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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 16:30

230385 219335421428887 100000572914429 818097 4013780 n[1]Désirs d’avenir Paris s’est intéressé aux nouveaux indicateurs de richesse  dès 2008 grâce aux chercheurs français  du collectif FAIR : Dominique Méda, Patrick Viveret, Florence Jany Catrice, Jean Gadrey …, qui interviennent précisément dans le film INDICES de V Glenn.

 

Ce collectif identifie les graves insuffisances du PIB, auxquelles le Parti Socialiste ne s’intéressait pas encore, et promeut le caractère nécessairement démocratique et collectif du choix d’indicateurs alternatifs.


Le PIB (Produit Intérieur Brut) est un indicateur exprimé en US$ par habitant. Il est communément admis que, dans le système économique mondial, il mesure la richesse par habitant et l’évolution de la croissance en pourcentage. Mais alors qu’il ne prend en compte ni le développement humain, ni la qualité de l’environnement, ni la surexploitation des ressources naturelles il comptabilise la réparation des catastrophes, des guerres, des maladies, des chocs climatiques, des pollutions….


Pour nous, à Désirs d’Avenir, être socialiste aujourd’hui, c’est réduire les inégalités et protéger l’environnement pour assurer un développement humain durable. Et nous nous réjouissons que le Parti Socialiste annonce dans son projet qu’il est prêt à « arrêter de raisonner PIB ».


Depuis plus de vingt ans, le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) publie un rapport sur le développement humain qui classe les pays sur la base de différents indicateurs sociaux et économiques non monétaires. Le premier indicateur est l’IDH, indicateur de développement humain dont le principal contributeur a été Amartya Sen, prix Nobel. Cet indicateur synthétique agrège trois dimensions, la santé (vie longue et saine), éducation (accès à l’éducation et aux connaissances), niveau de vie décent (PIB par habitant en US$).


Depuis, d’autres indicateurs ont été constitués : IPF (Indicateur de Participation des Femmes), IPH (Indicateur de Pauvreté Humaine), qui s’inscrivent dans la mesure de plus en plus fine du développement durable. Mais ce développement  humain ne peut exister que dans un environnement non dégradé et respectueux des grands équilibres de la nature, que mesurent des indicateurs comme l’ EE (Empreinte Ecologique), le Bilan Carbone, etc...


Les principes de développement durable, solidarité intergénérationnelle (transmission aux jeunes générations futures) et transversalité (trois piliers, économique, social et environnemental)  doivent conduire le Parti Socialiste à définir et valider les politiques publiques en se fondant sur ces nouveaux indicateurs élaborés selon les territoires au moyen de dispositifs participatifs. Car « le rôle des indicateurs est d’aider à porter les débats dans l’arène publique, ce sont des outils pour la décision démocratique » (Amartya Sen). Et, comme le dit Stiglitz : « Ce que nous mesurons influence ce que nous faisons ».


Ces indicateurs pourraient aussi servir à valoriser l’activité sociale, solidaire non rémunérée des individus. Cette activité ainsi mesurée, serait donc perçue comme une richesse. C’est très important pour valoriser les richesses créées, par exemple, par les seniors.

 

La validation, l’adaptation participatives, locales et nationales, de ces nouveaux indicateurs seront un signe de bonne gouvernance qui, de fait devient  le  quatrième pilier à côté des piliers social, environnemental et économique de la démocratie.

 

Annick Bleugat, Lucile Bourquelot, Jean Jacques Vacher


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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 12:41

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(@Denis/REA)

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En chute libre dans les sondages, on la disait prête à se rallier à DSK. « Equidistante de Martine et François », elle bat à nouveau la campagne avec la certitude que le « lien particulier » noué avec les Français en 2007 lui garantit cette fois-ci la victoire.

Les habitants d’Evron – des jeunes, des vieux – l’attendent devant l’entrée du collège. Ils sont un peu là pour voir le phénomène. Ce n’est pas tous les jours qu’une personnalité rend visite à ce bourg de 7 000 âmes, en plein bocage mayennais. Alors on se tord le cou pour apercevoir la Madone et la prendre en photo sur les téléphones portables. Mais pas seulement, car les Evronnais veulent aussi se faire entendre. Ils sont inquiets : en quatre ans, les écoles de la commune ont perdu quatre enseignants. Des départs en retraite non compensés. « Et pourtant la population augmente », souligne M. le maire. Ségolène Royal écoute, compatit, demande à parler au représentant des parents d’élèves. Puis, l’air grave, elle explique que la politique de réduction des effectifs enseignants menée par le gouvernement est un non-sens : « L’éducation a un coût, bien sûr. Mais qui calcule le coût de l’échec scolaire, de la violence en classe, de l’inquiétude des parents et des grands-parents ? »

La candidate à la primaire du PS promet que les socialistes revenus au pouvoir redonneront des moyens à l’école de la République. « Cessons de miner le moral des enseignants qui transmettent le savoir et les valeurs de notre société. » Ségolène Royal le répètera le soir même sous la nef médiévale du vieux château de Laval, lors d’une réunion publique concoctée par son indéfectible porte-parole Guillaume Garot , député-maire du cru. Sa marotte ? Faire entrer un second adulte dans la salle de classe. « Tenir 30 adolescents aujourd’hui, bien peu d’entre nous en seraient capables », explique l’oratrice aux 400 afficionados venus l’applaudir. Pour renforcer l’encadrement, la présidente de Poitou-Charentes songe même à enrôler des étudiants, qui pourraient ainsi obtenir des points supplémentaires à leurs examens, ou bien des intermittents du spectacle susceptibles pendant leurs jours chômés d’initier les enfants à l’art et à la culture.

ellenerennoncejamaisnoue dSégolène, le retour ? « Mais j’ai toujours été là, rigole-t-elle. Rappelez-vous, le 6 mai 2007, j’ai dit : "Quelque chose s’est levé qui ne s’arrêtera pas". » N’en déplaise à ses nombreux détracteurs, la dame du Poitou a de l’humour. C’est même à cela qu’on la reconnaît. Quand elle apprend que Fabius prend parti pour Martine Aubry sur TF1 en vantant son expérience ministérielle, sa capacité à rassembler et sa qualité de femme, elle réplique : « C’est tout moi ! » Facilement réélue présidente de la région Poitou-Charentes avec plus de 60% des suffrages et revendiquant plus que jamais le volontarisme opiniâtre de son modèle François Mitterrand, Ségolène la téméraire a annoncé sa candidature à la primaire du Parti socialiste dès novembre dernier. Par une interview à « la Nouvelle République du Centre ». Tout un symbole ! Depuis, elle effectue une visite de terrain par semaine. Réunions publiques, débats participatifs, universités populaires… Ce travail de fond, près des vraies gens et loin des cénacles parisiens, est le seul qui vaille, soutient-elle. Peu importe que les sondages demeurent en berne. La dernière enquête publiée par « le Nouvel Observateur » la crédite de 18% d’intentions de vote au premier tour, loin derrière son ex-compagnon François Hollande (31%) et la première secrétaire Martine Aubry (28%). Et sa cote au baromètre de la primaire n’est guère plus encourageante : seulement 8% des intentions de vote au premier tour. « À un an de la présidentielle, les sondages ne sont pas fiables, assure l’ex-chouchoute de l’opinion avec un formidable aplomb. Quant à la primaire, personne ne sait qui ni combien de Français viendront voter. Je pense qu’ils seront nombreux et déjoueront tous les pronostics. »

Au sein du parti, les rangs de ses amis se sont clairsemés. Les Peillons, Valls, Filipetti, Rebsamen qui avaient résisté après la déception de 2007 ont pris le large après la bataille perdue pour le contrôle du PS à la fin de 2008, lors du congrès de Reims. Ségolène Royal ne peut compter que sur un carré de mousquetaires : l’inaltérable Jean-Louis Bianco, député et président du conseil général des Alpes-de-Haute-Provence, Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres, Najat Vallaud-Belkacem, adjointe au maire de Lyon, et, bien sur, Guillaume Garot, député-maire de Laval… Quant à Julien Dray, le député de l’Essonne, à qui l’on prête un rôle d’intermédiaire avec les éléphants, il précise : « C’est une copine. » Un point c’est tout.

Ex-fan de Ségo, où sont tes années folles ? Les 17 millions de voix recueillies au second tour de la présidentielle de 2007 ne sont plus qu’un chromo sur la cheminée. Mais la présidente de Poitou-Charentes s’accroche à son rêve. « Les salles sont bondées », jure son entourage. « À Toulouse, où nous attendions 300 personnes, il en est venu plus de 600 pour participer à une université populaire participative consacrée à la vie chère et aux bas salaires. » Le cercle des ségolénistes disparu est encore debout. Désirs d’Avenir, l’association de soutien qu’elle a montée en marge du parti, revendique 10 000 adhérents. « Nous atteignons notre plus haut niveau », jure Kamel Chibli, le président de cette phalange enamourée. Fière de ses 100 000 abonnés à sa lettre confidentielle et de ses 26 000 amis sur Facebook, la finaliste malheureuse de la présidentielle de 2007 reprend devant de vrais supporters ses tubes indémodables : démocratie participative, ordre juste, excellence environnementale, pouvoir d’achat, révolution fiscale et lutte contre la mondialisation…

Plus assurée à la tribune, plus carrée dans ses discours qu’il y a quatre ans, l’ancienne challenger de Sarkozy exhorte ses auditoires à constituer une « force citoyenne » et n’hésite pas à glorifier les trois couleurs du drapeau national. « Cette bannière n’appartient pas à l’extrême droite. Je veux que vous vous en empariez et que vous ne la lâchiez plus », a-t-elle lancé à ses troupes lors d’un meeting de célébration du 10 mai 1981, à Paris. Ce jour-là, les ségomanes avaient été invités à s’habiller en bleu-blanc-rouge. Comme leur championne.


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(@Denis/REA)

Ségolène se voit volontiers en anti-Marine. « Au PS, qui d’autre que moi parle vraiment aux classes populaires et aux classes moyennes qui redoutent le déclassement ? » La candidate à l’investiture socialiste souhaiterait débattre à la télévision avec la présidente du Front national. Mais « à armes égales ». C’est pourquoi elle a décliné la proposition de « Des paroles et des actes », la nouvelle émission animée par David Pujadas : le service public ne lui accordait pas la même exposition que la patronne du FN !

Les médias demeurent son point fort. On se souvient de son intervention télé pour défendre la retraite à 60 ans en janvier 2010. Expédiée sur ce terrain difficile en remplacement de Martine Aubry, la présidente de Poitou-Charentes, en verve, avait su créer une émotion. Au point que la première secrétaire avait finalement regretté de lui avoir offert une telle tribune. Fendant la foule de la place de la Bastille pour l’anniversaire du 10 mai, Ségolène Royal s’est plantée devant les caméras de télévision à 20 heures pile, tirant ainsi un bon parti de la soirée festive donnée par Pierre Bergé et Matthieu Pigasse. Du travail de pro ! Aux premières heures de l’affaire DSK, c’est encore elle qui, par un heureux hasard, a lancé un appel à la dignité et au respect de la présomption d’innocence sur l’antenne d’Europe 1. Depuis, elle refuse – et interdit à son entourage – de commenter ce dossier empoisonné. Une affaire privée dont elle redoute les conséquences pour la famille socialiste tout en se félicitant qu’elle ait pu libérer « la parole des femmes victimes de harcèlement ».

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Ses détracteurs fustigent sa démagogie, voire son populisme. Quand elle propose le blocage des prix de 50 produits alimentaires et d’entretien de première nécessité ainsi que le gel de 50 produits alimentaires et d’entretien de première nécessité ainsi que le gel des tarifs à la pompe, les économistes haussent les épaules : impossible, dépassé, ruineux ! La dame du Poitou s’en fout. Elle jure que ses recettes fonctionnent pour les avoir testées dans son laboratoire régional. En franco-ségolénien, on parle de « politique par la preuve ». Les bourses « Désir d’entreprendre » pour la création d’entreprise, le sauvetage d’Heuliez par l’investissement public de la région, les pass contraception, le développement de l’énergie solaire : le Poitou peut tout. À Poitiers justement, la semaine dernière, elle a même infligé à sa visiteuse Martine Aubry un discours en 10 points sur ce thème. À l’entendre, le fameux projet du PS pour 2012, objet de la réunion, avait été inventé en terre picto-charentaise.

L’effacement forcé de Dominique Strauss-Kahn replace Ségolène Royal au centre du jeu socialiste. Marginale jusqu’alors, elle semblait promise à une alliance plus ou moins rapide avec l’ex-directeur général du FMI, grand favori des sondages. Lors de ses derniers rendez-vous secrets à Paris, DSK la ménageait, insistait sur ses progrès depuis 2007 et considérait que Ségolène la charismatique pouvait lui ramener 2 ou 3% d’électorat populaire. Ce ralliement était-il imminent ? « Faux !, se récrie Ségolène. Pourquoi voulez-vous que je me rallie ? Que penseraient les gens qui m’ont soutenue pendant toutes ces années ? Rien que pour eux, je me dois d’aller jusqu’au bout des primaires. Et je peux les gagner. » Sans doute a-t-elle tenu ce langage à Martine Aubry en marge de leur meeting de Poitiers. Depuis l’affrontement venimeux de l’élection au poste de premier secrétaire en novembre 2008 et ses scandales électoraux, la communication a été rétablie entre les deux femmes.

Réintégrée dans les instances du parti, à travers ses proches, Ségolène Royal est vice-présidente de l’Internationale socialiste et s’affiche volontiers au côté de la maire de Lille. Mais elle n’a rien oublié des tricheries de 2008 et entend imposer des règles. Lors du conseil politique du mercredi 25 mai, elle a proposé qu’une direction collégiale prenne le relais de Martine Aubry dès que cette dernière sera officiellement candidate. Afin d’assurer l’impartialité d’un appareil qu’elle verrait bien chapeauté par un grand ancien. Louis Mermaz, par exemple, compagnon de François Mitterrand et ségoléniste de la première heure…

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Martine Aubry espère, à l’évidence, que Ségolène Royal deviendra une alliée dans la bataille qui va l’opposer, l’automne prochain, à François Hollande. Un gars, deux filles… Que fera Ségolène dans l’entre-deux tours si elle est disqualifiée ? Cette campagne sera-t-elle de nouveau influencée par les mésaventures privées d’un couple désuni ? Ségolène est-elle encline à se venger du défaut de soutien, lors de la dernière présidentielle, lors de la dernière présidentielle, dont elle rend responsable son ex-compagnon ? La Madone du Poitou a bien compris toute l’influence qu’elle peut tirer de cette situation inédite et explosive. Elle refuse donc de répondre aux questions sur ses relations avec le père de ses quatre enfants. Elle précise qu’il n’est question que de politique entre eux. « Elle est équidistante de Martine et François », précisent ses proches. Le retour de l’ordre juste ?

Sylvain Courage

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 15:56

 

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(@HB/FS)

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Propos recueillis par GAËTANE MORIN ET

DOMININIQUE DE MONTVALLON

PHOTOS : HÉLÈNE BAMBERGER pour FRANCE-SOIR

 FRANCE-SOIR. La page DSK est-elle tournée au PS ?

SÉGOLÈNE ROYAL. Je ne fais plus aucun commentaire là-dessus. Il faut arrêter le déferlement d’un voyeurisme détestable et graveleux qui, en plus, occulte tous les autres problèmes. Passons à autre chose…

FRANCE-SOIR. Après DSK, Georges Tron est mêlé à une affaire de mœurs. Souhaitez-vous – ou craignez-vous – « le » grand déballage ?

SÉGOLÈNE ROYAL. Nous vivons dans une société où règne la loi du silence sur les questions de harcèlement moral et de harcèlement sexuel. Les victimes pensent qu’elles sont les seules à subir cela et ont peur de révéler ce qui se passe. Les femmes craignent de perdre leur emploi et de passer pour des affabulatrices. Souvenez-vous : jusque dans les années 1970, quand une femme déposait plainte pour viol, elle était perçue comme coupable. La société française a beaucoup de retard sur les pays anglo-saxons où il est clairement proscrit dans les entreprises d’avoir des relations sexuelles entre deux personnes qui ont un lien hiérarchique. A cause de l’abus de position dominante. Ici, cet interdit n’est malheureusement pas formulé. Comme s’il existait une sorte d’impunité pour les détenteurs du pouvoir.

FRANCE-SOIR. Ce tabou n’est-il pas en train de tomber ?

SÉGOLÈNE ROYAL. Je l’espère. Mais il y a encore beaucoup à faire. En France, un viol est commis toutes les deux heures, et seules 10 % des victimes osent porter plainte. La condamnation de la pédophilie a aussi régressé depuis l’affaire d’Outreau : ne vient-on pas de découvrir qu’une partie au moins des parents dont on a dit qu’ils avaient été injustement accusés se sont bien prêtés à des actes sexuels avec des enfants ? On a retrouvé des cassettes chez un des couples ! Or on a accablé un juge, on n’a pas reconnu la parole des enfants… Cette histoire est révélatrice de la difficulté, pour les victimes, de se faire entendre.

Cit 2

FRANCE-SOIR. Le monde politique et médiatique est-il machiste ?

SÉGOLÈNE ROYAL. La loi du silence est très lourde, et les plaisanteries graveleuses beaucoup trop fréquentes. Mais les hommes ne doivent pas tous être réduits à des obsédés sexuels. J’aimerais bien entendre la voix de ceux qui respectent les femmes. Il y a beaucoup d’hommes qui sont choqués par ces comportements machistes inacceptables, je tiens à le dire. Des hommes qui respectent leur femme.

FRANCE-SOIR. Dans un tel contexte, est-ce un atout d’être une femme dans la campagne présidentielle ?

SÉGOLÈNE ROYAL. Cela reste plus difficile que pour un homme. Regardez le vocabulaire utilisé pour les femmes : qui va garder les enfants ? A-t-elle la « carrure » ? Est-elle « taillée pour le costume » ? Mais l’époque change. Le besoin de protection et de dignité fait que, sans doute, le temps des femmes est venu, comme disent Dilma Roussef, la présidente du Brésil, et Michelle Bachelet, la présidente du Chili. La parité changera les mentalités : il est temps de mettre fin au cumul des mandats par les hommes, pour laisser les femmes entrer au Parlement et y rétablir le respect.

FRANCE-SOIR. Qu’avez-vous ressenti en apprenant la volte-face d’Angela Merkel, qui prône désormais une sortie du nucléaire d’ici à 2022 en Allemagne ?

SÉGOLÈNE ROYAL. Elle est audacieuse car elle décide de s’engager dans une voie qui n’était pas son choix de départ. Elle tient parole car elle a réuni un comité d’éthique après la catastrophe de Fukushima, et s’était engagée à tenir compte de son avis. Ce qu’elle fait, en décidant de sortir du nucléaire en dix ans. Si j’étais en situation, j’aurais élargi la consultation aux citoyens parce que, pour réussir la mutation écologique, il faut impliquer tout le monde. C’est un vrai choix de société.

FRANCE-SOIR. Comment jugez-vous la décision allemande ?

SÉGOLÈNE ROYAL. C’est un pari industriel très offensif : en devenant le premier grand pays à investir à fond dans les énergies renouvelables, l’Allemagne anticipe l’avenir. C’est « rageant » parce que c’est la France qui aurait pu devenir la puissance verte. Nous avons la maîtrise de ces technologies : les éoliennes et l’énergie solaire ont été inventées en France. J’avais plaidé, en 2007, pour que nous devenions la première puissance écologique. Et j’avais raison.

FRANCE-SOIR. Que proposez-vous aujourd’hui ?

SÉGOLÈNE ROYAL. Notre situation est différente de celle de l’Allemagne, où 7 réacteurs sont arrêtés, et 9 seulement en activité. En France, nous comptons 58 réacteurs et 19 centrales fournissant 17 % de la consommation énergétique et 75 % de l’électricité. L’enjeu industriel est donc nettement plus fort. Pour autant, la sortie du nucléaire, c’est d’abord un choix politique. Dans les années 1970, on est venu au nucléaire rapidement : on peut donc en sortir aussi à condition de bien construire le consensus national sur ce sujet majeur par un débat dans le pays et au Parlement. Le débat démocratique doit s’ouvrir : par exemple, on sait qu’il faut investir 90 milliards en travaux de sécurité. Il est plus judicieux de fermer les centrales non sûres et d’investir dans une industrie énergétique solaire.


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ENRACINEMENT - La candidate aux primaires du PS a reçu France-Soir, hier matin, dans les locaux parisiens de la région Poitou-Charentes, à Montparnasse. Son fief est, pour elle, un véritable laboratoire : elle y teste ses idées, pas peu fière de son action écolo (@HB/FS)

FRANCE-SOIR. A quelle échéance ?

SÉGOLÈNE ROYAL. Nous pouvons sortir du nucléaire en quarante ans, selon les expertises, et nous engager à plein régime dans les économies d’énergies et les filières alternatives. Mais il faudra conserver deux réacteurs en activité pour maintenir la veille technologique et créer un laboratoire pour le traitement des déchets. Les emplois à maintenir et à créer dans le démantèlement des centrales, dans les travaux d’isolation des logements et dans les nouvelles énergies permettant de rassurer les territoires concernés par les fermetures de centrales.

FRANCE-SOIR. En 2007, vous étiez la candidate de l’écologie et de « l’ordre juste ». Et en 2012 ?

SÉGOLÈNE ROYAL. J’avais un temps d’avance, c’est vrai. Il y aura une continuité, sans être dans la répétition.

FRANCE-SOIR. Qu’avez-vous le sentiment d’avoir appris de 2007 ?

SÉGOLÈNE ROYAL. J’ai l’humilité de reconnaître que l’on apprend plus de ses échecs que de ses réussites. J’ai fait un travail considérable sur moi-même et analysé les problèmes et les erreurs. J’ai aujourd’hui une maîtrise plus intense de l’ensemble des sujets, et une sérénité intérieure plus forte. J’ai surmonté beaucoup de chocs, d’épreuves, de trahisons. Je ne me suis pas découragée parce que l’action politique, même difficile, est passionnante quand elle est efficace et concrète. On n’abandonne pas vingt-cinq ans d’engagement parce qu’on prend des coups et que l’on subit des injustices. J’ai pris beaucoup de distance par rapport à toute cette période. J’avance, avec sagesse, sur un chemin droit.

Cit 1

FRANCE-SOIR. Aurez-vous, si vous êtes élue, des marges de manœuvre suffisantes pour agir ?

SÉGOLÈNE ROYAL. Beaucoup de Français, découragés, se disent aujourd’hui que la politique n’a plus de marge de manœuvre. Je crois tout le contraire. Ce sont toujours les mêmes qui subissent la mondialisation : les catégories populaires et les classes moyennes. Les inégalités se creusent de façon scandaleuse. Et le président de la République explique que c’est la faute de la crise, ce qui incite les gens à se résigner davantage. C’est vrai qu’il faudra faire des efforts compte tenu de la situation de la dette, mais je vous garantis qu’avec moi ces efforts seront équitablement répartis.

FRANCE-SOIR. Quelle sera votre première mesure si vous êtes élue en 2012 ?

SÉGOLÈNE ROYAL. La réforme bancaire pour permettre aux entrepreneurs de créer des emplois. L’Etat rentrera au capital de toutes les banques qui ont été renflouées par les contribuables, pour contrôler l’utilisation des fonds bancaires. Il faut séparer les activités spéculatives de l’activité de financement des petites et moyennes entreprises.

FRANCE-SOIR. Si vous êtes élue en 2012, serez-vous une présidente « normale » ?

SÉGOLÈNE ROYAL. Etre normal, c’est bien car ça veut dire qu’il faut se garder des excès. Chacun se définit comme il veut : moi, je veux être une présidente honnête, efficace et protectrice.

FRANCE-SOIR. Avez-vous un doute sur la tenue des primaires, dont l’organisation s’avère compliquée ?

SÉGOLÈNE ROYAL. Pour l’instant, le PS a mis en place 6.500 bureaux de vote. Nous souhaitons porter ce chiffre à 10.000. Nous rencontrons des difficultés dans le Pas-de-Calais et en Seine-Saint-Denis, mais elles devraient se résoudre. Nous avons besoin que la parole donnée soit la parole tenue. Nous avons promis une liberté de choix aux Français, nous la leur donnerons. Soyez nombreux à venir voter les 9 et 16 octobre prochain.


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RECONCILIATION - Au-delà des sondages - qui l'intéressent moins qu'en 2007 - l'ex-candidate à l'Elysée, qui adore twitter, reste convaincue de ses chances de s'imposer lors des primaires du PS. Mais si elle est devancée, elle jouera, insiste-t-elle, la carte du rassemblement : soit derrière Martine Aubry, soit derrière François Hollande. (@HB/FS)

FRANCE-SOIR. En ce qui vous concerne, avez-vous l’intention d’aller au bout ?

SÉGOLÈNE ROYAL. J’ai une attitude simple, claire et responsable. Je suis candidate aux primaires, je l’ai annoncé dès 2007 après avoir obtenu 17 millions de voix. Jamais on n’aurait contesté à un homme dans ma situation, quel qu’il soit, sa crédibilité, sa compétence ou sa légitimité à être à nouveau candidat : François Mitterrand s’y est repris à trois fois. Aujourd’hui, je fais tout pour convaincre parce que je pense pouvoir être une très bonne présidente de la République.

FRANCE-SOIR. Et si vous n’êtes pas élue ?

SÉGOLÈNE ROYAL. Dans le cadre de primaires à la loyale, je soutiendrai qui sera choisi. Je n’ai aucun ressentiment envers qui que ce soit. Je suis la seule à dire les choses aussi clairement. Voilà pourquoi je propose, dès maintenant, une direction collégiale du PS : il faut que nos équipes apprennent à travailler ensemble pour préparer le grand rassemblement final qui nous donnera, en unissant nos qualités différentes, la victoire de 2012.

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 09:51

5749770132_dc0b0881c4_z-1-.jpgDans une interview au journal France Soir paru ce mercredi 1er juin, Ségolène Royal réagit à la décision d’Angela Merkel de sortir du nucléaire     d’ici à 2022 en Allemagne.

 C’est une décision « audacieuse » pour la socialiste « car elle décide de s’engager dans une voie qui n’était pas son choix de départ. Elle tient parole car elle a réuni un comité d’éthique après la catastrophe de Fukushima, et s’était engagée à tenir compte de son avis. »

 

 Ségolène Royal constate l’opposition entre le volontarisme de l’Allemagne et l’immobilisme du pouvoir en France sur une question essentielle pour la socialiste « en devenant le premier grand pays à investir à fond dans les énergies renouvelables, l’Allemagne anticipe l’avenir. » La candidate socialiste poursuit : « C’est rageant parce que c’est la France qui aurait pu devenir la puissance verte. Nous avons la maîtrise de ces technologies : les éoliennes et l’énergie solaire ont été inventées en France. J’avais plaidé, en 2007, pour que nous devenions la première puissance écologique. »

 

 C’est en effet un des thèmes de bataille de la candidate socialiste qui a d’abord dû l’imposer dans son propre camp. Considéré comme le thème des écologiques, le PS contestait en 2006 l’idée d’en faire un thème de campagne. Ce n’était pas celui des socialistes qui devaient rester sur la question sociale. Ségolène Royal s’est lancée dans une bataille pour convaincre les socialistes de l’importance de cette question en expliquant les trois dimensions de cette politique :

Sa dimension sociale : la mutation ne doit pas se faire contre les plus défavorisés. Elle s’était ainsi opposée à la taxe carbone qui aurait pénalisé les Français obligés d’utiliser leur véhicule pour se rendre à leur travail, un coût supplémentaire alors que les salaires sont trop bas.

Sa dimension  économique : c’est un atout essentiel pour l’avenir afin d’anticiper la mutation qui s’imposera de toute façon avec l’utilisation de nouvelles énergies. La révolution verte impose un soutien fort à la recherche et permettra de créer de nouveaux emplois.

Sa dimension environnementale : la protection de la planète est aujourd’hui une préoccupation internationale, nos sociétés industrielles ont un devoir de penser aux générations prochaines.

 

Ségolène Royal battue en 2007 par Nicolas Sarkozy constate avec « rage » l’absence de toute politique depuis cinq ans en ce domaine. Or, après cinq ans d’immobilisme, la France a pris du retard et c’est l’Allemagne qui a pris une avance.

En 2012, il faudra une présidence qui prenne ce sujet à bras le corps pour faire en effet de la France une puissance écologique pas dans les mots, pas dans des conférences, mais dans une politique par la preuve.

 

Philippe Allard

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 18:16

 

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Ségolène Royal était l’invitée de L’interview de 8h20 d’Europe 1 matin et était interrogée par Jean-Pierre Elkabbach.

Fréquemment interrompue, elle s’est exprimée sur les primaires et leur organisation, sur la situation nouvelle de Martine Aubry et sur l’engagement énorme et de longue haleine que représentait le fait de concourir à une élection présidentielle.

Elle a également évoqué les mesures votées par la Région Poitou-Charentes hier pour aider les éleveurs face à la sécheresse, alors que le gouvernement est inactif : elle a réitéré ses demandes auprès de ce dernier, la réquisition des exportations de céréales et le blocage des prix de la paille et du fourrage, pour nourrir les animaux et aider les éleveurs.

Mais le thème principal a été le commentaire de la décision d’Angela Merkel de sortir du nucléaire en 11 ans, et ce qu’il faudrait faire en France : « On peut sortir du nucléaire en 40 ans, c’est-à-dire fixer un objectif ferme pour que l’ensemble de la mutation énergétique et industrielle puisse se faire dans de bonnes conditions. ».

Comment ? En ayant recours « d’abord à un plan massif d’économies d’énergie, puisque l’énergie la moins chère, c’est quand même celle qu’on ne consomme pas », avec des créations d’emplois dans l’isolation des bâtiments à la clé, « deuxièmement, à la montée en puissance sur les énergies alternatives », « et troisièmement à l’organisation de la sortie du nucléaire, avec des objectifs politiques extrêmement fermes ».

« Mais je veux que l’on garde au moins deux réacteurs nucléaires comme des laboratoires pour continuer à traiter et à faire des recherches sur les déchets nucléaires. », a conclu la candidate à la primaire socialiste.

Frédérick Moulin

 

<span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><br> <span style="font-size: 10pt;" _mce_style="font-size: 10pt;"><em>par <a href="http://www.dailymotion.com/Europe1fr" _mce_href="http://www.dailymotion.com/Europe1fr" target="_blank">Europe1fr</a></em></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span>

par Europe1fr

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Jean-Pierre Elkabbach : vous savez qu’Angela Merkel, vous le dites assez, prend donc une décision momentanément définitive, elle abandonne le nucléaire. Est-ce que, comme le concombre allemand, c’est contagieux ? Quel est le prochain contaminé ? Fukushima déclenche un premier effet, il est politique, je pourrais dire électoraliste.

Guillaume Cahour : Ségolène Royal, dans un instant, sur Europe 1.

-oOo-

Jean-Pierre Elkabbach : bienvenue Ségolène Royal, bonjour.

Ségolène Royal : bonjour.

Jean-Pierre Elkabbach : est-ce que nous pouvons célébrer ensemble ce matin une bonne nouvelle : il pleut ? Il pleut, un peu, il pleut.

Ségolène Royal : oui, c’est vrai, quand on voit la souffrance des éleveurs, dont certains d’entre eux, je vous rappelle, hein, plus de 200 éleveurs se sont suicidés au cours des 2 années qui viennent de s‘écouler, il y a une grande souffrance sur le territoire…

Jean-Pierre Elkabbach : ils tuent parfois leur bétail.

Ségolène Royal : voilà, je ne pense pas que la pluie là suffira à reconstituer les nappes phréatiques, mais il y a quand même des solutions, et moi je demande une nouvelle fois au gouvernement d’abord de bloquer le prix de la paille et le prix des fourrages, parce qu’il y a une spéculation honteuse…

Jean-Pierre Elkabbach, lui coupant la parole : c’est ce qu’a demandé hier Bruno Le Maire hier  aux 22 préfets de région, et en plus il paraît qu’il va indemniser, il l’avait dit ici, les éleveurs concernés avec le fonds de garantie des calamités agricoles…

Ségolène Royal, l’interrompant : c’est très lent, c’est très lent…

Jean-Pierre Elkabbach, haussant la voix pour poursuivre : … et lui aussi s’en prend aux céréaliers qui spéculent sur la paille.


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Ségolène Royal, soupirant : "Ecoutez, ça fait des semaines et des mois qu’il fait des discours sans passer aux actes"

Ségolène Royal, soupirant : écoutez, ça fait des semaines et des mois qu’il fait des discours sans passer aux actes, moi je suis passée hier aux actes puisque la Région que je préside vient de voter 5 millions d’euros d’aides, en contrepartie desquels…

Jean-Pierre Elkabbach, lui coupant la parole : 1 000 euros pour chacun des 5 200 éleveurs [Ségolène Royal : « Voilà. »] de votre région [Ségolène Royal : « Voilà. »] qui sont frappés par les … Est-ce que vous êtes, vous, favorable à un impôt sécheresse ?

Ségolène Royal : non, pour l’instant je pense que l’on pourrait prendre une décision très efficace qui serait de réquisitionner les exportations de céréales pour les réorienter vers le marché national et permettre aux éleveurs de nourrir leurs troupeaux, tout en contrôlant les prix, je dis, il faut revenir à un prix de 18 euros la tonne de paille alors qu’aujourd’hui la spéculation la met à plus de 30 euros, et ça ce n’est pas acceptable.

Jean-Pierre Elkabbach : là encore… là encore, à bas les spéculateurs. La chancelière Merkel arrête donc toute production d’électricité nucléaire d’ici à 11 ans. Les reproches sont classiques : l’Allemagne sera donc dans un état de dépendance énergétique, elle va acheter du gaz aux Russes, du pétrole au Moyen-Orient, et de l’électricité en France. Est-ce qu’il y a un modèle allemand pour vous ?

Ségolène Royal : déjà c’est très audacieux, ce que vient de décider Angela Merkel, d’abord parce qu’elle va à rebrousse-poil de son électorat, les conservateurs allemands ne sont pas favorables à cette décision, et si elle l’a prise, je voudrais quand même rappeler qu’elle a mis en place après la catastrophe de Fukushima un comité d’éthique, elle avait dit qu’elle suivrait les recommandations de ce comité d’éthique, et ce comité d’éthique…


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Ségolène Royal : "Déjà c’est très audacieux, ce que vient de décider Angela Merkel"

Jean-Pierre Elkabbach, lui coupant la parole : mais c’est ce qui lui a fait faire un volte-faste, un volte-face justement sur le nucléaire, parce qu’elle disait le contraire de ce qu’elle fait aujourd’hui. Ets-ce que c’est pas surtout pour survivre politiquement qu’elle a fait ça ?

Ségolène Royal : au contraire, je viens de vous le dire, puisque son électorat n’y est pas favorable.

Jean-Pierre Elkabbach : mais les Verts montent.

Ségolène Royal : mais vous dites volte-face ; moi je dis au contraire audace politique, c’est-à-dire avoir la volonté et la force de reconnaître ses erreurs, d’écouter les spécialistes, les experts, les associations, et de changer les stratégies politiques, et je pense qu’elle a raison. Alors bien sûr c’est plus facile en Allemagne qu’en France de faire cela puisque l’Allemagne n’a que 9 réacteurs en activité…

Jean-Pierre Elkabbach, l’interrompant : 22% de son activité grâce à l’atome, et en France c’est 75%.


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Ségolène Royal : "Oui, c’est ça, en France nous avons 58 réacteurs et 19 centrales, 75% de l’électricité d’origine nucléaire, 17% de la consommation totale d’énergie est d’origine nucléaire"

Ségolène Royal : oui, c’est ça, en France nous avons 58 réacteurs et 19 centrales, 75% de l’électricité d’origine nucléaire, 17% de la consommation totale d’énergie est d’origine nucléaire, mais c’est quand même une décision politique, il n’y a aucun obstacle technique à la sortie du nucléaire. Pourquoi ? L’Espagne, par exemple, est à 40% d’énergie renouvelable dans son bouquet énergétique, l’Autriche est à 62% également, donc la France, qui n’est qu’à 17% d’énergie renouvelable dans son bouquet énergétique, doit faire davantage, vous savez que l’objectif de l’Europe c’est 20%, et moi je considère que la France, qui était…

Jean-Pierre Elkabbach, lui coupant la parole abruptement : quel est votre choix, quel est votre choix à vous ?

Ségolène Royal : mon choix, c’est que l’on peut, comme l’a montré le débat public que j’ai organisé avec différents experts contradictoires, c’est que l’on peut sortir du nucléaire en 40 ans, c’est-à-dire fixer un objectif ferme pour que l’ensemble de la mutation énergétique et industrielle puisse se faire dans de bonnes conditions.

Jean-Pierre Elkabbach : et vous pensez que la consommation d’énergie, les éoliennes, d’abord il faudrait combien d’éoliennes, je sais que vous dites qu’il y a le soleil, qu’il y a le deuxième gisement de vent en Europe en France, est-ce que vous croyez que ça suffirait pour compenser les 75% ?

Ségolène Royal, immédiatement : bien sûr. Je vous le répète, c’est un choix technique. Lorsque l’on calcule de façon théorique le remplacement des centrales nucléaires par les éoliennes, on évalue à peu près à 60 000 éoliennes sur l’ensemble du territoire national l’équivalent de la production énergétique des centrales nucléaires. Alors c’est un choix théorique, on ne va pas mettre 2 éoliennes par commune …

Jean-Pierre Elkabbach, lui coupant la parole après plusieurs tentatives : vous êtes favorable à une sortie progressive du nucléaire sur 40 ans ?


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Ségolène Royal : "Je suis favorable à 3 choses : d’abord à un plan massif d’économies d’énergie, puisque l’énergie la moins chère, c’est quand même celle qu’on ne consomme pas"

Ségolène Royal : je suis favorable à 3 choses : d’abord à un plan massif d’économies d’énergie, puisque l’énergie la moins chère, c’est quand même celle qu’on ne consomme pas, donc il y a 60% d’économies d’énergie à faire dans notre pays, 60% qui déboucheraient sur des créations d’activités et d’emplois, plusieurs centaines de milliers d’emplois peuvent être créés dans le domaine des économies d’énergie, à commencer par l’isolation des logements.


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Ségolène Royal : "Deuxièmement, je suis favorable à la montée en puissance, comme je l’ai fait dans ma Région, sur les énergies alternatives"

Deuxièmement, je suis favorable à la montée en puissance, comme je l’ai fait dans ma Région, sur les énergies alternatives, tous mes lycées par exemples sont couverts de toits photovoltaïques, donc c’est possible.


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Ségolène Royal : "Et troisièmement je suis favorable à l’organisation de la sortie du nucléaire, avec des objectifs politiques extrêmement fermes"

Et troisièmement je suis favorable à l’organisation de la sortie du nucléaire, avec des objectifs politiques extrêmement fermes, pour que nos ingénieurs nucléaires qui sont parmi les meilleurs du monde puisse s’engager … [Jean-Pierre Elkabbach tente une interruption] Non, c’est très important ce que je vais dire, s’engager et se reconvertir sur le démantèlement des centrales. Mais je veux que l’on garde au moins deux réacteurs nucléaires comme des laboratoires pour continuer à traiter et à faire des recherches sur les déchets nucléaires.

Jean-Pierre Elkabbach : donc ce sera un thème important de la campagne présidentielle de 2012, on peut le supposer ?

Ségolène Royal : ce sera l’un de mes thèmes importants de campagne, parce que je pense être très en avance sur cette question-là…

Jean-Pierre Elkabbach, lui coupant abruptement la parole : vous serez donc dans la campagne présidentielle ?

Ségolène Royal : Oui. Vous en doutez encore ?

Jean-Pierre Elkabbach : non, non, mais en dépit de ce que l’on raconte, les sondages qui prévoient un duel Aubry-Hollande.


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Ségolène Royal : "eh bien écoutez, les Français auront davantage de choix que celui que vous venez d’évoquer" (Rires)

Ségolène Royal : eh bien écoutez, les Français auront davantage de choix que celui que vous venez d’évoquer. (Rires de Ségolène Royal)

Jean-Pierre Elkabbach : récemment vous avez rencontré Martine Aubry, elle s’est pas encore déclarée aux primaires, est-ce que vous avez, vous, un doute ? Est-ce qu’il y a un mystère Aubry ?

Ségolène Royal : je pense que c’est à elle de le dire, et en même temps je comprends qu’il y ait beaucoup de pressions autour d’elle, de personnes qui la poussent. Moi je crois qu’elle a le droit de réfléchir ; elle devait soutenir Dominique Strauss-Kahn s’il était candidat, elle me l’avait dit, donc il faut maintenant qu’elle change de stratégie.

Ça n’est pas rien de décider une candidature à l’élection présidentielle, c’est un engagement total, c’est un état d’esprit psychologique…

Jean-Pierre Elkabbach, l’interrompant : elle pas fait de campagne présidentielle jusqu’ici.

Ségolène Royal : non, elle n’a pas fait de campagne présidentielle. Pour l’instant parmi les candidats aux primaires…

Jean-Pierre Elkabbach, lui coupant la parole : parce que c’est dur, vous l’avez vécu…

Ségolène Royal, lui coupant la parole : c’est très dur, bien sûr, c’est très dur, c’est un engagement, c’est une réflexion de longue date, c’est une préparation de longue haleine, il faire un effort considérable d’abord sur soi-même…

Jean-Pierre Elkabbach, l’interrompant : mais est-ce que vous croyez qu’elle hésite ou qu’elle a déjà décidé, ou qu’on a décidé pour elle et qu’elle se prépare ? Et que là aussi ce sera un secret de Polichinelle qu’elle sera candidate ?


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Ségolène Royal : "Je pense que lorsqu’on s’est préparé à être candidat à l’élection présidentielle il n’y a aucune raison de le cacher"

Ségolène Royal : je pense que lorsqu’on s’est préparé à être candidat à l’élection présidentielle il n’y a aucune raison de le cacher, et donc ma conviction personnelle, c’est qu’elle hésite encore, et c’est normal, et qu’on lui laisse le temps de réflexion parce que ce n’est pas une décision anodine, c’est l’engagement de toute une vie.

Jean-Pierre Elkabbach : mais en même temps, en ce moment, elle impose son calendrier. Il sembles qu’elle ait commencé une sorte de campagne fantôme, parce qu’y a des meetings, etc. Est-ce que vous avez tous les mêmes moyens ? Est-ce que les candidats sont égaux en ce moment ? Puisqu’elle reste ? Et puis d’autre part quand elle sera officiellement candidate, qui devra diriger l’PS ? Selon vous, Ségolène Royal ?

Ségolène Royal : moi je vais répondre sur le plan des principes, compte tenu en plus de tout ce qui s’est passé, je crois que le PS doit donner un exemple irréprochable, que les règles d’organisation de ce scrutin doivent être totalement transparentes, que l’ensemble des candidat doi avoir l’ensemble des…

Jean-Pierre Elkabbach, lui coupant la parole : c’est pas encore le cas ?

Ségolène Royal : pour l’instant, on est un peu dans un entre-deux, dans un flou, et je crois que les choses doivent se mettre maintenant rapidement en place.

Je souhaite qu’il y ait en effet, puisque Martine a dit que si elle était candidate, elle quitterait, ce qui me semble normal, la direction du parti, on ne peut pas à la fois être arbitre et joueur, je souhaite qu’il y ait une direction collégiale. Pourquoi ? Parce que je pense que nos entourages doivent commencer à travailler ensemble pour préparer le rassemblement dès que la désignation aura lieu, et qu’au dessus, il y ait une autorité morale qui arbitre les choses quand c’est nécessaire, mais les choses doivent bien se passer, il n’y a aucune raison qu’elle se passent mal.

Jean-Pierre Elkabbach : Ségolène Royal, dans le cas d’un duel Hollande-Aubry, la plupart est convaincue que pour des raisons personnelles, vous choisirez automatiquement Martine Aubry. Est-ce que c’est aussi simple ?


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Arrivée de François Hollande avec une heure de retard à la Convention du projet PS samedi dernier à la Halle Freyssinet à Paris : une courte pause pour serrer la main de la femme politique Ségolène Royal avant de faire la bise à Martine Aubry et d'aller s'asseoir (JC Coutausse/Fedephoto-LM) : Ségolène Royal : "Mais mes raisons personnelles n’ont rien à voir dans une stratégie présidentielle"

Ségolène Royal : mais mes raisons personnelles n’ont rien à voir dans une stratégie présidentielle. Comme vous l’avez dit, j’ai subi beaucoup d’épreuves, mais je suis une femme politique déterminée, courageuse, honnête, engagée, qui fait ce qu’elle dit. J’ai fait un effort considérable sur moi-même pour passer sur un certain nombre de choses, que ce soient les trahisons privées, les trahisons publiques, les problèmes de tricheries du Congrès et tout le reste, le manque de soutien en 2007, j’ai surmonté tout cela parce que je considère que faire d’abord un effort sur soi pour être au-dessus de ces questions, et avoir la capacité de parler et de respecter tout le monde dans la perspective de nous mettre tous, collectivement, au service de notre pays, c’est ma responsabilité de précédente candidate.

Jean-Pierre Elkabbach : donc une réconciliation politique avec François Hollande est possible.

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 09:15

 

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Ségolène Royal et Jean-Louis Bianco à la Fête de la Fraternité 2009 à Montpellier (@Razak)

 

Cher(e)s ami(e)s,

Dans le cadre des primaires, j'appelle depuis de nombreux mois au débat et à la précision, par chaque candidat(e), de sa vision et de ses propositions phares.

Le dépôt officiel des candidatures se déroulera du 28 juin au 13 juillet mais nous devons faire vivre dès aujourd'hui ce débat d'idées. C'est l'occasion pour nous tous de montrer en quoi notre candidate socialiste à l'élection présidentielle de 2007 est la meilleure pour porter nos valeurs et faire gagner la gauche, et au-delà la France, en 2012.

Ségolène Royal est une femme d’État. Elle sait mieux que quiconque s'élever au-dessus des divisions partisanes pour rechercher le seul bien commun. Elle l'a montré à de nombreuses reprises, en particulier sur le sujet de la taxe carbone ou de la sécurité.

Ségolène Royal reste sereine et rassembleuse. À l'inverse de l'actuel chef de l'État, elle sait rester imperturbable même dans les pires situations. On l'a vu remobiliser les 17 millions de Français qui ont voté pour elle au soir du second tour de l'élection présidentielle pour immédiatement mettre en place l'opposition au pouvoir sarkozyste ; on l'a vu appeler les militants au travail au lendemain du congrès de Reims pour garantir l'unité du PS.

Ségolène Royal est solide. Face à l'insupportable "ségobashing" et aux attaques innombrables dont elle a été victime, souvent d'une brutalité irrationnelle, elle est restée elle-même, n'a jamais abandonné ses combats politiques et n'a jamais porté de critiques déplacées envers quiconque.

Ségolène Royal fait la politique par la preuve et travaille sans cesse pour répondre toujours mieux aux attentes des Français. Ses actions en Région, souvent reprises ailleurs, illustrent tout ce qui pourrait être fait au niveau national sur : l'emploi des jeunes, le soutien aux TPE/PME, la croissance verte, le développement de la filière bio, la jeunesse, l'aide aux formations professionnelles, le soutien aux logements sociaux, la lutte contre toutes les discriminations, la santé, la démocratie participative, etc.

Ségolène Royal est constante et ne varie pas dans ses engagements. L'écologie n'est pas pour elle un sujet nouveau. Lorsqu'elle est ministre en 1992 et 1993, elle s'attache déjà aux questions de la pollution, du traitement et du recyclage des déchets, des nuisances visuelles et sonores et aux problèmes liés à l'eau et fait voter des lois qui font date.

Pour toutes ces raisons et pour beaucoup d'autres, nous devons porter sur tout le territoire la candidature de Ségolène Royal.

Mes cher(e)s ami(e)s, recevez mes sincères amitiés,

Jean-Louis Bianco

Pour lire l'interview de Jean-Louis Bianco par "L'Internaute" sur le thème "Pourquoi soutenir Ségolène Royal?" et voir la vidéo  cliquez ici.

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 08:40

 

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Jean-Louis Bianco était l’invité de L’Emission politique du site web et webmagazine français L’Internaute, publiée hier. Il était interrogé sur divers thèmes d’actualité par les deux journalistes de la rubrique Actualité, Savoir, Histoire, Benoît Deshayes, rédacteur et producteur web, et Stéphane Malphettes, journaliste web. Le thème d’une des parties de l’émission, enregistrée en vidéo était : « Pourquoi soutenir Ségolène Royal ? »

Pour voir la vidéo, cliquez ici.

Pour lire la tribune de Jean-Louis Bianco : « Ségolène Royal, pourquoi ce doit être elle », cliquez ici.

Frédérick Moulin


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Retranscription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Stéphane Malphettes : sur Ségolène Royal, qu’est-ce qui la différencie vraiment des autres, qu’a-t-elle de plus que les autres hommes politiques ?

Jean-Louis Bianco : alors, ils ont tous des qualités, je ne dis pas ça pour être poli, et je pense qu’on a 3 ou 4 personnes qui ont la stature nécessaire. Par 3 ou 4, j’entends François Hollande, Martine Aubry, Ségolène Royal et, s’il était candidat, mais je pense qu’il ne le sera pas, il a dit qu’il ne le serait pas, Laurent Fabius. Ce qui n’exclut pas les autres, mais ceux-là j’en suis certain.

Elle a plus que d’autres la force de caractère. Elle a surmonté des attaques d’une violence inouïe, avant la campagne, pendant la campagne, depuis la campagne, et elle n’a pas dévié de sa route.

Elle a acquis la compétence que certains ne lui reconnaissaient pas.

Elle a une capacité d’innovation, c’est-à-dire qu’elle voit plus vite et plus clair que les autres.


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Jean-Louis Bianco : "Alors même qu’elle a une région qui est à la pointe en matière de croissance verte et d’écologie, elle a vu la première que la taxe carbone pèserait sur des gens qui n’ont pas le choix"

Par exemple sur la taxe carbone, alors même qu’elle a une région qui est à la pointe en matière de croissance verte et d’écologie, elle a vu la première que la taxe carbone, telle qu’elle était envisagée par le gouvernement, elle pèserait sur des gens qui n’ont pas le choix. Vous êtes locataire, votre propriétaire ne veut pas ou ne peut pas isoler : pourquoi vous payeriez la taxe carbone ? Vous habitez à la campagne, quelle que soit la qualité des réseaux de cars, ou votre volonté de faire du vélo, il faut une, voire 2 voitures.

Donc elle est toujours un cran en avance. Sur les prix elle a compris avant les autres à quel point c’était un problème concret, dont on pouvait parler aux gens.

Et puis, elle est capable d’être à la fois d’être agressive révoltée, par rapport à la mondialisation libérale, et de reconnaître que c’est important l’entrepreneur, et qu’il faut récompenser et saluer la prise de risques.

Voilà ses qualités.


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Benoît Deshayes : en quoi êtes vous utile à Ségolène Royal, qu’est-ce que vous lui dites le plus souvent, qu’est-ce que vous lui conseillez ?


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Jean-Louis Bianco : "Elle a fait depuis 2007 un énorme travail. Un travail sur elle-même, un travail sur la compétence, dont je parlais tout à l’heure, et en fait, elle arrive aujourd’hui avec une détermination sans faille, avec la force de caractère qu’on lui connaît, et pour moi, c’est le plus important, donc qu’elle continue"

Jean-Louis Bianco : je n’ai pas de conseil spécifique à lui donner parce qu’elle a fait depuis 2007 un énorme travail. Un travail sur elle-même, un travail sur la compétence, dont je parlais tout à l’heure, et en fait, elle arrive aujourd’hui avec une détermination sans faille, avec la force de caractère qu’on lui connaît, et pour moi, c’est le plus important, donc qu’elle continue [avec cette même détermination].

 Benoît Deshayes : et quel est le dernier conseil que vous lui avez donné, pour répondre vraiment à la question de notre internaute ?

Jean-Louis Bianco : j’ai donné des avis, par exempleelle avait l’idée de dire : il ne faut pas faire de petites mesures sur les prix, il faut bloquer les prix. Elle m’a dit : qu’est-ce que tu en penses ? Est-ce que c’est faisable ? J’ai dit : je pense que c’est une bonne idée, parce qu’elle est claire et lisible, et c’est juridiquement faisable.

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 15:49

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Quelle France voulons-nous en 2017 ? C’est la question clé de la prochaine élection présidentielle. À cette interrogation,  Ségolène Royal apporte des réponses précises, concrètes et de grande ampleur.

 

Trois grands points me paraissent les illustrer le mieux :

 

- Sa lucidité radicale en matière économique et sociale.

 

Deux propos de notre candidate identifient bien cette position ambitieuse.

 

« L’efficacité économique dépend de la justice sociale ».

 

Comment peut-on envisager de susciter une dynamique économique crédible si l’on ne lutte pas contre les inégalités sociales qui ne cessent de croître ? Ce serait une ineptie. Seule une politique sociale équitable pourra constituer les bases d’un nouvel élan.

 

« Je suis pour un Etat très volontariste en économie ».

 

Redonner toute leur place aux pouvoirs publics dans l’orientation de l’économie est essentiel. Il ne s’agit pas de revenir à une économie administrée mais de savoir utiliser à bon escient l’outil politique. Lutter contre les spéculations financières, obliger les banques à revenir à leur métier de base, créer une banque d’investissement publique en faveur d’activités innovantes, génératrices de valeur ajoutée et d’emploi, savoir prendre des participations dans certaines entreprises, sont des initiatives politiques qui remettront l’économie dans le bons sens. Ajoutons à cela le lancement programmé d’une politique d’envergure dans les domaines de la recherche et de l’enseignement supérieur.

 

- Son choix d’une gouvernance transformée.

 

Il s’agit tout d’abord de faire participer les territoires dans les décisions nationales et de tenir compte de leurs expériences et de leur capacité de mobilisation. On ne peut plus diriger sur la base d’un jacobinisme exacerbé. Une nouvelle étape doit être franchie en matière de cogestion avec les territoires. La mise en place de la politique par la preuve passe par ce chemin.

Et puis cette gouvernance transformée ne sera viable et efficace qu’en s’appuyant sur une démocratie participative, complément indispensable de la démocratie représentative. Comment peut-on le contester à l’heure où la population est bien mieux instruite et où la complexité des problèmes à résoudre est grandissante ?


- Sa vision d’une politique internationale rééquilibrée.

 

À quand la fin de la Françafrique et de l’arrogance occidentale ? Et pourtant, la leçon d’humilité que viennent de nous donner les pays arabes devrait nous en guérir !

Une nouvelle coopération équilibrée est urgente à l’image de celle mise en place par la Région Poitou-Charentes avec celle de Fatick au Sénégal. Il faut établir et multiplier de tels partenariats équitables dans les domaines de l’éducation, de la santé et du développement économique. C’est une autre conception des relations humaines à rechercher, faite d’écoute, de modestie et de justice. Un long travail est devant nous. La fonction de Ségolène Royal, vice-présidente de l’Internationale socialiste est en cela un atout.

 

Permettez-moi une dernière remarque. Certains s’interrogent à tort sur ce qui différencie Ségolène Royal des autres candidats à la présidentielle. Ces quelques exemples, bien peu exhaustifs d’ailleurs, y répondent sans effort.

 

La « différence » Ségolène Royal est de faire le pari de cette France nouvelle !

 

Patrick Ardoin


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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 08:17

46a1w66h-1-.jpgLe scandale de l'essence ... ils nous pillent en toute impunité !

 

 Ségolène Royal, candidate aux Primaires, réclame depuis plusieurs semaines une intervention de l’Etat pour stopper la hausse inacceptable du prix de l’essence. Pas une intervention dans les médias  sans que la socialiste ne vienne condamner un immobilisme de l’Etat face à cette situation.

 Pour de très nombreux Français, contraints d’utiliser leur véhicule pour se rendre à leur travail, cette hausse est en effet un nouveau coup dur. Pour les plus modestes d’entre eux, cette hausse de l’essence vient une nouvelle fois rogner leur faible salaire, alors qu’ils ont déjà beaucoup de mal à vivre.

 

Or, un rapport rédigé par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, commandé par Christine Lagarde, révèle que les compagnies pétrolières et les distributeurs ne répercutent pas toutes les baisses de pétrole. Ils en profitent pour réaliser de juteux profits sur le dos des consommateurs. Le rapport est accablant car l’étude est précise !

 

Christine Lagarde pourrait suivre la voie Royal !

En tout cas c’est ce qu’elle a déclaré dimanche en menaçant d’une intervention de l’Etat pour forcer les compagnies pétrolières et les distributeurs à baisser les prix !

 

On attend toutefois autre chose que des menaces… Les liens étroits entre le pouvoir actuel de Nicolas Sarkozy et le grand capital vont-ils au final assurer l’impunité à cette grande délinquance au col blanc ?

Les distributeurs et les compagnies pétrolières font du racket ! Que va faire l’Etat de Nicolas Sarkozy contre ce vol organisé à grande échelle ?

 

Philippe Allard

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 21:58

6xfk7lyr[1]Un mois déjà depuis ma dernière chronique … ! Le temps passe trop vite pour la retraitée « active » que je suis.

Mes coups de cœur récents ?

 

- Jules Renard : son théâtre rassemblé aux éditions OMNIBUS. Edition complète, argumentée de commentaires éclairés de metteurs en scène d’aujourd’hui qui nous démontrent à quel point il est un auteur plus que moderne.

A déguster comme un bon vin « Le Plaisir de rompre » , « Poil de carotte » , « Huit jours à la campagne" entre » entre autres, tous petits chefs d’œuvre d’humour et de sensibilité, la férocité humaine en sus.  

 

 arton24190-e2626-1-.jpg- Arthur Miller : PRESENCE, un recueil de nouvelles publié chez Robert Laffont, collection Pavillons.

Nous connaissons Arthur Miller au travers des « MISFITS », film légendaire dans lequel jouait son épouse d’alors, Marylin Monroe, ses pièces de théâtre : « Les sorcières de Salem » et « Mort d’un Commis voyageur ».

  Ces nouvelles, parues au soir de sa vie, inédites en France, révèlent une facette secrète de son talent, un écrivain moins idéologique, plus introspectif, à la conscience aiguë de nos solitudes.

 

 - Et pour terminer cette trilogie littéraire, le second livre, traduit en français, d’une jeune romancière américaine, newyorkaise, Nicole Krauss, dont les éditions Gallimard avaient publié en 2006 « L’Histoire de l’amour », dédale romanesque dans lequel les personnages se croisaient, livrant chacun un lambeau de vie.

L-1884-1-193x300-1-.jpg

 

La grande maison, qui vient de paraître aux éditions de l’Olivier, est aussi un livre labyrinthe, métaphore de la Mémoire, les mêmes personnages disparaissant et réapparaissant à New York, Londres et Oxford. Ils s »échappent, nous échappent sous la plume de Nicole Krauss, virtuose par l’écriture et l’imagination.

 

 

 A bientôt

 

Mireille

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