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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 23:36

168048_1807025936745_1272831915_2084692_7292830_n--copie-2.jpg          La forte progression du vote Front national dans les quartiers populaires et les communes rurales lance la bataille du peuple en 2012 !

 

 Marine Le Pen s’est faite forte, par un discours direct et vindicatif, d’incarner la nouvelle lutte des classes contre une intelligentsia sûre de ses droits, de sa supériorité, et de ses privilèges. Elle a réussi ainsi à conquérir l’adhésion d’une part du peuple qui se sent délaissé, oublié par les dirigeants de gauche ou de droite.

 Mais derrière ce discours, quelle politique propose de mettre en place la dirigeante du Front national ? Que fera son parti une fois au pouvoir ? Apporte-t-il les réponses aux difficultés de notre société ? La préférence nationale peut-elle vraiment permettre à elle seule la croissance économique, une création d’emploi pour tous, une société plus juste et plus humaine ? Faire de la France une forteresse dans un monde en mutation est-ce la meilleure réponse alors qu‘une grande partie de notre richesse vient de nos exportations ? La France seule pourra-t-elle faire face aux géants économiques émergents ? Comment comprendre le double discours contre les immigrés qui sont accusés à la fois de ne rien faire, assistés des allocations, et de prendre le travail aux Françaises et aux Français ?

Que disent les peuples arabes en révolte? N’est-ce pas les idées universelles qui ont été celles de notre révolution ? Ces populations fuyant leur pays ne sont-elles pas, comme nous, comme ce salarié jeté de son entreprise, les victimes d’un système capitaliste qui broie les hommes pour le profit de quelques-uns ? Le Front national en divisant les peuples ne fait-il pas le jeu des puissants, heureux de diviser pour mieux régner ?

 

Ségolène Royal, à gauche, s’est très souvent heurtée à cette petite intelligentsia trop complaisante avec les puissants et silencieuse avec les petits. Elle incarne cette volonté de rupture à gauche pour un socialisme de combat plus proche du peuple. Certains lui ont reproché un populisme, une trop forte émotion, parce qu’ils n’ont pas vu les souffrances de notre société. Dans le confort des beaux quartiers, ils ne ressentent pas les saignements de notre temps.

Cernant cette crise sociale, ces attentes, ces drames, la socialiste a su rouvrir le dialogue avec une partie du peuple. Délaissant les plateaux de télévision, elle est repartie dans un tour de France, une campagne de terrain.

Ségolène Royal ne s'arrête pas au discours d'incantation et d'opposition, elle veut avant tout construire. Face à la mondialisation, elle ne propose pas d’édifier des barrières qui finiront toujours par céder. Elle propose au contraire de relever le défi car la France a d’énormes potentiels et ne doit pas avoir peur. Parmi ses richesses, il y a notamment toute notre jeunesse et peu importe ses origines. Cette jeunesse souffre de ne pas trouver sa place, d’être mise à l’écart. Elle souffre dans notre France qui se replie. Or déclare-t-elle « la jeunesse n’est pas un problème mais une partie de la solution ». Si l’on réfléchit un instant, donner à toute cette jeunesse, souvent au chômage, une ambition pour réussir n’est-ce pas en effet une partie de la solution.

Face à Marine Le Pen qui voudrait monter des murs, Royal veut au contraire lancer l’offensive, deux politiques bien opposées. La socialiste récuse le « on ne peut rien faire ». Pour répondre à la mutation économique, elle veut un Etat volontariste qui soutient l’innovation et notamment la révolution verte. Mais il n’est pas question d’oublier l’Homme car pour créer une dynamique « tout se tient » lance-t-elle l’économie et le social. Les mesures brutales, les cassures sociales pénalisent la dynamique. Il faut donc que l’Etat accompagne cette mutation notamment par la formation tout au long de la vie.

 

Marine Le Pen / Ségolène Royal : la bataille du peuple est lancée. La socialiste est bien décidée à mener ce combat. Elle arpente les rues des villes et des villages pour proposer au peuple une autre politique. Sans anathèmes, elle se bat sur les idées, sur le projet politique. A ceux qui doutent, elle lance « la politique par la preuve » et s’appuie sur ses réalisations. Elle n’a rien perdu de sa combativité. L‘élite s’esclaffe, « vous la connaissez bien mal » lance Martine Aubry sur un plateau de télévision, le peuple la connaît un peu mieux !

 

Philippe Allard

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 07:18

 

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Najat Vallaud-Belkacem et Pierre Bergé à la fête de la Fraternité 2010 (MEAGSR/FM)

Pierre Bergé a déclaré hier sur France Inter être prêt à soutenir à nouveau Ségolène Royal. Invité à 18h15 dans  « Le 5/7 Boulevard », il a répondu aux questions de Philippe Collin et de Xavier Mauduit pendant une vingtaine de minutes. En dernière partie, il s’est exprimé sur le Parti socialiste, Martine Aubry, DSK, et surtout Ségolène Royal et François Mitterrand. Le président de l’Association des Amis de l’Institut François Mitterrand a déclaré en parlant de Ségolène Royal : « C’est tout à fait l’école mitterrandienne. ».

Pierre Bergé a pris la défense de Ségolène Royal et salué son action des derniers mois sur le terrain en déclarant : « En ce moment, les vraies primaires, Ségolène est en train de les faire. ».

À la question de France Inter : « Donc vous êtes prêt à resoutenir Ségolène Royal, c’est bien ça, non ? », Pierre Bergé a répondu du tac au tac : « Mais bien entendu ! »

De nombreux autres thèmes ont été abordés, des thèmes de société, de justice sociale, la place et l’indépendance du journal Le Monde, et le thème, bien sûr, de la lutte contre le sida.

Vous retrouverez ci-dessous l’enregistrement et le texte du passage sur le Parti socialiste et Ségolène Royal, et quelques retranscriptions de passages de l’émission (lien pour la page du podcast ici)

Frédérick Moulin

 


par eric3362

 


France Inter : on sent, Pierre Bergé, dans vos propos, à la fois chez Yves Saint Laurent et chez vous-même, une défense d’une certaine vision du monde ; vous n’avez jamais caché non plus votre vision du monde, votre vision du monde politique. On voulait aussi vous poser des questions sur ce qui se passe en ce moment, on sait que vous avez été proche de François Mitterrand, vous êtes encore, je crois, dans le Cercle des Amis de François Mitterrand [en fait l’Association des Amis de l’Institut François Mitterrand, NdlR], l’association…

Pierre Bergé : je suis président.

France Inter : voilà. C’est bien ce qui me semblait. Quel regard vous portez aujourd’hui sur les socialistes, Pierre Bergé ?

Pierre Bergé : d’abord, merci d’avoir cité… merci, je n’ai pas à vous remercier, mais j’ai beaucoup apprécié que vous ayez cité Pessoa tout à l’heure, et ce livre admirable qui s’appelle Le banquier anarchiste, auquel vous me permettrez de m’associer un petit peu.

France Inter : bien sûr, bien c’était vous, c’est vous, quelque part, bien sûr !

Pierre Bergé : j’ai bien compris. Moi, écoutez, j’ai des amis chez les socialistes, tout le monde sait que j’ai soutenu Ségolène Royal, mais j’ai d’autres amis, Martine Aubry est une amie pour laquelle j’ai de l’affection et beaucoup d’estime également, mais il y en a d’autres.

Une fois que j’ai dit ça, je  ne comprends pas très bien ce qui se passe, et pourquoi il faut attendre, surtout quand on est socialiste, un messie, et surtout quand on est laïque, pourquoi il faut attendre un messie, attendre que ce messie vous indique la route et vous dise : « Ah, vous voterez pour moi ! » Ou alors : « Décidément, je ne viendrai pas, donc choisissez qui vous voulez. ».

Ce sont des propos qui me dépassent complètement. Une fois que j’ai dit ça, vous savez très bien que dans la gauche, il y a deux gauches, une première gauche te une deuxième gauche, la première gauche étant évidemment François Mitterrand, et c’est ma gauche, et c’est la gauche à laquelle je me réfère.

Et puis, il y a une deuxième gauche, mais elle est de gauche. Il se trouve que Dominique Strauss-Kahn, puisqu’on a compris que je faisais allusion à lui, fait partie de cette deuxième gauche : ça n’est pas ma gauche. Donc s’il y a des primaires demain, je ne choisirai pas Dominique Strauss-Kahn. Mais si Strauss-Kahn est désigné par les primaires, je voterai évidemment pour lui.


Pierre-Berge-et-Najat-VB-FMMEAGSR.jpg

Najat Vallaud-Belkacem et Pierre Bergé à la fête de la Fraternité 2010 (MEAGSR/FM)

France Inter : vous le savez mieux que nous, Pierre Bergé, vous venez de l’évoquer, ces primaires, François Mitterrand, est-ce que vous… sans parler de messie, bien sûr, mais est-ce que vous ne pensez pas quand même que le vrai problème du Parti socialiste aujourd’hui, c’est de ne pas avoir de leadership ? C’est ça, le vrai problème. Mitterrand n’était pas un messie, mais personne s’est jamais posé la question de savoir s’il allait y aller ou pas, c’était François Mitterrand.

Pierre Bergé : oui, mais ce qui est très étrange, c’est qu’en effet, on n’ait pas compris, au Parti socialiste, après Mitterrand, que l’homme ou la femme qui devait y aller, était naturellement le Premier secrétaire ou la Première secrétaire du PS.

Je comprends très mal pourquoi ça a été remis en cause ou pourquoi ça n’a pas été appliqué, comme je comprends très mal qu’après la défaite de Ségolène Royal, qui avait quand même remporté 47.5[%] de suffrages et 17 millions d’électeurs, excusez du peu, je vous rappelle que François Mitterrand s’est présenté 3 fois [avant d’être élu, NdlR], et que Jaques Chirac s’est présenté 3 fois, aucun des deux, la première fois, alors qu’ils avaient été battus, aucun des deux n’a été rejeté par son propre camp.

Nous avons assisté à une chose extraordinaire, c’est que Ségolène battue, alors elle ne vaut plus rien, et on la jette.

Il faut dire, il faut dire qu’il n’y avait qu’à voir la tête que faisaient déjà les éléphants du Parti socialiste lorsqu’elle s’est présentée pour comprendre comment et pourquoi ils s’en sont débarrassés dès qu’ils ont pu.

France Inter : mais dès la défaite, hein, sur les plateaux de télévision, [« À la seconde même ! », ajoute Pierre Bergé] la tête des barons, on a tout de suite vu que ça allait être un lynchage, hein.

Pierre Bergé : à la seconde… à la seconde même, à la seconde même. Mais, vous savez, moi j’observe ce qui se passe, comme tout le monde, mais je sais aussi une chose, c’est qu’en politique, on n’est jamais mort, sauf le jour où on vous a conduit à votre dernière demeure. Alors, méfions nous de vouloir enterrer les gens trop tôt, parce que, en ce moment, les vraies primaires, Ségolène est en train de les faire.

France Inter : c’est-à-dire ?

Pierre Bergé : c’est-à-dire qu’elle circule en France, qu’elle remplit pleins à craquer des salles et des stades et d’autres choses, et que, il faut faire attention.

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France Inter : ça c’est l’école mitterrandienne, en plus.

Pierre Bergé : c’est tout à fait l’école mitterrandienne.

France Inter : donc vous êtes prêt à resoutenir Ségolène Royal, c’est bien ça, non ?

Pierre Bergé : mais bien entendu !

France Inter : voilà. Mais, oui, faudrait pas euh…

Pierre Bergé : oui, mais vous savez, un mot. Les gens qui s’étonnent d’un problème de loyer avec Ségolène Royal sont ceux qui ne connaissent rien à la politique, puisque je n’ai plus le DROIT, de soutenir financièrement Ségolène Royal, à partir du 1er avril, puisqu’à partir du 1er avril, nous entrons dans une année préélectorale, et qu’il est interdit à qui que ce soit, à vous comme à moi, de donner plus de 7 500 euros à un candidat. Donc, qu’on ne s’étonne pas. Et alors, il n’a même pas été question entre Ségolène et moi de savoir « oui » ou « non », c’était clair.


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Ségolène Royal, Pierre Bergé et bien d'autres sur le podium de la fête de la Fraternité 2010 à Arcueil (MEAGSR/FM)

Sur la société française, le FN et le sida :

« France Inter : quand vous évoquez tout cela, on sent quand même une société qui est un peu figée, c’est vraiment, c’est vraiment terrifiant. Vous me faites signe de la tête, les mentalités n’avancent pas du tout.

Pierre Bergé : mais vous savez que dans un pays où on voit le Front national grimper au niveau où il est aujourd’hui, il ne faut vraiment pas s’étonner. »

-oOo-

La valeur de l’argent :

« France Inter : 30 euros, c’est une petite somme d’argent.

Pierre Bergé : pas pour tout le monde. […] Je crains surtout qu’on profite de la crise pour donner moins que d’habitude. Mais ce qui me rassure, c’est qu’il y a quand même des gens dans ce pays qui ont du cœur, il y a des gens qui donnent. Et c’est pour ça que j’ai dit que 30 euros, c’était de l’argent, parce qu’il y a des gens pour qui 5 euros, c’est de l’argent. Et ils donnent quand même ces 5 euros. Et vraiment, moi j’ai une grande admiration pour ces gens-là, et pour les lettres que nous recevons de gens qui nous disent : « Je n’ai pas d’argent, je vis comme je peux, mais je vous envoie quand même 5 euros. » »

-oOo-

Pierre Bergé, parlant de l’Etat et la lutte contre le sida :

« Or nous sommes obligés de constater qu’une fois de plus, l’Etat, l’Etat, nous fait faux bond, qu’une fois de plus, il n’est pas au rendez-vous, qu’une fois de plus, il ne soutient pas la recherche, pas du tout, que chaque fois que nous donnons des bourses, nous sommes obligés de payer de la Sécurité sociale au-dessus, ce qui fait qu’on a dû diminuer le nombre de bourses, il faut dire la vérité, et que la prévention a complètement été abandonnée, que nous nous battons, nous réclamons, qu’il y ait des distributeurs de préservatifs gratuits dans les lycées, il n’y en a pas.

Vous savez, c’est un peu désespérant d’être seuls, d’être seuls, seuls à quelques associations, d’être seuls, de hurler dans le désert, et ce qui est plus désespérant encore, c’est souvent d’être reçus par le président de la République, c’était pas le cas de celui-ci mais du précédent, d’être reçus par le président de la République, par des ministres, qui vous promettent tout, et qui finalement ne font rien. »

-oOo-

Extrait du questionnaire d’Yves Saint Laurent à méditer :

-Pour quelle faute avez-vous le plus d’indulgence ?

-La trahison.

-Quelle est votre couleur préférée ?

-Le noir.

-Qu’est-ce que vous détestez par dessus tout ?

-Le snobisme de l’argent.

-Et avez-vous une devise ?

-Je me permettrai de prendre celle des Noailles : « Plus d’honneur au singulier que d’honneurs au pluriel. »

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 02:42

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Ségolène Royal avait prévu le hold-up de Guéant sur les électeurs « divers droite ».

Jeudi soir dernier, lors d’un meeting à Chauvigny, dans la Vienne où elle s’est beaucoup déplacée pendant la campagne, devant un public qui lui a fait dire « c’est très impressionnant de vous voir si nombreux rassemblés », elle a dénoncé « les candidats de droite [qui] ont oublié leurs étiquettes » et dont, « tout d’un coup, les étiquettes vont réapparaître » le soir du scrutin. Ce qui n’a pas manqué, comme le montre l’intervention du ministre de l’Intérieur dimanche soir dans la vidéo ci-dessous.

Ségolène Royal s’était déplacée dans un canton qui illustrait ses propos à merveille. Alain Fouché, sénateur UMP, l’élu du canton depuis 1979, et Gérard Herbert, « divers droite », maire de Chauvigny et successeur dans ce mandat de Fouché, présents tous deux au premier tour des cantonales, ont cherché à faire oublier leurs accointances avec la majorité présidentielle : le premier en se déclarant ‘de la majorité départementale’ et s’autoproclamant « rebelle et libre de pensée », le second affichant sa détestation de la manière de faire de la politique du premier et soulignant qu’il est « en désaccord avec la politique menée par l’UMP ».

Résultat dimanche soir : Sylvie Pailler, la socialiste soutenue par Ségolène Royal, qui se présentait pour la première fois, est arrivée seconde, éliminant Herbert et mettant en ballotage Fouché pour la première fois en 32 ans.

Gérard Herbert, le « divers droite » éliminé, qui avait construit sa campagne contre la « méthode Fouché », à qui France 3 Poitou-Charentes demandait s’il allait voter pour la majorité (c’est-à-dire son adversaire UMP Fouché !), a répondu : « Oui, oui, je resterai bien sûr dans la logique, mais bon, c’est cette façon de faire de la politique qui me déplait ». Les électeurs jugeront, et auront la possibilité de montrer leur mécontentement en votant pour Sylvie Pailler.

 

 


« Et ça nous souhaitons que cette dynamique-là, elle puisse s’enclencher demain avec le département de la Vienne. Et moi j’ai confiance, je pense que ce département va faire le bon choix.

Il va faire le bon choix d’abord parce qu’il va sanctionner ce gouvernement insupportable. On a toujours cru avoir vu le pire, on le disait tout à l’heure, mais chaque jour qui passe, c’est le pire du pire. Il y en aurait tellement à dire ! Tellement à dire ! Jour après jour, on ne sait plus où donner de la tête dans l’accumulation de l’incompétence, de l’immoralité et des décisions injustes. Tous les jours, il se passe quelque chose.

Alors bien sûr, les candidats de droite ont oublié leurs étiquettes. (Rires) Ici, ils sont sans étiquette. Là-haut, ils sont UMP. Est-ce que c’est bien honnête, ça, est-ce que c’est bien sincère ? « Divers droite » ?

Mais regardez bien ce qui va se passer dimanche soir. Ceux qui sont sans étiquette UMP, dimanche soir, dans les chiffres du ministère de l’Intérieur, ils vont revenir dans le giron de l’UMP. Et vous verrez, sur vos écrans de télévision, le résultat de l’UMP.

C’est très injuste ! C’est de la triche ! Il devrait y avoir l’UMP, les divers droite, c’est-à-dire tous ceux qui ont renoncé à leur étiquette parce qu’ils ont maintenant honte de porter cette étiquette, tellement les Français sont mécontents de ce qui se passe, ne devraient pas être comptabilisés dans l’UMP le soir du résultat.

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Alain Fouché, sénateur UMP, élu du canton de Chauvigny depuis 1979, qui a troqué son étiquette contre celle de 'majorité départementale', et qui se dit "rebelle et libre de pensée", affrontera la socialiste Sylvie Pailler, soutenue par Ségolène Royal, dimanche prochain (La Nouvelle République)

Eh bien vous allez voir. Ils vont tricher. Tout d’un coup, les étiquettes vont réapparaître. Parce qu’il va falloir établir un rapport de force sans qu’il y ait dispersion des voix.

Eh bien vous savez, c’est même contre ce type de mécanisme et de méthode qu’il faut voter. Et moi j’en appelle à tous les républicains au-delà de la gauche, parce que lorsque l’on est dans un contexte si grave de crise économique et social-écologique, on n’a pas le droit de disperser les fonds publics.

Il est évident que les citoyens de la région, que les citoyens du département seront mieux protégés, seront mieux servis, seront mieux épaulés si demain nous pouvons travailler main dans la main entre la Région Poitou-Charentes et le département de la Vienne, et c’est pourquoi je vous demande de vous mobiliser, je vous demande de vous mobiliser pour Sylvie Pailler, je vous demande de lui assurer la victoire le 27 mars prochain ! »

Et donc Guéant, intervenant sur la base de résultats provisoires qui « représentent 86% des votants estimés », a menti aux électeurs comme Ségolène Royal l’avait prévu : 1er parti, et de loin selon lui, une hypothétique « majorité présidentielle » présentée comme unie à 32,5% - on croit halluciner ! – relégué en antépénultième place, le PS avec ses 25% – ben voyons ! – et en dernière place, le FN et ses 15% ! Quelle farce !

 


À partir de la 2ème minute par Ministere_interieur

 


« La deuxième observation concerne les forces politiques.

On constate une bonne tenue de la majorité présidentielle avec 32,5% des suffrages estimés.

Les résultats des candidats écologistes progressent par rapport à 2004 et atteignent près de 8% des voix.

Le Front de Gauche, avec les communistes, obtiendrait un peu moins de 9% des voix.

Le Parti socialiste obtiendrait, pour sa part, plus de 25% des voix.

Les divers gauche obtiendraient de l’ordre de 6% des voix.

Quant au Front national, il serait aux alentours de 15%. »

En conclusion, Ségolène Royal a appelé hier lundi « les électeurs à sanctionner la politique de Nicolas Sarkozy et ceux qui la soutiennent » : « les électeurs doivent se saisir de leur droit de vote pour montrer leur désaccord et pour sanctionner ceux qui nous gouvernent si mal et avec tant de mépris ».

Frédérick Moulin

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 19:27

DSC09568[1]             Les résultats des élections cantonales confirment l’effondrement de l’UMP qui n’arrive seulement qu’en troisième position dans beaucoup de cantons. La politique suivie par Nicolas Sarkozy a été fortement sanctionnée par les Françaises et les Français. Les résultats confirment également une poussée du Front national qui a recueilli 15 % des voix exprimées dimanche. Une vague donc mais pas un tsunami, si ce n’est pour la majorité de Sarkozy balayée au premier tour dans de nombreux cantons.

 

Dans ce contexte, la Première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, a appelé à la constitution d’un Front Républicain avec la droite pour contrer la percée du Front national.        

 « J’en appelle au gouvernement, j’en appelle au Président de la République. Il y a les républicains et puis il y a ceux qui ne le sont pas » a-t-elle déclaré sur France 2 dimanche soir.

Mais alors que Marine Le Pen accuse l’UMP et le PS de proposer la même politique, ce qu’elle appelle l’UMPS, lancer un appel au Front Républicain, l’alliance entre la gauche et la droite républicaine, est-ce la bonne stratégie pour contrer le Front National ? Les Français ne méritent-ils pas mieux qu’une chasse aux sorcières ?

 

A 25 % des suffrages exprimés, le Parti socialiste s’en sort tout juste. Il maintient sa position mais la vague rose n’a pas eu lieu. Le PS ne tire pas profit de l’effondrement de l’UMP. En 2007, la candidate socialiste à l’élection présidentielle avait obtenu 26 % des voix en pleine ascension de Nicolas Sarkozy. Alors que celui-ci est aujourd’hui abattu, le PS obtient à peine le même score. Comment peut-on expliquer cette situation?

En prenant la tête du Parti socialiste avec une alliance hétéroclite « la carpe et le lapin », Martine Aubry et ses alliés ont réussi à empêcher l’ascension de la candidate socialiste, Ségolène Royal, qui avait su rouvrir le dialogue avec les couches populaires. Depuis, « le parti s’est remis au travail » selon la direction conservatrice. En fait, le départ massif des adhérents a refermé le Parti sur des jeux d’alliances. Oubliant de définir une stratégie de reconquête, le Parti s’est replié sur des conventions d’appareil au langage trop technocratique.

 

En appelant la droite à faire alliance pour le deuxième tour, jeu d’appareil d’un autre âge, la direction du Parti socialiste oublie que ce ne sont pas les 15.5% du Front national le véritable enjeu mais bien les 56 % d’abstentionnistes ! Pour les convaincre de voter, l’anathème sur le Front national ne suffira pas, il va falloir se battre sur les idées pour porter un réel projet d’alternance et faire vivre une espérance. C’est tout l’intérêt des Primaires, si tous les candidats acceptent réellement de défendre leurs idées.

Le Parti socialiste doit revoir sa stratégie : oublier ses débats internes et s’adresser directement au peuple. C’est ce qu’a choisi de faire dans l’ombre la candidate socialiste Ségolène Royal, un travail de terrain pour ouvrir un dialogue direct avec les électeurs de gauche. Un sens politique qui lui vient sans doute d’un maître en ce domaine.

 

Philippe Allard

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 14:35

japan

 Japon - "Tremblements" sur Cali Rezo - Projet Tsunami

Projet Tsunami, pour aider le Japon avec son crayon. Ce projet, à l'initiative de CFSL.net reversera tous les bénéfices à Give2Asia.


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Japon - "Japan 2011" sur bengal's archivesProjet Tsunami

 

francoise degois
"nous n'avons pas le temps d'être pessimiste " Naoto Kan , PM Japonais .

 


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Japon - dessin de Plantu, 15 mars 2011 d'après Hokusai (北斎)


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Japon & nuke - "Peut-on se passer du nucléaire?", dessin de Martin Vidberg, 17 mars 2011


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Japon & Libye - dessin de Martin Vidberg, 11 mars 2011 (www.martinvidberg.com)


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Libye - "L'ONU soudé contre Kadhafi"dessin de Martin Vidberg, 18 mars 2011


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Libye - "Vive Sarkozy !"dessin de Martin Vidberg, 20 mars 2011


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Cantonales - "Iriez-vous voter ?"dessin de Martin Vidberg, 19 mars 2011


 

Najat Belkacem
N'oubliez pas d'aller voter aujourd'hui ! :-)

 

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 18:33

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(José T)

Dans le cadre des cantonales, Ségolène Royal, appelant à un vote de soutien à l’action régionale, mais aussi de sanction d’une droite honteuse qui avance masquée, a prononcé un discours fort lundi dernier à Châtellerault, devant les militants, les candidats et les élus socialistes.

Ségolène Royal était entourée de nombreux élus : notamment Cyril Cibert, secrétaire du PS de Châtellerault, membre de Désirs d’avenir, et conseiller régional de Poitou-Charentes, Gérard Barc, conseiller général, vice-président de la Communauté d’Agglomération du Pays Châtelleraudais, et futur président du Conseil général en cas de basculement à gauche – « Gérard lorsque tu seras le président du Conseil général » dira Ségolène Royal, Guy Eyermann, ancien syndicaliste de New Fabris et conseiller régional, et Edith Cresson, figure incontournable de la vie politique châtelleraudaise.

Edith Cresson, 77 ans, a été maire de Châtellerault pendant 14 ans, de 1983 à 1997, à peu près en même temps qu’elle était conseillère générale de la Vienne (1982-1998), puis a été adjointe au maire pendant 11 ans, de 1997 à 2008. En 2008, Edith Cresson ne s’est pas représentée aux élections municipales, et la liste socialiste a été battue par celle de Jean-Pierre Abelin, du Nouveau Centre, dont le père puis la mère avaient été maires de Châtellerault de 1959 à 1983. Inutile de dire que la détestation de Jean-Pierre Abelin est tenace chez les socialistes, et Ségolène Royal lancera de plusieurs piques au député-maire châtelleraudais.

En 2006, Édith Cresson s'était engagée dans le comité de soutien de Ségolène Royal et fait savoir son soutien à sa candidature pour l'investiture socialiste à la présidentielle de 2007.

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Petite scène de fin de discours lundi 14 mars 2011, visible et audible sur la vidéo : Ségolène Royal quitte le pupitre où elle a prononcé son discours, Edith Cresson lui fait un petit signe de la main. Ségolène Royal va à la rencontre d’Edith Cresson qui se lève, et elles se font la bise.

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Ségolène Royal : "Comment?" ; Edith Cresson : "Très bien!"

En partant, Ségolène, qui n’a pas bien compris ce qu’Edith Cresson vient de lui dire, demande : « Comment ? » ; et Edith Cresson répond : « Très bien ! » ; puis les deux femmes politiques quittent la salle.

Un vote de construction, et un vote sanction, donc.

Un vote de construction, notamment parce que la Région a de grands projets dans le Châtelleraudais et souhaite joindre ses forces à un Conseil général de gauche dans ces batailles, surtout dans la période de crise économique, sociale et écologique que la France traverse, sans être entravée par une droite, au mieux « mesquine » : installation de la Nouvelle Fabrique Ecologique sur le terrain de l'ex-New Fabris et sur son site d’un pôle éco-industriel, de formation aux métiers de la croissance verte, et de production d’énergies renouvelables (solaire, bois) ; soutien à l’entreprise Châtelleraudaise Solairedirect qui est en train de s’implanter en particulier et à la filière photovoltaïque en général, en liaison avec le plan régional ‘de résistance’ en faveur du photovoltaïque en 4 points présenté jeudi 10 mars 2010, doté de 200 M€.

Au-delà de ces projets, du fait de l’importance des compétences des Conseils généraux – aide sociale, logement, collèges, routes départementales, culture – « un conseiller général c'est un service public de proximité quand il est de gauche » rappelait Ségolène Royal dans l’Allier samedi 12 mars. Et de préciser à Châtellerault lundi dernier :

« Un département de gauche c’est comme une région de gauche, c’est-à-dire que c’est un département qui d’abord veut protéger, et les compétences du Conseil général, vous les savez, elles sont très importantes dans ces temps de férocité libérale, de « rigueur », entre guillemets, où finalement ce sont toujours les petits et les moyens qui trinquent. »

Un vote sanction donc aussi,  contre « l’inertie de la politique nationale ». Ségolène Royal a particulièrement insisté sur 3 points :

-la hausse du prix de l’essence : « l’Etat empoche des rentrées fiscales, c’est pour ça qu’il ne fait rien » ; mais aussi du gaz et de l’électricité,

-les injustices sociales : promesses non tenues sur les retraites de « nos anciens », fin de mois difficiles dès « le 5 ou le 6 du mois », tandis que les entreprises du CAC 40 et les banques « ont vu leurs résultats augmenter de 85% », acquis sociaux hérités du Conseil national de la Résistance « remis en cause » et « fragilisés »,

-les candidats de droite qui « ont tous effacé leur étiquette UMP » : Ségolène Royal prévient : « chaque voix qui sera donnée à l’UMP sera une voix qui dira : « On est d’accord avec ce qui se passe. » » Et d’énumérer les politiques du gouvernement qui seraient validé par un vote pour ces candidats de droite dont l’étiquette a miraculeusement disparu : niveau des retraites, recul de la santé, des services publics, hausse du coût de l’essence, situation ridicule de la France et politique du « happening » de Sarkozy sur la scène internationale, en Libye notamment.

Et Ségolène Royal de conclure :

« L’essentiel, c’est d’abord un vote de construction, c’est-à-dire un vote pour préparer l’avenir. […] Alors demain, lorsque le département de la Vienne sera à gauche, avec la Région nous serons encore plus efficaces, nous irons encore plus de l’avant, nous ferons encore plus ce que nous faisons à l’échelle régionale, c’est-à-dire un territoire qui protège, un territoire qui avance, un département, la Vienne, qui aura avec nous une énergie d’avance ! »

Frédérick Moulin

 

 

 

Transcription du discours de Ségolène Royal à Châtellerault le 14 mars 2011 par MEAG/F.M. 

Merci beaucoup Cyril, bonjour à tous et à toutes, je salue l’ensemble des candidats et candidates, sans tous les réciter, Gérard qui est au premier rang, bien évidemment, les conseillers régionaux, qui sont là, que je salue aussi, l’ensemble des élus et des citoyens, des militants, des sympathisants, pour vous dire que c’est vrai que nous sommes maintenant à quelques jours du premier tour des élections cantonales, que ce sont des élections très importantes.

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Ségolène Royal et Cyril Cibert à Châtellerault lundi 14 mars 2011 (José T)

Et le département de la Vienne doit rejoindre la majorité régionale. C’est très important, parce que je crois que nous sommes en période de crise économique, de difficultés sociales, de difficultés écolog… ah, eh bien voilà Edith. On applaudit Edith ! (Applaudissements) C’est très important parce qu’en période de crise, on le voit bien, en période de crise économique, de crise sociale, de crise environnementale, on a besoin, pour être davantage au service des citoyens, on a besoin d’agir avec le département main dans la main.

Arrivee Edith Cresson

Arrivée d'Edith Cresson sous les applaudissements

Et ici sur le secteur de Châtellerault, il y a une dimension en plus tout à fait particulière, parce que la Région a sur ce territoire des projets très importants. Et pour finaliser ces projets très importants, nous avons absolument besoin qu’il y ait cette harmonie entre le Conseil général et la Région.

Alors l’équation est assez simple : ici, sur le territoire, lors des élections régionales, les citoyens m’ont accordé, avec l’équipe que je dirigeais, 61% des suffrages. 61% des suffrages, parce qu’ils ont voulu faire de la Région, comme nous l’avons dit lors de cette campagne des élections régionales, et telle est la vision que j’ai de la Région Poitou-Charentes, une région qui protège, et une région qui avance et qui innove.

Eh bien c’est cela aussi que nous voulons faire au niveau de chacun des quatre départements de la Région, des départements qui protègent, et des départements qui innovent. Et ici concrètement, sur le département de la Vienne, la Région est très présente. Par exemple, nous faisons des Contrats de Développement Durable, vous savez, avec chacun des pays qui composent le département, et sur le Pays Châtelleraudais, ce sont 6 millions d’euros pour le renouvellement urbain et l’investissement pour l’emploi, par exemple, qui interviennent sur le territoire. Sur le développement économique, sur l’ensemble du département, nous apportons, sur la période des contrats de territoire, plus de 44 millions d’euros. C’est donc considérable.

Et moi j’ai besoin que ces crédits de la Région soient utilisés dans le même sens que ce que nous faisons à la Région, c’est-à-dire une priorité pour l’emploi, et en particulier pour l’emploi des jeunes, mais aussi des seniors, la mutation écologique, je vais y revenir, parce qu’ici c’est un territoire qui pourrait se porter beaucoup mieux s’il était en harmonie avec la Région pour tout ce qui concerne les initiatives liées à la croissance verte, tout ce que nous faisons dans le thème de la formation professionnelle et sur le thème de l’éducation.

Et puis il y a aussi l’ensemble des services publics, la question bien évidemment de l’investissement sur le TER, la question de l’investissement sur les maisons médicales de proximité, etc.

Donc on voit bien qu’il y a une dynamique territoriale au niveau de la région qui justifie ce combat pour que le département le département de la Vienne passe à gauche ! (Applaudissements) Et que Gérard soit notre prochain président (Applaudissements), du Conseil général.

Guy Eyermann

Guy Eyermann en train d'écouter le discours de Ségolène Royal, au moment où elle parle de lui et de New Fabris

Alors Gérard lorsque tu seras le président du Conseil général, il faudra ici être le relai sur plusieurs projets. Je voudrais d’abord parler de la Nouvelle Fabrique Ecologique. La Région s’est battue Guy Eyermann est là pour en témoigner, d’autres camarades de New Fabris, les salariés se sont battus, vous le savez, avec quelles difficultés, avec quelle énergie, avec quelle détresse aussi lorsque New Fabris a fermé alors qu’il n’y avait aucune raison, par rapport aux profits que faisait la maison mère, il n’y avait aucune raison pour que New Fabris ferme.

La Région n’a pas voulu laisser cette friche industrielle. Il y a quelques jours, j’ai d’ailleurs appelé Guy, j’ai signé l’acte d’achat du site de New Fabris, et nous voulons faire une Nouvelle Fabrique Ecologique, et avec le site de New Fabris, il y a aussi un autre espace, qui était l’espace de loisir, là où il y a un étang, et puis nous allons essayer de concevoir, avec les anciens salariés justement, avec les anciens salariés, là aussi, un espace intelligent de loisir, qui sera destiné à la population du territoire, on a remis des poissons d’ailleurs … qu’on a lancés immédiatement… [tournée vers quelqu’un dans le public, NdlR] ça se fait ? Ça y est ! Donc j’ai appelé un camarade qui avait travaillé à Pescalis, parce que Guy me dit : « Mais dans l’étang, il faut vite remettre les poissons parce que c’est le moment. ». Et donc, sur ce nouveau site, nous allons porter un projet innovant, avec la Communauté d’agglomération.

Et vous avez vu, à chaque fois, il y a des polémiques, et moi je souhaite maintenant que nous ayons un interlocuteur au niveau du Conseil général, un interlocuteur qui ne nous fait pas, comme le fait Monsieur Abelin [maire Nouveau Centre de Châtellerault et président de la Communauté d’agglomération du Pays Châtelleraudais depuis 2008, député, vice-président du Conseil général jusqu’à cette date, NdlR] des polémiques politiciennes dès qu’on bouge, alors que notre seule priorité, notre seule mobilisation, notre seul objectif, c’est de ne pas laisser d’abord une friche industrielle, et c’est ensuite de faire en sorte que nous puissions recréer des emplois sur ce territoire.

Alors les composantes du projet, elles sont : d’abord la réhabilitation des sites industriels, la conversion éco-industrielle d’un certain nombre de fleurons du patrimoine industriel régional, nous allons construire un nouveau plateau technique éco-industriel, nous allons remettre aux normes les bâtiments, même s’il y a un assainissement des terres, des sols à faire, nous le ferons en installant, avec le pôle des éco-industries, un système performant, un système innovant, peut-être qu’il y a même des brevets à conquérir à partir de la remise aux normes et à partir du nettoyage et de la désinfection de tous les produits qui ont pu contaminer les sols.

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Donc au départ, on m’a dit : mais vous ne pouvez rien faire, parce qu’il y a de l’amiante, parce qu’il y a ceci, parce qu’il y a cela. Et je leur ai dit : mais attendez, quand les ouvriers travaillaient auprès de ces substances dangereuses, vous vous êtes préoccupés de savoir si l’usine continuait à tourner ? Moi, ça m’a stupéfaite, parce que tout d’un coup, on ne pouvait plus rien faire dans l’usine, parce que c’était inutilisable, à cause, et tu en dirais quelque chose, toi qui es médecin, à cause des substances toxiques. Et quand les salariés étaient là, personne ne disait rien. C’est quand même une drôle de conception du respect des salariés et du respect des travailleurs.

Donc on a fait faire des expertises locales, et on a vu qu’il y avait toute une partie qui était parfaitement saine, sur laquelle on pouvait installer des nouvelles activités, et puis une autre qu’il faudra remettre aux normes, et nous le ferons avec l’esprit d’une dynamique économique pour créer également des emplois à partir des entreprises qui viendront s’installer pour décontaminer les sols.

Nous allons créer un pôle d’entreprises éco-industrielles qui sera constitué dans les domaines de la mobilité propre, des éco-matériaux, des énergies renouvelables, de l’éco-habitat. Nous allons accueillir des unités de pré-industrialisation ou des chaînes de production de nouvelles activités industrielles liées à la croissance verte avec un accompagnement technique sur tous ces nouveaux process de production.

Donc c’est vraiment une conception nouvelle d’un pôle d’éco-industries qui va prolonger le pôle éco-industriel de Poitiers, qui n’a pas d’ailleurs d’espace pour installer les nouvelles entreprises qui s’installent sur ce créneau très porteur, et c’est donc sur l’espace de l’ancienne usine New Fabris que nous allons pouvoir les installer, puisque, je le répète, j’ai pris l’initiative d’acheter cet espace malgré toutes les contestations qu’on a entendues dans l’opposition au Conseil régional.

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Eco&Mobilité - SimplyCity SC Isotherme Franprix

Ils ne voulaient sans doute pas qu’on réussisse à faire quelque chose à cet endroit pour prouver qu’on n’était pas capables de lever le défi, et  chaque fois que j’avançais l’idée, je remettais en délibération le vote de l’achat de ce territoire, chaque fois il y avait des oppositions, j’ai passé outre, parce que je considère qu’il faut aller de l’avant et je suis convaincue puisque l’entreprise Eco & Mobilité, qui fabrique la petite voiture électrique [la SimplyCity notamment, NdlR], va sans doute, enfin, c’est une décision industrielle, mais je pense va finir par s’installer à cet endroit, donc il y avait aussi urgence d’acquérir les lieux.

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Eco&Mobilité - SimplyCity SC Fourgon Veolia : "Veolia s'équipe en électrique..."

La Région installera dans cet endroit un lieu de formation aux métiers de la croissance verte, puisque les bureaux, qui sont spacieux, eux qui sont en bon état, vont pouvoir être aménagés pour créer ce pôle d’information et de formation aux nouveaux métiers de la croissance verte. Vous savez peut-être que dans le cadre du pacte de confiance pour l’emploi des jeunes, nous avons créé de nouvelles filières de formation professionnelle.

Nous avons créé une nouvelle offre de formation de 400 places pour les demandeurs d’emploi, et de 100 places en formation de formateur sur les thématiques du développement durable, avec des nouveaux métiers qui sont concernés par les nouveaux besoins, dans le domaine des énergies renouvelables, de l’éco-construction et de la rénovation énergétique des bâtiments – alors c’est considérable, le chantier dans ce domaine, de la gestion optimale de l’eau et de la réduction des déchets. Quatrième type de nouveaux métiers, il porte sur les biotechnologies, la biodiversité et les services écologiques. Cinquièmement, l’agriculture biologique et les circuits courts, parce que la Région les développe d’un côté, donc on se rend compte que cela fait émerger aussi de nouveaux métiers, donc de nouveaux besoins de formation. Sixièmement, les procédés éco-industriels ; et septièmement, la gestion écologique des déchets.

 

 


[Telles sont donc les] filières des nouveaux métiers liés à la croissance verte et au développement durable que la Région va mettre en place, et nous nous proposons donc de mettre ce pôle de référence, toutes les formations n’auront pas forcément lieu ici, mais la définition, le pôle de référence de ces nouveaux métiers, avec des diffusions par internet sur l’ensemble du territoire régional s’installera sur le site de la Nouvelle Fabrique Ecologique.

Enfin, je veux que ça devienne aussi un site de production décentralisé d’énergies renouvelables : nous avons sur ce site un projet de centrale photovoltaïque, sur la toiture du bâtiment, c’est-à-dire 11 000 m2 de panneaux photovoltaïques ; nous allons installer aussi une chaufferie bois de 1,2 MW de puissance, afin de couvrir les besoins en chaleur du bâtiment et des entreprises hébergées.

Donc voilà ce projet qui est en voie de concrétisation, c’est maintenant la propriété de la Région, la dépollution est lancée, cette dépollution sera terminée à l’été. 8 projets d’implantation industrielle sont identifiés sur les secteurs de la mobilité propre, des énergies renouvelables, de la déconstruction et des agro-matériaux, c’est donc un plan de charge qui est très important pour les deux années à venir.

Et c’est la raison pour laquelle moi je demande à tous les habitants du Châtelleraudais de se rendre compte qu’une élection cantonale, c’est une élection qui devient très, très importante lorsqu’il y a des enjeux de territoire de très grande proximité, et lorsqu’il y a à mener des combats qui sont difficiles, dans un contexte de crise économique, sociale et environnementale, et à un moment en plus où le gouvernement a pris des mesures très négatives.

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Et Monsieur Abelin [député-maire Nouveau Centre de Châtellerault depuis 2008, NdlR], il est membre du Parlement : il ne peut ici sur le terrain dire qu’il se bat pour l’énergie solaire, et puis quand il est au Parement, avec son étiquette de droite, cautionner tout ce que fait le gouvernement, et en particulier les mesures dramatiques qui ont été prises sur la baisse du prix de rachat de l’énergie photovoltaïque, et à 2 reprises, sur le plafonnement quantitatif des projets photovoltaïques qui ont aussi fragilisé de nombreuses entreprises sur le secteur, et sur la diminution par 2 de l’avantage fiscal donné aux particuliers pour s’équiper en photovoltaïque.

Donc j’ai réuni récemment à la Région l’ensemble des interlocuteurs de la filière photovoltaïque, ils étaient extrêmement inquiets, d’abord parce qu’il y a beaucoup de projets qui sont en cours et qui sont arrêtés, ensuite parce qu’il y a des usines qui avaient prévu de s’installer, et ici vous le savez, sur le Châtelleraudais nous avons fait venir l’entreprise Solairedirect pour fabriquer, ici sur Châtellerault, les panneaux photovoltaïques, français, pour justement éviter à avoir à les importer de Chine ou d’Allemagne.

Ça avait déjà été très difficile. Cette entreprise, elle est venue grâce à un appel à projet de la Région Poitou-Charentes, à une promotion que nous avons faite même sur les murs du métro pour que les entreprises viennent dans la Région s’installer. Et on leur disait : la Région vous accompagne, la Région vous garantit vos prêts, la Région ne va pas vous laisser tomber, la Région va vous intégrer dans uns SIC, ce qu’on appelle une société énergies renouvelables, donc vous allez être solidaire des autres entreprises, et donc on ne va pas vous laisser tout seul. Et c’est POUR ÇA que Solairedirect avait choisi la Région Poitou-Charentes.

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Thierry Lepercq, président de Solairedirect, et Ségolène Royal, jeudi 10 mars 2011 à la Maison de la Région pour le lancement du plan régional 'de résistance' en faveur du photovoltaïque

Et lorsqu’il y a eu les décisions gouvernementales, le projet d’entreprise s’est arrêté. Donc Monsieur Lepercq, qui est le patron de cette entreprise, était là la semaine dernière à la Région, lorsque j’ai rassemblé l’ensembles des opérateurs de la filière, et j’ai annoncé d’une part la création de ce que j’appelle un « fonds de résistance photovoltaïque », pour dire que tous ceux qui avaient arrêté un projet, ou qui craignaient de devoir arrêter leur projet, ou avaient l’intention d’arrêter leur projet, ne devaient pas arrêter leur projet, en attendant un retour meilleur sur les énergies renouvelables, en particulier si ce n’est pas avant 2012, eh bien il faut au moins tenir un an.

Donc il faut que ce fonds de résistance permette aux gens au moins de tenir un an et de ne pas renoncer à leurs installations, sinon c’est toute la filière qui s’écroule.

Deuxièmement, nous avons décidé de créer une société d’économie mixte qui va pouvoir financer les gros projets, donc on a un objectif de 1000 MW sur la Région, alors vous allez me dire : mais comment vous financez ça ? Nous finançons ça par le reliquat du fonds de la Banque Européenne d’Investissement, vous vous souvenez, qui nous avait apporté 400 millions d’euros pour notre plan photovoltaïque, nous en avons consommé à peu près la moitié, et là tout s’est arrêté avec les annonces gouvernementales.

Donc nous avons négocié déjà avec la Banque Européenne d’Investissement pour que les 200 millions d’euros – c’est une somme considérable – de reliquat puissent être versés dans cette société d’économie mixte, qui va pouvoir donc financer malgré tout les nouveaux projets. Donc un appel à projets aujourd’hui est lancé et la Région va servir de garantie bancaire pour ces nouveaux projets qui arrivent. Et donc Monsieur Lepercq – allez voir sur le site de la Région, parce que du coup on a mis sa déclaration pour rassurer l’ensemble des opérateurs de la filière – a décidé qu’il reprenait les travaux sur l’usine de Châtellerault grâce à la garantie de la Région.

Donc vous voyez, ici, ce sont des enjeux vraiment très spécifiques, et si on veut que la Région puisse accélérer le processus, si on veut que la Région mette en place la filière écologique rapidement, si on veut que la Région soit relayée sur les territoires, alors, mes chers amis, mes chers camarades, on a besoin que le département de la Vienne bascule du côté de la majorité régionale, c’est-à-dire que le département de la Vienne soit à gauche aux prochaines élections, et que Gérard soit notre président ! (Applaudissements)

Donc j’aurais encore plein de choses à dire, mais je crois que déjà avec ces 2 enjeux très, très importants, je pense que vous aurez bien compris quel est l’impact des élections cantonales sur l’avenir du territoire, sur l’emploi, sur le développement, et puis dire aussi qu’au fond, un département de gauche c’est comme une région de gauche, c’est-à-dire que c’est un département qui d’abord veut protéger, et les compétences du Conseil général, vous les savez, elles sont très importantes dans ces temps de férocité libérale, de « rigueur », entre guillemets, où finalement ce sont toujours les petits et les moyens qui trinquent, et puis les plus gros, qui eux restent à l’abri de toutes les restrictions, si on veut aussi que le vote du Conseil général soit aussi un vote sanction par rapport à l’inertie de la politique nationale.

Et en particulier, moi ce  dont j’entends le plus parler dans tous ces déplacements, c’est la question de la hausse du prix de l’essence. C’est un vrai scandale cette inertie par rapport à cela. Parce qu’il y a des moyens d’agir, ne serait-ce que de baisser les taxes sur l’essence en faisant une TIPP flottante, comme elle existait avant. Mais c’est vrai que frapper ainsi le pouvoir d’achat des Français, parce qu’au passage, l’Etat empoche, en pourcentage, des rentrées fiscales, c’est pour ça qu’il ne fait rien.

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Lagarde et Lefebvre "contrôlaient" les micros... euh, les prix, dans une station Total, mercredi 9 mars... 

Donc on a vu Madame Lagarde inspecter les pompes à essence et déclarer qu’elle allait mettre en place un observatoire. La belle affaire ! Eh bien il suffit de faire son plein, hein, il n’y a pas besoin d’observatoire. Elle a conseillé aux Français aussi d’éteindre leur … oui, au mieux d’observer, ils feraient mieux d’agir ; tout ce qui les gêne, ils observent, et l’action on l’attend toujours. Ils avaient même conseillé aux Français, je ne sais pas si vous avez entendu ça, d’éteindre leur moteur quand ils étaient à l’arrêt, on nous prend vraiment pour des… des pas grand-chose, hein. Donc c’est ça aussi, ces élections cantonales.

Et puis toutes les personnes âgées, tous nos anciens qui se sont fait avoir lors de l’élection présidentielle, qui se sont déjà réveillés aux élections régionales, eh bien il faut qu’ils continuent aussi aux élections cantonales. Parce que quand on a promis à tous les retraités en 2007, quand Nicolas Sarkozy a promis plus de 25% d‘augmentation des retraites, et que l’on voit ce qu’il en est aujourd’hui, alors que les personnes âgées n’ont jamais été autant précarisées, autant fragilisées, hein, et avant c’était déjà difficile de boucler la fin de mois quand on était au 20 du mois, j’entends partout dire maintenant que c’est le 5 ou le 6 du mois qu’on a du mal à boucler les fins de mois.

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Ségolène Royal : "J’entends partout dire maintenant que c’est le 5 ou le 6 du mois qu’on a du mal à boucler les fins de mois. Est-ce que c’est acceptable, ça, lorsque dans le même temps on entend que les entreprises du CAC 40 ont augmenté leurs résultats de 85%, vous m’entendez, 85% ?"

Est-ce que c’est acceptable, ça, lorsque dans le même temps on entend que les entreprises du CAC 40 ont augmenté leurs résultats de 85%, vous m’entendez, 85% ? Donc l’argent des entreprises du CAC 40, il va où ? Il va dans les banques. Donc les banques aussi ont augmenté leurs résultats de 85%. Voilà. Voilà la réalité.

Et pendant ce temps là, jamais les Français n’ont été en si grande difficulté. Parce que quand on regarde, très rapidement, la situation aujourd’hui des Français, quand on voit le nombre de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, quand on voit – moi je le vois dans la Région d’ailleurs – l’explosion des fonds sociaux dans les lycées, jamais les fonds sociaux n’nt été aussi importants, et à chaque fois il faut les renflouer, quand on voit l’augmentation de l’énergie, je parlais de l’essence, mais il y a eu le gaz aussi qui a augmenté de 20%, l’électricité également, quand on voit la difficulté qu’il y a à se déplacer et que nous devons, au niveau de la Région, compenser en faisant très attention au prix du TER, mais tout le monde n’a pas une gare à proximité de chez soi, donc là aussi, il y a une remise en cause avec le coût de l’essence du simple droit à la mobilité. De plus en plus de Français ont du mal à se loger, 3 millions de mal-logés en France. De plus en plus de Français ont du mal à se soigner, aussi, avec les problèmes de déremboursement.

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 Ségolène Royal : "Ce sont tous les fondamentaux de la société française, longuement et lentement acquis par les générations qui nous ont précédés, souvent d’ailleurs avec des luttes sociales difficiles et acharnées..."

 

Autrement dit, ce sont tous les fondamentaux de la société française, longuement et lentement acquis par les générations qui nous ont précédés, souvent d’ailleurs avec des luttes sociales difficiles et acharnées, donc ceux qui ont conquis ça, nos arrière-grands-parents, nos grands-parents, nos parents, tous les salariés qui ont conquis tous ces acquis sociaux, tous les acquis sociaux nés de la Résistance et de l’après-guerre du Conseil national de la Résistance, jamais ils n’ont été autant remis en cause et autant fragilisés qu’aujourd’hui.

Alors on nous dit, bien sûr, les élections cantonales, ce sont des élections locales. C’est vrai, ce sont des élections locales, mais j’ai démontré que même pour des raisons locales, ça n’était pas rien de choisir tel ou tel candidat. Et aujourd’hui, on a besoin d’être solidaires entre collectivités territoriales. La Région a besoin de vous pour avancer. La Région a besoin du département de la Vienne. Elle a besoin que ce département soit à gauche pour avancer plus vite et plus fort, parce qu’on voit trop de souffrances sur le territoire.

Et moi je suis sure que si l’on était main dans la main avec les mêmes cohérences d’action, avec les mêmes valeurs, avec les mêmes initiatives, avec les mêmes compléments financiers, mais on serait beaucoup plus forts ensemble, plutôt que d’être concurrents sur certains territoires.

Alors c’est la Région, par exemple, qui a la responsabilité de l’aide économique, mais quand on est dans un département de droite, alors pour bien montrer que c’est pas la Région qui agit, ou ceci, ou pour cela, pour des raisons somme toute assez mesquines, on voit des gaspillages de fonds publics qui n’ont aucune raison d’être.

Et c’est pour ça, je le dis à vous, et au-delà de vous, et dites le autour de vous, qu’au-delà des clivages politiques il faut que les gens se rassemblent comme ils se sont rassemblés pour les élections régionales, parce que 61% des voix, c’est au-delà de la gauche que nous avons rassemblé. C’est des hommes et des femmes qui se sont dit : la Région travaille, la Région obtient des résultats, la Région va dans le bon sens, la Région nous protège, la Région innove, la Région se bat, donc on va avec la Région, parce que nous aussi on a envie d’avancer.

 

 


[C’est] un choix politique, c’est aussi une façon de sanctionner le gouvernement en place, parce qu’il faut bien dire que même si les candidats de droite ont été tous effacé leur étiquette UMP, par les temps qui courent, c’est pas très agréable à porter, c’est pas étonnant, quand on voit le fiasco généralisé de la politique gouvernementale, mais ne vous inquiétez pas, pour chaque voix qui sera donnée à l’UMP –ça aussi dites-le à vos voisins – chaque voix qui sera donnée à l’UMP, ça sera une voix qui dira : eh bien oui, on est d’accord avec ce qui se fait ! Eh bien oui, on est d’accord avec la baisse du niveau des retraites ! Eh bien oui, on est d’accord avec le recul de la santé ! Oon est d’accord avec le recul des services publics, on est d’accord avec la hausse du coût de l’essence.

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Sarkozy et deux représentants de l'opposition libyenne le 10 mars 2011 : selon Le Nouvel Observateur, qui parle des demandes des 2 opposants : "Nicolas Sarkozy a tout accepté. [...] Sur les frappes ciblées, il a dit qu’il allait demander aux Européens de mener une opération commune. [...] Il a affirmé qu’en tout état de cause et si nécessaire la France effectuerait ces frappes elle-même."

On est d’accord avec les situation ridicule de la France sur la scène internationale, on est d’accord pour aller faire la guerre tout seul en Libye, sans avoir consulté personne, parce que ça aussi, c’est quand même relativement dangereux, on a déjà échappé à la guerre en Irak, avec Nicolas Sarkozy maintenant on [ne] va [pas] échapper à la guerre tout seul à la Libye, comme si ça allait le faire remonter dans les sondages, parce que c’est le seul objectif, de jouer comme ça le « happening » sur la scène internationale, le seul objectif. Est-ce qu’on a le droit de mettre au service d’une ambition personnelle ou d’une tentative de remontée dans les sondages, une telle improvisation, un tel ridicule sur la scène internationale ? Ça je ne le crois pas, et les Français n’en veulent pas non plus.

Donc chaque voix qui sera donnée à l’UMP sera une voix qui dira : « On est d’accord avec ce qui se passe. ». Et regardez autour de vous, bous en connaissez, vous ne fréquentez pas que des gens de gauche, vous fréquentez aussi des gens de droite, mais dites-leur ça. Dites leur : chaque voix que vous allez donner, ce sera une voix par laquelle vous direz : « On est d’accord avec ce qui se passe. ».

Donc il y a un vote sanction, aussi, bien évidemment. Mais l’essentiel, c’est d’abord un vote de construction, c’est-à-dire un vote pour préparer l’avenir. Et dites aux gens que s’ils votent pour des candidats socialistes, ou des candidats de gauche, des candidats écologistes, ou des radicaux, des candidats qui font partie de notre majorité régionale, ils votent aussi pour eux, parce qu’ils votent pour une équipe qui est au travail, ils votent pour une équipe qui fait tout pour que la situation en Poitou-Charentes s’améliore.

Ils votent pour une équipe qui est au combat pour l’emploi, pour la formation, pour les services publics, pour l’éducation, pour la croissance verte, pour le sport et pour la culture, car nous faisons aussi beaucoup, on le sait ici sur ce territoire, souvent fragilisé, là où l’Etat a beaucoup reculé sur l’aide à la culture et au sport. Eh bien la Région, elle répond présent, et elle est là auprès de vous.

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Ségolène Royal, souriante, à la fin de son discours

Alors demain, lorsque le département de la Vienne sera à gauche, avec la Région nous serons encore plus efficaces, nous irons encore plus de l’avant, nous ferons encore plus ce que nous faisons à l’échelle régionale, c’est-à-dire un territoire qui protège, un territoire qui avance, un département, la Vienne, qui aura avec nous une énergie d’avance ! (Applaudissements)

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Après le discours de Ségolène Royal, Edith Cresson, souriante, quitte la salle, Ségolène Royal sur ses talons (cachée derrière elle sur la photo...) ; finalement Edith sera arrivée au début du discours de Ségolène et repartie juste après la fin de ce discours ; les deux femmes politiques ont alors encore une courte semaine de terrain devant elles pour soutenir les candidates et candidats...

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Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Actualité
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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 22:35

Le-ministre-de-l-Interieur-Claude-Gueant.-(Photo-AFP)[1]  "Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes", propos tenus par le ministre de l‘intérieur Brice Hortefeux en septembre 2009 évoquant les Français d‘origine algérienne. Pour la première fois, un ministre de la République sera condamné pour injure raciale. Mais le ministre sera à l’époque soutenu par le Premier ministre François Fillon et maintenu à ses fonctions par le Président de la République Nicolas Sarkozy malgré la condamnation par la justice.

 

 "Les Français à force d'immigration incontrôlée ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux, ou bien ils ont le sentiment de voir des pratiques qui s'imposent à eux et qui ne correspondent pas aux règles de notre vie sociale", propos tenus pas le ministre de l’intérieur Claude Guéant le 17 mars 2011. Malgré ces propos inadmissibles de la part d’un ministre car la République est une et indivisible, il est soutenu par le Premier ministre François Fillon. « Moi, je ne m’attache pas aux tournures de phrases » a-t-il déclaré, refusant de dénoncer les propos du ministre.

 

 Lorsque des ministres s’expriment ainsi et qu’ils ne sont pas sanctionnés par le Président de la République, ce sont les principes mêmes de notre République qui sont bafoués. La République, dans ses principes d’Etat de droit, considère tous les hommes égaux. On ne peut donc pas considérer qu’il y ait deux types de populations en fonction de leur origine. C’est ce que la candidate de la gauche en 2007 avait rappelé avec force "Je n'accepterai plus que l'on parle des enfants de première, deuxième, troisième génération. Vous êtes, nous sommes tous, les jeunes sont les enfants de cette République" Ségolène Royal, 2007. C’est le langage de la République favorisant l’intégration de tous dans la Nation française. 

 

A l'inverse, les propos tenus par les ministres de Nicolas Sarkozy sont inadmissibles car en stigmatisant une partie des Français ils rendent l’intégration beaucoup plus difficile. En effet, ils divisent et créent des communautés dans la République. C’est tout le scandale du discours du Front national qui, au lieu de trouver les solutions, accroît les difficultés en séparant les communautés et provoque des tensions en favorisant un climat raciste en France. Comment donc dans ce climat, un ministre de la République peut-t-il tenir des propos qui vont à l’encontre de l’unité de la Nation ?

 

Alors de deux choses l’une : soit le Président de la République se sépare du ministre de l’Intérieur Claude Guéant en rappelant les principes fondamentaux de la République, l’unité de la Nation, soit il maintient le ministre et ses propos et dans ce cas on peut parler d’un racisme d’Etat.

 

Philippe Allard

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 00:39

 

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Les Etats membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont voté une résolution qui imposera une zone d'exclusion au-dessus de la Libye ; la Russie, deuxième pays en partant de la gauche, s'est abstenue, tout comme la Chine, l'Inde, le Brésil et... l'Allemagne!!! (Jason Decrow/AP)

 

Message de Ségolène Ryal sur Facebook hier à 23h49

Juppé mange son chapeau mais c'est le désolation pour le peuple libyen écrasé.

 

Le blog de Ségolène Royal hier à 23h14

Juppé mange son chapeau mais c'est la désolation pour le peuple libyen. Après avoir déclaré, dans une bourde monumentale, et cela le jour même de sa nomination, avec l'arrogance et l'improvisation qu'on lui connaît, il avait déclaré sur TF1 "jamais la France n'interviendra les peuples ne l'accepteraient pas" permettant ainsi au dictateur libyen de reprendre l'offensive, il se fait aujourd'hui le triste porte parole d'une éventuelle intervention (après le massacre et le bain de sang ?).

Lamentable échec diplomatique, mollesse et improvisation, faiblesse de l'Europe, provocation ridicule solitaire de Nicolas Sarkozy. La liberté et le développement dans ces pays de la Méditerranée est non seulement une valeur mais c'est LA condition de la paix, du développement, et aussi de la sortie de crise de nos pays par l'émergence de nouveaux pôles de développement et par la fin des migrations de la misère.

Manque tragique de vision et de courage des dirigeants occidentaux avec ce vote tardif. Pas de problème disait un dirigeant cynique du CAC40, les affaires reprennent avec les dictateurs assis sur le pétrole.

J'espère que ce vote du Conseil de Sécurité ne vient pas trop tard.


 

-oOo-


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À 3 jours du premier tour des cantonales, Marine Le Pen : "Je pense que [Claude Guéant] pense ce qu'il dit, même s'il est totalement impuissant à l'appliquer. Donc je me dis qu'il mérite tout de même d'être adhérent d'honneur, de prestige, du Front National."

 

Message de Ségolène Ryal sur Facebook hier à 23h58

Claude Guéant vient de recevoir la fessée par Marine Le Pen. A-t-il oublié qui est responsable de "l'immigration incontrôlée" qu'il dénonce ? Qui était ministre de l'Intérieur ? Qui est président ? C'est vraiment la Bérézina du sarkozysme.


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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 19:24

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Ségolène Royal en train d'écouter le menuisier Jean-Marc Brunet ; à sa droite, Nadine Perrin, suppléante de Thierry Mesmin (blog de ThierryMesmin)

Après sa visite à la ferme du Maras en compagnie de la candidate socialiste aux cantonales Sylvie Pailler, qu’elle retrouvera ce soir pour un meeting, Ségolène Royal s’est rendu lundi dernier à Persac pour y soutenir un autre candidat socialiste aux élections cantonales, Thierry Mesmin, maire de la commune, et candidat à sa propre succession dans le canton de Lussac-les-Châteaux. Thierry Mesmin est également président de la Communauté de communes du Lussacois.

La suppléante de Thierry Mesmin, Nadine Perrin, était également présente ; elle est très impliquée dans la vie associative communale à Lussac-les-Châteaux, ce qui sera un avantage de taille face l’adversaire « majorité départementale » (qui soutient l’action de Nicolas Sarkozy, donc) de Thierry Mesmin, Jean-Luc Madej, qui dispose d’une très solide implantation dans le milieu associatif lussacois lui aussi, depuis une vingtaine d’année, et est premier adjoint lussacois.

Thierry Mesmin devra aussi affronter un candidat communiste et un candidat Europe Ecologie-Les Verts.

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De gauche à droite : Jean-Michel Clément, député socialiste de la Vienne, Nadine Perrin, Thierry Mesmin et Ségolène Royal dans l'atelier de Jean-Marc Brunet (blog de ThierryMesmin)

Accompagnée de Thierry Mesmin, Ségolène Royal a visité la menuiserie de Jean-Marc Brunet et la crêperie de Persac La Gourmandise, d'Estelle et Olivier Naveau.

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Nadine Perrin, Jean-Marc Brunet, Ségolène Royal, Jean-Michel Clément et Thierry Mesmin devant le local de la menuiserie artisanale qu'il a reprise (blog de ThierryMesmin)

La présidente de la Région Poitou-Charentes a pu constater sur le terrain l’effet de levier de la Bourse Régionale « Désir d'Entreprendre » (BRDE), aussi appelée « Bourse Tremplin ». Dans le cas de Jean-Marc Brunet, cette aide, d'un montant de 6 000 euros, lui a permis à de reprendre une entreprise de menuiserie en sommeil depuis un an et de s'installer à la zone artisanale la Persacoise : il projette d'embaucher prochainement deux salariés.

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Estelle et Olivier Naveau juste avant l'ouverture de La Gourmandise, en avril 2010 (La Nouvelle République)

De leur côté, les propriétaires de La Gourmandise – qui a ouvert ses portes il y a un peu moins d’un an – ont pu transformer le rez-de-chaussée de leur habitation en une crêperie-saladerie-glacerie qui fait les délices des Persacois.

Olivier a une solide expérience professionnelle en tant que cuisinier tandis qu’Estelle, souriante, accueille la clientèle. Les Naveau sont ouverts sept jours sur sept, jours fériés inclus, et organisent des soirées à thème pour égayer la vie locale.

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La famille Naveau et Ségolène Royal devant La Gourmandise - et le domicile familial - à Persac, lundi 14 mars 2011 (blog de Thierry Mesmin)

Des Français qui se battent, des Français qui réussissent avec l’appui de la Région : en Poitou-Charentes, la politique par la preuve, tout simplement.

Frédérick Moulin

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 15:03
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 Intervenant à Châtellerault, dans la Vienne, lundi 14 mars en présence des élus et notamment d’Edith Cresson, Ségolène Royal a lancé un appel au vote en faveur des candidats socialistes pour "des départements qui protègent et des départements qui innovent !".
 
 La présidente de région appelle à "un vote de construction, pour préparer l‘avenir". Elle a d’abord rappelé l’importance du volontarisme politique face "au fiasco" de la politique à droite, pour réussir la mutation économique. Il s’agit grâce à la croissance verte de « relever le défi », de créer de nouveaux emplois dans de nombreux secteurs. Exposant longuement et avec précision son action sur le site New Fabris, racheté par la région qui n‘a pas voulu laisser cette friche industrielle, Ségolène Royal place l’innovation industrielle au cœur d’une politique de gauche en créant ce « pôle d’éco-industries ». Elle a également évoqué son action pour sauver la filière photovoltaïque, suite aux annonces gouvernementales, en créant "un fonds de résistance".
 
 La socialiste rappelle également l’importance du rôle des territoires pour "protéger " les Françaises et les Français contre "la férocité libérale" menée par le pouvoir en place. "Tous les fondamentaux de la société française longuement et lentement acquis par les générations qui nous ont précédés souvent d’ailleurs avec des luttes sociales difficiles et acharnées … n’ont autant été remis en cause, ni autant fragilisés qu’aujourd’hui " a-t-elle déclaré. Condamnant une nouvelle fois la hausse inacceptable du prix de l’essence pour les familles modestes qui ont besoin de leur véhicule, « tout le monde n’a pas une gare à proximité » la socialiste a condamné "l'inertie" du pouvoir qui ne fait rien si ce n’est de conseiller aux Français comme l’a fait Christine Lagarde "d’éteindre leur moteur quand ils sont à l’arrêt".
 
 Ségolène Royal appelle enfin à un vote sanction contre la politique de Nicolas Sarkozy. Voter pour l’UMP pour la socialiste, ce serait dire « on est d’accord avec ce qui se passe » et notamment la baisse du niveau des retraites, le recul de la santé, le recul des services publics, la hausse de l’essence, … ». Elle a également condamné fortement la politique solitaire de Nicolas Sarkozy sur la scène internationale. Parlant de "situations ridicules", la socialiste dénonce l’ambition d’un homme qui pourrait nous faire entrer en  "guerre tout seul en Libye, sans avoir consulté personne".
 
 La socialiste veut faire basculer à gauche le département de la Vienne. Si le département bascule elle aura réussi le grand chelem dans sa région Poitou-Charentes.
 
Philippe Allard
 
 

 

 

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