis 2007 et 2009, il y a eu la réforme de la fiscalité locale, que l’Etat a retiré aux collectivités locales une grande partie de leurs revenu fiscal, que nous subissons tous les jours des transferts de charges, et que nous observons ce système économique aberrant que j’ai évoqué tout à l’heure, de voir les compagnies autoroutières faire des bénéfices et l’Etat se tourner vers le contribuable et vers les collectivités locales pour financer les infrastructures qui relèvent de sa seule compétence.

Vous qui êtes un fin juriste, Monsieur de Richemont, vous ne pouvez pas soutenir une telle incohérence dans la répartition des responsabilités. L’Etat a fait voter une loi de décentralisation pour reclarifier la répartition des compétences entre l’Etats, les régions et les départements. Aujourd’hui, il vient demander aux collectivités locales, qui sont étranglées par ailleurs par toute une série de charges, de participer financièrement aux infrastructures qui relèvent de sa compétence.

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Comment est-ce que vous, parlementaire, qui avez voté la loi d’août 2004, si mes souvenirs sont bons, sur la répartition des compétences entre les collectivités, vous pouvez accepter qu’il y ait une telle confusion dans les circuits financiers et dans la répartition des responsabilités ?

Vous savez, dans la confusion des valeurs à laquelle nous assistons aujourd’hui,  les gens, ils veulent de la responsabilité. Donc chacun est responsable de ses actes, de ses décisions, et de ses circuits de financement. Si les citoyens sont sans arrêt ballottés dans des confusions de responsabilités, dans des confusions de compétences, dans des mélanges entre les intérêts privés et les intérêts publics, alors il y aura un grave désaveu à l’égard des responsables politiques quels qu’ils soient.

Et à un moment, il est en effet nécessaire de mettre des règles claires sur les responsabilités de chacun. Et là nous y sommes ! Nous sommes à la croisée des chemins puisque nous devons prendre une délibération. Donc nous faisons déjà un effort considérable, en acceptant même de faire un prêt à l’Etat. Ce n’est quand même pas banal, vous avouerez, qu’une collectivité locale comme la région accepte de faire un prêt de 95 millions d’euros, excusez du peu, à l’Etat pour lui permettre de remplir ses responsabilités ! »

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Olivier Chartier (conseiller régional UMP de la Vienne), et derrière lui, Henri de Richemont

En fin de parcours, Olivier Chartier, jeune loup UMP de la Vienne qui n’est pas le dernier à crier ‘à l’assassin’, martèlera à bout d’argument, quelque chose d’inimaginable : si Ségolène Royal ne donne pas de subvention pure et simple à l’Etat pour faire face aux obligations dont il a seul la charge en termes d’infrastructures, elle sera responsable des hausses d’impôt de Nicolas Sarkozy ! La réponse de la présidente ne s’est pas faite attendre :

« Oui Monsieur Chartier, sauf que nous avons fait des contre propositions ! Moi j’ai proposé que les bénéfices des compagnies d’autoroute – 1,6 milliard d’euros – soient investis dans la LGV, première proposition.

J’ai proposé, nous proposons une avance remboursable sur les futurs bénéfices du groupe Vinci, deuxième proposition.

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Troisième proposition, le réexamen de ce qu’on appelle les grands chantiers : regardez, Les Echos d’aujourd’hui : « Monsieur Bouygues remporte le chantier du ‘Pentagone à la française’ ».

Vous ne croyez pas qu’il y a d’autres priorités que de construire un Pentagone à la française ? Et en plus sous-traité à une entreprise privée, avec les problèmes de confidentialité-défense, cela en dehors de toute délibération sur les principes d’ailleurs. (…)

 


Dans les 3 premières minutes : Olivier Chartier, Ségolène Royal et le Pentagone à la française (scopitone86)

 

 

Il y a quand même d’autres priorités, ne serait-ce que sur le logement. Honnêtement, il y aurait 4 milliards à mettre sur un investissement qui fait aussi des emplois dans le domaine du bâtiment, honnêtement, avec la crise que les Français vivent dans le domaine du logement, ça me paraît autrement prioritaire.

Si on veut faire des grandes infrastructures qui ont un impact sur le développement économique du pays, il y a quand même d’autres choix que de construire un Pentagone à la française pour contenter je ne sais quel ego surdimensionné par rapport à ce que vivent les Français tous les jours, dans la continuité du chômage, et de la crise du logement. »

À l’autre bout de l’échiquier politique sur cette question, Europe Ecologie (majorité régionale) a fait entendre sa différence. Françoise Coutant expliquait aux micros de FR3 :

« Le premier argument, c’est que ce n’est pas aux compétences de région de financer un projet d’intérêt national européen, et le deuxième, c’est qu’on n’a pas à financer un projet qui est donné à un concessionnaire privé, avec de l’argent public. »

Ségolène Royal, ne dit pas fondamentalement des choses très différentes – il n’y a qu’à écouter ses intervention en séance, mais elle ne souhaite pas prêter le dos à la critique, être accusée d’obstruction dans un projet interrégional, et subir des représailles au niveau de la desserte ferroviaire de la région, d’où le montage proposé.

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Françoise Coutant, à gauche, et Serge Morin en train d'intervenir, tous deux conseillers régionaux d'Europe Ecologie (majorité régionale)

Autres arguments d’Europe Ecologie en séance de la bouche de Serge Morin : l’application des contraintes environnementales par Réseau Ferré de France (RFF) et par Vinci est toujours minimaliste, les aspects environnementaux ne sont pas assez pris en compte – Ségolène Royal a pourtant promis la concertation et l’adaptation des contraintes environnementales en fonction des demandes des associations locales. Et contrairement à ce que semblait dire Henri de Richemont, qui voyait presque toutes les communes de la région exiger la LGV SEA, Serge Morin a souligné, étant engagé sur le terrain, que les petites communes n’étaient pas suffisamment, loin s’en fallait, prises en compte dans la concertation de la LGV SEA.

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Marie-Laure Tissandier, conseillère régionale "centriste"..."humaniste" ajoutera-t-elle devant les sifflets du Nouveau Centre

Les ex-MoDem, les seuls à avoir été élus mais qui ont été exclus de leur parti pour s’être présentés dès le premier tour sur la liste d’union de Ségolène Royal aux dernières élections régionales, ont approuvé le projet de la présidente, estimant qu’il remettait enfin les choses à leur juste place, par la bouche de Marie-Laure Tissandier, qui a estimé que le projet remettait « l'Etat devant ses responsabilités » et permattait de « défendre l'intérêt des contribuables », déjà lourdement impactés par la crise.

Au moment du vote, 30 voix se sont prononcées pour le projet : PS et divers gauche (22), PRG (3), ex-MoDem (3) et Les Verts (2) ; et 25 contre (opposition NC-UMP-MPF-CPNT-Parti Chrétien-Démocrate (16) et Europe Ecologie (9), pour des raisons opposées).

Frédérick Moulin

 


envoyé par scopitone86

 


 

Retranscription par MEAGSR/F.M. de l’intervention de Ségolène Royal

présentant le projet de financement de la LGV SEA au Conseil Régional

 

Alors, nous passons à la Ligne à Grand Vitesse Sud Europe Atlantique, c’est le rapport VI.3.

Ce que je vous propose, pour bien clarifier les choses, c’est que la Région Poitou-Charentes reste sur ses positions, c’est-à-dire refuse de subventionner l’Etat pour la LGV sur Bordeaux mais propose un contre-projet qui consiste à proposer à l’Etat un prêt sous forme d’avance remboursable afin que l’Etat, par la voix diverse et variée de ses représentants, que ce soit le ministre des Transports ou le préfet, cesse de nous faire porter la responsabilité d’une éventuelle remise en cause de l’infrastructure, ou nous fasse des menaces ou du chantage sur la suppression de desserte d’un certain nombre de gares de la région.

L’Etat en effet a décidé de construire une ligne grande vitesse qui coûte 7 milliards d’euros et qui est concédée au groupe privé Vinci. Il sollicite la contribution des collectivités locales alors que cet ouvrage relève de la stricte compétence de l’Etat.

Si l’Etat, à cause d’une mauvaise gestion, a les caisses vides, il doit trouver ailleurs, en frappant les contribuables de la région, les ressources financières pour payer les infrastructures dont il a la charge, notamment, on le voit, puisqu’on a appris récemment quels étaient les montants des bénéfices des concessions privées d’autoroute qu’il a vendues à bas prix à des organismes privés, qui ont rapporté, sur l’année 2010, 1,6 milliards d’euros de bénéfices.

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Est-ce qu’il ne serait pas normal que ce que payent les automobilistes aux compagnies privées d’autoroute vienne financer les infrastructures ferroviaires ? Pour une bonne gestion des fonds publics et de l’intérêt général, il est évident que le transfert des recettes liées, sur un transport polluant, la voiture, au lieu de remplir les caisses des opérateurs privés, vienne financer des infrastructures ferroviaires d’autant plus que l’Etat en a la charge. Ce serait une bonne gestion de l’Etat et des fonds publics.

Par ailleurs, vous savez que si la LGV est concédée à une entreprise privée, Vinci, c’est que celle-ci en attend non seulement des bénéfices au moment de tous les travaux, mais également des bénéfices liés à l’exploitation de la ligne. Il est donc logique que si les avances d’argent aujourd’hui sont engagées en partenariat avec des opérateurs privés, il est donc logique que s’il se tourne vers les collectivités locales, celles-ci ne soient pas dans un schéma contraignant qui voit une fois de plus, mais ça ne nous étonne pas de la part de ce gouvernement, que les bénéfices sont privatisés, c’est le cas, je viens de le dire, sur les compagnies d’autoroute, et puis les dettes et les investissements, eux, relèvent de la collectivité, de la dépense publique et du contribuable.

Il y a là un transfert de ressources et de responsabilités qui n’est pas conforme à la bonne gestion de l’intérêt général. En conséquence, ce que je propose au Conseil régional, c’est de refuser de subventionner l’Etat pour la LGV, mais de proposer un contre-projet qui consiste à proposer un prêt sous forme d’avance remboursable d’un montant de 95 millions d’euros, c’est-à-dire 103 millions d’euros moins les 8 millions que nous avons déjà investis dans les études préalables.

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Ce prêt bien évidemment sera débloqué lorsque nous aurons la garantie de la desserte ferroviaire des gares de la région, c’est-à-dire lorsque les conditions précisées dans la première partie de la délibération, seront respectées, et d’autre part si toutes les conditions environnementales prévues, déjà, lors de nos délibérations précédentes, que nous pourrons compléter au fur et à mesure aussi du dialogue avec les associations locales, toutes les conditions environnementales devront être garanties pour que la région accepte de faire ce prêt, et enfin, troisième condition, bien évidemment, que les conditions de remboursement soient précisées dans le cadre d’une convention, puisque je le répète, un opérateur privé intervient dans ce dispositif, il est donc logique que les bénéfices qui reviennent à cet opérateur privé puissent permettre le remboursement des fonds publics prêtés par la région.

Autrement dit, nous appliquons les règles que nous appliquons à toutes les entreprises de la région, nous faisons des avances remboursables, et là il n’est pas question, compte tenu en plus des investissements que fait l’Etat par ailleurs, et des retours des bénéfices privés que font les entreprises privées des compagnies autoroutières, je crois que cet élément est quand même très important, que la région paye à fonds perdus une subvention pour une infrastructure en plus qui ne relève pas de ses compétences.

Nous avons vu par ailleurs lors de nos précédentes délibérations là tout à l’heure, les débats que nous avons sur les CFA [Centres de Formation d’Apprentis] de la région, l’action que nous menons sur la croissance verte, les investissements lourds dans le domaine de économies d’énergie, et donc voilà la proposition que je vous fais, c’est-à-dire, je le rappelle, le refus de subvention de l’Etat et la proposition de faire un prêt sous forme d’avance remboursable pour contribuer à la réalisation de l’infrastructure, sous condition, bien évidemment, des 3 conditions que j’évoquais à l’instant.

Première condition, c’est la garantie de la desserte ferroviaire, dans l’ensemble, des gares de la région, et de la fréquence aussi de ces trains, parce que là-dessus nous n’avons aucune transparence, aucune garantie.

Deuxièmement, les conditions environnementales, la protection des riverains et les compensations.

Et troisièmement, les conditions de ce remboursement du prêt de la Région Poitou-Charentes.

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Si la région a la capacité de faire un prêt à l’Etat, c’est parce que nous gérons bien les choses, et nous sommes exemplaires de ce point de vue, l’Etat devrait nous imiter dans ce domaine, et si l’Etat a vidé les caisses, c’est de sa responsabilité, donc on a une mauvaise gestion et en plus un transfert vers des opérateurs privés de ce qui rapporte des bénéfices, payé par le contribuable et l’usager des autoroutes, qui paye d’ailleurs doublement : il paye soit-disant pour les infrastructure du péage d’autoroute, et de l’autre, de l’autre main, il est appelé aussi à payer sur les infrastructures ferroviaires. Ça n’est pas cohérent.

Donc la région propose une solution cohérente respectueuse du contribuable dans le cadre d’un partenariat qui nous paraît conforme à l’intérêt général et à une bonne gestion des fonds publics. Je vous propose donc d’ouvrir le débat sur ce sujet-là pendant qu’on vous distribue la décision relative, plus précise que celle qui était dans le texte envoyé, afin qu’il n’y ait aucun malentendu sur le dispositif que nous proposons.

-oOo-

Ce que FR3 a retenu de la proposition de Ségolène Royal :

 


envoyé par eric3362

 


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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 07:14

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Ségolène Royal et Aimé Césaire le 26 janvier 2007 (AFP)

France-Antilles Martinique annonçait hier la venue de Ségolène Royal pour 3 jours de visite en Martinique, de dimanche après-midi à mercredi.

La Martinique n’est pas une terre inconnue pour Ségolène Royal. En raison d’une affectation militaire de son père au début des années 1960, sa famille a habité la Martinique pendant 3 ans. Elle était alors scolarisée à Fort-de-France.

En 1978, Ségolène Royal est revenue en Martinique pour effectuer son stage de l'ENA à la préfecture à Fort-de-France.

Le 26 janvier 2007, Aimé Césaire, un des fondateurs du mouvement littéraire de la négritude et un anticolonialiste résolu, qui a fondé le Parti progressiste martiniquais (PPM) en 1958 d’une scission avec le Parti communiste, l’accueille à Fort-de-France et lui apporte sa caution morale, son soutien et celui de son parti dans la campagne pour l’élection présidentielle. Ségolène Royal et Aimé Césaire font un discours conjoint à cette occasion :

 

 

 

Aimé Césaire avait accepté d'être le président d'honneur du comité de soutien "Désirs d'avenir" de la candidate à la présidentielle de 2007 en Martinique, rapportait Le Figaro le 17 avril 2008.

Le Rassemblement démocratique de la Martinique (RDM) de Claude Lise est un parti dissident du PPM, fondé en mars 2006. Le 26 janvier 2007, Ségolène Royal avait également rencontré le RDM, qui avait mené campagne pour Ségolène Royal, indépendamment du PPM.

Soigné pour des problèmes cardiaques, Aimé Césaire est décédé le 17 avril 2008 à Fort-de-France. Ségolène Royal a fait partie des personnalités qui ont demandé alors son inhumation au Panthéon. Il repose aujourd'hui au cimetière La Joyaux près de Fort de France.

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Serge Letchimy, président du PPM, président du Conseil régional de Martinique et député (blog de Serge Letchimy)

Serge Letchimy, qui est actuellement président du PPM, est également le président du Conseil régional de Martinique et député.

Enfin, pour l’anecdote, tour de la Martinique des yoles rondes est l'événement sportif le plus important de l'année à la Martinique : il s’agit de courses de canots à voile, qui ont lieu chaque année entre fin juillet et début août.

Frédérick Moulin

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logo fa mada

Trois jours de visite pour Ségolène Royal

17.02.2011

La présidente de la région Poitou-Charente devrait arriver à Fort-de-France dimanche en fin d'après-midi. Elle sera là jusqu'au mercredi 23 février.

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Ségolène Royal lors d'un meeting à Trinité le 26 janvier 2007, en pleine campagne pour la présidentielle. (W. Téreau/France-Antilles)

Candidate à l'investiture du parti socialiste pour l'élection présidentielle, Ségolène Royal rencontrera les principales forces politiques de la gauche locale, le Parti progressiste martiniquais de Serge Letchimy, le Rassemblement démocratique de la Martinique de Claude Lise et bien entendu ses camarades de la Fédération socialiste.

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Claude Lise, Président du Conseil Général de Martinique, sénateur et secrétaire général du RDM (Conseil Général de Martinique)

 Elle abordera sans doute, durant son séjour, les thématiques de la prévention des risques majeurs, de l'agriculture et d'autres sujets d'actualités pour enrichir le volet outre-mer de son programme de candidate.

Elle ne manquera pas d'interroger ses interlocuteurs sur la résonance du projet de loi portant création de la Collectivité unique, pour mieux s'imprégner du terrain politique local avant la discussion du texte au Parlement. Rappelons que l'ancienne candidate à l'élection présidentielle de 2007 a déjà effectué plusieurs séjours dans notre île. Une île qui est aussi un peu la sienne puisqu'elle y a passé une partie de son enfance vers le milieu des années 1960.

Quelques années plus tard, elle y séjournera à nouveau en effectuant son stage de l'Ena à la préfecture à Fort-de-France.

Le dernier voyage de Segolène Royal en Martinique date du mois de juillet 2008. Invitée par le président du conseil régional d'alors, Alfred Marie-Jeanne, elle avait suivi une étape du tour de la Martinique des yoles rondes.

G.G.

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