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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 22:39

20110426_-_FCPE_Jeanne_d-Arc_-_PARIS_13e_-16--1-.jpgOn le sait depuis la campagne présidentielle de 2007, Ségolène Royal doit tout à l’école de la République. C’est grâce à l’école qu’elle a pu s’émanciper et sortir d’une condition fixée d’avance. Elle fera de brillantes études qui lui permettront d’intégrer l’ENA dans la promotion Voltaire.

 Son histoire personnelle peut expliquer une grande part de son engagement pour la défense de l’école de la République.   Lionel Jospin lui confiera d’ailleurs dans son gouvernement de 1997 à 2000 l’Enseignement scolaire.

 

 Candidate aux Primaires de l’automne prochain, la socialiste veut maintenir dans ses propositions cette priorité : « l’éducation, encore l’éducation, toujours l’éducation ».

 

 Compte-tenu de son engagement comment pouvait-elle rester insensible à « la casse » de l’école publique orchestrée par la politique de Nicolas Sarkozy ? Car il s’agit bien d’une casse. Au nom d’une idéologie libérale qui veut une réduction drastique du nombre des fonctionnaires, le gouvernement de Nicolas Sarkozy est en train de mettre à bas l’école républicaine qui aura de plus en plus de mal à répondre à sa mission : donner à tous l’égalité d’accès au savoir. Avec des classes surchargées, quelles seront demain les conditions d’enseignement dans nos écoles alors que la situation actuelle n’est déjà pas brillante ?

 

 C’est à tout un pilier de la République auquel s’attaque le pouvoir en place.

 

 Mais la socialiste n’entend pas rester inactive.

 Elle dénonce les 60000 emplois supprimés dans l’éducation et pourfend le plan annoncé pour la prochaine rentrée scolaire. C’est en effet 1500 classes   qui vont fermer à la rentrée  !

 Elle lance la bataille scolaire pour l’école de la République. Ce mardi, elle est venue soutenir les parents d’élève d’une école du 13è. Arrondissement à Paris. Elle se rendra vendredi en Gironde pour défendre encore l’école attaquée par un pouvoir qui se croît tout permis au nom d’une idéologie du passé.

 Elle appelle les Françaises et les Français à la résistance pour la sauvegarde de l’école de la République.

 

 Que les Français et les Françaises ne restent pas insensibles à cet appel si nous voulons donner à tous les enfants de la République la plus belle des égalités, l’égalité d’accès à l’instruction.

 Et lorsqu'on lui parle du coût de l'éducation, la socialiste rétorque : "Essayez donc l'ignorance! Essayez donc la violence à l'école! Essayez donc l'échec scolaire, et vous verrez donc combien ça coûtera cher !".

 

Philippe Allard

 

20110426_-_FCPE_Jeanne_d-Arc_-_PARIS_13e_-06--1-.jpg

 

 

RTL.fr  

RTL Radio Ecouter

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 18:07

1271976156[1]       Alors que certains ont les yeux rivés sur les sondages qui font les jours heureux des instituts et de certains analystes politiques, pour débat en vase clos, Ségolène Royal avance et se prépare à sa présidence en 2012.

 C’est qu’il n’y aura plus de temps à perdre en 2012. Après les cinq ans de pouvoir de Nicolas Sarkozy, la France a pris beaucoup de retard dans de nombreux domaines. Celui qui devait réformer la France n’a pas mené les bons chantiers. Les discours, les slogans, les déclarations tonitruantes n’ont rien fait avancer. Les indices sont au rouge, l’économie est en panne et les inégalités se sont creusées. La France va avoir besoin d’élan, de dynamisme, car le monde avance rapidement. Il serait faux de croire que l’agitation d’hier impose une phase d’immobilisme. La « Force tranquille » n’est pas l‘inaction, bien au contraire, c‘est la capacité à mener les évolutions nécessaires avec l‘assentiment du plus grand nombre, donc avec concertation.

 

 Sans encore définir ses priorités, on voit déjà surgir, dans ses interventions, les principaux chantiers de la Présidence de Mme Royal :

- La réforme fiscale pour se donner des marges de manœuvre comme elle a pu l’aborder lors de la rencontre organisée par la Fondation Terra Nova et le Nouvel Observateur.

- La machine économique à relancer en garantissant la justice sociale. La France a manqué d’une politique industrielle pour aider et soutenir l’innovation des petites industries. Elle n’a pas su accompagner les mutations agricoles pour faire vivre les petits producteurs. La loi du marché ne peut suffire.

- L’urgente mutation écologique sous l’impulsion d’un Etat portant l’innovation pour créer les nouvelles énergies et productions et faire émerger de nouveaux emplois.

- Le pacte pour l’emploi des jeunes indispensable pour créer une nouvelle dynamique. La France ne peut pas laisser en marge une partie de sa jeunesse comme c‘est le cas aujourd‘hui.

- L’énorme chantier de la réforme scolaire pour restaurer l’école républicaine et mettre fin aux inégalités criantes.

A ces grands chantiers, il faut ajouter tous les autres domaines, car pour Ségolène Royal il n’y a pas de sujets mineurs pour une France d’avenir.

 

Mais à quel homme ou quelle femme va-t-elle faire appel pour l’aider dans ce travail gigantesque ?

Ségolène Royal avait déclaré que Dominique Strauss Kahn ferait un très bon premier ministre. Mais combien sont-ils, combien sont-elles à pouvoir occuper cette fonction ? Combien d’hommes ou de femmes d‘expérience ? Mais pas seulement, car il faudra surtout une force, un volontarisme pour mener les chantiers voulus par la Présidente.

Nul doute que les prétendants seront nombreux le jour de la victoire…

Pour l’heure, Ségolène Royal observe, juge l’engagement et les capacités des uns et des autres. La campagne doit aussi servir à faire surgir dans les territoires, au-delà de la capitale, les hommes et les femmes de talent pour mener tous les chantiers et faire avancer la France. Avec peut-être un peu plus de femmes que d’hommes dans la nouvelle équipe… c’est aussi cela le changement.

 

Philippe Allard

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 08:50

 

Alex MEAGSR 3 header

Alexandre Delaigue

Ségolène Royal définissait mardi dernier, lors de son interview par Ruth Elkrief sur BFM TV, la baisse du pouvoir d'achat subie par les Français en termes simples :

"Qu’est-ce que c’est qu’une baisse du pouvoir d’achat ? Ce sont des salaires insuffisants et ce sont des prix trop élevés."

Alexandre Delaigue, économiste, auteur de Nos phobies économiques aux éditions Pearson Education, a participé au tournage d'une courte vidéo de 5 minutes qui décortique les deux aspects du problème en France, sur le plan psychologique et sur le plan économique, deux plans intriqués. Alexandre Delaigue y joue le rôle du psychanalyste-économiste, et le journaliste celui du Français-patient.

Il explique notamment comment le "biais Bill Gates" explique le fait que l'INSEE ne cesse de dire que les prix ont peu augmenté, alors que les Français ressentent fortement cette augmentation. Il explique aussi l'importance, qui s'ajoute au "biais Bill Gates", de la psychologie dans la perception de la hausse, par cette phrase d'actualité :

"Lorsque vous êtes à la pompe à essence, la seule chose que vous avez à faire pendant que vous remplissez le réservoir de votre voiture, c’est de regarder un énorme panneau lumineux qui vous indique le prix du carburant. Donc c’est un prix auquel vous allez être extrêmement sensible, beaucoup plus sensible par exemple que l’évolution du prix des machines à laver, que lui vous ne regardez probablement pas tous les jours."

 

Alex MEAGSR 1

 

Rappelons, on ne le fera jamais assez, que mardi sur BFM TV Ségolène Royal proposait une solution simple à ce problème de l'essence :

"J’ai proposé, vous le savez, et le Parti socialiste aussi, que nous puissions bloquer, que le gouvernement bloque la hausse du prix de l’essence, c’est possible, c’est l’article 410-2 du code du commerce, il faut le redire, parce que le gouvernement dit que c’est impossible : si, c’est possible. On pourrait donc déjà, pour protéger les Français qui sont très inquiets de cette flambée du prix de l’essence, bloquer l’augmentation du prix de l’essence."

Le "biais Bill Gates" attaque le problème de la baisse du pouvoir d'achat par l'autre bout : celui des "salaires insuffisants". Mediapart, qui a consacré un article récemment à l'échec du "président du pouvoir d'achat", évcrivait à la fin de son article :

"C'est ce que l'économiste Alexandre Delaigue nomme «le biais Bill Gates» dans la vidéo ci-dessous, réalisée par L'Expansion.com : si un milliardaire arrive dans un bar et consomme à la hauteur de ses moyens, la facture va gonfler. Statistiquement, en divisant la facture par le nombre de clients, on pourra dire que le pouvoir d'achat moyen a progressé. Mais cette hausse est trompeuse, puisque le pouvoir d'achat de la majorité des clients, lui, n'a pas bougé. Or sur ce terrain des inégalités de revenu, force est de constater que le bilan de Nicolas Sarkozy est nul."

Frédérick Moulin

 

 


 

Transcription de la vidéo de L’Expansion.com par MEAGSR/F.M.

Docteur, mon pouvoir d’achat n’arrête pas de baisser.

Alexandre Delaigue : alors ça c’est une inquiétude qui est partagée par un très, très grand nombre de Français, qui est régulièrement entretenue par ce que l’on peut lire dans les journaux ou voir à la télévision.

Si on prend ce qui s’est passé de 2000 à 2010, on peut observer un énorme décalage, et un décalage qui s’est accru entre d’un côté ce que l’INSEE nous dit sur l’évolution du pouvoir d’achat des Français, et de l’autre côté, ce que les Français perçoivent comme étant l’évolution des prix et de leur pouvoir d’achat.

La façon dont l’INSEE calcule l’indice des prix est une façon qui est juste, mais qui n’a pas vocation à mesurer l’évolution pour tout le monde du pouvoir d’achat, c’est ça qui est un petit peu paradoxal avec l’indice des prix.

Or le problème, c’est que lorsqu’on raisonne sur la consommation moyenne de l’ensemble des Français, personne n’a cette consommation-là, personne n’achète les 11 000 produits qui servent à calculer l’indice des prix.

Vous êtes en train de me dire que les prix n’augmentent pas ?

Alexandre Delaigue : alors après, il y a toute une série de chose dont le prix a effectivement monté, ce qui correspond le plus souvent à des dépenses quotidiennes, que l’on fait souvent, sur lesquelles on regarde beaucoup le prix.

 

Alex-4-MEAGSR-enorme-pannea-lum-essence.jpg

À la pompe à essence, on ne peut que "regarder un énorme panneau lumineux qui vous indique le prix du carburant"

L’exemple typique, c’est l’évolution du prix de l’essence. Lorsque vous êtes à la pompe à essence, la seule chose que vous avez à faire pendant que vous remplissez le réservoir de votre voiture, c’est de regarder un énorme panneau lumineux qui vous indique le prix du carburant. Donc c’est un prix auquel vous allez être extrêmement sensible, beaucoup plus sensible par exemple que l’évolution du prix des machines à laver, que lui vous ne regardez probablement pas tous les jours.

Sur le logement, il y a effectivement une vraie question à avoir, les prix de l’immobilier ont quasiment augmenté en France de 170% depuis 1998, donc ils ont plus que doublé, c’est une évolution extrêmement importante. Le problème, et là c’est quelque chose qui explique là aussi le décalage, c’est que l’acquisition d’un logement est considéré par l’INSEE comme un investissement, c’est-à-dire que lorsque vous achetez un logement très cher, ensuite c’est quelque chose que vous pourrez revendre, ce qui n’est pas le même chose que si vous achetez un beefsteak, vous aurez du mal à le revendre après l’avoir consommé.

Du coup, on considère que, étant bien d’investissement, ce n’est pas quelque chose qui a vocation à rentrer dans l’indice des prix, contrairement, par contre, au loyer. Or il se trouve qu’une partie de ce qui caractérise l’évolution de l’immobilier, c’est un décalage entre l’évolution des loyers d’un côté, et l’évolution des prix à l’achat de l’immobilier de l’autre côté. Bien évidemment, cette mesure, elle a un sens tout à fait naturel du point de vue du comptable national, mais du point de vue de la personne qui veut acheter son logement, c’est pas du tout la même chose.

Je vous assure, c’est pas juste un sentiment, mon pouvoir d’achat a vraiment baissé…

Alexandre Delaigue : si vous avez 20 personnes moyennes, donc des Français qui touchent le revenu médian des Français, c’est-à-dire 25 000 euros par ménage et par an, qui sont dans un bar.

 

Alex MEAGSR 2 explose

Alexandre Delaigue : "Vous faites rentrer Bill Gates là-dedans. Le revenu moyen explose, mais pour 10 d’entre eux, celui-ci n’a pas du tout changé"

Vous imaginez, vous avez une dizaine de personnes. Leur total de revenus, c’est 250 000 euros, puisqu’ils sont 10. Vous faites rentrer Bill Gates là-dedans. Le revenu moyen explose, et donc on va dire d’un seul coup : le pouvoir d’achat des clients un bar a fortement augmenté, mais pour 10 d’entre eux, celui-ci n’a pas du tout changé.

Et ça c’est quelque chose qui est très important, c’est que l’indice des prix va être sensible du coup aux inégalités, et au fait que si le revenu du petit pourcentage de personnes les plus riches augmente significativement pendant que celui des autres stagne, on va avoir l’impression d’une augmentation moyenne du pouvoir d’achat, alors que pour 90% de la population, il n’augmente pas.

C’est comme ça qu’on peut réconcilier le décalage entre un indice des prix qui prend toute la population, mais qui du coup est touché par les biais, le fameux « biais Bill Gates-qui-rentre-dans-un-bar », et le ressenti d’une très grande partie de la population.

Mais de ce fait, on voit ici le problème qui est posé par la focalisation sur la peur du pouvoir d’achat. Elle a conduit à faire toute une série de mesures politiques très symboliques et de très faible efficacité, vous savez, ces moments où on a réuni au ministère de l’Economie tous les dirigeants de la grande distribution en leur disant ; « Attention, c’est très mal, il ne faut pas que les prix augmentent. ».

C’est une façon de focaliser l’attention sur ce qui semble être le problème immédiat, le prix de ce que j’achète augmente, mais qui néglige un problème beaucoup plus fondamental, qui est l’évolution des inégalités de revenu en France.

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 21:33

 

Scenario-EDF.jpg

"Le scénario d'EDF", source "Les Echos"


 

La hausse scandaleuse du prix de l’électricité de 30 %

est injuste et antidémocratique

Les Français sont pris en otage par une décision imposée brutalement d’en haut par le gouvernement. Il faut un vrai débat sur l’avenir énergétique de la France et c’est avec les Français qu’il faut décider des choix et des financements.

Avec cette nouvelle hausse, les citoyens et les entreprises sont durement frappées, dans leur pouvoir d’achat et dans les coûts de production.

Il faut développer massivement l’énergie solaire et éolienne pour préparer l’après nucléaire.

Or c’est malheureusement le contraire qui est fait aujourd’hui.

Message Facebook de Ségolène Royal de mercredi 20 avril 2011 à 12:24

 

 

Ségolène Royal
Les Français sont pris en otage par la hausse brutale de 30% des prix de l'électricité. Il faut un vrai débat sur la politique énergétique.
20 Apr via web

 

-oOo-


les-echos

 23/03/11 | 02:00 | mis à jour à 12:08 | Thibaut Madelin

Electricité : EDF propose à l'Etat d'augmenter les tarifs d'environ 30 % en cinq ans

Dans le cadre de la réforme du marché de l'électricité, l'électricien public revendique des conditions qui devraient augmenter la facture du particulier de 6,5 % par an jusqu'en 2015. Sans faire une demande formelle, il a approché le gouvernement pour proposer des solutions pour réduire cette hausse annuelle à 5,1 %.

Contrairement au message officiel, la réforme du marché de l'électricité risque bel et bien d'entraîner des hausses de tarif pour les clients d'EDF. Dans le cadre de la loi Nome (nouvelle organisation du marché de l'électricité), l'électricien public vient de proposer aux pouvoirs publics un dispositif qui amènerait à augmenter la facture des particuliers de 5,1 % à 6,5 % par an jusqu'en 2015, inflation comprise. Une nette rupture avec les hausses des dernières années, comprises entre 1 % et 3 % par an. Sur cinq ans, cela aboutirait à une augmentation de 28 % à 37 %. Les prix français resteraient malgré tout compétitifs en Europe, plaide-t-on chez EDF. [lisez la suite ici]

 

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 08:30

 

Photo Razak[1]

 

Voilà qui aurait pu s’intituler aussi bien « le défi de la persévérance », voire de « l’opiniâtreté » que Jean-Marc Ayrault reconnaît à Ségolène Royal, si ce n’est que la persévérance en tant que telle ne prend tout son sens qu’au service d’une réflexion aboutie, dans une réelle cohérence politique et sociétale. L’histoire d’Heuliez est l’exemple même de cette cohérence.

Lorsqu’au mois de mars 2011 Ségolène Royal s’est rendue au Salon International de l’Auto de Genève pour présenter la Mia, voiture électrique sortie des ateliers de l’ancienne usine Heuliez, en compagnie du principal actionnaire de Mia Electric, l’entrepreneur allemand Edwin Kohl, elle et le public présent avaient sous les yeux bien plus qu’un joli moyen de transport écologique. À elle seule, cette voiture est l’aboutissement d’un ensemble de chemins que la Présidente de la région Poitou-Charentes a fait converger dans une démarche d’une cohérence qui devrait toujours être celle des grands acteurs politiques de ce pays.

Le premier défi à relever était celui du sauvetage d’une entreprise qui semblait condamnée à mettre la clef sous la porte. Il fallait préserver des emplois à un moment où fermetures et délocalisations frappaient la région Poitou-Charentes au même titre que les autres. Personne alors ne donnait cher de la peau d’Heuliez et de ceux qui y travaillaient. Mais ceux qui se gaussaient de voir Ségolène Royal se lancer dans ce combat « d’arrière-garde », la caricaturant en Jeanne d’Arc d’une cause perdue, ne voulaient pas voir qu’au défi humain et industriel s’ajoutait celui du développement écologique.  Ce qui faisait la spécificité d’Heuliez était son savoir-faire en matière de véhicules électriques nouvelle génération : son sauvetage était un objectif totalement cohérent avec la politique d’excellence environnementale menée par le Conseil régional du Poitou-Charentes.

Une politique qui se veut et se révèle radicale, qui ne consiste pas simplement à « mettre du vert » dans telle ou telle domaine économique. Soutenir Heuliez entrait dans la démarche globale qui a fait du Poitou-Charentes une des régions phares d’Europe en la matière – qu’il s’agisse des transports, de l’agriculture, des économies énergétiques, du photovoltaïque ou, préliminaire indispensable, de la formation aux « métiers verts ».

Et c’est là qu’entre en jeu la cohérence ultime de la politique par la preuve, celle qui consiste, comme disent les Anglais, à « mettre son argent là où on a sa bouche » – en d’autres termes à se donner les moyens financiers d’appliquer ses engagements. Dès 2006, la Région est intervenue pour mettre en place un dispositif de sécurisation des parcours professionnels des salariés d’Heuliez pour qu’ils puissent continuer à travailler sur les véhicules électriques sans craindre de voir les portes de l’entreprise se fermer sous leur nez du jour au lendemain. Parallèlement, la création d’Eco&Mobilité a permis de regrouper les industries locales susceptibles de participer à une filière de production de véhicules électriques utilitaires.

Puis, ayant trouvé un partenaire allemand pour travailler à la construction de la Mia Electrique, la région Poitou-Charentes a pris une initiative totalement innovante qui a consisté à entrer elle-même dans le capital de l’entreprise à hauteur de 30%. Qui plus est, à la veille du Salon de Genève, Ségolène Roya et les autres actionnaires ont décidé une augmentation de capital de 7 millions d’euros pour consolider le développement de Mia Electrique. Le 28 mars, le Conseil régional adoptait le projet de lier alimentation des véhicules électriques et énergie renouvelable, portant notamment création d'un pôle de croissance verte à Cerizay, dans les Deux-Sèvres, siège de la production de la Mia , avec pour objetctif de regrouper le développement des véhicules électriques et tous les services innovants associés.

et amorcer une nouvelle démarche pour lier alimentation des véhicules électriques et énergie renouvelable avec notamment la création d’un pôle de croissance verte à Cerizay, dans les Deux-Sèvres, siège de la production de la Mia.

Cette cohérence que Ségolène Royal sait si bien démontrer au niveau de sa région, croit-on vraiment qu’elle ne saurait pas le faire au niveau de son pays ?

Of course she can !

Laetitia de Warren

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 07:50

 

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Ségolène Royal annonce les Etats généraux de la révolution fiscale hier à La Bellevilloise (MEAG avec SR/F.M.)

 

Ségolène Royal participait hier avec Thomas Piketty à l'UPP sur la fiscalité à La Bellevilloise, dans le 20ème arrondissement de Paris, de 19h30 à 21h30. Les débats étaient animés par Renaud Dély, directeur délégué de la rédaction du Nouvel Observateur, qui remplaçait Laurent Joffrin au pied levé, et par Olivier Ferrand, président de la Fondation Terra Nova.


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La salle était pleine à craquer à La Bellevilloise hier pour l'UPP sur la fiscalité (MEAG avec SR/F.M.)

La salle de La Bellevilloise était pleine à craquer, chauffée à blanc au sens propre comme au sens figuré, et la presse était très présente, TF1, France 2, La Chaîne Parlementaire (LCP), Canal +/ Le Petit Journal notamment.


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Les médias étaient très présent hier à l'UPP sur la fiscalité. On distingue Thomas Piketty, Renaud Dély et Ségolène Royal contre l'écran (MEAG avec SR/F.M.)

Pendant deux heures, Ségolène Royal et Thomas Piketty, ainsi que les deux animateurs, ont captivé la salle sur un thème qui est bien vite passé de la fiscalité à la révolution fiscale à appliquer « quand nous serons aux responsabilités », en 2012, comme l’a dit Ségolène Royal.

L’impôt sur le revenu a longuement été abordé, mais aussi la fiscalité écologique et la taxe carbone, point de clivage entre la candidate aux primaires et le professeur de l’Ecole d’Economie de Paris, soutien de la candidate de 2007. La TVA « sociale », monstruosité sémantique, a également  été abordée, l’impôt sur les sociétés effleuré.

Mais sans aucun doute, une des grandes surprises, très applaudie, de la soirée, a été l’annonce par Ségolène Royal, au bout d’une heure et demi de débats puis d’échanges avec la salle, du lancement dès maintenant des « Etats généraux de la révolution fiscale », après plusieurs messes basses et sourires complices échangés entre elle et son voisin de gauche, Olivier Ferrand, le président de Terra Nova.

 

Ségolène Royal
J'ai proposé l'organisation d'Etats généraux de la révolution fiscale pour une égale contribution capital-travail. Trés applaudie.
Il y a 11 heures via web

 

Olivier Ferrand et Renaud Dély, du Nouvel Observateur, ont répondu favorablement, sans que les modalités précises soient esquissées ; Ségolène Royal a annoncé la démultiplication des réunions du type de celle de La Bellevilloise au niveau des comités locaux de Désirs d’avenir, avec l’appui autant que possible de Thomas Piketty ; la réunion de La Bellevilloise devenant à ses yeux « l’acte I des Etats généraux de la révolution fiscale » : « nous devons aller partout sur le territoire pour être prêts en 2012 ! »

 

Ségolène Royal
J'ai fait une seconde proposition lors de ce débat : inscrire dans la Constitution la préservation des ressources de la Sécurité sociale.
Il y a 11 heures via web

 

Frédérick Moulin


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France 2... on tourne! (MEAG avec SR/F.M.)


Retranscription des débats sur les Etats généraux de la révolution fiscale par MEAGSR/F.M.

Ségolène Royal : tout a été très bien dit, d’ailleurs j’en profite une nouvelle fois pour souligner le travail remarquable de Thomas Piketty depuis des années, non mais c’est vrai, on avait déjà travaillé ensemble (Applaudissements) en 2007. Plus, plus le site [http://www.revolution-fiscale.fr/, NdlR], hein, c’est vrai que c’est très intéressant cette démarche participative, nous à Désirs d’avenir on y est particulièrement sensibles. Et c’est vrai qu’en écoutant tout cela, on va prendre d’autres questions, rassurez vous.


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Ségolène Royal et Olivier Ferrand (MEAG avec SR/F.M.)

Je me disais, en aparté d’ailleurs avec mon voisin, de Terra Nova, c’est-à-dire que l’idée quand même, puisqu’il y a quand même une base commune très solide entre les propositions que fait Thomas Piketty et les propositions du Parti socialiste comme on l’avait à l’instant, il reste un travail de conviction, de mobilisation des Français, et d’affinement, on l’a bien vu, sur un certain nombre de points, il ne s’agit pas bien évidemment de faire des débats interminables, mais de passer à l’action dès 2012 quand nous serons aux responsabilités.

Et je me demandais, compte tenu du succès du débat de ce soir, co-organisé par Terra Nova – Le Nouvel Observateur auxquels s’est joint Désirs d’avenir, si nous ne pourrions pas lancer maintenant finalement ces Etats généraux de la révolution fiscale dès maintenant, pour associer les Français dès maintenant dans cette dynamique associative, pour que nous puissions clarifier un certain nombre de choses (Applaudissements, « Bravo ! »), je ne sais pas, qu’est-ce que vous en pensez ?


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Olivier Ferrand et Ségolène Royal... (MEAG avec SR/F.M.)

Olivier Ferrand : oui je trouve que c’est une excellente idée puisque le débat fiscal, Thomas le disait, est compliqué, est parfois confisqué, et donc le démocratiser, et permettre aux Français de se l’approprier dans une phase d’accroche de l’élection présidentielle serait une bonne chose. On organise avec Le Nouvel Observateur le 17 et le 18 juin prochain à Strasbourg quelque chose qui pourrait… enfin, qui s’appelle « 100 idées pour la France », qui ne porte pas que sur la fiscalité, mais qui traite de manière participative, puisqu’on fera venir aussi des personnalités pas connues sur appel à propositions, qui auront déposé leurs idées sur un site participatif sur Internet, ce genre d’événement peut tout à fait servir à faire la réception d’Etats généraux spécialisés sur la fiscalité.

 

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Renaud Dély s'exprime sur la révolution fiscale (MEAG avec SR/F.M.)

Renaud Dély : bien sûr, ce prochain rendez-vous avec « 100 idées pour la France » les 17 et 18 juin à Strasbourg est ouvert, au-delà d’ailleurs des candidatures de X, Y ou Z, et au-delà-même du cadre du Parti socialiste. L’idée est d’aboutir, qu’il s’agisse du Nouvel Observateur ou de Terra Nova, à des propositions qui portent sur des valeurs qui nous sont communes, qui visent à faire fonctionner, justement, le pacte social et l’égalité républicaine dans ce pays. Donc au-delà, effectivement, de compétitions internes au Parti socialiste, de toute façon, la révolution fiscale est évidemment un thème déterminant de ces rencontres, ce thème-là en fera vraiment partie, bien sûr.

 

Sego-MEAGSRFM-1.jpg

(MEAG avec SR/F.M.)

Ségolène Royal : en tout cas, au sein de Désirs d’avenir, parce que c’est vrai que vous avez peut-être une obligation d’équilibre, en tout cas, moi ce que je vous propose au sein de Désirs d’avenir, c’est que nous puissions lancer, dans tous les départements, avec nos correspondants locaux, des réunions, et on va solliciter Thomas Piketty, qui ne pourra pas aller partout, mais dans le plus grand nombre d’endroits possibles, pour démultiplier les réunions comme celles-ci, parce que ce soir, je considère que c’est l’acte I des Etats généraux de la révolution fiscale, (Tonnerre d’applaudissements) et que nous devons aller partout sur le territoire pour être prêts en 2012 !

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 08:47

 

SR 24a cit REUSSIE


Ségolène Royal était l’invitée de Ruth Elkrief dans l’émission 19h Ruth Elkrief hier soir sur BFM TV. Au cours d’une émission d’une heure comprenant deux courts JT, Ségolène Royal a répondu aux questions de Ruth Elkrief pendant un peu plus d’une demi-heure.

Plusieurs thèmes ont été abordés au cours de la première partie de l’émission, avant le journal de 19h30 :

-la crédibilité de la parole politique de Nicolas Sarkozy et sa visite dans les Ardennes,

-la façon dont Ségolène Royal positionne sa candidature : « je veux être celle qui apporte des solutions concrètes aux problèmes que se posent les Français, et qui remet la France sur ses fondamentaux »,

-la crédibilité su projet socialiste,

-3 propositions qui visent à redonner du pouvoir d’achat aux Français :

1- le blocage du prix de l’essence par le gouvernement sut la base de l’article L 410-2 du code de commerce, comme fait par Pierre Bérégovoy en 1990,

2- la définition de 50 produits de base au prix bloqué, pour les produits alimentaires et les produits d’entretien, avec des produits et des prix déterminés par « des associations de consommateurs », « en partenariat avec la distribution et sous la médiation de l’Etat »,

3- et « un contrôle des marges tout au long de la filière agro-alimentaire », « demandé par nos agriculteurs et nos éleveurs désespérément depuis des années », avec « l’obligation d’acheter au moins 10% de leurs produits en circuit court » pour les grandes surfaces.

-la double réponse de Ségolène Royal à la suggestion des dires de certains par Ruth Elkrief sur la candidate aux primaires : « moins audible », « Elle s’est banalisée, elle est trop rentrée dans le rang » :

1- « les sondages sont tout à fait contestables en ce moment », commandés par « le petit système médiatico-politique élitiste »,

2- « La politique, c’est le peuple qui vient voter, et les Français ne se laisseront pas voler, voler leur vote, par un système élitiste médiatico-politique qui veut à l’avance leur dire qui est bien »,

-enfin, Ségolène Royal, interrogée par Ruth Elkrief sur « L’appel du 21 avril » qui vient d’être lancé à gauche, s’est pronocée en faveur d’une primaire ouverte, sur la bases d’idées et de propositions convergentes entre les écologistes et le PS, tout en soulignant : « maintenant, je ne sais pas s’ils vont l’accepter ».

Frédérick Moulin

 

 

 

Transcription de l'interview sur BFMTV de Ségolène Royal par MEAGSR/F.M.

Ruth Elkrief : voilà. On retrouve Ségolène Royal, merci beaucoup d’être avec nous, bonsoir.

Ségolène Royal : bonsoir.

Ruth Elkrief : vous êtes présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes, bien sûr, mais surtout candidate à la primaire socialiste, c’est-à-dire candidate à l’élection présidentielle de 2012, avec donc des élections au Parti socialiste à la rentrée 2011-2012. Merci d’être sur ce plateau BFM TV ce soir, après des semaines de discrétion, de retrait, je sais que vous ne vouliez pas céder aux petites phrases, que vous ne vouliez pas commenter les sondages, que vous vouliez un peu vous ressourcer sur le terrain. Alors pourquoi cette fin du carême médiatique ? J’ai lu une Une amusante, vous « tentez la résurrection à Pâques ».

Ségolène Royal, en riant : oui c’est amusant, en effet, la formule n’est pas mal trouvée, je dois dire.

Ruth Elkrief : c’est celle de Libération, notre confrère, et …

Ségolène Royal : mais vous savez, la politique, notamment la dimension présidentielle, c’est quand même un cheminement lourd, c’est un cheminement sérieux, et voyez-vous, moi j’ai toujours pensé que le silence et la capacité d’écoute étaient une garantie de la crédibilité de la parole. Aujourd’hui les Français sont fatigués des promesses politiques.

 

SR 09a

 

La campagne présidentielle de 2012 ne ressemblera pas à celle de 2007, parce que les Français voient bien, et on en a encore l’exemple avec la visite du président de la République dans les Ardennes, les Français voient bien qu’on les a bernés avec un certain nombre d’annonces et aujourd’hui, ils vont rechercher la crédibilité de la parole politique.

Ruth Elkrief : c’est ce qui vous a manqué, dans le fond, quand vous vous dites, quand je revois l’expérience de 2007, vous étiez quand même la candidate socialiste, vous êtes arrivée avec 47%, et ça fait partie de vos atouts, vous le dites souvent : « Moi, j ‘ai cette expérience ». Mais, quand vous revoyez cette expérience, vous vous dites aussi : il m’a peut-être manqué cette crédibilité, c’est pour ça qu’il faut que je la nourrisse aujourd’hui ?

Ségolène Royal, du tac au tac : je ne crois pas. Il ne m’a manqué aucune crédibilité, ça, ça fait partie, mais c’est logique, de la bataille politique et du dénigrement des adversaires, et parfois même au sein de son propre camp. Mais ne regardons pas le passé ; vous savez, moi je suis tournée vers l’avenir, les Français s’inquiètent de ce qu’ils sont en train de vivre aujourd’hui, et je crois que tout ce qui relève du nombrilisme ou de l’auto-observation est vraiment décalé, et vraiment ne correspond absolument pas à ce que les Français attendent, en tout cas, moi, ce n’est pas ma vision de la politique. Revenons plutôt à ce qui est en train de se passer aujourd’hui.

Ruth Elkrief : on va en parler, évidemment. J’ai juste une dernière question, parce que justement, est-ce que, lorsqu’on présente les différents candidats potentiels, Dominique Strauss-Kahn, on dit que ça va être un homme du centre-gauche, Martine Aubry, elle dit qu’elle rassemble la gauche, François Hollande, il dit qu’il est le pragmatique, le réaliste, vous, qu’est-ce que vous apportez aujourd’hui ? En 2007, vous étiez celle qui brisait les tabous, celle qui était un peu politiquement incorrecte quoi, par rapport au PS ? Cette fois, on a un peu de mal, on essaie de trouver. Comment, comment est-ce que vous définiriez votre candidature ?

 

SR 12b

 

Ségolène Royal : je veux être celle qui apporte des solutions concrètes aux problèmes que se posent les Français, et qui remet la France sur ses fondamentaux. Quels sont les fondamentaux de la France ? Ce sont les fondamentaux de la République française.

Et quand on voit en 5 ans à quel point les inégalités se sont creusées, à quel point aujourd’hui l’insécurité est généralisée, à quel point l’Ecole de la République, qui est au cœur de tous les combats, pour la justice sociale, est aujourd’hui gravement menacée, à quel point, on le voyait dans le reportage tout à l’heure, on voyait une petite retraitée pleurer, parce qu’elle n’arrivait plus à vivre dignement – est-ce qu’il est normal que la société française ne donne pas à ceux et celles qui on travaillé toute leur vie, de quoi vivre dignement ?voilà ce que je veux porter lors de l’élection présidentielle.

Ruth Elkrief : des solutions concrètes et le retour aux fondamentaux de la République Française, c’est ce que je retiens. Alors on va en venir à Nicolas Sarkozy, et à ses déclarations d’aujourd’hui, parce que lui il se disait le président du pouvoir d’achat, vous vous en souvenez, pendant la campagne de 2007. Et vous, c’est un de vos thèmes aussi.

Ségolène Royal : oui, bien sûr.

Ruth Elkrief : et c’est aussi un de vos thèmes. Est-ce qu’aujourd’hui c’est pas le manque, aussi, à gauche, c’est-à-dire qu’on va commenter ce qu’a dit Nicolas Sarkozy, mais à gauche on n’entend pas grand-chose sur ces questions-là, on n’entend pas le Parti socialiste proposer des choses concrètes aux Français ?

Ségolène Royal : mais si, le Parti socialiste propose des choses concrètes. Dans le projet du Parti socialiste, par exemple, il y a 10 propositions pour le pouvoir d’achat, qui partent du blocage des loyers lorsqu’il y a un changement de locataire, du contrôle des tarifications bancaires, de la nécessité de plafonner la rémunération des grands dirigeants dans les entreprises publiques, avec une hiérarchie salariale qui va de 1 à 20, de l’obligation de faire entrer – c’est une décision très importante et qui permet de déboucher directement sur la proposition de la prime de 1000 euros – l’obligation, disais-je, de faire rentrer dans les conseils d’administration, dans les conseils de surveillance, et dans les comités des salaires les salariés, précisément, comme dans toutes les grandes démocraties du nord de l’Europe, où les salariés sont dans les conseils d’administration, et s’occupent, non pas comme ça, une fois de temps en temps, parce que le président de la République fait un voyage, et qu’il faut en catastrophe trouver une proposition, mais qui s’occupent tout au long de l’année de la plus juste répartition des bénéfices entre les salariés, les détenteurs du capital, et l’entreprise.

Ruth Elkrief : concrètement, lorsque le président dit aujourd’hui, ben voilà, je veux qu’il y ait cette prime qui soit versée, qu’il faut que lorsque les entreprises qui font des bénéfices et qui reversent des dividendes et qui progressent dans les dividendes, eh bien il faut qu’il y en ait une part pour les salariés, vous ne pouvez qu’applaudir, et dire, ben il a raison, non ?

 

SR 13b

 

Ségolène Royal : écoutez, les salariés qui auront 1000 euros, qu’ils la prennent, ça sera toujours ça de pris. Mais ce qui est évident, c’est que c’est loin de résoudre et le grave problème du pouvoir d’achat, et le grave problème des bas salaires, et le grave problème – il y en a 3 – d’une plus juste répartition entre la rémunération du travail et la rémunération du capital, et lorsque Nicolas Sarkozy était allé, il y a 5 ans, dans les Ardennes, d’ailleurs il s’est bien gardé de retourner dans la forge, là, les Ateliers des Janves, où il était allé.

Pourquoi est-ce qu’il n’est pas retourné là ? Parce qu’il sait qu’aujourd’hui, c’est un des grands drames auxquels la prochaine élection présidentielle devra répondre, que jamais la valeur travail n’a été autant méprisée et piétinée qu’aujourd’hui. Et donc pour résoudre à la fois la question de la vie chère, il faut prendre des mesures radicales…

Ruth Elkrief, lui coupant la parole : alors par exemple, par exemple, qu’est-ce que vous proposez, vous dites ces 1000 euros faut les prendre, mais les reste, qu’est-ce que vous proposez, faut augmenter les salaires ?

Ségolène Royal : d’abord, qu’est-ce que c’est qu’une baisse du pouvoir d’achat ? C’est des salaires insuffisants et c’est des prix trop élevés. Alors du côté des prix trop élevés, j’ai proposé, vous le savez, et le Parti socialiste aussi, que nous puissions bloquer, que le gouvernement bloque la hausse du prix de l’essence, c’est possible, c’est l’article 410-2 du code du commerce, il faut le redire, parce que le gouvernement dit que c’est impossible : si, c’est possible. On pourrait donc déjà, pour protéger les Français qui sont très inquiets de cette flambée du prix de l’essence, bloquer l’augmentation du prix de l’essence.

 

SR 15a essence

 

Et la seconde proposition que je ferai, quand je vois que les familles ont énormément de mal maintenant à faire 2 repas par jour, c’est de définir 50 produits de base dont les prix seraient bloqués. Comment définir les 50 produits de base dont les prix seraient bloqués, à la fois des produits alimentaires, mais aussi des produits d’entretien, parce qu’on voit qu’il y a de plus en plus de difficultés pour acheter de la lessive, du shampoing, etc., parce que les gens éprouvent de grandes difficultés, puisqu’ils privilégient bien sûr l’alimentation, nourrir ses enfants, aujourd’hui on voit maintenant que les familles ont du mal à acheter des produits d’entretien, donc il faut un panier de 50 produits…

Ruth Elkrief, lui coupant la parole : ça existe déjà, ils l’ont déjà fait, le gouvernement a parlé du panier des essentiels, c’est déjà…

Ségolène Royal : c’est une plaisanterie, le panier des essentiels. Pourquoi ? Parce que ce sont les grandes surfaces qui ont la totale liberté de fixer ce panier, donc y compris avec peut-être des produits de mauvaise qualité, en plus très peu de produits, c’est un vrai scandale, les gens ne peuvent pas choisir.

Donc c’est une atteinte à la dignité du consommateur. Moi ce que je propose, c’est qu’il y ait 50 produits parmi lesquels les consommateurs pourront choisir, qui soient définis, non pas par la grande distribution, on va y revenir – d’ailleurs maintenant il y a des conflits salariaux dans la grande distribution, c’est une bonne chose – mais 50 produits de base dont les prix seraient bloqués.

Comment définir ces produits ? Moi, je propose que ce soient des associations de consommateurs, qui en partenariat avec la distribution et sous la médiation de l’Etat, puissent définir quels sont ces produits, à quel prix, et quels sont les consommateurs qui seraient ciblés par cette possibilité-là.

Et la seconde proposition que je fais, qui était d’ailleurs une des promesses, et là aussi, qui avait été faite par Nicolas Sarkozy, c’est qu’il y ait un contrôle des marges tout au long de la filière agro-alimentaire. C’est quelque chose qui est demandé par nos agriculteurs et nos éleveurs désespérément depuis des années, il n’est pas normal, il n’est pas normal qu’à l’achat chez les éleveurs, dont plus de 200 éleveurs se sont suicidés en France, il n’est pas normal que les prix n’augmentent pas chez les éleveurs …

Ruth Elkrief , l’interrompant brutalement : le ministre de l’Agriculture sera d’accord avec vous, et le gouvernement sera d’accord avec vous, hein…

 

SR 16a réussie

 

Ségolène Royal : mais il ne le fait pas… mais ils ne le font pas ! Et c’est ça qui est scandaleux, toujours des effets d’annonce, toujours des discours, jamais des actes. Et là c’est très facile à faire : on réunit l’ensemble de la filière, du producteur, jusqu’à la distribution, on regarde où vont les marges. Pourquoi y a-t-il 20% d’augmentation de certains produits alimentaires produits en France, alors que chez le producteur, chez le paysan de base, non seulement ce prix n’augmente pas, mais parfois il baisse?

Eh bien moi je propose que toutes les grandes surface aient l’obligation d’acheter au moins 10% de leurs produits en circuit court. Qu’est-ce que ça veut dire en circuit court ? C’est-à-dire directement au producteur, ce qu’on appelle dans ma Région, ce que nous faisons avec les entreprises de vente directe, les épiceries de vente directe, ‘de la fourche à la fourchette’. Et au moins on aura des Français qui pourront accéder à de l’alimentation de qualité, des paysans qui sur nos territoires vont vivre dignement de leur travail, et des grandes surfaces qui cesseront d’abuser de leur position dominante, parce que nous sommes dans un pays où les circuits de distributions sont les plus concentrés au monde, et c’est ça qui ne va pas.

Ruth Elkrief : quand je vous entends, Ségolène Royal, je me dis : eh bien tiens, voilà, y’a des propositions, mais du côté de la direction du Parti socialiste, par exemple aujourd’hui, Nicolas Sarkozy fait des annonces, ben y’a pas beaucoup d’opérations de riposte, y’a pas beaucoup de réactions, y’a pas beaucoup… Vous trouvez que le PS bouge pas assez, la direction du Parti socialiste ne s’organise pas assez pour faire son travail d’opposition ?

Ségolène Royal : écoutez, si je réponds à votre invitation, ça n’est pas pour vous parler du Parti socialiste. Alors je suis désolé de vous décevoir (rire de Ségolène Royal), mais moi je viens pour vous parler des Français, et pour leur montrer qu’il y a des solutions qui existent, malgré la difficulté des temps qu’ils sont en train de vivre.

Ruth Elkrief : mais vous êtes toujours au Parti socialiste, et vous êtes toujours candidate à l’intérieur du Parti socialiste ?

Ségolène Royal : mais bien sûr, et regardez, j’ai même le projet du Parti socialiste, et je viens de vous citer des propositions qui sont dans ce projet, des bonnes propositions qui sont dans ce projet.

 

SR 18a cit

 

Maintenant tout n’est forcément pas dans un projet, c’est vrai qu’au fur et à mesure où les problèmes se soulèvent, voilà un certain nombre de propositions complémentaires que je viens de vous faire, mais qui vont dans cette logique-là, de la nécessité de protéger le pouvoir d’achat des Français. Et franchement vous savez, il y a des Français qui sont au bord de la révolte, il y a une profonde colère, c’est inadmissible de … [à Ruth Elkrief qui tente de lui couper la paole sans y parvenir] attendez, de voir 80 milliards de bénéfice dans les entreprises du CAC 40.

Quand on fait le bilan de la politique fiscale, et demain soir j’ai un débat sur la fiscalité publique, 20 milliards d’allégements fiscaux ont été donnés aux plus riches de ce pays, 10% des Français les plus riches possèdent 62% du patrimoine, et on vient de leur alléger l’impôt sur la fortune, et le président de la République ose aller dans les Ardennes dire qu’il va défendre le pouvoir d’achat des Français de base? Mais ce n’est plus acceptable.

Cet écart entre les discours et les actes n’est plus acceptable, et moi je dis aux Français : tenez bon jusqu’en 2012, écoutez, regardez ce que les socialistes sont en train de vous dire, ce que nous sommes en train de construire, parce qu’il y a des marges, [couvrant la voix de Ruth Elkrief qui essaie de lui couper la parole] parce qu’il y a des marges de manœuvre.

Ruth Elkrief : lorsque je vous entends, j’entends, vous êtes rentrée dans le rang du Parti socialiste, c’est-à-dire, vous défendez le programme, vous… Est-ce que c’est pas ça qui peut expliquer que vous avez été moins audible ces derniers temps, dans les sondages, on en a parlé, vous arrivez après Dominique Strauss-Kahn, après Martine Aubry, après François Hollande, est-ce que c’est le fait que vous ayez moins de propositions peut-être transgressives, que vous soyez … certains ont dit : « Elle s’est banalisée, elle est trop rentrée dans le rang » ?

 

SR 23a cit intense réussie

 

Ségolène Royal : alors j’ai deux éléments de réponse à votre question. D’abord, les sondages sont tout à fait contestables en ce moment. Et vous le savez puisque les instituts de sondage eux-mêmes le disent. C’est proprement scandaleux, c’est même une espèce de propagande éhontée, quand on ose, comme OpinionWay, faire un sondage sur 171 personnes, qui sont d’ailleurs payées pour répondre à ce sondage, et dont la moitié ne savent pas s’ils peuvent voter aux primaires, et si d’ailleurs ils iront voter, et qu’à partir de là on en tire des hiérarchies et qu’on matraque ça sur les médias…

Ruth Elkrief, lui coupant brutalement la parole : vous n’êtes pas d’accord, vous trouvez qu’ils sont faux et ils ne reflètent pas la réalité, pour vous ?

Ségolène Royal : c’est de la… c’est de la manipulation ou de l’escroquerie, des journaux qui achètent ce type de sondage, je ne sais pas d’ailleurs combien ils les payent, en tout cas certainement trop cher par rapport à leur crédibilité.

Ruth Elkrief : oui mais, Ségolène Royal, il y a quand même une tendance lourde, que vous contestiez l’un ou l’autre c’est tout à fait votre droit, mais on a le sentiment quand même, ils vont tous dans le même sens, et que dans tous les sondages, vous êtes à peu près quand même au même étiage.

Ségolène Royal : écoutez, que le petit système médiatico-politique élitiste, avec son mépris habituel, regarde avec condescendance ce que je peux dire, ce que je peux faire, et instrumentalise les sondages, peut-être, mais je vais vous dire une chose, moi qui fait de la politique depuis 25 ans, c’est le peuple qui vient voter, c’est le peuple.

Vous savez, j’ai été élue avec 61% des voix dans ma Région, c’est-à-dire les gens qui me regardent travailler, qui me regardent tenir parole, qui me regardent avancer, et qui me regardent les entraîner…

Ruth Elkrief, lui coupant brutalement la parole : donc vous n’êtes pas découragée, vous ne vous dites pas …

Ségolène Royal : laissez moi finir… (Riant) Mais la politique c’est quoi, Ruth Elkrief ? La politique, c’est le peuple qui vient voter, et les Français ne se laisseront pas voler, voler leur vote, par un système élitiste médiatico-politique qui veut à l’avance leur dire qui est bien, qui ne l’est pas, et qui est dans le bon droit, qui ne l’est pas…

Ruth Elkrief : enfin vous en avez profité… Attendez, Ségolène Royal, en 2006, vous étiez à 34% d’intentions de vote, et vous êtes passée de 37% à 61% de popularité, à ce moment-là, vous trouviez que ce système il était quand même agréable et sympathique ?

Ségolène Royal, du tac au tac : pas du tout. Il n’y avait pas les écarts qu’il y a aujourd’hui dans les sondages premièrement, et deuxièmement…

Ruth Elkrief, lui coupant la parole : non mais je veux dire, vous les mettiez pas en question de la même façon ?

 

SR 25a cit dble

 

Ségolène Royal : mais je ne me suis jamais appuyée sur des sondages pour avancer, pour parler aux Français, et pour faire en sorte qu’ils aient envie de venir voter. Et en plus on est dans un contexte où le taux d’abstention est extrêmement élevé, et moi je ne me suis jamais satisfaite de la hauteur du taux d’abstention.

Je veux que les Français aient envie de venir voter pour choisir dans quelle société ils auront envie de vivre et envie de faire naître leurs enfants, voilà ce qui m’intéresse aujourd’hui, et je le répète, je le dis aux Français qui m’écoutent, vous allez venir voter aux primaires choisir le ou la candidate de la gauche. Ne vous laissez pas voler votre vote par un système médiatique qui veut choisir à votre place.

Ruth Elkrief : j’ai bien entendu, j’ai bien entendu.

Ségolène Royal : C’est très important, parce que le matraquage médiatique fait toujours effet, les gens se disent : « Bon, ben alors, si on veut vraiment se débarrasser de Sarkozy, allons vers celui-ci ou celui-là qui est haut dans les sondages. ». Non ! C’est vous, c’est vous,  Françaises, Français, qui allez choisir, écoutez bien ce que les uns et les autres auront à vous dire, regardez bien ce que les uns et les autres auront fait dans leur vie politique, écoutez bien les paroles qu’ils auront prononcées, les actes qu’ils auront accomplis, et comme ça vous ferez le choix qui permettra à la France de sortir de cette ornière dans laquelle elle est.

Ruth Elkrief : Ségolène Royal, est-ce que vous seriez d’accord pour une primaire ouverte aussi aux écologistes, il y a eu un appel aujourd’hui, appel du 21 avril – on est à quelques jours du 21 avril – qui propose des primaires ouvertes à toutes la gauche, avec les écologistes, avec les socialistes, pour faire un candidat unique, qui permettrait d’éviter peut-être un 21 avril à l’envers, c’est-à-dire qu’il y ait Marine Le Pen au 2ème tour, qu’il y ait un candidat fort de la gauche qui soit sûrement au 2ème tour ?

Ségolène Royal : alors, bien sûr, bien sûr, mais pas pour cet objectif-là. Le problème, ce n’est pas de s’unir pour faire barrage au Front national. Il faut faire barrage au Front national par ses idées, par sa conviction, par les propositions que nous ferons.

Et c’est parce que nous avons des points communs avec les écologistes, c’est-à-dire avec la volonté de construire une croissance différente, de faire des économies d’énergie, d’accélérer la croissance verte, c’est parce que nous avons des idées convergentes qu’il serait en effet tout à fait judicieux de faire une primaire ouverte. Maintenant, je ne sais pas s’ils vont l’accepter.

Ruth Elkrief : vous restez avec nous, on va repasser au journal, et vous restez bien sûr pour la deuxième partie de cette émission. Merci Ségolène Royal. Mathieu Coache revient dans un instant.

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 19:56

 

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Sophie Da Mota, 19 ans, esthéticienne, prodigue ses soins aux bénéficiaires du Secours populaire dans le cadre d'un service civique de 6 mois ; Thomas Jourdet, 24 ans, BEP ventes, volontaire, organise la fête interculturelle et intergénérationnelle dans le quartier de la Rabière, à Joué-lès-Tours, dans le cadre d'un service civique aussi (La Nouvelle République)

 

Message Twitter, mardi 19 avril 2011 à 15:05

Ségolène Royal
J'ai reçu les premiers jeunes engagés en service civique à la région. Joyeux et motivés. Ils vont s'occuper de l'aide aux autres jeunes.


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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 01:14

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Dans sa livraison du lundi 18 avril 2011, et plus précisément dans ses pages France, le quotidien Libération s'applique avec une obstination zélée à ridiculiser la stratégie  de Ségolène Royal à l’approche des primaires. Les titres figurant sur la double page sont assez éloquents et ne laissent planer aucun doute sur les intentions de l'auteur des deux articles, Lilian Alemagna :  en page 11 cela donne : "À Pâques, Ségolène Royal tente  une résurrection", et en page 12  on a droit à : "Une candidate du peuple pas très  populaire".

Mais de quels outrages s'est-elle rendue coupable au juste ? D'avoir fait le choix délibéré de ne pas répondre aux sollicitations des médias ! Quelle "posture" impardonnable que de ne pas  avoir voulu cautionner le jeu mortifère des petites phrases qui tournent en boucle et dont se délecte tant un certain microcosme !

A-t-on le droit d'attendre autre chose des politiques ? Existent-ils, travaillent-ils en dehors du regard des médias ? Est-ce de l’ordre du pensable ? En fait, il faut qu'ils se présentent là où on les attend et qu'ils ne s'avisent pas de faire un pas de côté, il y a une nomenclature, un code à respecter, prière à peine voilée  de se guignoliser en quelque sorte pour espérer exister et avoir le privilège d’être convié dans le parc d'attractions.

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Dans Libération : Ségolène Royal au conseil national du projet du PS, le 9 avril dernier (Sébastien Calvet)

Aussi, dans ces conditions, la langue du marketing  publicitaire s'impose-t-elle pour envahir  les développements de l'article : les fidèles de l'ancienne candidat à la présidentielle, Guillaume Garot, Delphine Batho, n'interviennent que pour "vendre" son sérieux et sa crédibilité ou "plaider" des causes qui relèveraient plutôt de la chimère. L’intéressée au premier chef en est réduite à être installée toujours  sur le même créneau, dans "un profil de représentante" : en somme une VRP  de la souffrance du quotidien des Français.

Mais pourquoi s'accroche-t-elle à ce bastion alors que le "carré des fidèles" a fondu comme neige au soleil et que les sondages la donnent dans les choux ?

C'est là qu'éclate enfin la vérité toute brute  assenée par un supposé proche de DSK : "elle s'est créé son propre espace politique - petites gens, cités, banlieues ...". Au fond, ce n'est qu'un vulgaire personnage de téléréalité qui a eu l'imprudence de sortir un temps du "Loft", et, conséquence immédiate, la ménagère de moins de cinquante ans l’a sanctionnée, les  sondages ne s'y sont pas trompés : "sa cote ne décolle pas, elle tombe, stagne",  c'est résolument scientifique, des arguments imparables !

En définitive ce qui choque dans cette énième entreprise de démolition, c'est ce  mépris sidérant pour l'action politique de Ségolène Royal ainsi que pour les gens auxquels elle s’adresse, cette hargne vipérine auto-satisfaite qui  imprègne la tonalité de chaque membre de phrase, il y a une véritable malveillance revendiquée qui relève presque de la délectation dans l'usage des clichés les plus éculés. Confondant, mais qui peut être dupe, au fond, de si évidentes manipulations ?!

 

Eric Sternhac

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 23:25

 

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Message Facebook du dimanche 17 avril 2011 à 18:46

Les entreprises du CAC 40 ont fait 40 milliards de bénéfice en plus. Le gouvernement envisage une prime de mille euros pour les salariés de ces entreprises 'à condition que les dividendes augmentent aussi' !

 Et les salariés des PME sous-traitantes, dont le travail a permis à celles du CAC 40 de faire des profits ?

 C'est d'une vraie conférence salariale dont la France a besoin.

 

Ségolène Royal
Les entreprises du CAC 40 ont fait 40 milliards de bénéfice en plus. Projet d'une prime de 1000 euros pour les salariés. Mais quid des PME ?


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