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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 12:01

231196_1976657343922_1467755058_32177616_3525176_n-1-.jpg  La gauche au pouvoir en 2012, l’idée est aujourd’hui de plus en plus plausible, compte tenu du désastre du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Même si rien n’est gagné d’avance dans une campagne électorale.

 Si jusqu’ici la préparation des Primaires a surtout été dominée par des questions d’image, des uns et des autres, avec la valse des sondages de popularité, la question de l’orientation politique va maintenant s’imposer dans le débat. Le projet du Parti socialiste, adopté au bureau national, ouvre un nouveau temps politique, laissant la place aux candidates et candidats pour en donner leur lecture et définir les grandes orientations.  

 

 C’est dans ce contexte que la candidate socialiste Ségolène Royal, qui avait souhaité prendre du recul, revient sur la scène médiatique pour défendre ses idées et ses propositions. Car ce qui intéresse la candidate socialiste, c’est bien de convaincre les Françaises et les Français qu’une autre politique est possible, qu’on ne peut pas se contenter d’une simple gestion des affaires publiques si l’on veut dynamiser l’économie française.

 

 La question qui se pose alors pour une nouvelle politique c’est de trouver les marges de manœuvre dans une économie mondialisée. C’est la question fondamentale et Ségolène Royal sur cette question a une approche différente de ses camarades socialistes . Elle porte une ambition d’un Etat plus volontariste pour à la fois impulser une dynamique économique et une plus grande justice sociale, car pour la socialiste « tout se tient ».

 

Dans ses prises de positions, Ségolène Royal veut démontrer que ces marges de manœuvre existent pour mener une autre politique.  

- On le voit dans sa lutte contre la vie chère pour un Etat plus interventionniste afin de réguler le système et redonner aux Français du pouvoir d‘achat. Un Etat régulateur qui intervienne pour limiter la hausse des prix de l’énergie et des produits de consommation de base.

- On le voit dans le développement économique. Ségolène Royal veut un Etat beaucoup plus actif, avec le concours des régions, pour défendre les petites entreprises, maintenir ainsi ou créer des emplois mais aussi favoriser l’innovation une des clés du dynamisme économique dans la compétition internationale.

- On le voit sur la croissance verte, Ségolène Royal veut un Etat plus entreprenant en ce domaine qui ne se contente pas d’organiser des colloques mais qui par des mesures fiscales, par des aides aux entreprises, par le soutien à la recherche intervienne pour dynamiser tout ce nouveau secteur économique.

- On le voit sur la réforme fiscale qu’elle veut mener pour à la fois favoriser une plus grande justice dans la répartition des richesses, mais aussi permettre de trouver les moyens nécessaires à l’Etat pour baisser la dette et mener les politiques notamment en faveur de la formation. La qualification est une autre clé du dynamisme économique.

 

Ségolène Royal a pris le temps du recul, du travail, de la réflexion, de la concertation pour consolider son projet politique et fixer les orientations pour 2012 en définissant les marges de manœuvre. Elle balaye aujourd’hui d’un sourire les questions d’image, pour ne heurter personne. La campagne présidentielle c’est avant tout un projet politique à proposer aux Françaises et aux Français pour un quinquennat qui mérite ce travail, ce temps de recul, cette ambition. Ségolène Royal est prête.

 

Philippe Allard

photo de Christine Pichette.

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 22:35

 

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Ségolène Royal inaugurait ce matin le premier centre de production d’énergie verte à partir de déchets agricoles, une unité de méthanisation, Métha Bel Air, à Linazay dans la Vienne ; un projet financé par la Région Poitou-Charentes, par l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) et par l’Union Européenne.

Ce centre produira l’équivalent de 12 millions de KWh, utilisés pour couvrir les besoins en énergie des exploitations agricoles.


 

 

La présidente de la Région Poitou-Charentes a expliqué :

« La Région a financé plus de 40% de ce projet.

La Région, avec cet équipement, est la première région en terme de volume de production de biogaz, nous avons une autre unité à Cognac qui fait du biogaz à partir des déchets de la vigne. Et donc une fois de plus Poitou-Charentes garde une énergie d’avance, nous avons une très forte volonté politique de favoriser tous les projets de production d’énergie nouvelle.

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 La France a pris du retard, et l’exemple de la Région Poitou-Charentes, qui est, je le répète, la première région de France en terme de volume de transformation de biogaz à partir des déchets de l’agriculture, montre que c’est possible pour la France de devenir une vraie puissance dans le domaine de la croissance verte et des énergies renouvelables.

Et nous mettrons tout en valeur lors du Salon de la Croissance Verte à l’automne prochain. »

Frédérick Moulin

-oOo-

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À Linazay, Ségolène Royal revient sur le dossier du Pass'Contraception

Dans le dossier du « Pass’Contraception » en Poitou-Charentes, mis en place dès 2009, la Région rappelle sur son site, en date du mardi 26 avril 2011, après l’autorisation du dispositif par le ministre en Île-de-France :

« Aujourd’hui en Poitou-Charentes la diffusion du Pass’Contraception est toujours interdite par le ministre de l’Éducation nationale Luc Chatel, dans les lycées par le biais des infirmières scolaire. »

Hier, dans un communiqué, Ségolène Royal a demandé à la rectrice de Poitiers, Martine Daoust, d’autoriser les infirmières scolaires à délivrer le Pass’Contraception en écrivant aux proviseurs des lycées.

« Il faut en effet sortir de cette situation ridicule qui fait que le Pass’Contraception est autorisé dans une autre région et pas en Poitou-Charentes alors qu'il s'agit du même dispositif. », a indiqué Ségolène Royal dans ce communiqué.

 

 

 

Ce matin, en visite à Linazay dans la Vienne pour inaugurer le premier centre de production d’énergie verte à partir de déchets agricoles, la présidente de la Région Poitou-Charentes est revenue sur le sujet :

« Il faut maintenant que les choses reviennent dans le droit chemin, si j’ose dire, hein, et que la rectrice, qui en plus est une femme, doit maintenant comprendre qu’il faut sortir de cette situation ridicule, et laisser les infirmières scolaires faire leur travail.

Et moi je crois que dans le domaine de la santé, la mesquinerie politicienne n’a pas sa place. Donc maintenant, c’est sa responsabilité aujourd’hui, et j’espère que dans les lycées, les élèves et les délégués élèves sauront se faire entendre. »

Frédérick Moulin

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 12:23

 

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Ségolène Royal dans un café avec les élèves et parents d'élève de l'école primaire occupée de la place Jeanne-d'Arc dans le XIIIème arrondissement de Paris mardi dernier : "Ségolène Royal est la seule à être plus à son aise avec des gens ordinaires qu’avec les journalistes ou les autres politiques, c’est un atout" (@Ségolène Royal/@Razak)

Une chronique positive sur l’action de Ségolène Royal sur le terrain, auprès des parents d’élèves qui occupent des classes pour protester contre les suppressions de poste ! Et une analyse très juste et très fine en plus ! Hormis l’égratignure de 9 mots sans aucun développement, rien que du positif.

C’était l’édito de Claude Askolovitch hier soir, à 18h25, sur Europe 1, dans la tranche animée par Nicolas Poincaré. À voir, à revoir, et à diffuser !

Frédérick Moulin

 

 

 

Transcription de Militants de l’Espoir À Gauche / F.M.

Nicolas Poincaré : il est 18h25, c’est l’heure de l’édito politique avec Claude Askolovitch, bonsoir Claude.

Claude Askolovitch : bonsoir Nicolas.

Nicolas Poincaré : et pour vous le fait du jour, ce qui vous frappe aujourd’hui, c’est Ségolène Royal qui… qui va à l’école.

Claude Askolovitch : oui, précisons : elle y va pour soutenir des parents d’élèves qui occupent leurs écoles ou qui protestent contre des fermetures de classes ; elle était à Paris dans le 13ème avant-hier, elle y retourne demain en Gironde à Bourg d’Ambarès ; vous voyez, c’est plus qu’un fait d’un seul jour, c’est un thème de campagne qui s’installe pour Ségolène Royal.


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L'école primaire occupée de la place Jeanne-d'Arc dans le XIIIème arrondissement de Paris mardi dernier : "Il y a actuellement un peu partout en France un mouvement d’occupation de classes, occupation d’écoles, symbolique ou physique, c’est diffus mais ça existe depuis plusieurs mois" (@Ségolène Royal/@Razak)

On en parle, c’est intéressant pour 2 raisons : à propos de Ségolène Royal d’abord, on va y revenir, mais principalement parce que cela rappelle qu’il y a actuellement un peu partout en France un mouvement d’occupation de classes, occupation d’écoles, symbolique ou physique, c’est diffus mais ça existe depuis plusieurs mois, en Seine-Saint-Denis, en Côte-d’Or, à Montpellier, ça ne fait pas les gros titres de la presse, mais ça prend de l’ampleur, et ça échappe souvent aux syndicats, on le voit sur des blogs, c’est ce qu’on appelle un mouvement citoyen, la politique à la base, à la racine.

C’est beaucoup plus efficace que toutes les protestations officielles, les communiqués contre les suppressions de postes, un communiqué contre Luc Chatel, on en a vu un, on les a tous vus. Là c’est concret, ça fonctionne en réseau, on a une opposition spontanée à la base aux politiques gouvernementales de suppression de postes dans l’Education.

Nicolas Poincaré : et donc vous nous laissez entendre que ça correspond bien à Ségolène Royal, qu’elle tente de récupérer le mouvement ?

Claude Askolovitch : c’est-à-dire, c’est pas une récupération, c’est plutôt le contraire, évidemment, elle en profite pour s’opposer, elle le fait pour elle, mais ça va dans les 2 sens, elle est souvent sollicitée pour venir, et donc elle apporte sa notoriété, Ségolène Royal, elle vient dans une école occupée, les caméras viennent avec elle, donc on parle du mouvement d’occupation d’école, la preuve, c’est ce qu’on est en train de faire vous et moi.


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Les médias autour de Ségolène Royal mardi dernier à côté de l'école occupée à Paris : a va dans les 2 sens, elle est souvent sollicitée pour venir, et donc elle apporte sa notoriété, Ségolène Royal, elle vient dans une école occupée, les caméras viennent avec elle, donc on parle du mouvement d’occupation d’école [...] Elle fait vivre le mouvement, c’est un échange" (@Ségolène Royal/@Razak)

Elle fait vivre le mouvement, c’est un échange, c’est un phénomène qu’on voyait souvent avec Olivier Besancenot, quand lui il allait sans des usines en lutte, et de manière générale, c’est très curieux, mais c’est logique, c’est une constante, Ségolène Royal a des pratiques ou des réflexes qui viennent tout autant de l’extrême gauche que de la gauche socialiste, c’est sa vraie différence avec ses petits camarades. Et si on s’autorise là un tout petit peu de théorie politique…

Nicolas Poincaré : oui, autorisez vous, autorisez vous.

Claude Askolovitch : donc voilà, techniquement, il y a deux formes de politiques, hein.

Ou bien c’est un mouvement du haut vers le bas, « top-down », disent les Anglosaxons, c’est-à-dire que le grand chef à plumes nous balance son programme et on choisit.

Ou alors c’est un mouvement du bas en haut, « bottom-up », ce sont les citoyens qui dictent l’Agenda.

Tous les politiques classiques fonctionnent de haut en bas et Ségolène Royal fait le contraire : elle se nourrit de la société, on appelle ça souvent son flair, ou sa ligne, c’est-à-dire porter la parole des gens, vieille histoire pour elle, hein. Elle a toujours considéré que les questions sociétales c’étaient des questions politiques : jeune ministre, par exemple, elle pouvait parler des programmes de télé pour enfant. Ensuite quand elle est devenue grande, elle a systématisé avec la démocratie participative, son réseau Désirs d’avenir qui fonctionne comme un système d’alerte dans toute la société française.


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L'entrée de l'école primaire occupée de la place Jeanne-d'Arc mardi dernier  : l'école, "c’est un thème de campagne qui s’installe pour Ségolène Royal" - Ségolène Royal mardi dernier devant l'école primaire occupée : "Je vous le dit, en 2012, l’éducation sera au cœur du projet que je présenterai. L’éducation, encore l’éducation, toujours l’éducation" (@Ségolène Royal/@Razak)

C’est pour ça qu’elle est toujours la meilleure à gauche pour porter les diagnostics ou pour porter les colères, après hein, question des réponses, question de crédibilité gouvernementale, mais en attendant, de tous les leaders socialistes, Ségolène Royal est la seule à ne pas avoir l’air ridicule quand elle va accompagner des gens en lutte, la seule à être plus à son aise avec des gens ordinaires qu’avec les journalistes ou les autres politiques, c’est un atout.

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 22:50

 

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Ségolène Royal était jeudi matin l’invité de Jean-Jacques Bourdin dans l’émission Bourdin 2012, diffusée simultanément sur RMC et sur BFM TV.

Avec Jean-Jacques Bourdin, l’émission a commencé fort – une question sur François Hollande et sa carrure présidentielle, une autre sur les sondages d’où Ségolène Royal aurait « disparu » - mais il faut dire que Jean-Jacques Bourdin avait en main le sondage maison, celui commandé par BFMTV/RMC/20 Minutes, et que la tentation devait être trop forte : il n’a pas pu s’empêcher de demander à Ségolène Royal si elle irait « jusqu’au bout », s’il n’y aurait pas de « ralliement ». L’émission a fini fort également avec une question sur les rumeurs de la presse people sur la possible grossesse de Carla Bruni-Sarkozy. Sur tous ces points, Ségolène Royal a fermement répété ce qu’elle avait déjà dit ailleurs.

Sur les autres thèmes abordés, la lutte a été âpre avec un Jean-Jacques Bourdin qui n’a pas ménagé la candidate aux primaires, testant ses propositions sur le pouvoir d’achat, remettant en cause son raisonnement. Mais Ségolène Royal a défendu ses positions pied à pied et Jean-Jacques Bourdin a bien dû se résoudre à écouter son invitée, ses propositions et son raisonnement à plusieurs reprises sans y trouver à redire.

Ségolène Royal a ainsi développé certains thèmes nouveaux, et en a complété ou approfondi d’autres :

1- pour lutter contre le surendettement, elle a proposé deux axes d’action : la lutte contre la hausse des prix : blocage des prix de l’énergie, caddie de 50 produits agroalimentaires et d’entretien de base dont les prix seront bloqués,

2- et deuxième volet, l’action contre l’endettement et le crédit à la consommation autour de 3 idées : « interdire les publicités quasi-mensongères » ; ne pas autoriser le prélèvement d’intérêts bancaires sur découvert si les périodes créditrices et débitrices « se neutralisent » sur l’année ; « créer du crédit social gratuit », car « ce que j’observe, c’est que souvent ce sont les gens les plus modestes qui sont les plus sourcilleux dans le bon remboursement de leurs emprunts »,

3- le caddie de 50 produits de base à prix bloqués : la candidate a insisté sur la différence avec le « panier » de Frédéric Lefebvre, pour lequel elle a pu constater que « ça n’est pas mis en place »,

4- la prime de 1 000 euros pour les salariés d’entreprises versant des dividendes à leurs actionnaires, qui ne concerneraient selon Ségolène Royal que 10% des salariés : « un effet d’annonce, un rafistolage préélectoral »,

5- la ‘baisse’ de 0,8% du chômage : « ce que le gouvernement n’a pas dit, c’est que le chômage de longue durée augmente », avec le problème des chômeurs de plus de 50 ans qui maintenant, à cause de l’actuel gouvernement, doivent subsister jusqu’à 67 ans en ne touchant que les minimas sociaux, privant les entreprise de leur savoir-faire, qui serait utile pour les jeunes salariés,

7- et les accords de Schengen, pour lesquels Ségolène Royal a insisté sur les deux volets de ce que serait sa politique : renforcer « le contrôle aux frontières » tout en traitant les immigrants Tunisiens avec dignité et humanité ; et d’autre part et de façon indissociable, mettre en place une coopération européenne avec ces pays, accompagner leur « relance économique » : sur ce deuxième volet, Sarkozy est totalement absent.

Frédérick Moulin

 

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Transcription par Militants de l'Espoir À Gauche avec Ségolène Royal/ F.M.

Jean-Jacques Bourdin : notre invitée ce matin, Ségolène Royal. Bonjour.

Ségolène Royal : bonjour.

Jean-Jacques Bourdin : merci d’être avec nous, Ségolène Royal. La présidentielle c’est dans un an, maintenant, on l’oublie, mais 4 ans de présidence de Nicolas Sarkozy. Dans un an, nouveau ton, ça se précise, et ça se précise au PS : hier soir, François Hollande a tenu son premier grand meeting de candidat à la primaire. « Vous imaginez François Hollande président de la République ? On rêve ! », ce n’est pas moi qui le dis, ce n’est pas vous non plus, c’est Laurent Fabius qui l’a dit.

Ségolène Royal, après un silence, riant : oui, alors quelle est votre question ?

Jean-Jacques Bourdin : eh bien ma question, c’est simple, est-ce que vous partagez cette opinion de Laurent Fabius ?

Ségolène Royal : vous connaissez ma vision de la politique, je considère que la…

Jean-Jacques Bourdin : oui… non… oui, je la connais mais j’ai envie de vous entendre.

Ségolène Royal : oui. Je considère que la politique c’est d’abord un débat d’idées, et pas un débat de personnes. Voilà. Et ce qui est très important, c’est que les Français qui souffrent maintenant depuis 4 ans, parce que les inégalités se sont gravement creusées, que l’insécurité globale a augmenté, que la mondialisation s’est faite sur le dos des plus fragiles et des catégories moyennes, qu’il n’y a jamais eu autant d’injustices entre d’un côté, vous avez vu hier, les patrons du CAC 40 qui ont rendu publique l’augmentation de 25% de leur rémunération, ils gagnent en moyenne 200 fois le SMIC, et d’un autre côté la Banque de France a rendu publics les chiffres du nombre d’endettements des ménages en France…

Jean-Jacques Bourdin : on va parler de surendettement.

Ségolène Royal : … plus d’un million de familles et de retraités en France sont en situation de surendettement et c’est à ça qu’il faut répondre.


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Jean-Jacques Bourdin : vous avez des propositions à faire en matière de surendettement… oui, c’est à ça qu’il faut répondre de façon concrète…

Ségolène Royal : mais bien sûr !

Jean-Jacques Bourdin : … c’est ce que nous essayons de faire tous les matins, je suis bien d’accord avec vous, Ségolène Royal, mais il y a aussi ces prises de parole publiques des uns et des autres. Maintenant, la présidentielle, c’est donc dans un an, au PS, on fourbit ses armes. François Hollande a-t-il aujourd’hui selon vous les capacités d’être président de la République, a-t-il les capacités politiques de devenir président de la République ? Ce serait un bon président de la République, François Hollande ?

Ségolène Royal, riant : je vois bien où vous voulez en venir, vous voulez me faire dire ‘la’ phrase qui sera…

Jean-Jacques Bourdin : laquelle phrase ? Non.

Ségolène Royal : … eh bien je ne sais pas, une phrase qui sera…

Jean-Jacques Bourdin : non, mais je voudrais savoir.

Ségolène Royal : attendez, oui, laissez-moi, laissez-moi, vous m’avez posé une question, je vais répondre, je vais répondre. Je m’interdis tout commentaire sur les personnes, parce que, vous savez pourquoi, Monsieur Bourdin ?

Jean-Jacques Bourdin : alors allez-y, dites moi.

Ségolène Royal : vous connaissez bien ce qui se passera, il n’y a que ça qui sera repris. Et moi je ne veux pas désespérer un peu plus les Français qui se demandent de quoi demain sera fait, qui ne veulent pas de conflits de personnes. Et donc je fais tout pour que le débat politique reste au niveau qui doit être le sien

Jean-Jacques Bourdin : alors je ne parle pas de François Hollande, qui est pour certains parti trop vite, pour d’autres, enfin, peu importe, on s’en moque. Parlons de concret. Mais quand même, Ségolène Royal, Il y a des sondages. Est-ce que vous accordez beaucoup d’importance aux sondages, aujourd’hui ?

Ségolène Royal : j’ai déjà répondu à cette question, hein, vous le savez bien, vous l’avez dit tout à l’heure d’ailleurs, hein : avant, un an avant une échéance présidentielle, les sondages se sont toujours trompés. Pourquoi est-ce que les sondages…

Jean-Jacques Bourdin, lui coupant la parole violemment : je vous dis ça parce que vous n’apparaissez plus !

Ségolène Royal : je n’apparais pas, pas ce matin, dans votre sondage, ça c’est vrai. (Riant) Vous anticipez le reproche, mais je vais le prendre du bon côté, rassurez-vous, rassurez-vous. Je vais le prendre du bon côté.

Jean-Jacques Bourdin : pourquoi avez-vous disparu des sondages ?

 

<span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><br> <span style="font-size: 10pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 10pt; font-family: 'times new roman', times;"><a href="http://www.dailymotion.com/video/xig9qr_s-royal-n-a-pas-disparu-de-la-vie-politique_news" _mce_href="http://www.dailymotion.com/video/xig9qr_s-royal-n-a-pas-disparu-de-la-vie-politique_news" target="_blank">S. Royal n’a "pas disparu de la vie politique"</a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/BFMTV" _mce_href="http://www.dailymotion.com/BFMTV" target="_blank">BFMTV</a></em></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span>

 

 

Ségolène Royal : d’abord je n’ai pas disparu de la vie politique.

Jean-Jacques Bourdin : non, ça c’est vrai.

Ségolène Royal : ça c’est très important. J’ai peut-être, à un moment, pris du recul par rapport à l’expression sur les médias, c’était volontaire parce que je considère que la préparation à l’élection présidentielle, c’est un long chemin, et qu’il y a des moments pour écouter, pour être au plus près du terrain, pour être au contact des Français, pour savoir, à un moment, au nom de qui et pourquoi l’on parle, pour être auprès de ceux qui n’ont jamais le droit à la parole, les petits, les sans-grade, les écrasés, les petits retraités, les petits salariés, ceux dont on parlait tout à l’heure aujourd’hui, qui ne savent pas de quoi la fin du mois sera faite, je suis aux côtés de tous ceux-là dans toute la France et ensuite je reprends la parole avec le seul souci de démontrer qu’il y a des solutions concrètes aux problèmes d’aujourd’hui.

Jean-Jacques Bourdin : mais pourquoi avez-vous disparu des sondages ? C’est uniquement parce que vous aviez disparu des médias ?

Ségolène Royal : mais il faut vous demander ça à vous qui commandez, qui payez les sondages, et aux instituts de sondage !

Jean-Jacques Bourdin : non, non mais… on peut demander aux instituts de sondage, oui Ségolène Royal…

Ségolène Royal : eh bien demandez leur, mais c’est pas grave. Vous savez pourquoi …

Jean-Jacques Bourdin : enfin dans les chiffres vous avez disparu…

Ségolène Royal : vous savez pourquoi …

Jean-Jacques Bourdin : vous êtes devancée par Martine Aubry, par DSK, par François Hollande, par… enfin, bon.


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Ségolène Royal : mais ce ne sont pas les sondages qui font une élection, et je dis d’ailleurs aux Français qui nous écoutent, ils sont nombreux, ceux qui nous écoutent, je leur dis de ne pas se laisser voler leur droit de vote…

Jean-Jacques Bourdin : c’est-à-dire qu’aux primaires vous irez jusqu’au bout ?

Ségolène Royal : … que c’est toujours le peuple Français qui décide, et ce n’est pas une petite élite médiatico-politique.

Jean-Jacques Bourdin : c’est là où je voulais en venir. Vous irez jusqu’au bout ?

Ségolène Royal : mais bien sûr.

Jean-Jacques Bourdin : … jusqu’au b… quelles que soient les candidats en ligne et en lice ?

Ségolène Royal : mais j’ai toujours dit… mais j’irai jusqu’au bout de la défense des idées auxquelles je crois, voilà.

Jean-Jacques Bourdin : pas de ralliement à quiconque ?

Ségolène Royal : ce n’est pas une question de personnes, je vous l’ai dit tout à l’heure, donc j’irai jusqu’au bout des idées auxquelles je crois, bien sûr !

Jean-Jacques Bourdin : bon. Ségolène Royal, parlons de vos idées justement. Sur le surendettement, vous aviez des propositions à faire.

Ségolène Royal : vous avez vu, d’ailleurs, on l’a dit tout à l’heure, hein, la réalité vient à nouveau d’être rendue publique, elle est sans doute d’ailleurs beaucoup plus grave que celle qui est donnée dans les chiffres, on dit 1 million de familles et de petits retraités en situation de surendettement, et les petits retraités qui sont surendettés, c’est nouveau. La Banque de France dit aujourd’hui pourquoi est-ce qu’il y a autant de personnes qui n’arrivent pas à boucler les fins de mois : à cause de l’augmentation du prix de l’énergie, à cause de l’augmentation du prix du logement, à cause des problèmes d’accès, l’augmentation de l’accès à la santé.


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Est-ce que c’est juste, dans un pays comme la France, que des gens qui ont travaillé toute leur vie aujourd’hui se sentent à l’abandon d’un système qui doit les protéger ? La République doit à ses retraités la dignité de vie lorsqu’ils ont donné toute leur vie au travail.

Donc moi ce que je propose, et ce n’est pas la première fois, puisque lorsque j’étais ministre de la Famille, je me suis déjà attelée à cette tâche parce que je veux que les familles vivent dans la dignité, car tout se tient : lorsqu’à la fin du mois les enfants sentent que les parents ne vont plus pouvoir aller faire leurs courses, alors ils sont déstabilisés, ils sont humiliés, ils ont du mal à réussir à l’école. Et cette question de la lutte contre le surendettement alors qu’il y a tant de richesse d’un côté, et tant de précarité, d’insécurité de l’autre, n’est pas juste.

Alors que faire ? D’abord, lutter contre la hausse des prix. Et je l’ai proposé : je veux que la hausse du prix de l’énergie soit gelée, que la hausse du prix de l’essence soit stoppée, et que l’on puisse bloquer le prix de 50 produits alimentaires et d’entretien de première nécessité.

Et la deuxième chose… [Jean-Jacques Bourdin tente de couper la parole à Ségolène Royal à plusieurs reprises] C’est du côté de la dépense, ça, c’est du côté de la dépense et de la hausse des prix.

Et du côté de l’endettement, il faut faire 3 choses. D’abord, interdire les publicités quasi-mensongères, lorsqu’on fait croire aux gens par des prospectus dans les boîtes aux lettres que le crédit est gratuit, beaucoup de gens se laissent prendre, j’ai vu encore hier une publicité qui disait ceci : « Vous avez un maillot de bain, signez là, vous allez pouvoir partir en vacances au soleil avec toute votre famille. ». Est-ce que c’est tolérable, ça ? Non. Donc interdire ce type de publicité.

Deuxièmement, faire en sorte que les banques ne puissent plus prendre de taux d’intérêt sur les découverts bancaires lorsque, dans les 3 premières [semaines] ou les 15 premiers jours du mois, les comptes ont été en excédent. Est-ce qu’il est juste que les banques ne rémunèrent pas un compte en excédent, et frappent avec des taux d’intérêt très lourds …

Jean-Jacques Bourdin, lui coupant la parole en haussant la voix : c’est à dire que j’ai mon compte… il est créditeur jusqu’au 15… et il est débiteur à partir du 15.


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Ségolène Royal : vous avez votre compte… en début de mois… eh bien, on doit égaliser sur la durée de l’année les périodes créditrices et les périodes débitrices, et ne pas avoir l’autorisation de prendre des taux d’intérêt lorsque les choses se neutralisent, et même diminuer…

Jean-Jacques Bourdin : c’est une proposition que vous faites.

Ségolène Royal : c’est extrêmement concret. Et puis enfin, moi je crois qu’il faut créer du crédit social gratuit, je l’ai fait dans la région que je préside, parce que quand j’ai vu la détresse des gens, j’ai décidé de créer du crédit social gratuit, jusqu’à 4 000 euros, qui permet aux familles qui ont un coup dur, aux petits retraités qui ont un coup dur à un moment…

Jean-Jacques Bourdin, l’interrompant : on va vous dire, c’est encore de l’assistanat.

Ségolène Royal, du tac au tac : pas du tout, puisqu’elles remboursent. Elles remboursent mais sans taux d’intérêt. Et vous voyez, ce que j’observe, c’est que souvent ce sont les gens les plus modestes qui sont les plus sourcilleux dans le bon remboursement de leurs emprunts.

Les riches, ils peuvent toujours négocier avec leur banque, est-ce que c’est juste que quelqu’un qui est riche arrive à négocier des taux d’intérêt plus bas, et que les revenus moyens et les petits revenus, eux, ont les taux d’intérêt les plus élevés ?

L’autre jour, d’ailleurs, il y a un banquier qui fanfaronnait, qui disait, finalement, c’est sur le dos des pauvres et des moyens qu’on se fait le plus d’argent. Est-ce que c’est normal ? Non. Est-ce que ça pourrait être différent ? Oui. Il faudrait pour ça un Etat qui décide enfin d’agir, et d’imposer des règles justes à la société dans laquelle nous vivons !

Jean-Jacques Bourdin : je vous sens plus combative que jamais, hein, Ségolène Royal. Je vous retrouve plus combative que jamais !

Ségolène Royal, immédiatement : mais je l’ai toujours été.

Jean-Jacques Bourdin : mais là, ça c’est… oui…

Ségolène Royal : je l’ai toujours été, combative. Pourquoi ? Parce que je…

Jean-Jacques Bourdin : parce qu’on avait l’impression que vous aviez disparu, mais non.


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Ségolène Royal : mais pas du tout, je travaillais.

Jean-Jacques Bourdin : bien. Ségolène Royal, notre invitée ce matin, nous allons revenir sur ces propositions concernant le pouvoir d’achat, sur le blocage des prix de 50 produits alimentaires et d’entretien de base. Nous allons y revenir dans 2 minutes, 8h45, RMC, BFM TV, Ségolène Royal notre invitée à tout de suite.

-oOo-

Jean-Jacques Bourdin : Ségolène Royal est notre invitée ce matin. Vous proposez le blocage des prix de 50 produits alimentaires et d’entretien de base, Ségolène Royal.

Ségolène Royal : oui. Est-ce qu’il est normal que les prix aient augmenté à ce niveau-là alors que l’on voit bien très directement, hein, prenez les prix des produits laitiers. Les producteurs laitiers que je connais bien, j’en ai beaucoup dans ma région agricole, en Poitou-Charentes. Pourquoi est-ce que le producteur de base ne voit pas son travail rémunéré par une augmentation des prix, et qu’il va dans le supermarché d’à côté…

Jean-Jacques Bourdin : oui mais là je vous parle de…

Ségolène Royal : attendez, il va dans le supermarché d’à côté, et il voit que les prix ont augmenté de 20%. Est-ce que c’est juste ? Non.

Jean-Jacques Bourdin : oui mais Ségolène Royal, comment mettre en place cette mesure ? Franchement ?

Ségolène Royal : alors c’est très simple. C’est très simple. Alors si dans un pays comme le nôtre on ne peut pas mettre en place un caddie de 50 produits parmi lesquels les familles et les petits retraités peuvent choisir …

Jean-Jacques Bourdin : vous savez qu’il y a des MILLIERS de références dans un supermarché ?

Ségolène Royal : mais c’est très simple, il faut que sur certains produits la grande distribution ne fasse plus de marge, ou diminue ses marges, et vende à…

Jean-Jacques Bourdin, lui coupant la parole : mais quels produits ? Mais quels produits ? Par exemple le riz, je prendrai juste le riz. 80-90 références en matière de riz.


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Ségolène Royal : mais la grande surface choisira la marque qu’elle veut, et on lui dira : voilà, dans les 50 produits, il y a du riz, il y a des pâtes, il y a des pommes de terre, il y a des fruits, il y a du shampoing, il y a des couches pour les bébés…

Jean-Jacques Bourdin, l’interrompant à nouveau : … « et sur ces produits-là, nous nous engageons à ne pas augmenter les prix » ?

Ségolène Royal : sur ces produits-là, vous mettez à disposition du public en informant le public sur ces produits-là, et vous faites une marge minimale.

Jean-Jacques Bourdin : mais, c’est ce que fait le gouvernement, c’est ce qu’a fait le gouvernement, avec son fameux « panier », vous avez vu ce panier présenté par Frédéric Lefebvre ?

Ségolène Royal : vous avez essayé d’aller, vous avez essayé d’aller dans un supermarché

Jean-Jacques Bourdin : non, non, j’ai pas essayé l’panier, là.

Ségolène Royal : eh bien demandez à ceux qui l’ont essayé.

Jean-Jacques Bourdin : vous y êtes allé, là, vous y êtes allée ?

Ségolène Royal : eh bien oui, bien sûr, je me suis renseignée pour savoir. Est-ce que vous avez pu acheter le panier ? Ça n’existe pas, ça n’est pas mis en place. Pourquoi ça n’est pas mis en place ? Parce que c’est finalement facultatif pour les grandes surfaces.

Savez-vous que c’est en France que la grande distribution est la plus concentrée au monde ? C’est-à-dire que le marché et la concurrence ne fonctionnent plus entre les grandes surfaces. Donc elles font les marges, elles font les profits, qu’elles veulent. Est-ce que c’est normal ça ? Non. À partir du moment…

Jean-Jacques Bourdin, lui coupant la parole : elles font moins de profit, la grande distribution française fait moins de profit qu’en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis par exemple.

Ségolène Royal : ce n’est pas exact. Ce n’est pas exact.

Jean-Jacques Bourdin : ce sont les chiffres donnés par LSA, le magazine de la grande consommation.


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Ségolène Royal : eh bien voilà, le magazine de la grande consommation, c’est-à-dire que si la grande consommation… (En riant) c’est les chiffres donnés par les responsables de l’augmentation des prix… non, mais !

Jean-Jacques Bourdin : sur les produits de base, est-ce que vous pensez que les produits de base ont augmenté ?

Ségolène Royal : mais bien sûr. Tous les produits ont augmenté, y compris les produits d’hygiène. Est-ce que c’est normal ? Est-ce que vous avez vu le prix des shampoings, est-ce que vous avez vu le prix même des produits de nettoyage ? Est-ce que vous avez vu les prix alimentaires, les fruits et légumes ? Combien de familles aujourd’hui et de petits retraités n’arrivent plus à s’acheter des fruits et des légumes ? D’un côté on leur dit d’en manger pour la santé de l’organisme, et de l’autre, elles ne peuvent pas y accéder. Combien de gens n’arrivent plus à s’acheter de la viande plus d’une fois par semaine, et encore. [Jean-Jacques Bourdin essaie de lui couper la parole en haussant le ton]

Non mais, Monsieur Bourdin, est-ce que c’est normal dans un pays comme la France où l’on apprend en même temps que les grosses entreprises du CAC 40 ont fait 40 milliards de bénéfice, est-ce que c’est normal ? Non. Ça veut dire quoi ?

Jean-Jacques Bourdin, lui coupant la parole : alors vous devez applaudir la décision du gouvernement de donner cette fameuse prime aux salariés des entreprises qui versent des dividendes à leurs actionnaires ?

Ségolène Royal : mais combien de salariés vont être concernés par ça ? Moins de 10% des salariés en France, moins de 10%. Donc est-ce que c’est crédible politiquement d’aller faire croire aux gens qu’ils vont recevoir 1 000 euros ? Alors que…

Jean-Jacques Bourdin, l’interrompant : c’est un mensonge, c’était quoi, c’est un… ?

Ségolène Royal : c’est un effet d’annonce, c’est un rafistolage préélectoral qui ne trompe personne. En revanche, demander aux grandes entreprises qui gagnent beaucoup d’argent de faire en sorte qu’elles répartissent, comme ça avait d’ailleurs été promis, un tiers / un tiers / un tiers, dont un tiers pour les augmentations salariales, et exiger des entreprises du CAC 40 qui ont beaucoup de petites et moyennes entreprises sous-traitantes qui elles souffrent, souffrent parce qu’elles sont mises en concurrence les unes contre les autres pour le coup, et elles ne peuvent ni embaucher ni augmenter les salaires.


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Ce qui veut dire aussi que tout au long de la chaîne de production, les profits sont mal répartis entre les gros donneurs d’ordres et les petites et moyennes entreprises qui se battent, qui sont le tissu, c’est le poumon économique de la France, les PME. Elles doivent être protégées, elles doivent être aidées, et à leur égard les banques doivent être contraintes de faire leur travail de prêt bancaire, ce qu’elles ne font pas aujourd’hui. Donc vous voyez qu’il y a du potentiel de développement économique, sinon d’un côté il n’y aurait pas autant de profits et de l’autre autant de difficultés. Il faut donc une plus juste répartition des efforts et des fruits de la croissance.

Jean-Jacques Bourdin : alors les chiffres du chômage sont tombés hier : 0,8%, baisse du nombre de chômeurs en France…

Ségolène Royal : oui…

Jean-Jacques Bourdin : … le gouvernement prend des mesures efficaces… ou pas, Ségolène Royal ?

Ségolène Royal : on ne le voit pas beaucoup sur… concrètement, vous savez, autour de soi, on ne voit pas beaucoup les effets concrets d’un 0,8%, bon. Et d’autre part, ce que le gouvernement n’a pas dit, c’est que le chômage de longue durée augmente, et notamment, je pense en particulier aux femmes, aux seniors, femmes et hommes d’ailleurs, de plus de 50 ans, qui ne trouvent pas de travail et qui sont très angoissés parce qu’en plus, le gouvernement actuel a retardé l’accès à l’âge de la retraite, c’est-à-dire, on a aujourd’hui des centaines de milliers de Français qui sont au chômage parce qu’ils sont jetés des entreprises sous prétexte qu’ils sont trop âgés, et qui vont devoir attendre en étant aux minima sociaux, ils ont travaillé déjà au moins 30, 35 ans, 40 ans, ils vont devoir attendre 67 ans pour pouvoir accéder à la dignité de leur retraite.

Est-ce que c’est juste ? Non ce n’est pas juste. Et dans les autres pays européens, il y a des politiques de l’emploi qui sont faites pour les salariés de plus de 50 ans, et des politiques de l’emploi qui réussissent parce qu’on redonne des formations professionnelles à 50 ans, oui, même si ça paraît curieux, eh bien ça marche, puisqu’il faut bien à partir d’un certain âge avoir d’autres types de métiers, surtout lorsque l’on a subi des maladies professionnelles, des troubles musculo-squelettiques, des difficultés dans les métiers manuels, qui rendent fatigués et malades avant l’âge, alors il faut donner un autre contenu qualitatif au travail pour que les salariés aient non seulement envie de rester au travail parce qu’ils s’y sentent bien, mais surtout que les entreprises puissent mettre en valeur d’autres types de compétence que ces salariés de plus de 50 ans continuent à avoir, et en particulier la transmission du savoir-faire à l’intérieur des entreprises.


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Il y a beaucoup d’entreprises qui ont licencié les salariés anciens et qui aujourd’hui se retrouvent démunies, parce que la mémoire de l’entreprise a disparu, la transmission des savoir-faire manuels, et alors qu’ils pourraient encadrer les jeunes qui arrivent dans l’entreprise.

Jean-Jacques Bourdin : Ségolène Royal, je change de sujet, est-ce que vous comprenez que le gouvernement puisse suspendre les accords de Schengen exceptionnellement ? Est-ce que vous comprenez qu’on justifie la réintroduction du contrôle aux frontières ?

Ségolène Royal : mais c’est prévu dans les accords de Schengen.

Jean-Jacques Bourdin : oui c’est prévu.

Ségolène Royal : donc il ne faut pas, là non plus, sur cette question-là, que le gouvernement fasse des annonces, faisant croire qu’il va…

Jean-Jacques Bourdin : mais vous seriez au gouver… mais vous seriez présidente de la République aujourd’hui, compte tenu de la situation, de la migration venue d’Afrique du Nord, que feriez-vous ? Vous suspendriez les accords de Schengen ?

Ségolène Royal : c’est un sujet, d’abord très douloureux, hein, c’est très douloureux de voir tous ces hommes, pour la plupart, d’ailleurs je voudrais dire, que ce sont des jeunes diplômés qui arrivent en France. Et donc la vraie question que se posent les Français, c’est de savoir pourquoi, alors que le dictateur est parti, pourquoi est-ce que la démocratie revenant en Tunisie, pourquoi est-ce que les Tunisiens quittent le pays ?

Pourquoi ? Parce que le clan Ben Ali a totalement déstructuré l’économie tunisienne, et qu’aujourd’hui, en plus, avec l’écroulement du tourisme et l’écroulement de beaucoup d’entreprises, eh bien le chômage est en train d’exploser en Tunisie, et donc les Tunisiens partent vers l’espace francophone…

Jean-Jacques Bourdin : mais je vous pose la question, est-ce q… mais je… je…

Ségolène Royal : oui, mais c’est important de comprendre cela…

Jean-Jacques Bourdin : … vous avez raison. Mais…


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Ségolène Royal : … pourquoi ? Pourquoi c’est important de comprendre cela ? Parce qu’il y a 2 choses, je vais aller droit… je vais répondre à votre question…

[Fin du texte ici]


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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 22:21

3-lingots-barres-poids-1-.jpg  Le rapport de la Banque de France sur le surendettement en France révèle l’aggravation de la situation. Ils sont 900000 Français et Françaises en situation de surendettement. Le nombre de dossiers déposés à la Banque de France a augmenté de 17% depuis décembre 2010.

 

 L’étude des personnes concernées révèle également la situation de ces Français et de ces Françaises plongés dans le surendettement.

 Le surendettement touche essentiellement des personnes seules et modestes avec un niveau d’endettement moyen de 34000 euros. Pour 83%, des dossiers, les revenus sont inférieurs à 2000 euros.

L’endettement sert pour 76 % à payer le loyer, le chauffage ou les frais de santé.

On constate également une forte progression des demandes chez les séniors.

 

 Mais où est la France du travailler plus pour gagner plus ?

 

Ségolène Royal était l’invitée de Jean-Jacques Bourdin sur RMC ce jeudi 28 avril. Balayant les questions sur les candidatures au PS, la socialiste a surtout voulu réagir sur la situation de la France.

Mme Royal a fortement dénoncé l’aggravation des inégalités. Alors que la Banque de France publie son rapport sur le surendettement, « les patrons du CAC 40 ont rendu public leur augmentation de 25% de leur rémunération ».

Elle ne s’est pas contentée de dénoncer. La candidate socialiste a surtout voulu avancer ses propositions pour sortir de cette situation.

- Pour lutter contre la hausse des prix, la socialiste veut bloquer la hausse des prix de l’énergie, de l’essence et de 50 produits alimentaires et d’entretien.

- Pour lutter contre le surendettement, la socialiste veut interdire des publicités mensongères, réguler les taux d’intérêt des banques et créer du crédit social gratuit.

 

Ségolène Royal propose un Etat actif qui impose « des règles justes ».

Elle a confirmé qu’elle ira « jusqu’au bout » de cette campagne pour défendre les idées auxquelles elle croit.

Sur le terrain social, la socialiste défend en effet une ligne politique beaucoup plus volontariste que ses concurrents socialistes comme elle a pu le montrer une nouvelle fois dans cette intervention.

 

Philippe Allard

 

Pour écouter l'émission :

 

http://podcast.rmc.fr/channel38/RMCInfochannel38.xml

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 00:01

 

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Ségolène Royal au micro de LCI mardi à l'école primaire de la place Jeanne-d'Arc à Paris (@Christine Pichette)

Ségolène Royal était mardi après-midi en visite dans une école primaire occupée par les parents d’élèves manifestant contre les suppressions de postes, dans le XIIIème arrondissement de Paris, place Jeanne-d’Arc. Tout un symbole de résistance, relevé par l’ensemble des médias, pour la candidate à la primaire organisée par le Parti socialiste, qui martelait : « Je dis aux Français de résister, de continuer les occupations d’école, d’exiger les non-fermetures de classes et les réouvertures de classes. ».


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L'entrée de l'école primaire occupée de la place Jeanne-d'Arc dans le XIIIème arrondissement de Paris (@Christine Pichette)

Une résistance incarnée par la candidate elle-même : au micro de RTL, une mère d'élève expliquait : « C’est une personne qui restera debout jusqu’au bout, hein ! » - on pense à la « femme debout ».

Le matin-même, le ministre Luc Chatel avait en effet annoncé la suppression de 1 500 classes dans le primaire dès la rentrée prochaine.

 

 

 

Devant les caméras de BFM TV, Ségolène Royal a souligné :

« Vous vous rendez compte ? Un plan de licenciement de 62 000 personnes en 4 ans ? Quelle entreprise privée se serait permis cela, il y aurait eu une émeute. »

Puis elle a ajouté : « Je pense que tous les socialistes et toute la gauche sont en révolte par rapport à ce qui se passe dans l’école de la République. »


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Les médias étaient très présents pour la visite de Ségolène Royal à l'école occupée (@Ségolène Royal/@Razak)

Au micro de RTL elle a développé :

« Vraiment, c’est un mépris pour l’école. Je dis aux Français de résister, de continuer les occupations d’école, d’exiger les non-fermetures de classes et les réouvertures de classes, et je vous le dis en 2012, l’éducation sera au cœur du projet que je présenterai. C’est un appel à la résistance. »

 

 

 

Puis sur LCI, elle a précisé :

« Je vous le dit, en 2012, l’éducation sera au cœur du projet que je présenterai. L’éducation, encore l’éducation, toujours l’éducation. Et quand on nous dit que l’éducation coûte cher, moi je riposte. »

Pourquoi placer l’éducation au cœur de son projet présidentiel ? Mais parce que l’éducation est au cœur des problèmes de notre société, explique en substance Ségolène Royal devant les caméras de Public Sénat :

« Et là ce qui se passe dans l’école est révoltant, et ça doit cesser, il faut rendre à l’école ses moyens de fonctionner, il faut donner aux élèves l’égalité des chances, il faut diminuer le nombre d’élèves par classe, il faut assurer la réussite scolaire, surtout en période de crise économique, où plus que jamais la France doit investir dans son intelligence, et donner aux enfants toutes les chances de réussir, donner aux enfants la chance de comprendre que derrière l’effort scolaire, il y a la réussite scolaire, et derrière la réussite scolaire, il y a l’accès à l’emploi et à l’épanouissement personnel.

Or aujourd’hui avec les coupes sombres qui sont portées, les coups qui sont portés contre l’école de la République, eh bien les parents sont très inquiets parce qu’ils savent que leurs enfants n’ont plus de chances égales de réussir à l’école.


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Photo de famille de parents d'élèves et d'élèves de l'école occupée dans un café ; au fond, avec des lunettes, le responsable FCPE qui avait participé à l'UPP sur l'éducation (@Ségolène Royal/@Razak)

À cela s’ajoute la montée de la violence dans les établissements scolaires, et là, l’école doit être un lieu de paix, de sérénité, de sécurité, de tranquillité. Et plus on retire le nombre d’adultes dans les écoles, plus il y a une montée des phénomènes de violence à l’école, et les enfants ne peuvent pas réussir s’ils vont le matin à l’école avec la peur au ventre.

Donc rétablir la tranquillité scolaire en remettant des élèves dans l’école, faire en sorte que le gouvernement se rende compte qu‘en supprimant 62 000 emplois dans l’Education nationale, il porte un coup très grave à l’école de la République, et toute l’histoire de la République, c’est que chaque génération a l’espoir de progresser par rapport à la génération précédente.


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Ségolène Royal écoute les parents d'élèves, attentive ; à côté d'elle une mère d'élève de la FCPE (@Christine Pichette)

Mais aujourd’hui avec le recul de l’école de la République, les parents savent que les enfants d’aujourd’hui à l’école ont moins de chances de réussite que lors de la génération précédente. Est-ce que c’est normal, ça ? Non. »

Ségolène Royal était accompagnée dans ce déplacement par Dominique Bertinotti, la maire du IVème arrondissement. Philippe Moine, responsable parisien des Militants de l’Espoir à Gauche avec Ségolène Royal, était également présent.

Jean-Marie Le Guen, député de la circonscription et proche de Dominique Strauss-Kahn, accompagnait aussi Ségolène Royal. Interrogé par BFM TV, il a répondu alors qu’il se tenait juste à côté de la candidate aux primaires :

« BFM TV : Monsieur Le Guen, Monsieur Le Guen, vous faites campagne pour Madame Royal maintenant ?

Jean-Marie Le Guen : Absolument ! (Rires) »

 

 

 

Sur RTL, il a ajouté : « Je pense que Ségolène Royal a une place éminente à avoir dans le combat de la gauche pour la future élection présidentielle » ;  « Aux côtés de Dominique Strauss-Kahn ? » a demandé RTL, et lui de répondre : « Après, ça c’est des questions qui seront tranchées en temps et en heure. »

Réponse des proches de Ségolène Royal selon RTL : « Ségolène ne s’achète pas ».


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Christian Leboucher, enseignant dans l’école occupée, a salué la venue de Ségolène Royal et a ajouté devant les caméras de BFM TV :

« Toute personne, qui soit de droite ou de gauche, qui vient défendre l’école publique, sera la bienvenue. »

Mais aucune personne de droite ne se profilait à l’horizon, et les personnalités de gauche en général, et socialistes en particulier, ne s’étaient pas (encore) déplacées : allez les socialistes ! Sur le terrain ! C’est là que la victoire de 2012 se joue, auprès de ceux qui traditionnellement nous accordent leurs suffrages, comme… les enseignants !

Mais les héroïnes et les héros du jour, c’étaient les élèves et les parents d’élèves de l’école occupée. L’accueil qu’ils ont réservé à Ségolène Royal était joyeux, spontané, coloré, bigarré et très chaleureux, voire enthousiaste.

L’une de dire en parlant de Ségolène Royal :

« Oh, elle a de la ressource. Je pense qu’elle a pas dit du tout son dernier mot ! »

L’autre d’ajouter :

« C’est une personne qui restera debout jusqu’au bout, hein ! »


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Une troisième de renchérir :

« Moi j’voterai, ouais, pour elle. J’ai toujours voté pour elle de toute manière. »


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Et la dernière, dans un éclat de joie, de s’écrier :

« Ségolène, on t’aime ! On t’aime Ségo !»

Frédérick Moulin

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 20:42

 

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Les troupes syriennes et les tanks sont entrées lundi dans Dara'a, au sud de la Syrie, et ont ouvert le feu. Ici, un habitant combat avec la seule arme dont il dispose : il lance une pierre sur le tank (Reuters TV)

 

Message de Ségolène Royal sur Facebook mercredi 27 avril 2011 à 12:00

Face à la sanglante répression en Syrie, le silence et l'inertie de l'actuel président qui avait reçu en grande pompe le président syrien dans nos tribunes du 14 juillet exigent des explications.

 Enfin l'ambassadeur vient d'être convoqué, ce que j'ai demandé hier. C'est le conseil de sécurité de l'ONU qu'il faut saisir.

Ségolène Royal
Al-Assad fait tirer sur le peuple. Sarkozy l'avait invité le 14 juillet, son silence est inadmissible, il doit des explications aux Français.


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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 12:27

Bien sûr, je ne vous ai pas oubliés ... !

Mais depuis février, tout s'emballe, à l'intérieur, à l'extérieur de notre "douce France" ! Happée par les évènements quotidiens, je parcours avec ardeur chaque jour "le Monde" auquel je suis abonnée depuis 1966, mes hebdomadaires "Télérama", le "Nouvel Observateur" mais je n'oublie pas, néanmoins, les fondamentaux de ma vie, à savoir les livres, les films, les pièces de théâtre, les expositions, tout ce qui représente mon oxygène indispensable.

 

LIVRES

 

7582.jpg(1) 2011 est l'année Brassens, de plus Georges Brassens a vécu longtemps dans le 14è de Paris, mon arrondissement. Pour le connaître mieux, un petit opuscule : Brassens, le libertaire de la chanson, collection Découvertes Gallimard.

Vous y découvrirez, au travers de 110 documents, un artiste libre et généreux, un poète, un ami, un "faiseur de chansons" au style unique.

 

(2) Georges Brassens - Poèmes et chansons - Point Seuil

Plus de deux cents chansons, ballades du temps jadis aux mélodies décalées, Brassens le "polisson de la chanson".

 

(3) Toujours en format de poche, Folio Gallimard n°4661, lisez ou relisez Samedi, de l'auteur anglais Ian Mc Ewan, écrivain contemporain, l'un des plus doués de sa génération. Plusieurs de ses romans ont été adaptés à l'écran.

Etrange samedi en ce début du 21ème siècle, vingt-quatre heures au terme desquelles plus rien ne sera comme avant pour Henry, neurochirurgien réputé de Londres ...

 

(4) Et pour terminer sur mes coups de coeur "livres" un recueil qui réunit un choix des tout premiers récits de A.Tchekov (1883,1884,1885), textes brefs, souvent féroces et cyniques : Une nature énigmatique, éditions Anatolia, à commander de toute urgence chez votre libraire.

 

Je ne vous quitterai pas sans vous citer mes "coups de coeur" hors littérature :

 

FILM

 

"Si tu meurs, je te tue", oeuvre d'un Kurde à Paris, Hiner Salem. Paris, les Kurdes à Paris, l'étrangeté des rapports sociaux, l'amitié, la tendresse, l'amour ... Une heure trente hors du temps et dans le temps d'aujourd'hui. 

 

THEATRE 

 

gpr_operadequatsous1011.jpgA la Comédie française, jusqu'au 19 juillet, L'Opéra de quat'sous de Bertolt Brecht dans une mise en scène brillantissime de Laurent Pelly. Acteurs, chanteurs, musique, textes, tout concourt à notre bonheur.

 

 

 

EXPOSITIONS 

 

Et pour terminer cette chronique printanière, ne manquez surtout pas, si vous vivez à Paris ou si vous y passez quelques jours, deux expositions très différentes mais passionnantes l'une et l'autre :

 

- Cranach et son temps au Musée du Luxembour, 19 rue de Vaugirard 6è :

Lucas Granach (1472-1553) est l'un des artistes majeurs de la Renaissance germanique. Jusque là réputé austère, Cranach se découvre, grâce à cette rétrospective, truculent, sensuel, amoureux des figures féminines.

 

- Van Dongen - Fauve, anarchiste, mondain au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, 11 av. du Président Wilson 16è.

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Après ses années de formation en Hollande, Kees Van Dongen (1877-1968) va vivre, aux côtés de Matisse, la belle période fauve, couleurs vives, Montmartre, Années folles, le Bateau-Lavoir ... Peintre de la fête, de l'élégance, du luxe, il a peint les femmes surtout, son obsession !

 

Sur ce, à bientôt

 

Mireille

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 04:01

 

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Ségolène Royal était l’invitée hier matin à 8h20 de Patrick Cohen dans Le 7/9 sur France Inter. Particulièrement en forme, elle a enchainé de nombreux sujets d’une actualité brûlante durant les deux parties de l’émission, structurant et étayant son discours. Dans cette première partie de l’émission, elle a répondu aux questions de Patrick Cohen, alors que dans la seconde, ce sont les auditeurs de France Inter qui lui ont posé leurs propres questions.

Ségolène Royal a répondu aux questions de Patrick Cohen :

-sur les immigrants tunisiens, sur les différends entre Sarkozy et Berlusconi et sur l’espace Schengen, indiquant notamment qu’une solution communautaire pouvait être trouvée en application de l’article 2 des accords de Schengen, sans remise en cause des textes,

-puis en second lieu sur l’après-pétrole et l’après-nucléaire – elle a évoqué pour la première fois plus en détail les aspects de l’énergie nucléaire et le sens qu’elle souhaitait donner à la politique énergétique de la France à long terme (40 ans) – et sur les perspectives ouvertes par la « mutation énergétique » en terme de métiers, d’emplois, de nouvelles entreprises, avec une condition toutefois : « une très très forte volonté politique », « l’excellence environnementale »,

-enfin, sur le pouvoir d’achat, Ségolène Royal a dénoncé « un hold-up sur le pouvoir d’achat des Français », « un hold-up mené par l’actuel gouvernement », et un hold-up de la grande distribution, « qui fait des marges commerciales intolérables » : elle a fait plusieurs propositions concrètes pour y remédier, car « quand le marché, je le répète, ne fonctionne pas, c’est à l’Etat de mettre des règles justes et de la sécurité alimentaire pour que les gens puissent continuer à se nourrir, c’est quand même un minimum dans un pays comme le nôtre ».

Frédérick Moulin

 

 

 

Transcription de l'interview par MEAG avec SR / F.M.

Patrick Cohen : bonjour Ségolène Royal.

Ségolène Royal : bonjour.

Patrick Cohen : la France doit-elle fermer ses frontières aux immigrants tunisiens en provenance d’Italie, doit-on faire une exception aux accords de Schengen ?

Ségolène Royal : d’abord la solution, c’est la coopération économique, pour que les jeunes Tunisiens qui arrivent, qui sont d’ailleurs pour la plupart des jeunes Tunisiens diplômés, et qui fuient à la fois la misère et le chômage, puissent retrouver dans leur pays des entreprises qui marchent, et la première urgence en effet c’est de relancer le tourisme en Tunisie puisqu’on voit un spectacle désolant de Tunisiens malheureux qui ont déjà des salaires très très bas dans leur pays, 100, 150 euros, 200 euros par mois et qui aujourd’hui sont rejetés dans la misère parce que le pays est déserté. Donc la principale urgence, aujourd’hui, c’est de relancer le tourisme en Egypte et en Tunisie.

La seconde observation que je voudrais faire, c’est qu’en effet, ce n’est pas très digne, cette agitation présidentielle, tout simplement parce que les accords de Schengen, de quoi s’agit-il pour que les auditeurs comprennent bien ? C’est l’accord qui, entre les 27 pays européens permet d’organiser la circulation à l’intérieur de notre espace européen, et cet accord prévoit déjà dans son article 2 que l’on peut momentanément rétablir le contrôle aux frontières internes de l’Europe dès lors que la sécurité publique est menacée.

 

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C’est si vrai que ça a déjà été utilisé, rappelons-le, personne ne le dit, en 2006, lors de la coupe du monde de foot en Allemagne, où l’Allemagne a eu l’autorisation de rétablir le contrôle aux frontières pour empêcher l’arrivée de hooligans. Donc la procédure est très très simple, il suffit de consulter 15 jours avant l’ensemble des pays européens qui donne une autorisation de rétablir le contrôle aux frontières, c’est-à-dire de suspendre Schengen…

Patrick Cohen : c’est ce que la France devrait faire aujourd’hui ?

Ségolène Royal : mais bien évidemment, au lieu d’avoir un président de la République qui s’agite, qui court en Italie pour un sommet qui va durer, tenez vous bien, une heure et demi pour aborder une demi-douzaine de sujets, et pays ailleurs…

Patrick Cohen : frontières fermées pour quelques dizaines d’immigrants tunisiens ?

Ségolène Royal : c’est pas frontières fermées, c’est l’autorisation, s’il y a une menace pour l’autorité publique, ce qui reste à montrer, mais pourquoi pas, ne faisons pas de polémique là où il n’y en a pas, il d’agit de résoudre sérieusement et correctement les problèmes.

Donc il y a deux façon de résoudre correctement les problèmes, le premier, je l’ai évoqué tout à l’heure, c’est vraiment de relancer l’économie, d’aider les pays à rétablir des Etats qui fonctionnent, en plus l’actuel président de la République a suffisamment soutenu longtemps des pays dictatoriaux qui ont mis leur pays dans cet état-là, donc maintenant il a une responsabilité à l’égard de la relance économique dans ces pays, et d’ailleurs c’est l’intérêt de la France que l’économie redécolle dans ces pays, et deuxièmement, si en effet c’est nécessaire, appliquons l’article 2 de la convention sans agitation politicienne. Mais j’ajouterais…

Patrick Cohen, lui coupant la parole : donc on ne doit pas nécessairement accueillir les immigrants tunisiens ?


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Ségolène Royal : mais non, mais pas forcément. La priorité c’est quoi ? La priorité, c’est le développement économique en Tunisie. Mais j’ajoute que si Berlusconi a fait cela, c’est parce qu’il a été laissé terriblement seul. Il avait prévenu les autres pays européens. Lorsque les Tunisiens sont arrivés, ces malheureux sont arrivés à Lampedusa dans des conditions d’ailleurs humainement inacceptables, il s’agit quand même de l’espace francophone, et nous avons une responsabilité de dignité humaine à l’égard de ces hommes qui arrivent, lorsque Berlusconi a dit : vous me laissez tout seul ; l’Europe est restée les bras ballants, a fermé les yeux sur les difficultés qui se posaient à ce moment-là en Italie, il a dit : mais moi je vais donner des visas provisoires si vous ne faites rien.

Il était à ce moment-là temps, et beaucoup de temps a été perdu, pour que les pays européens se mettent ensemble et disent : voilà, maintenant qu’il y a la révolution, et c’est une bonne chose dans les pays arabes, voilà des peuples qui veulent accéder aux valeurs de l’Europe, aux valeurs de démocratie, de citoyenneté, de liberté, d’égalité sociale, aidons-les à mettre en place ce nouveau système économique, social, dont nous, nous sommes fiers, et c’est une bonne chose, je le répète, que ces pays se développent, accèdent à la démocratie, parce que demain, ils seront en coopération avec l’Europe, qui a besoin aussi d’espace et d’oxygène pour relancer sa croissance économique. 

Patrick Cohen : voilà pour l’immigration, on reviendra sans doute un peu plus tard sur la situation au Maghreb et sur les frappes alliées en Libye. L’autre titre de l’actualité aujourd’hui, Madame Royal, c’est le 25ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl. Quelques jours après le tsunami japonais et l’accident de Fukushima, vous aviez fustigé l’indécence  de ceux qui s’empressaient de réclamer un référendum sur la sortie du nucléaire en France. Quelle est votre position aujourd’hui ?

Ségolène Royal : oui j’avais dit cela, mais ne déformons pas le contexte, j’avais dit cela à un moment où en effet…

Patrick Cohen, l’interrompant : … à quelques jours des cantonales.


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Ségolène Royal : attendez. Oui, mais les Japonais n’avaient pas encore enterré leurs morts, et tout d’un coup, on utilisait un sujet pour en faire un argument de politique électorale. Là aussi, je pense qu’il faut régler les choses sérieusement, structurellement et efficacement. En effet, d’abord sur le problème de Tchernobyl, il y a deux enseignements, c’est la dictature du secret, qui a entraîné des dégâts considérables, y compris en France, y compris en Corse, puisque vous le savez, c’est seulement aujourd’hui qu’on apprend qu’il y a eu en effet un impact sur les cancers en Corse alors que des scientifiques à l’époque avaient caché l’impact du nuage de Tchernobyl, et donc dans le domaine de la protection de l’environnement et des catastrophes, jamais, jamais la loi du secret pour que les citoyens puissent en effet réagir et s’organiser

Patrick Cohen : pour l’avenir.

Ségolène Royal : …première observation. La seconde, c’est qu’on nous a raconté pendant des années que le nucléaire permettait notre indépendance nucléaire : c’est faux puisqu’il faut acheter l’uranium ; on nous a raconté pendant des années qu’il n’y avait pas de danger : c’est faux puisqu’il y a l’enfouissement des déchets nucléaires auquel je me suis toujours opposée depuis des années, j’ai même participé à des protestations contre l’enfouissement des déchets nucléaires puisque ma région était visée ; et donc aujourd’hui il est évident qu’il faut ramener le nucléaire à une énergie d’appoint, c’est-à-dire le contraire de ce que nous avons aujourd’hui en France, où 80% de l’électricité est produite par le nucléaire et où la part des énergies renouvelables a diminué. Donc il faut faire le contraire, c’est une révolution énergétique, et c’est une chance d’avoir cette révolution énergétique à faire.

Patrick Cohen : la formule qui est contenue dans le projet du PS donc vous convient, « sortir de la dépendance nucléaire » je crois que c’est le terme utilisé dans le document du Parti socialiste ?


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Ségolène Royal : oui, sortir de la dépendance nucléaire, mais pour y parvenir, il faut se fixer la sortie du nucléaire, parce que si on se fixe des objectifs intermédiaires qui ne sont pas clairs, alors la mutation énergétique qui va demander énormément d’énergie, sans jeu de mots, c’est-à-dire de volonté politique, ne se fera pas. On peut viser une échéance à 40 années pour sortir du nucléaire, c’est-à-dire peut-être garder une ou deux centrales très contrôlées qui serviront d’appui en cas de coup dur pour la production d’énergie, parce qu’il faut aussi sécuriser l’énergie, quand on se trouve à l’hôpital et que tout d’un coup il y a une coupure d’électricité, il faut aussi se rendre compte et être réaliste par rapport aux choses. Mais…

Patrick Cohen : mais là-dessus les écologistes vous disent s’il y a danger dans les centrales, ben y’aura danger dans une ou deux centrales même si vous maintenez simplement ces deux unités en secours. S’il y a vraiment danger, il faut l’éliminer complètement.

Ségolène Royal : oui, mais de toute façon là, d’abord, premièrement, il faut que les Français sachent qu’il faut à la fois sortir du pétrole, parce que n’oublions pas, maintenant qu’il y a des dangers sur le nucléaire, on oublie totalement, vous voyez la versatilité aussi du système médiatique et d’opinion, c’est-à-dire qu’à un moment on était totalement axés sur la sortie du pétrole pour lutter contre le réchauffement planétaire et contre l’effet de serre, maintenant il y a des difficultés, un gros danger sur le nucléaire, alors on sort du nucléaire, il va falloir donc sortir, organiser l’après-pétrole, et organiser l’après-nucléaire.

Comment ? En poussant massivement les énergies renouvelables, c’est possible, moi je le fais, vous le savez, à la tête de la région, qui est une des premières régions en énergies renouvelables avec l’énergie photovoltaïque, avec les champs d’éolien, il va falloir aussi que les Français acceptent des champs d’éoliennes, avec le développement des énergies marines, là je crois qu’il y a un potentiel considérable, et je suis convaincue qu’on peut se fixer l’objectif de sortie du nucléaire, c’est-à-dire d’accélérer cette mutation énergétique, à condition aussi que l’on change nos modes de consommation, que l’on investisse massivement dans les économies d’énergie potentiellement créatrices d’emplois avec l’isolation des logements, qu’on économise cette énergie.


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Et c’est une chance parce que c’est un potentiel de création d’entreprises nouvelles, de PME, de nouveaux métiers, de nouveaux emplois, et je suis convaincue qu’avec une très très forte volonté politique, ce que j’ai appelé l’excellence environnementale, dommage que ça n’ait pas pu être fait dès 2007, la France a pris beaucoup de retard, je suis convaincue que la France peut devenir une des premières puissances écologiques mondiales.

Patrick Cohen : dernier thème, rapidement, dans cette première partie d’entretien, le pouvoir d’achat des Français. Vous avez proposé un blocage des prix des produits de première nécessité, c’est une mesure radicale qui n’a été utilisée qu’exceptionnellement, est-ce que vous pouvez expliquer comment vous feriez, et pour quel résultat ?

Ségolène Royal : c’est très important. C’est une solution concrète, directe, moi je considère qu’il y a un hold-up sur le pouvoir d’achat des Français

Patrick Cohen : mené par qui ?

Ségolène Royal : un hold-up mené par l’actuel gouvernement, un hold-up sur la hausse du prix de l’énergie, alors que j’ai demandé …

Patrick Cohen : mais ça part dans les poches de qui ?

Ségolène Royal : mais ça part, ça part dans le poches d’un Etat impécunieux qui a vidé les caisses, qui gère mal l’argent public, qui avait promis, le président de la République avait dit : « Je serai le président du pouvoir d’achat des Français. », alors je demande en effet le blocage des prix de 50 produits de base, à la fois alimentaires et des produits d’entretien, pour que les familles puissent faire correctement leurs courses sans être insécurisées sur la façon dont elles vont finir les fins de mois, ce n’est pas acceptable…

Patrick Cohen, lui coupant la parole : on bloque combien de temps, on bloque combien de temps ?


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Ségolène Royal : mais on bloque, la loi permet un blocage pendant 6 mois, commençons pendant 6 mois, et demandons ensuite à la grande distribution française, qui est une des grandes distributions les plus concentrées au monde, et donc qui fait des marges commerciales intolérables, je le vois bien, puisque les éleveurs ne vendent pas leurs produits plus cher, et dans les supermarchés, certains produits alimentaires ont augmenté de 20%, c’est un hold-up sur le pouvoir [d’achat]

Patrick Cohen, l’interrompant : …la concurrence ne joue pas ? …y’a pas de concurrence entre les distributeurs ?

Ségolène Royal : la concurrence ne joue pas, vous le savez très bien, c’est un des grands défauts du système commercial français et le gouvernement est inerte, il ne fait rien, donc quand le marché ne fonctionne pas, qu’est-ce qu’on fait quand le marché ne fonctionne pas ? On impose des règles qui protègent les consommateurs, et c’est ce que je demande.

Patrick Cohen : donc ce seraient les distributeurs qui se sacrifieraient pour les producteurs ? Parce que si on bloque les prix, il faut bien que euh…

Ségolène Royal : mais les producteurs sont écrasés !

Patrick Cohen, lui coupant la parole : les producteurs ne peuvent pas vendre à perte donc ce seraient les distributeurs qui  rogneraient sur leurs marges ?

Ségolène Royal : mais bien évidemment, mais bien sûr, pourquoi ? …

Patrick Cohen : d’accord.

Ségolène Royal : parce que les marges sont disproportionnées par rapport à ce que reçoivent les producteurs, et j’ai demandé aussi que les grandes surfaces aient l’obligation d’acheter 10% de leurs produits agroalimentaires en circuit court, ça veut dire directement au producteur en France pour que l’on cesse de voir des prix à la consommation, témoins les produits laitiers ont augmenté de 20%, tandis que les éleveurs, depuis deux ans il y eu plus de 200 suicides d’éleveurs, parce qu’à la base les éleveurs ne sont pas rémunérés pour leur travail. Ça, ça ne va pas, quand le marché, je le répète, ne fonctionne pas, c’est à l’Etat de mettre des règles justes et de la sécurité alimentaire pour que les gens puissent continuer à se nourrir, c’est quand même un minimum dans un pays comme le nôtre.

Patrick Cohen : Ségolène Royal, invitée de France Inter jusqu’à 8h55, on reviendra avec vous sur ces thèmes qu’on vient d’aborder ou d’autres thèmes avec les auditeurs d’Inter dans quelques minutes, il est 8h32.

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 00:13

 

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Jack Lang, François Mitterrand, Ségolène Royal, ministre de l'Environnement sortante, Elisabeth Guigou et Bernard Kouchner à Nevers le 4 mai 1993, un peu plus d'un mois après la nomination d'Edouard Balladur en tant que Premier ministre et la démission de Pierre Bérégovoy (Aslan/Chesnot/Job/SIPA)

"Nous sommes plusieurs ici à nous souvenir de ce message prémonitoire qu’il nous adressait lors du dernier Conseil des ministres de 1993 : « Ils s’en prendront aux retraites, à la santé, à la Sécurité sociale, car ceux », disait-il, « qui possèdent beaucoup veulent toujours posséder plus, et les assurances privées attendent de faire main basse sur le pactole. Vous vous battrez le dos au mur. », avait-il dit à son gouvernement" Ségolène Royal, discours de Jarnac à l'occasion du 15ème anniversaire de la mort de François Mitterrand, samedi 8 janvier 2011


-oOo-


Tweet de Ségolène Royal du mardi 26 avril 2011 à 10:47

 

Ségolène Royal
Dimanche huit mai, venez à l'université populaire sur les combats de François Mitterrand. Je vous dirai ceux qui restent furieusement d'actu.

 

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Trentième anniversaire de l’élection de François Mitterrand

Le 10 mai prochain aura lieu le trentième anniversaire de l’élection de François Mitterrand à la Présidence de la République.

Ayant passé sept ans à ses côtés comme chargée de mission à l’Elysée, puis ministre de l’Environnement dans son gouvernement, élue députée des Deux-Sèvres dans la circonscription du Marais poitevin qu’il aimait tant, et aujourd’hui Présidente de la région qui l’a vu naître, je lui dois bien un moment fort de réflexion et de rassemblement.

Ce moment aura lieu LE DIMANCHE 8 MAI de 16h à 17h30,  salle des Blancs-Manteaux à Paris dans le 4ème arrondissement, suivi d’un verre de l’amitié.

Pour une fois, je serai la principale intervenante de cette Université Populaire Participative.

Je vous dirai comment je vois la permanence des idées et des actions de François Mitterrand. Et ce qu’il faut en retenir pour les temps présents. Les raisons d’espérer la victoire en 2012. Et ce qu’il faudra faire de cette victoire pour se mettre au service de la France.

D’ailleurs vos idées sur vos blogs, vos Twitter et vos Facebook, sont bienvenues. Pour les plus jeunes d’entre vous, 1981 paraît loin. Pourtant, vous verrez, certaines intuitions puissantes éclairent les temps présents, comme celle concernant l’oligarchie financière dont la voracité n’est jamais abreuvée tant qu’il y a quelque chose à gratter.

Aujourd’hui c’est facile, puisqu’il sont au pouvoir, dans une confusion totale des réseaux d’intérêts et des égoïsmes féroces, se distribuant avantages, exonérations fiscales, légions d’honneur, et bonne conscience.

Mais je vous en dirai plus le 8 mai prochain. Avec des solutions concrètes pour répondre aux problèmes dont les Français nous parlent tous les jours.

Soyons très nombreux à nous retrouver dans le bonheur d’être ensemble, de réfléchir ensemble. Et d’ouvrir un avenir.

Faites savoir si vous venez, envoyez ce message à vos amis pour que l’accueil soit bien organisé.

Je me réjouis vraiment de ce moment à venir.

Le Blog officiel de Ségolène Royal, mardi 26 avril 2011, à 19h45


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François Mitterrand à sa sortie du restaurant le Vieux-Morvan à Château-Chinon le 10 mai 1981 au soir, entouré d'une foule de sympathisants et de journalistes, quelques instants après avoir entendu à la télévision les résultats de l'élection présidentielle (Getty Images/film JC Delmas-afp)

10mai81

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