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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 16:24

 

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De gauche à droite : Yann Hélary, président du Parc interrégional du Marais Poitevin, Ségolène Royal, et Jacques Auxiette, président de la Région des Pays de la Loire

Ségolène Royal était hier matin dans les Deux-Sèvres, sur le site de l’ancienne scierie de La Garette, à Migné, pour célébrer la labellisation du Marais Poitevin en tant que Grand Site de France, obtenue le 20 mai 2010.

Le Marais Poitevin est le 8ème Grand Site de France, un label attribué pour une durée de 6 ans, après Aven d’Orgnac en Ardèche, le Pont du Gard, la Pointe du Raz, Sainte-Victoire dans les Bouches-du-Rhône, Bibracte Mont-Beuvray dans le Morvan, le Puy de Dôme, et Saint Guilhem le désert – Gorges de l’Hérault. En 2011, Les Deux caps Gris-Nez, Blanc-Nez, dans le Pas-de-Calais, ont obtenu le label : c’est au Cap Griz-Nez que le Picto-charentais Philippe Croizon a achevé sa traversée de la Manche le 18 septembre 2010.


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Yann Hélary, président du Parc interrégional, a reçu – quand la housse qui la recouvrait, ceinte d’un large ruban tricolore que Ségolène Royal a enlevé elle-même, a été ôtée – une  sculpture de verre, créée par Bernard Dejonghe et symbole du label des Grands Sites de France. Jacques Auxiette, le président de la Région des Pays de la Loire, était également présent.


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La sculpture en verre de Bernard Dejonghe ; de droite à gauche : Jacques Auxiette, Ségolène Royal, Dominique Souchet, député Vendéen, Yann Hélary, et Christiane Barret, la préfète des Deux-Sèvres, qui avait déjà inauguré avec Ségolène Royal le nouveau chœur de l'église Saint-Hilaire à Melle (Ouest-France)

Les invités à la célébration se sont ensuite redus au port d’Aziré, à Benet, qui a été restauré grâce au classement du site, pour un déjeuner champêtre et une visite.

 


Ségolène a souligné l’importance, le caractère pionnier et le travail au long cours qu’ont été les Grands Travaux du Marais Poitevin :

« C’est un combat que j’ai mené en tant que députée des Deux-Sèvres, d’ici, de ce territoire, ministre de l’Environnement, en 1992, et puis présidente du syndicat de Pays que j’ai créé ici, justement, pour sauvegarder le territoire, et pour le faire inscrire dans les Grands Travaux présidentiels, et pour moi c’est un moment émouvant, puisque François Mitterrand est venu ici, apporter une première enveloppe financière à des travaux qui nous paraissaient hors de portée des vingt petites communes rurales qui se rassemblaient, il nous a apporté 50 millions d’euros au titre des Grands Travaux.


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Ségolène Royal explique la démarche entreprise sur le site de l’ancienne scierie de La Garette, à Migné

Et cet argent-là, nous l’avons fait fructifier pendant plus d’une quinzaine d’années en investissant, en faisant des retours sur investissement, en arrêtant, commune par commune, à la fois la réhabilitation des ports, des conches, le désenvasement du Marais, les replantations des alignements de frênes têtards, la sauvegarde de la race Maraîchine du Marais [race bovine des prairies humides, NdlR], c’est-à-dire, mon souci, ça a été, pas seulement d’investir dans le patrimoine bâti, mais aussi dans les activités humaines qui ont fait revivre le Marais.

C’est un moment merveilleux, parce que ça veut dire qu’on a à la fois été pionnier, expérimentateur, laboratoire, réalisateur, et que tout cela, c’est en y croyant au long cours que finalement, on obtient aujourd’hui ce résultat du Grand Site. »

 

 

Frédérick Moulin

-oOo-

Message Facebook de Ségolène Royal du vendredi 6 mai à 17:35

J'ai célébré le classement du Marais Poitevin comme Grand Site de France en rendant hommage à François Mitterrand qui avait lancé les Grands Travaux avec moi en 1992, avant que je devienne ministre de l'environnement. J'ai rappelé avec émotion les paroles qu'il avait prononcées dans le petit village d'Arçais. 

-oOo-

Aujourd’hui le Marais Poitevin devient Grand Site de France

 

 

Aujourd’hui vendredi 6 mai, le Marais Poitevin devient grand site de France.
 C’est l’aboutissement d’un long travail commencé en 1990, date à laquelle François Mitterrand avait accepté ma proposition d’inscrire le Marais Poitevin, la « Venise Verte », dans les grands travaux présidentiels, au même titre que la Pyramide du Louvre ou l’Arche de la Défense.
 Nous disions avec les maires des 19 communes rurales qui composaient le syndicat de Pays du marais Poitevin que je présidais, que le Marais Poitevin est une « Cathédrale de Verdure » et qu’il mérite cette même attention.


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Le 4 septembre 1992, François Mitterrand est venu poser un « pieu battu » sur le pont d’Arçais.

Le 4 septembre 1992, François Mitterrand est venu poser un « pieu battu » sur le pont d’Arçais. Au lieu de raconter cette extraordinaire histoire, je vous la laisse découvrir à travers le document que j’ai publié en février 1996 pendant les chantiers de restauration de ce monument de la nature. À quelques jours de l’anniversaire du 10 mai 1981, c’est notre façon de rendre hommage à François Mitterrand.

 

 


Le Blog officiel de Ségolène Royal, vendredi 6 mai 2011

 

-oOo-

Marais Poitevin : le soutien déterminant de la Région

Le Marais Poitevin a reçu officiellement son label « Grand site de France » le 6 mai. Une reconnaissance pour le travail de reconquête accompli depuis des années.

Après deux décennies de dégradation de la zone humide, avec une perte de plus de 20 000 hectares de prairies naturelles, un enfrichement de certains secteurs de marais mouillés, des canaux comblés, un abandon de l’entretien des emblématiques alignements de frênes, les deux régions Poitou-Charentes et Pays de la Loire ont engagé une action forte de reconquête de la zone humide, de son identité, de ses richesses.

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Depuis 2004, les deux régions ont investi 10 millions d'euros à travers le Parc du Marais Poitevin pour redonner au territoire un dynamisme nouveau, fondé sur la mise en valeur du patrimoine. La Région Poitou-Charentes a ainsi investi près de 5 millions d'euros sur ce territoire.

Les deux Régions ont conduit une action forte à travers le Parc, afin de retrouver un Marais mieux préservé, plus dynamique et mieux partagé.

Site de la Région Poitou-Charentes, vendredi 6 mai 2011

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 12:14

elysee-sarkozy-carla-bruni-1-.jpgQue de changements depuis 2007 !

 Les Français, en quatre ans, depuis la dernière élection présidentielle, ont fait « un pas de géant », selon l’enquête réalisée par Harris Interactive du 2 au 4 mai 2011.

 En 2007, la candidature d’une femme, Ségolène Royal, en capacité de gagner l’élection présidentielle paraissait un choix risqué pour le Parti socialiste. Les analyses politiques considéraient que les Françaises et les Français n’étaient pas encore prêts à accepter une femme Présidente de la République qui plus est « non mariée ». Les attaques sur sa compétence, durant la campagne, se sont nourries de cette crainte.

 

 Balayés aujourd’hui tous ces principes d‘un autre âge, les Françaises et les Français ont mûri et préfèrent donner aujourd’hui beaucoup plus d’importance aux qualités de la personne et d’abord à l’honnêteté et à la capacité d’écoute du candidat. C’est-ce qu’ils attentent le plus de leur Présidente ou Président après la période de Nicolas Sarkozy.

 Selon l’enquête, 67% des Français considèrent que le genre (homme ou femme) du futur Président n’a aucune importance. Pour 82% des Français le statut marital du futur Président ne revêt pas d’importance.

 

L’heure de Mme Royal est-elle arrivée ?

 

Depuis 2007, Ségolène Royal n’a pas renoncé. Première femme en capacité d’être Présidente de la République, elle a ouvert un combat qu’elle n’est pas prête à accepter d’interrompre. Ceux qui voudraient la voir renoncer pour laisser sa place à un homme n’ont rien compris à son combat. Ségolène Royal ne renoncera pas.

D’ailleurs à la lecture de cette enquête comment renoncerait-elle alors que les Français et les Français dressent un portrait-robot du Président de la République qui lui convient parfaitement.

Honnêteté et capacité d’écoute des Français, n’est-ce pas les deux qualités qui ne lui ont jamais été contestées et qui lui-même ont valu d‘être reconnue ?

 

Philippe Allard

 

Enquête Harris Interactive
http://click.sales.harrisinteractive.com/?ju=fe3217707c66007e761071&ls=fdc81571776c05787417777c65&m=fef51674726302&l=fe6415777663067d7412&s=fe2e177576650475761373&jb=ffcf14&t=

 

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 09:41

 

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Ségolène Royal était hier l’invitée du colloque en hommage à l’accession de François Mitterrand à l’Elysée qui tenait au Sénat, et était enregistré par Public Sénat et animée par Jean-Pierre Elkabbach. « Invitée surprise » disait Public Sénat. De fait, la chargée de mission à la présidence de la République de 1981 était venue en tant que spectatrice, au milieu des « éminentes personnalités politiques présentes » : Pierre Mauroy, Laurent Fabius, Edith Cresson, Hubert Védrine, ou Jean Le Garrec notamment.

Mais elle n’était pas la plus mal entourée : assise dans la salle, elle avait le premier Premier ministre de François Mitterrand à sa droite, Pierre Mauroy, et Jean Le Garrec à sa gauche, le secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre dans le premier gouvernement de François Mitterrand.

 

 

 

À la sortie du colloque, elle a tenu un point presse où elle a déclaré devant les caméras et micros de Public Sénat, de BFM TV, de France Inter, de LCI et des grandes chaînes nationales :

« Il ne faut pas ni personnaliser, ni transférer. C’est un moment, comme il l’aimait, de France unie aujourd’hui, donc de rassemblement, pas seulement autour d’un souvenir, mais aussi autour d’une certaine conception de la politique, celle d’une volonté politique farouche de changer les choses qui doivent l’être.

Moi je me souviens du dernier Conseil des ministres, j’étais ministre de l’Environnement à ce moment-là, c’était un moment profondément émouvant, puisque François Mitterrand était déjà très malade, et le testament politique qu’il nous a laissé, c’était :

« Vous allez vous battre le dos au mur, vous verrez, il y a toujours les forces d’injustice qui voudront défaire la Sécurité sociale, qui voudront défaire les acquis sociaux. Vous vous battrez le dos au mur et parfois vous aurez le sentiment d’avoir perdu, eh bien il faudra vous relever, faire le sacrifice de vos temps personnels, et recommencer le combat. »

Donc je crois que ce message-là, il reste extraordinairement d’actualité parce que c’est le cœur-même de la volonté politique, c’est de changer ce qui doit l’être. »


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Pendant le colloque, Ségolène Royal a raconté certaines anecdotes et comment elle avait vécu ses années à l’Elysée.

Elle vous le racontera elle-même avec le talent qui est le sien dimanche à partir de 16 heures, où nous espérons tous vous retrouver, salle des Blancs-Manteaux, 48 rue Vieille-du-Temple, Paris IVème.

Au cours du colloque, après avoir écouté les débats, Ségolène Royal a remarqué avec malice :

« Je découvre aussi, vraiment je suis très passionnée d’entendre le débat que nous avons à l’instant, parce que si j’ai bien compris dans l’échange que je viens d’entendre, Pierre Mauroy et Laurent Fabius, sur les discussions à l’intérieur du gouvernement, finalement François Mitterrand faisait de la démocratie participative avant l’heure dans son gouvernement, sans que son autorité n’en soit altérée d’ailleurs, il avait une autorité et un charisme naturel. »

Rires de Ségolène et de la salle…


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Rire de Ségolène et de la salle : derrière elle, Pierre Mauroy, devant elle, Jean Le Garrec

Plus tard, plus grave, elle est revenue une nouvelle fois sur le message important délivré par le président de la République socialiste lors du dernier Conseil des ministres de gauche de sa présidence, évoquant le « testament politique » de François Mitterrand.


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Ségolène Royal, se tournant vers son voisin de droite, Pierre Mauroy : "François Mitterrand nous avait donné son testament politique, qui rejoint les premiers jours du gouvernement de Pierre Mauroy, parce qu’il nous a beaucoup parlé de la question des acquis sociaux"

« Bien sûr, c’était un moment extrêmement émouvant, François Mitterrand était déjà extrêmement malade, et il nous avait donné son testament politique, qui rejoint les premiers jours du gouvernement de Pierre Mauroy, parce qu’il nous a beaucoup parlé de la question des acquis sociaux, de la retraite, il nous avait dit ceci :


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Ségolène Royal citant François Mitterrand : "La droite s’en prendra à la Sécurité sociale, et à la retraite"

« Vous vous battrez le dos au mur, et vous verrez la droite n’aura de cesse que de détruire les principaux acquis sociaux, et en particulier, elle s’en prendra à la Sécurité sociale, et à la retraite, je vous demande de vous battre, et quand vous aurez le sentiment d’avoir perdu une bataille, eh bien remettez-vous debout, et continuez le combat. »  »

Frédérick Moulin


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Ségolène Royal citant François Mitterrand : "Et quand vous aurez le sentiment d’avoir perdu une bataille, eh bien remettez-vous debout, et continuez le combat"


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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 21:50

Mitterrand-1-.jpg10 mai 1981 - 10 mai 2011 trente ans se sont écoulés depuis la victoire de François Mitterrand à l’élection présidentielle. Candidat en 1965, pour la première élection présidentielle au suffrage universel direct, puis en 1974, François Mitterrand, après deux échecs, offrait en 1981 la victoire à la gauche, la première alternance de la Vè. République.

 

 Alors que s’ouvrent les commémorations de cette victoire, Ségolène Royal ne veut pas de récupération politique « personne ne peut s’attribuer ou récupérer François Mitterrand » déclare-t-elle.

Pas de récupération donc, mais qui, aujourd’hui, au sein des dirigeants du Parti socialiste, incarne le mieux la continuité des combats de François Mitterrand ?

 

 François Mitterrand hier comme Ségolène Royal aujourd’hui incarnent une gauche de gouvernement, profondément volontaire pour accomplir de grands changements en portant la gauche au pouvoir. Ce volontarisme politique pour faire avancer la société a permis à François Mitterrand de mener les grandes réformes depuis l’abolition de la peine de mort, jusqu’aux lois sociales comme la retraite à 60 ans, en passant par les libertés de l’information ou encore l’ambitieuse politique culturelle. Qui mieux aujourd’hui que Ségolène Royal pour incarner ce volontarisme politique ? Le temps a changé et de nouveaux chantiers sont à ouvrir pour briser les chaînes de nos banlieues et de toute cette jeunesse au chômage, pour conduire l’immense chantier de la croissance verte, pour refonder l’école républicaine, pour donner à la justice les moyens de fonctionner, pour refaire de la santé un droit de tous, pour offrir à chacun plus de sécurité.

 

 François Mitterrand hier comme Ségolène Royal aujourd’hui c’est un sens politique, comprendre qu’un combat politique n’est jamais gagné d’avance. Combien de fois annoncé vaincu, il l'a emporté ? François Mitterrand avait compris que la gauche devait être largement unie, avec le Parti communiste, pour l’emporter. L’élection présidentielle n’est pas une victoire facile, d’autant plus lorsque l’on porte le changement face aux nombreux conservatismes. Il faut « une force tranquille » faite de volonté, de courage et de détermination. Qui mieux, aujourd’hui, que Ségolène Royal a compris cette importance de l’unité ? L’unité d’abord des socialistes et peu importe ce qu’elle a subi hier au sein de ce Parti. Il faut unir pour l’emporter, ce qu’elle n’avait pas su suffisamment faire en 2007, elle ira jusqu’au bout cette fois. Unir ensuite toute la gauche et au-delà, les forces républicaines pour le changement, c’est le prix de la victoire.

 

François Mitterrand hier comme Ségolène Royal aujourd’hui portent cette gauche humaniste qui refuse de se limiter aux données économiques pour voir dans l’œuvre à accomplir le destin des hommes. Ce socialiste à l’écoute de toutes ces femmes et de tous ces hommes en lutte pour refuser l‘injustice, ce socialisme qui sait entendre les mots pour comprendre ce qu’il convient de changer pour plus de justice et de progrès. Qui mieux que François Mitterrand hier savait parler de notre France, de son histoire, de ses régions et de ses habitants. Il avait ce profond amour de la France pour oser vouloir la représenter. Qui mieux que Ségolène Royal aujourd’hui sait parler à cette France, à toute cette France née ici ou ailleurs, avec ce respect qui veut la retenue dans la parole et le geste, avec cette proximité, cette tendresse dans le regard, avec cette colère contre les injustices, avec cette force pour donner l’espoir.

 

Dimanche à 16 heures Ségolène Royal interviendra à l’Espace des Blancs Manteaux dans le 4è. Arrondissement à Paris, sur les combats de François Mitterrand.

Refusant tout « droit d’inventaire », parce que l’histoire politique d’un homme est faite de réussites et d’échecs, Ségolène Royal saura, sans nul doute, parler des combats de François Mitterrand, pour retenir ce qui en fait la valeur : ce qu’il a réussi à construire.

 

Philippe Allard

 

 

A l'occasion d'un colloque, en hommage à l'accession de François Mitterrand à l'Elysée et du 30ème anniversaire du 10 mai 1981, qui s'est tenu le 6 mai 2011 en direct du Sénat, la présidente de la région Poitou-Charentes est revenue sur l'héritage de François Mitterrand et a raconté ses débuts à l'Elysée en 1981.

 

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 12:14

 

 

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Message Facebook de Ségolène Royal du jeudi 5 mai à 17:16

Venez nombreux dimanche à partir de 16h salle des Blancs Manteaux Paris 4ème. Je vous dirai ce que la Gauche peut retenir des combats de François Mitterrand pour aujourd’hui et pour demain. Aux couleurs républicaines bleu blanc rouge qu'il ne faut pas laisser monopoliser par l'extrême droite.


Ségolène Royal
De la dignité et de la responsabilité dans le débat. Venez nombreux dimanche seize heures salle des blancs manteaux je vous en parlerai.

 

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Chers amis, chères amies,

Vous êtes nombreux à vous êtes inscrits, sur le site, pour notre rassemblement du dimanche 8 mai prochain à partir de seize heures jusqu'à dix-huit heures, salle des Blancs Manteaux, 48 rue Vieille-du-Temple, Paris 4ème.

À deux jours du 10 mai, date du trentième anniversaire de la victoire de François Mitterrand, je vous propose de partager la force de l'actualité de ses combats et de ceux qui continuent à mettre la gauche en mouvement.

Nous le ferons, comme certains l'ont proposé, avec les couleurs républicaines dont chacun doit s'emparer à sa façon, car notre drapeau et notre hymne républicain n'appartiennent pas au Front national mais à tous les Français.

D'ailleurs, si la gauche a parfois délaissé le drapeau c'est en raison de l'usage qu'en ont fait, c'est vrai, des mouvements nationalistes. Mais pour nous, il n'y a pas d'opposition entre les drapeaux rouge et tricolore : le mouvement ouvrier et les luttes sociales d'un côté et la Nation de l'autre, ne s'opposent pas, au contraire, ils ont besoin l'un de l'autre.

Comme disait Jaurès, un peu d'internationalisme éloigne de la Patrie, beaucoup y ramène.

L'emblème républicain nous fait obligation de respecter et de faire vivre concrètement les valeurs fondatrices de Liberté, d'Egalité et de Fraternité, qui ont fait le tour du monde et au nom desquelles tant de peuples se sont soulevés et se soulèvent aujourd'hui. 

Notre Université populaire donnera la parole à :

Dominique Bertinotti, maire du 4ème arrondissement qui nous accueille mais surtout qui est historienne et mandataire des archives présidentielles de François Mitterrand.

Pierre Bergé, président de l'association des Amis de l'Institut François Mitterrand et qui a dirigé l'un de ses Grands Travaux, l'Opéra Bastille.

Charles Fiterman, ministre communiste du premier gouvernement de la gauche et qui aura sans doute des souvenirs savoureux à nous conter sur les peurs de la droite qui annonçait "les chars soviétiques place de la Concorde".

Jean-Louis Bianco, secrétaire général de l'Elysée pendant dix ans.

Et au nom des générations qui n'étaient pas nées en 1981, Laurianne Deniaud, présidente du MJS, née en 1982 ! 
Je m'adresserai à vous tous à dix-sept heures et je me réjouis déjà de ce bon moment que nous allons passer ensemble.

Amicalement,

Ségolène Royal

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 07:42

5658750635 53c67af8dd[1]Energique, décidée, déterminée, volontaire- bref, cette semaine Ségolène Royal est… pugnace. C’est le journaliste Patrick Guillotton qui le 3 mai dans « Sud Ouest »  est allé chercher ce qualificatif moins galvaudé que celui de combative ; à noter au passage qu’en latin la même racine a donné le mot  pugnatrix : la guerrière…

Et quoi de mieux pour une guerrière qu’une victoire juste, méritée et reconnue ? Il y a une semaine à peine, le gouvernement autorisait dans les lycées d’Ile de France la diffusion de ce même Pass Contraception qu’il avait interdit lorsque Ségolène Royal l’avait lancé il y a deux ans en Poitou-Charentes. Et puis, cette semaine, virage de bord, changement de pied, retournement de veste : le Pass Contraception sera distribué dans les lycées de la région. Quand le risque du ridicule devient une arme au service de la défense de la santé et de l’avenir des jeunes…

Pugnacité pour défendre et illustrer mardi les réalisations du Conseil régional de Poitou-Charentes face à la  presse nationale – le plan photovoltaïque, le pacte pour l’emploi des jeunes, les TER à 1€ mais aussi son refus de financer la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux. Prêter l’argent oui, le donner non, « ce n’est pas aux régions de financer » insiste Ségolène Royal. Du coup, l’Etat pourrait donner la priorité à d’autres LGV ailleurs, menace le préfet de Midi-Pyrénées – tout en observant un flou artistique quand il s’agit de savoir lesquelles…

Et pendant ce temps, impavide, Ségolène Royal remet la médaille de la Région à un autre pugnace : Philippe Croizon qui, amputé des bras et des jambes, a traversé la Manche à la nage et se prépare à de nouveaux exploits. « Depuis l’adoption de l’agenda 22 en 2005, je veille à ce que la prise en compte du handicap intègre toutes les politiques régionales », précise-t-elle.

Fermeté aussi sur France 5 comme sur LCI, dans son refus d’approuver l’immigration clandestine quelle qu’en soit la cause, y compris la révolution tunisienne, car elle se fait au détriment des travailleurs étrangers en situation régulière. Pour les jeunes Tunisiens arrivés récemment, il s’agit, dit-elle, de les traiter convenablement mais de les aider à trouver du travail dans leur beau pays, notamment à travers des partenariats actifs et dynamiques entre entreprises françaises et tunisiennes.

Et c’est avec des mots de guerrière qu’elle évoque l’hommage publique qu’elle rendra dimanche 8 mai à François Mitterrand : la « lutte permanente contre les inégalités », la « capacité de révolte » du président qui l’a accompagnée dans sa vie d’élue et de ministre, qui lui a appris l’amour de la France et des Français, « les combats » qui dans la France d’aujourd’hui restent souvent les mêmes qu’en 1981 – ils ont simplement changé de forme et d’intensité. Tout cela et bien plus encore, elle le dira dimanche à 16h à l’Espace des Blancs Manteaux à Paris…

Laetitia

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 16:58

 

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« Vraiment j’appelle les socialistes à davantage de dignité, de responsabilité, parce que nous avons quelques mois, ici, maintenant, pour convaincre les Français, pour nous rassembler. », demandait hier matin Ségolène Royal, invitée par Christophe Barbier sur LCI.

Car l’heure est déjà bien avancée dans la bataille de la présidentielle, et les pièces maîtresses du jeu socialiste se regardent en chiens de faïence, sans se soucier de la guerre déjà engagée par le camp adverse.

« Vous savez que j’étais parmi celles qui avaient demandé un calendrier beaucoup plus court. Ce qui se passe montre que j’avais raison. », rappelait la candidate socialiste à Christophe Barbier.

Dans le camp socialiste, il y a eu l’épisode du candidat providentiel des sondages, au lendemain des cantonales, face à la vague « bleu Marine » On avait trouvé un rempart contre la vague populiste, foin des primaires, foin des Français, c’était l’unique solution aussi sûr que 2+2=4. CQFD.

Mais le rempart faiblissait dans les sondages, et un sondage montrait que le rempart n’empêcherait pas les ouvriers de passer par dessus le rempart et d'ignorer le président Nicolas pour aller faire trempette dans la vague. Ces ouvriers qui avaient voté pour Nicolas Sarkozy et la valeur travail en 2007. Après ce sondage sur les ouvriers, les rumeurs d’une disparition des primaires s’étaient évanouies comme par enchantement, dans un silence assourdissant. CQFD.

La valeur travail en 2007 : Ségolène Royal voulait la défendre, les pièces maîtresses du jeu socialistes ont hurlé, Nicolas l’a récupérée. Au PS, « travail » s’écrit « emploi ». Harcelée par les journalistes il y a 2 jours, la Première secrétaire rétorquait : « Occupez vous de ce qui intéresse les Français, le pouvoir d’achat et l’emploi. ». « Emploi aidé » dirait Nicolas.

Avant-hier mardi, les coïncidences troublantes se sont miraculeusement multipliées. D’abord, La Règle du Jeu, la revue littéraire fondé et dirigé par Bernard-Henri Lévy et Le Blog officiel de Ségolène Royal ont publié un communiqué conjoint.


La Rédaction, Ségolène Royal et Bernard-Henri Lévy dém


Ensuite, mardi 3 mai, Le Nouvel Observateur titrait « Martine Aubry n’est pas candidate à la primaire socialiste ».


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Interrogée, Martine Aubry a répondu devant les caméras de TF1 et de France 2 :

« Nous avons dit en juin, vous aurez la réponse en juin et on vous expliquera en juin. Pour l’instant, tout le reste ce sont des ragots, et je vous le dis franchement, la France va mal, le Front national augmente, occupez vous de ce qui intéresse les Français, le pouvoir d’achat et l’emploi, et pas des ragots et des éléments de caniveau. […] Moi ce qui m’intéresse, c’est les Français et la France, voilà. »

Bravo Madame Aubry, joli discours que n’aurait pas démenti Ségolène Royal qui martèle un message proche depuis des mois. Nous attendons les actes avec impatience.

Et à l’AFP elle a ajouté : « Si une décision était prise, je serais la première à l'annoncer, j'y aurais intérêt, si j'étais candidate ou si je ne l'étais pas. Aujourd'hui, c'est le temps du projet. Demain, ce sera le temps des choix. Rien n'est fait aujourd'hui. »

Au JT de France 2, mardi soir, le journaliste tremblait d’excitation : « Les proches de Dominique Strauss-Kahn l’affirment désormais : leur champion sera candidat. Ils ne prennent plus ces précautions de langage, cette prudence finalement qu’ils cultivaient il y a encore quelques semaines, et c’est ça qui est nouveau. »

Et les problèmes des Français qui souffrent et se battent dans tout ça ? Pas l’ombre d’une idée, pas l’ombre d’une proposition !

Hier, juste avant l’intervention de Ségolène Royal diffusée sur LCI à 8h10 et rediffusée à 9h20, Laurent Joffrin, le directeur des publications du Nouvel Observateur, était invité sur le plateau de la chaîne et étalait avec suffisance sa certitude : d’après ses sources, forcément fiables puisque « proches » de l’intéressée, Martine Aubry ne se présente pas, il le confirmait et le répétait.

Et comme Ségolène Royal « devrait retirer, va retirer » sa candidature au profit de DSK – « et je vais être démenti, c’est sûr » ajoutait-t-il benoîtement, avant de confirmer le pronostic de son service politique, « dont deux journalistes connaissent parfaitement les mécanismes du PS » – donc c’est du tout cuit – « on aura un duel DSK-Hollande ».

Pourquoi ? Parce que Hollande est « le mieux coté » - traduire ‘a la meilleure cote dans les sondages’. CQFD.

En deux minutes, Laurent Joffrin venait de faire 2 choses :

1) Prédire avec une fiabilité infaillible la seule lutte qui aura lieu au PS, un duel DSK-Hollande,

2) Ecarter d’un revers de main les primaires votées par les militants socialistes à 68,34% le 1er octobre 2009.

Pourquoi ? Parce que ces ‘petits arrangements entre amis’ supputés par Joffrin, ce ne sont pas « des primaires ouvertes », ni même des primaires, mais un duel de confirmation.

Et les problèmes des Français qui souffrent et se battent dans tout ça ? Pas l’ombre d’une idée, pas l’ombre d’une proposition !

Hier soir, Le Nouvel Observateur publiait : « DSK-Hollande, la primaire, c’est eux ! ». Et de préciser :

« Le nouveau sourire de Martine Aubry est celui d'une femme soulagée d'avoir fait un pas de côté. Ségolène Royal s'agite trop pour ne pas être en phase de prénégociation avec le concurrent de son ex-compagnon. »


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Et les problèmes des Français qui souffrent et se battent dans tout ça ? Pas l’ombre d’une idée, pas l’ombre d’une proposition !

Ségolène Royal tirait donc la sonnette d’alarme hier matin sur LCI :

« Il y a donc des problèmes considérables à régler pour remettre la France debout et sur le bon chemin, et c’est à cela que les socialistes doivent s’atteler parce que c’est cela qu’attendent les Français. […]


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Je ne veux pas entrer dans ces querelles de personnes parce qu’elles sont totalement décalées avec ce que les Français attendent et vraiment j’appelle les socialistes à davantage de dignité, de responsabilité, parce que nous avons quelques mois, ici, maintenant, pour convaincre les Français, pour nous rassembler. »

Elle l’avait déjà souligné en marge de l’UPP « Pouvoirs et Justice » le 29 mars dernier :

« Je suis tournée vers les Français pour le moment venu leur expliquer clairement quelle analyse je fais de la situation, et quel projet nous pouvons porter avec eux. […] Il n’y a aucune raison, avant, que je participe à ce feuilleton dans lequel les socialistes ne s’occupent que d’eux-mêmes. »

Et elle avait pointé du doigt la fêlure naissante entre les Français et le Parti socialiste apparue lors des cantonales :

« La gauche est devant, bien évidemment, mais elle aurait sans doute pu l’être bien davantage compte tenu de la décrépitude et du discrédit du pouvoir en place. »

Le soir du second tour des cantonales, la candidate à la primaire socialiste avait livré son analyse :

« Il  faut, aussi, ce soir, avoir le courage de reconnaître que le premier parti de ces élections cantonales, c’est l’abstention. Aucun démocrate ne peut s’en réjouir. Il ne s’agit pas d’un mouvement d’humeur. Les citoyens se sentent vraiment dépossédés. Ils expriment  une fatigue profonde à l’égard des méthodes politiques inefficaces et injustes.

Un puissant effort de rénovation de la démocratie doit  être fait. La politique doit être juste et morale. La gauche doit porter une véritable alternative enthousiasmante. Tels sont les défis que nous devrons relever dans les mois qui viennent si l’on veut que les gens reviennent participer pour choisir une autre voie en 2012. »

Clairement, le spectacle donné par les pièces maîtresses du jeu socialiste ces derniers jours ne participent pas du tout à l’effort de rénovation nécessaire et ne constituent pas « une véritable alternative enthousiasmante ».

Dans le camp adverse, Nicolas et ses amis, se prenant pour Moïse et le peuple hébreu devant la mer Rouge, font des tentatives de plus en évidentes et répétées pour dompter la « vague bleu Marine ». Au risque lui aussi de plus en plus flagrant de finir engloutis par les flots.

Le populisme progresse, le camp adverse progresse. Les pièces maîtresses du Parti socialiste ne bougent pas, ne proposent pas, en dehors du projet du PS dont la presse ne parle déjà plus. Sauf Ségolène Royal.

Sauf Ségolène Royal qui a toujours une longueur d’avance sur le monde politique français. Déjà le 7 février dernier, en Finlande, le journal Uutispäivä Demari rapportait ses propos d’une actualité brûlante aujourd’hui :

« Les populistes abattent leurs cartes partout en Europe. Madame Royal estime qu’ils tirent profit de la paupérisation et des partis politiques traditionnels qui on trahi leurs promesses électorales. « Ils ont promis la régulation du système bancaire, des règles pour les bonus, et la fin des paradis fiscaux et rien de tout cela n’a été fait. »

Les populistes trouvent dans leurs idées simplistes deux boucs émissaires, l’Union Européenne et les immigrés. « Les socialistes et les sociaux-démocrates ont la grande responsabilité non seulement de faire des propositions mais aussi de garantir qu’ils feront ce qu’ils ont dit. »


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Madame Royal a déclaré que certains en France, redoutent une vague d’immigration de grande ampleur venue d’Afrique du Nord, au vu de l’embrasement de la situation dans ces pays. « Les gens ont clairement envie de rester dans leur pays d’origine, où ils espèrent trouver une vie meilleure. Notre mission est de soutenir la transition de ces pays vers la démocratie aussi pacifiquement que possible. », a-t-elle souligné. »

Ségolène Royal, elle, fait des propositions concrètes pour répondre aux problèmes des Français, et particulièrement aux Français des classes moyennes et aux Français des classes populaires, aux mères isolées, aux petits retraités. Aux immigrés en situation régulière aussi.

Bien sûr, on pense aux proposition pour le pouvoir d'achat – blocage du prix de l’essence, caddie de 50 produit de base aux prix bloqués, aux propositions pour lutter contre le surendettement (interdiction des publicités quasi-mensongères, suppression des intérêts sur découvert pour les périodes débitrices compensées sur l’année par des périodes créditrices, crédit social à taux zéro des collectivités), aux propositions pour redonner des moyens à l’Education nationale, la « priorité des priorités », pour ouvrir le chantier de la formation des enseignants, mise à sac par le gouvernement actuel, aux proposition social-écologiques sur la mutation énergétique et sur la croissance verte, et à bien d’autres encore.

Mais déjà, dans cet article finlandais qui date d’il y a 3 mois, sa position sur l’immigration illégale dévoilée il y a quelques jours dans C politiques et sur LCI était clairement présente, en filigrane. Ce n’est donc pas une surprise, c’est une proposition complémentaire pour mieux répondre aux inquiétudes de Français des classes populaires désemparés et d’immigrés en situation légale.

Car il y a urgence : si les pièces maîtresses du Parti socialiste ne proposent pas d’alternative nouvelle enthousiasmante et ne battent pas le terrain jour après jour pour les faire entendre, les faire comprendre, et convaincre les Français, la France pourrait bien se retrouver engloutie par le populisme et se retrouver au creux de la vague. La vague bleu Marine. Au milieu de l’eau Guéant.

Frédérick Moulin

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 16:48

217314 1980992772534 1474634037 32269048 8351077 n[1]           Interrogée ce mercredi par Christophe Barbier sur LCI, Ségolène Royal, candidate socialiste, est revenue sur sa position sur l’immigration.

 

 Sur l’immigration légale, la socialiste a trouvé « étrange » que le pouvoir en place de Nicolas Sarkozy veuille « un coup de frein sur l’immigration légale » alors qu’il est responsable. C’est lui qui « l’autorise » donc « qu’il le fasse ». La socialiste montre ainsi, une fois de plus, qu’au lieu d’agir sur des dossiers dont il a la responsabilité, le pouvoir en place préfère les effets d’annonce.

 

Sur l’immigration illégale, la situation est d’autant plus délicate que, depuis les révolutions arabes, l’Europe est confrontée à une immigration illégale de jeunes, pour la plupart, venus de ces pays en révolution. Confrontés au chômage, ils quittent ces pays vers « le mirage » européen du nord.

 Mais la socialiste, veut maintenir une position claire sur ce sujet et malgré le contexte elle ne veut pas « faire exception ». L’immigration illégale, selon elle, ne peut pas être acceptée et elle s’explique :

Accepter cette immigration illégale, ce serait accepter la mise en concurrence des travailleurs au profit de certaines entreprises « sans foi ni loi ». Ce sont les catégories les plus fragiles qui subissent cette immigration illégale, martèle la présidente de région, car elle pèse sur les salaires. Les immigrés légaux et les catégories populaires sont les victimes de la baisse des salaires qu’entraîne l’immigration illégale.

Il faut donc pour la socialiste lutter contre cette immigration illégale mais avec « humanité » rappelle-t-elle et notamment en aidant l’économie de ces pays à redémarrer pour donner des emplois à ces jeunes.

Ségolène Royal se démarque, une nouvelle fois, de « la gauche cuillère d’argent » prompte à prendre des positionnements mondains pour salons parisiens. La socialiste s’était ainsi déjà opposée à la taxe carbone, malgré l’assentiment de la classe politique, expliquant que cette taxe toucherait les travailleurs obligés de prendre leur véhicule pour se rendre à leur travail. En somme, pour la socialiste, la politique ce n’est « faire bien » mais apporter « des solutions efficaces ».

 

Interrogée sur les Primaires, la socialiste veut aller jusqu’au bout et n’a pas peur d’affronter, dans le débat des idées, les autres candidats. « J’ai des choses à défendre » lance la socialiste et elle appelle les socialistes à débattre avec « dignité », avec « sérieux » et avec « responsabilité ».

Après tout n’est-ce pas cela la démocratie, le débat des idées pour permettre les choix responsables des citoyens et des citoyennes, plutôt que les petits arrangements d’arrière cuisine entre leaders qu’ils se fassent ici ou sous le soleil de Marrakech ?

 

Philippe Allard

Ségolène Royal était l'invitée ce matin de Christophe Barbier sur LCI

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 15:49

 

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Ségolène Royal était ce matin l’invitée politique de Christophe Barbier sur LCI à 8h10.

La candidate aux primaires socialistes était en pleine forme – comme ragaillardie dans l’adversité, le combat de ces derniers jours et le démenti catégorique de « l’information fantaisiste » de la veille – et son intervention s’est densifiée, avec un débit plus rapide, pour faire passer le plus de messages possibles jusqu’au terme de la musique de fin d’émission.  Pour une fois, l’animateur de l’émission ne l’a pas interrompue.

Quatre thèmes ont été abordés : la primaire socialiste et le PS, la réunion du 8 mai organisée par Ségolène Royal en hommage à François Mitterrand, la position de la candidate sur l’immigration illégale, et la « posture » de Claude Guéant suite à la mort de Ben Laden« ce n’est pas le rôle d’un ministre de l’Intérieur de faire peur à a population. Il lui appartient d’agir ».

Mais le principal thème abordé a été celui des primaires et du PS. La rumeur sur le renoncement de Martine Aubry à se présenter, le retrait de la candidature de Ségolène Royal devant Dominique Strauss-Kahn, la question de savoir si la candidate irait jusqu’au bout, « jusqu’au 9 octobre », ce que Ségolène Royal a dit à Dominique Strauss-Kahn quand elle l’a rencontré, voilà les sujets questions qui ont principalement été posées à Ségolène Royal. La candidate a martelé en guise de réponse :

« Je ne laisserai pas tomber ceux qui pensent que ce que je dis, que ce que je propose, et la conception que j’ai de l’exercice d‘une responsabilité politique au plus haut niveau, correspondent en effet à ce dont la France a besoin. »

Elle a aussi tiré la sonnette d’alarme, car le temps s’écoule, « la clepsydre se vide » disait Baudelaire :

« Vraiment j’appelle les socialistes à davantage de dignité, de responsabilité, parce que nous avons quelques mois, ici, maintenant, pour convaincre les Français, pour nous rassembler. »

Et particulièrement les Français des classes populaires qui pourraient être attirés en 2012 par le populisme ‘bleu Marine’.

Et pour convaincre les Français, rien ne vaut la confrontation des idées dans des débats télévisés, comme l’a suggéré Christophe Barbier : Ségolène Royal a souligné :

« Il faut des débats télévisés. Quelle échéance démocratique peut se permettre de se passer de débat ? Les Français ne comprendraient pas qu’il n’y ait pas de débat entre les différents candidats, en effet, pour assumer la charge suprême. C’est bien dans un débat que l’on peut confronter un certain nombre d’idées et de propositions, et puis que l’on peut aussi juger de la personnalité des uns et des autres, et de leur capacité à assumer au mieux cette fonction. »

Frédérick Moulin

 

Ségolène Royal invitée de Christophe Barbier sur... by segolene-royal

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Christophe Barbier : Ségolène Royal, bonjour.

Ségolène Royal : bonjour.

Christophe Barbier : vive tension au Parti socialiste. Alors, est-ce que vous, vous déduisez du comportement de Martine Aubry qu’elle a renoncé à se présenter à la primaire ?

Ségolène Royal : j’en appelle surtout à la dignité et au sérieux du débat politique. Les socialistes ont tout pour gagner l’élection présidentielle s’ils restent unis et s’ils présentent devant les Français des solutions efficaces pour répondre aux problèmes, et donc il faut vraiment mettre de côté ces guerres d’égos, ces petites phrases, et vraiment revenir à la hauteur du débat politique que la France mérite.


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Christophe Barbier : mais d’où viennent-elles, ces petites phrases ?

Ségolène Royal : je n’en dirai pas plus, précisément, parce que je crois que dans le monde dans lequel nous vivons, regardez les tumultes à l’échelle internationale, les difficultés auxquelles [est] confronté le pays, la souffrance des Français à l’égard notamment de la baisse du pouvoir d’achat, de la hausse de la précarité, du surendettement, on vient d’apprendre que plus d’1 million de Français sont en situation de surendettement, et en particulier de plus en plus de petits retraités. Il y a donc des problèmes considérables à régler pour remettre la France debout et sur le bon chemin, et c’est à cela que les socialistes doivent s’atteler parce que c’est cela qu’attendent les Français.


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Christophe Barbier : donc Martine Aubry ne vous a pas appelée pour dire « Je renonce », hein ?

Ségolène Royal : je n’en dirai pas plus, je ne veux pas entrer dans ces querelles de personnes parce qu’elles sont totalement décalées avec ce que les Français attendent et vraiment j’appelle les socialistes à davantage de dignité, de responsabilité, parce que nous avons quelques mois, ici, maintenant, pour convaincre les Français, pour nous rassembler.

Christophe Barbier : la dignité, la responsabilité, certains disent : eh bien, il suffit de se retirer devant Dominique Strauss-Kahn, on vous appelle à vous retirer pour ne pas créer de confusion, justement.

Ségolène Royal : écoutez, pour l’instant il n’est pas encore candidat, donc n’essayons pas non plus d’entretenir un feuilleton qui tire le débat politique vers le bas. Que chacun dise clairement ce qu’il propose, ce qu’il a à faire, que le débat politique s’engage. Vous savez que j’étais parmi celles qui avaient demandé un calendrier beaucoup plus court. Ce qui se passe montre que j’avais raison, aujourd’hui, le calendrier, maintenant, est là, il faut que chacun annonce ce qu’il a l’intention de faire et que le débat s’engage, débat passionnant, débat démocratique majeur, c’est l’échéance majeure, l’élection présidentielle, celle qui va permettre à la France de sortir de l’ornière et donc je crois qu’il faut maintenant passer à ce débat.


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Christophe Barbier : dans ce débat, vous serez jusqu’au bout candidate, jusqu’au 9 octobre, premier tour de la primaire, Ségolène Royal candidate ?

Ségolène Royal : mais je suis là, j’ai des choses à défendre, je travaille énormément depuis 2007, j’ai l’expérience de cette campagne, voilà, et je pense que nous avons promis aux Français une liberté de choix parmi un certain nombre de candidats, et donc je l’ai toujours dit, je défendrai mes idées jusqu’au bout, mais jamais je ne ferai perdre mon camp, donc je suis toujours dans une attitude d’écoute, d’observation, de partenariat, de rassemblement, mais bien évidemment je suis une femme de fidélité, vous me connaissez, d’engagement, de courage, de détermination, et je ne laisserai pas tomber ceux qui pensent que ce que je dis, que ce que je propose, et la conception que j’ai de l’exercice d‘une responsabilité politique au plus haut niveau, correspondent en effet à ce dont la France a besoin. Mais nous verrons, les Français vont choisir.

Christophe Barbier : ce que vous me dites là, c’est ce que vous avez dit à Dominique Strauss-Kahn quand vous l’avez rencontré ?

Ségolène Royal : mais bien évidemment. Je dis en privé ce que je dis en public. (Rire de Ségolène Royal)

Christophe Barbier : alors, vos idées, est-ce que c’est dès dimanche 8 mai que vous les rendrez publiques dans un hommage à François Mitterrand, vous vous inscrivez dans cette filière ?


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Ségolène Royal : c’est une journée importante en effet, j’ai décidé de rendre hommage à François Mitterrand non pas pour le récupérer, mais parce qu’ayant passé 7 ans auprès de lui à la présidence de la République, ayant été sa ministre de l’Environnement, ayant été accompagnée par lui pour être candidate et élue députée des Deux-Sèvres pendant 4 mandats, oui, j’ai beaucoup appris de François Mitterrand, j’ai appris d’abord l’amour de la France et l’amour des Français, il connaissait viscéralement notre pays, la dignité aussi de la fonction présidentielle, le prestige de la France sur la scène internationale, qu’il faudra retrouver, et qu’il faudra rendre à notre pays, la lutte aussi permanente contre les inégalités, et il avait gardé intacte sa capacité de révolte, et en particulier de révolte contre le mur de l’argent, qui n’a jamais, d’ailleurs, été aussi puissant qu’aujourd’hui. Et c’est vrai que si la France a changé bien évidemment depuis 1981, les combats, souvent, restent les mêmes, même s’ils ont changé de forme et d’intensité.


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Christophe Barbier : est-ce que vous souhaitez, pour le débat d’idées, qu’il y ait des débats télévisés pendant cette primaire socialiste, ou au contraire que la compétition soit hors des caméras, devant les militants, simplement ?

Ségolène Royal, immédiatement : il faut des débats télévisés. Quelle échéance démocratique peut se permettre de se passer de débat ? Les Français ne comprendraient pas qu’il n’y ait pas de débat entre les différents candidats, en effet, pour assumer la charge suprême. C’est bien dans un débat que l’on peut confronter un certain nombre d’idées et de propositions, et puis que l’on peut aussi juger de la personnalité des uns et des autres, et de leur capacité à assumer au mieux cette fonction. Mais moi je me réjouis que le parti socialiste puisse faire émerger plusieurs présidentiables, cela prouve que nous sommes en ordre de marche, que nous avons beaucoup de choses à dire, et que nous avons, les uns et les autres, beaucoup d’expérience, mais nous sommes différents, nous avons des angles d’approche différents de la société française, mais nous sommes rassemblés sur le socle du projet des socialistes, et à partir de là, nous devons engager en effet ce débat de fond, ce débat démocratique majeur pour que les citoyens puissent venir choisir.

Christophe Barbier : l’un des thèmes où ces différences se voient, et c’est un thème lourd pour la présidentielle, c’est l’immigration. Par exemple, vous, est-ce que vous approuvez un coup de frein sur l’immigration légale au nom de la préservation de l’emploi ?

Ségolène Royal : il faut commencer par le coup de frein sur l’immigration illégale, ça, c’est la première priorité, vous ne trouvez pas qu’il est quand même assez étrange d’aller parler de l’immigration légale, puisque l’immigration légale, c’est le gouvernement qui l’autorise ? C’est assez étrange que le gouvernement lui-même dise qu’il faut lui-même se contrôler. Qu’il le fasse si cette immigration légale ne correspond pas aux besoins économiques du pays, qu’il le fasse. Donc il donne des conseils aux autres alors qu’il est responsable de cela.


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L’immigration illégale doit être fermement combattue. Pourquoi ? Parce que l’immigration illégale pèse sur les catégories qui sont déjà les plus fragilisées de notre société, et en particulier les immigrés qui sont ici légalement, en situation régulière dans notre pays, les catégories populaires, les Français aussi qui souffrent de la précarité et de la baisse des salaires. Une immigration illégale vient peser encore davantage sur cette baisse des salaires, parce que les entreprises, celles des entreprises qui sont sans foi ni loi utilisent les sans-papiers pour encore payer moins leurs salariés et faire une concurrence à la baisse. Et ça je ne peux pas l’accepter parce qu’en effet cette immigration pèse dans les quartiers populaires, sur les catégories populaires, et ça, elles en ont assez, et nous devons entendre cette exaspération.

Christophe Barbier : cette immigration illégale, c’est en ce moment, par exemple, les réfugiés tunisiens. Martine Aubry dit : il faut les accueillir, et quand leur pays ira mieux, ils pourront y retourner. C’est votre ligne aussi ?


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Ségolène Royal : non, je pense que nous ne devons pas faire d’exception au principe de refus d’une immigration illégale. Mais nous devons, contrairement à ce que fait le gouvernement, gérer ce problème avec beaucoup d’humanité, et cela d’autant plus que l’actuel gouvernement français aussi porte une responsabilité en étant intervenu si tardivement dans la mutation de la Tunisie, ils ont soutenu pendant très longtemps ce pays et ce clan Ben Ali qui a ruiné, d’une certaine façon, l’économie, car que se passe-t-il aujourd’hui ? L’Etat tunisien est exsangue, donc il faut aider la Tunisie à reconstruire son Etat, il faut aider les entreprises à redémarrer, et en particulier dans la filière touristique, qui est la principale filière de développement économique, et l’on voit ses malheureux Tunisiens, notamment des diplômés, venir en France chercher tout simplement du travail.


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Donc que faut-il faire ? Aujourd’hui ils sont là, traitons les correctement, mais, sans tarder, organisons leur réinsertion économique en leur disant qu’ils n’ont pas vocation à rester sur le territoire français, que leur pays a besoin d’eux, que leur bonheur aussi est dans leur pays, c’est bien ce qu’ils voudraient d’abord, c’est trouver du travail dans leur pays, et moi je demande aux organisations patronales de se prendre en main, de nouer des partenariats avec les entreprises tunisiennes pour que le développement économique reprenne. Il faut faire preuve d’imagination, de pragmatisme, de volonté, d’intelligence, et je suis convaincue que ces pays magnifiques comme la Tunisie et l’Egypte peuvent redémarrer rapidement et donner du travail à leurs jeunes.

Christophe Barbier : Claude Guéant craint des représailles après la mort de Ben Laden. A-t-il raison d’alerter la population ?

Ségolène Royal : non, je pense que ce n’est pas le rôle d’un ministre de l’Intérieur de faire peur à a population. Il lui appartient d’agir, et d’agir dans les réseaux habituels de maintien de la…

Christophe Barbier : discrètement ?

Ségolène Royal : mais bien sûr ! De maintien de la sécurité des Français. Ça ne sert à rien de s’agiter pour se donner des postures et pour se mettre en scène. Je ne suis pas d’accord avec cette façon d’exercer le pouvoir. Au contraire, je crois qu’il faut rassembler les forces des pays européens, travailler main dans la main avec les Etats-Unis d’Amérique pour que cette bonne nouvelle qui a vu la mort de Ben Laden puisse maintenant se transformer en une lutte sans merci contre le terrorisme, et bien sûr dans la libération de nos otages.

Christophe Barbier : Ségolène Royal merci, bonne journée.

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 14:25

Photo Razak[1] "La crise économique et financière qui a ébranlé le monde en 2008 n'a pas affaibli la domination des schémas de pensée qui orientent les politiques économiques depuis trente ans. Le pouvoir de la finance n'est pas remis en cause. Aux USA, en Europe, au contraire, les Etats remettent à la tête des autorités financières ceux-la mêmes qui, par idéologie et par aveuglement, plongent le monde dans une  crise financière et économique qu'il n'avait pas connu depuis 1929.

 

 Sont toujours nommés à la tête de ces autorités des dirigeants qui sont à l'origine de la crise et qui estiment nuisibles à une supposée efficience des marchés toute  réglementation financière. Ils autorisent de ce fait les banques à mêler à leur fonction traditionnelle de soutien à l'économie,  celle de spéculer sur des produits à haut risque et à envahir le monde de produits «toxiques».

 En 1999 a été abrogé aux USA le Glass-Steagall Act, qui avait imposé la séparation des banques  de dépôt et des banques d'affaires dont la conséquence fut de créer des banques d'un gigantisme tel que les états ne puissent les laisser faire faillite malgré leurs erreurs et soient contraints de les renflouer par les contribuables!

 En France, il s'en est fallu de peu que Sarkozy autorise les prêts hypothécaires en 2007 et nous devons à la crise, par un curieux concours des circonstances,  qu'il ne soit pas passé à l'acte!

 Les conséquences de cette dérégulation  sont des bulles d'origine spéculatives qui, lorsqu'elles crèvent entrainent des baisses  de l'activité économique lesquelles produisent la baisse des recettes des états. Ces mêmes autorités financières avec l'aide des agences de notation  demandent alors aux Etats d'appliquer des programmes d'austérité afin de réduire leurs déficits. Réduire les dépenses publiques, privatiser les services publics, réduire la fiscalité des plus riches et des entreprises, flexibiliser le marché du travail,  réduire les salaires, libéraliser le commerce participent au cortège des mesures imposées. Les prestations sociales, de la Grèce au Portugal en passant par la France  sont en voie d'être gravement amputées alors que se profile le spectre d'un chômage et d'une précarité persistants favorisant la montée des extrêmismes qui mettent les démocraties en péril.

Les institutions internationales (FMI, BCE...) et des agences de notation continuent d'appliquer avec une vigueur renouvelée des programmes de réformes et d'ajustements structurels qui ont dans le passé montré leur incapacité à décroître l'instabilité économique et les inégalités sociales.

 

Dans son dernier ouvrage «Le triomphe de la cupidité» écrit en 2010, Joseph E Stiglitz, prix Nobel en 2001, montre comment B.Obama, n'a pas pu résister aux pressions des lobbies et a conservé parmi ses conseillers financiers ceux-la même qui du temps de Bush ont plongé les USA puis le monde dans une crise inextricable. Il écrit : «...il est pratiquement certain que les échecs des administrations Bush et Obama compteront parmi les erreurs les plus coûteuses de tous les gouvernements démocratiques modernes». Nous avons appris en fin avril 2012 que le déficit  des USA atteint le chiffre record de 15000 milliards de dollars...

Au moment où ces lignes sont écrites en Europe, le Président de la République N.Sarkozy et la Chancelière allemande A.Merkel proposent un «pacte de compétitivité» inacceptable aux Etats membres de l'Union. Il demande à l'Europe toute entière d'entériner sans nuances les principes néo-libéraux de politique économique dans tous les domaines: inscription de l'équilibre budgétaire dans la constitution, désindexation des salaires sur les prix, retraite à soixante-sept ans, harmonisation de l'impôt sur les sociétés vers le moins-disant (l'Allemagne ayant déjà baissé de 8 point le taux de cet impôt). Ce pacte a déjà été condamné par l'Autriche, la Belgique, l'Espagne, l'Irlande, le Luxembourg, la Pologne et le Portugal. Il a été fermement dénoncé par John Monks, Président de la Confédération européenne des syndicats et Poul Nyrup Rasmussen, Président du Parti socialiste européen». (Mediapart, 2 mai 2011)

 

Parallélement, Nicolas Sarkozy n'hésite pas accorder son soutien à  Mario Draghi dans la course à la succession de Jean Claude Trichet pour la présidence de la Banque centrale européenne (BCE). Or  Mario Draghi  qui a été directeur du Trésor, et enseignât à la Banque mondiale, ne fut-il pas de 2001 à 2005 vice-président en Europe de la banque d’affaires Goldman Sachs laquelle a aidé en 2001 et 2002, la Grèce à dissimuler plusieurs dizaines de milliards d’euros d’emprunts d’Etat ?

Ses explications sont attendues avec impatience par le parlement européen, où siègent les Grecs assez remontés contre la banque d’affaires américaine, puisque ces opérations menées en complicité avec le parti de droite au pouvoir à l'époque a conduit la Grèce tout droit dans la nasse actuelle et son cortège de chômage et de privations.     

 Cette même Grèce que l'Europe s'est résolue à aider en lui accordant des prêts (à taux élevé) via le FMI afin de l'obliger à accepter les mesures d'austérité que l'on sait..

 

Des solutions ?

 Rares sont les voix en Europe qui s'élèvent contre cette pensée unique qui désespère les peuples et enrichit les plus riches.

Parmi celles-ci, nous citerons celle de Ségolène Royal  à Athènes qui, en octobre 2008, devant une assemblée de l'Internationale Socialiste a prononcé un long discours décrivant une analyse pointue de la situation mondiale et dégageant des perspectives d'avenir. Ce discours n'a  malheureusement n'a pas été relayé par les médias français.

Elle  disait: «l'heure pour la gauche n'est plus aux diagnostics tièdes, ni aux appréciations timorées, mais à la lucidité radicale et à la proposition d'un autre système.».... «On a vu des banques provoquer le surendettement de millions de foyer dans le monde ; on les voit maintenant fermer irrationellement le robinet du crédit aux petites et moyennes entreprises, plongeant nos économies dans la crise. Alors oui, il est temps enfin d'ouvrir les yeux et d'agir. Des acteurs privés, non contrôlés, détournant les règles peuvent conduire le monde au bord du gouffre: cela n'est pas acceptable!» Et d'ajouter:«...L'Union européenne doit se doter d'une véritable politique financière commune. Il nous faut la création d'un fonds d'intervention commun aux membres de la zone euro (....) Mais cette intervention doit être conditionnée: il faut revoir de fond en comble les règles prudentielles, minimiser la possibilité de sortir les créances des bilans des banques par le procédé de titrisation; il faut assujettir les fonds spéculatifs aux règles de solvabilité bancaires; il faut créer de nouveaux mécanismes d'évaluation, avec une agence publique européenne de notation; il faut également interdire les bonus non assujettis à l'impôt sur le revenu; et puis surtout lutter contre les paradis fiscaux en refusant l'accès au territoire européen aux fonds ayant leur siège social social dans de tels paradis.»

Nous retrouvons là nombre de ces propositions dans le projet socialiste 2012 du PS et qui sont le préalable à une autre économie plus respectueuse de la nature.

Restera à les appliquer au niveau de l'état et à avoir la volonté et l'énergie de créer au niveau européen, voire mondial les consensus nécessaires pour vaincre la puissance des lobbies financiers.

Il nous faut pour cela mettre à la tête des états européens - et nous pensons ici particulièrement à la France et à l'Allemagne - des personnalités  avisées, pugnaces et courageuses et dont les esprits n'ont pas été imprégnés par le système néolibéral ambiant. Concernant la France, Ségolène Royal qui, sur le sujet développé ici  possède là encore une longueur d'avance, nous paraît être la femme de la situation.

 

Jean Pierre Guilbert. Mai 2011 

 

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