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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 11:28
538758_3965794865618_1325891463_n-1-.jpgSégolène Royal, le 1er juin 2012, est intervenue en présence du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, venu la soutenir dans la campagne législative à la Rochelle.
 
Dans son intervention, la candidate socialiste a défini clairement les enjeux de cette élection. Elle a appelé les Françaises et les Français à venir voter les 10 et 17 juin pour le changement, pour les candidates et les candidats du Parti socialiste, pour permettre au gouvernement d’agir.
 
Pour convaincre les Françaises et les Français de venir voter socialiste, Ségolène Royal a retenu clairement  trois grands défis que la gauche doit réaliser pour la France et sur lesquels il faut la mobilisation des Françaises et des Français pour soutenir ce changement.
 
« Nous avons d’abord le formidable défi de la croissance à relever ». Il n’y aura pas de croissance et d’emploi si l’Etat ne soutient pas les entreprises qui créent, qui innovent. Après cinq ans de la droite au pouvoir, la France a pris beaucoup de retard. C’est tout un nouvel élan qu’il faut relancer dans tout le territoire. C’est d’ailleurs dans ce sens que le Premier ministre a inscrit son déplacement à la Rochelle en rencontrant des chefs d’entreprises. 
 
Nous avons également à relever le défi de « la croissance verte », la mutation essentielle dans laquelle il faut inscrire la France. Comme l’a rappelé une nouvelle fois Ségolène Royal, c’est un enjeu majeur car elle conduit à la recherche, à l’innovation technologique. La France peut être au premier plan dans cette bataille économique et devancer les pays émergents. C’est l’avenir de la France qui est en jeu. Or sur ce sujet la droite est totalement dépassée, arriérée, elle ne voit pas le monde, elle ne regarde pas vers l’avenir. 
 
Nous avons aussi à relever le défi de « l’éducation, de la formation professionnelle, de l’investissement dans la ressource humaine ». Ségolène Royal veut convaincre les Françaises et les Français de l’importance de cet enjeu qui revient au premier rang de nos priorités après cinq ans de sarkozysme qui ont fait beaucoup de mal à l’école de la République. Or, c’est un enjeu majeur, pour permettre à la France de relever les défis économiques dans la mondialisation. Dans ce monde ouvert aux échanges, l’innovation, donc la formation, est la clef de la réussite.
 
On a compris, la candidature de Ségolène Royal à l’Assemblée nationale n’est pas anodine. On voit combien par son investissement dans cette campagne, comme hier aux côtés de François Hollande, Ségolène Royal porte cette volonté de changement, de progrès, d’avancée pour la France. C’est un investissement politique.
 
Certains sont surpris de voir cette femme rester toujours au premier plan, mais c’est tout simplement parce qu’elle porte cet idéal d’une France du progrès contre tous les conservatismes. 
Jean-Marc Ayrault, l’a d’ailleurs très bien dit à la Rochelle « elle incarne un esprit de renouveau et d'innovation. »
 
Philippe Allard
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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 21:29

75238_4028934486255_1368377539_33569671_196307489_n-1-.jpgComment ne pas se réjouir de la composition du gouvernement de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault.

 

Les représentants de notre mouvement de pensée sont en effet extrêmement présents. Inutile de les citer au risque d’en oublier mais elles et ils sont nombreux avec qui nous avons partagé des combats d’idées et des campagnes électorales. Ce succès nous ravit et nous encourage à poursuivre à tous les niveaux, au sein de notre parti et en dehors, nos engagements et notre mobilisation.

 

Saluons aussi en toute priorité le rôle exemplaire tenu par Ségolène Royal.

Grâce à son soutien sans détour en faveur de François Hollande et grâce à son implication primordiale dans la campagne, elle a permis cette réussite. Ses idées novatrices, si souvent vilipendées, sont aujourd’hui reprises et constituent le socle de beaucoup de points du programme présidentiel actuel.

 

Là encore, quelle joie et quelle belle reconnaissance.

Gagner sur le terrain de la pensée est la plus grande victoire en politique.

 

La promotion de nos idées peut dorénavant continuer avec davantage de force et de capacité d’influence. Il est temps de passer la vitesse supérieure et de convaincre autrui avec toute notre énergie sur la base de nos convictions profondes : La transition vers une société nouvelle où l’humain et la justice sont nos règles d’or, notre volonté d’innovation toujours présente, la refonte d’une démocratie renforcée et participative et la remise au premier rang de l’économie réelle au détriment de cette financiarisation dangereuse et malsaine.

 

Nos combats sont plus que jamais d’actualité mais ils bénéficient désormais de la présence à l’Elysée et à Matignon d’une écoute favorable, que la composition du gouvernement confirme avec éclats. C’est déterminant.

 

A nous tous de savoir s’inscrire pleinement dans ces horizons nouveaux en accentuant notre implication dans tous les débats à venir.

Patrick Ardoin

PS/DA

 

 

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 12:28

533072_10150815414101451_750901450_9639808_1093416203_n-1-.jpg17 femmes et 17 hommes au gouvernement, la France fait enfin le pas de géant, le pas pour la moitié de l’humanité ! 

C’est une avancée considérable, c’est un message d’espoir, c’est l’image du progrès.

Depuis le droit de vote obtenu en 1944, accordé par le gouvernement provisoire du général De Gaulle à la libération, le combat pour l’égalité femme/homme fut long et difficile. Le droit de vote était une première victoire mais il fallait encore imposer l’égalité dans la prise des décisions et des responsabilités. Les gouvernements se succédaient avec quelques femmes, puis plusieurs femmes, mais c’était toujours le clan de la cravate qui dominait.

C’est fini, il était temps, François Hollande vient de mettre un terme à cette inégalité d’un autre âge.

 

 Quelle nouvelle joie pour Ségolène Royal en découvrant la composition du premier gouvernement de François Hollande, celui qu’elle a soutenu avec force et loyauté, la parité s’impose enfin !

Ségolène Royal a porté ce combat avec beaucoup d’autres femmes et d’hommes. Candidate de la gauche à l’élection présidentielle en 2007, elle avait fait de ce combat l’une de ses priorités.

Elle peut aujourd’hui savourer cette victoire. C’est le résultat d’un long combat politique pour celle qui aura reçu beaucoup de coups dans son propre camp, mais qui aura réussi à faire changer le visage de la gauche. Malgré toutes les attaques, malgré tous les conservatismes, déterminée et irréductible, Ségolène Royal a su défendre ses choix pour une gauche renouvelée. La gauche n’a plus peur de chanter la Marseillaise et d’arborer le drapeau tricolore, la gauche n’a plus peur de défendre notre France métissée, la gauche prend le visage de toutes ces femmes engagées.

 

Ségolène Royal a voulu cette victoire, elle l’a préparée en donnant à des femmes des responsabilités. Celles qui l’ont accompagnée dans ses combats, entrent au gouvernement :

Najat Vallaud-Belkjacem, jeune et volontaire, devient ministre à 34 ans des droits des femmes et porte-parole du gouvernement.

Delphine Batho, jeune et engagée, à 39 ans épaulera Christiane Taubira à la justice.

Dominique Bertinotti, l’exemple de la fidélité dans l’engagement et de la constance dans les idées se voit confier la famille. 

 

Reste maintenant dans la bataille qui s’ouvre, la bataille des législatives à donner à l’Assemblée nationale ce nouveau visage. C’est le défi que doit relever la Première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry.

La politique, ce n’est pas que des mots ou des postures, ce ne sont pas des postes à prendre, ce ne sont pas des places à donner à ses amis, mais ce sont des résultats à obtenir, ce sont les résultats qui comptent. C’est dans l’action que l’on voit le vrai visage de la gauche, pas une gauche molle, mais une gauche solide dans ses engagements. François Hollande a été jusqu’au bout de son engagement, à Martine Aubry de montrer la même volonté, la même solidité, pour la parité à la Chambre des députés. C’est la politique par la preuve.

Puis, il restera à faire tomber un dernier bastion, une dernière forteresse. La Chambre des députés a toujours été jusqu’ici présidée par un homme, il faut aussi que cela change.

 

Philippe Allard

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 21:19

affiche1s-1-.jpgL’UMP, le parti entré dans l’opposition, voudrait déjà prendre une revanche avec les élections législatives des 10 et 17 juin prochains.

Le but serait d’empêcher le Président de la République, François Hollande de gouverner !

 

Ont-ils pensé une minute à la pagaille que cela représenterait ? Ont-ils pensé une minute à la France ?

 

Un Président vient d’être élu. Il est déjà au travail sur des sujets extrêmement sensibles. La nouvelle vision de l’Europe est en train de se dessiner. La France ouvre une nouvelle voie pour assurer la croissance indispensable en Europe.

François Hollande est en première ligne dans cette bataille pour défendre cette nouvelle Europe pour les peuples.

 

Mais pour mener ce travail de redressement, pour poursuivre ce « vrai travail » pour la France et l‘Europe, François Hollande a besoin aujourd’hui d’une majorité nette, large à l’Assemblée nationale.  

 

S’il existe bien un vote utile pour la France, ce sera celui que feront les Françaises et les Français les 10 et 17 juin en soutenant les candidats du Parti socialiste ou de la majorité présidentielle.

 

Au vote ! Au vote citoyennes et citoyens ! Toutes et tous au vote ! C'est la levée en masse ! La France a besoin de vous, elle a besoin de nous tous, elle a besoin de ce vote en faveur des candidats qui permettront à François Hollande de mener sa politique de redressement.

 

La France a besoin d’un « vrai travail » parlementaire avec le Président de la République, elle a besoin du vote en faveur des candidats du Parti socialiste.

 

Philippe Allard

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 15:37

7083213923_2bbdf3fcfc-1-.jpgLa fête fut belle ce dimanche 6 mai à l’annonce des résultats de l’élection présidentielle. François Hollande a réussi à donner l’espoir qu’une autre politique est possible à une majorité de Françaises et de Français.

 

Maintenant sa responsabilité est immense, pour assurer le changement indispensable.

 

L’homme est très différent de Nicolas Sarkozy. Plus réfléchi, plus mesuré, plus serein, plus consensuel, plus rassembleur, François Hollande par sa personnalité marque déjà la rupture qu’il fallait à la France.

Ses orientations sont aussi un changement important, avec le retour aux valeurs de la République. Le culte de la réussite individuelle à tout prix, de l’argent roi, le temps du sarkozysme est révolu. François Hollande, dans cette période de crise, veut de l’égalité, de la justice, pour mieux repartir les efforts et assurer un avenir meilleur aux nouvelles générations.

L’exemplarité dans sa gouvernance sera aussi essentielle pour mesurer le changement. La France doit en finir avec les affaires, avec les privilèges, les petits arrangements pour servir les intérêts de quelques uns. C’est une attente, c’est un engagement du nouveau chef de l’Etat.

   « Devant vous, je m’engage à servir mon pays avec le dévouement et l’exemplarité que requiert cette fonction. » François Hollande, le 6 mai 2012.

 

 Le tournant pour le changement maintenant est bien réel. Mais, il faudra réussir à répondre aux défis de ce quinquennat. C’est sur les réponses qu’il saura apporter pour répondre aux enjeux actuels qu’il sera jugé. C’est une victoire responsable.

François Hollande a d’ailleurs indiqué lors de sa première intervention de Président de la République, les cinq défis auxquels il va devoir répondre.

 

1 - Le nouveau Président va-t-il réussir à relancer la production pour sortir notre pays  de la crise ?

Ce fut le principal échec de Nicolas Sarkozy. Faute d’être capable de fixer une orientation précise de la politique industrielle, la France a connu une désindustrialisation et une montée du chômage de masse. Le premier défi pour François Hollande sera de relancer notre production industrielle dans la compétition internationale, avec l‘aide de l‘Europe en corrigeant son orientation. 

2 - Le nouveau Président, va-t-il réussir à contenir et réduire la dette ?

Ce fut le second échec de Nicolas Sarkozy. Malgré ses propos, malgré la réduction du nombre de fonctionnaires, la dette a lourdement augmenté durant son quinquennat. Sa politique fiscale privilégiant les catégories les plus aisées aura été une catastrophe. Les marges de manœuvre sont donc réduites, la réforme fiscale sera essentielle pour donner les moyens de mener une autre politique.

3 - Le nouveau Président va-t-il réussir à préserver notre modèle social ?

Ce fut le troisième échec de Nicolas Sarkozy. Dans la compétition internationale, la droite libérale a remis en cause notre modèle social pour assurer la compétitivité. Mais quelle société voulons-nous ? Le défi sera de maintenir un modèle social malgré les pressions d’un capitalisme financier prédateur. D’où l’importance du changement de l’Europe pour  porter cet idéal de progrès, d’une société plus humaine. 

4 - Le nouveau Président va-t-il réussir à redresser l’école de la République ?

Ce fut le quatrième échec de Nicolas Sarkozy. Privilégiant sa politique de réduction du nombre de fonctionnaires, il n’aura pas su définir une grande politique pour l’école. Or la formation est essentielle pour assurer la poursuite du progrès. « L’éducation, encore l’éducation, toujours l’éducation », c’était la priorité de la candidate de 2007, Ségolène Royal. Cette priorité est aujourd’hui celle de l’actuel chef de l’Etat. 

5 - Le nouveau Président va-t-il réussir la transition écologique ?

C’est le cinquième échec de Nicolas Sarkozy qui n’a pas pris conscience de l’importance de cette mutation. Cette mutation est indispensable pour préserver notre environnement et donc assurer l’avenir de l’humanité. C’est un enjeu mondial. Cette mutation est aussi un enjeu économique majeur pour préparer l’avenir. Elle sera une nouvelle source d’activités et d’emplois.

 

   Mais pour réussir à répondre à ces 5 défis, François Hollande a besoin d’une majorité à l’Assemblée. Une nouvelle bataille politique s’ouvre avec la campagne des législatives.  La France n’a pas seulement besoin d’un nouvel homme à la tête de l’Etat, elle a aussi besoin d’une autre politique pour répondre aux enjeux actuels.

 

Philippe Allard

Photo : Razak Paris

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 13:45

 

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Dimanche soir, Ségolène Royal était sur les plateaux de France 2 à 20 heures pour la proclamation des résultats de l’élection présidentielle. Alors que Thomas Hollande laissait éclater sa joie avec ses amis militants au QG de campagne du candidat socialiste, Ségolène Royal rayonnait. Moment de grâce.

 

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Mais assez vite, Thomas Hollande nous rappelait à la réalité : « Ça va être très dur, on le sait », soulignait-il, un commentaire repris par plusieurs journalistes en fin de soirée, avant de rajouter très vite : « Mais je veux profiter de ce moment de joie avec tous ceux avec qui j’ai fait la campagne et voilà, c’est un moment que je veux vivre aussi collectivement, avec tous ceux avec qui j’ai participé à cette campagne. ». Plus tard, sur France 2, Najat Vallaud-Belkacem reprendra cette idée en indiquant qu’il n’y aurait pas « d’état de grâce ».

« Pour être tout à fait franche, moi je ne crois même plus en l’état de grâce. Je crois que les Français ne vous signent plus de chèque en blanc, voilà. Ils sont suffisamment lucides sur la situation, ils ont tellement d’attentes aussi à l’égard du politique, et en même temps, sont désenchantés de la politique, qu’il va falloir très vite faire nos preuves. »

 

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Ségolène Royal : "La droite avait cherché à faire peur, avec l’élection d’un président de gauche, donc elle n’a pas gagné ce pari, de faire peur, et finalement c’est l’espoir qui l’a emporté sur la peur."

Mais après cette dose de lucidité, une certaine fierté quand même, rappelée par Ségolène Royal :

« C’est une victoire claire et nette, surtout lorsque l’on se souvient, quand même, de la dureté de la campagne. La droite avait cherché à faire peur, avec l’élection d’un président de gauche, donc elle n’a pas gagné ce pari, de faire peur, et finalement c’est l’espoir qui l’a emporté sur la peur. »

Pierre Bergé a également enfoncé le clou :

« Ce quinquennat de Nicolas Sarkozy, qui aurait pu bien se terminer, pourquoi pas, après tout, s’est très mal terminé ; s’est très mal terminé parce qu’il a écouté de très mauvais conseillers, parce qu’il est tombé du côté où il penchait, c’est-à-dire l’extrême-droite, et ça c’est une chose que les Français n’ont pas vraiment supporté. »

 Puis Ségolène Royal a rappelé « ce dont la France a besoin aujourd’hui, c’est-à-dire essentiellement de justice et d’efficacité ».

 

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Un des nombreux bains de foule de François Hollande avec les Français le 6 mai 2012 au soir, ici avec les Tullistes après son discours place de la cathédrale : François Hollande serre la main d'une Tulliste qui la lui tend, un geste que Nicolas Sarkozy nous avait fait oublier.

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François Hollande pendant son premier discours de président élu à Tulle, place de la cathédrale, le 6 mai 2012 au soir

Quelques dizaines de minutes plus tard, après et avant de nombreux bains de foules avec les Français dont Nicolas Sarkozy nous avait fait perdre l’habitude, François Hollande s’adressait à la France et aux Français place de la cathédrale à Tulle et s’engageait sur ce thème de la justice évoqué par Ségolène Royal, très présent hier soir :

« Je mesure l’honneur qui m’est fait et la tâche qui m’attend. Devant vous, je m’engage à servir mon pays (acclamations) avec le dévouement et l’exemplarité que requiert cette fonction. Je demande à être jugé sur deux engagements majeurs : la justice et la jeunesse. »

La jeunesse, un des thèmes abordés aussi dans la soirée par Ségolène Royal : François Hollande « va s’attaquer immédiatement à ce qui tenaille les Français, c’est-à-dire […] la question du chômage, en donnant une priorité à la lutte contre le chômage des jeunes, […] et la mise en place tout de suite pour la rentrée scolaire des moyens donnés à l’école pour que la rentrée scolaire se passe dans de bonnes conditions. ».

Selon une étude Ifop, 56% des moins de 35 ans auraient voté François Hollande, et de fait, les jeunes de la France métissée étaient très présents, place de la Bastille, dimanche soir.

 

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Les jeunes place de la Bastille le 6 mai au soir

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Les jeunes (et les moins jeunes) remontent la rue de Rivoli, ici au niveau du Carroussel du Louvre, en direction de la place de la Bastille. Beaucoup venaient de la rue de Soléferino.

« Je m’engage à servir mon pays avec le dévouement et l’exemplarité que requiert cette fonction » : cette promesse semblait aussi dans l’air du temps hier soir, quand Josiane Balasko, drapeau tricolore sur les épaules, confiait, place de la Bastille :

« Il se trouve que j’ai voté François Hollande parce que je pense que c’est un honnête homme. »

Dans l’édito de Marianne (28 avril – 8 mai 2012), Jacques Julliard écrit sur la même ligne : « Si vous voulez vraiment surprendre, faites un gouvernement d’honnêtes gens. Et peut-être aussi de gens modestes. ». « Le pouvoir est fait pour servir, et non pas pour se servir. », martelait Ségolène Royal à l’Université d’été de La Rochelle en août 2010, et bien souvent depuis.

 

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Ségolène Royal : "Nous avons chevillée au corps l’idée que la cause que nous défendons est plus grande que nous, qu’elle dépasse nos histoires individuelles."

Ségolène Royal, sur le plateau de France 2 dimanche soir, a ajouté : « Vous savez la tradition politique à gauche, c’est de toujours considérer, c’est ce qui fait notre force aussi, c’est-à-dire qu’on arrive à la fois à surmonter les défaites et à maîtriser les victoires, c’est que nous avons chevillée au corps l’idée que la cause que nous défendons est plus grande que nous, qu’elle dépasse nos histoires individuelles. […] Les socialistes s’inscrivent dans une histoire qui n’est pas à confondre avec leurs itinéraires personnels. ».

Puis Ségolène Royal a égrené les mesures qui seront prises très rapidement par le président et son gouvernement, comme annoncé dans sa feuille de route pour la première année du nouveau quinquennat, et dont beaucoup s’inspirent largement de ses idées de 2007 et de son programme pour la primaire citoyenne de 2011 : outre celles sur le chômage des jeunes et les moyens pour l’école pour que la prochaine rentrée scolaire se passe bien, François Hollande « va s’attaquer immédiatement à ce qui tenaille les Français, c’est-à-dire la question de la vie chère, en bloquant le prix de l’essence, […] la relance de l’activité économique, avec la création immédiate de la banque publique d’investissement » pour les PME.

 

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Ségolène Royal : "Comme l’a dit François Hollande, d’ailleurs, beaucoup d’idées, qui étaient très novatrices en 2007, ont fait leur chemin, ont été reprises, aussi, actuellement : la valeur travail, la relance par les PME, la réforme bancaire, l’ordre juste, la démocratie participative, la question aussi de ne pas laisser à la droite des symboles comme la Marseillaise, comme le drapeau, comme la Nation, qui traditionnellement n’avaient pas été pris à bras-le-corps par les socialistes, donc tout ça a fait son chemin."

Ségolène Royal a également rappelé sa contribution aux idées du Parti socialiste et de la gauche, la façon dont elle a ouvert la voie, souvent à l’avant-garde et souvent incomprise :

« Comme l’a dit François Hollande, d’ailleurs, beaucoup d’idées, qui étaient très novatrices en 2007, ont fait leur chemin, ont été reprises, aussi, actuellement : la valeur travail, la relance par les PME, la réforme bancaire, l’ordre juste, la démocratie participative, la question aussi de ne pas laisser à la droite des symboles comme la Marseillaise, comme le drapeau, comme la Nation, qui traditionnellement n’avaient pas été pris à bras-le-corps par les socialistes, donc tout ça a fait son chemin, et les socialistes s’inscrivent dans une histoire qui n’est pas à confondre avec leurs itinéraires personnels. »

Pour Clémentine Célarié, comme d’autres figures anonymes place de la Bastille, l’élection de François Hollande, c’est « la liberté ».

 

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France 2 montre le parallélisme dans la gestuelle des discours entre François Mitterrand et François Hollande lors du JT de 13h du 7 mai 2012

Et là, devant l’accumulation, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle entre l’élection des deux François, celle de Hollande et celle de Mitterrand : une ville de province pour tous les deux, enracinés dans un terroir, Tulle pour l’un, Château-Chinon pour l’autre, là où Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy nous ont habitués à Paris ; puis la place de la Bastille pour tous les deux, l’un en 2012, l’autre en 1981 ; la jeunesse pour tous les deux – « Cette victoire est d’abord celle des forces de la jeunesse » commencera François Mitterrand devant la télévision, à Château-Chinon, la liberté citée dès la première phrase par François Mitterrand en 1981 et par les Français place de la Bastille dimanche soir.

 

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Mais les temps ont changé. Clémentine Célarié parle de liberté mais aussi de rassemblement, de solidarité, de fraternité :

« J’ai découvert que j’étais de gauche, parce que je suis pour la liberté, l’ouverture, le respect de l’autre, et que voilà, et je suis très heureuse d’être là mais je suis … nous sommes tous là ! Tous là pour François Hollande ! Viiiiiive le président ! (Acclamations de la foule) Et c’est la liberté, voilà, c’est tout. On est tous ensemble. »

Et Ségolène Royal de préciser : « Et ce soir les Français ont fait le choix d’une France apaisée et fraternelle, et surtout ils veulent que ça aille mieux pour eux, et que les réformes commencent très rapidement. ».

De fait, dimanche, le thème principal était celui du rassemblement, des rassemblements, pour construire ensemble le changement, comme Ségolène Royal le martelait dès sa première intervention sur France 2 :

« Je voudrais d’ailleurs remercier les millions de Français qui sont venus, et tous ceux qui n’ont pas voté pour lui aussi, parce qu’on sait que la situation est difficile, et qu’on aura besoin de tout le monde pour redresser le pays, pour que chacun se sente bien dans notre pays et ait l’occasion de reprendre sa vie en main et de donner le meilleur de lui-même. » 

Et d’évoquer ce que François Hollande a dit lors de son Conseil politique quelques heures plus tôt :

« Il est conscient de l’énormité du travail, aussi, à accomplir. Il nous a dit de rester rassemblés, ce que nous sommes, je crois. Ce qui a fait aussi notre force dans cette campagne, c’est le rassemblement des socialistes, le rassemblement de la gauche, aussi tous les ralliements qui sont venus entre les deux tours. ».

 

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Ségolène Royal organise un conférence de presse improvisée à Solferino

Plus tard, alors qu’elle donne une conférence de presse improvisée dans l’escalier de Solferino, Ségolène Royal reprendra ce thème du rassemblement pour construire l’avenir, au-delà du vote de chacun le 6 mai 2012 :

« Chaque Français doit comprendre ce soir qu’il ait voté ou pas voté pour la gauche, que tout le monde va avoir à apporter sa pierre à l’édifice. »

 

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Après son discours place de la Bastille, alors que les uns et les autres applaudissaient, François Hollande a fait quelques pas pour aller spécialement faire la bise à Ségolène Royal, sous les regards de Najat Vallaud-Belkacem, de Jean-Michel Baylet et d'Arnaud Montebourg.

Dimanche  soir, le rassemblement commençait par le rassemblement des Français, jeunes, militants, sympathisants ou curieux, qui passaient place de la Bastille, où la foule reflétait la France métissée, autour d’une pléiade de chanteurs – Yannick Noah, Cali, Axel Bauer, Kassav, Yaël Naïm, Anaïs, Camelia Jordana, Joyce Jonathan ou Juliette – mais aussi d’hommes et de femmes politiques – Elio Di Rupo, le Premier ministre belge ; Ségolène Royal ; Eva Joly ; Ousmane Tanor Dieng, le secrétaire général du Parti socialiste du Sénégal ;  Martine Aubry ; Jean-Michel Baylet ; Robert Hue ; et bien sûr toutes les personnalités du Parti socialiste – autour enfin du nouveau président de la République élu, François Hollande, dès son arrivée de Tulle.

Frédérick Moulin

NB : les transcriptions des interventions de Ségolène Royal ci-dessous sont exhaustives. Quelques images de la France métissée place de la Bastille :

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Wadly, fonctionnaire, et Audrey, place de la Bastille le 6 mai 2012 au soir (Mediapart/Mathieu Magnaudeix)

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Maurine, auxiliaire de vie auprès de personnes âgées, avec une amie, place de la Bastille le 6 mai 2012 au soir, entourée des drapeaux français et européen (Mediapart/Mathilde Mathieu)

Thomas-H-et-Segolene-R-06-08-05-2012 4589

Zeineb et Nadia, en master et licence à la Sorbonne, place de la Bastille le 6 mai 2012 au soir, un drapeau tricolore à la main (Mediapart/Mathilde Mathieu)


-oOo-

 

(premières interventions de Ségolène Royal et Thomas Hollande avant 20h15)

 

 

Transcription des interventions sur le plateau et des interviews de personnalités

lors de la soirée électorale du 6 mai 2012 sur France 2

par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal/F.M. (extraits choisis)

 

David Pujadas : merci Sophie, on va vous retrouver dans les instants qui viennent, le temps de voir une autre image, celle de Thomas Hollande, le fils aîné de François Hollande. Vous savez que nous le suivons plus particulièrement ce soir, il se trouve au quartier général du candidat socialiste.

Regardez Thomas Hollande, il a pris une part active à cette campagne aux côtés de son père comme il l’avait fait il y a 5 ans aux côtés de sa mère, et le voici avec ses amis, avec des jeunes militants socialistes qui sont à ses côtés, je vous rappelle que nous ne pourrons pas l’entendre avant 20h00 pile, mais ce sera à France 2 qu’il réservera ses premières déclarations.

Ségolène Royal sur notre plateau, Thomas Hollande, son fils, juste à côté, en direct, quelque part à Paris au quartier général de François Hollande. Elise.

 

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élise Lucet : c’est une belle image. […]

David Pujadas : 19 heures 59 minutes 45 secondes, eh bien oui nous y sommes. Voici notre estimation du résultat de la présidentielle en ce 6 mai 2012 : c’est François Hollande qui est élu président de la République, avec 51,9% des voix. 17 ans après François Mitterrand, la gauche revient à l’Elysée. Victoire saluée par la clameur, on va la découvrir …

Elise Lucet : on va voir les 2 images.

David Pujadas : … rue de Solferino, à la Bastille ; regardez ces images, Jean-Jacques Amsellem va nous les montrer, ces images de joie, cette clameur des milliers de partisans de François Hollande dans la rue. Ils s’en doutaient, ils avaient bien sûr les indiscrétions, mais lorsque l’image de François Hollande est apparue, eh bien, c’est cette joie qui s’est exprimée au grand jour.

élise Lucet : on voit Thomas Hollande en larmes, des larmes de joie, évidemment, hein, on le voit. Je ne sais pas si on va pouvoir l’entendre …

David Pujadas : Thomas Hollande ici porté par ses camarades …

élise Lucet : porté par ses camarades … Je ne sais pas si on va pouvoir entendre sa première déclaration, j’imagine qu’il est tout à sa joie, à son bonheur après ces semaines de campagne aux côtés de son père, ces mois, même, de campagne aux côtés de son père, on voit son … son sourire …

Guillaume Daret : Alain, tu veux une réaction ou pas de Thomas ?

élise Lucet : oui, une réaction de Thomas, bien sûr.

Guillaume Daret : tu veux une réaction, Alain, de Thomas ?

(Au siège de campagne : « On a ga-gné ! On a gag-gné ! »)

 

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David Pujadas : allez-y Guillaume, allez-y pour la réaction de Thomas Hollande. (Au siège de campagne : « On a ga-gné ! On a gag-gné ! ») François Hollande devient le 7ème président de la Vème République.

Guillaume Daret : tu veux nous faire une petite réaction … ?

David Pujadas : et nous écoutons Thomas Hollande, Guillaume, allez-y.

Guillaume Daret, au milieu de la joie des militants : allez, Thomas Hollande. Vous avez l’air extrêmement… vous avez l’air extrêmement ému. On va voir … dans quelques instants a priori … on va être à l’é… (Clameur dans la salle) Voilà. Thomas … Thomas, Thomas, votre père vient d’être élu président de la République, on voit que vous pleurez, quel est votre sentiment ?

Thomas Hollande : non, je suis très ému, voilà. Je suis très ému, voilà, j’ai participé à cette campagne, j’avais participé à celle de Ségolène Royal, ma mère, avant, cette fois, c’est … voilà, cette fois elle se termine victorieusement, voilà. Ça va être très dur, on le sait, mais je veux profiter de ce moment de joie avec tous ceux avec qui j’ai fait la campagne et voilà, c’est un moment que je veux vivre aussi collectivement, avec tous ceux avec qui j’ai participé à cette campagne.

Guillaume Daret : qu’est-ce qu’on ressent à titre personnel quand c’est son père qui est élu président ?

Thomas Hollande : je ne sais pas, c’est très difficile à dire, je ne me rends pas encore bien compte de ce que ça signifie, mais voilà, là c’est vraiment une aventure collective qu’on a vécue tous ensemble. J’ai vécu quand même 5 mois de campagne avec tous ceux qui sont là derrière nous, moi dans l’équipe web, et voilà. C’est une aventure collective qui se termine et voilà, je suis très ému, bien sûr, personnellement, mais on est tous aussi très émus ici.

Guillaume Daret : merci beaucoup, Thomas Hollande, pour cette première réaction …

David Pujadas : merci Guillaume …

Guillaume Daret : … on va vous laisser faire la fête avec vos amis. Vous voyez Thomas Hollande, nous ici on est un peu mouillés, hein, pour tout vous dire, David, parce qu’il y a du champagne qui a été lancé à l’annonce des résultats à 20 heures.

David Pujadas : oui… c’est ce qu’on a cru comprendre … on va rappeler les scores de notre estimation Ipsos : François Hollande élu président de la République avec 51,9 % des voix, Nicolas Sarkozy, si mes comptes sont bons, 48,1 %, et Laurent, on va tout de suite voir d’autres images.

 

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Ségolène Royal, Bernard Combes, David Doukhan et une mosaïque de parapluis tullistes.

[Interview à Tulle par David Doukhan de Bernard Combes, enseignant de formation, qui a succédé à François Hollande à la mairie de la ville en 2008, qui a arraché un canton à la droite en 2011, et est devenu alors vice-président du Conseil général de Corrèze en charge du développement territorial, des fonds européens et des services publics]

David Pujadas : d’abord on va entendre quelques mots aussi sur ce plateau. Manuel Valls, vous étiez au cœur de cette campagne, vous allez parler dans un instant, mais Ségolène Royal, on vous voyait : votre première réaction, tout simplement ? Quel est votre sentiment ce soir ?

Ségolène Royal : un sentiment de joie profonde, et d’émotion, voir des millions et des millions de Français qui ont choisi le changement en apportant leur vote à François Hollande, renouer avec la grande histoire de la victoire de la gauche à la présidentielle, celle de 1981, je pense aussi à François Mitterrand à ce moment précis.

 

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Ségolène Royal : "Un sentiment de joie profonde, et d’émotion"

Et je crois que François Hollande a été récompensé de la cohérence de sa campagne, il n’a jamais dévié de son cap, de sa ligne, et les Français peuvent lui faire confiance. Je voudrais d’ailleurs remercier les millions de Français qui sont venus, et tous ceux qui n’ont pas voté pour lui aussi, parce qu’on sait que la situation est difficile, et qu’on aura besoin de tout le monde pour redresser le pays, pour que chacun se sente bien dans notre pays et ait l’occasion de reprendre sa vie en main et de donner le meilleur de lui-même à ce dont la France a besoin aujourd’hui, c’est-à-dire essentiellement de justice et d’efficacité.

élise Lucet : une question à vous deux, à vous Ségolène Royal et à vous, Manuel Valls – j’imagine que vous avez eu François Hollande au téléphone – qu’est-ce qu’il vous a dit, qu’est-ce qu’il a dit quand il a appris, compris qu’il avait gagné ?

 

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Ségolène Royal : "Il est conscient de l’énormité du travail, aussi, à accomplir. Il nous a dit de rester rassemblés, ce que nous sommes, je crois."

Ségolène Royal : il était concentré et grave, puisque nous l’avons eu au téléphone avec la réunion du Conseil politique, là tout à l’heure, vers 18h30. Il est conscient de l’énormité du travail, aussi, à accomplir. Il nous a dit de rester rassemblés, ce que nous sommes, je crois. Ce qui a fait aussi notre force dans cette campagne, c’est le rassemblement des socialistes, le rassemblement de la gauche, aussi tous les ralliements qui sont venus entre les deux tours. Et je crois que nous sommes conscients aussi de cette responsabilité des Français, non seulement ceux qui souffrent, et qui sont très nombreux, et qui attendent vraiment une politique différente, et c’est à ce travail que nous allons vraiment nous atteler sans tarder.

[…]

20h15

Hélène Hug : Clémentine Célarié, qu’est-ce que ça vous fait cette victoire ?

Clémentine Célarié : bien ce que ça me fait, c’est que tout à coup je redeviens une citoyenne fière de mon pays, qui rassemble, que je ressens ce que c’est que d’être libre, d’être avec les personnes qui m’entourent, d’ici et d’ailleurs, et que j’ai l’impression qu’une nouvelle vie commence. Voilà, voilà ce qu’il y a.

 

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Hélène Hug : vous n’aviez jamais milité avant ce jour ?

Clémentine Célarié : non, non, j’avais jamais milité pour aucun homme politique, parce que j’étais toujours … j’ai découvert que j’étais de gauche, parce que je suis pour la liberté, l’ouverture, le respect de l’autre, et que voilà, et je suis très heureuse d’être là mais je suis … nous sommes tous là ! Tous là pour François Hollande ! Viiiiiive le président ! (Acclamations de la foule) Et c’est la liberté, voilà, c’est tout. On est tous ensemble.

[…]

20h33 (La petite phrase mesquine de Rachida Dati)

 

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David Pujadas, après le discours de Nicolas Sarkozy : quand vous étiez avec Nicolas Sarkozy tout à l’heure, il affichait le même visage, il était dans le même état d’esprit ?

Rachida Dati : vous savez, c’est euh … je pense, malgré les outrances, les attaques, malgré les aléas de la vie, et si elles soient politiques ou plus… au-delà de ça, je pense que Madame Royal, euh, connaît aussi ce genre de chose, il … à aucun moment il ne s’est présenté lui-même, il a connu, effectivement, des échecs dans sa vie, c’est pas … c’est pas sa première défaite, il a … il a connu des échecs et des moments très douloureux dans sa vie politique.

[…]

 

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Josiane Balasko, interviewée par Hélène Hug le drapeau tricolore sur les épaules.

Hélène Hug : donc je suis effectivement à côté de Josiane Balasko, c’est vrai que les artistes commencent à arriver les uns après les autres. Vous le savez, il y aura un concert géant tout à l’heure, et également, les personnalités politiques vont s’exprimer sur la scène, ici, place de la Bastille. Josiane Balasko, vous étiez là quand cette clameur a retenti place de la Bastille ?

Josiane Balasko : oui … non, moi j’étais dans un … on était dans un petit bistro pour voir le portrait du nouveau président s’afficher à la télé. Dans le bistro, qui était ultra-bondé, ça a été un cri de joie, et c’était vraiment formidable, voilà, c’était vraiment formidable.

Hélène Hug : pour la militante que vous êtes depuis longtemps, qu’est-ce que ça représente, la victoire … ?

Josiane Balasko, l’interrompant : je suis pas militante socialiste, je suis pas militante politique, je suis militante sur le terrain, pour les gens qui n’ont pas de papiers, pour ceux n’n’ont pas de logement, et il se trouve que j’ai voté François Hollande parce que je pense que c’est un honnête homme.

Hélène Hug : merci beaucoup Josiane Balasko.

[…]

20h40

David Pujadas : Manuel Valls, et Ségolène Royal, je voudrais vous entendre sur le score de François Hollande, quasiment 52 % des voix, vous jugez que c’est une victoire confortable, qui lui laisse les mains libres ?

Manuel Valls : c’est une victoire, elle est nette, elle vient d’être reconnue, et elle a besoin d’être confortée par une majorité parlementaire, au nom même de la cohérence de nos institutions, moi je suis attaché aux institutions de la Vème République, elles ont une cohérence, et le président de le République a besoin d’une majorité à l’Assemblée Nationale.

 

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David Pujadas : Ségolène Royal ?

Ségolène Royal : oui, je …

David Pujadas, l’interrompant : c’est une victoire confortable pour vous ?

Ségolène Royal : c’est une victoire claire et nette, surtout lorsque l’on se souvient, quand même, de la dureté de la campagne. La droite avait cherché à faire peur, avec l’élection d’un président de gauche, donc elle n’a pas gagné ce pari, de faire peur, et finalement c’est l’espoir qui l’a emporté sur la peur.

 

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Ségolène Royal : "Il va s’attaquer immédiatement à ce qui tenaille les Français, c’est-à-dire la question de la vie chère, en bloquant le prix de l’essence, la question du chômage, en donnant une priorité à la lutte contre le chômage des jeunes, la relance de l’activité économique, avec la création immédiate de la banque publique d’investissement, et la mise en place tout de suite pour la rentrée scolaire des moyens donnés à l’école pour que la rentrée scolaire se passe dans de bonnes conditions."

Et pour répondre à votre question des mesures concrètes immédiates, bien sûr, François Hollande d’ailleurs les a déjà annoncées puisqu’il a donné sa feuille de route, de sa première année d’exercice de son mandat. Il va s’attaquer immédiatement à ce qui tenaille les Français, c’est-à-dire la question de la vie chère, en bloquant le prix de l’essence, la question du chômage, en donnant une priorité à la lutte contre le chômage des jeunes, la relance de l’activité économique, avec la création immédiate de la banque publique d’investissement, et la mise en place tout de suite pour la rentrée scolaire des moyens donnés à l’école pour que la rentrée scolaire se passe dans de bonnes conditions.

[…]

20h53

Elise Lucet : on retrouve encore Hélène Hug place de la Bastille, aux côtés de Pierre Bergé. On vous écoute Hélène, on le voit, donc, hein, beaucoup d’artistes sont venus pour fêter la victoire de François Hollande. Et puis c’est la sœur de Lionel Jospin, je crois, qui est à côté de vous.

Hélène Hug : exactement. Donc d’abord Pierre Bergé. Pierre Bergé, vous êtes ici, est-ce que ça vous rappelle à des très beaux souvenirs d’il y a une trentaine d’années ?

 

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Pierre Bergé : "Ce quinquennat de Nicolas Sarkozy [...] s’est très mal terminé parce qu’il a écouté de très mauvais conseillers, parce qu’il est tombé du côté où il penchait, c’est-à-dire l’extrême-droite, et ça c’est une chose que les Français n’ont pas vraiment supporté."

Pierre Bergé : oui, ça me rappelle à des très, très beaux souvenirs. Ça fait surtout que la gauche a renoué avec une tradition, et c’est bien, et c’est bien. C’est bien, parce ce que ce quinquennat de Nicolas Sarkozy, qui aurait pu bien se terminer, pourquoi pas, après tout, s’est très mal terminé ; s’est très mal terminé parce qu’il a écouté de très mauvais conseillers, parce qu’il est tombé du côté où il penchait, c’est-à-dire l’extrême-droite, et ça c’est une chose que les Français n’ont pas vraiment supporté.

Hélène Hug : merci Pierre Bergé.

[…]

20h58

Laurent Delahousse : merci Marine Le Pen. On va retrouver Arnaud Comte, qui est, je crois, avec Yannick Noah, qui est en train d’arriver du côté de la Bastille, qui va peut-être tenir concert là-bas dans les minutes qui viennent.

Arnaud Comte : oui Laurent, et Yannick Noah qui est en train de sortir sa guitare. Yannick, bonjour, vous êtes en direct sur France 2, Yannick Noah, s’il vous plait, une première réaction à l’élection de François Hollande, Yannick ? Yannick, s’il vous plait, un petit mot en direct sur France 2.

 

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Yannick Noah : "En 2007, quand on était du côté de l’équipe qui avait perdu, hein, on était très tristes. Donc on pense à ceux qui sont tristes, et on les aime quand même. Mais là on va profiter de notre joie."

Yannick Noah : c’est une … c’est un très bon moment, très bon moment, voilà, c’est beaucoup de joie, une grosse émotion, et puis une espèce de … déjà vécu, il y a quelques … il y a … en 2007, quand on était du côté de l’équipe qui avait perdu, hein, on était très tristes. Donc on pense à ceux qui sont tristes, et on les aime quand même. Mais là on va profiter de notre joie.

Arnaud Comte : on se souvient de votre victoire, Yannick Noah, à Roland-Garros. Vous êtes un sportif de haut niveau, vous avez connu les grands succès, qu’est-ce que ressent, selon vous, François Hollande à cet instant ?

Yannick Noah : il peut être très fier de ce qu’il a fait. Il peut être très, très fier. En tout cas nous on est très fiers d’être derrière lui et d’avoir été derrière lui depuis le début.

Arnaud Comte : alors qu’est-ce que vous allez chanter ce soir pour célébrer cette victoire ?

Yannick Noah : ça n’a tellement pas d’importance …

Arnaud Comte : oh si !

Yannick Noah : … on est content d’être ici. Salut à tout le monde !

Arnaud Comte : est-ce que vous l’avez eu au téléphone ?

Yannick Noah : pas encore.

David Pujadas : merci Arnaud. Merci Arnaud, on … il vous adressait d’une certaine manière un message, Ségolène Royal …

Ségolène Royal : oui.

David Pujadas : … on salue donc Alain Juppé et Rama Yade qui nous ont rejoints, mais c’est à vous que je voudrais demander ça, Ségolène Royal, puisqu’on se souvient de cette campagne d’il y a 5 ans. C’est surtout de François Hollande dont je voudrais vous parler, vous le connaissez auss … peut-être mieux que quiconque, j’allais dire, en tout cas très bien. Comment analysez-vous la métamorphose d’un homme qui n’apparaissait pas il y a 2 ou 3 ans en mesure d’avoir l’autorité pour devenir président de la République, et pour convaincre. Comment analysez-vous cette métamorphose qui l’a conduit là où il est aujourd’hui ?

Ségolène Royal : mais c’est très simple. Il est celui qui a gagné les primaires. Donc le fait même que les socialistes aient choisi ce mode de désignation lui a donné la légitimité et l’élan pour l’emporter aujourd’hui.

David Pujadas : mais d’un point de vue un peu plus personnel, est-ce que vous pensez qu’il y a quelque chose qui a changé en lui, qui s’est affirmé en lui également ?

 

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Ségolène Royal : ça c’est à lui de le dire, mais vous savez la tradition politique à gauche, c’est de toujours considérer, c’est ce qui fait notre force aussi, c’est-à-dire qu’on arrive à la fois à surmonter les défaites et à maîtriser les victoires, c’est que nous avons chevillée au corps l’idée que la cause que nous défendons est plus grande que nous, qu’elle dépasse nos histoires individuelles.

Et ce soir les Français ont fait le choix d’une France apaisée et fraternelle, et surtout ils veulent que ça aille mieux pour eux, et que les réformes commencent très rapidement.

Elise Lucet : vous qui avez vécu un échec il y a 5 ans …

Ségolène Royal : oui …

Elise Lucet : … la victoire de François Hollande aujourd’hui, j’allais dire, comment vous voyez votre rôle ? On vous a vue vous impliquer, là, dans la campagne, ces dernières semaines, comment vous voyez votre rôle maintenant ?

Ségolène Royal : c’est vrai, je me suis beaucoup, beaucoup engagée dans cette campagne, et puis comme l’a dit François Hollande, d’ailleurs, beaucoup d’idées, qui étaient très novatrices en 2007, ont fait leur chemin, ont été reprises, aussi, actuellement : la valeur travail, la relance par les PME, la réforme bancaire, l’ordre juste, la démocratie participative, la question aussi de ne pas laisser à la droite des symboles comme la Marseillaise, comme le drapeau, comme la Nation, qui traditionnellement n’avaient pas été pris à bras-le-corps par les socialistes, donc tout ça a fait son chemin, et les socialistes s’inscrivent dans une histoire qui n’est pas à confondre avec leurs itinéraires personnels.

Et c’est cela à quoi croit également François Hollande, je peux vous le dire, parce que vous savez que je suis (Rire de Ségolène Royal) l’une de celles qui le connaît le mieux, c’est-à-dire qu’il a vraiment la conviction profonde qu’aujourd’hui les Français attendent de lui des changements rapides tels que ceux qu’il a annoncés, parce que les Français ont beaucoup souffert d’une montée de toutes les formes d’insécurités au cours de ces dernières années.

Laurent Delahousse : merci Ség …

David Pujadas : Laurent, c’est le départ de Nicolas Sarkozy.

Laurent Delahousse : voilà, c’est le départ de Nicolas Sarkozy, qui est en train de rejoindre probablement le palais de l’Elysée.

[…]

 

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(Thomas Hollande reçoit un coup de téléphone de son père)

 

Présidentielle : un dimanche de victoire avec Ségolène Royal


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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 12:29

03E8000002718930-photo-nicolas-sarkozy-1--copie-1.jpgQue propose réellement Nicolas Sarkozy pour les cinq ans à venir ? Quelle politique veut-il réellement mener ? Quelle ambition pour la France propose-t-il ? Il n’y a pas de réponse à ces questions.

L’actuel chef de l’Etat, usé après cinq ans d‘un pouvoir omniprésent, n’a tout simplement rien réellement à proposer pour l‘avenir. Toute sa campagne est axée sur des mots, des postures, des formules. Tout n’est que lapalissades : il faut aimer le travail pour gagner plus, il faut lutter contre les méchants, il faut protéger nos frontières, il faut soutenir ceux qui en ont réellement besoin, …

Une campagne type publicitaire pour vanter un produit qui ne séduit plus. Il faut dire que le quinquennat de Nicolas Sarkozy aura été surtout une série d'échecs douloureux pour la France.

 

Echec de sa politique économique face à la crise.

Nicolas Sarkozy a voulu souffler un vent libéral sur la France. La valeur de la réussite par l’argent a été mise au premier plan. Les cadeaux fiscaux devaient permettre de donner plus à ceux qui réussissent. La France se faisait accueillante pour les riches.

Mais la crise internationale a frappé la France et touché les catégories sociales les plus défavorisées, plongeant des centaines de milliers de Françaises et de Français dans le chômage. Les inégalités se sont terriblement creusées.

La politique libérale de Nicolas Sarkozy a été absurde et n'a pas répondu aux besoins. Il aurait fallu un Etat entreprenant pour mener une politique d’innovation et de soutien aux industries. Il aurait fallu faire preuve d’équité dans les efforts demandés. Tant de Françaises et de Français aimeraient retrouver un vrai travail qu’ils ont perdu sous Nicolas Sarkozy.

 

Echec de sa politique internationale.

Quelle politique absurde ! A ce niveau c’est un échec cuisant, total, inégalé.

Son quinquennat aura d’abord été marqué par le rapprochement avec les Etats-Unis de George Bush. La France est revenue dans l’OTAN mais quel a été l’intérêt réel de cette politique ? Quelle politique mène réellement la France ? 

Nicolas Sarkozy aura ensuite voulu mener une forme de realpolitik. La France acceptait de fermer les yeux sur les dictatures pour servir ses intérêts. Kadhafi s’est vu offrir les jardins de l’Elysée, Bachar Al-Assad a pu parader sur les Champs Elysées, avant que ces derniers soient pourchassés par celui-là même qui déroulait le tapis rouge pour les accueillir à Paris. 

Enfin la crise internationale a rappelé au Président, encore en exercice, l’importance de l’Europe qu’il avait en grande partie laissée de côté durant son quinquennat. Les rencontres à rebondissement du couple Merkel/Sarkozy face aux enjeux de la mondialisation ont été une comédie ridicule.

 

Echec de sa gouvernance.

Tout a très mal commencé à ce niveau. De la nuit au Fouquet’s, à son voyage en yacht, le nouveau chef de l’Etat ne semblait pas se préoccuper vraiment de la situation de la majorité des Français. Il représentait simplement un autre monde, celui de l’argent facile.

Mais ce ne fut pas tout, le style de Nicolas Sarkozy ne cadrait pas du tout avec la fonction. Un « casse-toi pauvre con » venait briser tout espoir de lui donner la hauteur que réclame cette fonction pour représenter la France.

Enfin sa présidence a été marquée par de trop nombreuses affaires qui ont touché ses ministres obligés de démissionner, ses proches, sa famille avec un fils à placer, et même sa propre personne abritée toutefois par son immunité. Interpellé par un journaliste, en février dernier, sur la mise en examen d’Eric Woerth, Nicolas Sarkozy répondait «  Je n’ai pas envie de parler de ça. On est en démocratie, et on a bien le droit de ne pas répondre aux questions. »

 

Il est temps, il est grand temps pour Nicolas Sarkozy de répondre aux questions et de céder sa place pour permettre à nouvelle équipe de prendre le relais pour servir vraiment la France.

 

Philippe Allard

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 12:01

6980356214_77320cb45f_z-1-.jpgQue d’avancées obtenues, résultats d’un combat, d’une volonté, d’une détermination !

 

Ségolène Royal depuis 2006 porte la volonté de rénovation du corpus idéologique du Parti socialiste, pour en faire un grand Parti de gauche, sans esquiver les problèmes de notre société. Il fallait dépoussiérer le premier parti de gauche, pour fixer une ligne simple et claire.

Ce fut un combat difficile, face aux conservatismes, mais aujourd’hui en observant le déroulement de la campagne de François Hollande, on peut dire que Ségolène Royal a réussi à fixer la nouvelle ligne du Parti socialiste.

 

Le Parti socialiste porte les valeurs de la République. Il n’a pas été facile d’imposer le drapeau tricolore et la Marseillaise. Il a fallu convaincre de l’importance, face à la droite libérale et l’extrême droite, de la défense des valeurs de notre République. La liberté, l’égalité et la fraternité sont les valeurs que nous défendons. François Hollande rappelle aujourd’hui l’importance de l’égalité dans la conduite politique pour des mesures justes, il rappelle aussi l’importance de la fraternité pour souder la nation dans une volonté de solidarité. La République est indivisible. Nicolas Sarkozy a une vision erronée de notre République. Il faut rassembler notre France métissée, ce que porte François Hollande.

 

Le Parti socialiste défend un ordre juste. L’expression a été reprise par François Hollande au meeting de Bercy. Le terme d’ordre avait à l’époque suscité les foudres des éléphants du PS. Mais face à une droite libérale défendue par Nicolas Sarkozy, il faut en effet une gauche pour rappeler l’importance du rôle de l’Etat, pour mettre des règles, pour une protection sociale juste, pour réduire les inégalités, pour donner à chacun les moyens de s’épanouir dans la société. Il ne s’agit pas de tout permettre, de tout accepter, l’Etat doit être garant de l’équité dans l’action publique. C’est toute l’importance de la réforme fiscale défendue par François Hollande.  

 

Le Parti socialiste soutient l’innovation industrielle. Encore une fois l’Etat doit jouer son rôle, un Etat stratège, pour reprendre l’expression de Ségolène Royale, fixant la politique industrielle. Un Etat soutenant la création des petites et moyennes entreprises si mal défendues par le pouvoir en place. Le Parti socialiste n’est pas contre l’entreprise, bien au contraire. Le Parti socialiste s’oppose aux patrons voyous, ceux qui ne respectent pas les salariés, ceux qui ne regardent que leur profit. Ségolène Royal a replacé la valeur d’entreprendre à gauche. « Je ferai des PME une priorité », c’est le deuxième engagement de François Hollande.

 

Le Parti socialiste veut accomplir la mutation écologique. C’est un enjeu essentiel pour l’avenir de l’humanité. La droite libérale de Nicolas Sarkozy n’a pas pris la dimension de cet enjeu. Il fallait convaincre le Parti socialiste de ne pas laisser aux écologiques cet enjeu majeur. Ségolène Royal a su expliquer les trois dimensions de cette mutation : pour l’environnement, pour la dynamique économique, pour sa portée sociale. Là encore, il n’a pas été facile de donner cette orientation au PS, mais Ségolène Royal a su l’imposer dans la ligne du Parti socialiste. « Je veux faire de la France la nation de l’excellence environnementale » François Hollande.

 

Le Parti socialiste garantit les sécurités. Tout se tient selon Ségolène Royal pour répondre aux attentes réelles de la population. Elle a su d’abord imposer l’idée de la sécurité au Parti socialiste, la sécurité pour tous et notamment dans les quartiers populaires qui ne peuvent pas être des lieux de non droit. Nicolas Sarkozy ne peut pas se déplacer librement dans ces quartiers. Les insécurités se sont considérablement accrues durant son quinquennat. Il faut ici encore un ordre juste. Dans son engagement 52, François Hollande annonce qu’il créera «  des zones de sécurité prioritaires ». Toutes les sécurités doivent être restaurées. Face aux délinquances, face au manque de service public, face au chômage des jeunes, l’Etat doit jouer son rôle.

 

Le Parti socialiste est profondément européen, pour une Europe des peuples. Les socialistes se sont divisés sur la question européenne. Ségolène Royal a su écarter la question institutionnelle pour reposer la question essentielle. L’Europe peut-elle servir le progrès des peuples européens ? L’Europe ne peut pas se faire sans les peuples. Dans la mondialisation, l’Europe doit être une chance et non une contrainte pour les peuples. L’Europe est démocratique, elle est au service des peuples. Alors que la droite libérale se couche sous les demandes du capitalisme financier, François Hollande a annoncé qu’il voulait réorienter la construction européenne pour la croissance et l’emploi. 

 

On lui avait volé sa victoire au dernier Congrès. Martine Aubry prenait le Parti socialiste écartant sa rivale dans une opération indigne. Ségolène Royal, refusant d’entrer dans une guerre qui pouvait affaiblir la gauche, abandonnait finalement sa victoire.

Martine Aubry pouvait savourer sa victoire volée et se plaisait à faire savoir qu’elle remettait le Parti au travail. Mais que reste-t-il de tous ces textes produits par les cadres du PS ? Rien, il ne reste strictement rien de ces compromis entre motions internes … Dans le même temps, les idées de Ségolène Royal se sont tout simplement imposées.

 

Après les résultats du premier tour de l’élection présidentielle, on a vu tous les médias demander, s’arracher la présence de Ségolène Royal … Les médias ne se sont pas trompés. Ségolène Royal a su fixer la ligne politique, celle qui va permettre la victoire le 6 mai prochain.

 

Philippe Allard

Photo de Razak.

 

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 21:59

sans-titreQu’on ne s’y trompe pas, la tâche sera immense pour François Hollande après le triste bilan et le manque de vision de l’équipe libérale de Nicolas Sarkozy.

L’Europe, grâce aux luttes sociales, a réussi à instaurer un modèle social envié à défaut d’être parfait. La législation sociale, difficilement acquise, permet de limiter les abus du capitalisme. Limitation du temps de travail, congés payés, sécurité sociale, normes de sécurités, salaire minimum, tout un arsenal s’est progressivement mis en place dans de nombreux pays européens, pour permettre au plus grand nombre de profiter en partie des fruits de la croissance, pour une Europe de progrès.  

Mais la mondialisation remet en cause ces progrès, ces avancées sociales. Le marché du travail s’est aussi mondialisé. La concurrence est forte avec l’émergence des pays du Sud. Les délocalisations, les pressions sur les avancées sociales se multiplient. En dénonçant avec force ce monde de la finance, lors des primaires, Ségolène Royal a, une nouvelle fois, vu juste car c’est un enjeu essentiel pour le prochain quinquennat, même si ces accents de lutte lui ont personnellement coûté cher. Les rustines ne suffiront pas. Les Etats peuvent-il encore jouer un rôle pour un ordre mondial juste ?  

La vision libérale, dominée en Europe, ces dernières années, par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, n’a pas permis de trouver des réponses à cette loi du plus fort et ses dégâts sociaux. Au contraire la politique libérale tend à donner des gages à ce capitalisme financier prédateur, en acceptant de remettre en cause des avancées sociales et en baissant les impôts sur les plus fortunés. Selon cette idéologie libérale, il faudrait entrer en concurrence et rendre toujours plus flexible et malléable la main-d’œuvre dans la compétition mondiale. Avec cette politique, l’Europe ne pourrait pas conserver son modèle social considéré comme moribond.

Alors que veut-on ? Veut-on un monde de progrès ou va-t-on revenir à ce capitalisme prédateur pour qui tout est permis pour gagner plus ?

Si l’on veut revenir à un monde de progrès, la gauche est attendue. Seule la gauche peut répondre à cette attente, c’est son rôle, c’est sa fonction. Pour cela,  il faudra redonner du pouvoir aux Etats. Sans eux, on ne pourra pas freiner les appétits de la finance internationale, sans eux aucune avancée sérieuse de sera obtenu pour l’environnement, sans eux les inégalités dans le monde continueront à se creuser.  

Le monde est donc à repenser pour mettre en place les organes de contrôle de la finance internationale et ainsi empêcher de transformer notre monde en une jungle.

 

Un nouveau Roosevelt pour préparer l’avenir, c’est un peu ce qu’il nous faudrait. En soutenant les avancées sociales et mettant en place les bases du nouveau monde en 1944/1945, le Président américain avait favorisé la période des Trente glorieuses.

Un nouveau Roosevelt pour repenser le monde ? François Hollande en a l’étoffe. Homme de mesure, intelligent, réfléchi, et déterminé,  il peut donner une dimension à son quinquennat. Il peut surtout répondre à un enjeu majeur pour notre monde.   

Philippe Allard

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 11:37
Malgré toutes les tentatives de Nicolas Sarkozy pour faire diversion, les socialistes gardent le cap et rappellent aux Françaises et aux Français les enjeux de cette campagne présidentielle.
Peut-on maintenir la même politique alors que toutes les insécurités se sont aggravées ?
 
Avec calme, avec détermination, avec constance, Ségolène Royal redonne de la hauteur à cette campagne et place le candidat Nicolas Sarkozy devant ses responsabilités. On ne peut pas promettre aujourd'hui ce qu'on n'a pas tenu hier.
Sur le vote des étrangers : "on ne fait pas de la politique sérieusement avec des épouvantailles" Ségolène Royal.
 
Ségolène Royal soutient avec force François Hollande pour permettre les réformes nécessaires avec justice. Le vrai enjeu du 6 mai, c'est le changement pour la France.
 
Pour "un Etat fort qui va remettre des règles du jeu, qui va remettre de la justice, qui va remettre de l'efficacité ... pour que l'espérance l'emporte sur la peur" Ségolène Royal. 
 
 
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Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Parti socialiste
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