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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 19:15

drapeau_tunisie-1-.gif Le 17 décembre 2010, Mohamed Bouazizi, s’est immolé parce qu’on lui retirait son gagne-pain et depuis cette date un vent de révolte a soufflé en Tunisie et ensuite dans le monde arabe. Le mouvement populaire tunisien a abouti à la fuite du dictateur Ben Ali le 14 janvier 2011. A noter que cette révolution a  été entreprise sans l’aide des  islamistes  Cette révolution s’apparenterait plus à un Mai 68 qu’à une révolution iranienne. : ce sont des jeunes qui en majorité ont  participé à la chute du régime. Ces jeunes pour la plupart instruits étaient massivement au chômage !

 

L’histoire récente de la Tunisie a été une histoire d’abus et de transgressions. Les Tunisiens, tout au long de leur histoire, ont supporté la dictature et la confiscation de leurs libertés. Mais ils ont eu également à souffrir d’abus d’une gravité extrême. Leurs droits les plus élémentaires ont été bafoués, de manière systématique. Tortures, viols, emprisonnements abusifs, négation des droits de la défense et du droit à un procès équitable, aucune liberté de la presse (langage unique )… L’arbitraire était la loi commune, et la justice l’exception. Cet ordre des choses doit être renversé.

 

A l’heure actuelle 51 partis se sont présentés en vue de l’élection mais un sondage  de notoriété effectué la semaine dernière  prouve que les tunisiens  connaissent très peu de partis mis à part celui qui a été au pouvoir pendant plus de 30 ans le RCD et le parti intégriste Ennhada.. mais ils  n’ont aucune idée du parti pour lequel ils vont voter ! Un jeune homme interviewé à la télévision  a déclaré «  je veux pouvoir prier ou boire un verre si j’en ai envie !

Trois mois après, la Tunisie se bat pour sauvegarder sa révolution et réussir sa transition vers une nouvelle république démocratique (élection de l'Assemblée constituante prévue le 24 juillet 2011)

La mission qui incombe à la Constituante que les Tunisiens éliront le 24 juillet prochain est une mission de refondation. La République, proclamée le 25 juillet 1957, doit être totalement refaite.

Le chantier est plus vaste que l’on ne l’imagine. Il comporte en réalité deux aspects distincts :la Constituante devra rédiger une nouvelle Constitution d’une part et également  choisir un type de régime : le régime semi-présidentiel, également appelé régime mixte qui est celui qui paraît le plus à même de concilier les exigences contradictoires de la démocratie et de l’efficacité.

Les droits et libertés de l’individu doivent être proclamés, garantis et sanctifiés par la Constituante, par l’intermédiaire d’une déclaration qui serait à la Révolution tunisienne ce que la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen a été pour la Révolution française de 1789.

Les femmes ,qui ont joué un grand rôle dans cette révolution, ont rédigé un Manifeste qui comporte notamment trois points : l’égalité des sexes, la dignité des femmes et la justice sociale.

Les derniers mois qui arrivent seront cruciaux pour la Tunisie : élire un parti laïc, démocratique  qui respectera les libertés essentielles !

C’est cela aussi le paradoxe tunisien : écartelé entre ses racines musulmanes et ses aspirations occidentales : comme a dit le poète et écrivain tunisien Abdelwab Meddeb : pourquoi regarder vers la Turquie alors que nos racine sont également du côté de l’Espagne ou du Portugal ?

Ce qui est sûr c’est que l’exemple tunisien, quel qu’il soit, sera certainement imité dans tout le monde arabe , tout comme l’a été sa révolution !

 

Annie Novelli


 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 22:46

Photo Razak[1] Les primaires vont avoir lieu et nous pouvons compter sur Ségolène Royal pour enfin imposer le débat d’idées à gauche. Ce débat est  nécessaire comme le montrent les taux d’abstention aux dernières élections et les désertions de militants au sein des partis.  Ces réalités prouvent qu’il ne suffit pas de parler fort pour faire adhésion. L’appui de relais, aussi puissants soient-ils, n’empêchent pas les électeurs de se méfier des discours contradictoires et des alliances factices.
L’attente d’autre chose est palpable.

Les primaires sont un nouveau droit, et on peut faire le pari que de très nombreux citoyens  frustrés de tant de confusion vont s’emparer de ce privilège pour pousser une offre politique indépendante et soucieuse d’améliorer la vie quotidienne du plus grand nombre; plus qu’un vote utile qui arrange les conservatismes d’appareil, l’écoute sera en direction d’une offre politique positive, transversale et volontariste.

Royal ouvre des perspectives

Avec ses propositions économiques et sociales, Ségolène Royal rassemble le peuple de gauche, à la fois :
- parce qu’elle se situe en rupture d’une social-démocratie perçue comme trop faible à réellement défendre les acquis sociaux et bousculer les règles de la finance ;
- mais aussi parce qu’en se plaçant sur le terrain de la croissance verte, Royal est du côté de l’emploi et du pouvoir d’achat, trouvant des solutions alternatives opérationnelles là où d’autres se résignent sous les effets de la mondialisation.

Volontarisme et opérationnel sont 2 mots clés dans la démarche de Ségolène Royal, notamment en comparaison des déclarations d’intentions des autres projets. Ses propositions d’expérience et de terrain, déjà appliquées, en appui d’une réflexion sur la mondialisation, offrent un singulier contraste de vérité : ce sera l’heure de la politique par la preuve.

Citons cette phrase tirée du très édifiant discours de la Rochelle 2010, à propos du soutien aux PME ou de la promotion des SCOP : « les donneurs d’ordre préfèrent s’adresser à des ouvriers maîtres de leur production plutôt qu’à des entreprises délocalisables ».

Royal va plus loin et plus clairement

Ce que l’on peut retenir de sa logique exposée dans de nombreuses interventions ? 
L’efficacité économique est conditionnée par le progrès social, le progrès social est garanti par des services publics renforcés. L’humain au cœur, à l’avant-garde de toute décision politique pour faire cohésion sociale ; le redressement de la France  s’appuie sur les 3 piliers égaux : l’économique, le social, l’environnement, rien ne va sans l’autre.

Souvent les politiques se sont raccrochés à un pan de cette phrase mais aucun n’a autant imbriqué l’économique et le social, ni revendiqué aussi ouvertement, non pas la défense, mais la nécessité d’une puissance publique renouvelée. Plus avec Ségolène Royal que d’autres, nous savons que les services publics priment sur les tentations de privatisations, et qu’ainsi  cohésion sociale et intérêt général prévalent.

La capacité à se battre pour l’intérêt général et ne rien lâcher au tout-finance sera un atout incontestable pour les primaires, surtout si la question des retraites revient sur la table. Plus de volontarisme vaut mieux que de longs discours, et l’on se souvient comme S.Royal avait démonté en une image la mainmise des assureurs privés.  Sa démonstration n’a pas été reprise, ni d’ailleurs la proposition de débouché politique via le Référendum d’Initiative populaire, les salariés ont perdu leurs droits, les appareils ont perdu la confiance des salariés.

Lors des débats sur les retraites, la taxe carbone, pendant le sauvetage d’Heuliez, Royal va plus loin et plus clairement que ses camarades pour identifier les injustices et pousser des solutions innovantes. En terme de propositions sociales : faire des conditions de travail une question centrale, sécurité sociale professionnelle qui accompagne le salarié, interdiction des licenciements économiques en cas de profit, représentation syndicale là où le Medef est présent, Royal défend l’individu et fait du progrès social une priorité.

En dénonçant la spéculation financière partout où c’est possible, en défendant l’emploi et en redonnant de la vigueur à la puissance publique, Ségolène Royal se place au-delà du consensus et réactive la bataille idéologique que beaucoup croyaient abandonnée à la droite. Le peuple ne peut renouer en confiance avec la politique que si celle-ci se bat pour eux.

Changement de méthode

Royal va plus loin, est plus claire, mais est aussi plus ambitieuse pour son projet.
En proposant un nouveau modèle social où chacun des acteurs économiques est responsabilisé, l’Etat, les entreprises et les individus, S.Royal pose les articulations nécessaires pour que tous les Français soient concernés par le changement de société. Ce rapport différent à la démocratie, cet équilibre recherché des rapports de force, est typique de sa différence avec les dirigeants traditionnels qui envoient du haut des propositions catégorielles vers le bas.

C’est donc l’expérience, le terrain, la preuve, la volonté de toujours repousser les résistances qui distingueront la candidature de Ségolène Royal. Nous savons, car elle l’a déjà fait, que cette responsable politique a conscience de vivre dans le monde (et non juste derrière ses fiches techno) et qu’elle n’hésitera pas à dépatouiller le vrai immobilisme et dénoncer, toujours plus en amont si nécessaire,  les réglementations internationales.
C’est une candidature que l’on a enthousiasme à porter car elle permet de renouer avec fierté avec 2 notions qui font notre identité de gauche : l’avant-gardisme et la primauté de l’intérêt général. C’est l’espoir d’une république apaisée, démocratique par les actes.

Relevons le défi avec Ségolène Royal en 2012 !

Sophie

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 19:17

 

La-crise-portugaise-s-invite-au-sommet-de-Bruxelles-sur-l-e

José Sócrates, premier ministre portugais démissionnaire du PS (Partido Socialista), expliquant hier soir à la télévision que le pays ne pouvait plus se refinancer

 

Message Facebook du jeudi 7 avril 2011 à 10:53

Le Portugal au bord de l'effondrement. La spéculation contre l'euro fait rage.

Pourquoi ? Tout est reparti comme avant dans une inertie invraisemblable. Il est plus qu'urgent de séparer, dans les banques, les activités spéculatives et les activités de prêts aux entreprises.

Les politiques économiques communes qui devaient accompagner la mise en place de l'Euro sont trop timides. Il faut vite un sursaut.

 

 

Ségolène Royal
Le Portugal en grande difficulté.La spéculation contre l'Euro est violente.Faute d'autorité sur les banques qui continuent comme avant.

Il y a 10 heures 

 

Euronews : "Hier, les banques portugaises annonçaient se détourner des emprunts d'Etat et appelaient Lisbonne à solliciter une aide d'urgence européenne."

 

 

Euronews : "José  Sócrates a démissionné le 23 mars après le rejet de son 4ème plan d'austérité en 11 mois par les députés. Le Parlement a été dissous dans la foulée, des législatives anticipées sont prévues le 5 juin. Conséquence, une nouvelle dégradation de la note de la dette du pays et de celle des banques portugaises. Hier, ces dernières annonçaient se détourner des emprunts d'Etat et appelaient Lisbonne à solliciter une aide d'urgence européenne. Reste qu'un tel soutien ne peut être accordé que sous conditions, la cure d'austérité est loin d'être terminée pour les Portugais."

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 23:58

 

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Accompagné de Jacques - le fils d'Aimé Césaire - Nicolas Sarkozy s'est incliné devant la plaque installée au Panthéon en mémoire du poète, le 6 avril 2011 (Eric Feferberg/AFP)

 

Ségolène Royal
Je sors de l'hommage rendu à Aimé Césaire.C'est plaisant. l'auteur du discours de Dakar et des bienfaits de la colonisation s'est incliné.


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Dessin de Plantu

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La fresque d'Aimé Césaire, au centre du Panthéon, durant la cérémonie d'hommage à l'homme ; en bas, à gauche, les marches qui menaient à l'espace où se tenait Sarkozy pendant son allocution à un pupitre

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 22:00

164708_1742143281217_1467755058_31778987_5160394_n-copie-1.jpg13200 c’est le nombre d’Interruptions Volontaires de Grossesses qui ont été réalisées sur des mineures en 2006.

Contre ce drame inacceptable dans notre société, cette situation de détresse de ces milliers de jeunes filles, la Présidente de la région Poitou Charente, Ségolène Royal avait souhaité réagir.

En 1999, alors Ministre délégué à l'enseignement scolaire du gouvernement Jospin, Ségolène Royal avait déjà autorisé les infirmières scolaires à distribuer la pilule du lendemain aux collégiennes et lycéennes.

En novembre 2009, Ségolène Royal proposait de créer le Pass contraception. Il se présentait sous la forme d’un carnet de chèques, avec des tickets pour une visite chez un médecin et chez un gynécologue ainsi qu'un bon d'échange en pharmacie pour un moyen contraceptif.

Ce Pass contraception devait être distribué gratuitement par les infirmières scolaires dans les lycées de sa région. C’était aussi un moyen d’ouvrir un temps d’information et de dialogue pour faire reculer le nombre de ces drames.

 

Mais le pouvoir en place l’avait interdit ! Le ministre de l’éducation nationale Luc Chatel avait réussi à stopper l’initiative de la socialiste.

 

Combien d’avortements ont été réalisés depuis novembre 2009 chez des jeunes filles mineures ?

Combien de douleurs, combien de pleurs, combien de solitudes de ces jeunes fille abandonnées par un pouvoir incapable ?

Combien de drames avant que le pouvoir ne réagisse enfin ?

 

La secrétaire d’Etat à la jeunesse Jeannette Bougrab vient de confier une mission au gynécologue Israël Nisand sur la contraception et l’avortement des jeunes filles. La secrétaire d’Etat a par ailleurs déclaré au sujet de la contraception anonyme et gratuite « c’est une piste que l’on doit aborder, la réflexion doit être menée ».

Ils réfléchissent encore, mais toujours pas de décision !

 

Lorsque l’inaction du pouvoir en place face à un drame de ce type fait perdurer une telle situation, alors qu‘il a été informé de la situation, on est en droit de parler d’un pouvoir criminel pour non assistance à personne en danger !

 

Philippe Allard

 

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 10:47

 

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Les primaires ont réellement commencé lundi 4 avril 2011 avec un clip vidéo diffusé à travers tout le pays.

C’était aux Etats-Unis – en France on aura un calendrier plus court, puis il faudra encore attendre au moins 3 mois, pour les socialistes – et c’était le premier clip de campagne du président sortant Barack Obama qui avait annoncé sa candidature le jour-même.  Son titre ? « It begins with us », « Ça commence avec nous », rassemblait le témoignage d’Américains de tous âges, sexes et communautés.


Barack Obama
We asked Americans around the country what the 2012 campaign means to them. Watch the video:

 

« It begins with us » reflète bien sûr l’importance des citoyens qui vont voter, et des militants qui vont donner de leur temps pour la campagne du président Obama, de cet aspect très « participatif » de la campagne. Mais ce titre en appelle aussi au cœur de la démocratie américaine, la Constitution américaine, qui commence par : « We, the people of the United States… », « Nous, le peuple des Etats-Unis… ».

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Première constitution américaine acceptée le 17 septembre 1787 par une convention réunie à Philadelphie et e,ntrée en vigueur le 4 mars 1789

Les personnes interrogées dans le clip ont été soigneusement choisies pour n’oublier personne : hommes et femmes, jeunes, personnes dans la vie active, et personnes plus âgées, des noirs, des européens, des hispaniques.

Le commentaire de la vidéo explique :

« La politique en laquelle nous croyons ne commence pas par des publicités à la télévision ou par des spectacles somptueux, mais avec vous, avec les personnes qui s’occupent de l’organisation de la campagne quartier par quartier, parlant aux voisins, aux collègues et aux amis. »

Ce qui n'est pas sans rappeler la démarche de Ségolène Royal et de Désirs d'avenir...

La campagne de Barack Obama promet d’être ambitieuse, et déjà ses adversaires pointent du doigt les coûts potentiels et, avec beaucoup de mauvaise foi, "l'impossibilité" d'être et président des Etats-Unis et candidat à plein temps.

 

Barack Obama
While I stay focused on the job you elected me to do, the work of laying the foundation for our campaign must start today.

 

L'équipe d'Obama poursuit en commentaire du clip :

« Nous commencerons par faire quelque chose de totalement nouveau : coordonner des millions de conversations en face à face, entre supporters, à travers tous les Etats, rétablissant le contact entre de vieux amis, incitant de nouvelles connaissances à rejoindre notre camp, et à préparer le combat de l’année prochaine. ».

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Devise du Président Obama sur son site : "I'm asking you to believe noy just in my ability to bring about real change in Washington... I'm asking you to believe in yours" - "Je ne vous demande pas juste de croire en ma capacité à apporter de réels changements à Washington... Je vous demande de croire en la vôtre" Barack Obama 

La machine politique pour la présidentielle américaine est donc en route aux Etats-Unis ; en 48 heures d’existence, le premier clip vidéo d’Obama a été disséqué, analysé, critiqué, le tout sans pitié et sans complaisance, par toute la presse du pays, et par internet.

Pendant ce temps là, en France, on attend la primaire écologiste pour dans deux mois, et la primaire socialiste entre le 14 juillet et octobre. Nous voterons pour la présidentielle en avril-mai 2012 ; les Américains auront 6 mois de plus, puisqu’ils se rendront aux urnes en novembre 2012. En tout, par rapport aux socialistes, c’est 9 mois de campagne en plus que les Etats-Unis, habitués aux primaires, estiment nécessaires, par rapport à notre calendrier. Ce n’est certainement pas un hasard, et l’organisation de primaires dans chaque Etat n’explique pas tout.

Frédérick Moulin

 

 


Traduction du clip par MEAGSR/F.M. & F.M. 

 -Eh bien, il semble que les campagnes des deux dernières élections que nous avons eues ont marqué une sorte de tournant dans la vie politique.

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-Je suis un peu nerveuse sur le sujet. Cette fois ça y est ! L’élection de 2012 !

-Je pense que la campagne doit prendre en compte les changement que nous avons vécu au cours des 30 derniers mois. À cette époque, nous avions un sénateur, un outsider, personne ne pensait qu’ils avait la moindre chance, et maintenant c’est lui le Président !

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-J’ai juste perçu en lui l’énergie et l’espérance qu’il incarnait pour le pays. Même si je ne pouvait pas encore voter à l’époque, je savais qu’un jour je serais capable de contribuer à le faire réélire, et c’est ce que j’ai l’intention de faire.

-Nous ne nous en remettons pas à la chance, nous ne nous en remettons pas à : « Oh, vous savez, le président sortant… » - ce genre de chose. C’est une élection que nous devons gagner.

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-Et malheureusement, le Président Obama est une personne, il ne peut pas aller … – en plus, il a un travail. Nous lui versons un salaire pour le mandat qu’il accomplit. Donc, nous ne pouvons pas dire, ne pourriez vous pas vous échapper de votre Bureau Ovale et venir pour nous stimuler tous ?  Donc nous ferions mieux de nous débrouiller tous seuls.

-Ça m’est impossible de ne pas m’impliquer. Il y a juste trop de choses qui sont essentielles avec ce qui se passe maintenant.

-En tant que communauté, nous avons tous les mêmes problèmes. Nous voulons tous que nos enfants aillent à l’école. Nous voulons qu’ils aient des diplômes, nous voulons qu’ils aient du travail ; nous voulons que les gens aient une maison, nous voulons qu’ils aient leur chance.

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-Je ne suis pas d’accord avec Obama sur tout, mais je le respecte et je lui fais confiance. [Argumentaire pour les Indépendants, NdlR] 

-Il y a tellement de sujets qui n’ont pas encore été traités, et qui doivent l’être. Et nous voulons que ces sujets soient traités par le Président Obama.

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-J’avais cette impression que la politique, ce n’était que du spectacle, que ce n’était que de petites phrases. Mais la politique, c’est la façon dont nous nous gouvernons nous-mêmes. Voilà ce que c’est, la politique. Maintenant à la base, il s’agit d’individus parlant à d’autres individus, et ça change tout.

 

-oOo-

 

Transcription du clip par MEAGSR/F.M.

-Well, it seems like the last couple of elections that we’ve had have been almost kind of turning point campaigns.

-Kind of nervous about it. So it gets coming. Here it is! 2012 the election!

-I think it needs to reflect the changes that we’ve seen in the last two-and-a-half years. Then we had an underdog senator; nobody thought that he had a chance, and now he is the President!

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Katherine : "Then we had an underdog senator; nobody thought that he had a chance, and now he is the President !"

-I just saw the energy and hope that he had for this country. Even though I couldn’t exactly vote at the time, I knew that some day I’d be able to help reelect him and that’s what I plan on doing.

-We’re not leaving it up to chance; we’re not leaving it up to : “Oh, you know, the incumbent …” – that type of thing. It’s an election that we have to win.

-And unfortunately, President Obama is one person, he cannot go… – plus, he’s got a job. We’re paying him to do a job. So, we can’t say, here, could you just take some time off and come and get us all energized? So we’d better figure it out.

-I can’t not be involved. There’s just too much that is fundamentally important right now that is going on.

-As a community we all have the same concerns. We all want our kids to go to school and learn. We want them to graduate, we want jobs to be out there, we want people to have homes, we want people to have opportunity.

-I don’t agree with Obama on everything. But I respect him and I trust him.

-There are so many things that are still on the table that need to be addressed. And we want them to be addressed by President Obama.

-I had this perception that politics was all show, it was all soundbites. But politics is how we govern ourselves. That’s what politics is. Now at the grass-roots level, it’s individuals talking to other individuals, and making a difference. 

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 09:47

Photo Razak[1]Sérieuse anomalie dans la démocratie

L’important, c’est l’anomalie, de la mesurer, de la débusquer partout et de ne la perdre de vue à aucun moment .

Quand on a essayé tous les correctifs, toutes les politiques ciblées – « On a tout essayé , disait Mitterrand à propos du chômage, et rien ne marche »- quand, de dispositif en dispositif , on ne parvient toujours pas à obtenir le résultat attendu, c’est-à-dire la démocratie politique, économique, sociale et culturelle, alors il est temps de faire comme en physique, de changer de paradigme, il faut accepter de passer de la physique de Newton à celle d’Einstein. Il faut mobiliser maintenant les ressources de la démocratie participative.

On sait aujourd’hui que l’école de la République, l’école de l’égalité des chances et de la carte scolaire, conforte les inégalités sociales, que les enfants de migrants, d’ouvriers, d’employés ont de bonnes chances de quitter cette école sans diplôme  et  de rater leur entrée dans la vie active, au mépris de l’intérêt général. En 1945 la France a inventé le système de prévoyance et de sécurité sociale le plus juste du monde et voilà que l’accès aux soins est devenu de plus en plus difficile pour les plus pauvres, que, corps médical et corps infirmier réunis, l’hôpital crie sa misère et l’impossibilité où il se trouve d’assurer sa mission , au mépris de l’intérêt général. 56% des citoyens n’exercent plus leur droit de vote, 56% des citoyens ne s’intéressent plus à être représentés, ne font plus confiance à la représentation élue pour répondre à leurs aspirations et pour  résoudre les difficultés de la vie. 56% des citoyens s’exilent de la cité en principe démocratique.

Alors, c’est peu de dire qu’il y a quelque chose qui cloche dans la démocratie telle qu’elle existe en France aujourd’hui, et qu’il faut la changer..

La démocratie participative n’a pas toutes les solutions clés en main. En revanche , elle se donne des moyens vérifiables d’en trouver parce qu’elle donne  la parole au peuple, parce qu’elle met en mouvement la société réelle et fait disparaître les écrans qui empêchent les politiques de l’entendre . Elle seule peut faire le tour des anomalies, des défauts de la démocratie devenus insupportables, c’est-à-dire des injustices. Les connaissant, puis les portant à la réflexion des experts, elle construit les seuls moyens objectifs de les combattre et de fabriquer une société respectueuse des hommes et des femmes et riche de tous leurs talents . Avec la démocratie participative, dont Ségolène Royal nous montre la méthode et l’efficacité, nous avons la conviction de bâtir un nouveau paradigme démocratique pour le XXIème siècle,

Relevons le défi avec Ségolène Royal en 2012 !

Lucile Bourquelot

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 21:17

 

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Ségolène Royal et Aimé Césaire sous le fronton de la mairie de Fort-de-France le 26 janvier 2007 (AFP)

 

Article publié sur Facebook le mardi 5 avril 2011 à 18:20

Un hommage est rendu au Panthéon à Aimé Césaire, qui m’avait fait la générosité d’être président du comité de soutien de ma campagne présidentielle. Je me souviens de sa main prenant la mienne sous le fronton de la mairie de Fort-de-France. De cette phrase qui m'avait tellement touchée : « Elle a su nous écouter » (vous le voyez ci-dessus en photo avec son regard malicieux).

« Colonisation = chosification » écrit Aimé Césaire dans le Discours sur le colonialisme, porté par une langue magnifique. Il nous rappelle combien les violences coloniales ont déshumanisé le colonisateur autant que le colonisé, instillé leur poison dans les veines de l'Europe et contribué à « l'ensauvagement d'un continent » devenu à son tour cible de barbaries d'abord rôdées outre-mer. Il avait qualifié la loi sur les bienfaits de la colonisation « loi de la honte ».

« Nègre » était une insulte. Il en fit une fierté et l'étendard d'un combat pour l'égalité. Avec Damas et Senghor, ils poussèrent le « grand cri nègre » contre l'aliénation et le mimétisme, pour le droit d'inventer sa propre route. « Nègre je suis, nègre je resterai », a-t-il écrit, mais aussi : plus nous serons nègres, plus nous serons des hommes car il voulait l'universel enrichi de toutes les singularités.

Le Cahier d'un retour au pays natal à la fin des années 30 fut une somptueuse poétique de la souffrance. « Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n'ont pas de bouche, ma voix la liberté de celles qui s'affaissent au cachot du désespoir ». Il a tenu parole, fidèle au parti-pris de toute une vie.

Aimé Césaire tenait la culture pour vitale, bien commun de première nécessité qui devait être accessible à chacun. C'était, avec François Mitterrand, un sujet de conversations amicales. La culture, disait-il, est notre arme par excellence car elle contient tout ce que l'humanité a inventé pour rendre le monde vivable et la mort affrontable.

À l'Assemblée nationale, où il siégea avec les socialistes durant les quinze dernières années de son mandat, son talent oratoire subjuguait même ceux qui ne partageaient pas ses idées.

Merci à celui dont la parole annonce que « les hommes de bonne volonté feront au monde une nouvelle lumière ».

Ségolène Royal

 

Ségolène Royal
Je serai demain à l'hommage national à Aimé Césaire.en reconnaissance de la présidence du comité de soutien à l'élection présidentielle.

 

 

BONUS TRACK : Ségolène Royal et Aimé Césaire sous le fronton de la mairie de Fort-de-France le 26 janvier 2007

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 08:03

 

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Même cheminement d’esprit de chaque côté de l’Atlantique, chez Ségolène Royal en Poitou-Charentes, et chez Barack Obama aux Etats-Unis ?

Barack Obama s’adressait, pour son « Weekly Address », du samedi 2 avril 2011, son « Rendez-Vous hebdomadaire » avec les Américains, depuis l’espace client d’un centre UPS du Maryland. Tout un symbole : un président qui parle juste et franc à ses concitoyens, en illustrant son discours d’un exemple concret.

Le président Obama était en effet venu illustrer sur le terrain son Plan pour un Avenir Energétique Sûr, présenté mercredi 30 mars à l’Université de Georgetown au cours d’un discours de trois quarts d’heure.

Il a donc parlé hausse du prix de l’essence« un problème qui touche les familles et les entreprises », augmentation du rendement des véhicules, qu’ils soient à essence, électriques, hybrides, au biocarburant ou au gaz naturel, et amélioration du rendement des biocarburants et des batteries électriques. Il a souligné que les constructeurs automobiles américains étaient en avance sur les véhicules électriques, ou hybrides en appoint. Barack Obama a aussi indiqué que le gouvernement fédéral montrera l’exemple en renouvelant complètement sa flotte automobile d’ici quelques années, avec des véhicules mus par une énergie propre, et que des flottes d’entreprises privées parmi les plus importantes du pays avaient emboîté le pas au gouvernement, comme UPS, FedEx, AT&T, Verizon et Pepsico, et qu’il espérait un effet d’entraînement important de ces pionniers. Il a rappelé que tout cela était possible grâce à « la plus grande ressource renouvelable de l’Amérique : notre ingéniosité », donc l’innovation, et a marqué sa volonté d’ « encourager l’apparition de nouveaux produits et de nouveaux projets ». Le but du président américain ? « Nous assurer que les Etats-Unis d’Amérique seront le pays des emplois et des industries de demain. C’est ainsi que nous gagnerons notre pari sur l’avenir. »

Car c’est l’un des objectifs finaux du déploiement de l’ « ingéniosité » : « d’innombrables créations d’emplois » :

« Cette semaine, nous avons appris que l’activité économique avait créé 230 000 emplois supplémentaires dans le secteur privé le mois dernier. Ce qui porte à 1 800 000 le nombre d’emplois créés dans le secteur privé au cours des 13 derniers mois. C’est un bon signe. Mais il faut garder le rythme. ».

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 Une parenthèse : bien sûr, le président Obama parle d’abord forages pétroliers et consacre la première partie de son discours à l’amélioration du rendement des véhicules à essence. Mais nous sommes aux Etats-Unis, ou des années de choix énergétiques ont amené le pays à dépendre pour sa consommation en énergie du gaz et du pétrole à 62,1% et du charbon à 22,4% : les Etats-Unis dépendent à 84,5% des énergies fossiles ! Par ailleurs, les élections de novembre dernier ont fait perdre la Chambre des Représentants aux Démocrates : le président Obama doit composer avec des Républicains qui ont juré sa perte. Pour le moment, ce sont eux qui courent à leur perte : plus de 50% des Américains font confiance à Obama. Mais un faux-pas médiatique pourrait tout remettre en cause, y compris le rétablissement d’une majorité démocrate dans les eux chambres.

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 À l’échelle de la Région Poitou-Charentes, nombre des thèmes abordés par le président Obama sont au cœur de la politique que mène Ségolène Royal : une présidente qui parle juste et franc à ses concitoyens, en illustrant son discours d’exemples concrets (la « politique par la preuve ») ; la hausse du prix de l’essence – un problème qui touche les familles et les entreprises ; l’amélioration du rendement des biocarburants et des batteries électriques ; l’offensive sur les véhicules électriques avec Mia Electric ou Eco&Mobilité ; l’achat de véhicules électriques pour la flotte automobile de la Région et par des communes (La Rochelle, …) ; le recours à l’ « ingéniosité » des Picto-Charentais, et donc à l’innovation (brevets verts) ; la volonté d’encourager l’apparition de nouveaux produits et de nouveaux projets avec les aides et bourses régionales.

Le but de la présidente de la Région Poitou-Charentes ? S’assurer que le Poitou-Charentes sera la Région des emplois et des industries de demain pour gagner son pari sur l’avenir.

Et l’objectif final du déploiement de l’ « ingéniosité » picto-charentaise : d’innombrables créations d’emplois.

Ainsi, Ségolène Royal se place d’emblée, dans tous ces domaines, sur la même ligne que le président Obama qui dirige la première économie mondiale et l’une des plus dynamiques. Le projet du Parti socialiste présenté aujourd’hui et les idées défendues par les candidats (putatifs) à la primaire organisée par le PS seront-ils à la hauteur ? Réponse d’ici le mois d’octobre.

Barack Obama, lui, s’est déclaré candidat à la primaire démocrate hier, lundi 4 avril 2011 pour des élections en novembre 2012, plus d’un an et demi avant. Les socialistes français auront moins d’un an.

Frédérick Moulin

 

 


Traduction du "Weekly Address" du président Barack Obama samedi 2 avril 2011 par F.M. & F.M.

Bonjour à tous,

Je vous parle aujourd’hui depuis l’espace clients d’UPS à Landover, dans le Maryland. Eh bien, je suis venu vous entretenir d’un problème qui touche les familles et les entreprises comme celle-ci : l’augmentation du prix de l’essence ; et de ce que nous pouvons faire, nous les Etats-Unis, pour réduire notre dépendance au pétrole venant de l’étranger. Cette semaine, j’ai publié un Plan pour un Avenir Energétique Sûr. Il s’agit d’une stratégie visant à diminuer nos importations de pétrole en provenance du monde entier et de renforcer notre économie domestique.

Une partie de cette stratégie implique d’intensifier nos recherches de pétrole ici, en Amérique. En fait, notre production de pétrole a atteint l’an dernier son plus haut niveau depuis 2003, et nous voulons encourager un forage plus sûr et plus responsable où cela est possible.

Mais la vérité, c’est que le forage à lui seul ne constitue pas une véritable stratégie pour se substituer à notre dépendance au pétrole étranger. Et c’est parce que même maintenant l’Amérique consomme 25% du pétrole mondial, alors que nous ne disposons que de 2% des réserves de la planète. Même si nous utilisions jusqu’à la dernière goutte du pétrole que nous détenons, ce serait encore insuffisant pour satisfaire nos besoins à long terme.


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Donc la sécurité énergétique n’existera véritablement que si nous trouvons le moyen de consommer moins de pétrole, que si nous investissons dans des carburants plus propres et ayant un meilleur rendement : c’est ce que nous avons fait depuis que j’ai pris mes fonctions. Par exemple, nous sommes parvenus à un accord avec les principaux constructeurs automobiles pour qu’ils augmentent les niveaux de rendement de leurs voitures et de leurs camions. Donc si vous achetez une nouvelle voiture, une plus faible consommation d’essence vous permettra d’économiser environ 3 000 dollars ; au total, cela permettra au pays d’économiser environ 1,8 milliards de barils.

Donc il nous faut construire sur cette avancée. Comme nous améliorons le rendement de nos voitures et camions, nous allons utiliser de nouvelles technologies pour alimenter nos véhicules, de biocarburants jusqu’au gaz naturel et aux batteries les plus performantes. Et la bonne nouvelle, c’est que ces technologies ne relèvent plus de la science-fiction ! Elles existent aujourd’hui. Déjà, les constructeurs automobiles américains produisent des véhicules électriques qui utilisent peu ou pas d’essence. Et les innovateurs à travers l’Amérique sont en train de tester de nouveaux produits qui sont incroyablement prometteurs, pas seulement pour les nouveaux véhicules, mais aussi en termes d’innombrables créations d’emplois.

Pour aider ce nouveau marché à démarrer, le gouvernement fédéral a doublé le nombre de véhicules mus par une énergie propre dans sa flotte. Dans prochaines années, nous allons remplacer la totalité de la flotte, et je suis ici chez UPS, parce que le gouvernement ne sera pas le seul à agir. Des entreprises telles qu’UPS, FedEx, AT&T, Verizon et Pepsico, des sociétés qui détiennent les plus grandes flottes du pays sont en train de remplacer leurs véhicules par d’autres au meilleur rendement. Et à travers notre partenariat pour des flottes « propres », conduit non pas par le gouvernement mais par le secteur privé, des entreprises, plus nombreuses encore, vont renouveler leur flotte avec des véhicules électriques et hybrides, pas par bonté d’âme, mais parce que c’est bon pour leurs résultats financiers.

Le but est simple : quand j’ai été élu président, l’Amérique importait 11 millions de barils de pétrole par jour. À travers ces mesures inédites, d’ici à une dizaine d’années nous aurons réduit ce chiffre d’un tiers. Et ce faisant, notre économie notre économie sera moins exposée aux fluctuations erratiques des prix du pétrole. Nous allons utiliser de nouvelles sources d’énergie qui ne détérioreront pas notre climat et nous allons encourager l’apparition de nouveaux produits et de nouveaux projets en puisant dans la plus grande ressource renouvelable de l’Amérique : notre ingéniosité. Nous savons combien cela est important.

Cette semaine, nous avons appris que l’activité économique avait créé 230 000 emplois supplémentaires dans le secteur privé le mois dernier. Ce qui porte à 1 800 000 le nombre d’emplois créés dans le secteur privé au cours des 13 derniers mois. C’est un bon signe. Mais il faut garder le rythme, et le passage à une économie basée sur une énergie propre nous aidera à le faire. Nous ferons tout pour nous assurer que les Etats-Unis d’Amérique seront le pays des emplois et des industries de demain. C’est ainsi que nous gagnerons notre pari sur l’avenir. C’est ainsi que nous transmettrons à nos enfants une Amérique plus sûre et plus prospère qu’avant.

Merci et passez tous un bon week-end.


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Barack Obama : "C’est ainsi que nous transmettrons à nos enfants une Amérique plus sûre et plus prospère qu’avant." / "That’s how we’ll leave our children an America that’s more secure and more prosperous than before."


Transcription du "Weekly Address" du président Barack Obama 2 avril 2011 par MEAGSR/F.M.

 Hello everybody.

I am speaking to you today from the UPS customer center in Landover, Maryland. Well, I came to talk about an issue that’s affecting families and businesses just like this one: the rising price of gas, and what we can do as a country to reduce our dependence on foreign oil. This week, I released a Blueprint for a Secure Energy Future. It’s a strategy to reduce the oil we import from around the world and to make our economy stronger at home.

Part of the strategy involves increasing our oil exploration right here in America. In fact, our oil production last year reached its highest level since 2003, and we want to encourage more safe, responsible drilling where we can.

But the truth is, drilling alone is not a real strategy to replace our dependence on foreign oil. And that’s because even now America uses 25% of the world’s oil, we currently have only about 2% of the world’s oil reserves. Even if we used every last drop of all of the oil we have, it wouldn’t be enough to meet our long-term energy needs.


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So real energy security can only come if we find ways to use less oil, if we invest in cleaner fuels and greater efficiency: that’s what we’ve been doing since I took office. For example, we secured an agreement from all the major auto companies to raise the fuel efficiency standards of their cars and trucks. So if you buy a new car, the better gas mileage is going to save you about $ 3,000 ; altogether, this will save us about 1.8 billion barrels of oil as a country.

So we need to build on that progress. As we make our cars and trucks more efficient, we ‘re going to harness new technologies to fuel our vehicle from everything from biofuel to natural gas to advanced batteries. And the good news is, these technologies aren’t science fiction anymore. They exist today. Already, American car companies are producing electric vehicles that use little or no gas. And innovators across America are testing new products that hold incredible promise, not just for new vehicles, but for countless new jobs.

To help jumpstart this market, the federal government has doubled the number of clean energy vehicles that we have in our fleet. In the next few years, we ‘re going to switch the entire fleet over, and I’m here at UPS because it’s not just the government getting in on the action. Companies like UPS, FedEx, AT&T, Verizon, and Pepsico, firms with some of the largest fleets in the country are switching to more efficient vehicles. And through our clean fleets partnership, driven not by government but by business, more companies are going to be switching to electric and alternative vehicles too, not out of the goodness of their hearts, but because it’s good for their bottom lines.

The goal is simple: when I was elected at this office, America imported 11 million barrels of oil a day. Through these novel steps, by a little more than a decade from now, we will have cut that by one third. And by doing so, we’re going to make our economy less vulnerable to wild swings in oil prices. We’re going to use some new sources of energy that don’t impair our climate and we’re going to spark new products and businesses all over the country by tapping America’s greatest renewable resource: our ingenuity. We know how important this is.

This week, we learned that the economy added 230,000 private sector jobs last month. That makes 1.8 million private sector jobs created in the last 13 months. That’s a good sign. But we have to keep up the momentum, and transitioning to a clean energy economy will help us do that. We will ensure that the United States of America is the home of the jobs and industries of tomorrow. That’s how we’ll win the future. That’s how we’ll leave our children an America that’s more secure and more prosperous than before.

Thanks, and have a great weekend.

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 22:23

Photo Razak[1]Toutes les études d'opinion le montrent, les Français arrivent dans le peloton de queue des pays développés concernant leur confiance dans l'avenir collectif de leur pays. Cet état constitue en lui même un handicap dans le contexte de la mondialisation. En prélude à la campagne des primaires qui s'annonce nous allons tenter d'examiner les critères qui permettront de sélectionner le ou la candidat(e) qui sera le plus capable de redonner aux Français cette capacité d'appréhender l'avenir avec un minimum d'enthousiasme.

 

 Premier élément du manque de confiance, le gouvernement. Il est à la tête du pays et de ce fait, il doit montrer l'exemple. Hors dés le lendemain de sa nomination, Sarkozy en allant faire sa retraite méditative sur le yacht de son ami Bolloré, affichait sa proximité vis à vis du monde de l'argent. Dès lors tout était permis. Le bouclier fiscal et les conflits d'intérêts qui viennent alimenter chaque jour les médias sont venus pourrir l' atmosphère en montrant que les effets de la crise ne sont pas équitablement partagés par toutes les classes de la société et creusent le divorce entre le monde politique et ceux qu'il protège vis avis des autres citoyens. Il est clair que l'équipe dirigeante qui prendra les rennes en 2012 devra rompre avec ces pratiques. Et si, comme nous l'espérons, cette équipe sera une équipe enmenée par le PS, celle ci doit montrer l'exemple en balayant dés à présent devant sa porte (Cf l'affaire des frères Guérini à Marseille).

Un des gages de sa probité passe par l'adoption des recommandations de la commission Sauvé, formée par le gouvernement actuel et dont il y a fort à parier que les travaux resteront dans les tiroirs jusqu'à la prochaine mandature!

Un autre gage est celui de l'engagement du non cumul des mandats qui est la source de conflits d'intérêts et la cause du manque de proximité des politiques vis à vis des français. Et l'on peut regretter qu'à part de rares exemples, seul(e)s certain(e)s élu(e)s s'appliquent déjà à eux (elles) mêmes cette règle adoptées par le PS à de multiples reprises.

La confiance en la juste distance vis à vis des milieux financiers est une condition nécessaire. Elle n'est pas suffisante pour autant si l'on en juge par le gouvernement Jospin dont la probité n'a jamais été mise en cause. En effet, on sait comment celui ci perdit une large partie de son crédit en avouant son impuissance face aux licenciements: «il ne faut pas tout attendre de l'état» déclarait il à propos de l'annonce de 7500 licenciements par MICHELIN en 1999, ajoutant« je ne crois pas qu'on puisse administrer désormais l'économie. Ce n'est pas par la loi, les textes, qu'on régule l'économie» Sarkozy fit un moment illusion à son début de mandat en semblant prendre à bras le corps les problèmes les uns après les autres. Mais son dynamisme se transforma rapidement en une vaine agitation qui éloigna encore plus les Français de la politique. Et nous ne nous étendrons pas içi sur les promesses non tenues du candidat Sarkozy («travaillez plus pour gagner plus!...») qui n'incitent pas au respect des politiques et auxquelles il convient d'opposer la politique par la preuve.

Autre condition : la maîtrise des sciences et des techniques. Les politiques n'aiment pas aborder ce sujet mais il leur faut bien admettre que les sciences et les techniques façonnent avec les finances notre univers de façon prépondérante. Et plutôt que de courir après, mieux vaut les accompagner. C'est pourquoi nous accorderons une place essentielle au rôle qui sera attribué à l'expertise scientifique et à la démocratisation du processus d'élaboration et de décision des politiques scientifiques et technologiques. La catastrophe de la centrale de Fukushima va marquer considérablement les esprits et porter un nouveau coup à la confiance aveugle sur les effets salutaires du progrès technique. Il en sera de même sur les nanotechnologies si l'on n'y prend garde.

 

Quelles conditions pour pour redonner aux Français le goût et la confiance envers la politique ?

 

Dans leur livre, «La société de défiance» Yann Algan et Pierre Cahuc font l'analyse suivante. «La France est engagée dans un cercle vicieux dont les coûts économiques et sociaux sont considérables. Depuis plus de vingt ans, des enquêtes menées dans tous les pays développés révèlent qu'ici plus qu'ailleurs, on se méfie de ses concitoyens, des pouvoirs publics et du marché. Cette défiance allant de pair avec un incivisme plus fréquent... Or la défiance et l'incivisme, loin d'être des traits culturels immuables, sont alimentés par le corporatisme et l'étatisme du modèle social français. En retour, le manque de confiance des Français entrave leurs capacités de coopération ce qui conduit l'Etat à tout réglementer et à vider de son contenu.» Nous donnerons deux exemples pour illustrer ce constat.

Chacun a en mémoire la façon avec laquelle le gouvernement à mené le débat sur la retraite qui aboutit à la loi votée dans la hâte le 9 novembre 2010. Alors que tout le monde savait que la question de la retraite allait être mise tôt ou tard à l'ordre du jour, il n'est venu à l'idée d'aucun gouvernement de prendre les mesures pour contraindre les entreprises grandes et petites à améliorer les conditions de travail de façon telle que chaque travailleur arrive au terme de sa carrière dans les meilleures conditions physiques possibles. "un homme cadre de 35 ans peut espérer vivre encore quarante-sept ans, dont trente-quatre, indemnes de toute incapacité, et un ouvrier, quarante et un ans, dont vingt-quatre sans incapacité". Les travaux qui nécessitent un effort physique intense, les travaux en horaires décalés et ceux nécessitant une exposition à des substances toxiques demandent une compensation. Hormis ces cas difficilement éliminables, il eut été pertinent depuis longtemps de diminuer la pénibilité du travail en incitant financièrement les entreprises à ouvrir des négociations au sein des CHSCT dont les pouvoirs auraient été élargis et grâce à la médecine du travail dont la mission aurait été redéfinie. Faute de quoi le gouvernement est obligé de définir par la loi «une nouvelle possibilité de retraite anticipée au titre de la compensation de la pénibilité, dans des conditions (notamment celles relatives au taux d’incapacité) qui seront précisées par décret». Encore une occasion ratée de diminuer la souffrance humaine, les charges de l'état (et notamment celles de la sécurité sociale) et qui auraient pu aller de pair avec l'émergence d'un modèle social basé sur la confiance mutuelle.

Olivier Galland est sociologue, directeur de recherche au CNRS, au Groupe d’études des méthodes de l’analyse sociologique (Gemas) de l’université Paris-IV. Il a publié Les jeunes Français ont-ils raison d’avoir peur ? chez Armand Colin. Il décrit que 60 % des jeunes Danois affichent une bonne confiance en leur avenir contre 20 % chez les Français. La jeunesse hexagonale se caractérise par un profond pessimisme sur son avenir personnel et celui de la société en général. Dans la plupart des pays nordiques, il existe une culture de la confiance grâce aux méthodes scolaires qui ne sont fondées ni sur la compétition, ni sur la sélection ou les redoublements… Les rapports élèves-professeurs sont beaucoup plus coopératifs et égalitaires qu’en France. Les jeunes n’ont pas le sentiment que tout se joue à l’école et tentent ensuite un certain nombre d’expériences pour trouver leur voie, en les vivant comme une période d’enrichissement personnel et non d’instabilité destructrice. Il serait très utile que la France prenne conscience que son système éducatif fonctionne comme une machine à casser les destins. La façon dont est conçue la formation des jeunes en France est un révélateur de la façon dont une société considère sa jeunesse …

Donc on voit bien à travers ces deux exemples qu'il convient d'abandonner l'état d'esprit qui procède d'une présence dominatrice de l'Etat. Il convient de lui substituer un modèle plus décentralisé, plus participatif et donc plus responsabilisant. C'est une véritable révolution que nous appelons de nos voeux et qui sera de nature, nous semble t il à renouer à terme avec la confiance. Nous ne prétendons pas dans ces quelques lignes avoir fait le tour des questions auxquelles le (la) futur(e) président(e) de la république devra répondre avec son gouvernement. Notre objet est seulement d'inviter chaque électeur de gauche à examiner le programme et les réalisations des candidat(e)s aux primaires à l'aune de chacun des critères défini dans le présent essai pour déterminer celui ou celle qui sera le (la) plus capable de redonner aux Français la confiance en l'avenir.

 

Jean Pierre Guilbert

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