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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 18:45

195813_151726111553970_1486167_n.jpgIl ne voudrait pas de primaires !

 

Depuis le fracassant sondage plaçant Marine Le Pen en tête pour le premier tour de la présidentielle de 2012, les amis de Dominique Strauss-Kahn montent en première ligne pour lancer une offensive contre les primaires.

 Dans l’assaut, Pierre Moscovici lance « il faudra que nous analysions la pertinence des primaires ». Etrange remise en cause face à la montée de l’extrême droite ! Faudrait-il en rabattre sur la démocratie pour contrer les voix du Front national ? Pourquoi cette peur du peuple ?

 

 La politique est un combat !

 

 La politique ce n’est pas seulement les rencontres avec les intellectuels dans des lieux protégés, les dîners entre gens bien comme il faut dans les palais dorés de la République ou les salons à la mode, les beaux livres, bien écrits, de réflexion et d’échanges avec de grands journalistes à belle plume. La politique ce n’est pas seulement les émissions de télévision avec un public choisi, les interviews dans les magazines avec des journalistes aux questions policées et aux réponses revues et corrigées.

 

 Vont-ils encore laisser longtemps Marine Le Pen seule face aux Français ?

 

La politique dans une démocratie c’est cette capacité à défendre ses idées pour convaincre le peuple de voter. Il ne faut donc pas avoir peur d’aller à la rencontre du peuple, dans les bistros, dans les petites salles, dans les cours des fermes, au pied des immeubles et des grandes tours, d’arpenter les rues des villes et des villages. Il ne faut pas avoir peur d’accepter les questions directes et franches, les interpellations de celles et ceux qui souffrent, de voir et entendre les vrais problèmes que connaissent les citoyens dans leur vie quotidienne, d’écouter les témoignages, de dialoguer, d’échanger.

Que deviendront les beaux discours dans cette confrontation ? Un échange avec les Françaises et les Français, une confiance pour accorder sa voix.

 

N’est-ce pas justement tout l’intérêt des primaires ?

 

Les primaires sont l’occasion pour les leaders du Parti socialiste d’aller à la rencontre du peuple pour convaincre. Sans cette capacité, la confrontation contre Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy sera un échec, et ce ne sera pas le premier à se fracasser sur le vote du peuple. Vous aurez beau avoir le candidat le plus qualifié, s’il se montre incapable d’ouvrir cet échange direct et de convaincre sur le terrain pour faire naître cette confiance, vous aurez perdu l’élection présidentielle.

 

Alors les socialistes sur le terrain ! Nous verrons bien qui de Dominique Strauss-Kahn, de Ségolène Royal, de Martine Aubry, de François Hollande … est le plus capable d’affronter le peuple pour le convaincre.

Sortez les leaders socialistes ! Venez à notre rencontre, nous avons des choses à vous dire et si vous n’avez pas peur de cette confrontation, nous vous soutiendrons ! 

 

Philippe Allard

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 00:45

 

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Ségolène Royal à Dimanche+ le 16 janvier 2011

Communiqués Facebook hier soir vers minuit

Le laboratoire Servier vient de proposer d'indemniser les victimes pour leur préjudice plusieurs centaines de familles de victimes qui subiraient l'humiliation d'aller négocier avec l'entreprise qui a tué leur proche ? Ecœurant. Qu'en pense l'ancien avocat de Servier, Nicolas Sarkozy, qui, en plus, a osé lui donner la Légion d'honneur ?

En 2012 les victimes des scandales sanitaires seront soutenues par l'Etat.


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Lagarde et Lefebvre "contrôlaient" les micros... euh, les prix, dans une station Total, hier... 

Face à la hausse du prix de l'essence qui révolte les Français, Christine Lagarde annonce un observatoire. Pathétique.

En 2012 les marges de Total seront contrôlées et la TIPP flottante, c'est-à-dire la baisse des taxes sur l'essence, sera rétablie. C'est cela la morale publique.


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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 08:10

Ségolène MEAGSRFM 1

(MEGASR/F.M.)

L’UPP  ‘La valeur travail et la lutte contre le chômage’ a eu lieu lundi 7 mars à la mairie du IVème arrondissement à Paris. Plus de 500 personnes y ont assisté, en présence :

-de Philippe Askenazy, économiste, directeur de recherche au CNRS, cosignataire du « Manifeste des économistes atterrés » et auteur de « Les décennies aveugles – emploi et croissance 1970-2010 »,

-de Guillaume Duval, rédacteur en chef du magazine Alternatives Economiques, et auteur de nombreux livres dont « Sommes-nous des paresseux ? » (2008) et du livre à paraître en avril « Rebondir après la crise »,

-de François Desriaux, président de l’ANDEVA, association des victimes de l’amiante, et rédacteur en chef de la revue Santé et Travail,

-et de Françoise Mesnard, vice-présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes, et médecin du travail.

L’UPP était animée par Thierry Mandon, maire socialiste de Ris-Orangis, et qui a soutenu l’action des « p’tits LU », qui ont fait condamner au bout de 10 ans de procédures Danone et LU, par une décision de la cour d’appel de Paris le 2 décembre dernier, créant dans la jurisprudence le concept de « licenciement boursier », licenciements boursiers que Ségolène Royal souhaite interdire pour les entreprises faisant des profits et en phase de croissance, dont les profits augmentent, comme Danone et LU alors.

Seules 2 vidéos de l’UPP ayant été publiées, la première intervention traitée est le discours de clôture de l’UPP par Ségolène Royal.

En fin d’intervention, Ségolène Royal a exposé les mesures qu’elle compte mettre en place en 2012 :

-pacte de confiance avec les jeunes,

-interdiction des licenciements boursiers, remboursement des aides publiques par les entreprises qui délocalisent alors qu’elles font du profit ou qui licencient alors qu’elles font des bénéfices,

-mise en place de la Sécurité sociale professionnelle,

-service public de la formation professionnelle,

-création d’une banque publique d’investissement pour les PME,

-interventionnisme de l’Etat face à un marché défaillant pour une meilleure répartition tout au long de la filière des profits entre grands donneurs d’ordre (entreprises du CAC 40) et sous-traitants,

-attribution à l’éducation de moyens suffisants pour que l’égalité des chances ne soit pas un vain mot,

-réduction de l’injuste écart d’espérance de vie entre catégories socioprofessionnelles de Français,

-et traitement de la question de la démocratie qui est très directement liée à celle du contenu du travail – « tous ceux qui aujourd’hui ne peuvent pas s’exprimer, tous ceux qui sont sans voix ont besoin de nous, et par notre courage, donnons-leur confiance, pour qu’ils sachent que bientôt ils n’auront plus à subir, ils n’auront plus à se taire ».

Et Ségolène Royal de conclure par une citation de François Desriaux : « Les Français, en effet, si nous sommes à la hauteur de ce qu’ils attendent de nous, les Français n’auront plus de raison d’avoir ni peur, ni honte. »

Frédérick Moulin

 


envoyé par segolene-royal

 

Retranscription de l'intervention de clôture de Ségolène Royal par MEAGSR/F.M.

Pendant que nos invités s’installent, je voudrais d’abord vous saluer tous et toutes d’être venus travailler avec nous ce soir, une nouvelle fois, d’assister à cette Université Populaire sur la valeur travail, la lutte contre le chômage. Je remercie une nouvelle fois Dominique Bertinotti de nous accueillir dans sa magnifique mairie. (Applaudissements)

Voilà, parce que c’est vraiment très agréable de débattre en plus dans des lieux magnifiques. Alors bon, beaucoup de choses ont été dites, moi je voudrais relever une ou deux phrases de chacun d’entre vous.

Philippe Askenazy, je retiendrais cette belle phrase selon laquelle il faudrait lancer quelque chose sur la décennie, je crois que c’est vraiment très, très important, et l’exemple que vous prenez sur la question de l’investissement dans la santé, je pense que c’est quelque chose que nous devons approfondir, que nous devons creuser.

Ça a aussi quelque chose à voir bien sûr avec la protection de l’environnement, qui m’est chère, et sur laquelle moi je crois aussi qu’il y a un potentiel de développement économique très important, je le dis souvent avec la croissance verte.

Mais j’ai bien vu dans votre ouvrage passionnant, que je vous invite tous à lire, c’est que vous complétez ce concept de la croissance verte en disant qu’il est d’ailleurs insuffisant, pour structurer et pour faire monter en puissance les emplois de demain, et vous insistez sur deux choses qui en effet méritent d’être portées à la connaissance de nos Universités Populaires, et peut-être que nous pourrions continuer à travailler sur ces deux sujets-là, c’est l’investissement majeur, dites-vous, dans l’enseignement supérieur et dans la santé, et en montrant comment, alors qu’au niveau européen on considère que ce sont des dépenses passives, comment au contraire ces dépenses dans la matière grise d’un côté, et dans la santé de l’autre, avec la façon dont vous l’avez expliqué, sont en effet des leviers extrêmement importants du développement sur lesquels nous pouvons construire un projet économique alternatif.

Alors, François Desriaux, je retiendrais deux mots dans tout ce que vous avez dit sur la question de l’intensification du travail, de l’écart des espérances de vie, des troubles musculo-squelettiques que nous connaissons bien, sur lesquels nous avons fait d’ailleurs beaucoup de travaux dans la Région Poitou-Charentes, c’est les deux thèmes que vous avez avancés, parce que je trouve qu’on peut les décliner sur d’autres sujets, vous avez résumé la souffrance au travail dans ces deux mots, c’est assez fort d’ailleurs, ce sont la peur et la honte : la peur de ne pas bien faire et la honte parce qu’on ne se reconnaît pas dans le travail que l’on fait.

Et je pense qu’au-delà du domaine du travail d’ailleurs, ces deux sujets-là sont deux choses qui tenaillent les Français : c’est la peur, la peur de l’avenir ; la honte de la façon dont le pays est gouverné, la façon dont le pays est représenté sur la scène internationale, parce qu’on voit bien que… (Applaudissements, « Bravo ! », sourire de Ségolène) On voit bien comment étendre ces deux sentiments très forts et très profonds à beaucoup d’autres domaines de la politique que nous subissons aujourd’hui.

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Ségolène Royal et Françoise Mesnard prennent des notes pendant l'intervention de Guillaume Duval (MEAGSR/F.M.)

Et puis Guillaume Duval, vous avez démonté des idées reçues. Ça c’est toujours très important, parce que dans les différents débats auxquels nous sommes confrontés, alors il y a des batailles de chiffres, de démonstrations, de contre-démonstrations, les 35 heures, pas les 35 heures, progrès, ou non, avantages, ou non, et je trouve que votre analyse est sans concession, c’est-à-dire à la fois elle met le doigt, y compris sur les insuffisances de la gauche, les erreurs qui ont pu être faites à ce moment-là, mais en même temps vous démontez aussi très scientifiquement un certain nombre d’idées reçues que la droite nous assène pour mieux démontrer qu’aucune politique sociale n’est possible, et donc je trouve que cet éclairage que vous donnez, là aussi nous aide à réfléchir et nous aide à avancer, et en particulier sur la question du coût du travail, qui est une question majeure, parce que c’est toujours avec l’argument du coût du travail que toujours sont justifiés les reculs dans les avancées sociales.

Donc là, on est au cœur du combat politique droite/gauche, qui est essentiel. Et d’ailleurs je voudrais vous dire en conclusion que, pour moi, la question du travail, la question de sa qualité, de sa quantité, de sa rémunération, de sa valeur, de sa durée, y compris ce qui se passe en amont du travail, c’est-à-dire la formation à l’école, et quand l’un de vous disait que les Allemands, les Anglais travaillaient ensemble, et puis que la plaisanterie, c’était de dire, quand deux Français sont ensemble, ils ne travaillent pas ensemble, mais à la source, il y a quand même le modèle scolaire, qui apprend très jeune aux enfants la compétition individuelle, alors qu’ailleurs, on apprend… (Applaudissements) Alors qu’ailleurs, dans tous les autres systèmes scolaires, et il y a eu des comparaisons internationales sur ce sujet, d’ailleurs vous avez vu, qui a renvoyé le système scolaire français bien loin dans le classement des pays de l’OCDE, la Finlande en avant, je m’y suis rendue récemment pour voir cela.

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Ségolèe Royal lors des questions/réponses avec la salle (MEAGSR/F.M.)

Effectivement, en Finlande, il y a une formation des enfants très tôt à la prise en compte de la plus-value collective d’un travail collectif, c’est-à-dire que quand un enfant est bon dans un groupe, il tire le groupe, et quand un enfant est moins bon dans un groupe, le groupe utilise malgré tout les volets ou les qualités dans lesquels cet enfant marque aussi des points. Donc du coup, la valeur du travail collectif est plus forte que l’addition de la compétence de chaque enfant. Et ça, cette dynamique pédagogique, qui est totalement absente su système scolaire français, où les ressorts n’ont pas changé, à savoir la compétition individuelle entre les enfants, explique ensuite que dans le monde du travail il y ait ce problème.

De la même façon, quand l’un d’entre vous évoque la question du management, quand on voit la pauvreté dans les écoles d’ingénieurs de l’éducation au management, et même d’une certaine façon, par exemple, la reprise des bizutages dans les écoles d’ingénieurs, je dis cela parce que j’en entendais encore parler quelque part, quelque part, ça veut dire quelque chose, ça, ça veut dire que la férocité des relations humaines est intégrée dès le départ dans les écoles d’ingénieurs et que le qualitatif de la relation humaine, ou la plus-value humaine qu’apporte un bon management ou un bon respect des hommes et des femmes qui sont dans l’entreprise, est très rarement enseigné aux ingénieurs et aux futurs dirigeants de nos entreprises, alors que dans tous les autres d’Europe, même au-delà des frontières européennes, même au Japon, c’est dire, dans les études comparatives, même aujourd’hui au Japon, dans les écoles d’ingénieurs, alors que c’est un pays qui était réputé pour sa férocité dans les relations au travail, on a désormais intégré, dans la compétitivité économique de l’entreprise, la qualité humaine du management des hommes et des femmes dans l’entreprise. Donc là aussi, c’est un sujet politique majeur, et il y a du chemin à faire.

Et donc en un mot, je trouve que le débat que nous avons eu ce soir finalement cristallise cette question centrale de la dignité du travail. Et au fond, c’est aussi cette question centrale aujourd’hui qui mobilise les Français, c’est la question de la dignité, et c’est la question du respect. Et je dirais que la dignité ce n’est pas seulement le contraire du mépris dans lequel le pouvoir traite aujourd’hui les Français, mais la dignité c’est cette valeur propre à toute personne humaine, qui sait qu’elle est considérée comme une fin, et non comme un moyen, alors c’est d’autant plus vrai dans le monde du travail, comme une personne et non comme un objet.

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(MEAGSR/F.M.)

Et d’ailleurs, c’est quand ils doutent de la France que les Français s’effrayent du monde, ils se méfient les uns des autres. C’est quand ils n’ont plus confiance dans la France, et donc dans ses valeurs humaines, et donc en premier lieu les valeurs humaines au travail, on est au cœur de notre débat, que les Français perdent confiance en eux-mêmes.

C’est quand ils voient aussi tant d’injustices que les Français se replient sur eux-mêmes. Et pour répondre à tout cela, point n’est besoin de se lamenter sur les sondages, ne les regardons même pas, on connaît, on sait, on les rencontre tous les jours, les gens qui se disent : mais à quoi sert la politique si les sujets que je viens d’évoquer ne sont plus saisis à bras-le-corps par les responsables politiques ?

Et nous, nous n’acceptons pas cela, ici, à Désirs d’avenir, c’est pour ça que nous travaillons, et que la France mérite mieux que d’être soumise à ces critères financiers. Et tout ce que nous avons dit, nous allons l’enrichir au fur et à mesure de ce que nous avons entendu.

Nous avions dit, nous le redirons ici, qu’en 2012, nous ferons un pacte de confiance avec les jeunes, pour que chaque jeune ait une bonne raison de se lever le matin et parce que la société lui tendra la main au lieu de lui fermer les portes, par un emploi, par une formation, par un contrat d’apprentissage, par un service civique.

Et oui je dis, Thierry Mandon [maire socialiste de Ris-Orangis, qui a soutenu le combat des LU, NdlR] a dû nous quitter, mais que la question de la question de l’interdiction des licenciement boursiers, nous la remettrons sur la table en 2012. (Applaudissements, « Bravo ! »)

Oui, je redis ici qu’à l’occasion de ce débat sur le travail, que nous ferons rembourser les aides publiques par les entreprises qui délocalisent alors qu’elles font du profit ou qui licencient alors qu’elles font des bénéfices, que nous ferons la Sécurité sociale professionnelle, quelqu’un a dit tout à l’heure : « Le droit à la formation professionnelle pour tous. ». C’est si vrai que c’est inscrit dans la loi depuis 1971, et on a encore tellement de mal. Et notamment les femmes ont encore tellement de mal, beaucoup plus que dans les entreprises, à accéder à la formation professionnelle. Il y a encore énormément de travail à faire, et là, comme nous le faisons dans certaines régions, et en particulier celle que je préside, nous avons créé un service public de la formation professionnelle, pour faire en sorte que tous les financeurs de la formation professionnelle partent du besoin des salariés, et non pas du maintien ou de l’auto-entretien des organismes de formation privés.

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(MEAGSR/F.M.)

Et puis il y aura la création d’une banque publique d’investissement pour que les PME, qui sont le véritable tissu productif de la nation et de l’Europe, puissent investir et créer des emplois. Ça aussi c’est directement lié à la question du travail, puisque l’on voit d’un côté que les entreprises du CAC 40, je le disais tout à l’heure, augmentent de 80% leurs résultats, et les sous-traitantes, qu’est-ce qu’elles deviennent ? Il y a de grandes difficultés dans les PME sous-traitantes, parce que les entreprises du CAC 40, qui font de gros profits, mettent en compétition ensuite les entreprises sous-traitantes, qui, elles, souffrent énormément et n’ont pas la capacité,  du coup, d’augmenter les salaires ou d’embaucher.

Donc on voit bien aussi que c’est par une juste répartition des bénéfices, des profits, des résultats des entreprises entre les groupes dominants et leurs sous-traitants, qu’il y a là aussi une question politique majeure et une volonté de ne pas laisser au marché cette répartition puisque ça ne marche pas. Il faudra donc bien que l’Etat soit davantage interventionniste dans cette logique d’une bonne répartition tout au long de la filière, des filières économiques, et notamment des filières industrielles. Parce qu’avec des bénéfices mieux répartis, on sait aussi que c’est comme ça qu’il y aura des salaires mieux distribués et moins d’inégalités salariales, et d’ailleurs plus d’embauches dans les petites et moyennes entreprises sous-traitantes.

Et puis enfin il faudra redonner à l’éducation ses moyens pour que l’égalité des chances ne soit pas un vain mot.

Mais en faisant écho à ce que nous avons entendu ce soir, il y aura aussi un gros travail à faire sur le contenu du travail. Et s’il y avait un objectif – il est quantitatif puis qu’il est là, et nos invités le redisaient de façon spectaculaire – pour réduire l’injuste écart d’espérance de vie. Qu’est-ce qu’il y a de plus injuste finalement dans une société que l’écart devant la maladie ou devant la mort ? C’est quand même ça, l’injustice la plus effrayante. (Applaudissements, « Bravo ! »)

Ségolène MEAGSRFM 4

(MEAGSR/F.M.)

Et sur ce sujet-là comme sur les autres, il faudra beaucoup de vérité, beaucoup d’exigence de démocratie, beaucoup de transparence, car comme cela nous a été dit tout à l’heure, je l’ai noté, s’il y a deux millions et demi de salariés, deux millions et demi de personnes dit François Desriaux, qui sont aujourd’hui exposées à des produits cancérigènes, c’est-à-dire qui vont avoir le cancer, on le sait, deux millions et demi de personnes. Et sans doute beaucoup de tabous dans bien d’autres domaines les tabous se lèvent seulement dans le domaine agricole avec l’exposition aux substances cancérigènes.

Et voyez avec quelle résistance aussi : vous avez vu cette polémique sur les affiches. Pourquoi ? Parce qu’elles choquent, elles choquent la grande industrie agro-alimentaire, qui d’un côté produit toutes ces substances phytosanitaires, et d’un autre côté ne lève pas me voile sur l’impact de ces substances phytosanitaires qui ont créé des dégâts considérables non seulement sur les terres, mais aussi sur les hommes et les femmes qui cultivent la terre.

Et donc on voit bien que sur cette question du contenu du travail, il y a la question de la démocratie qui est très directement liée. Et c’est pour ça que nous sommes vraiment dans le cœur de ce qui nous préoccupe ici et de ce pour quoi nous nous battons, c’est-à-dire que tous ceux qui aujourd’hui ne peuvent pas s’exprimer, tous ceux qui sont sans voix ont besoin de nous, et par notre courage, donnons-leur confiance, pour qu’ils sachent que bientôt ils n’auront plus à subir, ils n’auront plus à se taire, et pour reprendre l’expression tout à l’heure de François Desriaux : « Les Français, en effet, si nous sommes à la hauteur de ce qu’ils attendent de nous, les Français n’auront plus de raison d’avoir ni peur, ni honte. » (« Bravo ! », applaudissements)

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 21:44

6c25ef7d72bf1f6e508a84d2be5ea230[2]Prendre, dans le panel Harris Interactive, des carottes de Créances que vous débitez en 1618 rondelles très fines, représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus. Les faire sauter dans le beurre chaud, puis saler et assaisonner avec la méthode des quotas et redressement appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle de l’interviewé et taille d’agglomération et vote au premier tour de l’élection présidentielle de 2007. Remuez pour que ça n'attache pas. Dix minutes avant de servir, saupoudrez de sel Vichy… et vous obtenez Marine Le Pen, en tête des intentions de vote au premier tour de la présidentielle avec 23%, devant Nicolas Sarkozy et Martine Aubry, crédités tous deux de  21%.  On ajoutera au dernier moment le persil haché des commentaires…

De fait, les rondelles de carottes que sont non seulement les sondés mais ceux qu'ils sont censés représenter ont été si remuées qu'on ose espérer qu'elle n'attacheront pas… plus d'importance que ça à cet énième sondage dont on ne cesse de nous dire qu'il ne prouve rien à quatorze mois de l'élection présidentielle. D'autant qu'on n'a pas encore tous les ingrédients. On remarquera au passage qu'il eût été pertinent, puisqu'on se référait à l’élection présidentielle de 2007, de prendre les deux candidats alors en lice, lesquels sont encore potentiellement candidats quand Martine Aubry ne s'est toujours pas déclarée…

Mes recettes précisent qu'il vaut mieux prendre des carottes nouvelles et les faire cuire entières. Quand elles sont trop vieilles, on les coupe en rondelles et on les fait cuire plus longtemps. Surtout on leur enlève le cœur… Etant donné le résultat de ce sondage, il n'y a aucun doute : il s'agissait de vieilles carottes… La recette des carottes glacées n'est pas très différente mais elle se fait plus rapidement au micro onde avec des carottes nouvelles. Je ne doute pas qu'au printemps 2012, elles donneront un résultat différent. De toute façon, elles seront en macédoine, mélangées à des navets et à des petits pois… 

Car enfin, quel est le sens de cette débauche de carottes qui remplacent le bâton? On a l'habitude de les opposer. Mais on voit bien ici que c'est la même chose. La carotte sondagière, ou la sonde carotteuse, comme on voudra, n'est pas là pour faire avancer les ânes que nous sommes en nous promettant un paradis de fanes et de racines, mais bien pour nous faire peur. Ou nous rassurer à tort quand on ne sait pas les interpréter. Ou qu'on découpe mal les rondelles. Ou qu'on les accommode mal. Ou qu'on fore au mauvais endroit. Il est vrai que la consommation de carottes est recommandée pour améliorer la vision. Cependant, on ne peut pas dire qu'elles ont permis de prévoir le fiasco de 2002 puisqu'au 1er septembre 2001, Jean-Marie Le Pen n'était crédité que de 7%…

Quoi qu'il en soit, la langue nous dit que "ne vivre que de carottes, c'est vivre chichement". "Carotter", c'est "jouer petit, mesquinement" La carotte n'est, en définitive, qu'une "voiture maquillée". N'est-ce pas le sens de cette indigestion de sondages ? Nous tirer des carottes pour nous carotter les élections (et les primaires pour commencer) en nous laissant croire que les carottes sont cuites ?

Dommage. La symbolique de la carotte mérite mieux. Les carottes donnent le teint frais et les fesses roses. Elles rendent aimables et, en ce sens, sont plus agréables que le bâton. Je passe sur des usages plus ludiques mais qui participent indubitablement de cet imaginaire flamboyant de la carotte dû à sa belle couleur fauve, encore qu'elle ait été jadis fatale à ceux dont elle colorait le poil. Une pensée émue pour Poil de Carotte. Les carottes originelles, afghanes, étaient violettes ou rouges et avaient le défaut de trop colorer le potage. Mais nos carottes orange et bien charnues nous viennent de Hollande…  Je ne sais s'il faut en tirer quelque enseignement, voire quelque prévision…

Françoise Chenet

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 21:30

6c25ef7d72bf1f6e508a84d2be5ea230[2] Même si l’on peut être perplexe sur la crédibilité du sondage qui situe Marine Le Pen en tête du premier tour des présidentielles, voire même s’interroger sur les volontés de manipulation qu’il peut y avoir en arrière-pensées, il n’en reste pas moins certain que le nombre d’électeurs prêts à voter pour le Front National est sûrement important, autour de 15 %. Et avec un peu de variations à la hausse, le 21 avril 2002 se rapproche.

 

Un frémissement de panique me parcourt rien qu’à cette idée.

 

Mais sur le fond, que veulent exprimer ces électeurs à travers leur vote d’extrême droite ?

 

Les raisons sont probablement bien diverses mais il y en a à mon sens quatre principales :

 

1/ La gauche et la droite, c’est pareil !

 Nous savons que tel n’est pas le cas mais reconnaissons que par le passé on a pu en douter

et que la politique économique actuelle prônée par le FMI n’arrange rien.

2/ Tous pourris !

Là aussi, cet argument est réducteur et simpliste mais n’y a-t-il pas eu à droite comme à gauche des « affaires » qui peuvent rendre les gens sensibles à cet argument ?

 3/ Les français d’abord !

Le rejet de la différence et la peur de l’autre, alimentés de façon méthodique et scandaleuse par le gouvernement de Nicolas Sarkozy en sont la cause.

Et malheureusement, ce sont tous les partis politiques qui en récoltent les fruits amers.

4/ « On » ne nous écoute pas !

L’absence de débats de fond organisés régulièrement au plus près des gens n’en est-il pas la cause ?

 

Eh bien je pense que pour chacune de ces critiques, seules les orientations proposées par Ségolène Royal y répondent de façon sérieuse et approfondie.

 

Réponse au point 1 :

Ségolène met en avant un véritable programme de gauche qui a pour objectif de lutter prioritairement contre les inégalités sociales et de remettre « l’être humain» au coeur de la politique économique. Et elle ne le fait pas via un catalogue de mesures disparates mais dans le cadre d’une profonde cohérence globale accompagnée d’objectifs clairement définis.

Son engagement dans la lutte contre la réforme des retraites en est l’exemple.

 

 Réponse au point 2 :

Ségolène Royal met sans cesse en avant le fait d’être « exemplaire » dans ses comportements. Rien n’entache sa personne et son insistance sur le fait d’être irréprochable est permanente.

 

Réponse au point 3 :

Quelle honte pour le gouvernement d’utiliser les thèmes de l’identité nationale, des Roms et de la religion musulmane pour attiser les divisions quand l’on sait combien nos différences, nos diversités sociologiques et culturelles sont des atouts précieux et une force formidable pour notre pays.

C’est ce que défend Ségolène Royal à chaque occasion quand elle s’exprime sur sa volonté d’instaurer un nouveau « Vivre ensemble ».

 

Réponse au point 4 :

On voit bien ici les limites de la démocratie représentative. Il n’est pas question bien sûr de l’abandonner mais ce système de direction politique n’est plus suffisant. Il faut impérativement y associer la démocratie participative. L’augmentation constante du niveau d’instruction des populations ainsi que l’accroissement permanent de la complexité des difficultés à résoudre, le démontrent chaque jour. Ceci est d’ailleurs vrai aussi bien sur les plans local, régional, national qu’européen et mondial.

Ségolène Royal l’a bien compris et ses préconisations en matière de démocratie participative, de politique des territoires et d’intégration de toutes nos réflexions du local jusqu’au mondial en sont une illustration parfaite.

 

Voilà les réflexions que je souhaitais partager avec vous à travers cet article.

 

Inutile de préciser que la lutte contre la propagation des idées du Front National est un enjeu crucial, vital je dirais. Soyons donc extrêmement fermes et combatifs sur ces sujets auprès de Ségolène Royal.

 

Patrick Ardoin

MEAGSR/ Désirs d’avenir Paris

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 08:02

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Ségolène Royal hier à l'UPP sur la valeur Travail (@Razak)

Communiqué Facebook hier soir vers minuit

Ah les sondages! Quand j'ai dénoncé la machine sondagière liant OpinionWay, Le Figaro et l'Elysée ou ceux liant par exemple BVA et Le Parisien pendant la campagne présidentielle me donnant absente du second tour ou les manipulations la nuit suivant le débat…

Et brusquement, parce qu'un sondage dérange, les mêmes qui refusaient il y a quelques jours la loi sur la transparence des sondages, le dénoncent à grands cris. Nul doute que ce chœur trop bruyant pour être honnête va encore faire monter le FN.

La meilleure riposte c'est que la Gauche ait enfin un projet et un candidat. Hélas le calendrier des appareils et l'impatience du peuple ne vont pas de pair. J'avais dit au moment du calendrier du PS que tout cela devait être prêt avant l'été sinon ce serait un boulevard pour d'autres. L'appareil du PS va t'il cesser de croire qu'attendre le résultat des cantonales suffit pour occuper le champ de bataille?

Ségolène Royal

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 02:40

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Ségolène Royal lors de son déplacement dans la Vienne mardi 1er mars 2011 (AFP)

Lors de son déplacement dans la Vienne lundi dernier, Ségolène Royal, en visite à Saint-Romain chez un bénéficiaire d’une « Bourse Tremplin Désir d’Entreprendre », s’est exprimée sur « la flambée du prix de l’essence » : « Et quand le prix du brut baisse, là l’essence ne baisse pas. Et quand le prix du brut augmente, alors on nous explique que ça augmente à cause des révolutions dans les pays arabes et à cause de Kadhafi. ».

Elle a proposé plusieurs pistes de solutions : les « réserves de pétrole » devraient être « contrôlées » pour éviter la flambée des prix ; et « les marges des opérateurs » également, pour éviter les « dérapages financiers », car « jamais Total n’a gagné autant d’argent ».

Sur Facebook, Ségolène Royal écrivait samedi soir :

« Les gens sont très en colère sur la hausse du prix de l’essence. En 2012, ce prix sera contrôlé par l’Etat pour qu’en cas de hausse du prix du baril, les profits des compagnies pétrolières n’augmentent pas et la TIPP flottante sera rétablie pour la même raison. ».

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Ségolène Royal visite le 1er mars 2011 l'entreprise à vocation sociale "Delta 86" à Saint-Pierre-d'Exideuil, qui emploie des personnes handicapées (La Nouvelle République)

Ségolène Royal s’est également exprimée sur un deuxième thème, déjà évoquée dans un de nos articles publiés le même jour, devant l’entreprise Delta 86 avec Philippe Gautron, candidat socialiste aux cantonales dans la Vienne (cliquez ici pour lire l’article) : « Moi je forme le vœu bien sûr que nous tirions tous dans la même direction », « parce que je crois que dans ces moments de crise, il faut vraiment se rassembler, joindre nos énergies, et puis surtout, avec les mêmes valeurs » : « la région », le « canton », le « département »/le « Conseil général », le « Parlement », et la « mairie ». Un vœu pour les prochaines échéances électorales (2011, 2012, 2014)…

Etaient présents lors de l’intervention de Ségolène Royal, Jean-Michel Clément, député socialiste de la Vienne et maire de Mauprévoir (Vienne), le maire de Saint-Romain, Jean Cardin, et Monsieur et Madame Guinot, couple franco-gallois qui a repris le bar-restairant-commerce-épicerie multiservice, un endroit « vital et prioritaire pour le dynamisme du village », comme l’écrit La Nouvelle République. Les époux Guinot et leur petite entreprise au cœur du village sont les bénéficiaire d’une Bourse Tremplin accordée par la Région Poitou-Charentes, une « Bourse Régionale Désir d’Entreprendre » (BRDE), obtenue lors de la reprise du commerce.

La bourse, qui vise à aider une personne à créer son propre emploi, est comprise entre 1 000 et 10 000 euros (bonification de 20% si c’est une femme qui crée son emploi) et est versée à 70% à la notification de l’aide, et à 30% après 6 mois effectifs d’activité sur avis du jury.

 Une vidéo de mikilimi sur Dailymotion qui n’a pas été commentée, et qui pourtant mérite l’attention :

 

 


« [NdlR - Je suis heureuse de vous accorder] au nom de la région, cette Bourse Tremplin, et comme vient de la dire Jean-Michel Clément, ce sont des lieux tout à fait cruciaux pour la population, et je sais aussi que c’est un énorme travail que de réussir à la fois le bar, l’épicerie, la restauration, le service à domicile, l’organisation des événements, etc. Je suis convaincue que vous ne ménagez pas votre peine et votre énergie. Je sais tout cela, et vraiment je tiens à vous en féliciter, parce que bien sûr c’est un commerce privé, mais c’est presque un service public.

Et c’est comme ça d’ailleurs Monsieur le maire, et vous avez bien fait, vous avez également investi dans les cuisines, pour la remise aux normes, et sachez que la région est à vos côtés pour accompagner l’évolution de cette entreprise, et pour accompagner vos autres projets sur la commune, parce que je pense que quand on a la chance d’avoir comme ça un petit service, eh bien il y a des choses qui peuvent se développer autour, des initiatives, etc. Et sachez que la région est vraiment là à vos côtés pour accompagner vos perspectives d’actions. D’ailleurs vous disiez à l’instant que c’était aujourd’hui un gros problème pour les petites collectivités locales de vivre et de survivre.

Et c’est vrai, hein, on a des réformes qui nous accablent, vous avez vu la une du journal ce matin aussi sur la flambée du prix de l’essence, il y a plein de gens de toute façon qui n’ont pas le choix, ils sont obligés de prendre leur voiture pour aller travailler, et hop, du jour au lendemain, c’est du pouvoir d’achat en moins, même chose pour l’augmentation de l’électricité, et finalement on est écrasé, le consommateur est écrasé, puisqu’on n’a même pas voix au chapitre, on n’a même pas droit à la parole, et quand le prix du brut baisse, là l’essence ne baisse pas.

Et quand le prix du brut augmente, alors on nous explique que ça augmente à cause des révolutions dans les pays arabes et à cause de Kadhafi, mais enfin, il faut quand même être sérieux, hein, parce qu’il y a aussi des réserve en pétrole qui ne devraient pas permettre une telle flambée des prix.

Et ça je crois que ça devrait être contrôlé et les marges des opérateurs devraient être contrôlées puisqu’on sait bien qu’avec l’augmentation du prix de l’essence, ce sont aussi les rendements financiers qui augmentent, et jamais Total n’a gagné autant d’argent. Quand on voit d’un côté ces dérapages financiers, et puis de l’autre les petites gens dont le pouvoir d’achat diminue à cause de ça, c’est vrai que c’est quand même très injuste, et que finalement tout se tient.

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Ségolène Royal visite à Couhé le 1er mars 2011 le magasin de prêt-à-porter Alice Mod, bénéficiaire d'une "Bourse Régionale Désir d'Entreprendre" et tenu par Jean-Pierre Romeuf et son épouse Alice, avant de visiter l'épicerie sociale "L'Epibelle", créée par la commune (La Nouvelle République)

Et vous avez raison, il faut que les collectivités locales se serrent les coudes, et moi je forme le vœu bien sûr que nous tirions tous dans la même direction, que lorsque la région prend des initiatives comme celle-ci, pour aider les petits entrepreneurs à réussir, à se battre et à réaliser leurs investissements, eh bien qu’au niveau du canton aussi on puisse tirer dans le même sens, au niveau du département aussi on puisse tirer dans le même sens, au Parlement on puisse tirer dans le même sens, parce que je crois que dans ces moments de crise, il faut vraiment se rassembler, tirer dans la même direction, joindre nos énergies, et puis surtout, avec les mêmes valeurs, c’est-à-dire la reconnaissance du travail, de l’effort, la possibilité d’aider à l’investissement parce que les banques restent très frileuses. C’est vrai que si nous n’étions pas là, mairie et Région, et Conseil général, les entreprises auraient beaucoup de difficultés.

Donc vraiment bravo, et longue vie, et j’espère que cette visite va vous faire beaucoup de publicité, que vous allez beaucoup augmenter votre chiffre d’affaires, en tout cas c’est tout ce que je vous souhaite, parce que vous méritez la réussite, parce que je sais qu’en plus vous avez des qualités humaines très importantes, vous disiez à l’instant en aparté, ça fait 60% du métier, et vous avez bien raison, ça fait 60% du métier, moi j’ai vu des boulangeries ouvertes dans la région qui n’ont pas fait 3-4 mois, parce que les gens n’étaient pas aimables, tout simplement. C’est difficile de savoir tout faire, il faut savoir gérer,  il faut savoir sourire, il faut savoir vendre, il faut savoir fabriquer, c’est des métiers multicartes, si j’ose dire, hein.

Et c’est vrai qu’il y avait une idée qui germait tout à l’heure que je trouvais intéressante, c’était peut être à un moment de faire un réseau justement des types de services, pour que les gens s’entraident, et même, aient accès à des formations, par exemple, il y a un de vos cuisiniers qui ne va pas forcément savoir faire du relationnel humain, eh bien on peut le former au relationnel humain. Et inversement, quelqu’un qui ne va pas trouver la bonne cible de cuisine ou les bons prix, on peut aussi l’aider, travailler à ce que les choses se passent mieux.

Voilà en tout cas, vraiment, je suis très heureuse de me retrouver ici parmi vous, et une fois de plus pour vous dire que vous pouvez compter sur la région, pour continuer à avancer, Monsieur le maire. »

Frédérick Moulin

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 17:23

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Lors de son intervention à l’Hôtel du Département à Nantes vendredi 4 mars, Ségolène Royal est s’est également exprimée sur l’Etat providence, « les larmes et le sang de nos pères, de nos grands-pères, de nos ancêtres », « le sang et les larmes des hommes et des femmes, qui au fur et à mesure de la révolution industrielle, n’ont pas accepté d’être jetés dans la misère ». Une vidéo de Jf85750 sur YouTube qui n’a pas été commentée, et qui pourtant mérite l’attention :

 

 

 

« [NdlR : C’est l’héritage du Conseil national de la] Résistance, à savoir le système de retraite, le système de Sécurité sociale, qui aujourd’hui sont bradés vers les marchés privés, vers les assurances privées, alors qu’ils constituent un patrimoine commun, aussi important que le patrimoine des églises, visitées par le chef de l’Etat. Notre patrimoine commun, c’est aussi ce patrimoine construit avec le sang et les larmes des hommes et des femmes, qui au fur et à mesure de la révolution industrielle, n’ont pas accepté d’être jetés dans la misère, dans le dénuement, dans les charges de famille, ou dans l’absence de soins. Donc finalement, ce sont les luttes sociales qui ont permis la constitution de ce patrimoine, et aujourd’hui c’est ce patrimoine-là qui est bradé. Autrement dit, ce sont les souffrances, les larmes et le sang de nos pères, de nos grands-pères, de nos ancêtres, qui aujourd’hui sont détruits par l’actuelle logique que nous n’acceptons pas. Et donc moi je crois que le défi d’aujourd’hui, c’est de reconstruire un Etat providence. Voilà le défi essentiel d’aujourd’hui : reconstruisons ensemble un Etat providence. Alors bien sûr, avec les données du monde contemporain, avec les évolutions qui ont eu lieu depuis, avec ensemble des progrès que nous avons engrangés, mais reconstruisons cet Etat providence. Et l’un des enjeux de 2012, … voilà, ce sera l’un des enjeux de 2012, parce que c’est un défi formidable à relever. »

La vidéo de Jf85750 sur YouTube se poursuit ensuite par un passage repris en vidéo par Ouest-France et publié dans un de nos précédents articles (cliquez ici) sur la perte d’autonomie des personnes âgées, sur le danger des assurances privées et du chacun-pour-soi, et sur la fraternité :

« Et tout à l’heure, nous aurons une réunion à la maison de retraite, et une table ronde aussi sur la question du vieillissement et de la dépendance, mais c’est à la fois un formidable progrès social, que l’allongement de la durée de vie, et en même temps, c’est un formidable défi à relever. Et rien ne serait pire que de rejeter le financement de ce défi de la dépendance et de la dignité du grand âge vers les assurances privées et vers le chacun-pour-soi. C’est dire à quel point les valeurs de fraternité devront inspirer les réformes que nous aurons à porter, et que pendant l’année qui nous sépare de cette élection, à quel point nous devons résister contre tout ce qui contribuera à détricoter, à détruire ce réseau de solidarité auquel nous tenons tant, et sans lequel, en effet, les inégalités continueront à se creuser dramatiquement dans notre pays. Voilà aussi l’enjeu majeur que nous aurons à relever dans les années et dans les mois qui viennent. »

Frédérick Moulin

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 09:57

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Ségolène Royal lors de la visite hier à à l'Hôtel du Département à Nantes de l'exposition "Liberté, Egalité, Fraternité, une histoire de solidarités" ; de gauche à droite : Patrick Mareschal, Guillaume Garot, Jean-Marc Ayrault et Ségolène Royal (Ouest-France)

Ségolène Royal était hier à Nantes, où elle avait été invitée par le président socialiste du Conseil régional de la Loire-Atlantique depuis 2004, Patrick Mareschal.

 


 envoyé par tvreze

 


Elle a visité, à l’Hôtel du Département, l’exposition « Liberté, Egalité, Fraternité, une histoire des solidarités », qui portait plus particulièrement sur la fraternité, la solidarité, le mutualisme et l’entraide.

Elle était accompagnée d’un de ses soutiens les plus fidèles, Guillaume Garot, député de la Mayenne et maire de Laval, situés dans la région Pays de la Loire comme Nantes.

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Le mutualisme, un des thèmes de l'exposition "Liberté, Egalité, Fraternité, une histoire de solidarités"

Jean-Marc Ayrault, maire de Nantes depuis 1989, président du groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche à l’Assemblée nationale, président de la communauté urbaine de Nantes Métropole, très impliqué dans la vie de la région nantaise, était également présent. Il a prononcé une allocution dans laquelle il a salué « l’opiniâtreté » de Ségolène Royal, et est revenu sur le thème de la laïcitéun thème sur le quel Ségolène Royal s’est récemment exprimée – et du mouvement mutualiste – un des thèmes de l’exposition :

« Chère Ségolène, je suis heureux de te saluer, ici à Nantes. Je ne voulais pas manquer ce moment pour te rencontrer, et saluer aussi ton opiniâtreté, parce que si tu as beaucoup de qualités, celle-ci doit être reconnue en premier. Tu ne renonces pas, tu ne renonces jamais, et tu sais combien nos concitoyens attendent pour 2012 un changement en profondeur de la politique de notre pays. (Applaudissements)

 

 

 

Donc, je salue très sincèrement cette opiniâtreté, on sait tous qu’on aura un moment à choisir, même si ce choix arrive tardivement, et peut-être trop tardivement par rapport à l’attente politique de nos concitoyens, et nos candidats et nos candidates aux élections cantonales le sentent bien, on ne parle pas seulement du Conseil général dans ces élections, mais on parle aussi de cette attente très forte d’un changement en 2012. Donc à nous d’être à la hauteur.

Et je crois que les semaines qui viennent de s’écouler nous ont montré combien cette attente était justifiée. »

« Il y a des limites à respecter, et cette limite, c’est de dire que, qu’on soit croyant ou incroyant, on a toute notre place dans la République française, et qu’on soit catholique, protestant, juif ou musulman, on a le droit d’exercer son culte dans le respect des lois de la République, et c’est ça la laïcité. Il n’y a pas besoin de mettre ça en débat, c’est notre cœur même du pacte de confiance entre les citoyens, et quand on traverse cette exposition, on voit bien que l’idéal du « vivre ensemble » au-delà des différences des uns et des autres, et quand on voit toute l’histoire du mouvement mutualiste, c’est tout ça qui nous rassemble. C’est notre force. Et la République n’est pas un handicap pour que la France fasse face aux défis qui sont les siens, la République est au contraire le socle sur lequel on doit s’appuyer pour que toutes les réformes qui soient engagées soient toujours engagées sur la base de la justice et de l’égalité. »

Puis Ségolène Royal est a prononcé un discours devant un Patrick Mareschal attentif, d’autant plus que le début du discours lui était directement adressé.

Patrick Mareschal, statisticien de formation, membre du Conseil national de l’information statistique,  a été le premier adjoint de Jean-Marc Ayrault devenu maire de Nantes, de 1989 à 2001. Favorable au retour de la Loire-Atlantique dans la région Bretagne, contrairement à Jean-Marc Ayrault, il a été le co-fondateur et le premier président du Comité pour l’unité administrative de la Bretagne, rebaptisé de puis Bretagne Réunie, créé en 1980.

Il a annoncé durant l’été 2010 qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat lors des élections cantonales de cette année.

Ségolène Royal a donc énuméré les grandes réalisations du président du Conseil général, soulignant les innovations du département, et les thèmes communs avec les réalisations de la Région Poitou-Charentes, comme le montre la vidéo de Presse-Océan. Puis le discours devenant plus politique, Jf85750 a réalisé une bande vidéo complémentaire ; le thème de la formation et de l’emploi des jeunes y est abordé à travers celui de la nécessaire solidarité entre les entreprises et la jeunesse. Ségolène Royal traite ensuite longuement de la perte d’autonomie des personnes âgées, terme qu’elle préfère à celui de ‘dépendance’, trop réducteur. Ouest-France nous livre une vidéo sur la fin de son intervention sur ce thème.

 


envoyé par presseocean

 

 

« Tu es à la fois aimé et admiré de tes concitoyens, et des élus qui t’entourent, et même dans ton opposition, parce que tu as, dès ton arrivée à la tête du Conseil général, souhaité rompre avec une politique de l’opacité, du financement par saupoudrage.

Tu as créé un fonds régional… un fonds départemental pour permettre les équipements publics, les investissements profitant au plus grand nombre. Tu as lancé les contrats de territoire, et si j’ai fait ce lapsus sur le fonds régional, c’est parce que je me retrouve dans cette politique, puisque j’ai créé le fonds régional d’initiative locale, qui est exactement la démarche que tu as mise en place ici, afin de donner davantage à ceux qui ont le moins, au fond, de rééquilibrer les financements publics vers les petites communes.

Tu as milité pour la mise en place des rencontres du département : « J’y vois une manière efficace », je te cite, « de donner de la transparence à l’action publique et de rétablir un dialogue citoyen et de proximité. ». C’est-à-dire de faire progresser, tout simplement, la démocratie départementale.

Tu as été l’ardent et tu es l’ardent défenseur du monde associatif, tu t’es entouré d’acteurs locaux, pour ouvrir des lieux emblématiques à Nantes, une Maison des Adolescents par exemple, un espace départemental de l’adoption.

Je me retrouve tellement dans ces engagements, et je reconnais aussi cette démarche de démocratie participative entre les électeurs et les élus, et que tu as mise en place ici pour être en prise directe avec les habitants.

Je sais également que dès ton arrivée à la tête du Conseil général, tu as été un précurseur. Par exemple, tu as créé un contrat spécifique pour les jeunes ne disposant pas de ressources, le contrat de soutien à l’autonomie des jeunes. Cela constitue l’une des premières mesures sociales, imitées d’ailleurs dans nombre de départements, et maintenant dans nombre de régions.

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Ségolène Royal lors de la visite hier à à l'Hôtel du Département à Nantes de l'exposition "Liberté, Egalité, Fraternité, une histoire de solidarités" (blog de Jean-Marc Ayrault)

La jeunesse en effet est une priorité. Jamais notre pays n’a connu une telle vague de chômage chez les jeunes, et nous devons engager sur tous les territoires un contrat de confiance, et demander aux entreprises qu’elles se mobilisent pour tendre la main aux jeunes, notamment toutes les entreprises qui reçoivent des fonds publics.

Moi j’estime qu’il est légitime, et je l’ai demandé aux entreprises de ma région, qu’il est légitime de demander aux entreprises qui reçoivent des subventions, des exonérations sociales, ou des exonérations fiscales, pratiquement toutes finalement, puissent en contrepartie tendre la main aux jeunes pour leur donner soit un contrat d’apprentissage, soit une formation par alternance, soit un emploi. Il y a aussi le développement du service civique, qui permet de donner aux jeunes une activité.

Il y aurait beaucoup de choses à dire, je note par exemple combien l’équipe départementale a entamé un bras de fer et s’est mobilisée pour obtenir de l’Etat la compensation des sommes engagées par les collectivités locales à la place de l’Etat, lors de la terrible tempête Xynthia, dans laquelle tu t’es fortement engagé.

Sur le plan énergétique, vous avez fait aussi beaucoup, puisque tu as fait le choix de parier sur l’excellence environnementale, investissant sur les énergies nouvelles, notamment en misant sur l’essor de l’éolien, mais aussi sur les projets offshore, et donc il y a là un chemin que tu as ouvert et qui, j’en suis sûre, va monter en puissance.

Je voudrais enfin souligner le très fort attachement à la culture bretonne, (Rires, applaudissements) dans ton travail, même si tu es né en Poitou-Charentes, (Rires) et même en Charente-Maritime, n’oublie pas tes origines. Je sais que tu t’es placé en premier défenseur de l’idée d’une réunification de la Bretagne, à cinq départements, je ne voudrais fâcher personne. (Rires) Mais je crois que… d’ailleurs, j’ai vu tout à l’heure, le drapeau breton, sur le parvis de l’Hôtel du Département, ça ne m’a pas échappé. (Rires, applaudissements) »

 

 

« Bref, cet engagement humain et chaleureux qui fait que nous sommes des amis de longue date est souligné aujourd’hui par cette convergence avec ce thème de la fraternité, mais aussi le thème que nous évoquerons tout à l’heure et qui, je le disais à l’instant, est un des défis essentiels que la société française doit relever dans les années qui viennent par rapport à ses anciens.

C’est pour ça que je me réjouis de poursuivre cette étape de visite de cette exposition et cet échange, par la réunion que nous aurons tout à l’heure sur le thème de la perte d’autonomie des personnes âgées, terme que je préfère à celui de ‘dépendance’, d’ailleurs, que je trouve beaucoup plus réducteur. Et c’est une des principales compétences du Conseil général.

Comment ne pas rappeler que 7% des plus de 60 ans sont aujourd’hui en situation de perte d’autonomie en raison d’une maladie invalidante, soit un peu plus d’un million de personnes, dont plus des deux tiers ont une maladie d’Alzheimer ? On dénombre d’ailleurs 165 000 nouveaux cas chaque année. Et l’évolution démographique faisant, en 2040, les personnes de plus de 75 ans seront 10 millions en France, ce qui représentera 16% de la population contre 8%  aujourd’hui.

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"La Solidarité", une des images d'archive exposées à l'exposition "Liberté, Egalité, Fraternité, une histoire de solidarités"

C’est donc un défi majeur, qui pèse aujourd’hui très lourdement sur les familles, puis au sein des familles, sur les femmes, on le sait, puis que c’est autour des femmes souvent que s’organisent les solidarités intergénérationnelles, et je crois qu’il ne faut pas céder à des visions alarmistes malgré tout, et voir aussi derrière ces chiffres, au fond, la performance de société qui ont massivement investi dans la santé au cours des décennies passées. Et cette évolution démographique fait que les gens vivent en meilleure santé de plus en plus âgés, et de plus en plus longtemps. Il ne faut donc pas confondre seniors et personnes en perte d’autonomie.

D’ailleurs j’ai été un peu étonnée que dans les dernières décisions gouvernementales, je ne sais pas ce que tu en penses, Jean-Marc, que la barrière des seniors ait été fixée à 45 ans. (Rires) Parce qu’aujourd’hui, il ne faut pas s’étonner, d’ailleurs, le message négatif est en direction des entreprises : quand on annonce une prime de 2 000 euros pour les salariés qui sont embauchés à partir de l’âge de 45 ans, moi j’ai eu beaucoup de réactions dans les entreprises que j’ai visitées, les gens disent : attendez, si à 45 ans… quelle est la cohérence qui consiste à repousser l’âge de la retraite à 67 ans, et à mettre l’étiquette ‘senior’ sur des salariés de 45 ans ? Vous voyez la plus grande confusion et le plus grand désordre, ou la plus grande improvisation dans toutes ces annonces qui sont faites.

Et il ne faut pas confondre senior, salarié âgé et personne en perte d’autonomie, sinon, si on mélange tout, on n’arrive plus à trouver des solutions intelligentes. Vous voyez, aujourd’hui, qu’est-ce qui se passe ? Il y a une espèce de catastrophisme des chiffres avancés par l’actuel gouvernement pour nous faire croire que les enjeux financiers sont gigantesques, et que par conséquent l’assurance privée est la seule solution. Et ça, ça n’est pas acceptable. Et donc il faut se mettre ensemble pour travailler intelligemment à des solutions durables et des solutions justes.

D’ailleurs aujourd’hui, au moment où je vous parle, je voyais les unes tomber sur les fils des alertes : jamais les résultats des entreprises du CAC 40 n’ont été aussi florissantes. Vous avez entendu ce matin les différentes annonces. Donc il y a bien quand même de l’argent qui arrive sur notre pays, de l’argent qui circule. Et donc l’essentiel, c’est de savoir comment cet argent qui circule est mieux utilisé, comment est-ce que les revenus du capital contribuent davantage à ce réseau de tissu des sécurités sociales au sens large, davantage que les revenus du travail. Et moi je crois que des solutions, même si elles sont difficiles, bien évidemment, [sont possibles.] »

Le Parisien précise par ailleurs que Ségolène Royal a appelé à la « création de pôles publics de l'autonomie, qui regrouperaient les services existants au niveau départemental ».

 

 

 

Et Ouest-France de filmer la conclusion de l’intervention de Ségolène Royal sur la perte d’autonomie des personnes âgées :

« Mais c’est à la fois un formidable progrès social, que l’allongement de la durée de vie, et en même temps, c’est un formidable défi à relever. Et rien ne serait pire que de rejeter le financement de ce défi de la dépendance et de la dignité du grand âge vers les assurances privées et vers le chacun-pour-soi. C’est dire à quel point les valeurs de fraternité devront inspirer les réformes que nous aurons à porter, et que pendant l’année qui nous sépare de cette élection, à quel point nous devons résister contre tout ce qui contribuera à détricoter, à détruire ce réseau de solidarité auquel nous tenons tant, et sans lequel, en effet, les inégalités continueront à se creuser dramatiquement dans notre pays. Voilà aussi l’enjeu majeur que nous aurons à relever dans les années et dans les mois qui viennent. »

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Ségolène Royal dans un établissement pour personnes âgées du Groupe Mutualité Retraite vendredi à Nantes ; Le Point écrit : "À cette dame en fauteuil roulant, aveugle, elle tient la main. "Vous reconnaissez peut-être ma voix ?" demande Royal. "Oui, mais je ne peux pas vous voir", répond la pensionnaire. "Mais on se tient la main, on peut se voir par le toucher", rétorque Royal. La dame semble sincèrement heureuse et entame une conversation qui durera de longues minutes. Il y a dans cette scène ce qui a fait le succès de la candidate : l'empathie, l'aisance dans le rapport à l'autre." (Franck Perry / AFP)

Puis Ségolène Royal s’est déplacée dans un établissement pour personnes âgées du Groupe Mutualité Retraite, avant, comme elle l’évoquait dans son discours, de participer à une table ronde sur le thème de la perte d’autonomie.

En marge de ce déplacement à Nantes, Ségolène Royal a été interrogée par la presse sur ‘l’affaire Guérini’ ; elle a répondu :

« Je n'ai qu'un mot à dire, le Parti socialiste doit être exemplaire si nous voulons bâtir une société de transparence, de l'équité, de la fraternité.

Le PS doit bâtir une société basée sur la démocratie, la justice et les valeurs morales.

Nous devons donc être irréprochables. Les Français ont soif de règles justes et transparentes. La légitimité de tout scrutin ne doit être entachée d'aucune façon. »

Puis elle n’a pas souhaité faire d’autre commentaire, pour ne pas tomber dans le piège de la « politique politicienne ».

Frédérick Moulin

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 09:06

mia-electric-geneve-07-1-.jpgLa bataille d’Heuliez a durant de longs mois marqué l’actualité. La Présidente de région, Ségolène Royal, refusait de voir cette entreprise, implantée dans les Deux-Sèvres, fermer ses portes. Elle s’est donc battue pour sauver l’entreprise et son projet industriel innovant : la voiture électrique.

 

 Appelant l’Etat à intervenir pour sauver le tissu industriel français, ces petites et moyennes entreprises qui sont essentielles pour la dynamique économique d’un pays, la socialiste s’est heurtée à une vision libérale de l’économie défendue par le pouvoir en place, Nicolas Sarkozy. L'Etat n'intervient pas. Résultat : alors que l’Allemagne soutient ses PME, la France, sans politique industrielle, abandonne ses entreprises.

 

 La présidence de région, opiniâtre selon le député-maire Jean Marc Ayrault, n’a pas accepté de se résigner. La région a décidé d’entrer au capital de cette entreprise. Que de ricanements à droite mais au final une belle victoire pour cette entreprise ! Deux actionnaires allemands se sont intéressés au projet et sont entrés au capital du constructeur de véhicules Mia Electric (Kohl Gruppe et Con Enrergy). La région de son côté a investi 5 millions d’euros.

 

 Si la guerre industrielle n’est pas encore achevée, la présidente de région obtient une première victoire. 6.300 véhicules devraient être produits entre juin et décembre 2011, deux contrats sont signés avec La Rochelle et Nice et de nombreuses négociations sont en cours avec des collectivités locales. Mia fait même sa star aujourd’hui ! Elle s’expose au 81è salon de l ’auto de Genève  qui a ouvert ses portes jeudi 3 mars, l’entreprise présente ses modèles de voiture électrique : une trois places à portes coulissantes, le modèle L : une quatre place et le modèle utilitaire U.

 

 Cette bataille industrielle s’inscrit dans la politique par la preuve de la socialiste Ségolène Royal. La socialiste veut en effet promouvoir une autre politique industrielle plus entreprenante pour soutenir en France les entreprises innovantes. Elle soutient avec force la relance d’une politique de décentralisation donnant plus de pouvoirs aux régions pour mener une réelle politique économique et favoriser ainsi la dynamique du tissu industriel français.

 C’est un des enjeux de la présidentielle de 2012. C’est un combat essentiel pour la socialiste si l’on veut éviter une désindustrialisation. Au delà des photos dans les magasines des stars de la politique, Ségolène Royal entend convaincre qu’une autre politique économique est possible pour la France.

 

Philippe Allard

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