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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 23:36

Nouveau_logo_PS-1-.png            Mardi nous allons pouvoir découvrir le projet du Parti socialiste a annoncé Martine Aubry aux jeunes socialistes réunis samedi à Paris, « pour un vieux parti comme le nôtre » selon la première secrétaire du Parti.

 Le projet a été préparé par une équipe choisie par la direction de Solférino. Ils ont réfléchi aux propositions à faire pour ces Françaises et Français d’en bas. Ces hommes et ces femmes qui viendront voter puisqu’on leur demande. Un beau texte paraît-il, on y trouvera tous les mots choisis pour un beau projet de gauche.

 Les militants socialistes viendront alors l’adopter et cela deviendra le projet des socialistes, de tous les socialistes. Attention à celui ou celle, candidat ou candidate aux présidentielles, qui ne s’engagera pas sur ce texte puisque c’est le projet de tous les socialistes !

 

Alors c’est cela le projet des socialistes ? Ce n’est que cela ? Pas de débat, pas de confrontation, non rien de tout cela. Seulement un petit groupe de rédacteurs isolés, quelques individus, quelques experts réunis et c’est tout.

Mais rien n’a changé alors ? Mais où est la rénovation de A à Z promise par Martine Aubry ?

Décidément, ils n’ont rien compris ! Comment voient-ils la société ? Pensent-ils encore que le peuple puisse suivre aveuglément ? Que quelques mots sur le papier venus d’aussi haut, d’aussi loin, suffisent pour créer un espoir ?

 

Le monde a changé et ils ne voient rien. Il faudra en effet bien plus pour gagner une élection présidentielle car plus beaucoup d’hommes et de femmes croient à ces projets écrits dans l’ombre par quelques uns, ces discours d’appareil. Il faudra une conviction, il faudra aller porter son engagement et convaincre, il faudra parcourir la France, il faudra ouvrir un vrai dialogue avec le peuple.

Quelques uns toutefois l’ont déjà compris et sont déjà sur les routes pour convaincre, la candidate Ségolène Royal en tête qui a semble-t-il mieux cerné l’évolution de la société.

 

Reste, les Primaires, le seul moyen de sortir de ces discours d’appareil que plus personne n’entend, la seule réelle chance pour le Parti socialiste d‘ouvrir le dialogue avec le peuple.

Alors qu’ils ne touchent pas à ces primaires, qu'ils lui donnent les moyens nécessaires, et qu’elles soient un moment de confrontations saines pour porter des engagements, de la voix même de celles et ceux qui auront à les mettre en œuvre, un réel moment démocratique.

 

Philippe Allard

 

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 19:52

 

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(MEAGSR/F.M.)

Ségolène Royal a clôturé l'UPP "Justice et Pouvoirs" mardi soir à la Mairie du IVème arrondissement de Paris.

Ayant remercié les intervenants, et Béatrice Patrie, qui les a contactés et qui a eu l’idée de l’UPP, elle a rappelé le rôle crucial pour la justice des députés, qui légifèrent, en la présence de quatre d’entre eux : Catherine Quéré, députée socialiste de Charente-Maritime, Guillaume Garot, Jean-Michel Clément et Bernard Lesterlin.

Après avoir cité Jean-Louis Nadal, procureur général près la Cour de cassation, Jean-Pierre Mignard, qui avait été retenu par une audience, Mireille Delmas-Marty, professeure au Collège de France ; ainsi qu’un intervenant ; Ségolène Royal a souligné en synthèse :

« Donc moi, ce que je voudrais vous dire ce soir c’est que la République n’est fondée à exiger des citoyens l’obéissance aux lois que si elle est capable de leur garantir une justice impartiale et indépendante. »

Puis, revenant sur la question que le dernier intervenant du public lui avait directement adressée sur la justice sociale, Ségolène Royal a répondu :

« Il y a en effet un lien très étroit entre un bon fonctionnement de l’institution judiciaire et la justice sociale. […] La loi normalement est là pour protéger les plus faibles contre les plus forts. […] Le fonctionnement judiciaire n’est qu’un des piliers d’un élément clé de la justice sociale, les autres éléments clés de la justice sociale, c’est la question de la politique des revenus, des salaires, c’est la répartition du juste fruit des richesses produites. »

Ségolène Royal a illustré son propos avec les injustices les plus criantes dans la répartition des fruits de la richesse produite : profits des entreprises du CAC 40, des banques, profits records de Total alors que le prix de l’essence flambe et qu’ils pourraient permettre de baisser le prix à la pompe.

Puis Ségolène Royal a conclu en promettant d’aborder d’autres thèmes ayant trait à la justice dans d’autres UPP, en province notamment ; et en annonçant la synthétisation des 15 UPP déjà tenues, et de celles à venir, sous forme d’un ouvrage disponible sur le site de Désirs d’avenir ; les synthèses des UPP seront mises en ligne au rythme de deux par semaine, à commencer par la semaine prochaine.

Car pour Ségolène Royal, les UPP doivent devenir un outil entre les mains des citoyens pour 2012 :

« C’est vraiment en maîtrisant la connaissance et en donnant les outils à l’ensemble des citoyens que Désirs d’avenir a l’ambition de faire progresser le pacte démocratique donc qui est si malade aujourd’hui, mais nous ne baissons pas les bras et nous pensons que ce combat démocratique est au cœur de l’enjeu de 2012. À bientôt ! »

Frédérick Moulin

 

 

 

Transcription du discours de clôture de Ségolène Royal par MEAGSR/F.M.

D’abord merci à tous nos invités pour la qualité, la densité et la technicité de ce débat. Une fois de plus nous montrons au cours de ces Universités Populaires que nous avons une exigence dans la qualité de l’expertise que nous mettons en commun. Nous refusons toutes les formes de démagogie ou d’improvisation ou d’approximation.

Mais nous donnons, comme ça a été encore une nouvelle fois fait ce soir, et soyez-en vraiment très chaleureusement remerciés, la parole aux meilleurs experts qui peuvent nous éclairer sur les enjeux de société et parce qu’à Désirs d’avenir, nous voulons mettre à la portée de tous les outils d’analyse, même s’ils sont parfois difficiles d’accès, mais c’est le sens aussi de notre exigence citoyenne et démocratique, de faire en sorte que tout le monde puisse s’approprier les outils techniques, contrairement à un pouvoir qui dis : « C’est trop compliqué, on va décider à votre place, ne vous occupez de rien, on va juste lancer un des débats sur tel ou tel sujet pour bien diviser les Français entre eux. », et qui très souvent se garde de donner au citoyen les clés pour comprendre le monde.

Pourquoi est-ce qu’on ne donne jamais au citoyen les clés pour comprendre le monde ? Parce que sinon on serait exigeant sur la volonté de comprendre le sens des décisions qui sont prises dans une République, en leur nom. Donc il ne faut surtout pas informer les citoyens. (Applaudissements dès le début de la dernière phrase, « Bravo ! »)

Et je remercie en particulier Béatrice Patrie, qui a eu non seulement l’idée de cette Université Populaire, mais qui a aussi contacté des invités. (Applaudissements)

Je ne vais pas, comme ça, vous jeter en pâture toute une liste de propositions concrètes sur la réforme à faire en 2012 sur la justice, j’ai dit l’essentiel tout à l’heure en m’appuyant sur un certain nombre de principes, de valeurs et sur la nécessité de doubler, d’abord, le budget du ministère de la Justice, ça c’était l’essentiel, et je ne reprendrai pas l’ensemble des propositions qui ont été faites ici, parce que je les fais miennes, et qu’elles ne constituent qu’un des volets – on n’a pas pu bien sûr aborder l’ensemble des choses, nous ferons donc d’autres Universités Populaires sur ce sujet pour que je puisse, ensuite, globaliser l’ensemble des propositions à faire.

 

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(MEAGSR/F.M.)

Je remercie d’abord les parlementaires aussi présents et Bernard Lesterlin, Guillaume Garot et Catherine Quéré qui sont là, avec Jean-Michel Clément (Applaudissements, « Bravo ! »), et qui apportent leur éclairage en tant que législateurs justement, sur tout ce qui est en train de se passer, tout ce qui s’est passé depuis 2007 dans la façon dont l’autorité judiciaire, dont l’institution judiciaire a été secouée, en particulier, par l’accumulation des lois.

Je voudrais peut-être évoquer un certain nombre de déclarations qui moi, m’ont marquée, et qui vous ont peut-être marqué aussi, les uns et les autres, et notamment, par exemple, en réaction aux accusations de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Laetitia, vous vous souvenez, ça a défrayé la chronique. Jean-Louis Nadal, le procureur général, disait ceci :

« Les coups contre la justice sont portés par ceux qui ont précisément en charge de faire respecter la justice. Tout cela avilit l’institution, et en définitive blesse la République. Où sont les repères quand celui qui rappelle que l’accusé a des droits encourt le reproche d’avoir choisi le camp des assassins contre les victimes ? »

Et puis cette autre citation de l’un de vous, d’ailleurs, qui se reconnaîtra et que j’ai trouvée très bonne aussi, indépendamment bien sûr de toutes les excellentes interventions que vous avez faites tout à l’heure :

« Quand on fait des textes de loi tous les 4 matins, selon les événements, je n’appelle pas cela une politique pénale. C’est du populisme. Le pouvoir exécutif ne veut pas d’une justice qui tienne la route, il veut la mettre au pas. » (Applaudissements, « Bravo ! »)

 

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(MEAGSR/F.M.)

Un mot de Jean-Pierre Mignard, qui nous a envoyé un message à l’instant sur le portable de Dominique ; il ne peut pas nous rejoindre parce que justement, il est retenu à une audience, et qui écrit ceci :

« L’équité impose la participation active des victimes au procès pénal. Il faut arrêter de remettre en cause de façon insidieuse les parties civiles », et vous l’avez dit tout à l’heure, « en France, la loi a retiré au citoyen l’accès au juge d’instruction avant l’achèvement de 3 mois d’enquête, confiés au seul procureur, et donc », écoutez ceci, « un discours présidentiel compassionnel à l’endroit des victimes peut ainsi très bien cohabiter sournoisement avec la réduction de leurs droits. »

Cette idée aussi de Mireille Delmas-Marty, professeure au Collège de France, qui dit ceci :

« Ce qui m’afflige, c’est que ce que nous envisagions il y a 20 ans comme le pire, est devenu réalité. Nous disions que la procédure pénale ne souffre pas de l’indifférence du législateur mais de la répétition de lois insuffisantes, partielles, incomplètes, une sorte de bégaiement législatif. »

Donc moi, ce que je voudrais vous dire ce soir c’est que la République n’est fondée à exiger des citoyens l’obéissance aux lois que si elle est capable de leur garantir une justice impartiale et indépendante. (« Bravo ! », Applaudissements)

Et pour répondre à votre question, Monsieur, parce que vous posez une question sur la justice sociale, et c’est vrai que, lorsque nous annonçons un débat sur la justice, bien évidemment qu’il fait écho, tout de suite à la justice sociale. Il y a en effet un lien très étroit entre un bon fonctionnement de l’institution judiciaire et la justice sociale.

 

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(MEAGSR/F.M.)

Pourquoi ? Parce que les lois normalement contiennent les outils de lutte contre les injustices. La loi, c’est normalement ce qui protège le faible contre le fort. Donc au tribunal, le juge, il est là pour protéger les faibles contre les forts, c’est-à-dire pour rétablir un rapport de force qui était détruit dans la société parce qu’un plus fort a exercé son pouvoir sur un plus faible.

Dans tous les domaines, dans le domaine de la vie quotidienne, des coups et blessures que l’on peut recevoir, de la sécurité au quotidien, dans le domaine du droit du travail, lorsqu’il y a des abus des plus forts sur les plus faibles, des employeurs sur les salariés par exemple, donc dans l’ensemble des domaines de la vie sociale, la loi normalement est là pour protéger les plus faibles contre les plus forts, et donc l’institution judiciaire, c’est bien l’outil qui met en place les éléments de la justice sociale, indépendamment bien sûr de toutes les politiques sociales qui doivent rétablir un peu de justice ou de toutes les politiques économiques et sociales qui doivent faire en sorte que les richesses soient plus équitablement réparties.

Le fonctionnement judiciaire n’est qu’un des piliers d’un élément clé de la justice sociale, les autres éléments clés de la justice sociale, c’est la question de la politique des revenus, des salaires, c’est la répartition du juste fruit des richesses produites, non seulement dans l’entreprise, mais à l’échelon d’une société et à l’échelon aussi de la question de la mondialisation.

Parce que l’on voit d’un côté, on ne le répétera jamais assez, puisqu’encore les derniers chiffres viennent de nous être présentés, qu’il y a tellement de richesse d’un côté, tellement de pauvreté de l’autre, que les entreprises du CAC 40 viennent de produire leurs résultats, +85% de résultat, de bénéfice, de profit, alors que d’un autre côté, les PME, qui sont sous-traitantes et qui dépendent d’elles, ont énormément de mal à augmenter les salaires et parfois-même à survivre.

On voit aussi que le système bancaire vient aussi de publier ses résultats et que les bonus sont repartis, y compris dans les banques françaises, celles qui ont été renflouées par les contribuables. Est-ce que c’est juste, ça ? Non, c’est injuste.

 

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(MEAGSR/F.M.)

Et les profits de Total, qui ont été rendus publics il y a quelques jours, 10 milliards et demi d’euros, alors que le prix de l’essence ne cesse de flamber, est-ce que vous ne croyez pas que les superprofits de Total pourraient être investis dans la baisse du coût de l’essence ? Eh bien en voilà assez de ce manque de régulation.

Donc en effet, la question de l’autorité judiciaire est non seulement au cœur de la réalité des politiques de justice, mais que celles-ci vont bien au-delà, même si elles convergent à un moment ou à un autre vers l’application de la loi que la République s’impose à elle-même et qu’une majorité politique met en place.

Alors bien évidemment, lorsqu’il y a une majorité de droite en place, il ne faut pas s’attendre à ce que cette loi puisse permettre à l’autorité judiciaire de progresser vers l’établissement d’un peu plus de justice dans la société. Donc le combat politique pour des décisions de justice qui soient plus justes parce qu’elles appliqueront des lois plus justes se joue aussi à l’Assemblée Nationale et dans les élections législatives, puisque c’est là que se vote et se crée la loi. Ce que je veux dire par là, vous voyez, c’est que le fondement du pacte républicain, il est à la fois très clair dans la façon dont la République pose les principes législatifs qui doivent ensuite s’appliquer à tous les citoyens, mais qu’il y a d’autres piliers sur lesquels il faut s’appuyer pour refonder ce pacte républicain qui est aujourd’hui très gravement menacé.

 

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(MEAGSR/F.M.)

Donc voilà ce que je voulais simplement dire ce soir en vous remerciant d’avoir assisté à cette Université Populaire, et comme je l’ai dit à l’instant, nous ferons d’autres Universités Populaires sur ce thème, dans les régions, délocalisées aussi, parce qu’il y a une très forte demande d’avoir un débat sur la justice, y compris sur le fonctionnement au quotidien ; il y a aussi la question des prisons, que nous n’avons pas eu le temps d’aborder aujourd’hui, mais qui vous le savez aussi, en France, sont dans un état catastrophique, y compris par rapport aux autres pays européens, et vraiment il y a une situation là aussi qu’il faudra redresser par rapport à l‘idée que l’on peut se faire du bon fonctionnement des institutions.

Je tenais à vous dire pour terminer que tout ce travail des Universités Populaires va maintenant être publié, c’est la 15ème Université Populaire que nous faisons aujourd’hui (Applaudissements, « Bravo ! »).

Puisqu’il y a à la fois une densité très forte non seulement des travaux préparatoires à ces Universités Populaires qui sont sur le site, comme vous le savez, des prises de parole des experts qui sont là, des propositions qui émergent aussi de ces Universités Populaires, et donc nous allons à Désirs d’avenir publier ces Universités Populaires en les synthétisant, en mettant en valeur les éléments clés qui on surgi de ces Universités Populaires, et les propositions qui en ont découlé.

Et nous allons les commencer au début de la semaine prochaine, sur le site de Désirs d’avenir, nous allons les publier deux par deux, c’est à dire que toutes les semaines, vous aurez, ne serait-ce que pour l’ensemble de ces 15 Universités Populaires, qui d’ailleurs vont se poursuivre, hein, au rythme d’une tous les 15 jours, et donc toutes les semaines vous allez avoir sur le site deux Universités populaires.

 

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(MEAGSR/F.M.)

Et ensuite bien évidemment nous en ferons un ouvrage, qui sera mis bien sûr gratuitement à votre disposition par l’intermédiaire du site internet puisque, au-delà de cette salle, bien évidemment, hein, pour tous ceux qui n’ont pas la chance de pouvoir venir jusqu’ici, à Paris, nous nous adressons à tous les internautes, qui suivent très attentivement ces efforts très importants que nous faisons pour que les citoyens restent les meilleurs experts de ce qui les concerne, qu’ils puissent comprendre les décisions qui sont prises en leur nom, qu’ils puissent revendiquer la participation à ces décisions, qu’ils puissent résister lorsque les décisions qui sont prises en leur nom ne sont pas justes, et c’est vraiment en maîtrisant la connaissance et en donnant les outils à l’ensemble des citoyens que Désirs d’avenir a l’ambition de faire progresser le pacte démocratique donc qui est si malade aujourd’hui, mais nous ne baissons pas les bras et nous pensons que ce combat démocratique est au cœur de l’enjeu de 2012. À bientôt ! (« Bravo ! », applaudissements)

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 01:48

 

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BFM TV hier "Sous camisole, l'hôpital public va mal"... et c'est "Sud" qui passe la camisole à Sarkozy!

 

Ségolène Royal
Journée sauvons l'hôpital public. Oui, quand tout s'écroule c'est un devoir de l'Etat de protéger la sécurité d'accès à la santé.

 

 

-oOo-

 

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Campagne de scolarisation 2011 du Collectif Autisme. Pour accéder à l'affiche format A4, cliquer sur l'affiche ou ici.


Ségolène Royal
Journée des enfants autistes. Détresse des parents sans solution. Saine colère face au mensonge de Sarkozy, disant que tout est réglé.

 

 

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 22:52

 

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Message de Ségolène Royal sur Facebook (22:12) et Twitter (22:23) le samedi 2 avril 2011 

La Cour des comptes vient de déclarer irrégulier l'arrangement financier scandaleux entre Tapie et Sarkozy-Lagarde. Mais de quoi ces centaines de millions sont ils le prix ? Les Français ont soif de rigueur morale.

Le 19 avril 2007, après avoir annoncé son soutien à Sarkozy, Tapie déclare, entre autres insultes: 'choisir Royal était une énorme connerie. On ne construit pas l'avenir en réunissant deux cents pékins dans un préau'.

 Aujourd’hui son candidat peut lui donner deux cents millions mais ne peut même plus réunir deux cents personnes dans un quartier de France, sans les trier à l'avance. Vite, la Cour de justice.

 

-oOo-


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9 députés socialistes dont Delphine Batho ont envoyé aujourd'hui samedi un courrier de saisine de la Cour de justice de la République à Jean-Louis Nadal, procureur général près la Cour de cassation (cliquez  ici pour y accéder). Ce courrier vise la ministre de l'Economie et des Finances, Christine Lagarde, et les députés socialistes rappellent dans un communiqué :

 "Le 7 juillet 2008, le Consortium de Réalisation (CDR), structure de droit privé portant les actifs du Crédit Lyonnais, a été condamné par un tribunal arbitral à verser 285 millions d’euros à Bernard Tapie, dont 45 millions pour la réparation d’un préjudice moral (à comparer avec les 30 000 euros pour la mort d’un proche).
 La procédure arbitrale ayant abouti à cette sanction financière extrêmement élevée et sans précédent soulève de graves interrogations qui conduisent plusieurs députés du groupe socialiste à l’Assemblée nationale à saisir la Cour de justice de la République (CJR). [...]

 La Cour des comptes a estimé que la procédure arbitrale n'était pas conforme à notre droit constitutionnel sans un vote préalable du Parlement qui contrôle la bonne gestion des finances publiques et le choix du type de justice auquel l’Etat peut recourir. [...]

 La Cour des comptes a souligné que la version signée du compromis d’arbitrage limitait le montant de l’ensemble de la demande d’indemnisation à 50 millions d’euros. La version votée par le Conseil d’Administration du CDR en octobre 2007 est bien différente. En affectant la somme de 50 millions d’euros au seul préjudice moral, elle a ouvert la voie à une indemnisation exorbitante.  

 Ce faisceau d’indices tend à monter que l’ensemble de ces décisions avaient pour objet de favoriser des intérêts particuliers au détriment de l’intérêt général et mettent en lumière un manque flagrant de respect des procédures légales.

 La cour des comptes a entamé une procédure contre les 2 responsables du CDR et de l’Etablissement public de financement et de restructuration (EPFR). Mais il apparaît qu’aucune de leur décision n’a pu être prise sans l’accord de leur ministre de tutelle, Mme Lagarde."

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 05:52

 

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Ségolène Royal et la gérante de la SCOP Chizé Confection mercredi 30 mars 2011

Ségolène Royal s’est rendue mercredi 30 mars au salon "Made in France" à Paris, salon de Haute-Façon où le savoir faire français est valorisé. La présidente de la Région Poitou-Charentes a une fois de plus marqué son engagement auprès des SCOP de la Région, 4 d’entre elles, originaires des Deux-Sèvres, étant présentes sur le salon : Chizé Confection, Bocage Avenir Couture, Couture Venise Verte et Monneau Confection.

 

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L’an dernier déjà, mercredi 31 mars 2010, Ségolène Royal avait rendu visite au salon "Made in France", où les 4 SCOP étaient présentes – Chizé Confection pour la première fois. Ségolène Royal avait alors rencontré Agnès b., marraine de la manifestation.

 

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Ségolène Royal et Agnès b., la marraine de la manifestation, au salon "Made in France" le 31 mars 2010

La Région Poitou-Charentes aide les 4 SCOP à plusieurs niveaux :

-des Bourses Régionales Désir d’Entreprendre (BRDE, ou Bourses-Tremplins) ont été accordées aux salariés-repreneurs de Chizé Confection (8 salariés pour un total de 31 800 €), de Couture Venise Verte (16 salariés pour 31 200 €) et de Monneau Confection (13 salariés pour 39 000 €) ;

-le dispositif Cordee (aide directe de la Région aux PME de production ou de services à la production) a été mis en place pour Bocage Avenir Couture pour son développement,

-le financement de, et un partenariat avec l’Union Régionale des SCOP,

-le règlement des frais de location des stands du salon (4 500 € les 2 jours).

 

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Ségolène Royal examine une réalisation de la SCOP Couture Venise Verte sur le stand de cette coopérative (@Conseil Régional P-C)

Dans la Région Poitou-Charentes, 113 coopératives génèrent 195 millions d’euros de chiffre d’affaires et emploient 2 252 salariés.

Les 4 SCOP de confection à façon de haute couture présentes sur le salon "Made in France" 2011 emploient environs 100 salariés-associés dans les Deux-Sèvres, et ont pour clients quatre géants mondiaux du luxe : LVMH ou Louis Vuitton – Moët Hennessy (marques Céline et Vuitton), PPR, ex-Pinault-Printemps-Redoute (marque Yves Saint Laurent), le géant suisse Richemont (marque Chloé) et Hermès ; elles diversifient actuellement leur clientèle en nouant des liens avec des créateurs indépendants. Au-delà de ces 4 coopératives, la Région Poitou-Charentes compte une trentaine d’entreprise de confection.

 

 


Sur le stand de Chizé Confection, aux côtés de la gérante, Patricia Bonnet, Ségolène Royal a souligné mercredi :

« C’est vraiment un modèle économique alternatif, c’est des entreprises qui ne vont pas délocaliser, qui se battent pour la qualité, qui sont reconnues pour leur sérieux, et vous voyez, on arrive à concurrencer la Chine ou les pays émergents, donc ce qui prouve qu’il y a un autre modèle économique qui est possible, la preuve.

Ce n’est pas évident pour les femmes, d’abord de se dire du jour au lendemain, eh bien on va diriger notre entreprise, on refuse qu’elle ferme. Et donc la Région Poitou-Charentes, qui est la première région en termes de nombre de créations de sociétés coopératives de production, reprises par les salariés, c’est pour ça que je suis contente de voir en plus que ça résiste, que ça tient au long cours, et que c’est la qualité du travail qui est reconnue. »

 

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Patricia Bonnet, la gérante de Chizé Confection, et Ségolène Royal, sur le stand de Chizé Confection le 30 mars

Devant les journalistes de Libération, la présidente de la Région Poitou-Charentes a déploré « l’absence de politique industrielle en France avec des banques qui ne font pas leur boulot pour les PME ».

« Et pourtant, les solutions existent, même dans le textile. Avec l’aide de l’Etat, on pourrait remonter la France. », a-t-elle ajouté.

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Ségolène Royal dans les ateliers de Chizé Confection lors de l'inauguration de la SCOP le 21 décembre 2009 ;  aujourd'hui : "On a beaucoup de travail et on ne peut pas tout passer", explique Madame Bonnet, la gérante

Puis, comme Madame Bonnet indiquait, les carnets de commande de la SCOP Chizé Confection étant pleins : « On a beaucoup de travail, et on ne peut pas tout passer ce qu’on nous demande. », Ségolène Royal a réagi : « C’est pas vrai ? Il faut embaucher ! ».

Aux journalistes de Libération, Ségolène Royal a déclaré :

« Il n’y a pas de fatalité de la désindustrialisation, ces quatre Scops sont nées de la reprise par le personnel d’entreprises liquidées et sont aujourd’hui en recherche d’emplois qualifiés. »

 

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Chizé Confection explique à Ségolène Royal la difficulté que la société a à recruter des salariés qualifiés

Mais chez Chizé Confection, le problème, c’est surtout un problème de qualification : pour les postes où savoir–faire, compétences et valeur ajoutée sont présents et sur lesquels Chizé Confection embauche, la société n’arrive pas à trouver des candidats ayant toutes les compétences requises. « Eh bien on va les former ! », a conclu Ségolène Royal.

Justement, pour pallier au manque de personnel qualifié, et encourager l’alternative économique que constituent ces SCOP, la Région Poitou-Charentes va créer en 2012 le premier centre de formation de France pour les jeunes entrepreneurs de l’économie sociale et solidaire : avec Ségolène Royal, la Région avance, sur le terrain, montrant que la politique par la preuve, c’est ce qui marche le mieux.

Frédérick Moulin

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 23:11

article guerini[1]               Le rapport Montebourg, adressé à Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste, lance des accusations extrêmement graves contre Jean-Noël Guérini, patron des Bouches-du-Rhône, accusé d’utiliser des menaces pour régner sur son département et de malversations financières sur les marchés publics.

 Malgré ce rapport accablant, Martine Aubry a maintenu son soutien à Jean-Noël Guérini, et vient de rejeter le dossier de preuves constitué par Arnaud Montebourg.

 Une partie de la presse, face à cette réaction, a su rappeler le lien entre Jean-Noël Guérini et Martine Aubry depuis le Congrès socialiste de 2008. La Première secrétaire l’avait alors emporté de très peu, contre sa rivale Ségolène Royal, grâce à un apport des voix manquantes effectué dans la nuit par la fédération des Bouches-du-Rhône !

 

 Depuis la publication de ce rapport, beaucoup d’élus du Parti socialiste semblent mal à l’aise et n’osent pas réagir. Il est en effet de notoriété au Parti socialiste que les fédérations des Bouches-du-Rhône et du Nord sont loin d’être transparentes. Mais pour beaucoup de cadres et d’élus cette affaire vient au mauvais moment alors que le parti socialiste espère pouvoir l’emporter en 2012 contre une droite très affaiblie après les échecs de Nicolas Sarkozy.

 

 Alors faut-il se taire ?

 

Les sondages, faisant miroiter une victoire facile, ne sont-ils pas en train de nous faire oublier qu’une élection n’est jamais gagnée ?

Les élections cantonales marquées par une forte poussée de l’extrême droite et une victoire très nuancée du Parti socialiste qui n’a pas réussi au premier tour à s’imposer comme la force d’alternance crédible, ne révèlent-elles pas une situation fragile ?

Le Parti socialiste pourra-t-il obtenir l’adhésion du peuple, pour rétablir l’intégrité de l’Etat et la morale républicaine, après cinq ans de sarkozysme, alors que son image est dégradée dans l’opinion publique ?

 

La réaction de Martine Aubry après le rapport Montebourg est exactement ce qu’il ne fallait pas faire. Le Parti socialiste a besoin d’incarner l’espoir en 2012. Il doit être irréprochable et profondément rénové pour s’ouvrir plus largement sur la société.

 

Est-il trop tard pour réagir ?

 

A quelques mois des primaires, le Parti socialiste a la capacité de réagir. Mais pour cela il faut de l’audace, encore de l’audace.

Il faut en effet sortir vite de ces petites stratégies, de ces clans, de ces alliances ou pactes concluent ici ou ailleurs. Le Parti socialiste doit se mettre en ordre de marche pour 2012. Pour cela, le PS a besoin d’un nouvel élan. Le PS a besoin d’une nouvelle direction, entièrement renouvelée, pour réussir ce grand rendez-vous démocratique que sont les primaires, ouvrir le débat avec le peuple, et réussir l’alternance en 2012.

 

Philippe Allard

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 08:29

Marc Trévidic MEAGSRFM 6

(MEAGSR/F.M.)

Le juge d’instruction Marc Trévidic a fait une intervention très remarquée et tout à fait remarquable lors de l’UPP « Justice et Pouvoirs » mardi dernier, à la Marie du IVème arrondissement de Paris. Il est longuement revenu sur le thème central de l’UPP, la relation entre la justice - ou ‘l’autorité judiciaire’ – et les deux autres pouvoirs, le pouvoir législatif, et surtout, le pouvoir exécutif.

Béatrice Patrie, ancienne présidente du Syndicat de la Magistrature et vice-présidente du Tribunal de Grande Instance de Paris, a présenté Marc Trévidic :

« Alors je vais passer directement la parole au premier de nos intervenants, qui est Marc Trévidic, que vous connaissez certainement, qui est magistrat au Tribunal de Grande Instance de Paris, qui est président de l’Association Française des Magistrats Instructeurs, qui a justement instruit, en tant notamment que juge dit « antiterroriste », un certain nombre d’affaires importantes et célèbres, l’affaire de l’attentat de la rue Copernic, l’affaire de Karachi et une affaire je crois encore en cours, l’affaire de l’assassinat de moines de Tibhirine. Il est l’auteur de plusieurs livres, dont un livre qui s’appelle "Au cœur de l’antiterrorisme", et je crois savoir qu’il a écrit par le passé un livre qui a été censuré par Nicolas Sarkozy lui-même, puis qu’il s’agissait pour Marc Trévidic de faire le bilan de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur. Donc bienvenue à Marc Trévidic. (Applaudissements nourris, « Bravo ! ») »

Frédérick Moulin

 

 


Transcription de l'intervention de Marc Trévidic par MEAGSR/F.M.

Merci pour les applaudissements. Il faut savoir que les juges n’ont pas l’habitude d’être applaudis, au contraire, du tout. Ces derniers temps, ils ont plutôt l’habitude de recevoir des noms d’oiseaux, y compris de la personne qui garantit notre indépendance, l’indépendance de notre autorité, mais qui ne fait pas grand chose pour affermir cette autorité, donc je vous remercie encore une fois, également de l’invitation, parce que je suis toujours heureux de parler de mon métier, des problèmes de mon métier, et des problèmes vraiment de société qui sont les rapports entre la justice et les différents pouvoirs. Je suis un démocrate, donc j’aimerais avoir une société qui fonctionne bien et qui fonctionne pour justement raffermir le pacte social, c’est-à-dire le fait qu’on ait envie de vivre ensemble, quelque chose qui me tient à cœur.

Comme vous le savez, je suis président de l’Association Française des Magistrats Instructeurs et il y a deux ans, il a été question des juges d’instruction, quand le président de la République a annoncé leur suppression. Je dis « annoncé », puisqu’en fait il n’a pas dit qu’il allait essayer de convaincre le Parlement ; il a dit : on va les supprimer, ce n’est pas une façon de présenter les choses qui était tout à fait particulière dans notre démocratie.

Quelques temps plus tard, toujours vivant, j’ai obtenu un rendez-vous à la chancellerie, et là, j’affirmais à mon interlocuteur que la seule chose qui semblait intéresser le pouvoir exécutif,  c‘était – dans la justice pénale, hein – c’était pas son bon fonctionnement mais plutôt son contrôle, on m’a rétorqué que ce que je disais était absurde dans la mesure où il était impensable de se désintéresser de la justice puisque c’est une fonction régalienne. Alors effectivement, c’est une fonction régalienne, je n’ai pas grand chose à ajouter, le ministère de la Justice est un ministère régalien, la justice est une fonction régalienne, nous dépendons du roi, fini,  y’a plus rien à dire.

Mais voilà, c’est cette conception de la justice précisément, c’est un simple service public au service de l’Etat, comme on vient de le dire, un bras juridiquement armé, juste chargé d’appliquer une politique pénale, qui se résume aujourd’hui à être la continuité, si j’ai bien compris, de l’action de la police. Grosso modo, la police fait son travail, et la justice rompt la chaîne de la répression, comme si la justice était uniquement là pour incarcérer les personnes qui sont arrêtées par la police.

Donc cette conception a été poussée à un paroxysme, et à un tel paroxysme que la justice s’est retrouvée une première fois dans la rue. Ceci dit, étant donnés les moyens qui lui sont alloués, j’allais dire que ça faisait longtemps que la justice était à la rue, dès le départ, donc ça ne faisait pas une grande différence, mais il ne faut tout de même pas s’y tromper.

Marc Trévidic MEAGSRFM 1

(MEAGSR/F.M.)

Le choc frontal auquel nous avons assisté une première fois sur ce projet de suppression du juge d’instruction, et les multiples attaques contre les décisions judiciaires qu’on a toutes en mémoire, puisque nous sommes à la fois trop laxistes et trop répressifs quand nous nous trompons, correspondent à un vrai choc entre deux conceptions opposées, mais n’ont pas empêché des attaques beaucoup plus insidieuses dont je parlerai également, sur le fonctionnement de la justice au quotidien.

Je m’excuse d’ailleurs de parler beaucoup plus de la justice pénale, que de la justice civile, parce que j’essaye de parler de ce que je connais bien, donc je ferai quelques allusions à la justice civile simplement.

Quelles sont ces deux conceptions de la justice ?

Dans les régimes totalitaires ou à tendance totalitaire, la justice pénale n’est conçue que comme instrument judiciaire du maintient de l’ordre. Son autorité, cette fameuse autorité judiciaire, n’existe que par la force de répression que l’Etat lui accorde, la justice embastille tous ceux qui sont considérés comme étant une menace pour l’Etat. La justice est le prolongement de la police. Dans cette conception, l’enquête pénale est nécessairement dirigée par un organe dépendant du pouvoir exécutif, c’est logique. Evidemment car il doit bien pouvoir lui indiquer quelles sont les cibles à atteindre en priorité. Dans cette conception, parler d’un directeur d’enquête indépendant, comme par exemple un juge d’instruction, est un sacrilège.

Tandis que dans la conception républicaine de la justice, tout à fait différente, la justice a une fonction sociale, et pas simplement une fonction répressive. Il s’agit de maintenir le pacte social, et pour cela s’assurer que le fort, le fort, le puissant, ne pourra pas, sans droit, l’emporter sur le faible. Ce qui importe alors, c’est la capacité de la justice à protéger le faible contre le fort. Ça devient une mission de la justice à part entière, et non pas simplement le maintien de l’ordre.

Il doit y avoir une justice sociale, même quand elle est confrontée au fort : c’est sa capacité d’ordonner au fort de réparer les dommages qu’il a pu occasionner, c’est sa capacité d’être accessible au faible, donc d’être égale pour tous, l’accès au droit tout à l’heure sera évoqué, c’est sa capacité à organiser un procès équitable, même quand un consommateur par exemple est confronté à une holding internationale, quand un salarié est en litige avec son employeur.

Ce qui est essentiel à comprendre, quand on analyse les rapports entre la justice et les pouvoirs, est que la justice n’a pas nécessairement vocation à s’opposer au pouvoir exécutif ; sa vocation, c’est s’opposer aux injustices.

Marc Trévidic MEAGSRFM 3

(MEAGSR/F.M.)

Alors, je vous précise tout de suite, je ne suis pas vraiment un philosophe du droit, j’ai compris ça déjà il y a longtemps, au bac, j’ai dû répondre à un sujet terrible en philosophie, c’était : « Qu’est-ce que juger ? », très mauvaise note, ça m’a traumatisé. Je crois que j’avais dû sortir quelque chose du genre : « Juger, c’est s’opposer à l’injustice. ». Evidemment, un peu juste pour le correcteur en bac philo, on peut l’imaginer.

Pourtant, je pense qu’on peut quelque part définir la justice par son contraire : la justice, c’est l’absence d’injustice, une définition qui n’est pas si mal que ça, et qui peut se comprendre d’un point de vue social.

Appliqué à la justice pénale, et au rapport avec le pouvoir exécutif, la fonction principale de la justice, c’est de protéger le justiciable de l’appareil d’Etat. On n’en parle pas trop. On parle de : la justice va mettre en prison, va protéger la société des délinquants et des criminels, c’est une fonction, bien entendu, mais de protéger le justiciable contre l’appareil d’Etat est aussi une fonction traditionnelle, donc de ne pas se transformer en bras du pouvoir exécutif, d’être le garant des libertés individuelles. Car c’est quand même comme ça que la constitution française définit la mission de la justice : être le garant des libertés individuelles. Le garant des libertés individuelles, ça veut dire effectivement protéger également le justiciable, le faible contre le fort, mais le citoyen de la puissance publique, qui peut, nous le savons bien, écraser les individus.

Pour jouer ce rôle, la justice ne peut pas ne pas être indépendante. Comment être garant des libertés individuelles, c’est à dire éventuellement s’opposer au pouvoir exécutif, si vous êtes dépendant de ce pouvoir exécutif ? Il y a quelque chose qui ne colle pas, et c’est pour ça qu’également, son indépendance doit être garantie. On ne peut pas protéger le faible du fort si on est l’esclave du fort, si on est son jouet institutionnel.

Ce n‘est pas crédible, et sous cet aspect, nous savons que la tentation peut être grande pour le pouvoir exécutif de restreindre les libertés ou d’y porter atteinte sans contrôle d’autorité judiciaire indépendante. Les exemples sont multiples : expulser en urgence, sans qu’un juge puisse s’y opposer – le juge rendra sa décision un mois, deux mois après l’expulsion effective de l’étranger dans son pays – c’est une façon de se passer de la justice pourtant garante des libertés individuelles. Hospitaliser d’office, diriger les enquêtes pénales, faire ne sorte que certaines enquêtes ne soient pas menées, ce sont d’autres façons.

Marc Trévidic MEAGSRFM 4

(MEAGSR/F.M.)

Quand je disais que la justice n’a pas vocation à nécessairement s’opposer au pouvoir exécutif, et même au pouvoir législatif, c’est parce que ces deux pouvoirs peuvent parfaitement eux aussi abonder dans le sens de la protection du faible contre le fort dans la lutte contre les injustices. La loi elle-même est souvent définie comme le moyen privilégié de compenser l’inégalité de fait entre les gens – il y en a des plus intelligents, des plus riches, des mois riches – la loi est là pour au moins mettre une égalité au moins juridique, puis après une égalité sociale. Donc il peut parfaitement y avoir concordance, en fait entre les pouvoirs, entre la justice, le législatif et l’exécutif ; tout dépend de quel côté se rangent les autres pouvoirs par rapport à la justice.

Quand la justice se retrouve en opposition avec le pouvoir exécutif, voire législatif, c’est généralement quand ceux-ci prennent fait et cause pour le fort. Dans le domaine des enquêtes pénales, ce peut être la dépénalisation des infractions économiques et financières, par exemple. C’est une façon de prendre parti pour le fort contre le faible. Ce peut être également la volonté de faire fonctionner le délai de prescription, pour éviter que les délinquances en col blanc puissent être jugées de façon relativement efficace, le classement sans suite de certaines affaires qui touchent à la raison d’Etat, sachant que la raison d’Etat a une définition de plus en plus économique de notre société, et beaucoup moins diplomatique. Ce peut être l’engagement d’une procédure pénale pour faire plaisir à tel individu, telle entreprise, tel Etat. Ça peut être tout simplement pour faire du chiffre, pour montrer qu’on est efficace contre l’insécurité : des arrestations, des comparutions immédiates à tire-larigot pour faire croire que ça marche. Ça peut être aussi une réponse simplement à l’émotion populaire. Ça veut dire, grosso modo instrumentaliser la justice.

Certes, le mélange des genres au sommet de l’Etat, les petits arrangements entre amis, la communauté de pensée voire d’intérêts entre des hautes sphères commerciales, financières, industrielles, je ne sais pas quoi encore, en tout cas, entre la puissance économique et le pouvoir politique, ne sont pas là pour arranger les choses.

Là nécessairement, la justice va s’opposer au pouvoir exécutif, car derrière le pouvoir exécutif, si c’est le pouvoir ou la puissance économique qui règne, c’est donc le fort contre le faible, et l’on revient à ce que je disais : elle n’a pas vocation à s’opposer au pouvoir exécutif, sauf quand le pouvoir lui-même est dans d’autres mains que celles qu’il devrait être.

Marc Trévidic MEAGSRFM 7

(MEAGSR/F.M.)

Donc, quand le pouvoir politique se range du côté du pouvoir économique, lutter contre les injustices devient quasiment impossible. Arrivé à ce stade, quand le pouvoir exécutif répond à des préoccupations autres et à des intérêts qui sont différents que servir les citoyens, le pouvoir exécutif, s’il estime avoir localisé les dernières poches de résistance, du côté de la justice, va avoir tendance à nettoyer une fois pour toutes ces dernières poches de résistance, au karcher pourquoi pas (Rires), puis mon dieu, après tout, on n’est pas aussi épatés, et le petit village d’irréductibles Bretons, excusez-moi de faire allusion à la Bretagne [Marc Trévidic a un père breton, a passé une partie de son enfance en Bretagne, a été 6 ans substitut du procureur à Nantes, et fait trôner le « Pen Duick » de Tabarly dans son bureau parisien, NdlR], dans le domaine pénal, c’est l’instruction. Il fallait donc qu’elle disparaisse.

Manque de chance, l’analyse était fausse, il n’y avait pas qu’un petit village d’irréductibles Bretons, il y avait toute la justice autour, peut-être cachée dans les bois, mais dès qu’on a voulu toucher à ce petit village symbolique, de quelques individus, on a vu la justice se dresser pour éviter que cela n’arrive.

Ceci dit, l’échec de ce premier projet de suppression de l’instruction cache une réalité plus prosaïque, c’est-à-dire un travail de sape de l’indépendance de la justice sur les enquêtes pénales. À la dernière sortie de l’Ecole de la magistrature, il n’y avait que cinq postes de juge d’instruction proposés. Le nombre de juges d’instruction en France est tombé à 565, il était encore il y a 2 ans à 670 à peu près. Nous sommes donc une espèce en voie de disparition, c’est très clair, et en plus, nous sommes la seule espèce en voie de disparition à laquelle on interdit de se reproduire, grosso modo. (Rires)

Ce mouvement général est caricatural en matière financière. À la section financière du pôle économique et financier de Paris, qu’on avait ouvert en grande pompe, il y avait du marbre partout, les juges d’instruction financiers sont passés de 14 à 10, le parquet est passé de 12 à 8, les assistants spécialisés de 10 à 4, spécialisés, qui aidaient les juges, justement, au niveau du fisc, des différentes administrations, des douanes, dont 1 sur le départ, donc bientôt il n’y en aura plus que 3. Dans le service de police spécialisé en matière financière, c’est pareil.

Alors on pourrait dire que ce n’est pas grave, c’est ce qu’on tient comme discours, puisqu’il y a de moins en moins d’affaires. Donc je me suis enquis de la question à la chancellerie, j’ai dit : « Vous ne trouvez pas anormal, quand même, qu’il y ait ces baisses d’effectifs  de plus de la moitié, grosso modo, tous effectifs compris, au pôle financier à Paris ? ». On m’a dit : « Oui, mais il y a une baisse d’affaires de plus de la moitié. ».

Marc Trévidic MEAGSRFM 2

(MEAGSR/F.M.)

Alors là, évidemment : moins il y a d’enquêteurs, moins il y a de magistrats pour chercher, moins on trouve. (Rires) C’est un constat. Donc, grosso modo, une fois qu’il n’y a plus personne pour enquêter, il n’y a plus d’affaire, et après, on peut supprimer encore d’autres postes, puisqu’il y a de moins en moins d’affaires. Il se trouve que c’est un domaine, c’est un domaine où il faut chercher pour trouver, c’est évident, une affaire financière n’éclate pas dans la rue, ce n’est pas un sac à main qui est arraché, c’est un travail de longue haleine et il faut des moyens pour cela.

En matière financière, je vous le dis, nous assistons à un assassinat programmé de la justice financière. Personne ne croirait qu’il n’y a plus d’infraction financière. Ou alors il y a tout à coup eu un vent de vertu qui a soufflé sur le monde économique en France, et que ça soit extraordinaire, moi je n’y crois pas du tout : je crois qu’on ne cherche pas donc on ne trouve pas. La vérité est que lutter contre cette forme de criminalité n’intéresse pas l’Etat.

Pourquoi je donnais cet exemple, je le dis, c’est un exemple de ça, de la mort de la justice, puisqu’en lui ôtant tout moyen de fonctionner normalement, de chercher ces infractions, donc, dans ce domaine-là, eh bien, quel est son degré d’indépendance dans son travail d’enquête ? Quasi-nul.

Le pôle de la santé publique, c’est à peu près pareil, il a vécu au quotidien l’obstruction de l’Etat. On n’a aucun dossier pénal sur l’amiante qui a été ouvert à l’initiative du ministère public, ça a toujours été des constitutions de partie civile. De façon insidieuse aussi, on a voulu limiter la possibilité, justement, aux parties civiles de saisir un juge d’instruction. Il y a avait une loi qui était passée en mars 2007, et qui est entrée en application en juillet 2007, qui oblige à d’abord porter plainte devant le procureur de la République : c’est au bout de 3 mois d’inaction que vous pouvez aller directement devant un juge d’instruction.

Or en 3 mois, il s’en passe des choses, c’est-à-dire en 3 mois, déjà, dans une affaire sensible, le procureur est saisi de la plainte, rapport d’affaire signalée qui monte à la chancellerie, tout le monde est au courant, j’espère pas ceux qui doivent éventuellement être perquisitionnés, bien entendu, mais ce n’est pas exclu, et en tout cas le retard pris est un filtre très grave dans les enquêtes pénales, ou au moins très sensibles, et ce filtre n’a pas été mis là par hasard.

Marc Trévidic MEAGSRFM 5

(MEAGSR/F.M.)

Alors l’antiterrorisme n’a absolument pas été épargné, la matière-phare soi-disant. La vérité, c’est qu’il y a de moins en moins d’ouvertures d’informations, de plus en plus d’enquêtes préliminaires du parquet, qui débouchent sur rien, mais ce n’est pas grave : l’idée est de ne pas se dessaisir du dossier, parce qu’on perd le contrôle dès qu’on saisit un juge, qui après ne pourra pas être dessaisi et qui mènera son enquête comme il le souhaitera.

Je précise d’ailleurs que des affaires très célèbres n’ont jamais été ouvertes par le ministère public, c’est uniquement les constitutions de partie civile qui ont permis à ces affaires de déboucher : les moines de Tibhirine sont un très bon exemple, parce que c’est une constitution de partie civile, malgré qu’il y a eu 7 morts, ce n’est pas le procureur de la République qui a ouvert une information, qui a fait des poursuites dans cette affaire.

Ça peut paraître surprenant puisqu’on poursuit aisément des vols d’autoradios, mais il y a des dossiers effectivement où on a besoin que les victimes puissent se manifester, et devant elles, un juge d’instruction pour instruire.

En réalité, le pouvoir exécutif tente de contrôler les matières à haut risque : santé publique, infractions économiques et financières, terrorisme, en ouvrant le moins possible d’informations judiciaires et en limitant les moyens mis à la disposition de la justice.

Dans cet effort quotidien de la justice, pour faire son travail, il ne faut pas oublier qu’elle ne maîtrise absolument pas ses moyens. Je ne parle pas de son état de pauvreté, ça bien sûr, les moyens de la justice, d’une manière générale, on en a parlé, il faut suffisamment d’enquêteurs, de policiers, de magistrats, de greffiers pour que ça fonctionne, parce qu’avant de parler d’une justice qui fonctionne en toute indépendance, il faut déjà qu’elle fonctionne tout court, c’est déjà un premier pas, mais je vous parle simplement des moyens d’enquête purs et simples, c’est-à-dire que, dans une affaire précise, c’est le pouvoir exécutif qui décide le nombre d’enquêteurs affectés à telle ou telle enquête.

C’est quelque chose que les citoyens perçoivent relativement mal, mais nous sommes complètement pieds et poings liés avec les services de police qui dépendent du ministère de l’Intérieur.

Marc Trévidic MEAGSRFM 6

(MEAGSR/F.M.)

C’est-à-dire que des enquêtes qui ne nous paraissent pas importantes pour nous, juges, sont manifestement très importantes au sommet de l’Etat, et on voit des groupes d’enquêteurs de 30 à 40 personnes qui sont créés, parce qu’il y a eu des menaces, des envois de cartouches dans des enveloppes, etc. Et des dossiers qui nous paraissent majeurs, on voit 1 ou 2 enquêteurs, éventuellement, qui nous sont donnés.

Donc on a déjà une limite évidente, fonctionnelle, à notre indépendance, c’est qu’on dépend complètement du nombre de fonctionnaires que l’on met sur les enquêtes sans avoir un seul mot à dire.

Ce point est très important, et je pense qu’il faudra arriver un jour ou l’autre à ce que la police judiciaire, comme son nom l’indique, soit rattachée à l’autorité judiciaire, ça existe dans d’autres pays, ce n’est pas impossible du tout, je ne parle pas de la police administrative, ce serait une révolution en France, je le sais bien, mais c’est quelque chose sur lequel nous insistons, il paraît normal que des fonctionnaires de police qui travaillent à 100% pour la justice, eh bien dépendent hiérarchiquement de l’autorité judiciaire.

Aujourd’hui, le pouvoir exécutif a peur de la justice pénale, de sa capacité de nuisance qui est pourtant bien réduite. Pour en finir avec l’autorité judiciaire, il restait quoi finalement ? Pas de moyen qui lui sont alloués, elle continue à fonctionner tant bien que mal, il fallait saper cette autorité, la dévaloriser aux yeux de l’opinion publique. C’est le dernier stade de destruction de l’autorité judiciaire, et nous en sommes au dernier stade. Les juges sont des incompétents qui passent leur temps à incarcérer à tort ou à libérer à tort, c’est le message qu’on veut nous faire passer.

Ce n’est pas vraiment un discours qui est apte à redonner confiance aux Français dans leur justice. Nous sommes passés à l’époque de la communication, et dévaloriser la justice, c’est manifestement la rendre impuissante, impuissante, elle ne représente plus une menace. Comment voulez-vous avoir une autorité judiciaire si on sape votre autorité tout le temps, si les justiciables pensent que vous êtes incompétent ? Ça paraît évident. Quand la justice n’aura plus d’autorité, ce ne sera plus l’autorité judiciaire, en tout cas, de fait, même si elle restera couchée sur un article de la Constitution française.

Mais j’insiste pour finir : ce n’est pas sans risque. Car la justice, c’est ce qui reste aux gens quand ils n’ont plus rien, il ne faut jamais oublier ça ; c’est ce qu’ils utilisent quand ils n’ont plus d’autre choix pour faire valoir leurs droits ou pour connaître la vérité. Leur enlever ce dernier recours est TRES dangereux pour le pacte social.

Quand on aura renié l’autorité de la justice, qu’est-ce qui restera aux gens qui se retrouvent confrontés précisément en position de faiblesse face à des puissances plus fortes qu’eux ? Je ne sais pas ; il n’y a rien derrière, rien. Il n’y a rien à part peut-être une révolte sociale, mais vous n’aurez rien d’autre.

Donc il faut vraiment réfléchir à restaurer l’autorité judiciaire. (Déferlement d’applaudissements, « Bravo ! Bravo ! »)

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 22:02

LPhoto_Razak-1-.jpge réveil des consciences citoyennes avec Ségolène ROYAL! Le défi de l’humanité !

 

Je suis juste une femme qui habite mon désir d’avenir dans une république de la fraternité, entraînant l’égalité de droits et la liberté d’être potentiellement au mieux.

 Je suis citoyenne active, coopérante, qui ose être une artiste de vie  et pourtant je me sens encore trop isolée mais le vent nouveau vient !

Une femme éprouvée qui a osé sortir de limbes mortifères des conformismes et des conservatismes ! Et pourtant encore trop isolée mais le vent nouveau vient !

« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité » (Article premier de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.)

Comprenons la direction de cet article, au sein de notre République avec Ségolène Royal, nous voulons voir triompher cette idée contenue dans cet article.

Nous avons le droit d’imaginer une République de la fraternité ! Accueillons ce droit !

Le concept fraternité apporte une nouveauté d’esprit.B1.jpg

Nous avons le droit d’imaginer et dire : une République de la fraternité induit et impulse des humanités nouvelles en relation avec les valeurs fraternelles, de nouveaux comportements, de nouvelles attitudes, de nouvelles pensées élargies à autrui non plus l’inimitié entre hommes et femmes, puissants et faibles, mais la fraternité tel que le décrit l’article un de la Déclaration des droits de l’hommes et sa mise en oeuvre dans nos institutions.

Les épreuves sont nos défis à être des humains au service de nos valeurs d’humanités communes constituant des familles d’idées et la vie de la cité.

Nous avons le droit d’imaginer la manière d’appréhender notre citoyenneté comme enthousiasmante et créative, où la parole fraternelle s’exerce, que des porte-parole se lèvent dans l’intérêt de tous et de chacun, la font connaître, ajustent les actions.

La résolution des épreuves fait de nous, des citoyens solidaires éprouvés.

Posons la question, dans la vie des uns et des multiples semblables, pouvons-nous refuser de voir apparaître la croissance des personnalités singulières, créatives et opérationnelles, qui font leurs preuves, ces hommes comme ces femmes qui apportent un bien être par une autre vision et actions concrètes qui marchent bien ?

Posons la question, si l’ensemble des singularités exerce le droit à la parole, exprime les besoins, les désirs d’avenirs et si les perspectives d’actions novatrices coordonnées aux autres donnent la preuve que cela marche bien, que faire ?

Osons dire que nous avons droit au développement de notre personnalité, de nos talents, de nos compétences au service des intelligences qui se renouvellent à chaque génération au service de notre croissance populaire.

Osons ! Acceptons les nouveaux défis liés aux réalités concrètes de la vie et des perspectives d’avenir des futures générations que sont nos enfants et petits enfants que nous chérissons dans la fraternité et citoyenneté comme la défense des droits des hommes égaux à ceux des femmes dans l’esprit de la fraternité.

Osons ! Nous n’avons pas le droit de croire que les changements de la société se feront sans le développement des potentialités féminines, trop longtemps en jachère, ces personnalités en latence de croissance, de création de richesses par le co-développement humain, notre véritable patrimoine culturel.

Osons ! SEMBLABLES, multiples, osons, cette nouvelle énergie mise en oeuvre ?

Osons ! Il est urgent de développer les valeurs fraternelles du potentiel humain, la pensée d’une humanité nous donnant la possibilité de nous accroître par des qualités et cette tendance à d’être plus largement à l’écoute active de soi et des autres.

Osons ! Semblables que nous sommes, l’ouverture d’esprit, un défi, un passage, une transformation de notre société de l’ancien vers plus d’humanité.

Le jeu en vaut la chandelle dit-on !

Une voie nouvelle, plus agréable surpassant nos peurs et appréhensions et que nous appelons la présence, un flux vital, avec le désir d’habiter l’avenir.

Le désir de se constituer en assemblées et universités participatives populaires traitant de tous les sujets de grandes préoccupations contemporaines nous aide à concevoir le vivre ensemble comme un art de vivre. Les  Belles Humanités !

Le défi d’une république fraternelle plus qu’une utopie est un possible ART DE VIVRE ensemble élaboré sur notre énergie créatrice de respect, justice, singularité.

L’idée de résistance et de résilience aux chocs de l'injustice est de mon point de vue très importante, elle permet de nous construire à contre pied de l'injustice vers plus de solidarité, c'est aussi un vrai bonheur de l'éprouver. La valeur fraternelle est le droit à la RE-Création de la conscience où l’être est à deux minimum dans u n espace de dialogue.

En responsabilités SOLIDAIRES, nous sommes susceptibles d'apporter en profondeur des changements significatifs... dans l'être ensemble, dans nos mentalités, nos actions, la société. Pouvons-nous rêver … Quel est l’homme qui n’a pas de rêves ?

Au travers de cette balade réflexive, acceptons d’habiter notre désir d’avenir.

Le défi donné à notre génération, accompagner ce passage d’un état de penser ancien, individualiste, de la peur de l’autre à une façon de vivre, plus fraternelle.

Osons. Affirmons nos présences au monde, grâce à notre acceptation à expérimenter la fraternité, et porter en mille fois plus scintillant, un désir d’avenir

Un désir plus humain d’habiter ce monde.

Relevons le défi de la République de la fraternité avec Ségolène Royal en 2012 !

Que Vive ! Fraternité. Egalité. Liberté.

 

L.M. ELORE  http://www.cyclebi.com/elore/peinture/index.html

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 20:27

 

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Ségolène Royal répondait aux questions devant les caméras de l’Agence France Presse hier dans la cour intérieure de la Mairie du IVème arrondissement, entourée d’une foule de journalistes (Europe 1, rfi, Public Sénat, et bien d’autres), juste avant le début de l’UPP « Justice et Pouvoirs » qui s’y tenait, à l’invitation de Dominique Bertinotti, maire du IVème arrondissement et proche de la candidate aux primaires organisées par le Parti socialiste.

« Discrète », Ségolène Royal ? Pensez-vous que les journalistes, photographes de presse, camaramans, se demandaient : « Mais où est passée Ségolène Royal ? » ??

« Mon œil ! », comme on dit le samedi à 13h15 sur France 2…

Frédérick Moulin

 

Transcription par MEAGSR/F.M.

Je pense qu’on assiste à une fin de règne. Il faut rapidement refermer cette parenthèse qui ne fait pas honneur à notre pays et je crois que ce n’est pas une image digne du bon fonctionnement de nos institutions.

Le pouvoir en place devrait être tout à sa tâche pour régler les problèmes qui se posent aux Français. Au lieu de cela, on assiste à des pugilats, à des disputes, à des tiraillements sur des débats en plus qui ne sont pas au cœur des préoccupations des Français, et pendant ce temps-là, les Français subissent quoi ? La flambée du prix de l’énergie, la flambée du prix des matières alimentaires.

La gauche est devant, bien évidemment, mais elle aurait sans doute pu l’être bien davantage compte tenu de la décrépitude et du discrédit du pouvoir en place.

(En riant) Je ne commente pas, je ne commente pas les autres initiatives à l’intérieur du PS. Je suis tournée vers les Français pour le moment venu leur expliquer clairement quelle analyse je fais de la situation, et quel projet nous pouvons porter avec eux.

J’ai dit ce que j’avais à dire et je redirai le moment venu, au moment du dépôt de candidature, le sens de cette candidature, mais il n’y a aucune raison, avant, que je participe à ce feuilleton dans lequel les socialistes ne s’occupent que d’eux-mêmes.


UPP-Justice.jpg

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 08:30

 

Ségolène inro MEAGSRFM 3

(MEAGSR/F.M.)

 Ségolène Royal a ouvert l'UPP "Justice et Pouvoirs", organisée à l'initiative de Béatrice Patrie, ancienne présidente du Syndicat de la Magistrature et vice-présidente du Tribunal de Grande Instance de Paris, qui avait lieu hier soir à partir de 18h30 à la Mairie du IVème arrondissement de Paris.

Elle a brossé un tableau des maux qui touchent l'institution judiciaire, notamment un budget du ministère de la Justice qui stagne depuis 2006 alors que le contentieux pénal et surtout civil a dans le même temps augmenté de façon significative, et de façon générale le "malaise" de l'institution judiciaire, qui a de nombreuses causes.

Ségolène Royal a également, dans ce contexte, renouvelé une promesse électorale faite en 2007 :

« Comme je l’avais dit pendant la campagne présidentielle de 2007, je m’étais engagée à doubler le budget du ministère de la Justice, eh bien mes chers amis, cet engagement est plus que jamais d’actualité. »

En effet, pour la candidate aux primaires organisées par le Parti socialiste :

« Une République digne de ce nom, qui veut reposer sur ses trois piliers que sont le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire, doit consacrer à la justice les moyens humains de fonctionner dignement car c’est le signal du respect de la République pour l’indépendance de l’autorité judiciaire. »

Et je ne résiste pas au plaisir de vous faire part d'une annonce que Ségolène Royal a faite dans son discours de clôture :

« Tout ce travail des Universités Populaires va maintenant être publié, c’est la 15ème Université Populaire que nous faisons aujourd’hui ; […] nous allons, à Désirs d’avenir, publier ces Universités Populaires en les synthétisant, en mettant en valeur les éléments clés qui on surgi de ces Universités Populaires, et les propositions qui en ont découlé. Et nous allons les commencer au début de la semaine prochaine, sur le site de Désirs d’avenir, […] et ensuite bien évidemment nous en ferons un ouvrage, qui sera mis bien sûr gratuitement à votre disposition par l’intermédiaire du site internet puisque, au-delà de cette salle, bien évidemment, hein, nous nous adressons à tous les internautes. »

Frédérick Moulin

 

 

Transcription du discours d'ouverture de Ségolène Royal à l'UPP Justice par MEAGSR/F.M.

 

Bonsoir à tous,

Merci d’être nombreux rassemblés pour notre Université Populaire sur la justice, le jour-même de la journée nationale des magistrats et de tous les métiers liés au bon fonctionnement de la justice.

Et je vous demande d’accueillir nos invités ; je vais refermer mon introduction parce qu’il y a quand même beaucoup d’invités qui ont beaucoup de choses à dire, et je vais leur passer sans tarder la parole. Je vous demande donc d’accueillir Béatrice Patrie (Applaudissements nourris), ensuite Marc Trévidic (Applaudissements nourris), Jean-Michel Clément (Applaudissements), Antoine Garapon (Applaudissements), Jean-Pierre Mignard qui interviendra également tout à l’heure (Applaudissements), et je remercie bien sûr Dominique Bertinotti, que l’on connaît bien (Applaudissements, cris enthousiastes).

Alors c’est vrai qu’il y a un grand malaise de l’institution judiciaire, peut-être un seul mot résume ce grand malaise, ne serait-ce que le budget de la justice : la France se place au 35ème rang sur 37 de l’ensemble des pays du Conseil de l’Europe, vu le peu de cas qui est donné à l’institution judiciaire,  juste derrière l’Arménie et l’Azerbaïdjan, on aurait aimé un meilleur rang de classement pour la République française.

Entre 2006 et 2010, le budget des services judiciaires a augmenté de 0,8%, alors que dans le même temps le contentieux civil a augmenté de 58% et le contentieux pénal de 10%. Dans le même temps, l’Espagne augmentait ses budgets pour la justice de 26%, le Portugal, de 24%, et tout à l’avenant pour les autres pays européens.

 

Ségolène intro MEAGSRFM 2

(MEAGSR/F.M.)

Comme je l’avais dit pendant la campagne présidentielle de 2007, je m’étais engagée à doubler le budget du ministère de la Justice, eh bien mes chers amis, cet engagement est plus que jamais d’actualité, et c’est vrai qu’une République digne de ce nom, qui veut reposer sur ses trois piliers que sont le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire, doit consacrer à la justice les moyens humains de fonctionner dignement car c’est le signal du respect de la République pour l’indépendance de l’autorité judiciaire. (Applaudissements, « Bravo ! »)

Au delà, bien évidemment, mais ils sont très importants,  des enjeux matériels, financiers, ce respect dû à un budget conséquent à l’institution judiciaire, il y a bien sûr le grand malaise qui repose sur un certain nombre de causes : d’abord la critique faite aux juges, sur fond de médiatisation incessante de certaines affaires, certes malheureuses, mais non exceptionnelles. Jamais le mépris et la défiance à l’égard des juges et du monde judiciaire n’ont été autant institutionnalisés et instrumentalisés.

Nous devons aussi faire face à la dégradation des grands principes de groupe : il n’est plus tolérable que notre démocratie continue à souffrir du doute qui entache l’action publique en matière pénale. Il faut que les autorités d’enquête ne dépendent pas dans leur nomination, leur discipline et leur action du pouvoir exécutif. Le poison distillé dans l’esprit public par les affaires Woerth-Bettencourt, Clearstream ou Karachi affaiblit le parquet sans cesse accusé de partialité ou suspecté de sujétion.

Et puis il y a l’annexion de l’institution judiciaire à des fins purement électoralistes : par exemple, 4 textes en 4 ans sur la récidive sans que la sécurité des Français n’en soit améliorée. La sécurité au sens large, bien sûr, et j’ai envie, à propos de la sécurité et de la justice, d’évoquer le rapport qui vient d’être rendu public aujourd’hui sur la violence dans l’institution scolaire, où plus de 10% des élèves se sentent agressés ou sont agressés à l’école. Quelle dégradation de l’institution scolaire ! Voyez quand les grands services publics de la République française, le justice, l’Education nationale, sont confrontés à de tels dysfonctionnements, alors on se dit que la démocratie est bien malade.

 

Ségolène intro MEAGSRFM 1

(MEAGSR/F.M.)

Et cela ce n’est pas une fatalité ; il faudra donc reconstruire, et ce sera un des chantiers majeurs en 2012, reconstruire le Pacte Républicain, en donnant aux Français la garantie qu’ils peuvent compter sur une justice qui fonctionne bien, sur une éducation qui fonctionne bien, bref, sur des institutions qui fonctionnent bien, qui ne sont pas au service d’un pouvoir exécutif dévoyé et frappé par une grave crise morale, et que ces institutions fonctionnent bien au service de tous les citoyens, quelle que soit leur situation dans la société française, qu’ils soient riches ou qu’ils soient pauvres, car l’enjeu du rétablissement de tous les citoyens devant les services publics, c’est aussi un élément clé de notre combat pour 2012, et pour rendre la République française aux Français et aux citoyens ! (Applaudissements nourris, « Bravo ! », cris enthousiastes)

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