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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 20:45

 

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Le Conseil politique du PS de mardi a dangereusement penché vers la suppression des débats pendant les primaires qu'il organise. Martine Aubry et ses amis avancent des raisons fallacieuses, Guillaume Garot, représentant Ségolène Royal, s’y oppose, Delphine Batho s’indigne.

« Il serait invraisemblable qu’aucun débat n’ait lieu entre candidats à la primaire ! Barack Obama a participé à 21 débats avant sa désignation par les démocrates, et nous ne pourrions pas en organiser trois ? », martèle la députée des Deux-Sèvres.

 

Delphine Batho
 quid des débat tv ?  a participé à 21 débats TV lors des primaires démocrates, ça ne lui a pas trop mal réussi...

 


Claude Askolovitch, dans Le fait politique du jour sur Europe 1 hier soir, a analysé en connaisseur la question des débats dans les primaires socialistes. Il a livré un éditorial de grande qualité, à écouter et lire (cf ci-dessous).

Avec toutefois quelques bémols.

Premièrement, on ne peut pas dire que « chez Ségolène Royal, la peur se transforme en colère ». Ségolène Royal, comme elle le disait récemment, n’a jamais peur en politique, et elle a démontré à de nombreuses reprises qu’elle savait parfaitement rester digne et maîtresse de ses émotions, comme à La Rochefoucauld, en Charentes, face à Nicolas Sarkozy récemment, et malgré les huées du début, et sous les applaudissements à la fin.

Deuxièmement, si « les socialistes » - quelle généralisation ! - ont peur que, comme chez les écologistes, un « tombereau de boue » tombe régulièrement sur tel ou tel candidat ou candidate, ce ne sera pas du fait de Ségolène Royal, qui répète depuis des mois qu’elle ne se placera pas sur le terrain des « petites phrases », de la politique politicienne, et qui a montré une grande retenue dans l’affaire DSK, et avant, dans les rumeurs sur le train de vie du socialiste. Qui a peur de ne pas pouvoir se contrôler ? Ceux qui n’ont pas toujours montré une grande maîtrise de soi, comme Laurent Fabius ou d’autres, en 2007 ?

Claude Bartolone, soutien de Martine Aubry, minaude : « Il y a peu de différences idéologiques entre les candidats. Du coup, chacun chercherait à se démarquer sur la forme, plus que sur le fond. »

Peu de différences ? Le 20 mai dernier, Ségolène Royal en citait plusieurs sur BFM TV, dont certaines « très importantes » qu’elle avait avec ses deux plus sérieux concurrents socialistes potentiels ou déclarés :

Avec François Hollande, « nous avons des différences politiques très importantes, sur la conception de la gouvernance, sur les priorités qu’il y a à mettre en avant pour redresser le pays, sur le contenu de la réforme fiscale, moi je ne suis pas favorable par exemple à la hausse des impôts que François Hollande recommande, et d’ailleurs en tant que présidente de région je suis la seule à ne pas avoir augmenté les impôts depuis 6 ans ».

« J’ai des différences avec Martine Aubry sur la question de l’immigration, je suis beaucoup plus rigoureuse sur la question de la lutte contre l’immigration notamment de la lutte contre l’immigration clandestine », soulignait la candidate à la primaire socialiste.

Troisièmement, il est faux de dire : « ils auraient un candidat désigné contre un autre à 52% contre 48%, donc pas vraiment légitime »Rappelons les résultats au second tour de la présidentielle des présidents élus depuis 1981, en dehors de la spécificité de 2002 : François Mitterrand en 1981 (51,76%), en 1988 (54,02%), Jacques Chirac en 1995 (52,64%) et Nicolas Sarkozy en 2007 (53,06%). « Pas vraiment légitime », François Mitterrand en 1981 ? Chirac en 1995 ? Tout juste légitime, Sarkozy en 2007 ?  Ça s’appelle la démocratie ! Et que dire de l’élection, précisément, de Martine Aubry, qui avec une mosaïque de forces hétéroclites l’a emporté avec 50% + 102 voix (67 451 voix contre 67 349 voix) sur la seule Ségolène Royal ?

Rappelons que les sondages qui actuellement prédisent un score 60/40 de François Hollande ou 58/42 de Martine Aubry contre le très expérimenté homme politique et président sortant Nicolas Sarkozy – 4 à 6 points de mieux que le meilleur score depuis 1981, celui de François Mitterrand en 1988 ! - sont de la pure fiction, et dans le même temps ils prédisent un score de 63/37 du président contre Marine Le Pen !

Dans ces conditions, comme le dit à juste titre Claude Askolovitch :

« À l’arrivée, il y aura certainement, a minima, UN débat dans la primaire socialiste, ce sera le débat qui départagera les deux finalistes de l’épreuve, donc logiquement selon les sondages, Hollande-Aubry, on a le temps, il n’est pas sûr que cela satisfasse Ségolène Royal, il n’est pas sûr non plus que cela contente les Français, qui ont envie de politique. » 

Frédérick Moulin

 


 

Retranscription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Nicolas Poincaré : le fait du jour avec Claude Askolovitch. Bonsoir Claude.

Claude Askolovitch : bonsoir Nicolas.

Nicolas Poincaré : et le fait du jour pour vous, c’est que Ségolène Royal a peur qu’on lui vole la primaire socialiste.

Claude Askolovitch : c’est-à-dire que chez Ségolène Royal, la peur se transforme en colère, hein.

Ségolène Royal est très fâchée parce qu’elle a l’impression que l’appareil du Parti socialiste et Martine Aubry ne veulent pas de confrontation, ne veulent pas de débat pendant les primaires qui désigneront le candidat de la gauche, le candidat du PS pour la présidentielle.

Elle, Ségolène Royal, elle n’arrête pas de faire campagne, elle fait des propositions, encore aujourd’hui sur les PME, les autres parlent beaucoup moins qu’elle, mais elle a l’impression qu’on veut l’étouffer dans l’indifférence, et pourquoi a-t-elle cette impression ? Parce que hier, au Conseil politique du Parti socialiste, c’est une espèce d’instance suprême et consultative, eh bien, ça ne s’est pas très bien passé.

Martine Aubry, et ses soutiens, notamment Laurent Fabius, ont expliqué que quand viendrait le temps de la primaire, mon Dieu, il ne faudrait pas que les socialistes donnent l’impression de se diviser, donc il ne faudrait pas de débat contradictoire, où tous les participants à la primaire, mon Dieu, débattraient, se répondraient les uns aux autres, non surtout pas.


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Claude Askolovitch : "Chaque candidat, chacun à son tour, l’un après l’autre, hein, mais jamais ensemble, vous voyez un peu le tableau que cela ferait"

Dans l’absolu pour Martine Aubry, ce qui serait pas mal, c’est qu’il y ait un pool de journalistes qui interroge chaque candidat, chacun à son tour, l’un après l’autre, hein, mais jamais ensemble, vous voyez un peu le tableau que cela ferait.

Et Laurent Fabius, qui a une certaine forme d’humour, a dit que lui-même, en 2005, quand il menait le camp du « Non » au référendum européen, contre son propre parti, eh bien lui il ne débattait pas physiquement contre des socialistes, ça, c’est l’humour de Laurent Fabius, c’était un peu le camp des : « ne débattons surtout pas ! ».


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Claude Askolovitch : "Ça, c’est l’humour de Laurent Fabius, c’était un peu le camp des : « ne débattons surtout pas ! »"

Et en face, en face, il y avait Manuel Valls, candidat minoritaire, donc qui veut un débat pour exister, il y avait Pierre Moscovici, pré-candidat minoritaire et qui veut un débat pour exister, et il y avait Guillaume Garot, député-maire de Laval, qui représentait Ségolène Royal.

C’est un vrai sujet, hein, cette histoire-là, parce qu’il y a une question de logique : le Parti socialiste est en train de convoquer le peuple, par millions espère-t-il, pour désigner son candidat, mais si ces candidats potentiels ne peuvent pas s’affronter, ça risque de donner l’impression d’un parti qui aurait peur de la politique.


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Claude Askolovitch : "Le Parti socialiste est en train de convoquer le peuple pour désigner son candidat, mais si ces candidats potentiels ne peuvent pas s’affronter, ça risque de donner l’impression d’un parti qui aurait peur de la politique"

Nicolas Poincaré : et donc ce que vous nous dites, Claude, c’est que cette primaire socialiste, ça commence mal.

Claude Askolovitch : très, très mal, parce qu’il y a un paradoxe, hein.

Les socialistes ont choisi les primaires pour trouver un candidat, et peut-être pour se nourrir politiquement. Plus que jamais ils auraient besoin de ces primaires après ce qui est arrivé à Dominique Strauss-Kahn, mais là brusquement, elles leur font peur.

C’est pas toujours des peurs malhonnêtes, hein, les socialistes regardent ce qui se passe entre Eva Joly et Nicolas Hulot, le tombereau de boue qui tombe sur Nicolas Hulot régulièrement, ils n’ont pas envie de ça. Ils ont peur aussi les socialistes qu’à l’arrivée de la primaire, ils auraient un candidat désigné contre un autre à 52% contre 48%, donc pas vraiment légitime.


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Claude Askolovitch : "Il y a aussi autre chose, c’est le réflexe de propriétaire des gens qui tiennent le Secrétariat national et l’appareil, clairement, il y a un réflexe de propriétaire autour des amis de Martine Aubry"

Et puis il y a aussi autre chose qui tient à la culture traditionnelle du PS, qui est plus forte que ses volontés de se renouveler, c’est le réflexe de propriétaire des gens qui tiennent le Secrétariat national et l’appareil, clairement, il y a un réflexe de propriétaire autour des amis de Martine Aubry, ils se disent qu’il n’y a aucune raison de faire exister les autres, et que peut-être quand Martine sera candidate, alors sa légitimité à la tête de la rue de Solférino écrasera tout.

C’est pas sûr. À l’arrivée, à l’arrivée, hein, il y aura certainement, a minima, UN débat dans la primaire socialiste, ce sera le débat qui départagera les deux finalistes de l’épreuve, donc logiquement selon les sondages, Hollande-Aubry, on a le temps, il n’est pas sûr que cela satisfasse Ségolène Royal, il n’est pas sûr non plus que cela contente les Français, qui ont envie de politique.


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Claude Askolovitch : "Il n’est pas sûr non plus que cela contente les Français, qui ont envie de politique"

Nicolas Poincaré : « Il n’est pas sûr… », nous dit Claude Askolovitch. Merci beaucoup, à demain.

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 12:10

 

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José Bové : "Si aujourd’hui on est ensemble, si demain, pourquoi pas, des choses se construisent dans le cadre d’une alternative, tant mieux, c’est ce qu’on veut tous. Mais aujourd’hui, on n’est pas là pour monter un coup"

José Bové, eurodéputé Europe Ecologie et vice-président de la commission Agriculture et développement rural au Parlement européen, a retrouvé Ségolène Royal après l’audience au tribunal de Poitiers mardi après-midi.

 

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Les "faucheurs volontaires" se présentent devant la présidente du tribunal juste avant le retrait des médias

La présidente de la Région Poitou-Charentes a rendu un hommage appuyé au « militantisme » des 8 « faucheurs volontaires » dont José Bové, en martelant :

« En donnant de la visibilité au danger des OGM, ils ont poussé le gouvernement à agir, ils ont informé les citoyens, qui aujourd’hui ont le droit de savoir ce qu’ils mangent. »


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Dans la salle du tribunal, juste avant le début de l'audience

Elle a aussi rappelé que ce militantisme des « faucheurs volontaires » et celui de la Région, qui a pris position dès 2004, à l’arrivée de Ségolène Royal à la tête de la Région, pour l’interdiction des OGM, se rejoignaient, car le champ fauché portait finalement atteinte « à la valeur travail de tous les paysans de la Région qui sont attachés à la qualité des AOC et des Labels Rouges », rappelant qu’à la moindre trace d’OGM du fait d’une dissémination du champ finalement fauché, tous les Labels et toutes les AOC leur auraient été retirés.

France 2, le mardi soir, au JT, rappelait que la guerre contre les OGM n’était en effet pas gagnée : jusqu’à 0,9% d’OGM peut se retrouver dans les aliments sans que mention en soit faite, et aucune garantie d’absence d’OGM ne peut être donnée pour les produits d’animaux, qui peuvent manger des OGM à longueur d’année sans que ça soit mentionné à la vente.

 

 

 

Dans cette lutte, José Bové et Ségolène Royal combattent du même côté, et peut-être même plus comme le rappelait José Bové à la Maison de Région, avant le procès, devant les caméras de BFM TV :

« Si aujourd’hui on est ensemble, si demain, pourquoi pas, des choses se construisent dans le cadre d’une alternative, tant mieux, c’est ce qu’on veut tous. Mais aujourd’hui, on n’est pas là pour monter un coup. »

 

 

Après le procès, Ségolène Royal s’est exprimée devant les caméras de la Nouvelle République, puis José Bové l’a remerciée, et Europe 1 a interrogé José Bové et Ségolène Royal sur  un éventuel « début d’une plateforme Verts-PS » :

« Est-ce équitable de condamner 7 faucheurs OGM qui finalement n’ont fait qu’appliquer un arrêté ministériel d’interdiction du maïs transgénique ? Est-ce équitable, et d’un autre côté de fermer les yeux sur les immenses profits que font les grandes firmes internationales en, finalement, mettant en danger notre sécurité alimentaire et sanitaire. Non, ce n’est pas équitable.

Et donc effectivement, c’est un acte de militantisme, heureusement qu’il reste du militantisme, vous voyez, quand le docteur Frachon dénonce le Mediator, elle aussi elle fait un acte de militantisme. Elle est tenue au secret médical, et pourtant elle a farouchement dénoncé, il y a eu plusieurs centaines de morts dans ce médicament. Il aurait mieux valu continuer à se taire ?

 

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Au tribunal...

Eh bien moi je crois que les gens qui ont le courage de prendre la parole, de dire un certain nombre de choses, eh bien, écoutez, il n’y a rien de dramatique, on a fauché un champ, c’est vrai que c’est une atteinte au droit de propriété, bon, eh bien voilà, le tribunal, je pense, va juger en son âme et conscience.

Mais il est vrai aussi que ce qu’on a jamais dit, c’est que ce champ OGM contaminait le champ voisin, d’agriculteurs qui eux voulaient cultiver sans OGM, donc portait aussi atteinte à la propriété du champ voisin, et portait atteinte aussi à la valeur travail de tous les paysans de la Région qui sont attachés à la qualité des AOC et des Labels Rouges.

 

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Au tribunal...

Si dès 2004 j’ai décidé avec la majorité régionale, d’interdire tout de suite dès mon élection les OGM dans la Région, c’est parce que toutes les productions de qualité reconnues par les AOC, la race Parthenaise, la viande rouge, l’agneau du Poitou-Charentes, les fromages, le beurre AOC qui est un des 2 seuls beurres de France Appellation d’Origine Contrôlée, tout cela était menacé parce que si on avait trouvé dans les analyses la moindre trace d’OGM, tous les Labels et toutes les Appellations d’Origine Contrôlée nous auraient été retirés.

 

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Après l'audience...

Est-ce que je devais accepter ça ? Non, je n’accepte pas cela. Et donc moi je leur suis reconnaissante, au-delà, bien sûr, des critères juridiques, il appartient au tribunal de trancher, je leur suis reconnaissante parce qu’en donnant de la visibilité au danger des OGM, ils ont poussé le gouvernement à agir, ils ont informé les citoyens, qui aujourd’hui ont le droit de savoir ce qu’ils mangent. »

 

 

 

Puis au micro d’Europe 1, José Bové a remercié Ségolène Royal, et tous les deux ont répondu à deux dernières questions du journaliste :

« José Bové : voilà, je voulais te remercier au nom de l’ensemble des prévenus, et pour dire que, voilà, ce combat pour une agriculture paysanne sans OGM, mais aussi sans pesticide, c’est un combat commun et qu’on continuera à mener ensemble, moi maintenant au Parlement européen, et puis toi dans ta Région. Voilà.

Ségolène Royal : eh bien écoute, en tout cas, c’est une cause très importante, je pense que les Français ont envie de la sécurité alimentaire et sanitaire. Et les paysans ont envie de vivre de leur travail.

José Bové : tout à fait.

Ségolène Royal : voilà. (Rires de José Bové et de Ségolène Royal)

Europe 1 : en Poitou-Charentes et peut-être au-delà, parce que vous savez qu’elle est candidate quand même à l’élection primaire et à l’élection présidentielle ?

José Bové : alors, là, on est au tribunal, et de toute façon on se retrouvera tous à un moment donné pour créer une véritable alternative en 2012. Je crois qu’aujourd’hui on montre la réalité de ce qu’on peut faire de manière différente.

Ségolène Royal : oui, avec les mêmes valeurs, surtout.

Europe 1 : c’est le début d’une plateforme Verts-PS, là, quand je vous écoute ?

Ségolène Royal : eh bien pourquoi pas ? Ça viendra.

José Bové : on y travaille.

Ségolène Royal : on y travaille. (Rire de José Bové) »

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 13:55

 

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Il y a 3 jours, Jean-François Macaire a accordé une interview à l’occasion de la sortie aujourd’hui de son livre En route pour le vrai changement, postfacé par Ségolène Royal.

Le premier vice-président du Conseil régional de Poitou-Charentes, nous invite, aujourd’hui mercredi 15 juin 2011 à 14h30 à la librairie Joseph Gibert, 26-34 boulevard Saint-Michel à Paris (VIe arrondissement). Il présentera son livre en présence de Ségolène Royal.

Au cours de l’interview, Jean-François Macaire nous révèle quels sont les atouts de Ségolène Royal dans la primaire socialiste et dans la présidentielle de 2012, ce qu’elle a que les autres n’ont pas et qui la rend incontournable pour apporter le Changement en 2012 aux Français qui n’en peuvent plus de ce sarkozysme qui les a non seulement déçu – Jean-François Macaire parle de « mensonge » – mais qui a aussi abîmé la France tant sur la scène internationale que sur la scène intérieure.

Parmi les nombreux atouts cités de la candidate à la primaire socialiste, le fait que Ségolène Royal non seulement gère bien sa Région, comme « tous les grands élus de gauche », mais innove :

« Alors je pense qu’effectivement la ville de Lille, avec Martine Aubry, est bien gérée, le Conseil général de Corrèze, il est bien géré par François Hollande. Nicolas Hulot est un communiquant, je crois, intéressant pour la cause écologique, il a fait des belles émissions de télévision. Eva Joly, elle a su tenir tête, effectivement, aux grandes puissances sur les questions écologiques. Mais aucun de ces candidats, ou de ces candidates, n’a réellement construit des nouvelles réponses, or c’est là l’enjeu. »

Egalement le fait que le ‘laboratoire’ régional est bien plus qu’un laboratoire où on brasse des idées sans agir ; comme Jean-François Macaire le rephrasait ailleurs hier il développe ici l’idée suivante :

« La Région Poitou-Charentes, c’est un laboratoire d’idées, bien sûr, peut-être plus qu’un laboratoire, c’est-à dire qu’on n’est pas dans des éprouvettes, on n’est pas en train de brasser des idées, de les comparer, de les jauger, non, on est sur un pilote industriel, c’est-à-dire des essais en vraie grandeur, plus un prototype peut-être de ce que pourrait être une politique de gauche. »

 

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Autre fait : la transposabilité au niveau national de l’expérience régionale ! Poitou-Charentes est au-delà du laboratoire, déjà le prototype éprouvé sur le terrain de politiques applicables nationalement, avec le colossal effet démultiplicateur des énormes ressources de l’Etat :

« Il y a effectivement une différence d’échelle. Mais on peut la positiver, cette différence d’échelle. Mais une région, c’est aussi des moyens extrêmement limités, financièrement. Mais oui, mais justement, imaginons que, avec ce que représente la puissance de l’Etat, avec ces mêmes outils, avec cette démarche de reprise en main de l’industrie, de mobilisation des forces vives, de soutien aux PME, on peut imaginer que là on peut avoir un effet démultiplicateur énorme, précisément. […]

La Région Poitou-Charentes, c’est déjà le pilote industriel, c’est-à-dire en réel, ce n’est pas uniquement en éprouvette, mais dans la réalité, dans la réalité des choses, eh bien on a réussi déjà à montrer » que les politiques marchent. »

Enfin, citons le fait que Ségolène Royal est à la pointe des idées et des applications dans la région en matière d’écologie et d’excellence environnementale, ou de sécurités, toutes les sécurités, sociales, dans la rue, alimentaires :

« Pour un écologiste, je me dis, si je devais choisir sur ce critère, c’est vrai que j’aurais quelques préventions par rapport aux candidats présentés par le Parti Vert aujourd’hui, parce que je ne sens pas une capacité suffisamment large pour emmener la France vers une mutation écologique profonde. Et cette volonté, elle existe chez Ségolène Royal, elle existe pas beaucoup au Parti socialiste, mais ça évolue, les idées de Ségolène Royal ont percolé. »

« La seule aujourd’hui qui arrive à avoir un discours cohérent sur l’ensemble des sécurités, c’est à dire à la fois les sécurités des biens et des personnes, mais aussi des sécurités sociales, c’est Ségolène Royal, qui porte ce discours-là, en disant : on ne peut pas parler d’une sécurité sans parler de l’autre. »

Frédérick Moulin

 

Macaire1 par scopitone86


Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal

Jean-François Macaire, vous êtes premier vice-président du Conseil régional de Poitou-Charentes, vous travaillez donc avec Ségolène Royal, et là vous sortez un ivre sur elle, c’est quoi ça, un livre de révélations, de confidences ?

Alors ça n’est pas du tout un livre de confidences. C’est, dans le contexte d’aujourd’hui justement, un livre qui est très différent de ce qu’on peut entendre sur les élections primaires organisées par le Parti socialiste.

Pourquoi ? Parce que pour le moment, on entend surtout parler des personnes, des personnalités, de leurs stratégies pour essayer de gagner cette compétition, mais on n’entend pas tellement parler de leurs idées, de ce qu’ils portent, de ce qu’ils ont fait, de ce qu’ils ont prouvé jusqu’à présent, et moi qui suis proche par définition, puisque je suis vice-président du Conseil régional de Poitou-Charentes, je suis proche de Ségolène Royal, eh bien moi je veux témoigner de sa vision de la politique, de sa vision de l’avenir de la France, et aussi de sa capacité à faire changer les choses, elle l’a montré, et c’est pourquoi j’ai écrit ce livre.

Alors, le contenu, c’est de l’économie, c’est quoi exactement ? Ça se présente comment, c’est structuré comment ?

Eh bien, c’est finalement un récit de ce qui s’est passé, je dirais, de particulier. La Région Poitou-Charentes a vécu, comme toutes les régions, un certain nombre de difficultés, un certain nombre de réussites, mais la différence en Poitou-Charentes, c’est que sous l’impulsion de Ségolène Royal, nous avons expérimenté de nouvelles réponses, qui sont, je crois, les plus appropriées dans le contexte où nous sommes aujourd’hui, avec deux grands enjeux : un enjeu pour maintenir la capacité de la France à exister économiquement dans le monde, et un enjeu plus global de survie de la planète et de modification profonde de notre vie et de notre économie par rapport aux enjeux écologiques.

Alors bon, on a souvent dit : le Poitou-Charentes, ça va servir de laboratoire. Mais bon, les Picto-Charentais ne sont pas des cobayes, je pense que ça se passe autrement. Qu’est-ce que vous avez fait de particulier qui justifie ce livre-là ?

Eh bien une région, évidemment, ça n’est pas le pays, hein. Donc elle a des limites, et Ségolène Royal les a utilisées, je dirais, a utilisé les ressources de la Région, les compétences, au maximum de ce qu’elle pouvait faire, peut-être là bien davantage que ce qui a été fait jusqu’à présent.

D’abord, par la capacité d’intervention de la Région sur la politique industrielle. Nous sommes dans un pays où on fait surtout de l’accompagnement : là ça a été différent. Ségolène Royal a d’entrée de jeu posé un plan stratégique de développement industriel sur un certain nombre de secteurs d’éco-industries, c’est-à-dire donc les produits écologiques, et elle a bâti ce projet industriel d‘abord en réappropriant publiquement les brevets, la propriété industriel. C’est tout à fait nouveau, ça n’existait pas jusqu’à présent.

 

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Deuxième élément, pour arriver à faire émerger ce secteur industriel à partir de l’existant, c’est-à-dire des entreprises industrielles qui sont en difficulté, dans notre Région comme partout, eh bien Ségolène Royal a été très loin dans l’intervention du Conseil régional au sein même des entreprises. Et ça a été, pour l’entreprise Heuliez qui était au bord de la disparition en 2008-2009, eh bien ça a été une grande innovation, la Région Poitou-Charentes est devenue propriétaire d’une partie du capital, et ce faisant, elle a fait un effet de levier qui a permis par la suite, d’une part de sauver l’entreprise, de tenir pendant un an dans des conditions extrêmement difficiles, et ensuite de trouver un investisseur privé, un industriel, qui est venu, intéressé, je dirais, par ce projet industriel porté par la Région et par les salariés de l’entreprise Heuliez.

Ce qui se fait en Région, on entend souvent dire : « On peut le généraliser à toutes la France. ». Mais est-ce qu’il n’y a pas un problème d‘échelle, quand même, est-ce que les problèmes se posent de la même manière quand on parle du Poitou-Charentes et quand on parle de la France ? Et, sur un exemple très, très précis, ce qui s’est fait au niveau industriel, ce qui est envisagé au niveau bancaire, comment vous voyez ça au niveau de la France ?

Eh bien je dirais, il y a effectivement une différence d’échelle. Mais on peut la positiver, cette différence d’échelle.

C’est vrai qu’elle existe, dans un premier temps, on regarde une région, 1,7 millions d’habitants, petite région, rurale, est-ce que c’est bien la France ? Evidemment, non, ce n’est pas la même échelle.

Mais une région, c’est aussi des moyens extrêmement limités, financièrement, donc on va dire, eh bien, c’est….

Mais oui, mais justement, imaginons que, avec ce que représente la puissance de l’Etat, avec ces mêmes outils, avec cette démarche de reprise en main de l’industrie, de mobilisation des forces vives, de soutien aux PME, on peut imaginer que là on peut avoir un effet démultiplicateur énorme, précisément.

Donc le laboratoire régional, il est tout à fait comparable au laboratoire de recherche dans lequel le chercheur, je dirais, dans une éprouvette ou dans un milieu un petit peu fermé, va commencer par voir ce qui marche, et puis ensuite on va avoir un pilote industriel qui va définir les conditions pour que ça marche, et puis après on va avoir l’usine elle-même qui va faire la réalisation.

Eh bien je dirais, la Région Poitou-Charentes, c’est déjà le pilote industriel, c’est-à-dire en réel, ce n’est pas uniquement en éprouvette, mais dans la réalité, dans la réalité des choses, eh bien on a réussi déjà à montrer par exemple qu’il est possible de conduire un politique industrielle nouvelle, de faire émerger une filière de véhicules électriques dans une région comme Poitou-Charentes, de faire émerger une filière photovoltaïque, d’aller vers l’autonomie énergétique beaucoup plus rapidement que les discours qu’on peut entendre, donc tout cela, c’est une petite réalité, mais qui ne demande qu’à grandir, et là, il n’y a pas de problème d’échelle, au contraire, plus l’échelle est importante, et plus les leviers seront importants.

Alors, Ségolène Royal a la réputation de ne pas être quelqu’un de très facile. On a vu l’accueil avec Nicolas Sarkozy à La Rochefoucauld récemment, c’était assez drôle d’ailleurs, est-ce qu’i est facile de travailler avec elle ?

Assez difficile peut-être, mais pour autant, extrêmement motivant parce que Ségolène Royal est très exigeante, tant avec elle-même qu’avec les gens avec lesquels elle travaille. Ce qui est caractéristique de Ségolène Royal, c’est qu’elle dit, quand il y a un problème qui est identifié, et sur la base des valeurs que nous portons, si nous avons des solutions, pourquoi attendre ? Pourquoi attendre pour les mettre en œuvre ? C’est, je crois, ce qui caractérise très fortement Ségolène Royal.

 

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Elle n’est pas dans le temps administratif, politique, des réformes dont on parle, des effets d’annonces qui n’arrivent jamais. Elle est dans le temps du citoyen, et il faut agir, bien sûr avec réflexion au départ, écoute, la démocratie participative c’est ça, on écoute, on agit vite et efficacement, et ensuite, on se place sous le regard des citoyens en permanence pour évaluer, est-ce que l’action qu’on a menée est bonne, est-ce qu’elle a des défauts, est-ce qu’il faut la revoir.

Et en permanence avec Ségolène Royal, il y a cette exigence à la fois de réflexion, d’action, rapide, efficace, ciblée, allant directement vers l’objectif recherché, et ensuite, cette évaluation permanente pour permettre de revoir les choses quand elles sont mal parties, et on l‘a fait bien des fois, et c’est parfois bien nécessaire, bien sûr, hein, ce n’est pas toujours un  fleuve tranquille.

Donc voilà, je dirais, la caractéristique de Ségolène Royal, donc c’est vrai que ça peut paraître un peu difficile parfois, parce que le rythme est élevé, les exigences sont élevées, mais je dirais, c’est tellement stimulant et tellement passionnant de travailler comme ça, que je le souhaite à tout le monde.

Alors, il y a une ambiguïté avec elle quand même, c’est que les médias, et puis la droite en général, mais pas que la droite, s’évertuent à la couvrir de tous les maux, à la repeindre en noir, et dans le même temps, tous ces gens-là, les mêmes gens, réutilisent ce qu’elle proposait depuis 4 ou 5 ans et on a vraiment des choses identiques actuellement qui sortent comme étant des nouveautés. On voit des candidats potentiels actuellement avoir la même démarche que vous avec ce livre, par exemple, par rapport à leur ville, à leur région ou leur département. C’est quoi cette ambiguïté ? On veut la tuer ?

Eh bien, moi je crois qu’il y a une différence quand assez nette entre tous ces candidats à la présidentielle, qui sont de gauche, que ce soient d’ailleurs les écologistes ou les socialistes. Il n’y a pas eu de leur côté, des autres candidats, cette démarche d’expérimentation comme Ségolène Royal l’a conduite en Poitou-Charentes, c’est-à-dire que, oui, on gère bien nos collectivités, tous les grands élus de gauche gèrent bien leurs collectivités, ça c’est très bien, et c’est vrai aussi pour Poitou-Charentes, mais il n’y a pas eu cette volonté de se confronter aux difficultés en inventant des nouvelles réponses. On n’a pas vu ça ailleurs, hein.

Alors je pense qu’effectivement la ville de Lille, avec Martine Aubry, est bien gérée, le Conseil général de Corrèze, il est bien géré par François Hollande. Nicolas Hulot est un communiquant, je crois, intéressant pour la cause écologique, il a fait des belles émissions de télévision. Eva Joly, elle a su tenir tête, effectivement, aux grandes puissances sur les questions écologiques. Mais aucun de ces candidats, ou de ces candidates, n’a réellement construit des nouvelles réponses, or c’est là l’enjeu.

 

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Moi je crois qu’il y a deux enjeux dans cette élection présidentielle en 2012. Le premier enjeu pour la gauche, et même pour une partie de la droite, il faut bien le dire, c’est de se débarrasser d’un président élu sur un mensonge, sur une supercherie, c’est Nicolas Sarkozy, on l’a vu d’ailleurs faire une sorte de meeting devant les agriculteurs à La Rochefoucauld, avec ses amis de l’UMP. Je crois qu’on en a assez, il ne porte pas une belle image de la France.

Mais il y a aussi d’autres enjeux, des enjeux très lourds : est-ce que la France va arrêter son déclin industriel ? Es-ce qu’elle a un avenir, ou est-ce qu’elle va être entièrement aspirée, avalée par la mondialisation sans pouvoir maîtriser son destin ? Est-ce que la France va continuer à aller dans le mur du point de vue du tout-pétrole ou du tout-nucléaire ? Est-ce que la France va effectivement être capable de créer des richesses nouvelles pour les redistribuer, pour assurer cette retraite à 60 ans, pour assurer cette solidarité que nous voulons tous ?

Sur ces questions-là, si nous n’innovons pas, nous savons que nous n’aboutirons pas. Et donc celle qui a innové, qui a inventé de nouvelles réponses, c’est Ségolène Royal, moi, honnêtement, je ne vois pas d’autres exemples dans le paysage politique à gauche en France aujourd’hui.

Il y a quelques temps, la responsable des Verts, ici, régionalement, nous expliquait que Ségolène Royal avait tout compris à l’écologie, et le PS rien du tout. Aujourd’hui, est-ce qu’il ne serait pas normal de considérer, finalement, que la véritable candidate écologiste, c’est Ségolène Royal ?

Alors c’est sûr que pour un écologiste, moi j’en fais partie, je me dis, si je devais choisir sur ce critère-là, c’est vrai que j’aurais quelques préventions par rapport aux candidats présentés par le Parti Vert aujourd’hui, parce que je ne sens pas une capacité suffisamment large pour emmener la France vers une mutation écologique profonde.

Et cette volonté, elle existe chez Ségolène Royal, elle existe pas beaucoup au Parti socialiste, mais ça évolue, les idées de Ségolène Royal ont percolé, elles sont ressorties, je dirais. Autant l’appareil du PS a voulu écarter Ségolène Royal, limiter son influence, on a vu le Congrès de Reims, autant les idées, elles, elles sont passées à travers ce filtre-là, elles ont remonté, sur la question écologique, sur la question sociale, sur la question sociétale, en terme notamment de sécurité.

La seule aujourd’hui qui arrive à avoir un discours cohérent sur l’ensemble des sécurités, c’est à dire à la fois les sécurités des biens et des personnes, et il y a toujours, et encore plus, les années Sarkozy n’ont rien apporté, au contraire ça s’est dégradé de ce point de vue là en France, donc, mais aussi des sécurités sociales, de la lutte contre la précarité, de ces millions de gens qui ne savent pas le mois prochain, le mois suivant, comment ils vont s’en sortir, eh bien cet ensemble de sécurités, c’est Ségolène Royal qui porte ce discours-là, en disant : on ne peut pas parler d’une sécurité sans parler de l’autre.

 

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Eh bien cette idée-là elle a commencé à germer un petit peu au Parti socialiste, et on a eu des réponses nouvelles dans le projet, c’est pour ça d’ailleurs qu’autour de Ségolène Royal, on a validé le projet du PS, parce que finalement, il avait remis au goût du jour les propositions de Ségolène Royal de 2007, qui sont intéressante non pas parce que c’est Ségolène Royal qui les porte, elles sont intéressantes parce qu’elles sont adaptées, elles sont en phase avec les grands enjeux de la France d’aujourd’hui, les enjeux d’une société qui doit retrouver de la solidarité, les enjeux d’une économie et d’une société qui doivent aller à fond vers l’écologie, qui doivent cesser d’aller [vers] ces chimères sur ce nucléaire qui va tout résoudre, sur les bassines d’eau – parce qu’il y a la sécheresse on va faire des retenues – c’est la fuite en avant.

Eh bien Ségolène Royal propose autre chose, elle propose une autre approche écologique, ses idées avancent.

Et je crois que dans les primaires, qu’est-ce qui va se passer, j’espère ? C’est qu’on va pouvoir débattre. C’est pour ça aussi que je fais un livre, c’est pour qu’on débatte. Moi je suis prêt à entendre les critiques et à accepter le débat. Je ne suis pas sûr d’avoir raison sur tout. Mais si nous arrivons à ce débat, eh bien les électeurs des primaires, c’est-à-dire le peuple de gauche, finalement, pourra faire un choix, non pas seulement sur des personnes, où on plaisante sur les images des uns et des autres, non, c’est sur ce qu’on veut que porte la France demain, que soit la France, que porte la France, l’image qu’elle pourra porter demain au plan international.

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 11:21

 

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Huit « faucheurs volontaires » de maïs OGM MON810 de Monsanto sont passés en jugement hier au tribunal de Poitiers, dont José Bové, député européen Europe Ecologie et vice-président de la Commission agriculture et développement rural au Parlement européen. Ségolène Royal a été appelée par les 8 faucheurs à témoigner en tant que présidente de la Région Poitou-Charentes, qui dès 2004, à son arrivée à la tête de la région, s’était engagée sur l’interdiction des OGM sur l’ensemble du territoire régional.

Avant le témoignage au tribunal, Ségolène Royal et José Bové ont tenu un point presse à la Maison de Région, où étaient également présents les faucheurs volontaires, ainsi que les deux vice-présidents du Conseil régional concernés, tous deux agriculteurs et appartenant à la majorité régionale, Benoît Biteau (agriculteur bio, spécialiste des problèmes de l'eau), président de la Commission Ruralité – Agriculture, et Serge Morin (Europe Ecologie), président de la Commission Eau – Littoral – Biodiversité.

Interpelée par un journaliste après sa déclaration lors du point presse sur le fait de savoir si « en pleine campagne des primaire », c’était « intéressant d’être là », sous-entendant qu’il s’agissait d’un ‘coup’ médiatique, Ségolène Royal a vivement réagi et a rappelé notamment trois point :

« Ecoutez, moi je voudrais simplement dire, il faut cesser de dégrader les causes pour lesquelles on se bat. Voilà. Et cette échéance du tribunal a été fixée indépendamment de notre volonté à l’un et à l’autre, la date du tribunal est connue depuis longtemps, la convocation est faite depuis longtemps [13 mai 2011, NdlR], l’engagement de venir remonte à combien [se tournant vers José Bové, puis répondant en chœur avec lui] plusieurs mois, je pense.

Donc voilà, il y a quand même des enjeux très importants dans l’avenir des OGM. […] Donc moi j’aimerais bien qu’à un moment, de temps en temps, même s’il y a d’autres échéances, on puisse quand même sérieusement aborder les problèmes pour montrer que des solutions concrètes existent à l’angoisse des Français, et au-delà des français, à l’angoisse des citoyens, qui se demandent s’ils vont pouvoir continuer à manger à leur faim, s’ils vont pouvoir accéder à une agriculture de qualité, s’il y a d’autres solutions qui sont possibles. […]

Donc je crois qu’à un moment il y a un minimum de respect […] Car un certain nombre de personnes ont intérêt à gadgétiser cet enjeu sur les OGM. Pourquoi ? Parce que l’interdiction des OGM n’est pas définitive. Les puissances financières de Monsanto sont considérables. Donc il va y avoir, je le sais, des tentatives pour gadgétiser ce qui est en train de se passer aujourd’hui. »


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Ségolène Royal réagit à l'interpellation d'un journaliste sur ce qui serait selon lui un 'coup' médiatique pour les primaires : de gauche à droite : les vice-présidents du Conseil régional Serge Morin (Europe Ecologie) et Benoît Biteau (derrière José Bové), tous deux agriculteurs, José Bové, une "faucheuse volontaire" d'OGM, et Ségolène Royal

Au cours de son intervention ci-dessous, Ségolène Royal a rappelé les trois raisons d’être de son témoignage, puis les a expliquées :  

« Le sens de mon témoignage est triple : d’abord je vais valoriser le rôle de devoir d’alerte que ces faucheurs volontaires ont exprimé contre des parcelles de maïs OGM MON810. […]

La deuxième raison de ce témoignage, c’est de constater que finalement ce devoir d’alerte a été entendu et efficace, puisqu’un arrêté ministériel du 7 février 2008 a interdit l’utilisation de l’OGM MON810.[…]

Et puis la troisième raison d’être de ce témoignage, c’est de démontrer que des alternatives agronomiques et génétiques existent et qu’elles peuvent permettre de relever le grave défit alimentaire mondial bien plus efficacement que des OGM tels qu’ils sont conçus aujourd’hui. »

Frédérick Moulin

 

Royal soutient Bové par robinwood-lelouch

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

[…] Monsieur José Bové et les faucheurs volontaires qui faisaient l’objet donc de ce procès au tribunal de Poitiers.

Comme vous le savez, la Région Poitou-Charentes s’est engagée dès 2004 sur l’interdiction des OGM, sur son territoire national. C’est pourquoi, lorsque José m’a sollicitée pour savoir si j’accepterais de me porter témoin lors de ce procès, nous avons accepté. Et contrairement à ce que j’entends dire ici ou là, je ne m’invite pas à l’improviste à ce procès puisque j’ai reçu une convocation en bonne et due forme du tribunal le 13 mai dernier, et c’est vraiment très volontiers que je suis aux côtés des faucheurs volontaires, parce que je pense que l’enjeu de l’agriculture durable, de la mutation écologique de l’agriculture, de la protection sanitaire, mérite d’autres solutions que celle qui consiste à recourir aux OGM.

Le sens de mon témoignage est triple : d’abord je vais valoriser le rôle de devoir d’alerte que ces faucheurs volontaires ont exprimé contre des parcelles de maïs OGM MON810, et je suis d’autant mieux placée pour le faire que lorsque j’étais ministre de l’Environnement, il y a 20 ans de cela, j’avais déjà fait voter une loi encadrant les OGM, et donc je sais d’expérience que ces textes qui affrontent un certain nombre de lobbys puissants restent lettres mortes dès lors que les citoyens ne s’en saisissent pas. Et donc la visibilité d’un certain nombre d’actions représente à mes yeux un travail de devoir d’alerte.

D’une certaine façon, c’est également ce que la Région a fait, puisqu’en délibérant en 2004 pour dire qu’il n’y avait pas d’OGM sur son territoire, elle est allée au-delà de ses strictes compétences juridiques. La meilleure preuve, c’est que les centaines de communes qui ont été ensuite assignées par le préfet devant le tribunal administratif, avaient, elles, la compétence par arrêté municipal d’interdire les OGM sur leur territoire.

Donc la Région aussi en délibérant avait voulu accomplir, et d’ailleurs c’était la première décision qui a été prise dès mon élection en 2004, en déclarant la Région hors OGM, avait voulu également accomplir un devoir d’alerte pour que les pouvoirs publics se saisissent de dette question-là, ne l’étouffent plus, et que la loi du silence ne vienne pas empêcher un débat majeur, non seulement pour l’avenir de la santé des citoyens, mais aussi pour l’équilibre alimentaire à l’échelle de la planète.

La deuxième raison de ce témoignage, c’est de constater que finalement ce devoir d’alerte a été entendu et efficace, puisqu’un arrêté ministériel du 7 février 2008 a interdit l’utilisation de l’OGM MON810.

Donc vous voyez bien qu’à partir du moment où il y a eu de actions visibles, les pouvoirs publics ont été obligés de bouger. Et, soit dit en passant, c’est souvent vrai pour toutes les catastrophes sanitaires. On pourrait citer la question de la sécurité nucléaire, le problème de l’amiante, les problèmes liés au Mediator.


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À gauche de Ségolène Royal, le vice-président de la Commission agriculture et développement rural du Parlement européen José Bové, et le vice-président de la Commission agriculture et ruralité de la Région Poitou-Charentes Benoît Biteau, également agriculteur bio et spécialiste de l'eau

On voit bien que ce qui révolte aujourd’hui les gens lorsqu’ils sont directement victimes de malversations, d’abus de pouvoir et d’abus de position dominante, et de recherche effrénée du profit par des firmes qui ont tous les pouvoirs face à des citoyens qui n’en ont aucun, tout simplement parce que les pouvoirs publics souvent n’ont pas le courage de rétablir un juste équilibre des forces par rapport à la protection de l’intérêt général, on voit bien que le militantisme est une action nécessaire, donc il appartiendra au tribunal de prendre sa décision, mais est une action nécessaire quant au devoir d’alerte démocratique, qui en plus, dans le cas qui nous rassemble aujourd’hui, a été particulièrement efficace puisqu’aujourd’hui le MON810 est interdit sur l’ensemble du territoire national.

Et puis la troisième raison d’être de ce témoignage, c’est de démontrer que des alternatives agronomiques et génétiques existent et qu’elles peuvent permettre de relever le grave défit alimentaire mondial bien plus efficacement que des OGM tels qu’ils sont conçus aujourd’hui.

Et je le démontrerai à partir des actions que nous menons dans la Région Poitou-Charentes, où l’on voit que si, sur ces questions de mutation écologique de l’agriculture, l’ensemble des pouvoirs publics pouvaient peser dans la même direction, on en est encore loin quand on voit la crise que subissent les éleveurs aujourd’hui, on n’arrive même pas à obtenir de l’Etat une réquisition d’une partie des exportations de céréales pour nourrir les troupeaux, qui sont obligés d’aller à l’abattoir, on voit bien qu’un déficit d’autorité de l’Etat lorsqu’il faut rétablir une équité dans l’organisation des pouvoirs à l’échelle d’une société, détruit d’un côté des citoyens, des individus, des professions qui sont en situation de faiblesse, et renforce d’un autre côté les positions dominantes.

Moi je crois qu’un Etat équitable, c’est un Etat qui a le courage de rétablir des règles du jeu qui permettent non seulement à chacun de vivre de son travail, mais en plus qui permettent des règles d’organisation de la société, et des règles d’organisation au niveau mondial qui sortent des millions et des centaines de millions de citoyens de la famine, puisqu’on sait que notre terre a à la fois la capacité de produire suffisamment pour nourrir tout le monde et qu’un déficit d’organisation, l’injustice dans l’organisation des pouvoirs, plongent certains dans la famine, et d’autres leurs permettent de spéculer sur les matières premières agricoles, et c’est de cet ordre injuste-là, donc, que je ne veux plus.

Et c’est pour ça que l’action courageuse de celles et deux qui aujourd’hui se retrouvent devant le tribunal, et qui, grâce à cette action ont permis à l’intérêt général de progresser, à la santé publique d’être protégée, et à l’invention d’un nouvel équilibre du monde de se mettre en place, eh bien c’est vraiment tout naturellement que je viens en appui de leur action, et en témoignage au cours de ce procès.

Voilà. Je vous remercie de votre attention et je passe la parole à José Bové.

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 10:22

254396 2049809372677 1467755058 32275951 5365806 n[1]Argumentaires idées fausses

Des idées les plus « basiques » aux plus « réfléchies »

 

1/ « Ségolène Royal est stupide »

Cela voudrait dire que François Mitterrand s’entourait de gens  stupides puisqu’elle a fait partie de son équipe rapprochée à l’Elysée  et de ses équipes ministérielles, avec des gens comme Attali, Delors, Védrine, Lang, Fabius, Aubry, Bianco et d’autres ; imagine-t-on François Mitterrand travaillant pendant six ans avec une conseillère « stupide » ?

Cela voudrait dire que les examinateurs de l’ENA se font un devoir de donner la priorité aux gens bêtes pour un concours qui est un des plus difficiles de France.

Cela voudrait dire que depuis 20 ans, les électeurs de Poitou- Charentes élisent invariablement une personne qui se distinguerait par son manque d’intelligence…

 

2/ « Ségolène Royal est incompétente »

Elle a été deux fois ministres, quatre fois députée depuis 1988 (dans une circonscription dite acquise à la droite), conseillère générale des Deux-Sèvres, ; elle est présidente de région réélue en 2008 avec plus de 60% des suffrages. Elle a été conseillère de François Mitterrand pendant six ans.

Elle est l’auteur de plus de dix ouvrages dont une analyse politique sur la France écrite en partenariat avec Alain Touraine. Elle travaille régulièrement avec Edgar Morin.

Outre son expérience politique nationale, elle est vice-présidente de l’Internationale socialiste et vice-présidente de l’Association des Pays francophones. Elle a créé des partenariats entre le Poitou-Charentes et plusieurs autres régions à travers le monde. Elle a établi des liens de respect et d’amitié réciproques avec nombre de chefs d’état et de gouvernement en Europe et en dehors de l’Union.

Elle est probablement une des meilleures spécialistes politiques des questions environnementales, ayant été ministre de l’environnement dans le gouvernement Bérégovoy et ayant fait du Poitou-Charentes une des régions les plus performantes en la matière.

 

3/ Ségolène Royal n’y connaît rien en économie

Son cursus universitaire prouve déjà le contraire : elle a obtenu une licence en sciences économiques avant de réussir Sciences Po et l’ENA.

Ses réalisations dans la région Poitou-Charentes prouvent qu’elle est tout le contraire d’une incompétente. La région Poitou-Charentes est la seule région de France à ne pas avoir augmenté les impôts locaux depuis 2005, grâce à des économies substantielles dans les postes de dépenses superflus. La majorité de gauche de la région n'a augmenté les impôts qu'une seule fois, en début de mandat en raison de la  situation financière dégradée laissée par l'équipe sortante. La dette publique de la région est en baisse constante, (ex. moins 6 millions d'euros en 2008) respectant ainsi l'objectif de stabilisation fixé par le conseil régional.

Ce qu’elle a su faire au niveau de sa région, elle sera certainement capable de la faire au niveau du pays.

 

4/ Ségolène Royal est seule

Chacun de ses déplacements, chacune de ses réunions rassemblent plusieurs centaines de participants, y compris dans les lieux dits « reculés » alors que la campagne des primaires n’est pas commencée. 800 participants au dernier meeting de Toulouse, 1200 à Poitiers, 400 à Laval (50 000 habitants), 400 à Bully-les-Mines (10 000 habitants).

Ses universités populaires participatives rassemblent régulièrement quelque 800 personnes à Paris et se multiplient dans les banlieues et les régions. On y retrouve la participation de personnalités très diverses qu’il s’agisse de Régis Debray, Jean-Pierre Chevènement, Edwy Plénel, Stéphane Hessel, Hélène Cixous, Pascal Boniface, Jacques Attali, Massimo D’Alema…

L’association qui la soutient, Désirs d’Avenir, compte 10 000 adhérents.

Son équipe rapprochée est constituée de personnalités plutôt jeunes, qui ont depuis 2007, largement prouvé leur fidélité et leur constance.

Elle conserve le soutien et l’amitié de personnalités comme Edgar Morin, Ariane Mnouchkine,  Lévy  ou Pierre Bergé qui ne recherchent ni postes ministériels ni prébendes…

 

5/ Ségolène Royal divise le PS, elle n’est pas unitaire

Elle a rassemblé 50% (si ce n’est plus) de militants sur son nom au Congrès de Reims face à une palette de courants divers.

Sa liste pour les élections au Conseil régional a rassemblé socialistes, communistes, verts, Modem, syndicalistes, agriculteurs…

C’est elle qui a inspiré le processus des primaires ainsi que l’engagement au respect du vote garanti par une Commission d’éthique.

C’est elle qui tient à rassembler ainsi au-delà du PS l’ensemble des Français qui souhaitent un changement politique dans ce pays.

 

Lucile et Laetitia

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 00:30

5832823538_0b9d2f6408-1-.jpg    Ségolène Royal est venue défendre les 8 faucheurs volontaires, dont José Bové, comparaissant ce mardi 14 juin devant le tribunal correctionnel de Poitiers, pour avoir fauché en 2008 deux parcelles d’essais de maïs OGM de la société Monsanto.

La candidate socialiste et le député européen Europe Ecologie les Verts, n’ont pas l’intention de laisser les puissantes sociétés comme Monsanto faire leur loi sur le sol de France avec la complicité de certains pouvoirs.

Dans le rapport de forces avec les « puissances financières de Monsanto », l’action citoyenne est un puissant moyen de s’opposer, de résister pour défendre une agriculture de qualité, une agriculture durable et assurer la sécurité alimentaire.
" Moi je ne laisserai pas ni gadgétiser, ni minimiser ces combats par ce qu’ils répondent de l’intérêt général, des enjeux majeurs d’accès à la sécurité alimentaire et à la sécurité sanitaire " a précisé Ségolène Royal.

Ségolène Royal, qui veut faire de la France le pays de l’excellence environnementale, considère que « l’enjeu de l’agriculture durable, de la mutation écologique de l’agriculture et de la protection sanitaire » ne passe pas par les OGM.

La socialiste a d’ailleurs salué l’action militante des faucheurs volontaires indispensable pour faire bouger les lignes.
Contre celles et ceux qui voudraient en faire un acte de communication, la socialiste a vivement répliqué en déclarant « c’est facile vous savez après coup de dire que c’est de la communication, c’est quand même beaucoup plus difficile de s’engager », et la Présidente de région de rappeler les 6 mois de prison de José Bové.


Alors que les crises sanitaires se multiplient, l’union de José Bové et de Ségolène Royal offre aux partisans de la résistance pour une agriculture de qualité et durable deux voix fortes face aux puissantes multinationales.

 

Philippe Allard

 

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 22:12

 

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Jean-François Macaire, premier vice-président du Conseil régional de Poitou-Charentes, nous invite, demain mercredi 15 juin 2011 à 14h30 à la librairie Joseph Gibert, 26-34 boulevard Saint-Michel à Paris (VIe arrondissement). Il présentera son livre En route pour le vrai changement, postfacé par Ségolène Royal ; la présidente de la Région Poitou-Charentes sera présente.


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Jean-François Macaire nous résume brièvement le but et le contenu de ce livre dans la vidéo ci-dessous. Comme il ajoute lui même sur son blog www.jeanfrancoismacaire.com à propos du livre :

« Peut-on projeter la vision de Ségolène Royal et son modèle au plan national ? À cette question, je tente d’apporter des réponses argumentées et concrètes, en m’appuyant sur ma connaissance des expériences conduites depuis 7 ans en région.
 


Enfin, Ségolène Royal conclut l’ouvrage en développant les leçons qu'elle tire de cette expérience pour formuler les grandes orientations qu'elle propose aux Français, en s’appuyant sur un concept qui lui est cher : la politique par la preuve. »

Autre point à noter, notamment pour les comités locaux de Désirs d’avenir et pour démultiplier l’impact du livre de Jean-François Macaire :

« Je suis disponible pour ceux qui le souhaitent, je peux venir sur le terrain, parler du livre, faire des réunions, faire des dédicaces, répondre à toutes les questions de façon interactive également sur le blog. »

Organisons des réunions publiques citoyennes avec Jean-François Macaire pour présenter ce que le laboratoire-prototype de la Région Poitou-Charentes peut apporter à la France en 2012 !

Le blog de Jean-François Macaire : www.jeanfrancoismacaire.com

Frédérick Moulin

 

 "En route pour le changement" par Jean-François... par JFMacaire

 

Retranscription par Militants de l’Espoir À Gauche avec ségolène Royal / F.M.

Le titre de ce livre, c’est En route pour le vrai changement, parce qu’en 2012 nous avons l’occasion de changer profondément la politique dans notre pays, et j’ai voulu montrer que Ségolène Royal portait ce vrai changement que les Français attendent.

Peu de gens, finalement, connaissent la réalité de ce qui se passe en Poitou-Charentes, ce n’est pas seulement une gestion régionale que fait Ségolène Royal. Bien sûr, elle gère la Région, elle la gère bien, mais au-delà de ça, à travers la politique qu’elle mène en Région, elle a su expérimenter, innover, lancer des nouvelles démarches politiques dans le but de les éprouver, et de voir si elles ne pourraient pas fonctionner et marcher au niveau national.

Et ce que je raconte dans ce livre finalement, c’est ces expériences, ces innovations, comment elles se sont passées, quels sont les résultats qui ont été obtenus, et en quoi ça pourrait intéresser l’ensemble des Français.


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La Région Poitou-Charentes, c’est un laboratoire d’idées, bien sûr, peut-être plus qu’un laboratoire, c’est-à dire qu’on n’est pas dans des éprouvettes, on n’est pas en train de brasser des idées, de les comparer, de les jauger, non, on est sur un pilote industriel, c’est-à-dire des essais en vraie grandeur, plus un prototype peut-être de ce que pourrait être une politique de gauche.

Par exemple, la façon dont la Région a pris du capital dans la société Heuliez, [dont] elle a redressé la société, et aujourd’hui ce bassin d’emploi ne trouve plus pratiquement de travailleurs tellement la reprise a été bonne sur ce bassin-là.

Par exemple, la propriété industrielle, la Région est propriétaire de brevets pour développer des nouvelles productions, par exemple d’éco-carburants.

Voilà deux exemples qui montrent qu’on peut avoir une autre approche de l’intervention publique dans l’économie.

J’ai été élu en 2004 avec Ségolène Royal, et je raconte ce qui s’est passé, sa démarche, quelles sont les initiatives qu’elle a prises pour permettre effectivement que la Région soit un laboratoire.

Alors je suis disponible pour ceux qui le souhaitent, je peux venir sur le terrain, parler du livre, faire des réunions, faire des dédicaces, répondre à toutes les questions de façon interactive également sur le blog.

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 12:08

5817324037 5fa50ab266[1]La Présidente de la Région Poitou-Charentes, Ségolène Royal,  candidate à l’élection présidentielle, viendra témoigner au procès des faucheurs volontaires,   devant le tribunal correctionnel de Poitiers ce mardi à 13h30. 

Les faucheurs volontaires, dont le député européen Europe Ecologie les Verts José Bové, comparaissent pour avoir détruit des parcelles de maïs OGM-Monsanto en août 2008.

 

 Le combat de la candidate socialiste s’intègre dans une orientation globale qui donne à sa candidature une dimension « gaullienne et mitterrandienne »  dans le sens où elle propose un grand dessein à la France.

 

(1) Faire de la France le pays de l’excellence environnementale.

C’est dans ce grand dessein que s’intègre le combat de la socialiste pour une agriculture de qualité aux côtés du monde agricole et face aux grandes sociétés multinationales qui recherchent d’abord une agriculture du profit. On sait quelles sont les conséquences environnementale et sanitaire de cette agriculture de marché.

 Dans sa politique par la preuve, Ségolène Royal a défendu et soutenu dans sa région le développement de cette agriculture de qualité vers des modes de culture plus respectueux de l’environnement. C’est aujourd’hui une réussite car il n’y a plus d’OGM cultivés en Poitou-Charentes, la Charte Terre saine a été mise en place, les labels et AOC sont défendus, les circuits courts développés, l'aide aux éleveurs déployée, l'agriculture sans pesticides encouragée.

 

(2) Refuser une mondialisation au service d’un capitalisme financier.

Contre toute règle républicaine, le Président de la République Nicolas Sarkozy n’avait pas invité la Présidente de région, Ségolène Royal dans son déplacement en Poitou-Charentes. Mais c’était sans compter sur la détermination de l’élue qui n’a pas voulu laisser l’ancien Président de l’UMP faire « son show » dans sa région, alors que rien n’a été fait pour les éleveurs dans la crise.

 Dans cet échange, deux politiques se sont clairement opposées. La socialiste a défendu une politique d’intervention forte de l’Etat, en cas de crise, notamment pour lutter contre la spéculation. Le Président UMP lui a répondu par une vision « libérale » se limitant à une politique d’incitation sans intervention contre le marché.

 Sifflée au début de son intervention par les militants de l’UMP, la socialiste a réussi à retourner la salle, provoquant une salve d’applaudissements à la fin de son intervention. Contrairement au débat télévisé de 2007, Ségolène Royal détendue et maîtrisant parfaitement la question a fait face à un Nicolas Sarkozy visiblement agacé, ne maîtrisant pas ses habituelles mimiques de grand nerveux impulsif.

 

Cette rencontre préfigure un combat pour 2012 bien plus difficile pour le candidat de la droite libérale, Nicolas Sarkozy, un candidat affaibli par le bilan de sa politique et des contestations dans sa propre majorité, face à une candidate socialiste beaucoup plus assurée, forte des résultats de sa politique régionale. 

 

Philippe Allard

 

 

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 20:46

 

sarko_officielle-1-.jpgNouvelle affaire, on n’arrive plus à les compter … Peut-on demander à l’Elysée d’aller un peu moins vite ? C’est vrai ça, le rythme des affaires autour du pouvoir est tel qu’on a de plus en plus de mal à suivre …

 La dernière en date éclabousse un ancien ministre Luc Ferry et le Premier ministre de Nicolas Sarkozy, François Fillon.

 

 Résumé de l’affaire :

 Si on comprend bien, Luc Ferry était payé par l’université Paris-Diderot pour des cours de philosophie. Mais l’ancien ministre ne donnait pas ces cours, car il aidait le Premier ministre. L’université, qui ne voulait plus payer, 4500 euros par mois, un professeur à ne rien faire, rappellera à l’ordre à trois reprises Luc Ferry.

 

 Mais le pauvre Ferry se défend aujourd’hui d’avoir mal fait. Après tout il ne savait pas que comme il était payé par l’université il devait travailler pour elle ! C’est bien connu : qui travaille en France pour son employeur ? Moi je ne connais personne qui travaille pour l‘employeur… on est payé par l’entreprise ou la fonction publique et après chacun fait ce qu’il veut et va aider qui il veut … C’est clair ! Pauvre Luc Ferry, c’est vraiment injuste de s’en prendre à lui … il ne savait pas !

 

 Bon mais le Premier ministre qui est un chic type, va régler tout ça … François Fillon, va rembourser l’université avec l’argent public ! C’est facile ça … hop et je prends dans la caisse … qui va me dire quelque chose ? Et après tout puisque c’est l’argent à tous, c’est aussi à moi ! C’est normal ça …

 

 On vit une époque formidable …

 

Le pouvoir en place a décidé pour faire des économies budgétaires de faire subir une véritable saignée à l’éducation nationale : sur les 31 638 suppressions de postes prévues dans la fonction publique d’état, 16000 le seront dans la seule Education nationale…

C’était donc 16000 + 1 puisqu’il fallait aussi retirer Luc Ferry affecté au service du Premier ministre.

 

La candidate socialiste Ségolène Royal n'a pas souhaité s'en prendre directement au ministre mais au système de cette Françafric en déclarant dimanche sur Canal + : « il faut de la décence, il faut que la République retrouve ses règles morales, ses droits et ses devoirs pour tout le monde … je propose que des principes tout simple d’égalité devant les droits et les devoirs, d’honnêteté, d’exemplarité pour ceux qui nous gouvernent reviennent au cœur du pacte républicain. »

Elle a toutefois conseillé à Luc Ferry de « rembourser sur ses propres deniers les cours qu’il n’a pas fait. » Une parole de bon sens !

 

Mais Ségolène Royal, femme de conviction, est sans doute un peu loin de ce petit monde du tout permis ! C'est une autre culture ...

 

Philippe Allard

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 16:02

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Les Jeunes de Désirs d’avenir et DA Hérault-Montpellier ont recueilli 8 témoignages citoyens qui sont autant de raisons de voter pour la force citoyenne promue par Ségolène Royal les 9 et 16 octobre prochains.

 

 

 

Ecoutons ces citoyens nous expliquer avec leurs mots leur soutien à la force citoyenne et à Ségolène Royal :

 

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 « Parmi les raisons de soutenir Ségolène Royal aux primaires du 9 octobre, c’est sa lutte contre la violence faite aux femmes. Et ça c’est actuel ! »


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 « Dans le programme du Parti socialiste, il y a beaucoup de choses que c’est elle qui l’a dit. »


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 « C’est une personne politique sérieuse, efficace, et déterminée. »


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 « Quand elle sera présidente de la république, elle va  continuer cette politique d’intégration et de participation à la vie citoyenne de tous les Français, handicapés ou non. »

 

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 « Elle répond aux problèmes d’insécurité dans les collèges sur le manque d’effectifs des surveillants, et à la surcharge des élèves dans une classe suite au manque d’effectifs des enseignants. »

 

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 « Et j’ai confiance dans l’avenir pour les petits enfants ! » « Moi aussi, je l’aime ! »

 

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 « Elle a parfaitement compris qu’en sortant du nucléaire, elle pouvait arriver à créer jusqu’à 400 000 emplois sur les énergies renouvelables. »

 

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 « Et nous vous invitons dès à présent à nous rejoindre au sein de Désirs d’avenir pour mener cette campagne et vous donner, et faire donner à nos concitoyens l’espoir du changement. »


Rejoignez la force citoyenne et Désirs d’avenir pour mener la campagne ! Et ne ratez pas la grande réunion publique qui aura lieu le 18 juin à Montpellier, 10 jours avant l’ouverture officielle du dépôt des candidatures pour les primaires !

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Ségolène Royal, Guillaume Garot, Delphine Batho et Dominique Bertinotti seront présents.

Pour accéder à la page Facebook de l’événement, cliquez ICI.

Pour obtenir l’affichette de l’événement en taille réelle, cliquez sur l’image.

Frédérick Moulin

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