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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 20:20

 

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Chers amis, chères amies,

Rassemblons nous nombreux, salle des Blancs Manteaux (48 rue Vieille-du-Temple, dans le IVème arrondissement de Paris), dimanche 8 mai à 16h, comme je vous le disais dans un précédent courriel. Exceptionnellement, cette université populaire sur l’actualité des combats de François Mitterrand  à deux jours de l’anniversaire du 10 mai 1981 prendra la forme d’une réunion publique au cours de laquelle nous partagerons la pensée, les actions, les combats et les enseignements politiques de François Mitterrand.

Dès maintenant je voudrais vous dire que nous ne devons pas laisser au Front National le monopole du drapeau national, comme nous l’avons encore constaté le 1er mai.

Et comme la première leçon de François Mitterrand, c’est l’amour de la France, de son histoire, et des Français (« on ne peut rien faire avec la France si on ne l’aime pas »), je vous propose de retenir une idée symbolique proposée par des internautes de Désirs d’avenir pour notre rassemblement au 8 mai : qu’il se fasse aux couleurs bleu-blanc-rouge à l’initiative de chacun.

Permettez moi de vous dire ici, en attendant  dimanche prochain quelques  mots, qui sonnent  comme une actualité vibrante, ces paroles qu’il a prononcées lors du dernier Conseil des ministres en mars 1993, auquel je participais comme ministre de l’Environnement :

« Quand j’ai parlé des acquis sociaux », a-t-il déclaré, « on a dit que c’était une facilité démagogique. Mais non. Il y a des gens très bien à droite. Seulement ils seront emportés par les grandes forces. Comment voulez-vous que les gouvernements de droite résistent longtemps aux grandes compagnies d’assurance, aux milieux dans lesquels ils vivent, à leurs financiers ? Cela est fatal, vous le verrez, sur la médecine, les retraites. Tout ce que vous avez redouté se passera, même si je parais aujourd’hui mécaniste. »

Lors de ce dernier Conseil des ministres avant le second tour des législatives, « qui allait faire tomber sur nos épaules un énorme poids, comme un grand deuil, dont on croit qu’il ne se relèvera pas », il dit:

« Vous allez devoir reconstituer un noyau cohérent, vigoureux, sans querelles, ne craignant pas les obstacles, acceptant les sacrifices, renonçant aux joies paisibles d’une vie tranquille. Il faut avoir la force de le refaire. Je vous accompagnerai jusqu’à mon dernier jour ».

Il avait ajouté : « Je n’en ai plus pour longtemps. J’aimerais bien voir l’Europe se lever. Et  pour la gauche, faudra-t-il une génération ? Ce n’est pas sûr. [...] Vous avez une belle et grande cause à défendre, et dites-vous bien qu’elle est meilleure que nous tous. En face, c’est une loi de la société qui veut que ceux qui possèdent veulent posséder plus. Pour imposer des lois d’équité, il faut des révolutions. »

Ségolène Royal

Pour vous inscrire à cette réunion publique, merci d'envoyer un courriel à : 8mai2011@gmail.com

 

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Mise au point

Je démens formellement l’information diffusée depuis hier sur plusieurs  médias selon laquelle je subirais des pressions de mon ami Bernard-Henri Lévy pour retirer ma candidature.

Bernard-Henri Lévy, avec lequel je me suis entretenue ce matin est également stupéfié par cette allégation fantaisiste et dénuée du moindre fondement.

Il serait bon que, dans le contexte de la préparation d’une élection présidentielle qui est l’échéance majeure pour l’avenir de notre pays, le sens de la responsabilité et le souci de la vérité puissent guider tout un chacun car les citoyens ont droit à une information exigeante, à la hauteur de l’enjeu.

Le Blog officiel de Ségolène Royal, mardi 3 mai 2011

 

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La Règle du jeu est une revue littéraire fondée en 1990 et dirigée par Bernard-Henri Lévy.

RDJ logo

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 09:00

 

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Philippe Croizon reçoit la médaille de la Région Poitou-Charentes, remise par sa présidente, Ségolène Royal (@Ségolène Royal)

 

Messages (2) Facebook de Ségolène Royal du lundi 2 mai 2011 à 16:43

"Je suis handicapé mais en bonne santé". Ainsi vient de s'exprimer Philippe Croizon, amputé des bras et des jambes et qui a accompli un exploit extraordinaire : traverser la Manche à la nage !

Je lui ai remis la médaille de la Région Poitou-Charentes. Depuis l'adoption de l'agenda 22 en 2005, je veille à ce que la prise en compte du handicap intègre toutes les politiques régionales.

Le prochain défi de Philippe Croizon vise à relier à la nage les cinq continents via les détroits qui les relient (Gibraltar, Béring ...).

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 Dans son livre J'ai décidé de vivre, Philippe Croizon nous donne une leçon de courage inouïe.

 

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Philippe Croizon, son histoire, et 4 courtes vidéos pour illustrer son combat

Le 4 mars 1994, à 26 ans, Philippe Croizon est traversé par deux décharges de 20 000 volts alors qu'il démonte l'antenne de la télévision sur son toit : la première le tue, la seconde le ramène à la vie. Jusqu'à l'arrivée des pompiers, sa femme, Muriel Marotte, et son fils, Jérémy Croizon, assistent impuissant à sa combustion.

Deux mois après le choc, il se réveille, mais devra être amputé au niveau du bras gauche, du bras droit, de la cuisse droite et de la cuisse gauche.

Il fait alors le choix courageux de vivre à tout prix pour son fils Jérémy et son deuxième fils Grégory, né quelques mois après l'accident.

Aujourd'hui, il a effectué un aller-retour en nageant entre Noirmoutier et Pornic (12 heures le 19 août 2010) et, après un pari fou fait il y a 15 ans, a traversé la Manche à la nage (14 heures le 18 septembre 2010 quand il en prévoyait 24) et prépare d'autres expéditions dans les détroits qui relient les 5 continents, dont la mer Rouge, le détroit de Gibraltar, et le plus difficile, le détroit de Béring :

 « Je fais ça surtout pour moi mais aussi pour établir un exemple. Je veux montrer aux gens qui souffrent que c'est faisable, que tu dois toujours te battre. »

Il est entouré de toute une équipe, dont sa compagne, Suzana, qui l'accompagne et l'aide dans ses entraînements et ses exploits, son entraineuse, Valérie Carbonnel, et son médecin, notamment. Il s'entraîne en piscine à Châtellerault, en lac et en mer à La Rochelle.

Il est notamment sponsorisé par la Région Poitou-Charentes, le Conseil général de la Vienne, la communauté d'agglomération du Pays châtelleraudais, la ville de Châtellerault, ou encore par des entreprises et organismes qui l'aident dans son entraînement : le Centre d'Analyse d'Images et de Performance Sportive (CAIPS) Poitou-Charentes, ou la société Aqua Sphère (combinaisons "Ironman").

Frédérick Moulin

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Philippe Croizon au JT de TF1 du 19 septembre 2010, après sa traversée de la Manche la veille : 

 

Reportage de Nantes7 sur Philippe Croizon le 6 septembre 2010 suite à son aller-retour Noirmoutier-Pornic dans la baie de Bourgneuf le 19 août 2010 :  

 

Hommage du Conseil général de la Vienne à Philippe Croizon suite à sa traversée de la Manche le 18 septembre 2010 (vidéo du 22 septembre 2010) : 

 

Vidéo-reportage du journal Le Parisien sur une séance d'entraînement de Philippe Croizon juste avant sa traversée de la Manche le 18 septembre 2010 : cliquez ici.

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 07:42

 

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Ségolène Royal et Laurianne Deniaud le 27 novembre 2010 lors de la Convention Perspectives 2012 "Prévention, santé, actions sociales" des Jeunes Socialistes dans la salle des fêtes du XIVème arrondissement de Paris  (@Razak/@Ségolène Royal)

 

 

Le Pass' contraception enfin autorisé en Poitou-Charentes !

Le Pass' contraception va pouvoir être distribué dans les lycées de la région, après qu'un accord soit intervenu sur le sujet lundi 2 mai entre la Région et le rectorat.

Ségolène Royal s'est déclarée « satisfaite de cet accord permettant la diffusion du "Pass' contraception" auprès des infirmières scolaires ».

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 Ségolène Royal salue cette décision qui reconnaît le rôle précurseur de la Région et qui va permettre la mise en œuvre d'une démarche de prévention efficace dans un domaine de santé très important pour les jeunes. L'accès gratuit à une consultation médicale et à la contraception permettra de répondre à la solitude et parfois à la détresse des jeunes.

Site de la Région Poitou-Charentes, lundi 2 mai 2011

 

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Laurianne Deniaud (@) est la présidente du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) depuis le 22 novembre 2009. À l’occasion des élections cantonales de mars 2011, elle s’est présentée comme suppléante du conseiller général sortant Philippe Grosvalet dans le canton de Saint-Nazaire-Est, qui a été réélu. Philippe Grosvalet a été élu président du Conseil général de Loire-Atlantique le 31 mars 2011 à l’unanimité des voix de gauche. Il succède à Patrick Mareschal, 72 ans, qui n’a pas brigué de nouveau mandat de conseiller général cette année, que Ségolène Royal avait rencontré et à qui elle avait rendu hommage lors de son déplacement à Nantes le vendredi 4 mars 2011 (article ici).


Tweet de Ségolène Royal lundi 2 mai à 19h20 (seule réponse ce mardi matin au tweet de Laurianne Deniaud) :

 

Ségolène Royal
@ merci Laurianne pour ce travail en direction des lycéennes et des lycéens.
Il y a 5 heures via web

 

 

 

Laurianne Deniaud
invite @ et @ à découvrir notre dossier sur le pass' contraception sur le site lycées en mouvement 
Il y a 12 heures via web

 

 

Le Pass' contraception, un droit dont je veux jouir partout en France

 

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Contraception, un droit dont je veux jouir partout en France!

Le Pass' contraception, une étape importante

 

      Pour lire l'article sur le site "lycées en mouvement", cliquez ici.


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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 18:30

Photo Razak[1]Onze propositions de Ségolène Royal sont présentes parmi  les 30 retenues dans le projet du parti socialiste. Nous nous en réjouissons.
La création d’une banque publique d’investissement pour les PME-PMI, co-pilotée par les régions, est l’une d’entre elles.

Cette volonté stratégique est de toute première importance à quatre niveaux :

- Cela va permettre de disposer d’une banque qui jouera vraiment son rôle d’accompagnement économique auprès des petites et moyennes entreprises dynamiques et innovantes.

- Cela encouragera voire obligera par cette émulation et par cette volonté politique forte tous les organismes bancaires à se recentrer sur leur métier de base au détriment de leurs activités financières dangereuses.

-Par son co-pilotage avec les régions, les engagements souscrits pourront s’appuyer sur une connaissance très pragmatique du terrain et des acteurs impliqués dans les projets.

-Enfin l’innovation et entre autre celle axée sur un développement durable et économe en énergie sera au cœur des orientations suivies.

Le tissu économique des PME est essentiel. Rappelons que près de 60 % des salariés français travaillent dans des entreprises de moins de 250 personnes. Cela donne une idée de leur importance au niveau de l’activité économique et de l’emploi.

Une politique structurée est donc absolument prioritaire.

Au-delà de l’encouragement que cette banque apportera dans la création et le développement  d’activités d’avenir, cette initiative devra permettre en plus de résoudre deux grandes faiblesses chroniques de nos petites et moyennes entreprises :

- L’insuffisance de leurs capitaux propres.

- L’absence quasi-totale des banques dans le financement des besoins en  fonds de roulement.

Ces deux points paraissent un peu techniques mais il faut savoir qu’ils fragilisent les PME qui ne disposent pas de capacités d’investissement et de trésorerie valables. Cela constitue un frein terrible à la création ou au développement de nouveaux produits et services

Communiquons donc largement sur cette excellente proposition qu’est la banque publique d’investissement. Cette banque doit être la base d’une politique ambitieuse en faveur des PME/PMI.

Patrick Ardoin

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 17:38

 

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Lundi matin, à Dearborn, dans l'Etat du Michigan, aux Etats-Unis, des Américains d'origine arabe fêtent la mort de Ben Laden (Carlos Osorio/Associated Press/TNYT)

 

 

Jean François Rabilloud : nous sommes en ligne avec Ségolène Royal. Bonjour Madame Royal. Comment est-ce que vous réagissez à cet événement, la mort de Ben Laden ?

Ségolène Royal : c'est une très bonne nouvelle, il aura fallu 10 ans depuis les attentats atroces du 11 septembre 2001 pour que ce dénouement arrive. Je crois que c'est un coup très dur porté aujourd'hui contre le terrorisme. Il faut continuer les coopérations entre tous les pays qui défendent la démocratie.


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Une vue du complexe d'Abbottabad, lundi, au Pakistan, où Oussama Ben Laden a été tué par les forces armées américaines (T. Mughal/European Pressphoto Agency/TNYT)

L’AFP rapporte par ailleurs que Ségolène Royal aurait développé sa position sur LCI au-delà de la vidéo :

« Bien sûr il faut être très vigilant. On n'est pas à l'abri d'un certain nombre de ripostes par rapport à ce coup très dur » porté contre le terrorisme.

« Aujourd'hui, les démocraties et les Américains en particulier peuvent commencer à panser les plaies du 11 septembre qui ne s'étaient jamais refermées [...] une nouvelle ère s'ouvre et il faut espérer que nos otages seront prochainement libérés d'Afghanistan »


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Tard dans la nuit américaine dimanche, le président Obama fait une allocution solennelle pour annoncer la mort de Ben Laden : "Justice has been done", "Justice a été rendue", a-t-il déclaré (Doug Mills/The New York Times)

 

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Commentaire du New York Times : "Comme la foule en liesse se rassemblait au dehors de la Maison Blanche, il était évident que la présidence de M. Obama avait été changée à jamais" (Doug Mills/The New York Times)

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 11:45

 

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Ségolène Royal était hier soir l’invitée de Géraldine Muhlmann dans C politique sur France 5. Pendant une heure, de nombreux thèmes ont été abordés, entrecoupés de reportages préparés par France 5.

Dans cette seconde partie, la candidate aux primaires socialistes a à nouveau inscrit l’Education et la formation « au cœur de son projet d’avenir pour la France », et « l’exigence scolaire au cœur du pacte républicain ».

Ségolène Royal est notamment revenue sur l’importance de la scolarisation dès 3 ans en général et dès le plus jeune âge dans les quartiers défavorisés en particulier pour le passage de la langue parlée à la langue écrite et lue, et donc pour l’entrée au CP, notant que, suite aux suppressions de postes, le taux de scolarisation des enfants de 3 ans était passé en 4 ans de 70% à 30%.

Elle est également revenue sur « un autre élément extrêmement grave qui s’est passé, c’est la suppression de l’année de formation des enseignants, ça c’est très grave, parce que vous voyez aujourd’hui des écoles qui font appel à Pôle emploi pour retrouver des remplaçants dans les écoles ». Et de conclure sur ce point : « le chantier de la formation des enseignants constituera en effet l’une de mes priorités ».

Pour la violence à l’école, elle a pointé du doigte les suppressions de postes, et plus particulièrement le manque croissant d’ « adultes référents » dans les écoles, éléments indispensables, ainsi qu’ « une montée, vous l’avez vu, de la violence de certains parents contre les enseignants, parce qu’il y a une telle rupture de dialogue, les enseignants, compte tenu de leur charge, n’ont plus le temps de dialoguer avec les parents, donc il y a des incompréhensions qui s’installent au cœur de la communauté éducative ».

Enfin, elle a fustigé « la suppression des RASED et des auxiliaires d’intégration », qui met en difficulté « les élèves en retard scolaire, ou les élèves qui ont un léger handicap ».

Ségolène Royal a préconisé d’abord de cesser « de diminuer le nombre d’adultes présents à l’école » - elle a regretté la suppression des postes d’aides-éducateurs qu’elle avait créés, et ensuite, de remettre « le métier d’enseignant à sa place honorifique qu’il n’aurait jamais dû perdre dans la société française ».

« Quand on subit une crise économique, il ne faut certainement pas en rabattre sur l’Education et sur la formation, bien au contraire, un pays peut à nouveau se projeter vers l’avenir s’il continue à faire de l’éducation la priorité de ses priorités », a souligné la candidate aux primaires.

Frédérick Moulin

 

      Education à partir de 18 minutes 45 secondes (reportage puis questions de Géraldine Muhlmann)

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Géraldine Muhlmann : je voudrais qu’on parle éducation parce que je sais que c’est aussi un sujet sur lequel vous êtes très engagée. L’école, votre grand combat Ségolène Royal, vous appelez non seulement les profs mais aussi les parents d’élèves à la résistance contre la politique du gouvernement. Sarah Sissmann et David Lemarchand nous rappellent, pour C politique, vos engagements en matière d’éducation.

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En quittant l’école primaire occupée de la place Jeanne-d’Arc dans le XIIIème arrondissement de Paris

Ségolène Royal : on ne peut pas à la fois subir la baisse du pouvoir d’achat, le chômage, la précarité, la peur du lendemain, l’insécurité, et en plus avoir nos enfants qui n’ont pas de bonnes conditions de réussite scolaire. Non, moi je n’accepte pas ça, et je sais qu’il est possible de faire autrement, en tout cas, l’éducation est au cœur de mon projet politique.

-oOo-

Géraldine Muhlmann : pour vous, aujourd’hui, le problème de l’école, c’est la quantité, le nombre de postes supprimés, c’est par le quantitatif que vous voulez régler les problèmes majeurs de l’école ?

Ségolène Royal : c’est déjà en refaisant de l’Education une priorité. Est-ce qu’il est normal que le rang de la France baisse au sein des différents pays de l’OCDE pour l’efficacité de son système scolaire ? Non…

Géraldine Muhlmann, lui coupant la parole : enfin, si on accepte les critères qui sont donnés, où vous savez qu’ils sont très contestés aussi, hein… les critères de ces… niveaux.

Ségolène Royal : oui, en tout cas, allez voir dans les classes et dans les écoles, et vous verrez qu’il y a une dégradation du système scolaire. Pourquoi ? Parce qu’il y a eu une saignée dans l’Education nationale, 62 000 suppressions de postes en 4 ans, c’est-à-dire beaucoup moins d’adultes présents dans les classes, une école primaire, et une école maternelle qui aujourd’hui remet en cause l’accueil des enfants de 3 ans, alors que l’on sait que le bon démarrage dans le système scolaire, notamment à l’école maternelle, est un élément essentiel de la lutte contre les inégalités scolaires. Et d’ailleurs…

Géraldine Muhlmann, lui coupant la parole : vous aussi vous êtes pour l’entrée à 2 ans comme le programme du Parti socialiste ? En maternelle ?

Ségolène Royal : je suis en tout cas pour la scolarisation des enfants à 3 ans

Géraldine Muhlmann, l’interrompant : à 3 ans, c’est 2 ans le programme socialiste…

Ségolène Royal, lui coupant la parole : non, non, attendez, ce qui est en train de se passer aujourd’hui, c’est qu’il y a 4 ans, il y avait 70% d’élèves de 3 ans encore accueillis à l’école maternelle, aujourd’hui on est tombé à 30% à cause des suppressions d’emplois et dans les quartiers défavorisés, oui, bien sûr, il faut scolariser les enfants le plus tôt possible.


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Pourquoi ? Parce que c’est l’acquisition de la maîtrise du langage à l’école maternelle qui permet l’entrée en CP dans de bonnes conditions, c’est-à-dire le passage de la langue orale à la langue écrite et à la langue lue, c’est évident. Et aujourd’hui, avec l’affaiblissement de l’école primaire et l’école maternelle, c’est toute la filière de réussite scolaire et de l’égalité des chances qui est aujourd’hui en train de régresser.

Et moi je vous le dis, cette régression est extrêmement grave. En plus c’est un contresens, car quand on subit une crise économique, il ne faut certainement pas en rabattre sur l’Education et sur la formation, bien au contraire, un pays peut à nouveau se projeter vers l’avenir s’il continue à faire de l’éducation la priorité de ses priorités.

Et qu’est-ce qui est en train de se passer ? Suppressions de postes, on l’a vu, mais surtout, il y a un autre élément extrêmement grave qui s’est passé, c’est la suppression de l’année de formation des enseignants, ça c’est très grave, parce que vous voyez aujourd’hui des écoles qui font appel à Pôle emploi pour retrouver des remplaçants dans les écoles. Est-ce que c’est acceptable dans notre pays ? Non, ça ne l’est pas.

Et pour aujourd’hui gérer des classes, gérer des jeunes, gérer des adolescents, supporter des classes dont le nombre d’élèves augmente, il faut être extrêmement bien formé. Et donc le chantier de la formation des enseignants constituera en effet l’une de mes priorités, et je remettrai l’éducation au cœur du projet d’avenir pour la France, parce que je le dis, hein, c’est là aussi que l’on peut le mieux lutter contre les inégalités et contre les insécurités, car il y a une autre priorité pour moi, c’est de lutter contre la violence à l’école.

Géraldine Muhlmann : alors qu’est-ce que vous feriez, si vous étiez au pouvoir, que le pouvoir en place ne fait pas en matière de violence à l’école ?

Ségolène Royal : d’abord je cesserais de diminuer le nombre d’adultes présents à l’école. Lorsque j’étais ministre de l’enseignement scolaire, nous avions créé les aides-éducateurs. Ces aides-éducateurs ont été supprimés, c’est une absurdité d’avoir fait cela. Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui il y a violence dans les cours de récréation, il y a de la violence au moment des repas dans les cantines, il y a des violences à l’entrée de l’école, il y a des violences à la sortie de l’école parce qu’il y a un manque d’adultes référents.

On voit aussi le nombre d’élèves handicapés dramatiquement réduit en terme de nombre d’accueils à l’école puisque le gouvernement a supprimé tous les auxiliaires, quasiment tous les postes d’auxiliaires d’intégration, et aujourd’hui, et c’était encore le cas dans l’école que j’ai visitée dans le XIIIème arrondissement, les élèves en retard scolaire, ou les élèves qui ont un léger handicap, avec la suppression des RASED et des auxiliaires d’intégration, sont aujourd’hui mis dans les classes ! Mais comment voulez-vous que les enseignants y arrivent ? Il y avait…

Géraldine Muhlmann, lui coupant la parole : et la présence policière dans les établissements, qui est un sujet qui est en débat assez régulièrement dans ce pays, qu’est-ce que vous en pensez ?


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Ségolène Royal : vous savez, je crois que ce n’est pas avec des mesures comme ça, isolées les unes des autres, qu’on résout les problèmes. Je pense que c’est en remettant d’abord le métier d’enseignant à sa place honorifique qu’il n’aurait jamais dû perdre dans la société française.

C’est en remettant l’exigence scolaire au cœur du pacte républicain, exigence pour les élèves, pour qu’ils fassent un effort scolaire, qu’il y ait de la discipline scolaire, exigence pour la formation des enseignants. On voit aussi une montée, vous l’avez vu, de la violence de certains parents contre les enseignants, parce qu’il y a une telle rupture de dialogue, les enseignants, compte tenu de leur charge, n’ont plus le temps de dialoguer avec les parents, donc il y a des incompréhensions qui s’installent au cœur de la communauté éducative, or pour bien éduquer les élèves, et les enfants, il faut que tous les adultes tirent dans la même direction.

Et rien n’est plus ravageur que des adultes qui ne sont pas d’accord entre eux sur la transmission du savoir, du savoir faire et du savoir être, donc il faut remettre de la cohérence [à Géraldine Muhlmann qui essaye de l’interrompre] juste pour la police, entre, en effet, la police de quartier, et vous avez en face de vous la ministre de l’Enseignement scolaire qui a créé les comités d’éducation à la citoyenneté, qui demandent aux enseignants, aux parents d’élève et à la police de quartier de se réunir régulièrement pour mettre en place des règles communes qui feront en sorte que les enfants se sentent encadrés, avec une autorité juste mais ferme, pour leur permettre de réussir à l’école.

Géraldine Muhlmann : alors tout ça c’est si vous étiez au pouvoir, sauf qu’en ce moment, vous le savez, je suis pas sûre que le sujet vous fasse très plaisir, mais on va l’aborder quand même, vous êtes un peu boudée par les sondages. Alors pourquoi ? Depuis quand ? Pour C politique Clémence De la Baume et Thomas Buyer sont allés demander plus d’explications à un sondeur, regardez. 

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 10:25

 

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Ségolène Royal était hier soir l’invitée de Géraldine Muhlmann dans C politique sur France 5. Pendant une heure, de nombreux thèmes ont été abordés, entrecoupés de reportages préparés par France 5.

Géraldine Muhlmann s’est vite révélée, face à l’expérience de la candidate à la primaire socialiste, prompte à plaquer des schémas simplistes qui ont rapidement montré leur limites : quand on lui parle de la hausse de 80% des bénéfices des entreprises du CAC 40, elle en conclut un peu trop rapidement que Ségolène Royal veut taxer lourdement ces bénéfices, raisonnement simpliste vite écarté par Ségolène Royal.

Géraldine Muhlmann a été également un peu trop empressée à trouver des qualités au gouvernement, citant les actions de Christine Lagarde sur le surendettement, voulant faire avouer à la candidate aux primaires que le gouvernement avait agi sur le pouvoir d’achat, ou tirant ses sources sur l’euro du Figaro.

Ségolène Royal, comme d’ordinaire, a défendu ses idées sans difficulté, et, dans cette première partie, a développé son discours autour de deux idées qui ont traversés les thèmes abordés : la valeur travail et la défense des travailleurs« on nous avait promis le respect de la valeur travail », et l’ordre juste« la société française a besoin d’ordre juste, mais je n’utiliserai peut-être pas ce même vocabulaire » ; deux idées qu’elle a défendu avec force.

Frédérick Moulin

 

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Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Géraldine Muhlmann : bonjour Ségolène Royal.

Ségolène Royal : bonjour.

Géraldine Muhlmann : entre un mariage princier à Londres et une béatification à Rome, est-ce que vous ne pensez pas que les gens ont un peu la tête ailleurs, loin de la politique ?

Ségolène Royal : il y a eu aussi les défilés du 1er mai, donc…

Géraldine Muhlmann : ils étaient nombreux ?

Ségolène Royal : ils étaient moins nombreux, sans doute, vous le savez, hein, que l’année ? Ça veut dire aussi peut-être que maintenant les Français attendent les principales échéances politiques pour que leur vie quotidienne change vraiment dans le bon sens.

Géraldine Muhlmann : vous êtes la première à le dire, qu’il y a beaucoup de souffrance sociale, et finalement, est-ce que ça ne donne pas envie de s’évader plutôt que de militer ?

Ségolène Royal : ce qui est clair, c’est qu’il y a un repli de chaque Français sur sa vie personnelle, sur sa vie quotidienne, parce que les problèmes sont là, hein, ils sont très prégnants. On voit aujourd’hui que même les catégories moyennes, qui se sentaient protégées, ne le sont plus, donc il y a un déclassement social, j’en avais déjà fait d’ailleurs le diagnostic en 2007, et en 4 ans, ce déclassement social s’est accéléré, il touche non seulement les catégories populaires, mais aussi, je viens de le dire, les classes moyennes, qui ont le sentiment que tout se délite.

Au fond, il y a un vécu réel d’une insécurité globale qui touche tout, qui touche le travail, qui touche le pouvoir d’achat, dramatiquement diminué ces dernières années et ces derniers mois avec la hausse des prix, et la hausse de l’énergie et des loyers, on y reviendra peut-être, l’insécurité au quotidien dans la rue bien sûr, et puis surtout, ce qu’il y a de nouveau dans cette déstructuration des fondamentaux de la société française, qu’il faudra reconstruire, c’est que les services publics se dégradent, et je le vois tous les jours en étant aux côtés des parents qui occupent les écoles, et qui luttent pour que les classes ne ferment pas, et que le nombre d’élèves par classe n’augmente pas.

Géraldine Muhlmann : voilà. Très bien, vous avez fait le sommaire de cette émission, on va parler, je l’espère, de tous les sujets que vous avez évoqués. En attendant, eh bien vous êtes assez insubmersible, Ségolène Royal, c’est en tout cas ce que vous prétendez, et vous vous êtes lancée dans la campagne avec énergie et confiance, regardez le portrait que nous propose Sophie Pagès.

-oOo-

Géraldine Muhlmann : Ségolène Royal, est-ce que vous êtes la même qu’en 2007 ?


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Ségolène Royal : forcément non. Qui n’évolue pas d'ailleurs ? Qui n’évolue pas en 4 ans, c’est beaucoup 4 ans au cours d’une vie, encore plus d’une vie politique.

Géraldine Muhlmann : qu’avez vous appris ?

Ségolène Royal : et en même temps j’ai beaucoup changé, mais je suis la même au sens où je suis fidèle à ce qui fait mon engagement politique depuis des années. Et donc j’essaye de tirer les leçons de ce qui s’est passé, de travailler sur mes faiblesses, de les transformer en puissance, et en même temps d’être fidèle à mes qualités, voilà. Ecoutez, je ne vais pas non plus, c’est toujours un peu délicat de parler de soi, mais ça c’est un travail personnel que je fais sur moi-même, qui est nécessaire quand on veut à un moment rencontrer un pays et pouvoir incarner une espérance, ça veut dire beaucoup de travail sur soi.

Géraldine Muhlmann : alors on va commencer par les qualités, parce que les gens qui vont peut-être être amenés à voter pour vous, on parlera après de manière concrète des primaires et de l’élection présidentielle, demandent à vous connaître. Donc vos qualités, on peut dire quoi, la combativité ?

Ségolène Royal : écoutez, vous me demandez là un exercice (Rire) un peu impudique. Mes qualités on les connaît, je crois que c’est le courage, ça vient d’être dit, c’est le courage, c’est la détermination, c’est la capacité à encaisser des coups, hein, des coups difficiles, on ne m’a rien épargné au cours de cette vie politique, mais je crois que c’est ce qui forge aussi un destin, ce qui fait aussi comprendre les Français qui souffrent, quand on a soi-même subi des épreuves, je pense que ça permet de bien comprendre les autres, voilà.

Géraldine Muhlmann : et les faiblesses alors ? Peut-être un petit problème pour rassembler autour de vous ?

Ségolène Royal : on m’a attribué en tout cas des, vous savez, comment dirais-je, on m’a attribué des défauts comme les problèmes de compétence, ça a beaucoup été dit, donc c’est vrai que j’ai fait un travail, c’est vrai que peut-être qu’en 2007 je n’étais pas prête sur tous les sujets.

On s’est étonné de me voir prendre un peu de recul récemment avec les médias nationaux, mais je crois qu’il faut donner, comme disait François Mitterrand, du temps au temps, c’est-à-dire qu’il y a un temps pour travailler, pour approfondir, pour être au contact des Français, pour être présente dans les Universités Populaires, on les voyait d’ailleurs dans ce reportage, il y a toujours énormément de citoyens qui viennent, qui ont la soif d’apprendre, et je le fais dans cet approfondissement et ce travail à la fois au contact des Français, parce qu’en 4 ans, la France a forcément changé, donc il faut prendre la mesure de ce changement.

Géraldine Muhlmann : vous votre programme aujourd’hui n’est pas le même ? Ou bien il est le même mais simplement il s’est approfondi en matière de lutte contre la pauvreté, le pouvoir d’achat trop faible ? Par rapport à votre programme de 2007, est-ce que vous avez l’impression de proposer des choses radicalement neuves ?


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Ségolène Royal : je propose des choses neuves, parce que la France a changé, on l’a dit tout à l’heure, je crois que beaucoup de Français se sont appauvris, ce qu’on appelle le ‘descenseur social’ s’est accentué, il y a une peur du lendemain qui est sans doute encore plus forte qu’en 2007. En 2007, les Français avaient entendu beaucoup, beaucoup de promesses, et donc la campagne de 2012 ne sera pas la même qu’en 2007.

Pourquoi ? Parce que pendant 4 ans, il y a eu énormément d’effets d’annonce, énormément de promesses, et ce à quoi les Français aspirent à croire à nouveau, ce sont des responsables politiques qui passent des discours aux actes, donc ils vont être très vigilants dans cette campagne pour écouter à la fois les engagements, mais aussi la façon dont ces engagements seront réalisés.

Et donc je suis fidèle à ce que je crois profondément, c’est-à-dire que la société française a besoin d’ordre juste, mais je n’utiliserai peut-être pas ce même vocabulaire au sens où je ne veux pas que les Français pensent que j’agis avec des formules toutes faites, mais…

Géraldine Muhlmann, lui coupant la parole : alors prenons le concret, prenons l’économie qui est un des terrains sur lesquels vous êtes un peu attaquée…

Ségolène Royal : bien sûr.

Géraldine Muhlmann : … aujourd’hui, vous le savez, certains partis plus ou moins extrêmes considèrent qu’un retour à l’eur… euh, une sortie de l’euro, un retour au franc, ne serait pas une aberration, mais, on l’entend évidemment chez Marine Le Pen, on l’entend aussi, j’étais assez surprise, un économiste émérite dans Le Figaro encore cette semaine l’évoquait. Il faudra bien financer certaines économies dans … endettées, etc. Est-ce que vous avez sur la question de l’euro par exemple, une position radicale, et définitive et ferme ?

Ségolène Royal : oui. Je crois que la sortie de l’euro serait une catastrophe. Je pense que si l’euro n’a pas rempli les promesses qu’on avait mises dans cette monnaie commune, c’est précisément parce que souvent les pays européens – pas souvent d’ailleurs, c’est la réalité – les pays européens se sont contentés de faire la monnaie unique sans faire ce qui était prévu, ce sur quoi d’ailleurs François Mitterrand avait formidablement parlé, sans faire en même temps l’Europe économique, c’est-à-dire des politiques économiques communes qui allaient accompagner la mutation économique de l’Europe, en particulier par exemple vers la croissance verte, mais on pourrait prendre bien des exemples dans lesquels finalement l’Europe a fait la monnaie commune mais n’est pas passée à l’action sur la mise en place de politiques économiques, sociales, et écologiques communes, et donc ça, ça reste à faire.

Géraldine Muhlmann : mais vous allez avoir quand même un certain nombre de contraintes budgétaires, notamment dans le système européen, je sais bien qu’on est au-delà des critères de Maastricht, qu’on est à 6% de déficit budgétaire en ce moment, mais est-ce que vous, vous ne pourrez pas… proposer de dépenser autant d’argent que vous le vouliez pendant la campagne de 2007 pour des aides diverses, vous allez devoir avoir un budget beaucoup plus, restreint ?


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Ségolène Royal : c’est évident. Et en même temps, de l’argent, il y en a. Regardez les résultats récents des entreprises du CAC 40, qui ont augmenté leurs résultats de 80%, regardez les résultats du système bancaire, non mais ça veut dire qu’il y a des entreprises qui réussissent, que de l’argent, il y en a.

Géraldine Muhlmann, en même temps que la fin de phrase de Ségolène : donc vous allez les imposer très lourdement.

Ségolène Royal : ce n’est pas ça. Je pense qu’il faut organiser autrement le système de production, faire en sorte par exemple que la France défende davantage ses filières industrielles, il y a là d’ailleurs parmi nous les représentants des ouvriers de l’entreprise Lu, vous voyez l’exemple de cette entreprise qui, sous prétexte de mondialisation, a fermé ses portes, s’est délocalisée, alors que c’était un groupe qui faisait des bénéfices.

Le tribunal a condamné ce type de licenciements, et j’ai fait inscrire dans le projet du Parti socialiste l’engagement selon lequel nous interdirions et nous allions contrôler ce que l’on appelle les licenciements boursiers, c’est-à-dire exiger de la part des entreprises, notamment des entreprises qui réussissent, qu’elles investissent aussi dans le social.

Et c’est pourquoi d’ailleurs nous proposons aussi une modulation de la fiscalité, des impôts plus lourds pour les entreprises qui ne font que distribuer des dividendes, et un allègement des impôts pour les entreprises qui vont augmenter la masse salariale, soit en augmentant les salaires, soit en créant de nouveaux emplois, et qui vont investir dans l’innovation dans l’entreprise, donc ma conviction …

Géraldine Muhlmann, lui coupant la parole : donc pour les impôts qui toucheront plus de gens, par exemple, vous le savez, à la Cour des comptes ils suggèrent de revenir sur ce taux réduit de TVA à 5,5%, par exemple dans la restauration, et de repasser à 7%. On a des études aujourd’hui qui montrent que les restaurateurs n’ont pas vraiment répercuté cela …

Ségolène Royal : c’est juste, oui.

Géraldine Muhlmann : … dans les prix, est-ce que vous allez remonter la TVA ? Là on touche tout de suite des sommes énormes, très importantes, ça fait rentrer beaucoup d’argent, est-ce que vous le ferez ?

Ségolène Royal : écoutez, les cadeaux fiscaux dans un pays qui doit organiser son efficacité économique et la justice sociale, c’est qu’il y ait du donnant-donnant. Là, on a donné des allègements fiscaux donc les Français ont contribué finalement à investir dans la filière restauration, et en retour, il n’y a pas eu ni les créations d’emplois ni la baisse des prix. Donc bien évidemment il faudra revenir sur cet allègement fiscal et retrouver ainsi des marges de manœuvre.


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Mais là vous touchez à la question de la réforme fiscale qui sera de toute façon une réforme cruciale, une réforme centrale, et qui permettra de donner aux Français la conviction, d’abord que l’impôt est juste, ensuite que l’impôt est simple, il sera prélevé à la source, ensuite que l’impôt est progressif, et ensuite que l’impôt est utilisé pour réorienter les comportements économiques, notamment en direction des petites et moyennes entreprises.

Géraldine Muhlmann : bien. Et alors, 900 000 foyers endettés, surendettés pardon, quelles sont vos propositions ?

Ségolène Royal : alors mes propositions sont simples, efficaces, directes, énergiques, parce qu’il n’est pas en effet acceptable que des familles, notamment des familles qui travaillent ou des petits retraités, parce que vous avez vu que dans cette réalité du surendettement, il y a de plus en plus de personnes retraitées, qui ont travaillé toute leur vie, et qui aujourd’hui sont obligées d’emprunter en fin de mois pour continuer à se nourrir ou à payer leur électricité.

Et donc moi ce que je propose, c’est d’abord 3 choses : c’est l’interdiction des publicités quasi-mensongères où l’on fait croire aux gens par des publicités dans les boites aux lettres que le crédit est gratuit. Les gens qui sont pris à la gorge en fin de mois se laissent avoir et ont recours à ces crédits qui finalement coûtent très cher.

C’est ensuite d’exiger des banques qu’elles ne prennent pas de taux d’intérêt sur les découverts bancaires lorsqu’une partie du mois les comptes sont en excédent. Quand vous recevez votre salaire, votre retraite en début de mois, vous êtes en excédent, en fin de mois, vous avez du mal à joindre les 2 bouts donc vous êtes en découvert bancaire, et la banque, qui s’est déjà enrichie sur votre dos parce que quand vous êtes en excédent elle place cet argent, vous prend des taux d’intérêt. Moi je propose qu’il y ait une égalisation, un lissage entre les moments où vous êtes en excédent, les moments où vous êtes en découvert, que la banque ne puisse pas prendre des taux d’intérêt dès lors qu’elle ne rémunère pas les excédents bancaires.

Et enfin, et enfin quand même, c’est quoi le surendettement ? C’est la vie qui est trop chère, ce sont les prix qui explosent. Donc que faut-il faire ? Il faut bloquer la hausse du prix de l’énergie, le gouvernement nous dit que ce n’est pas possible, ce n’est pas vrai, c’est possible, ça a déjà été fait.

Géraldine Muhlmann : en 1982.


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Ségolène Royal : il faut contrôler les loyers…

Géraldine Muhlmann : en 1982, on revient à cette gauche-là, on est bien d’accord.

Ségolène Royal : oui, bien sûr, ça a été fait. (Dans un rire amusé) Mais quand le marché pas, écoutez, vous avez d’un côté Total qui n’a jamais fait autant de profits, qui ne paye pas d’impôt sur les sociétés en France, et qui aujourd’hui répercute sur le prix de l’énergie des hausses alors que l’Etat pourrait compenser par une baisse des taxes sur l’essence, et en tout cas, ce n’est pas acceptable que le prix de l’énergie, que le prix de l’essence augmente autant.

Ce n’est pas la même chose, bien sûr, pour un Français qui habite en centre-ville, à côté d’une bouche de métro ou pour des familles qui sont dans le périurbain, qui ont déjà dû aller habiter loin parce que les loyers sont trop chers en centre-ville et qui en plus subissent la double peine, c’est-à-dire sont obligés d’aller prendre leur voiture pour aller travailler.

Et enfin, il y a les prix de l’alimentation. Est-il normal, alors que les prix à la production n’augmentent pas, et je le vois dans une région agricole comme la mienne, où les producteurs, les paysans, ne voient pas leur revenus augmenter, [voient] même leurs revenus diminuer parce que les grandes surfaces les mettent en concurrence les uns contre les autres, et d’un autre côté…

Géraldine Muhlmann, lui coupant la parole : sauf qu’il y a quand même une loi, je sais bien, on peut toujours critiquer ce que le pouvoir a fait, il n’en reste pas moins, sur ce point, je voudrais savoir si vous le reconnaissez, le pouvoir en place a mis au point une nouvelle modernisation économique qui permet de rendre les rapports de force entre distributeurs et fournisseurs beaucoup plus durs pour les distributeurs et pour éviter les marges arrières, pour que les prix… et vous le savez très bien puisqu’il y a même eu quelques procès lorsque cette loi a été transgressée. On ne peut pas dire que le gouvernement n’ait rien fait en matière de grande distribution.

Ségolène Royal : il a fait surtout beaucoup de promesses et beaucoup de discours. Il avait promis 2 choses, il avait promis de faire la transparence des marges sur toute la chaîne de production…

Géraldine Muhlmann : oui.

Ségolène Royal : … c’est-à-dire du producteur, prenons l’exemple d’un producteur de lait ou de fromage, jusqu’au consommateur. Ce travail n’a pas été fait. C’est si vrai qu’au cours des années qui viennent de s’écouler plus de 200 paysans ont mis fin à leurs jours, se sont suicidés dans le secteur laitier, et je le sais pour avoir reçu les femmes de producteurs de lait, et avoir constaté leur misère et avoir distribué au nom de la Région un certain nombre de chèques même pour payer les cantines scolaires, pour pouvoir habiller les enfants.


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Est-ce que c’est normal aujourd’hui alors que dans la grande distribution du coin, chez le Carrefour du coin, les prix du lait, des produits laitiers ont augmenté ? Est-ce normal ?

Géraldine Muhlmann : je voulais juste savoir est-ce que vous pouvez reconnaître que le gouvernement a fait 2-3 choses, par exemple sur le surendettement, nous sommes le 1er mai, la loi Lagarde prévoit des procédures…

Ségolène Royal : prévoit quoi ?

Géraldine Muhlmann : … de surendettement qui permettront de rééchelonner voire de supprimer un certain nombre de dettes et surtout de maintenir les comptes des clients surendettés ouverts pendant toute la procédure de règlement de leur question de surendettement. Je suis juste en train de vous opposer, on ne peut pas dire que ces questions ne soient pas du tout traitées par le pouvoir en place.

Ségolène Royal : mais ce n’est pas efficace. Le problème, ce n’est pas de savoir si un pouvoir fait des annonces ou a l’intention de faire des choses, le problème c’est de savoir est-ce que ça change concrètement la vie des Français. La preuve que non, puisque, comme vous le disiez à l’instant, les nouveaux chiffres du nombre de personnes surendettées n’ont cessé d’exploser, et ce ne sont plus seulement les Français qui sont aux minima sociaux qui sont touchées aujourd’hui, ce sont les Français qui travaillent.

On nous avait promis le respect de la valeur travail. Est-ce qu’il y a un respect de la valeur travail lorsque, alors qu’on travaille déjà toute l’année, toute la journée, alors qu’on a travaillé toute sa vie et qu’on a une petite retraite, est-ce qu’il est normal de ne pas pouvoir manger, se loger, se chauffer ? Non, ce n’est pas normal, ça veut dire que les solutions proposées ne sont pas efficaces et qu’il faut faire ce que je viens de dire, c’est-à-dire, empêcher les crédits-revolving, vous savez, la banque qui reprête au même client etc.

Géraldine Muhlmann : oui, oui, on a compris. Je voudrais qu’on parle éducation parce que je sais que c’est aussi un sujet sur lequel vous êtes très engagée. L’école, votre grand combat Ségolène Royal, vous appelez non seulement les profs mais aussi les parents d’élèves à la résistance contre la politique du gouvernement. Sarah Sissmann et David Lemarchand nous rappellent, pour C politique, vos engagements en matière d’éducation.

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 23:23

5679140022 da011b53d4 t[1]-copie-1Interrogée par Géraldine Muhlmann sur la 5 dans l’émission C Politique, Ségolène Royal a défendu les travailleurs, tous les travailleurs contre les attaques du pouvoir en place au service du grand capital.

 

Contre les licenciements boursiers qui mettent à la rue des salariés, la socialiste veut une modulation de la fiscalité pour alourdir les impôts aux entreprises qui ne font que distribuer des dividendes et alléger les impôts aux entreprises qui vont augmenter la masse salariale, soit en augmentant les salaires soit en créant des emplois.

 

Contre la hausse des prix et notamment la hausse des prix de l’essence la socialiste dénonce la double peine. Les salariés sont en effet obligés de vivre loin des centres, du fait du coût du logement, et ils vont devoir payer de plus en plus cher leurs déplacements. La socialiste veut une régulation des prix de l‘énergie.

 

Contre la réduction des postes dans l’éducation national, la socialiste veut remettre l’école au cœur du projet politique pour une égalité des chances en donnant aux enseignants les conditions pour la réussite scolaire. La socialiste dénonce la suppression de la formation des enseignants et appelle à la résistance pour s’opposer aux suppressions des classes et à la hausse des effectifs d‘élèves.

 

Contre l’exploitation des salariés de l’immigration clandestine, Ségolène Royal s’est déclarée hostile à l’accueil des travailleurs clandestins en France. Ces travailleurs seront en fait pour la socialiste les premières victimes de ce système d’exploitation. Si l’on ne veut pas développer ces filières, l’Etat doit être clair sur la politique à mener en renforçant l’aide au développement des pays qui ont besoin de ses jeunes.

 

Contre l’assistanat, Ségolène Royal a renvoyé la question de la journaliste sur l’assistanat des entreprises et des grandes fortunes. La socialiste n’a pas peur de parler d’assistanat mais il faut selon elle une politique « plus juste ». On ne peut pas en somme accorder des aides aux plus riches d’un côté et condamner les aides sociales de l’autre.

 

Ségolène Royal ira jusqu’au bout dans cette élection pour porter ses idées et suivre la voie d’un François Mitterrand. A ceux qui s’autorisent d’ailleurs à faire l’inventaire de la politique du premier Président socialiste de la Vème République, la socialiste réplique « que chacun fasse d’abord son propre droit d’inventaire sur soi même » ! Elle interviendra sur les combats de François Mitterrand dimanche 8 mai de 16h à 17h30, salle des Blancs-Manteaux à Paris dans le 4è arrondissement. Une Université populaire ouverte à tous.

 

Philippe Allard

 

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 21:19

5658750635 53c67af8dd[1] C’est le cas d’écoles dont des classes vont fermer, où les parents se mobilisent et luttent pour leur maintien depuis des semaines, voire des mois : 1500 classes à travers la France, touchées par les 62 000 suppressions de postes dans l’Education nationale depuis 4 ans. Mais, cette révolte des parents, qui en parlait vraiment dans un contexte national ? Pas grand monde jusqu’à cette semaine passée, lorsque Ségolène Royal a décidé de porter le fer sur le terrain en focalisant le zoom médiatique sur deux écoles, une primaire à Paris, une maternelle à Ambarès, près de Bordeaux.

 

Echanges avec les enfants, discussion avec parents et enseignants sous les banderoles qui appellent à sauver l’école publique, présence des élus locaux, et, devant les cameras qui tournent, les micros qui se tendent et les perches qui tanguent, Ségolène Royal lance en quelques mots ce qui sera de toute évidence un des débats cruciaux des 12 prochains mois. Qu’est ce que l’Ecole de la République si seuls les bons élèves peuvent s’en sortir ?

 

Justement, le débat reprend en profondeur dans la salle du conseil municipal pleine à craquer, où parents, professeurs et responsable politiques disent tout leur désarroi devant ces fermetures de classes qui se succèdent alors qu’il n’y a même pas l’excuse d’une baisse de population, bien au contraire. Un peu plus tard, cette même question de l’éducation fait l’objet d’un débat autour de Ségolène Royal à Parempuyre, au cœur du vignoble bordelais. Là aussi, elle lance un appel à la mobilisation, à la résistance, à la protestation sur cette question partout en France. Les mots sont forts parce que la situation l’exige, face à « la dégradation du niveau scolaire ». Débattre puis combattre, le ton est donné !

 

Tout comme le combat continue en Poitou-Charentes pour la diffusion du « Pass Contraception » dans les lycées,  refusée en 2010 par la rectrice d’académie et le ministre de l’éducation et acceptée aujourd’hui quand il s’agit de l’Ile de France. Face aux « explications » pour le moins confuses de Luc Chatel, la réponse de Ségolène Royal est claire : elle va de nouveau faire parvenir le Pass aux infirmières scolaires.

 

Pour citer Claude Askolobitch sur Europe 1 : « tous les politiques classiques fonctionnent de haut en bas et Ségolène Royal fait le contraire », ajoutant qu’  « elle a toujours considéré que les questions sociétales étaient des questions politiques ». La semaine passée Ségolène Royal a remis l’école et les élèves au cœur du débat politique.

 

Laetitia

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 22:00

 

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(@Ségolène Royal/@Razak)

Ségolène Royal était hier après-midi en Gironde, d’abord à Ambarès-et-Lagrave, où elle a rencontré les parents d’élèves mobilisés depuis janvier contre la suppression de l’une des 6 classes de maternelle et d’un poste de RASED, puis à Parempuyre, où elle a échangé avec les militants autour du projet du PS, notamment sur les thèmes de l’éducation et du pouvoir d’achat. La salle était comble, 400 personnes étaient présentes.


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La salle du château Ségur était comble (@Michel Arlaud, Thierry Nativel-Fontaine on Facebook)

Croyant bien faire, Sud Ouest écrivait le matin à 7h48 un papier, sous la plume d’Hervé Mathurin, intitulé « Royal en reconquête », où l’auteur insistait lourdement sur la ‘solitude’ de Ségolène Royal dans la région et à Bordeaux :

« Ségolène Royal avec Michèle Delaunay au temps de leur connivence », « Les soutiens manquent. C'est surtout parmi les grands élus que les soutiens de l'ex-candidate à la présidentielle font défaut à l'heure actuelle. […] Michèle Delaunay a pris ses distances. Bref, on chercherait vainement un élu de premier plan pour brandir haut le drapeau ségoléniste. […] Maire de Parempuyre et vice-présidente de la CUB, Béatrice de François se dit toujours proche de la Poitevine. Mais à l'instar des autres élus, elle prend soin d'éviter un comportement de supportrice. »


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Béatrice de François et Ségolène Royal le 29 avril 2011 en Gironde : "Mais à l'instar des autres élus, Béatrice de François prend soin d'éviter un comportement de supportrice" (@Michel Arlaud, Béatrice de François on Facebook)

Ce matin à 6h00, Sud Ouest mangeait son chapeau et écrivait, sous la plume d’un autre journaliste, Yannick Delneste, un article si positif qu’il a été recommandé par Le Blog officiel de Ségolène Royal, « Royal à bonne école ». Ah, les médias ! Heureusement ce genre de schizophrénie journalistique ne tue pas…


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De gauche à droite : Michèle Delaunay, Béatrice Patrie, Conchita Lacuey, Ségolène Royal, Michel Héritié dans la salle du conseil municipal d'Ambarès-et-Lagrave vendredi 29 avril 2011 (@Michel Arlaud, Michèle Delaunay on Facebook)

Ségolène Royal était très entourée, donc, et par des personnalités de premier plan dans la région. La députée socialiste de Bordeaux Michèle Delaunay était présente ; tout comme la députée-maire PS de Floirac, commune limitrophe de Bordeaux faisant partie de la CUB (Communauté Urbaine de Bordeaux), Conchita Lacuey ; la députée socialiste Pascale Got, de la 5ème circonscription de la Gironde, dans le Médoc, dont Pauillac ; la conseillère régionale d’Aquitaine PS Emmanuelle Ajon, conseillère municipale de Bordeaux et députée suppléante de Michèle Delaunay ; le conseiller régional d’Aquitaine Emmanuel Español, qui avait accompagné Ségolène Royal en Dordogne le 10 février dernier ; la maire de Parempuyre et vice-présidente de la CUB, Béatrice de François ; le maire socialiste d’Ambarès-et-Lagrave, Michel Héritié ; et l’adjointe au maire de Bergerac et ancienne députée européenne, Béatrice Patrie, qui avait déjà accompagné Ségolène Royal en Dordogne au début de l’année, et qui briguera un siège de députée en 2012 pour défendre les idées de Ségolène Royal.


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Ludovic Freygefond et Ségolène Royal se serrent la main... derrière entre eux deux on distingue Béatrice de François, Béatrice Patrie et Emmanuel Español (@Michel Arlaud, Béatrice de François on Facebook)

Le seul responsable socialiste local à avoir fait un service minimum d’ « une bonne trentaine de seconde » selon Yannick Delneste dans Sud Ouest a été … le secrétaire fédéral strauss-kahnien (départemental) du PS, Ludovic Freygefond. Sans commentaire.

Seule Ségolène Royal ? Mon œil !

 

 

 

À Ambarès-et-Lagrave, Ségolène Royal s’est exprimée devant les caméras de France 3 :

« Je pense qu’il faut vraiment résister et vraiment s’indigner contre les fermetures de classes. Pourquoi ? Parce que la République, c’est l’égalité des chances à l’école. Et quand le nombre d’élèves par classe augmente pour atteindre 29, 28, 30 élèves, un enseignant tout seul ne peut pas s’occuper des élèves un peu en difficulté, mais même des élèves moyens. On observe de plus en plus d'échec scolaire chez les élèves moyens. Quand seuls les bons élèves peuvent s'en sortir, ce n'est plus l'école de la République. »

Elle se faisait ainsi l’écho d’une mère FCPE d’élève de maternelle, Virginie Sutoua, qui soulignait :

 « Cette année, l’inspection d’académie nous a annoncé qu’ils nous supprimaient une autre classe, donc on se retrouve en moyenne entre 28 et 29 élèves par classe. »

C’est d’autant plus grave que la Gironde connaît, comme toute la façade ouest de la France, une forte poussée démographique. Emmanuel Español rapporte les propos du maire d’Ambarès-et-Lagrave, Michel Héritié :

« Notre population augmente significativement, de nombreux logements sortent de terre, et face à cela, l'encadrement éducatif nécessaire à l'avenir de nos enfants nous est progressivement rogné par le gouvernement. »


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Béatrice de François, Michel Héritié, maire d'Ambarès-et-Lagrave, et Ségolène Royal à Ambarès-et-Lagrave (@Thierry David)

Accompagnée de Michèle Delaunay, un de ses soutiens au PS et en Gironde, la candidate aux primaires socialistes a déclaré :

« Les gens sentent bien qu'il y a une dégradation du niveau scolaire à cause de la suppression des postes et c'est la même mobilisation partout en France. J'encourage les parents d'élèves à se mobiliser, et s'ils n'ont pas gain de cause, chacun prend date et en 2012 nous rendrons à l'Education nationale les moyens de fonctionner. »

Pour la candidate, il est important « d'investir dans l'Education, car c'est la meilleure façon pour un pays de s'en sortir ».

Ségolène Royal a constaté, au sujet des maternelles et à partir de l’exemple de la suppression d’une classe de maternelle à Ambarès-et-Lagrave :

« Les enseignants sont totalement débordés. C'est la remise en cause d'un des fleurons de l'Education nationale, unique au monde.

On voit une montée de la violence avec 44 000 faits graves dans l'école en 2010 et on se dit qu'il y a un réel problème. C'est une société qui se délite, qui perd ses repères, et on y répond avec un nombre d'adultes insuffisant dans les établissements scolaires. »

Et d’insister à nouveau :

« La première responsabilité de la gauche en 2012 sera de donner les moyens à l'Education nationale, face au plus vaste plan de licenciements jamais connu. 62 000 postes ont été supprimés dans l'Éducation nationale en quatre ans. C'est un plan de licenciements que mène l'État de Nicolas Sarkozy. »


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Béatrice de François (au micro), Ségolène Royal et Béatrice Patrie en Gironde vendredi 29 avril 2011 (@Michel Arlaud, Béatrice de François on Facebook)

À un vieux militant ambarésien qui craignait que le PS ne refasse les mêmes erreurs qu’en 2002, Sud Ouest rapporte les propos de Ségolène Royal pour le rassurer :

« Je suis sur le terrain avec des propositions concrètes, comme le retour des aides-éducateurs dans les classes, une meilleure formation des enseignants, et une plus grande lutte contre la violence scolaire. Je suis en campagne de cette façon. Pour faire gagner le camp socialiste. »

La candidate aux primaires socialistes a également abordés le thème du pouvoir d’achat :

« Comment se fait-il qu'il y ait autant de gens qui souffrent en fin de mois, de retraités qui ont du mal à vivre ? La France n'a jamais connu un tel niveau de pauvreté. » Et de rappeler les mesures préconisées ces derniers jours contre la hausse des prix et contre le surendettement, dû notamment à ces  « banques qui n'ont jamais fait autant de profits » sur le dos des plus pauvres et des classes moyennes, comme elle le rappelait cette semaine sur BFM TV-RMC.

« Je veux redonner aux citoyens le sentiment de sécurité globale. Aujourd'hui, il y a une insécurité dans tous les domaines. C'est le fondement de la République qui est touché. »

Sur France 3, Ségolène Royal a conclu en martelant :

« Les sondages ne font pas le vote, et jamais le peuple français ne s’est fait voler son droit de vote par des sondages. Voilà.

Donc, ce qui compte, c’est le travail, c’est la proximité, c’est d’être là où il y a des combats, c’est d’être au coude-à-coude avec les Français qui n’acceptent pas un certain nombre de choses, et en particulier sur la question de l’éducation et de l’école. »


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De gauche à droite à partir de l'épaule de Béatrice Patrie : Françoise Degois, Béatrice Patrie, Emmanuel Español, Michel Héritié, Ségolène Royal, et une mère d'élève avec son badge FCPE (@Toni Sous, Emmanuel Español on Facebook)

Les deux députées girondines présentes ont soutenu Ségolène Royal dans sa démarche, « une femme qui, dans toutes les configurations, aura quelque chose à apporter » a souligné Michèle Delaunay ; « une femme avec qui je défends l'école depuis longtemps » a déclaré Conchita Lacuey.

Emmanuel Español note lors la réunion de militants dans la salle du château Ségur à Parempuyre que le maire d’une commune voisine lâche en sortant :

« Je ne suis pas toujours d'accord, mais Ségolène Royal apporte une dimension essentielle à la famille socialiste, celle du lien avec le concret des gens. Il y a une grande souffrance sociale que je vois chaque jours à mon CCAS, sa proposition de bloquer les prix des produits de base et de limiter la hausse de l'essence, cela parle à mes concitoyens. »

Et Michèle Delaunay, députée mais aussi médecin cancérologue, d’illustrer le souci de Ségolène Royal de trouver des réponses concrètes aux problèmes des Français, et particulièrement des Français les plus démunis et des classes moyennes :

« Elle a remarqué une fillette aux dents cariées, et de suite elle a l'idée de soins dentaires gratuits à l'école. Je ne suis pas sûre que les éléphants auraient vu cela… »

Et Yannick Delneste de conclure son article dans Sud Ouest : « À cause de défenses trop encombrantes ? »

Frédérick Moulin

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