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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 23:17

66071_1643845983846_1467755058_31608577_2468004_n.jpgLes derniers sondages d’opinion montrent une remontée tranquille de la force de Ségolène Royal, alors que ses concurrents reculent. C’est notamment le cas du dernier sondage de l’Ifop.

 

 Les Françaises et les Français découvrent lors de ses nombreux déplacements dans toute la France, une autre Ségolène Royal. Moins médiatique et plus femme de terrain défendant ses réalisations dans sa région et ses propositions pour la France, elle a les arguments pour convaincre. Face au pouvoir de Nicolas Sarkozy et ses échecs, la socialiste rappelle ses combats pour une démocratie renforcée, pour un ordre juste contre un capitalisme financier prédateur, pour une politique industrielle innovante, pour l’excellence environnementale, pour l’emploi des jeunes, pour les retraites. Trouvant un réel plaisir dans cette politique de proximité, allant au devant des Françaises et des Français avec naturel et conviction, les citoyens découvrent une Ségolène Royal bien différente que l’image qu’ils en avaient.

 

 En 2007, malgré un nombre de voix obtenu, très honorable après la déroute de 2002, de près de 17 millions, il a manqué des voix à gauche pour l’emporter contre Nicolas Sarkozy. C’est le lourd échec de Ségolène Royal qu’une partie des électrices et des électeurs de gauche ont du mal à lui pardonner. Il y a eu en effet une dose de manque de préparation, une forme de nouveauté pas toujours bien perçue par l’électorat, mais aussi une unité insuffisante dans son camp qui ne l’a pas aidée. Malgré tout, elle est seule responsable de cet échec car c’est elle qui a conduit la gauche. Elle l’assume mais n’a pas dit son dernier mot. Ségolène Royal n’aura pas dérogé à la règle, il faut à gauche s’y prendre à plusieurs fois pour remporter une élection présidentielle.

 

 En 2011, la candidate socialiste aux primaires a changé. Ce n’est plus, la candidate portée par un besoin de renouveau. Après cinq années de Sarkozysme, les Françaises et les Français savent que le bilan sera lourd et qu’il faudra reconstruire. Il faudra certes redonner un élan mais surtout restaurer des valeurs républicaines, rétablir des règles économiques par un retour de l‘Etat, relancer un dialogue social pour restaurer un ordre juste et redéfinir les orientations de la politique étrangère davantage tournée vers les pays du Sud émergents. Sur tous ces sujets, la socialiste se dit prête à relever le défi. Une préparation qu’elle doit à un réel travail sur le terrain.

 

 Travail d’abord dans sa région. Ségolène Royal a fait de la région Poitou-Charentes, une région phare reconnue aujourd’hui pour ses innovations dans de nombreux domaines. C’est « la politique par la preuve », contre les beaux discours des uns et des autres. C‘est le travail sur le terrain qu‘elle met d‘abord en avant.

Travail ensuite dans le cadre des Universités populaires qu’elle organise avec son association Désirs d'avenir, invitant des chercheurs et des hommes de terrain, pour apporter leur contribution au débat et enrichir la réflexion pour déboucher sur des propositions. La prochaine Université populaire se tiendra à la mairie du IVè arrondissement de Paris, à l’invitation de Mme le maire Dominique Bertinotti, sur le thème : « valeur travail et lutte contre le chômage ».

Travail également par de nombreux voyages à l’étranger et de contacts du fait de sa fonction de vice-présidente de l’Internationale socialiste.

 

Chacune de ses interventions conforte aujourd’hui l’idée qu’en effet Ségolène Royal a changé. Prenant du recul après ses combats, ses réussites et ses échecs aussi, de la hauteur dans l’analyse, de l’assurance dans les propositions, une relation faite de respect et de proximité avec les Françaises et les Français, elle s’est « présidentialisée ».

 

2011 sera-t-elle une nouvelle année Royal ?

 

Philippe Allard

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 22:52

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Un opposant au régime de Kadhafi gravement blessé à Brega, en Libye (Tyler Hicks / The New York Times)

Communiqué Facebook, jeudi 3 mars, 22h36

Six millions et demi de Français sont mal chauffés et risquent de l'être encore plus. Les prix du gaz, après ceux de l’électricité viennent d'augmenter, ce qui fait plus vingt pour cent en un an ! L'essence flambe à la pompe pour atteindre le niveau de 2008 alors que le prix du baril est de 112 dollars aujourd'hui contre 147 en 2008. Les compagnies pétrolières spéculent sur les événements qui touchent les pays arabes producteurs de pétrole. Où est le débat démocratique qui devrait précéder toute décision de cette nature tant elle porte atteinte au pouvoir d'achat ? Lors de mes contacts avec les Français mardi soir dans le sud Vienne, c'était le tout premier sujet d'inquiétude.

Alain Juppé a-t-il parlé trop vite ? En déclarant brutalement dès sa prise de fonction que la France n'interviendrait pas, au lieu de dire que le France entend les appels désespérés du peuple libyen et qu'elle va tout faire pour qu'une interposition efficace s'organise tant par le conseil de sécurité , que par l'OTAN, que par des décisions concertées et rapide entre Europe et Etats-Unis, ce qui aurait sans doute freiné le dictateur libyen et redonné du crédit à la France. Pourquoi les instances internationales ne décident elles pas plus vite des interventions pour rapatrier dans leur pays ceux qui veulent quitter la Libye et qui se font aujourd'hui massacrer ?

Dans un monde violent, devenu sans boussole et sans morale, on a besoin d'action internationale efficace, résolument tournée vers les peuples. Et j'ai trouvé vraiment réconfortant pour l'esprit d'humanité, que les mêmes personnes qui lundi soir confiaient leur colère sur la hausse de l'essence, me demandaient aussi pourquoi tant de souffrances non secourues par les puissances du monde, là-bas, en Libye.

Ségolène Royal

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 21:49

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Jean-Louis Bianco évoque Ségolène Royal, en septembre 2010, autour d’une table avec des militants de Désirs d’avenir 25 (Doubs). Et soudain, on retrouve le Jean-Louis Bianco proche de Ségolène Royal, celui de l’UPP « Crise de l’€uro, crise de l’Europe ? Quelles solutions ? » le 24 janvier dernier, au Théâtre Dejazet, celui qu’on n’avait jamais perdu, mais que certains médias avaient voulus nous faire passer pour un de ceux qui avaient « laissé tomber » Ségolène Royal, après son interview par Nicolas Demorand sur Europe 1 le 8 février dernier.

Pourtant, après avoir fait fréquemment référence avec éloge à Ségolène Royal pendant 8 minutes, Jean-Louis Bianco n’avait, sur Europe 1, nullement « rompu » avec Ségolène, bien au contraire, se contentant d’être prudent  dans un contexte ou tous les candidats putatifs ne s’étaient pas prononcés, il avait déclaré :

« Je continue à penser que Ségolène Royal a des qualités que personne d’autre n’a au même degré qu’elle, d’imagination, de sens politique au sens où elle sent très vite la société, de capacité à faire en sorte que les jeunes, notamment dans les cités, les ouvriers, l’écoutent. Maintenant, je demande à voir où elle sera au mois de juin, qu’est-ce qu’elle proposera, et je pense que le moment n’est pas venu, puisqu’on a ce calendrier, de dire dès maintenant : ce sera Ségolène Royal ou ce sera quelqu’un d’autre : je me réserve le temps de juger. […] Il n’y a pas de rupture, je ne suis pas en réserve du Royalisme. » 

Et dans la bouche de Jean-Louis Bianco, devant les militants de DA 25, les qualités de Ségolène Royal, celles qui font une présidente de la République, fleurissent :

-« une qualité qui est indispensable pour être président de la République, c’est sa force de caractère »,

-« charisme », capacité de « mobiliser » « les jeunes, les moins jeunes, les vieux, les Français d’origine maghrébine, les Blacks, c’est incroyable ! » « les ouvriers », « une icône »,

-« constance » des militants qui la suivent, « c’est hyper-important »,

-« Désirs d’avenir » « l’endroit où on réfléchit un peu plus loin, un peu plus vite, un peu plus librement qu’ailleurs dans le Parti socialiste ».

Aujourd'hui jeudi 3 mars 2011, à 12h33, Jean-Louis-Bianco a publié la vidéo de DA 25 sur son mur Facebook.

Décidément, la presse française ferait bien parfois de tourner sept fois sa plume dans son encrier.

Frédérick Moulin

 

 

 

"Donc, Ségolène. Elle a une qualité, je partage ce que tu dis, qui est indispensable pour être présidente de la République, c’est sa force de caractère. Et elle a évidemment pas perdu cette force de caractère, les épreuves qu’elle a dû subir, on en sait quelque chose, n’ont pas diminué du tout cette force de caractère.

Elle a deuxièmement ce charisme qu’on évoquait. Alors ça peut être dans une simple réunion Désirs d’avenir, par la manière déjà dont sont disposés – ce qu’elle a inventé, hein, finalement – les chaises, ce qui d’ailleurs par parenthèse, vous l’avez d’ailleurs sans doute tous éprouvé, oblige les orateurs à de la souplesse, il faut tourner comme ça, pour essayer de parler à tout le monde. Ce n’est pas rien mais ça renouvelle le genre.

Donc elle a ce charisme et elle est, c’est vrai, sinon la seule, du moins celle qui est encore capable de mobiliser. Alors on parlait avec toi de Cergy-Pontoise, moi j’ai été impressionné quand on était à Cergy-Pontoise, c’est une véritable icône, hein, les jeunes, les moins jeunes, les vieux, les Français d’origine maghrébine, les Blacks, c’est incroyable !

Deuxièmement, elle reste chez les jeunes globalement mieux que les autres, et elle est la seule à être assez entendue des ouvriers, parce qu’elle parle clair et simple.

Le fait que beaucoup de leaders soient partis, parfois c’est pénible sur le plan affectif. Ça n’a aucune importance pour l’avenir. Ce qui compte c’est d’avoir sa force à elle, et d’avoir derrière elle des gens fidèles et en vous écoutant là, et puis je le vois partout, la constance des gens de Désirs d’avenir, jeunes, moins jeunes, socialistes pour beaucoup, est incroyable.

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Alors que c’est vrai qu’elle peut avoir déçu, même des gens qui l’aiment bien. C’est vrai qu’elle est critiquée, même des gens qui l’avaient soutenue en 2007. Alors quand on regarde ailleurs, le gens ils zappent sans arrêt, hein.

Mais bon, donc, ce que je veux dire, c’est que là, on a des gens qui croient en Ségolène, quitte à dire qu’ici ou là on n’est pas d’accord, qui croient en Ségolène et qui veulent continuer avec elle. Et ça c’est une force immense. Parce que ce sont de vrais militants – je ne dis pas que nos camarades aussi ne sont pas des vrais militants – mais ils sont militants, ils savent pourquoi, et ils le savent souvent depuis 4 ans, et pas depuis 3 mois.

Mais quand même, il y a des tas d’endroits où on respecte Désirs d’avenir à cause du boulot qu’on fait, même des gens qui ne sont pas ségolénistes, et ça c’est hyper-important. Pour moi Désirs d’avenir, c’est un peu la pointe avancée, c’est l’endroit où on réfléchit un peu plus loin, un peu plus vite, un peu plus librement qu’ailleurs dans le Parti socialiste.

Et c’est aussi l’endroit, même si maintenant, par rapport à l’origine, il y a beaucoup plus d’adhérents du Parti socialiste, où on trouve des non-socialistes, militants syndicalistes, gens du Front de Gauche, Ecologistes, MoDem, il y en a, et on trouve plus de diversité dans les âges et dans les origines « visibles ». C’était très visible une fois de plus à Arcueil. On a quelque chose qui est beaucoup plus à l’image de la France.

On a plus de jeunes en général à Désirs d’avenir, mais on a aussi des militants qui ont pris leur retraite, qui ne travaillent plus, qui sont très forts dans leur secteur, et Dieu sait qu’on en a besoin parce que si on avait interdit le droit de vote aux plus de 70 ans, Ségolène serait présidente de la République, donc on encore un petit problème de ce côté-là. (Rires de la salle et de Jean-Louis Bianco)

Ça a été dit publiquement, mais l’un des endroits où elle a fait preuve de la plus grande force de caractère, c’est le Congrès de Reims : à dix heures-et-demie on a gagné, à minuit on a perdu. On se réunit au 95 boulevard Raspail. C’est quand même terrible, parce qu’on y croyait tous, et elle la première, on avait réfléchi à comment on allait transformer ce parti. Pas UN MOT d’acrimonie. Pas un mot de : « C’est dégueulasse ! ». Pas un mot de : « C’est injuste ! ». Pas un mot de : « C’est triste ! ». Qu’est-ce qu’on fait ? La question pratique, c’était : on fait un recours, on fait pas un recours. Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Donc vous imaginez la force de caractère, hein."

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 22:51

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Ségolène Royal lors de son déplacement dans la Vienne mardi 1er mars 2011 (AFP)

C’est devant l’entreprise sociale Delta à Saint-Pierre-d’Exideuil, sur le canton de Civray, que Ségolène Royal a expliqué les raisons de son soutien au candidat PS aux élections cantonales, Philippe Gautron. Elle a souligné l’importance « d’avoir sur les cantons des relais de l’action de la région », « dans un contexte de crise économique », pour « mettre un bouclier social, un filet de sécurité pour tous les gens qui souffrent, et que la région et le département vont aider de façon beaucoup plus efficace que ce n’est le cas aujourd’hui » que le département est tenu par la droite, et présidé par l’UMP Claude Bertaud.

Ségolène Royal a récemment déjà cité ces notions de « filet de sécurité », lors de son déplacement en Finlande, et de « bouclier social », lors de son déplacement en Martinique et en Guadeloupe, c’est un thème central à ses yeux.

Le soutien de Ségolène Royal à Philippe Gautron n’est pas un hasard. Le conseiller général sortant, le socialiste Jacky Veltaut, ne se représente pas pour des raisons personnelles. Philippe Gautron a été investi par la section socialiste de Civray par un vote interne, vote ensuite confirmé par le conseil fédéral en octobre dernier. Le soutien de la présidente de région lui sera donc précieux face au candidat « sans étiquette » auquel faisait probablement allusion Ségolène Royal, Jean-Olivier Geoffroy, maire de Champniers.

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Dominique Brousse, salariée licenciée de Kramp, et Jean-Olivier Geoffroy, le "sans étiquette" de droite... (La Nouvelle République)

Ce dernier brouille les pistes en martelant : « L’emploi sera notre priorité », en prenant pour l’accompagner Dominique Brousse, une salariée licenciée par l’entreprise Kramp suite au déménagement de cette dernière du Civraisien pour Poitiers, en promettant « d’arroser » les maires du canton (« Mon rôle sera aussi d'appuyer les maires du canton pour les aider et tirer le maximum pour leur commune. »), mais il ajoute rapidement derrière : « J'appartiens à la majorité qui gère le Département, c'est un atout. » : une majorité de droite dirigée par un UMP proche de Jean-Pierre Raffarin !

 Comme le dit Ségolène Royal : « Chaque voix qui sera donnée à la droite, à ces candidats soi-disant « sans étiquette », ça voudra dire que chacune de ces voix est d’accord avec ce qui se passe. ».

La tâche ne sera pas facile non plus à gauche : le Front de Gauche présent un candidat, Jean-Luc Archambault, et les Verts également, avec Michel Chéron.

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Philippe Gautron, candidat socialiste dans le canton de Civray (La Nouvelle République)

Dans ce paysage politique, Philippe Gautron ira défendre des valeurs : il « compte lors de cette campagne porter au plus haut les valeurs de progrès social et de solidarité qui me sont chères, défendre un territoire qui est trop souvent ''l'oublié'' des politiques d'aménagement du territoire ». Accompagné de Marie Oulier, adjointe au maire de Saint-Pierre-d’Exideuil où se trouvait Ségolène Royal mardi, il ira « dans chaque commune présenter [leurs] engagements pour une Vienne plus solidaire ».

L’enjeu est de taille : au Conseil général, trois groupes se partagent les 38 sièges. Le groupe des « Elus de gauche » en détient 18 (17 PS et 1 PCF), la « Majorité départementale », dirigée par l’UMP Claude Bertaud, 17, et le groupe divers droite de la majorité départementale, qui s’inscrit dans « l’héritage de René Monory » et une « gestion rigoureuse des finances publiques », 3.

Si les élus de gauche conservent leur siège, un siège de perdu pour la droite signifierait la perte de la majorité, et deux sièges de perdus signifieraient un passage du département à gauche.

 Un département dynamique, bien situé, dont la préfecture, Poitiers, est aussi le siège de la Région Poitou-Charentes…

Frédérick Moulin

 

 

 

Philippe Gautron : donc merci Ségolène d’être venue, tu sais que les élections cantonales approchent. On espère tous que la Vienne va passer à gauche, et à ton avis quel pourrait être le lien un Conseil général de gauche et une région de gauche ?

Ségolène Royal : eh bien c’est très important, ce lien, c’est pour ça que je suis contente d’être aujourd’hui, Philippe, auprès de toi pour que tu gagnes ce canton, et j’ai besoin vraiment d’avoir sur les cantons des relais de l’action de la région.

Regardez l’usine devant laquelle nous nous trouvons ; vous voyez par exemple dans cette usine il y a un projet d’extension de l’usine. Donc ça c’est la région qui très directement apporte son aide économique au développement des activités et de l’emploi. Donc forcément, si on peut tirer ensemble entre la région et le département de la Vienne, on sera plus forts ensemble.

Et dans un contexte de crise économique, d’augmentation des prix, de baisse du pouvoir d’achat, vraiment on a besoin d’être main dans la main, département, région, pour pouvoir sauver ce qui doit l’être, entreprendre ce qui doit être entrepris, et surtout mettre un bouclier social, un filet de sécurité pour tous les gens qui souffrent, et que la région et le département vont aider de façon beaucoup plus efficace que ce n’est le cas aujourd’hui.

Philippe Gautron : donc on va gagner ce département,  et puis on va pouvoir travailler ensemble, région et département, main dans la main.

Ségolène Royal : il faut gagner, il faut gagner ce département, et puis surtout il faut, au-delà des clivages politiques, il faut que tout le monde comprenne que chaque voix qui sera donnée à la droite, à ces candidats soi-disant « sans étiquette », ça voudra dire que chacune de ces voix est d’accord avec ce qui se passe.

Alors, on ne peut pas être d’accord avec ce qui se passe, on ne peut pas être d’accord avec l’augmentation du prix de l’essence, on ne peut pas être d’accord avec l’augmentation de l’électricité, on ne peut pas être d’accord avec l’augmentation du prix du gaz, on ne peut pas être d’accord avec la baisse du pouvoir d’achat des retraites, alors que l’actuel président de la république avait promis +25% d’augmentation des retraites.

Donc c’est pour ça qu’il faut se mobiliser autour des élus concrets, qui se battent au quotidien sur le terrain, avec la région, et moi si je suis là c’est parce qu’au quotidien, je veux que les choses aillent mieux, et je veux apporter des réponses aux problèmes des gens, et en particulier, au problème du chômage.

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 07:57

Annie 1

Annie Girardot est partie lundi. Elle qu’on appelait, la Girardot, une « femme normale et populaire » – mais ces pauvres mots suffisent-ils à rendre l’intensité qu’elle dégageait ? – nous a quittés.

Volontiers gouailleuse, elle a interprété de nombreux rôles décalés – surtout dans les années 50 jusqu'aux années 80 ! – endossant des métiers d’ordinaire réservés aux hommes et mettant en avant les femmes et le féminisme : médecin dans Docteur Françoise Gailland de Jean-Louis Bertucelli en 1975, commissaire de police dans Tendre Poulet de Philippe de Broca en 1977, mais aussi chauffeur de taxi, reporter-photographe….

Révélée par Rocco et ses frères de Luchino Visconti en 1960, bien avant que je ne sois né, elle avait triomphé sur les planches avec Madame Marguerite en 1974, au Théâtre Montparnasse, une pièce qu’elle a reprise maintes et maintes fois, jusqu’en 2002 au Splendid, qui sera suivi d’une tournée jusqu’en 2004.

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Annie Girardot dans Rocco et ses frères de Luchino Visconti, en 1960, le film qui l'a révélée au grand public (Sipa)

Mais celle qui a marqué mon enfance, c’est cette femme énergique, pleine de vie, toujours dans l’action, notamment dans trois de ses films : Tendre Poulet, de Philippe de Broca en 1977, On a volé la cuisse de Jupiter, également de Philippe de Broca en 1980, et Partir, Revenir, de Claude Lelouch, en 1980.

Pour rendre le lien intense qu’elle avait su créer avec moi, avec de nombreuses Françaises et de nombreux Français, un reportage de 4 minutes, publié sur le site de Liberation.fr, dans la rubrique « Next Liberation », qui aborde de façon légère et grave, sur un banc du square Louis XIII, Place des Vosges, en avril 2007, le thème de sa maladie, maladie qui touche ou a touché la famille centaines de milliers de Français, dont la mienne. Deux mois plus tôt, Annie Girardot, tout à fait lucide, évoquait par touches, comme la grande artiste qu’elle est, sa maladie, nous disait avec intensité son amour et nous faisait ses adieux devant la caméra. Dans ces deux scènes, on retrouve le talent de la grande actrice, sa gentillesse et sa générosité.

Vous retrouverez aussi des extraites de Tendre Poulet et de On a volé la cuisse de Jupiter à la fin de l’article.

Frédérick Moulin

 

En 2008, Nicolas Baulieu a réalisé Ainsi va la vie, un documentaire qui suit Annie Girardot, son amie de 20 ans, de novembre 2006 à février 2007, alors que la maladie d'Alzheimer atteint progressivement l'actrice, qui « s'est battue jusqu'aux limites de ses forces intellectuelles et physiques ».

 

Ce jour-là, nous devons tourner des images Place des Vosges. Des images symboliques, censées illustrer les moments de solitude qu’elle a connu au cours de sa carrière.

Soudain, en plein tournage, se produit un incident en apparence anodin (un couple s’assied sur le même banc qu’Annie Girardot, Square Louis XIII) :

-Bonjour Madame.

-Bonjour.

-Nous sommes très heureux de vous rencontrer.

-Ah bon ? C’est gentil !

-Nous vous admirons énormément.

-Ah bon.

-Et nous avons un souvenir ému de Mademoiselle Marguerite.

-Ahhh !

-De Madame Marguerite.

-De Madame Marguerite.

-Voilà. Comment vous portez-vous ?

-Ah bien moi je me porte bien, là, pour l’instant. Pour l’instant j’sais pas où j’suis.

-Vous êtes Place des Vosges.

-Oui, c’est ça.

-Vous devez être tout près de chez vous.

-C’est ça.

-Mais vous n’êtes sûrement pas toute seule, je pense qu’il y a quelqu’un qui doit s’occuper de vous.

-Rue du Foin, comme le foin, dans le IIIème arrondissement.

-Voilà, vous êtes certainement tout près de chez vous. Ne vous inquiétez pas.

-D’accord.

-Je pense que quelqu’un va s’occuper de vous, et je vous laisse un petit peu profiter de la verdure.

-Oui… bien… ça doit être le destin.

-Sûrement, mais nous on est tellement contents de vous rencontrer, et tellement fiers.

-Merci. J’ai mes amis, ils sont partis à droite à gauche, j’sais plus.

-Ils vont venir vous récupérer.

-Vous le savez ?

-Oui…

-Comment vous le savez ?

À cet instant, une émotion énorme s’empare de l’équipe. Nous sommes six autour d’elle, à peine à trois mètres du banc. Pour la première fois de sa vie, Annie Girardot vient d’oublier qu’une caméra la filmait. Cette maladie terrible semble avoir eu raison de sa conscience, et nous comprenons que notre tournage s’arrête là.

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Le Rouge est mis, de Gilles Grangier, en 1957, un policier où Annie Girardot tient tête à Jean Gabin (SIPA)

Mais comment quitter Annie Girardot sur des images si douloureuses ? Heureusement, le cinéma, c’est encore et toujours magique. Nous nous souvenons alors de ce tournage que nous avions organisé pour elle, deux mois plus tôt. Au-delà du prétexte, nous avions tenté d’imaginer ce que serait son émotion, et son message, juste avant que la nuit s’avance.

Sans le savoir, sans le vouloir, ce 7 février 2007, nous avions filmé la toute dernière séquence de fiction de l’immense comédienne qu’elle est restée jusqu’au bout.

Attention on fait le silence ! Moteur. Action.

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Au début, c’est un titre de film, par exemple. Qui s’efface. Ou bien le nom d’une ville. Je suis à Londres et je crois que c’est Berlin.

Puis un jour, un homme arrive, avec une blouse blanche. Il a l’air grave, et il me dit :

« Madame, vous êtes malade. Vous perdez la mémoire. Elle ne reviendra jamais. »

Les moments de bonheur, vous savez, c’est le cœur que ça concerne, pas le cerveau. Les films que j’ai tournés, les hommes que j’ai aimés, c’est la belle histoire de ma vie. Sauf que maintenant, vous la connaissez mieux que moi.

Mes enfants, mes amis, je vous aime. Et je vous aime, et je vous quitte un peu.

Et s’il y a une chose qui ne disparaitra jamais, c’est la chaleur de votre amour. Merci.

 

 

 

 

 


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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 22:53

 

20070506paloma[1]Nicolas Sarkozy a décidé de virer sa ministre des affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie. Mais qui est responsable des graves dysfonctionnements dans la direction de l’Etat ?

 

 Michèle Alliot-Marie a profité de l’avion d’un industriel lors d’un voyage en Tunisie sans prendre conscience de la compromission que cela entraînait de la part d’un ministre de la République. Mais qui a donné l’exemple ? Qui s’est fait offrir un séjour sur le yacht privé de l’industriel Vincent Bolloré ? Nicolas Sarkozy, tout nouvellement élu Président de la République, ne voyait pas à l’époque de problème. « Je n’ai pas l’intention de m’excuser » déclarait-il.

 

 Michèle Alliot-Marie a proposé l’aide des forces françaises de sécurité à un dictateur. Mais qui a donné l’exemple ? Qui a accepté pas à pas d’oublier les valeurs de notre République pour venir à la table des dictateurs signer des contrats juteux pour le grand capital ? Qui a accepté d’accorder tous les honneurs de notre République au dictateur Kadhafi jusqu’à lui laisser dresser sa tente dans les jardins de l'Hôtel Marigny, résidence officielle des hôtes de l'Etat ?

Michèle Alliot-Marie dans toutes ces affaires avait pris exemple sur bien plus haut. Elle est responsable, mais la responsabilité est bien plus grande pour celui qui a insufflé ces dérives. La ministre a été le produit d’un système qui a tout simplement oublié le sens de l’Etat pour la valeur du fric. « Travailler plus pour gagner plus ! ». Voilà la maxime qui devait se substituer aux valeurs de notre République. Tout devient possible, même le pire, dans ce monde de l’argent roi.

Pendant la campagne présidentielle de 2007, certains s’étaient gaussés de la volonté de la candidate de la gauche, Ségolène Royal, de vouloir restaurer les valeurs de notre République. De part son histoire personnelle et par son engagement politique, la socialiste souffrait de voir la France devenir un simple marché vendu au plus offrant. Arborant le drapeau tricolore, reprenant la devise de la République, Ségolène Royal voulait que la gauche ne laisse pas aux droites, celle de l’extrême et celle du fric, notre République. C’était l’un de ses combats. Elle avait vu juste, elle avait raison. La parenthèse Sarkozy doit prendre fin et vite ! Il nous faut une nouvelle présidence fondée sur des valeurs de justice, de liberté et de fraternité. A celle qui a vu juste hier, qui a défendu ces valeurs, de les incarner aujourd’hui en accédant à la Présidence de la République.

 

Philippe Allard

 

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 00:07

img_Le-Cafe-du-Commerce_Robert-DOISNEAU_ref-PH2586_mode-zoo.jpgEchanges entre Edmond et Lucien après l’intervention du Président de la République.

- Moi je savais déjà tout ce qu’il a dit !

- Tu te prends pour le Président ?

- Non mais je savais déjà tout.

- C’est vrai il n’a rien annoncé en fait !

- On le sait qu’il y a eu des révolutions au Sud de la Méditerranée. Il suffit d’écouter les infos.

- En tout cas il l’a virée.

- Oui mais ça aussi on le savait déjà qu’elle était virée. Ils n’ont pas arrêté de le dire aux actualités !

- Avec Hortefeux ça en fait deux qui partent. Mais ma femme ne va pas être contente. Une femme et un homme en moins et deux hommes en plus, le compte n’y est pas.

- Elle a raison ta femme ça se fait plus. A moins qu’il joue la « jupette » !

- Arrête ! C’est bien beau de changer mais qu’est-ce qu’il va faire maintenant Sarkozy ?

- Je sais pas ! Il a trop rien dit la dessus. Il ne sait peut-être pas lui-même !

- ça doit être ça mon gars … il ne sait pas …Et bien on est dans de beaux draps !

- Après tout, ils n’avaient qu’à pas voter pour lui … Ils auraient dû prendre l’autre candidate … Comment s’appelle-t-elle déjà ?

- Ségolène Royal ?

- Oui c’est ça. Ils l’ont bien descendue mais elle n’avait pas tort sur ce qu’elle disait sur le respect, la démocratie, le peuple ...

 

 Philippe Allard

 

En octobre 2010, dans le cadre de la convention du Parti socialiste sur l’International, la vice-présidente de l’Internationale socialiste déclarait à la tribune :

La politique étrangère doit être appuyée sur une vision stratégique : ceux qui ont oublié la France, ceux qui ont pensé ici à la tête de l'État à leur éphémère éclat politique avant de penser au bien commun, ceux-là ont dilapidé le crédit dont jouissait notre diplomatie… Il faudra reconstruire complètement la diplomatie de la France et redonner à la France une voix qui porte dans le monde, une voix qui est respectée, et une voix qui porte nos valeurs universelles."

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 01:18

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Visite des services techniques du Conseil général. (W.T./F-A)

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« Si on avait été mieux organisés pour Xynthia, aucune vie n'aurait été perdue »

 

C. E. France-Antilles Martinique 25.02.2011

« On veut voir des choses opérationnelles! » Cette semaine, Ségolène Royal, casquette présidente de Région, a débarqué, avec sa délégation, dans les locaux des services techniques du Conseil général, à Redoute, avec la ferme intention de « nouer des partenariats » sur le thème de la prévention et de la gestion des risques naturels.

La présidente et les maires qui l'accompagnaient ont découvert, notamment, le système d'information géographique (SIG) et le système d'alerte de crue. Ils ont écouté avec une grande attention. Et pour cause.

« Si on avait été mieux organisés lors du passage de la tempête Xynthia (1), aucune vie n'aurait été perdue », déplore la présidente. La carte de la Martinique apparaît à l'écran en 3D, avec une précision à la parcelle. « Notre SIG est accessible au grand public », raconte Christian De Verclos, le directeur de ces services. Ségolène Royal s'exclame : « C'est bien pour le débat citoyen, ça! ».

« Mais ce n'est pas un concept qui s'achète sur une étagère », précise le directeur. « C'est toute une démarche : il faut connaître le cadre géographique, les ouvrages à risques et les déclinaisons possibles de risques : tsunami, glissement de terrain, marée cataclysmique par exemple ». Une marée de tempête : exactement ce que les élus de Poitou-Charentes ont vécu.

Déluge bleu

Hop! Simulation de la rupture du barrage de la Manzo et c'est un déluge de bleu qui se répand sur la carte verte. Deux clics plus tard, ce sont les rivières de Martinique qui apparaissent comme autant de serpentins calmes, et dont le niveau d'eau peut pourtant grimper dangereusement en quelques heures...

« Les limnimètres (qui mesurent les hauteurs d'eau des rivières, NDLR) sont en télégestion. Si le niveau d'une rivière surveillée augmente, des messages téléphoniques, électroniques et des SMS se déclenchent à toute heure du jour et de la nuit », explique Claude Lise. « On connaît les risques de crue de la Lézarde à plusieurs dizaines de minutes. Cela permet de pré-positionner les équipes et les engins. Le système est aussi capable de prévoir les décrues ».

Les élus de l'Hexagone hochent la tête. « On achète tout de suite! », ironise Jacky Laugraud, maire de Port-des-Barques, dont la commune a été submergée par deux fois, en 1999 et 2010. « En réunion publique, avec ces systèmes, on peut ainsi expliquer pourquoi on ne veut plus construire dans tel ou tel endroit! »

Plus tard, Ségolène Royal partie vers d'autres horizons plus politiques, les élus restent pour découvrir l'ensemble des activités des services techniques. Jacky Laugraud confie : « On veut sauver des vies quand il y a une montée des eaux littorales. Le maire doit être le premier attributaire des données! Là-bas, comme ici, il faut une transparence complète sur les données géographiques. Les 14 communes touchées par Xynthia se sont données un an pour établir des plans et une méthode. Mais pour l'instant, on bricole nos DICRIM (Document d'information communal sur les risques majeurs) comme on peut. On n'est pas suivis par l'Etat. Pourtant, ce sont des fonctionnaires qui ont débarqué le lendemain de la tempête en désignant de manière arbitraire les zones noires... »

Avant de repartir, les élus d'outre-Atlantique ont invité le Conseil général à venir dans leur département.

(1) Tempête qui, le 28 février 2010, a touché notamment la Charente-Maritime, la Vendée et la Loire-Atlantique et a causé la mort de 50 personnes


-oOo-


ON EN PARLE - Ségolène au Domaine d'Émeraude

France-Antilles Martinique 23.02.2011

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MORNE-ROUGE. Lundi après-midi Ségolène Royal s'est rendue en visite au Morne-Rouge et plus particulièrement au Domaine d'Émeraude, magnifique parc de 15 hectares dédié à l'interprétation de la nature. En compagnie du président du Parc Naturel Régional de la Martinique, Daniel Chomet, et des agents du chantier d'insertion du Domaine d'Émeraude, l'ancienne candidate socialiste à la présidence de la république a pu apprécier la richesse botanique de ce parc qui rappelons-le ouvre au grand public ce dimanche 27 février 2011.

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 19:54

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Ségolène Royal a reçu en cadeau une bouteille de rhum, mais elle s'est contentée d'un bon verre d'eau fraîche (M.G.)

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M.G. France-Antilles Guadeloupe 26.02.2011

La présidente de Poitou-Charentes a fait le tour de l'entreprise avant de saluer son implication environnementale.

Politique. Dans son périple antillais, Ségolène Royal, présidente de la Région Poitou-Charentes et candidate aux élections primaires du Parti socialiste en vue de la présidentielle de 2012, s'est arrêtée à la distillerie Bologne, un des fleurons de l'industrie en Basse-Terre. Arrivée un peu en avance sur l'heure prévue, Madame Royal a été accueillie par les dirigeants de l'entreprise, qui lui ont expliqué leur démarche industrielle et environnementale.

Une entreprise soucieuse de l'environnement

Il s'agissait, en effet, pour Madame Royal, de saluer le travail d'une entreprise qui a souvent été attaquée pour ses effets polluants sur l'environnement, mais qui semble avoir trouvé les bonnes solutions pour poursuivre ses activités en réduisant au maximum ses déchets ou en les réutilisant. C'est en tout cas le sens qu'elle a voulu donner à cette visite.

« Un exemple de partenariat »

« Je devais voir une industrie, qui s'efforce d'être à la pointe de la protection de l'environnement, qui lutte contre les pollutions, récupère les déchets pour faire de l'énergie, récupère l'eau pour l'assainir et la réutiliser. Ici, tout est recyclé et rien n'est rejeté en produits polluants dans la nature.

Et c'est donc un exemple du partenariat entre ma Région et la Région Guadeloupe puisque nous avons, en Poitou-Charentes, mis au point un brevet de valorisation des déchets. Donc ici, cela peut s'appliquer à la bagasse, qui au lieu d'être utilisée comme combustible, pourra être transformée en éthanol et donc avoir un rendement énergétique encore plus fort que celui qui est mis en place actuellement ».

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Madame Royal a apprécié le cadre agréable de l'espace boutique de la distillerie Bologne. (M.G.)

Aujourd'hui, avec les différentes animations artistiques et culturelles organisées depuis quelques mois, avec le concours des associations des communes voisines, la distillerie Bologne tente de s'intégrer encore davantage à la vie locale et de s'ouvrir à la population, avec laquelle elle semble réconciliée. Après une courte visite à la boutique de la distillerie, Madame Royal a repris la route en direction de l'entreprise d'insertion Kazabrok, au Raizet.

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 11:34

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À Mortenol, un studio d'enregistrement a été réalisé pour que les jeunes du quartier puissent s'exprimer librement. Ségolène Royal à reçu un single des artistes Skyma (à droite sur la photo) et Toktone (DOMINIQUE CHOMEREAU-LAMOTTE)

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Celia LABRY France-Antilles Guadeloupe 26.02.2011

Visite de terrain pour la présidente de la Région Poitou-Charentes. Chômage, illettrisme, insertion des jeunes, sont autant de points auxquels la Ville est confrontée. Pour que la présidente de la Région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, touche au plus près ces « réalités sociales », le maire Jacques Bangou l'a invitée hier matin à une visite de terrain.

 

 

Une course contre la montre qui a débuté par une rencontre à la maison de quartier des Lauriers avec quelques jeunes effectuant un service civique dans les espaces verts depuis décembre. La directrice de la structure, Georgette Sylvestre, a d'ailleurs souligné la nécessité de ce type de dispositif pour « enlever les jeunes du chômage ».

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À tour de rôle, quelques jeunes de la Maison de quartier des Lauriers se sont présentés à Ségolène Royal qui s'est entretenue avec eux au sujet du service civique (D.C-L.)

Un avis totalement partagé par le maire, qui a cependant souligné que les jeunes ne devaient pas attendre la fin de leur contrat pour préparer leur avenir. « Vous avez six mois pour enchaîner sur autre chose. Il faut que pendant ces six mois, vous soyez un peu plus armés pour entrer dans des formations ». Georgette Sylvestre a mis en évidence les formations auxquelles ces jeunes peuvent participer tout au long de cette courte période, et insisté sur le fait qu'ils ont besoin d'être aidés sur le long terme.

L'insertion ne concerne pas uniquement les jeunes

La visite s'est poursuivie par une halte au studio d'enregistrement du quartier de Mortenol, créé l'an dernier.

 

 

Le projet a été mis en place pour lutter contre l'oisiveté et permettre aux jeunes de ce quartier de s'exprimer librement.

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Un sourire, une poignée de main amicale, Ségolène Royal malgré le peu de temps qui lui était imparti lors de cette visite, a pris le temps d'accorder un moment à chacun (ROBERTO BIRHUS)

Mais c'est au Groupement des associations de Lauricisque (GDAL), « une étape obligée » pour Jacques Bangou, qu'un véritable échange s'est instauré entre Ségolène Royal et des jeunes en insertion avec l'association Dino Insert.

« Je suis aussi venue pour vous écouter, savoir comment vous vous y prenez et savoir comment les associations se mobilisent. C'est en échangeant les uns les autres nos savoir-faire, nos volontés, aspirations... que nous pouvons agir ensemble et faire en sorte que même quand c'est difficile, on arrive à créer, trouver des solutions aux problèmes », a-t-elle expliqué.

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Au Gdal, les jeunes en chantier d'insertion ont pu échanger avec la présidente de Région, mais également avec le maire qui a souligné que malgré toute sa bonne volonté, la Ville ne pouvait plus embaucher de jeunes, mais était prête à les aider dès que des chantiers sont à effectuer sur le territoire pointois (R.B.)

Face à elle, un jeune a déploré que les programmes d'insertion soient essentiellement réservés à une tranche d'âge bien définie. « On parle de jeunes, mais tout est limité pour les 16-25 ans. On a eu la chance avec le GDAL de ne pas avoir cette limite d'âge, on nous accepte même à 30, 40 ans. Pourquoi vous, les politiques, vous ne cherchez pas à débloquer cette situation ? »

Consciente de cette réalité, la présidente de la Région Poitou-Charentes n'a pas laissé de côté l'idée de réadapter les modalités des chantiers d'insertion. « Je suis bien sûr contre le couperet de l'âge, parce qu'il y a des gens qui n'ont pas eu leur chance à 25 ans, il faut la leur donner, mais peut être en adaptant en fonction de la maturité aussi. Peut-être qu'il faut réfléchir ensemble à une solution adaptée qui permette à la fois de supprimer ce couperet de l'âge, pour intégrer tout le monde dans une dynamique d'insertion. »

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Situé à Chemin neuf, le Groupement des associations de la sortie Sud-Est (Gasse) rassemble toutes les associations du quartier. Comme tous les vendredis, est organisée dans le local de l'association la journée « Gran Moun » ["Adultes", NdlR]. Ségolène Royal a pu assister à la préparation d'un colombo de poulet. (R. B.)

ELLE A DIT... SÉGOLÈNE ROYAL, PRÉSIDENTE DE LA RÉGION POITOU-CHARENTES : « Il y a beaucoup de pauvreté et une richesse humaine extraordinaire »

« Les problèmes sont communs entre la Guadeloupe et la Métropole, à la fois avec un travail considérable à faire de rénovation des quartiers et, en même temps, d'accompagnement humain. Il y a beaucoup de pauvreté et, en même temps, une richesse humaine extraordinaire. Il faut que cette richesse humaine ait les moyens matériels. C'est pour cela qu'il faut que le gouvernement tienne ses promesses.

Quand il dit qu'il va apporter du soutien à l'école alors qu'il retire des postes, c'est inadmissible. Est-ce que c'est normal ? Non, quand on voit le travail considérable, l'effort que font les associations, les gens des quartiers pour s'en sortir. Il y a à la fois des richesses extraordinaires et des problèmes très lourds à régler. Et pour les régler, il faut vraiment que tout le monde agisse ensemble. »

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