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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 20:57

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Jacques Bangou, le maire de Pointe-à-Pitre, et Ségolène Royal le 23 février 2009 (Flickr/Ségolène Royal)

Ségolène Royal continue à avancer, « fanm doubout », comme disait Aimé Césaire. Alors qu’elle a quitté la Martinique depuis deux jours, la presse martiniquaise continue de parler d’elle… et écrit aujourd’hui un article sur sa rencontre avec une centaine de militants socialistes à l’hôtel Impératrice : l’occasion d’entendre de lire quelques phrases inédites. On l’a senti tout au long du voyage, le lien avec la Martinique est très fort, si fort que, bien que partie, on parle encore d’elle…

Le sens du titre de l’article ? « Ségolène Royal « ne peut pas faiblir » avec la FSM »… Et les paroles de Louis-Joseph Manscour : « Ou pa ka moli ! », « Vous ne pouvez pas faiblir ! ». Tout un programme.

Quelques précisions sur l’article de France-Antilles Guadeloupe. Mortenol a décidément mauvaise réputation : le 22 février, France-Antilles Guadeloupe titrait « Meurtres de Mortenol : un suspect écroué » : un suspect de 25 ans aurait fait feu sur un jeune homme de 18 ans « dans la coursive d’une résidence de Mortenol sud ». Puis un Dominiquais d’une vingtaine d’années était abattu au pied d’une tour de Mortenol nord. « Les deux homicides de vendredi seraient la conséquence d'une rivalité entre bandes. L'une composée de Guadeloupéens et une autre de Dominiquais. La seconde exécution vengeant la première. Quant à l'objet de cette rivalité, c'était encore nébuleux hier soir. »

Jacques Bangou est le maire de Pointe-à-Pitre. Et suite aux attaques de la droite contre la visite de Ségolène Royal en Guadeloupe en 2009, voici la déclaration qu’il avait rendue publique il y a pratiquement deux ans jour pour jour (merci à RichardTrois) :

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Frédérick Moulin

 

-oOo-


Ségolène Royal « pa ka moli » avec la FSM

G. G. France-Antilles Martinique 25.02.2011

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En marge de ses visites thématiques sur la prévention des risques majeurs et l'environnement, la candidate à la candidature socialiste à l'élection présidentielle a rencontré, mardi soir, ses camarades de la fédération socialiste. Une rencontre de plus d'une heure où, accueillie par une centaine de militants, Ségolène Royal en a profité pour critiquer vertement la politique du gouvernement, notamment sur la question des pays arabes en ébullition. « Nous sommes vraiment dirigés par des incompétents! » . Un constat qu'elle appuie sur deux volets de la politique gouvernementale : « sur le plan intérieur, c'est le choix du grand capitalisme qui dicte a conduite du gouvernement, et sur le plan extérieur : c'est celui des dictateurs! »

Mais son discours ne pouvait faire l'impasse sur le contexte né de la primaire socialiste.

Louis-Joseph Manscour, premier secrétaire fédéral avait dressé le cadre idéal à ses yeux, pour que la campagne aboutisse à la victoire de la gauche : « Le moment est venu de taire nos divergences. C'est celui du rassemblement pour la victoire en 2012 ». Et il ajouta, en faisant un lapsus qui fit sourire son invitée et toute la salle : « Tu es très aimée à... La Trinité... (se reprenant). à la Martinique. Ou pa ka moli! » Expression qu'elle reprit avec bonheur « Mwen pa moli » avant d'avouer avec une petite émotion dans la voix : « Je suis heureuse, car je suis un peu chez moi! ».

À la fin de la réunion, elle espérait avoir conquis ses camarades et compte sur eux pour les primaires. Ce que le député-maire de La Trinité s'est bien gardé de confirmer, restant sur son appel à l'unité au rassemblement de « toute la gauche ».


-oOo-


Guadeloupe 1ère Radio, Journal de 7 heures ce matin, sur le partenariat sur la croissance verte signé avec Victorin Lurel, le président de la Région Guadeloupe :

« La Région Poitou-Charentes apporte à la Région Guadeloupe des brevets et des savoir-faire dans le domaine de l’écologie.

Par exemple sur les déchets de la canne à sucre, nous avons mis au point dans le laboratoire régional la récupération de ces déchets pour fabriquer de l’éthanol, et donc du carburant qui pourrait être utilisé par exemple par les matériels agricoles ou par les pêcheurs.

Nous sommes aussi très en avance sur l’énergie solaire puisque nous fabriquons maintenant dans la région des panneaux solaires et que nous avons mis au point le climatiseur solaire, donc là nous allons faire un partenariat avec la Région Guadeloupe, et puis dans tous les domaines des nouveaux matériaux, par exemple nous avons un brevet sur le plastique biodégradable, c’est du plastique fabriqué à partir de déchets agricoles.

C’est une avancée extraordinaire, et en plus c’est créateur d’activité et d’emplois. »


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INDISCRÉTIONS

André-Jean VIDAL France-Antilles Guadeloupe 25.02.2011

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Jacques Bangou (Jacques Bangou, Facebook)

Ségolène

Allez hop, le voyage d'agrément de Mme Royal se poursuit à Pointe-à-Pitre ce vendredi. Jacques Bangou accueille la présidente du Poitou avant de la balader de la résidence des Lauriers, haut-lieu de la violence urbaine, puis à Mortenol (là où les gangs écoulent la came), puis à la sortie sud-est où, dit le programme de l'ancienne (et future ?) candidate à la candidature du PS, elle sera confrontée à la prostitution, l'illettrisme, les ados. Hé oui, car dans ces lieux là, Madame, on vit. Il y a des familles, des enfants, des gens bien... Et ils ne boivent pas leur soupe en faisant de grands Schlurp! Schlurp, comme aurait dit Brel!

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Heureusement, la fin de la visite de Mme Royal à Pointe-à-Pitre est moins déprimante puisqu'elle rencontre une association d'insertion par l'activité, avant de visiter le port de pêche de Lauricisque, la place du marché et la rue piétonne... pour danser au rythme du gwoka ? Ça, c'est pour les photos de la presse nationale. Ségo chez les tanbouyés! Ah, il y a de ces images doudouistes qui vous collent à la peau!.. Et l'on s'étonne ensuite de ne pas être pris au sérieux là-bas...

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 14:02

6c25ef7d72bf1f6e508a84d2be5ea230[2]La parole aux militants 

 

 

On s'étonne à gauche de la frilosité, pour ne pas dire pire, des réactions du PS (Ségolène exceptée) face à la situation actuelle dans les pays arabes. On incrimine Hubert Védrine qui aurait donné l'exemple de cette politique gestionnaire et responsable du PS, au mépris parfois des valeurs qu'il prétend défendre, puisqu'il se veut un "parti de gouvernement" et donc prêt à toutes les compromissions pour maintenir les grands équilibres et la "stabilité"… Il est certain que dans cette période de grande turbulence, la réponse de la gauche (et pas seulement du PS) n'est guère adaptée…

Mais Hubert Védrine est plus un symptôme qu'une cause. D'abord, un constat qui relativise son rôle comme ministre des AE : il l'a été dans le gouvernement de Jospin alors que les AE étaient le domaine réservé du président de la République, Chirac…  

De ce fait, son rôle a été celui d'un subalterne chargé de gérer les intérêts de la France, lesquels, et c'est devenu patent et scandaleux avec Sarkozy, se sont confondus avec les intérêts privés de nos grands groupes du CAC 40 et, parmi eux, Dassault et le commerce des armes en tout genre. Que fait MAM, par exemple, en ce moment : elle essaie de vendre des Rafales au Brésil… qu'a-t-elle proposé à Ben Ali ? lui vendre notre répression sécurisée ! Où est actuellement Hubert Védrine ? Il est depuis 2005 administrateur du groupe LVMH qui appartient à Bernard Arnault…

Au passage, j'aimerais bien savoir d'où viennent les armes et les avions qui bombardent la foule en Libye…

On ne peut donc demander à un commercial d'avoir une "vision" générale des affaires (étrangères) et donc du "monde", surtout quand l'actuel président de la République se comporte en  VRP, particulièrement peu efficace, au service exclusif de ses amis du Fouquet's. Le Fouquet éponyme, au demeurant, mettait plus de panache et d'intelligence dans la gestion de ses affaires. Trop. Ce qui lui a valu à la fois sa disgrâce et son triomphe posthume : Louis XIV s'en est inspiré qui a fait de Versailles la vitrine du savoir-faire français et l'instrument du rayonnement culturel et donc politique de la France.

Si l'armée aussi bien en Egypte qu'en Tunisie et, en arrière plan, en Turquie, peut être le garant de la démocratie (!), c'est parce qu'elle dépend pour son armement des démocraties occidentales qui sont aussi les premiers marchands d'armes du monde. L'armée égyptienne est formée aux EU et dépend d'eux… On sait bien ce qui était derrière l'engagement des EU en Irak et maintenant en Afghanistan. C'est dire aussi que nos démocraties ont une large responsabilité dans le maintien de dictatures qui avaient l'avantage pour elles d'être des clients plus faciles à cibler et à circonvenir mais aussi plus demandeurs… 

Il y a donc une certaine logique dans le passage de MAM de la Défense aux AE… 

Petit détail qui n'est pas sans importance : le rôle de l'armée française dans la reconstruction du Kosovo dont s'occupait personnellement Jospin (avec H. Védrine et B. Kouchner). Il y a du reste une reconversion plutôt pacifiste, du moins civile de l'armée française qui met l'accent sur sa mission "civilisatrice". C'est pourquoi elle rechigne en Afghanistan à suivre la politique plus nettement belliqueuse des EU.

Ceci dit, rien n'étant simple, c'est aussi aux recherches pilotées par le Pentagone, entre autres, que nous devons les grandes révolutions technologiques, dont internet, qui permettent ces révolutions politiques.

 

Françoise Chenet

 

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 08:28

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Ségolène Royal après son meeting à Fort-de-France, mardi. Elle compte de nombreux sympathisants en Martinique (Patrice Coppée/AFP)

Martinique 1ère Radio revenait hier matin, dans son Journal de 7h sur la rencontre de Ségolène Royal avec les militants PS à l’hôtel Impératrice, mardi 22 février au soir. Aux micros de la radio, Ségolène Royal a fait une déclaration exclusive :

« Mais vous savez, moi je suis très transparente et je suis une femme de vérité. Donc je ne tergiverse pas, j’ai en effet dit que je serai candidate aux primaires, en tout cas dans les circonstances actuelles.

Et comme je crois que la politique, c’est d’abord la politique concrète, par la preuve, qui résout les problèmes des gens, qui vient en contact des gens, qui comprend donc de quoi on parle, et qui fait émerger aussi un projet d’espoir pour l’avenir, eh bien je continue ce travail, approfondis ce tour de France, dans lequel les Outremers ont toute leur place, pour ensuite lorsque je prendrai la parole, être très au clair, au nom de quoi je parle, et me souvenir de tous ces visages d’hommes et de femmes qui souvent n’ont pas la parole, et auxquels je vais la donner par mon intermédiaire, et qui me démontrent tous les jours qu’il y a vraiment un potentiel d’envie d’aller de l’avant, d’imagination, de volonté, d’intelligence, et qu’il va falloir que tout ça puisse se rassembler pour faire en sorte que le France se relève. »

 

 

Guadeloupe 1ère Télé a consacré, dans son JT d’hier soir à 19h30 heure locale, un long reportage à la signature de 2 conventions entre la Région Poitou-Charentes et la Région Guadeloupe sur l’emploi des jeunes et sur le développement écologique et à quelques étapes du déplacement de Ségolène Royal (vidéo ici, à 9 minutes 50 secondes).

Les deux régions ont signé une convention-cadre pour l’emploi, la formation et l’insertion des jeunes. Pendant un an, les deux régions vont affuter ensemble leurs armes contre le chômage des jeunes. Leur stratégie : partager savoir-faire et expérience dans l’apprentissage des métiers. Ségolène Royal explique :

« Nous avons vu comment est-ce que par exemple des jeunes qui sortent à 14-15 ans du système scolaire sans qualification, nous arrivons à les remettre en apprentissage dans les entreprises, à les remettre debout, à leur redonner aussi des cours de remise à niveau, et en même temps, à leur faire rencontrer plusieurs types de métiers pour qu’ils trouvent leur voie. »

Victorin Lurel, président de la Région Guadeloupe, note l’avance de la Région de Poitou-Charentes :

« Sur l’apprentissage des jeunes, par exemple, nous on fait une université des métiers : on pourra aller du CAP jusqu’au master professionnel, à la licence pro, et peut-être un diplôme d’ingénieur. Ils le font déjà, eux, en Poitou-Charentes. »

 

Depuis des années, le Poitou-Charentes mise sur l’écologie et aujourd’hui, cette région de France veut partager son expertise et ses brevets avec la Guadeloupe :

« Nous fabriquons maintenant dans la région des panneaux solaires, et nous avons mis au point le climatiseur solaire, donc là nous allons faire un partenariat avec la région Guadeloupe. », détaille Ségolène Royal.

Victorin Lurel, lui, est très intéressé par le partenariat : « Poitou-Charentes qui a étudié la bagasse, qui me dit : c’est mieux que la paille de blé ; et que nous avons un brevet sur une autre valorisation de la bagasse : vous voyez, il y a une internationale des chercheurs, et donc nous avons voulu mutualiser cela. »

La bagasse est la canne broyée après le passage au moulin, constituée surtout de cellulose : c’est un déchet de l’industrie de la canne à sucre.

La bagasse est au cœur de la visite d’usine que Ségolène Royal effectue après la signature des conventions. L’usine met des millions de litres de rhum en bouteille. « La croissance verte n’est pas pure théorie sur ces terres. », indique Guadeloupe 1ère Télé. Depuis 5 ans, la canne broyée n’est plus destinée aux poubelles, elle alimente une chaudière à vapeur qui produit de l’électricité.

Ce recyclage des déchets intéresse les scientifiques, et Ségolène Royal déclare :

« C’est un travail que nous allons engager avec nos laboratoires respectifs pour voir comment on peut encore aller plus loin sur la valorisation des déchets issus du travail de la canne. »

Le partenariat est conclu pour une première durée d’un an.

Frédérick Moulin 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 20:00

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Ségolène Royal a été reçue par Jules Otto et une délégation des membres du bureau de la fédération, des candidats aux cantonales, des militants et des sympathisants (Roberto BIRHUS)

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Nicomède GERVAIS France-Antilles Guadeloupe 24.02.2011

En voyage d'études, Ségolène Royal, paraphe avec Victorin Lurel, président du Conseil régional, deux conventions sur la lutte contre le chômage des jeunes et sur le développement écologique.

En visite de travail et d'amitié, Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes, a été reçue hier après-midi, à l'aérogare Pôle Caraïbes, par le premier secrétaire fédéral [PS, NdlR], Jules Otto et une délégation de militants, de candidats aux cantonales et de sympathisants socialistes.

Ce matin, à l'hôtel de la Région, à Basse-Terre, elle signera avec Victorin Lurel, président du conseil régional, deux conventions sur la lutte contre le chômage des jeunes et sur le développement écologique. Elle a participé, hier soir, à un meeting interactif à Lamentin, avec le candidat de la fédération socialiste aux cantonales, Jocelyn Sapotille. Elle a rencontré aussi des femmes qui s'occupent d'activités caritatives, de solidarité, et ce soir, elle sera, à Perrin, aux Abymes aux côtés de la candidate Marie-Camille Mounien.

Ségolène Royal a rappelé qu'elle a été candidate à la présidentielle en 2007, et qu'elle a obtenu un très bon score en Guadeloupe. Maintenant elle se positionne pour les primaires, en octobre, au sein du Parti socialiste, en entamant un tour de France de proximité pour, a-t-elle dit, « prendre la parole au nom de tous les Français qui souffrent, qui n'arrivent pas à se faire entendre et qui aspirent à un avenir meilleur ».

« Je suis venue apprendre »

« La crise économique, la crise sociale et éducative, la suppression des postes dans l'Éducation nationale est un grave contresens. Je suis venue aussi, en Guadeloupe et en Martinique, pour apprendre comment on essaie de résoudre les problèmes sismiques, comment on met en place les dispositifs de prévention des catastrophes naturels », a lancé Mme Royal. «En Martinique, nous avons ratifié un partenariat avec des actions concrètes : la prévention, la formation, l'accompagnement sur la prévention des risques naturels et majeurs, etc. »

Elle n'a pas souhaité faire de commentaire sur les tergiversations du candidat Dominique Strauss-Kahn. Elle préfère, a-t-elle fait remarquer, « tout faire pour apporter des solutions concrètes aux problèmes de ses concitoyens ».

Ségolène Royal affirme aussi ne pas être venue à la recherche d'un quelconque soutien, mais elle entend élaborer un projet pour les primaires. Si elle n'est pas choisie, elle soutiendra, a-t-elle dit, celui que les primaires auront désigné.

Victorin Lurel, depuis un certain temps, a laissé entendre que contrairement à 2007, cette fois-ci, il soutiendrait, dans sa famille socialiste, soit Dominique Strauss-Kahn, soit François Hollande.

Ségolène Royal salue la joie de vivre de Guadeloupéens et leur potentiel à construire un avenir meilleur, à aller de l'avant qu'elle aimerait communiquer aux Français qui, selon elle, sont moroses.

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 11:09

logo-1-.pngAlors que les politiques "font salon", quelles sont les politiques atlernatives pour sauver l'agriculture française ?

 

Agriculture : préserver le modèle français 

 

Ségolène Royal a rappelé, à l'occasion de sa visite dans une ferme modèle du Tarn, le 10 février dernier, que le grand rendez-vous de l'agriculture européenne se jouera dans deux ans, lors la mise en oeuvre de la Politique Agricole Commune, en 2013.

Pour la présidente de la région Poitou-Charentes, c'est dans les « circuits courts » que l'Europe doit se concentrer, en créant de nouveaux mécanismes de soutien au monde paysan, seule solution pour protéger les productions agricoles concurrencées par les pays qui ne respectent pas les normes sociales et environnementales.

Un point de vue appuyé par la première secrétaire du PS, le 23 février, lors de sa visite au salon de l'Agriculture. Plaidant, elle aussi, pour une « agriculture de proximité » et une « juste » rémunération des agriculteurs, Martine Aubry a rappelé que les produits agricoles n'étaient « pas des produits comme les autres ». Clin d'oeil : c'est sur le stand d'un élevage Parthenais, la région de Ségolène Royal, que la patronne du PS a été accueillie dès potron minet, comme pour signifier que depuis que le territoire n'a jamais été aussi visible depuis que Ségolène Royal est aux manettes dans la région.

 

Le soutien de Sophie Poux, l'agricultrice déçue par Sarkozy

 

L'autre clin d'oeil, loin d'être une coïncidence, est venu du terrain : la jeune agricultrice du Tarn et Garonne, productrice de lait, qui avait participé, il y a un an, à l’émission de TF1 face au Président Sarkozy a publiquement soutenu la démarche de Ségolène Royal. Un an après sa rencontre médiatique avec le chef de l'Etat, constatant que les promesses du petit écran n’avaient été suivies d’aucun effet, Sophie Poux a rappelé la détresse des éleveurs laitiers.

De son côté, Ségolène Royal a rappelé qu'il est anormal que les distributeurs fassent des profits considérables alors que les paysans ne parviennent pas à vivre de leur travail. Le surendettement et le suicide, plus fréquent chez les agriculteurs que dans les autres professions, apportant la preuve de l'urgence de la situation. Lors de son déplacement à Nojals et Clottes, en Dordogne, entourée de sénateurs, d'élus locaux et de représentants syndicaux, Ségolène Royal a souligné le lien particulier des paysans avec leur profession, et remarqué leur souci constant de transmettre leur passion à leurs enfants, malgré des revenus en baisse et un niveau de retraites à l’étiage. S’exprimant durant un déjeuner avec des femmes agricultrices, à Lunas, celle-ci a rappelé la profonde solidarité qui les unissait et « qui leur permet de continuer à rester debout ».

Alors que chacun s'interroge sur le rôle de l’Europe qui peine à peser dans les négociations internationales pour mettre fin à la spéculation sur les matières premières agricoles, Germinal Peiro, député et secrétaire national à la ruralité, a rappelé, en dressant un panorama de la détresse des familles de Dordogne, sa proposition de loi visant à ériger un « bouclier rural » de protection des familles d'exploitants.

Des propositions qui complètent le dispositif formulé par Ségolène Royal, dans ses 100 propositions visant notamment à transférer aux régions la gestion des aides directes à l'agriculture et promouvoir la réorientation de la PAC vers les aides agro-environnementales.

 

Laurent Loiseau

 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 08:12

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Réunion de travail à la mairie de La Trinité sur le chômage des jeunes : Ségolène Royal et à sa droite Louis-Joseph Manscour, maire de La Trinité et Premier fédéral du PS martiniquais (Patrice Coppée/AFP)

Une fois n’est pas coutume, c’est la presse des « Zoreilles » qui tient le haut du pavé dans la revue de presse d’hier. Le Parisien, reprenant des informations AFP, revient longuement, et avec un certain talent, sur la matinée de Ségolène Royal en Martinique, avant son départ pour la Guadeloupe, et sa rencontre de « la France qui souffre » à la Trinité, en Martinique. Retour sur ces informations Le Parisien/AFP.

Jeunes en insertion, marins-pêcheurs, Ségolène Royal, candidate aux primaires socialistes, au troisième jour de sa visite en Martinique, a privilégié mercredi « la France qui souffre ».

La Trinité, commune du littoral de 14 000 habitants, à 28 km au nord-est de Fort-de-France, est « socialiste sans désemparer depuis 1945 », a rappelé Louis-Joseph Manscour [Premier fédéral du PS martiniquais, NdlR], en accueillant Madame Royal dans sa mairie.

Le député-maire PS s'est plu à rappeler qu'en 2007, lors de sa campagne présidentielle, l'ex-candidate à l'Elysée avait lancé cette phrase « mwen Famm doubout » (moi femme debout) qui a fait « le tour du monde ».

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Ségolène Royal après son meeting à Fort-de-France, mardi. Elle compte de nombreux sympathisants en Martinique (Patrice Coppée/AFP)

Devant les militants mardi soir à Fort-de-France, Mme Royal a dit faire « un tour de France », de la « France qui espère » et de « la France qui souffre ».

Au programme, mercredi matin, table ronde sur le chômage des jeunes, réunissant élus, formateurs, et plusieurs jeunes, certains en insertion et d'autres en train de créer leur entreprise.

Séverine Joséphine raconte comment sa grand mère lui « a transmis l'amour de la pharmacopée ». Cette jeune ingénieure chimiste, ayant travaillé en Belgique, a décidé de rentrer au pays où elle se bat pour créer une entreprise cosmétique à base de produits locaux, sucre de canne, aloé, ou hibiscus.

Madame Royal la félicite, interroge: « Combien de jeunes en situation d'inactivité sur la commune? ». « 6 900 », répond-on. « C'est très dur, le chômage des jeunes, c'est 62% en Martinique. Beaucoup d'entreprises ne veulent plus jouer l'insertion », explique Jean-Michel Loutoby, directeur de mission locale.

Pour la présidente de Poitou-Charentes, « toutes les entreprises qui reçoivent une aide, on leur dit, “en échange, vous prenez des jeunes en alternance“. C'est un sujet explosif [le refus de l’insertion par les entreprises, NdlR]. Un jour, ça va se retourner contre elles. C'est un état d'esprit qu'il faut changer ».

« Si on tient publiquement un discours de valorisation des entreprises (qui engagent des jeunes), un cercle vertueux se met en place », soutient celle pour qui le chômage des jeunes est un « défi colossal à relever ».

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Ségolène Royal rencontre des pêcheurs, le 23 février 2011, à La Trinité (Martinique) (Patrice Coppée/AFP)

Après la réunion, Mme Royal se rend non loin, en bordure de mer, au quartier La crique, où l'on reconstruit le marché aux poissons. Là, elle rencontre des pêcheurs. Ils lui disent la raréfaction du poisson, les problèmes avec La Dominique, la pollution chimique due au chlordécone [pesticide contre le charançon du bananier qui empoisonne toutes les Antilles française, NdlR] et les charges de carburant.

« Tout augmente, on n'en peut plus », confie l'un d'eux. Un autre lui parle d'un problème de machine à glace qui fonctionne avec du gaz interdit. « Pourquoi pas une machine à glace avec l'énergie solaire? On a bien un climatiseur solaire. On va faire une coopération avec l'université de La Rochelle. Allez on regarde cela. Laissez vos coordonnées », répond la présidente de Poitou-Charentes.

Plus de grand-messe médiatique, Madame Royal privilégie « proximité », « dialogue », « observation et travail de fond », « consolidation des fondations » avant la vraie campagne qui démarrera au soir du dépôt de candidatures le 13 juillet.

Discrètement, elle a rencontré à son domicile le docteur Pierre Aliker, ami d'Aimé Césaire, 104 ans, figure très respectée. « Vous êtes au courant de la politique nationale? » lui a demandé Mme Royal. « Martine Aubry - Ségolène Royal, c'est un match que nous avons suivi et que nous suivrons », lui a répondu le sage [voir l’article de France-Antilles Martinique sur cette rencontre ici, NdlR].

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Ségolène Royal, se recueille, le 23 février 2011 au cimetière La Joyau à Fort-de-France, sur la tombe d'Aimé Césaire (Patrice Coppée/AFP)

Autre moment, Madame Royal a voulu, avant de quitter la Martinique pour la Guadeloupe, se recueillir sur la tombe d'Aimé Césaire disparu en avril 2008.

Les autres médias, locaux, ont été peu prolixes. Guadeloupe 1ère Télé a annoncé en une poignée de secondes l’arrivée de Ségolène Royal en Guadeloupe hier, sa rencontre avec les militants socialistes au Lamentin, et « de nombreux rendez-vous » prévus aujourd’hui, dont un avec son homologue de la région Guadeloupe, le socialiste Victorin Lurel, qui avait été le seul président de région à se faire élire au premier tour lors des élections régionales de mars 2010, avec 56% des voix.

Concernant la rencontre avec les socialistes au Lamentin, Françoise Degois a twitté : « "La politique, c'est d'abord tenir ses promesses" SR en réunion publique au Lamentin en Guadeloupe. »

Martinique 1ère Télé a rediffusé au JT d’hier soir la réunion-rencontre de Ségolène Royal avec les socialistes martiniquais à l’hôtel Impératrice, qui a eu lieu avant-hier soir. Et France-Antilles Martinique et France-Antilles Guadeloupe n’ont pas (encore) traité des déplacements de Ségolène Royal hier.

Frédérick Moulin (source principale : Le Parisien /AFP)

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 00:18

5368931_8d0aaf7f0f_m.jpg                 Depuis la révolution de jasmin, la politique étrangère française fait apparaître de graves dysfonctionnements. D’autant plus que, comme le révèle la tribune de diplomates, la présidence semble jusqu’ici incapable de fixer de réels objectifs pour définir la politique internationale de la France. "Le domaine réservé" du président semble bien mal au point !

Malheureusement, ces signes d’incompétence se font ressentir dans bien d‘autres domaines : la politique industrielle, la justice, l’éducation, la santé, la politique de la ville … et cela ne se borne pas à l’Hexagone. C’est aussi le cas dans les territoires lointains d’outre-mer qui ont plus de mal à se faire entendre.

 

 De passage en Martinique, la présidente de la région Poitou-Charentes, a pu s’entretenir avec les élus locaux. Suite à ses nombreux entretiens, Ségolène Royal dresse un bilan catastrophique de la politique menée outre-mer. Défendant "la politique par la preuve", la socialiste a relevé dans une longue tribune tous les dysfonctionnements et promesses non tenues par l’actuel président de la République accroissant les difficultés pour les populations de ces territoires qui se sentent abandonnées.

Au total ce sont quatorze promesses non tenues que pointe la présidente de région entraînant de graves difficultés pour l’école de la République, pour le développement économique, pour la croissance des énergies propres, pour le logement social, pour le plan séisme.

Au-delà des beaux discours, concrètement sur le terrain, les populations ressentent durement les échecs de la politique menée.

 

"Mwa pa moli" (moi je ne faiblis pas) a lancé la candidate socialiste. Refusant de baisser les bras, considérant que la politique ne doit pas seulement être théorique mais qu’elle doit apporter un réel progrès pour les populations, la socialiste a assuré les Martiniquaises et les Martiniquais qu’elle irait jusqu’au bout pour que tout cela change.

Elle n’en est d’ailleurs pas restée aux mots puisqu'une convention de partenariat doit être signée pour que les deux régions puissent échanger leurs savoirs faire.

C’est devenu la marque de Ségolène Royal : pour une autre façon de faire de la politique moins dans les discours et plus sur le terrain afin d’apporter des réponses concrètes.

Philippe Allard

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 20:26

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Ségolène Royal a reçu avec grande joie une maquette de yole, elle qui avait suivi une étape du tour de la Martinique l'an dernier : Brunette Belfan, 8ème adjointe et présidente de la commission développement durable et biodiversité, Ségolène Royal, Raymond Saint-Louis-Augustin, maire de Fort-de-France, et Yvon Pacquit, 1er adjoint (C. Ro./France-Antilles)

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Cynthia ROUSSI France-Antilles Martinique 23.02.2011

Ségolène Royal s'intéresse au devenir de la capitale. C'est en toute simplicité que la présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, en visite chez nous jusqu'à aujourd'hui, a rencontré le maire de Fort-de-France, Raymond Saint-Louis-Augustin. Celle-ci n’a d'ailleurs pas caché son intérêt quant au devenir de Fort-de-France, qui présente notamment de nombreuses poches sujettes aux risques majeurs, une notion sur laquelle elle va coopérer avec la Région Martinique.

Sur ce point, Raymond Saint-Louis-Augustin a annoncé « qu'il surfait sur les impulsions données par Césaire, Aliker et Letchimy, et que c'est une respiration pour la ville et la Martinique que la présidence régionale ait changée ».

L'autre axe de cet échange a été consacré à Aimé Césaire. Ségolène Royal a, à ce titre, souhaité rencontrer le Docteur Aliker, très émue de son discours lors des funérailles au stade de Dillon. Et sur l'existence d'un patrimoine mémorial autour d'Aimé Césaire, cette dernière s'est intéressée au programme littéraire des scolaires, l'occasion pour Yvon Pacquit, le premier adjoint au maire de Fort-de-France, de déclarer que le thème du bac de cette année était « la décolonisation ».

Au fil de la discussion, Mme Royal accepte le principe d'une coopération culturelle avec Fort-de-France, suite au souhait émis par l'adjointe au maire, Brunette Belfan, d'organiser chez nous, un opéra en plein air comme elle avait pu en voir lors de son voyage dans la région que gère Ségolène Royal.

« La suite dans les idées c'est quelque chose »

Rendez-vous est ensuite pris avec le Docteur Pierre Aliker, en début d'après-midi. Elle est reçue par le docteur et son épouse, Marcelle. Très heureux de cette visite, le docteur a qualifié Ségolène Royal de « bouffée d'air frais », avant de revenir avec elle sur sa rencontre avec Aimé Césaire. Le travail qu'il a accompli avec son « fraternel ami » pour « faire de la ville et de la Martinique, un endroit sain, en construisant des hôpitaux, le laboratoire d'hygiène de Fort-de-France », puisque les épidémies, telles que la malaria, allaient bon train, est inscrit à jamais dans toutes les mémoires. Un point que Ségolène Royal a souligné d'autant plus que « ces deux élus intellectuels, en référence aux salons des Soeurs Nardal à Paris, se sont attelés à une tâche sur la salubrité ».

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L'émotion était palpable quand le Docteur Aliker en bon gentleman a tenu à se lever pour saluer Ségolène Royal. Françoise Degois, conseillère spéciale de Ségolène Royal, twittera : "Rencontre entre Ségolène Royal et le Docteur Pierre Aliker , "frère d'âme" d'Aime Césaire . Moment de Grace"(C. Ro./France-Antilles)

Pour coller à l'actualité, le docteur n'a pas manqué de piquer son hôte en lui disant avoir suivi « le match Martine Aubry/Ségolène Royal et qu'il espère que le Parti Socialiste (PS) soit uni parce qu'il y a du changement à faire ». Sans doute a-t-il voulu préparer le terrain...

Car le Dr Aliker a émis quelques souhaits : « Nous sommes fiers de faire partie d'un grand ensemble (la France) tout en gardant nos spécificités. Quand Césaire et moi avions décidé de nous retirer de la politique, nous avons choisi notre successeur (Serge Letchimy), qui a réalisé les projets que nous n'avions pas pu exécuter. La suite dans les idées c'est quelque chose. », a-t-il lancé. « Il faut qu'il continue ».

Au regard de ses séjours effectués en Martinique, Ségolène Royal s'est vue proposer par Pierre Aliker de créer « l'association des revenants », elle qui quelques années plus tôt avait été qualifiée de « petite Martiniquaise » par Aimé Césaire. Et c'est avec une mangue cueillie dans le jardin, après avoir discuté avec Marcelle, que Ségolène Royal a quitté ce pilier de la ville qui avoue aujourd'hui « sentir quand même le poids des ans, à 104 ans ».

Pour plus d'informations sur le Docteur Aliker, lire l'article précédent en cliquant ici.

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 08:31

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Ségolène Royal, le député de l'Allier Bernard Lesterlin et la vice-présidente du conseil régional Poitou-Charentes, Françoise Mesnard, le 21 février 2011 à Fort-de-France (Patrice Coppée/AFP)

Ségolène Royal, au micro de Martinique 1ère Radio, dans une allocution qui a été diffusée au Journal de 7h hier mardi, est revenue sur les actions concrètes de lutte contre les risques naturels majeurs – thème qu’elle a étudié concrètement sur le terrain une bonne partie de la journée d’hier – et les mesures qu’elle compte mettre en place en Région Poitou-Charentes :

« On va mettre en place dans la région ce qui est fait ici, c’est-à-dire les kits de survie, qui sont soit distribués dans les différents quartiers des communes, soit chez les particuliers, avec cette très bonne idée de personnes référentes dans les quartiers, qui sont mobilisées lorsqu’une catastrophe arrive.

J’ai retenu aussi l’idée d’installation dans les quartiers d’un algeco, dans lequel il y a les kits de survie, pour que les gens puissent directement y accéder, donc ça c’est très important.

Et puis la nécessité de ne pas laisser au préfet seul la décision de l’évacuation, mais qu’il y ait justement un collectif de responsables, que ce soit la météo, que ce soit le préfet, que ce soit la sécurité civile, que ce soient les citoyens, que ce soient les habitants.

Comme ça a été dit tout à l’heure, il vaut mieux prévenir que guérir. Ça coûte beaucoup moins cher d’équiper en moyens de prévention que derrière de pleurer nos morts et de reconstruire tout ce qui a été détruit parce que ça, jamais, jamais on ne reconstruit la perte d’un être cher, c’est épouvantable, alors que si les mécanismes d’évacuation avaient fonctionné, si les systèmes d’alerte avaient été mis en place, si les gens avaient pu quitter leur maison le plus vite possible, toutes les vies humaines auraient pu être épargnées, ça j’en suis convaincue. »

Albéric Marcelin, président de l’université populaire de la prévention en Martinique, est venu compléter les propos de Ségolène Royal :

« On n’a pas le choix, il faut qu’on s’organise, il faut qu’on mutualise, regardez par exemple en Haïti, les pompiers de la Martinique ont été les premiers à arriver là bas. Quand il y a eu la tempête de 1999, les gens de l’EDF Martinique étaient les premiers à aider à la remise en état du réseau électrique, par exemple.

Donc qu’une région, Martinique, et Poitou-Charentes décident de mutualiser leurs connaissances, leurs expériences, et puis les moyens aussi logistiques, pourquoi pas ? Donc nous sommes très favorables à cette idée de coopération entre la région Martinique et la région Poitou-Charentes, qui, je le rappelle, vient de vivre, là, une catastrophe majeure, avec Xynthia, quand même, 53 morts ! Et puis au moins 15 milliards d’euros de dommages. Donc c’est quand même quelque chose d’extrêmement lourd. Alors nous, nous sommes un petit peu plus avancés, même si je considère, en l’état, qu’il y a encore beaucoup de choses à faire.

Mais bon, je pense que, avec le phénomène de réchauffement climatique, toutes les régions de France vont connaître des situations difficiles. »

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Raymond Saint-Louis-Augustin (PPM), maire de Fort-de-France

Ségolène Royal, hier, était tout d’abord accueillie par le maire de Fort-de-France, Raymond Saint-Louis-Augustin, du PPM - parti auquel appartient également le président du Conseil général, Serge Letchimy - et les adjoints au maire. Le PPM a été co-fondé par Aimé Césaire et le docteur Pierre Aliker, et Raymond Saint-Louis-Augustin a succéder à la mairie de Fort de France à Serge Letchimy récemment, en 2010.

Ségolène Royal a rencontré Pierre Aliker, qu’elle avait déjà vu lors des obsèques d’Aimé Césaire à Fort-de-France en avril 2008. Françoise Degois, conseillère spéciale de Ségolène Royal, écrit sur Twitter :

« Rencontre entre Ségolène Royal et le Docteur Pierre Aliker, "frère d'âme" d'Aime Césaire . Moment de Grace. »

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Ségolène Royal et le docteur Pierre Aliker (co-fondateur du PPM) le 18 avril 2008 à Fort-de-France (Getty Images)

Le docteur Pierre Aliker qui est considéré comme un sage, un exemple pour les nouvelles générations a une devise qu'il défend avec acharnement, « les Martiniquais doivent viser l'excellence » dans tout ce qu'ils entreprennent et se garder de se complaire dans la médiocrité, ne jamais se contenter de l'à-peu-près ou du « I bon kon sa ». Il rappelle souvent le conseil de Boileau : « Vingt fois sur le métier, remettez votre ouvrage. Polissez-le sans cesse et le repolissez ». Aux obsèques d’Aimé Césaire, le 20 avril 2008, il dira : « Les meilleurs spécialistes des affaires martiniquaises, ce sont les Martiniquais ». Pierre Aliker a fêté ses 104 ans le 9 février 2011.

Puis Ségolène Royal participait à une réunion de travail avec les élus de la commune du François, à 22 kilomètres de Fort-de-France, sur la question des risques majeurs. En effet, cette commune est particulièrement sensibilisée à la gestion des risques majeurs (préparation et accompagnement des populations), puisque pas moins de 4 risques ont été identifiés sur la commune : cyclones, inondations, glissements de terrain et séismes. La municipalité du François a d’ailleurs rédigé un document à la fois très détaillé et très pédagogique et coloré de 20 pages à l’attention de ses habitants , sur les risques encourus et les réflexes à adopter en cas d’urgence : c’est le DICRIM, le Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs : pour le consulter, cliquez ici.

Etape suivante de la journée, Ségolène Royal a rendu visite au Régiment du Service Militaire Adapté, qui donne une formation professionnelle à des jeunes sans qualifications ni repères.

Enfin, la présidente de la Région Poitou-Charentes a visité le Poste de commandement de la prévention des risques majeurs, qui comporte notamment un simulateur de tsunami et un simulateur sismique. Comme le révèle dans un court reportage le JT de 19h30 de Martinique 1ère Télé d’hier soir, publié en France à 7h ce matin, la visite s’est effectuée avec Claude Lise, le président du Conseil général, du RDM, le Rassemblement Démocratique Martiniquais, et plusieurs techniciens de la Région Poitou-Charentes. Le Conseil général de Martinique est en effet l’acteur impliqué dans le projet.

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Claude Lise (RDM), président du Conseil général

Le RDM est un parti dissident du PPM créé en 2006 suite à des désaccords avec ce dernier ; depuis le PPM et le RDM sont un peu les frères ennemis, le premier détenant la région et la mairie de Fort-de-France, le second le Conseil général.

Et hier soir, selon l’AFP, Ségolène Royal a déclaré, devant une centaine de militants PS rassemblés dans à l’hôtel Impératrice, à propos des primaires organisées par les socialistes  :

« Les militants ne toléreront pas que les règles ne soient pas claires, que les procédures ne soient pas transparentes et qu'une fois le vote fait, que tout le monde ne se rassemble pas derrière celui ou celle qui sera désigné. »

« Vous pouvez compter sur moi pour respecter ces règles, pour les faire respecter et faire en sorte que, le moment venu, le rassemblement se fasse. La victoire se fera dans l'union et le rassemblement », a-t-elle conclu sous les applaudissements.

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Le député Louis-Joseph Manscour, Premier fédéral PS de Martinique

Le Premier fédéral PS de Martinique, le député Louis-Joseph Manscour, a déclaré à Ségolène Royal :

« Tu es très aimée en Martinique (...) tu as de la détermination. D'autres viendront mais tu es venue avant... on dit chez nous ’boeuf douvant boué dlo clai’ (ceux qui viennent avant boivent l'eau claire) ! »

Et Ségolène Royal de répondre en créole : « Mwa pa moli » (moi je ne faiblis pas).

Elle a également dénoncé un « échec cuisant de la politique de Sarkozy et de son gouvernement », jugeant que la France était « dirigée par des incompétents ».

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Manifestation d'enseignants pour protester contre la suppression de plus de 200 postes dans l'académie, le 22 février 2011 à Fort-de-France en Martinique (AFP)

Le ministre de l’Education nationale Luc Chatel étant mardi à Fort-de-France et devant faire face à des enseignants très remontés contre les suppressions de postes aveugles effectués dans l’île, Luc Chatel ayant par ailleurs eu tout loisir de s’exprimer dans les médias locaux – interview dans France-Antilles Martinique hier, interview au JT de 19h30 hier de Martinique 1ère TéléSégolène Royal s’est exclamée :

« Plus de 230 postes supprimés en Martinique dans l'Education nationale. N'est-ce pas une honte? C'est un des départements les plus durement frappés par les atteintes portées à l'Education nationale. Est-ce le moment en pleine crise économique, au moment où le chômage des jeunes bat des records, de se désinvestir de l'Education nationale ? »

Frédérick Moulin

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 23:30

images-5---2-.jpgOn n’avait jamais vu cela de mémoire de diplomate !

 Dans une tribune parue dans le journal le Monde daté du mercredi 23 février, les diplomates, restés anonymes, compte tenu de leur fonction, mais se déclarant appartenir à des orientations politiques diverses, attaquent sévèrement la politique de Nicolas Sarkozy.

 

 Ils dressent un bilan catastrophique de la politique suivie par l’actuel chef de l’Etat et c‘est le langage de la fermeté qu‘ils ont décidé d‘adopter. « Impulsivité», « amateurisme , « préoccupation médiatique », « manque de cohérence », les mots sont particulièrement durs, venant de diplomates, pour qualifier cette politique.

 

 Ils révèlent une situation très alarmante alors que la diplomatie française avait su jusqu’ici conserver une place forte dans le monde. On perçoit également, par ces termes, toute la blessure de ces fonctionnaires qui se sentent méprisés par un homme qui selon eux « n’apprécie guère les administrations de l’Etat » et ne les écoute pas.

 

Tous les dossiers sont sans appel : le retour de la France dans l’OTAN, l’Union de la Méditerranée, la conférence de Copenhague, l’affaire judiciaire avec le Mexique, les politiques au Moyen Orient et en Afrique francophone. Il faut selon les diplomates tout reprendre avec « une réflexion de fond » sur l’Europe, sur le monde Arabe, sur les objectifs en Afghanistan et « s’appuyer sur certaines valeurs » fondamentales.

 

De plus en plus de voix s’élèvent à gauche et à droite pour demander la démission de la ministre des affaires étrangères Michèle Alliot-Marie.

En déplacement en Martinique, l’adversaire de Nicolas Sarkozy à la précédente élection présidentielle, Ségolène Royal, s’est alarmée de cette situation très préoccupante car c‘est toute l‘image de la France dans le monde qui est atteinte. Sans vouloir entrer dans une chasse à l’homme, la socialiste appelle à « un sursaut ». En effet, après la tribune des diplomates, on s’aperçoit que le problème est beaucoup plus profond et impose de la part du Président de la République de revoir toute la politique étrangère afin de redonner un souffle et une ambition politique. Mais est-ce dans ses cordes ?

 

Philippe Allard

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