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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 21:27

 

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Le discours de Ségolène Royal à Montpellier méritait un article, ce qui a été rendu possible grâce à la force citoyenne, avec la transcription par Motion E 31 et la vidéo de  DA Pyrénées-Orientales. Notre union au sein de la force citoyenne pour porter les idées et propositions de Ségolène Royal fera la différence.

La vidéo correspond au début du discours de Ségolène Royal à Montpellier, la Maison pour tous Léo Lagrange, à la Paillade. La Maison pour tous Léo Lagrange : un symbole en plein quartier populaire ! L’union sous l’égide du premier sous-secrétaire d’Etat aux Sports et à l’organisation des Loisirs, sous le Front Populaire ! Léo Lagrange, cet homme qui s’était opposé au fascisme en 1936, en se prononçant pour des Jeux Olympiques à Barcelone, avant la guerre civile en Espagne, contre des Jeux Olympiques à Berlin.

 

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René Revol (@Blog de René Revol)

Et c’était un peu l’union de la gauche lors de la réunion. René Revol, maire de Grabels, en périphérie de Montpellier, et surtout président régional du Front de Gauche, et une des principales figures du parti, était présent. René Revol est proche de François Liberti, l’ancien maire communiste de Sète (1996-2001), marin-pêcheur, et principal opposant au maire UMP de la ville où Ségolène Royal était samedi pour une table ronde sur la pêche et les métiers de la mer.

Aux élections régionales de 2010, René Revol avait été tête de liste et avait réussi une alliance dès le premier tour du Front de Gauche et du NPA, alors qu’une telle alliance avait échoué au niveau national.

 

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François Delacroix en décembre 2010 (@France 3 L-R)

Etait également présent François Delacroix, fidèle de Georges Frêche, conseiller régional, ex-vice-président frêchiste de la région.

Ou encore Max Lévita, président du groupe Socialiste, Radical de Gauche, Mouvement des Citoyens et Apparentés du Conseil municipal de Montpellier.

Christophe Morales, vice-président socialiste de la communauté d’agglomération de Montpellier, conseiller municipal de Montpellier et conseiller général de l’Hérault, assistait également à la réunion, comme Serge Fleurence, premier adjoint à la maire PS de Montpellier.

Tout comme Eva Beccaria, l’adjointe à la maire de Montpellier déléguée au quartier Mosson et aux élections, et vice-présidente de la commission Qualité des services de vie quotidienne. Le quartier Mosson, encore appelé "La Paillade" par les Montpelliérains, regroupe deux sous-quartiers, La Paillade au sud et Les Hauts de Maussane au nord, et compte près de 20 000 habitants (environ 8% de la population de Montpellier), avec une population très métissée.

 

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Brahim Abbou et Ségolène Royal à la Fête de la Fraternité 2009 à Montpellier, le 19 septembre 2009 (@Razak) 

Enfin, bien sûr, comme à la Fête de la Fraternité en 2009, Brahim Abbou, leader associatif des quartiers, conseiller municipal de Montpellier, président de la commission Action culturelle, Culture scientifique et technique, qui avait accompagné Ségolène Royal dans sa visite à La Paillade le matin, était présent.


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Ségolène Royal, Brahim Abbou et des enfants de La Paillade samedi 18 juin 2011 (@B. Langlois/afp)

En bref, c’était un peu la gauche, éclatée dans la région, qui se trouvait réunie autour de Ségolène Royal : PS, Frêchistes, et un Front de Gauche qui, régionalement, s’était allié avec le NPA.

 

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Le public métissée de la réunion publique du 18 juin 2011 à la Maison pour tous Léo Lagrange (@Toyan66)

Mais bien sûr, la France métissée était la première invitée de la salle, et les associations de quartier qui étaient présentes, comme l’association culturelle de jumelage Montpellier-Tlemcen (Algérie).

Alors que des contestataires créaient un brouhaha sur le côté de la salle, interrompant le discours de Dominique Bertinotti, la salle a vite scandé « Ségolène ! Ségolène Ségolène ! », couvrant le brouhaha contestataire.


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Ségolène Royal dans la salle, avant qu'elle se lève (@B.Campels)

Avec calme, posément, Ségolène Royal s’est levée et, souriante, s’est dirigée vers le pupitre, où elle a pris la parole.

 

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Ses premiers mots ont été pour les 800 personnes présentes qui s’entassaient dans la salle, et même dehors. Puis elle s’est adressée aux contestataires :

« La liberté de parole est un bien précieux de la République, je le dis à nos amis qui viennent de protester là un petit peu bruyamment, c’est une réunion publique. Moi je ne suis pas comme l’actuel président de la République. […] Moi je suis la candidate du peuple, et demain je veux être la présidente de la République de tous les Français. »

Par ces mots, elle a adressé deux messages forts.

Premièrement, qu’elle sera la présidente de tous les Français, et pas celle qui sert un groupuscule qui cherche à s’imposer et à imposer sa loi à la République une et indivisible, par la force.

Deuxièmement, qu’elle sera en cela très différente de l’actuel président de la République, qui a rompu il y a bien longtemps le contact direct, presque tactile, avec le peuple français.

Ségolène Royal ouvre ses réunions publiques à tous les enfants de la République, avec les risques que cela comporte, mais qu’elle assume pleinement. Nicolas Sarkozy, lui, a renoncé depuis longtemps à ce genre d’exercice, car il a peur du peuple français, de ce qu’il pourrait lui dire, de ce qu’il pourrait lui faire, de l’image en ruine qu’il pourrait lui renvoyer par médias interposés. Alors il préfère venir en Charente devant un parterre d’encartés à l’UMP.

À la fin de son discours (non enregistrée), les derniers mots dits, les contestataires « islamistes » recommenceront leur tapage, avec les mots de la haine – « Ségolène, casse-toi ! »et elle leur restera calme et digne, toujours « femme debout » ; elle soulignera devant les journalistes juste après :

«  Je ne veux pas laisser le champ libre à des  intégristes qui n'ont  pas leur place dans la République française s'ils se comportent comme cela. La République française, c'est la liberté, la fraternité, l'égalité.

Ce qui les embête en effet, c'est que je puisse venir dans les quartiers populaires, y être bien accueillie par les associations parce qu'ils voudraient que la République laisse à l'abandon ces quartiers et qu'ils puissent y faire la loi.

Ces gens ne feront pas la loi dans les quartiers de la République française»

La première phrase que Ségolène Royal prononce juste après la vidéo, c’est : « Car s’engager dans l’élection présidentielle c’est d’abord comme disait François Mitterrand aimer passionnément la France. ».

 

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Et en voyant Ségolène Royal sur la scène, avec son affiche de la force citoyenne derrière, on ne pouvait s’empêcher de penser à une autre affiche, qui avait conduit la gauche à la présidence de la République : celle de « la force tranquille » de François Mitterrand en 1981.

 

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Frédérick Moulin

Le texte intégral du discours de Ségolène Royal se trouve ici.

 

 Ségolène Royal à Montpellier - La Paillade  par desirsdavenir66

 

 

Retranscription du début du discours de Ségolène Royal à Montpellier le 18 juin 2011

par Motion E 31 et MEAG avec Ségolène Royal/F.M. (VIDEO DA 66)

 

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Contestation d’islamistes dans la salle. Le discours de Dominique Bertinotti est interrompu.
Ségolène Royal se lève et prend la parole.

 

Chers amis,

D’abord, je voudrais vous dire que la salle est un peu trop petite, les organisateurs ont fait les choses formidablement, mais vous êtes ici très nombreux, vous, citoyens et citoyennes à être venus échanger dans ce moment de liberté et de fraternité, soyez-en infiniment remerciés. (Applaudissements)

 

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Ségolène Royal : "La liberté de parole est un bien précieux de la République, je le dis à nos amis qui viennent de protester, là, un petit peu bruyamment, c’est une réunion publique"

La liberté de parole est un bien précieux de la République, je le dis à nos amis qui viennent de protester, là, un petit peu bruyamment, c’est une réunion publique. Moi je ne suis pas comme l’actuel président de la République, je l’ai vu récemment venir dans le département de la Charente, je peux vous dire que dès la veille au soir, toutes les routes étaient bloquées, il y avait plusieurs centaines de CRS qui assuraient sa sécurité. Moi je suis la candidate du peuple, et demain je veux être la présidente de la République [de tous les Français]. (Applaudissements, puis « Ségolène, présidente ! » scandé)

Et je suis très heureuse d’être aujourd’hui entourée de mon équipe politique rapprochée qui va d’ailleurs prendre la parole comme l’a fait Guillaume Garot à l’instant, Dominique Bertinotti tout à l’heure, Delphine Batho et Bernard Lesterlin, qui sont des parlementaires et des élus qui viennent des quatre coins de la France et qui m’accompagnent dans ce grand tour de France qui me permet d’être au contact de vous aussi chaleureusement.

Je voudrais remercier très profondément du fond du cœur les comités Désirs d’avenir de Montpellier et de l’Hérault, et de toute la région (Applaudissements), avec Brahim Abbou et Sébastien Denaja qui ont organisé cette formidable réunion.

 

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Ségolène Royal : "Je voudrais saluer René Revol, le président du Front de Gauche, il faudra en effet que toutes les forces de gauche se rassemblent pour gagner 2012"

Je voudrais saluer René Revol, le président du Front de Gauche, il faudra en effet que toutes les forces de gauche se rassemblent pour gagner 2012. Et tous les élus de la région, François Delacroix, Christophe Morales, Eva Beccaria aussi, l’adjointe aux quartiers. Et puis les associations de La Paillade, qui m’ont reçue tout à l’heure. (Applaudissements)

Les marins-pêcheurs de Sète, que j’ai rencontrés également tout à l’heure, les sages-femmes de Nîmes qui sont là, et qui souffrent du recul du service public, qui vont également prendre la parole tout à l’heure, parce que tous les mouvements sociaux aujourd’hui qui se lèvent dans ce pays et qui réclament désespérément de la République qu’elle tienne sa promesse de Liberté, d’Egalité, et de Fraternité, c’est cela aussi l’enjeu des élections présidentielles de 2012 ! (Applaudissements)

 

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Ségolène Royal : "Oui, d’ailleurs vous avez vu, derrière moi, il y a les couleurs du drapeau bleu-blanc-rouge"

Oui, d’ailleurs vous avez vu, derrière moi, il y a les couleurs du drapeau bleu-blanc-rouge. Je considère que le symbole de la République française ne doit pas être laissé au monopole du Front national. (Applaudissements)

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 16:56

gaz2-1-.jpgLa droite va-t-elle se lancer dans une guerre des Primaires ?

L’UMP va tout faire, tout tenter, pour nuire à l’organisation des Primaires du Parti socialiste. N’est-ce pas, après tout, le meilleur indice que ces Primaires peuvent représenter un  réel danger pour la droite ? Pourquoi l’UMP se lancerait-elle dans une manœuvre pour disqualifier ces Primaires si ses dirigeants ne pensaient pas qu’elles représentent un réel danger pour Nicolas Sarkozy ? 

Danger pour la droite, parce qu’elles vont créer une réelle dynamique à gauche, en portant le débat sur les thèmes de la gauche, permettant de renforcer l’espoir d’une alternance en 2012.

Danger pour la droite, ensuite, car les socialistes ont appris des primaires internes de 2007. Ils savent ce qu’a coûté l’absence d’unité, malgré la dynamique créée par la candidate Ségolène Royal qui avait réussi le pari de remplir le stade Charlety. Ils ont appris, et ses responsables ont la volonté du rassemblement autour de la candidate ou du candidat. 

Danger pour la droite, enfin, car l’UMP, le parti de Nicolas Sarkozy,  n’a pas cette capacité de développer un tel souffle démocratique avec son organisation d’un temps passé.

Nuire sans aucun doute, mais la droite peut-elle se permettre de se lancer dans une guerre des Primaires, une guerre de tranchées qui serait très mal perçue par les Françaises et les Français ?

 

La guerre des Primaires peut-elle avoir lieu à gauche au sein même du Parti socialiste ?

On sent bien les résistances au sein de ce parti de ces grognards et des courants les plus conservateurs. Certains n’ont en effet jamais accepté l’idée d’une rénovation du Parti socialiste. Ils auraient voulu maintenir une désignation interne avec ses habituels jeux d’alliances entre les courants traditionnels.

On voit bien la volonté de certains de réduire le souffle des ces Primaires en refusant notamment les débats entre candidats. C’est-ce qu’a tenté, en effet, de faire adopter les soutiens de Martine Aubry lors du dernier bureau politique du PS. Mais comment penser la démocratie sans débat ? L’idée est tellement absurde qu’elle ne devrait pas faire long feu.

On cerne bien la volonté, ici ou là, de certains socialistes de faire de ces Primaires une sorte de Congrès avec ces constitutions de listes internes de motions. Comme l’a déclaré la candidate Ségolène Royal, « l’élection présidentielle, ce n’est pas le Congrès du Parti socialiste… ces appels, ces listes, ces bataillons qui risquent de se mettre en place sont une très mauvaise idée. Tout ce qui peut diviser le Parti socialiste n’est pas conforme à l’esprit des Primaires ni à l’esprit de l’élection présidentielle ».

 

Le Président de la République n’est pas la femme ou l’homme d’un Parti. Il doit incarner le peuple de France, il sera le représentant de l’ensemble des Françaises et des Français. C’est ce que n’a jamais réussi à incarner le Président actuel, Nicolas Sarkozy, apparaissant toujours comme le chef d’un clan au pouvoir, pour le profit d’un petit nombre.

Aux Françaises et aux Français de choisir dans ce grand rendez-vous démocratique, les Primaires des 9 et 16 octobre, la candidate ou le candidat de la première force politique à gauche, pour représenter la France et lui donner un cap.

Pour 1 euro, permettant de participer au financement de son organisation, toutes les Françaises et tous les Français qui se reconnaissent dans les idées de la gauche, qu’ils soient membres ou non d’un Parti de gauche, pourront voter les 9 et 16 octobre et participer à ce souffle démocratique pour préparer l’alternance de 2012.

 

Philippe Allard

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 16:11

 

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Ségolène Royal était l’invitée de Soir 3 politique sur France 3, à 22h15 hier soir. Elle était interrogée par Francis Letellier, rejoint ensuite sur le plateau par Patrice Machuret, du service politique de France 3. Tout au long de l'émission, Ségolène Royal s’est inscrite dans la proposition face à des Etats européens et un Etat français inactifs.

Particulièrement en forme, Ségolène Royal a traité, à partir de l’actualité sur la Grèce, premier point, de la moralisation du capitalisme financier, proposant une réforme bancaire en deux volets : que les pays européens ensemble « obligent les banques à consacrer une partie de leurs fonds à financer les entreprises, c’est-à-dire l’économie réelle », et que « sur la spéculation », on prélève « une taxe, puisque les socialistes européens ont proposé une taxe de 0,005% qui permet de produire 200 milliards d’euros ».

Deuxième point, la candidate aux primaires socialistes a également proposé « que l’Europe protège, de façon ciblée et circonstanciée, son industrie », notamment lorsque « les pays concurrents ne respectent pas les normes sociales ». Elle a ensuite souligné « qu’il ne s’agit pas de mettre des barrière de protectionnisme sur toute l’Europe, mais ciblées sur les industries qui sont injustement concurrencées par les pays émergents ».

Interrogée sur le refus de donner un coup de pouce de François Fillon à donner un coup de pouce au SMIC au 1er juillet, Ségolène Royal a martelé : « Je pense que c’est scandaleux. » ; rappelant que dans le même temps le gouvernement faisait un cadeau fiscal aux plus riches – un allègement de l’ISF de 2 milliards d’euros. Face à l’inaction du gouvernement, Ségolène Royal a fait des propositions concrètes :

« Moi je propose un coup de pouce au SMIC bien évidemment, mais surtout le blocage de 50 produits de première nécessité alimentaires et d’entretien, dans tous les réseaux de distribution, pour que les Français puissent faire leurs courses sans voir leur pouvoir d’achat diminuer et je propose le blocage du prix de l’énergie. »


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Interrogée sur la primaire socialiste, Ségolène Royal a rappelé les valeurs de cette élection nouvelle. Elle a remis les pendules à l’heure en ce qui concerne les attaques de l’UMP et du gouvernement, « un prétexte » : « je comprends l’inquiétude de l’UMP sur le risque de réussite des primaires », « devant les Français, nous, nous apparaissons comme mettant en place la démocratie participative, alors que l’UMP se voit imposer un candidat sans même que les militants UMP ou les sympathisants UMP n’aient le droit de choisir ».

Interrogée sur ses soutiens et les ralliements en cours au PS, la candidate socialiste a tenu le rôle qu’elle s’impose depuis des mois, celui de garante de l’unité du parti face à ceux qui peuvent vouloir le diviser, cités par Francis Letellier :

« Moi je considère que l’élection présidentielle, ce n’est pas le congrès du Parti socialiste. […] Tout ce qui peut diviser le Parti socialiste n’est pas conforme à l’esprit des primaires, ni à l’esprit de l’élection présidentielle. »

Enfin, interrogée sur la « politique des radars », Ségolène Royal a été très claire et percutante, et a proposé une démarche très différente de celle du gouvernement :

« Vous savez, je vais vous étonner, mais je pense que derrière, la motivation, c’est une question de pouvoir d’achat. C’est-à-dire que les gens sont fatigués d’en prendre sur la tête de tous les côtés. […] Il faut tout revoir, il faut mettre les choses à plat, il faut consulter les gens, il faut faire les choses avec sérieux et ne pas chercher à remplir les caisses de l’Etat en frappant les automobilistes au détour de chaque rue»

Frédérick Moulin

 

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Ségolène Royal invitée de "Soir 3 Politique" par segolene-royal

 

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal /F.M.

Dans Soir 3 politique, Francis Letellier reçoit Ségolène Royal. Dans une dizaine de jour, les candidatures pour les primaires du PS seront officiellement ouvertes. Quelle place entend prendre Ségolène Royal ? Quels sont ses axes de campagne ? 2012 est-elle gagnable pour la gauche ?

Francis Letellier : Ségolène Royal bonsoir.

Ségolène Royal : bonsoir

Francis Letellier : avant de parler de la présidentielle, on va parler de ce qui se passe en Grèce, puisque la Grèce est au bord de la faillite, les ministres de l’Eurogroupe, les ministres des Finances de l’Eurogroupe sont réunis en ce moment. Il va falloir certainement de nouveaux sacrifices en Grèce en échange d’une rallonge budgétaire. Est-ce qu’il y a une autre solution ?

Ségolène Royal : mais la vraie question c’est de savoir si ce remède de cheval, qui a déjà été imposé à la Grèce et à d’autres pays a donné des résultats. La réponse est non, donc on va remettre encore une deuxième louche de ce remède de cheval ? Mais la situation sera encore pire qu’aujourd’hui, on voit d’ailleurs les peuples se soulever, puisqu’il y a non seulement une crise économique, mais aussi une crise sociale, et maintenant la crise politique dans les pays.

Donc il faut que la crise que nous subissons serve à changer de chemin et à trouver une autre voie. Comment ?

Francis Letellier : dans l’immédiat ? Voilà.

Ségolène Royal : dans l’immédiat. Qu’est-ce qu’il faut faire dans l’immédiat ? D’ailleurs, ça a été dit, à chaque fois qu’il y a des réunions du G20, du G8, des ministres des Finances, il y a toujours les mêmes mots qui sont utilisés, et les actes ne suivent jamais. Quels sont ces mêmes mots ? C’est d’abord, premièrement, moraliser le capitalisme financier. C’est quoi moraliser le capitalisme financier ? C’est mettre des taxes sur les transactions financières pour qu’enfin la finance soit au service de l’économie, c’est-à-dire que les banques servent à financer les entreprises et non pas l’inverse.

Francis Letellier : mais ça pourrait se faire dès maintenant, vous croyez, par exemple pour la Grèce ?

Ségolène Royal : mais Barack Obama l’a bien fait aux Etats-Unis d’Amérique, donc ce qu’il faut, c’est que l’ensemble des pays européens, et là les ministres des Finances sont réunis, qu’est-ce qu’on attend d’eux ? Qu’ils fassent la réforme bancaire, c’est-à-dire qu’ils obligent les banques à consacrer une partie de leurs fonds à financer les entreprises, c’est-à-dire l’économie réelle, et sur le reste, sur la spéculation, à prélever une taxe, puisque les socialistes européens ont proposé une taxe de 0,005% qui permet de produire 200 milliards d’euros.

 

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Ségolène Royal : "Il y a des solutions possibles pour changer de modèle. On ne sortira pas de la crise dans ce modèle, c’est clair."

Donc il y a des solutions qui sont possibles, et moi ce que je veux dire au peuple qui nous écoute, c’est qu’il y a des solutions possibles pour changer de modèle. On ne sortira pas de la crise dans ce modèle, c’est clair.

Francis Letellier : alors, est-ce que vous avez l’impression que la France est à l’abri, parce que Nicolas Sarkozy le dit : « La France a bien traversé la crise. ». Est-ce qu’on est à l’abri de ça, de ce qui se passe en Grèce ?

Ségolène Royal : si on ne change pas de système, personne ne sera à l’abri. Donc il y a trois piliers pour changer de ce système : le premier, je viens de l’évoquer, c’est moraliser le capitalisme financier.

Le second, c’est que l’Europe protège, de façon ciblée et circonstanciée, son industrie. Il ne s’agit pas de remettre des Frontières protectionnistes sur toute l’Europe, mais quand même, est-ce que l’on eut accepter que depuis 10 ans il y a un tel démantèlement de l’industrie européenne, parce que les pays concurrents ne respectent pas les normes sociales

Francis Letellier, pendant que Ségolène Royal parlait, puis lui coupant la parole : alors comment ? En relançant la TVA sociale comme le propose Eric Besson ? Il ne parle pas de TVA sociale, mais c’est un peu l’idée c’est-à-dire alléger les charges des entreprises, mais faire porter les rentrées financières sur la TVA, et sur l’achat des produits étranger notamment, est-ce que ça peut être une solution ?

Ségolène Royal : sûrement pas. C’est une solution absurde. Pourquoi ? Parce qu’elle va provoquer une hausse des prix, donc c’est une TVA antisociale, totalement antisociale. Et là, il y a déjà un grave problème de faiblesse du pouvoir d’achat qui approfondit la crise économique, alors que c’est en augmentant le pouvoir d’achat des gens qu’on va donner des marchés aux entreprises, des débouchés aux entreprises, donc on va relancer la production. Si on ne relance pas la production, il n’y aura rien à distribuer. C’est vrai pour la Grèce, c’est vrai pour l’Espagne, c’est vrai pour la France. Donc ça c’est le deuxième pilier, c’est protéger, c’est…

Francis Letellier, lui coupant la parole : et juste avant d’a… avant d’aller au troisième, parce que, vous parlez de pouvoir d’achat…

Ségolène Royal, lui coupant la parole : mais est-ce que vous avez bien compris ce que je voulais dire ?

Francis Letellier : … mais… à peu près.

Ségolène Royal : non, non, mais par rapport à la TVA, ce qu’il faut, c’est, je…

Francis Letellier : absolument.

 

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Ségolène Royal : "Il ne s’agit pas de mettre des barrière de protectionnisme sur toute l’Europe, mais ciblées sur les industries qui sont injustement concurrencées par les pays émergents"

Ségolène Royal : attendez, je répète bien, parce qu’il y a un débat sur le protectionnisme, et je dis bien qu’il ne s’agit pas de mettre des barrière de protectionnisme sur toute l’Europe, mais ciblées sur les industries qui sont injustement concurrencées par les pays émergents.

Francis Letellier : alors vous parliez de pouvoir d’achat. Le gouvernement annonce une augmentation du SMIC en août, François Fillon, dans Nice Matin ce week-end, a estimé qu’il n’y aurait pas de coup de pouce parce que ce serait une erreur économique. Qu’est-ce que vous en pensez de ça ?

Ségolène Royal : je pense que c’est scandaleux. Pourquoi c’est scandaleux ? Parce qu’aujourd’hui l’indice des prix ne reflète pas la réalité de la hausse des prix, il suffit de faire ses courses, hein, pour le voir, il suffit de regarder aujourd’hui le rapport du Médiateur de la République, qui dit que 15 millions de Français aujourd’hui finissent le mois avec moins de 50 euros en poche, y compris les retraités à basse retraite, est-ce que c’est normal ça ? Non ce n’est pas normal.

 

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Ségolène Royal : "Cet allègement coûte à l’Etat 2 milliards d’euros, et aujourd’hui il va refuser d’augmenter le SMIC ? 2 milliards d’euros, c’est l’équivalent du fonctionnement de 1000 écoles maternelles, c’est le recrutement de 50 000 policiers"

Moi ce que je propose, je propose, écoutez, le gouvernement vient d’alléger l’ISF. Cet allègement coûte à l’Etat 2 milliards d’euros, et aujourd’hui il va refuser d’augmenter le SMIC ? 2 milliards d’euros, c’est l’équivalent du fonctionnement de 1000 écoles maternelles, c’est le recrutement de 50 000 policiers.

Francis Letellier : alors vous proposez, vous disiez, vous…

 

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Ségolène Royal : "Je propose un coup de pouce au SMIC bien évidemment, mais surtout de l’autre côté le blocage de 50 produits de première nécessité alimentaires et d’entretien, dans tous les réseaux de distribution, pour que les Français puissent faire leurs courses sans voir leur pouvoir d’achat diminuer et je propose le blocage du prix de l’énergie"

Ségolène Royal : moi je propose, puisque c’est une question de pouvoir d’achat, je propose un coup de pouce au SMIC bien évidemment, mais surtout de l’autre côté le blocage de 50 produits de première nécessité alimentaires et d’entretien, dans tous les réseaux de distribution, pour que les Français puissent faire leurs courses sans voir leur pouvoir d’achat diminuer et je propose le blocage du prix de l’énergie. Et si le SMIC n’augmente pas, si les bas salaires n’augmentent pas, on va encore avoir des millions de Français qui vont basculer dans la précarité, et le coût social de la précarité, il est très important.

Francis Letellier : on va parler maintenant des primaires du Parti socialiste parce que le calendrier va s’accélérer dans les jours qui viennent. Le 28 juin, c’est bientôt, c’est dans 9 jours, ce sera l’ouverture des dépôts de candidature, et d’ores et déjà vous allez voir, l’UMP tire à boulets rouges, et parle même de fichage à propos des primaires.

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 Claude Guéant : la liste de ceux qui se sont exprimés, et en affirmant une sympathie à l’égard du Parti socialiste, va permettre d’obtenir une sorte de liste des opinions politiques des Français. Je propose que le Parti socialiste nous dise quand il va détruire, dans quel délai très rapide et sous quelles conditions de contrôle, et puis le débat sera clos.

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 Arnaud Montebourg : il n’y aura pas de fichage, sauf des personnes – ce n’est pas un fichage – des personnes qui voudront donner leur mail ou leur adresse, si elles veulent recevoir des informations du candidat désigné, pourront le faire mais sur une base volontaire. Tous les émargements seront, sous la responsabilité des présidents de vote, ce sont des recommandations de la CNIL, détruits immédiatement.

-oOo-

Francis Letellier : alors pourquoi la droite critique autant les primaires ? Patrice Machuret, du service politique de France 3 nous rejoint et va peut-être nous éclairer. Patrice bonsoir.

Patrice Machuret : bonsoir.

Francis Letellier : c’est un calcul politique ou un principe de précaution ?

Patrice Machuret : bien, on peut dire que pour l’UMP, l’Elysée, c’est d’abord la peur de l’inconnu. Si la primaire socialiste réussit, elle peut ringardiser la majorité, son candidat naturel. Cette rupture dans le processus de désignation d’un candidat à la présidentielle est venue du Parti socialiste. En octobre prochain, c’est le PS qui va donner le fameux tempo du début de campagne, ce tempo que Nicolas Sarkozy veut maîtriser pour gagner. Au final, les primaires socialistes vont peut-être mobiliser plusieurs millions de sympathisants à l’aune de la campagne, du jamais vu, d’où le risque pris par le pouvoir en place : attaquer ces primaires, quitte à faire mauvais joueur, pour ne pas dire mauvais perdant.

Mais pour l’UMP et l’Elysée, il y a aussi quand même un problème moral dans l’organisation technique des primaires, qui a été soulevé par Claude Guéant ce soir encore, basé sur les listes électorales. À l’issue des votes, le PS va disposer d’une liste de sympathisants de gauche, tous ceux qui seront venus signe les listes d’émargement. Dès le début, le Parti socialiste s’est engagé à les détruire sous contrôle d’huissier, mais sur 11 000 bureaux de vote, comment être sûr que ces listes ne seront pas auparavant détournées, consultées ou copiées.

Alors, Ségolène Royal, est-ce que vous comprenez les inquiétudes de l’UMP et de l’Elysée sur l’utilisation de ces listes, et quelles garanties supplémentaires vous pouvez accorder ?


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Ségolène Royal : "Je comprends l’inquiétude de l’UMP sur le risque de réussite des primaires"

Ségolène Royal : je comprends l’inquiétude de l’UMP sur le risque de réussite des primaires, puisque bien évidemment nous allons, puisque ces primaires seront réussies, grâce à un débat politique de qualité, permettre à des millions de Français de s’associer au choix du candidat de la gauche qui va battre Nicolas Sarkozy. Donc je comprends que la droite essaye de mettre des bâtons dans les roues à ce souffle démocratique que nous voulons soulever, qui modernise…

Patrice Machuret, lui coupant la parole : sur l’utilisation des fichiers, quand même, qui pose problème, pendant quelques heures, quelques jours, sur ce point, qu’est-ce qui…

Francis Letellier : il y a des garanties à donner, voilà, c’est ce que disait Patrice.

 

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Ségolène Royal : "Mais pourquoi est-ce qu’à droite, il n’y a pas de primaire ? C’est cela qui gêne l’UMP. Parce que tout d’un coup, devant les Français, nous, nous apparaissons comme mettant en place la démocratie participative, alors que l’UMP se voit imposer un candidat sans même que les militants UMP ou les sympathisants UMP n’aient le droit de choisir"

Ségolène Royal : je pense que c’est un prétexte. Pourquoi c’est un prétexte ? Parce qu’à ce moment là les gens vont dire : « Mais pourquoi est-ce qu’à droite, il n’y a pas de primaire ? Pourquoi est-ce que la droite ne choisit pas entre Nicolas Sarkozy et un autre candidat ? Pourquoi là n’y a-t-il pas de choix ? » C’est cela qui gêne l’UMP. Parce que tout d’un coup, devant les Français, nous, nous apparaissons comme mettant en place la démocratie participative, alors que l’UMP se voit imposer un candidat sans même que les militants UMP ou les sympathisants UMP n’aient le droit de choisir. Donc cette polémique sur les listes n’est qu’un prétexte.

Pourquoi ce n’est qu’un prétexte ? Parce que les gens sont volontaires pour venir signer, pour venir émarger une liste, donc ça ne les gêne pas qu’on connaisse leur nom.

Francis Letellier : alors choisir entre des candidats au Parti socialiste, mais lesquels ? Parce que Martine Aubry attend, pour l’instant, avant de se déclarer, elle attend le 28 juin probablement, date d’ouverture pour les candidatures pour les primaires PS avant de se déclarer, mais elle commence à engranger des soutiens, finalement, parce qu’il y a des gens qui se déclarent en sa faveur. Est-ce que sa déclaration de candidature va ouvrir la campagne du PS ?

Ségolène Royal : la campagne est déjà ouverte au sens où le Parti socialiste a déjà adopté son projet, sa plateforme, sa plateforme de législature, et puis il y a déjà un certain nombre de candidats qui sont dans la vérité de leur engagement, dont celle qui est devant vous, qui a choisi cette vérité de l’engagement, d’autres candidats ont encore effectivement quelques semaines pour se faire connaître…

Francis Letellier : Martine Aubry, François Hollande, eux engrangent des soutiens, vous, qui sont vos soutiens ?

 

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Ségolène Royal : "Mais moi je considère que l’élection présidentielle, ce n’est pas le congrès du Parti socialiste"

Ségolène Royal : mais moi je considère que l’élection présidentielle, ce n’est pas le congrès du Parti socialiste. Et je crois que ces appels, ces listes, ces bataillons qui risquent de se mettre en place sont une très mauvaise idée. Tout ce qui peut diviser le Parti socialiste n’est pas conforme à l’esprit des primaires, ni à l’esprit de l’élection présidentielle.

Francis Letellier : (brouhaha des journalistes) donc vous demander de ne pas, de ne pas prendre position, en fait ?

Ségolène Royal : je crains, c’est à dire, nous avons un certain nombre de parrainages à trouver, il n’a pas été dit que ces parrainage, d’ailleurs, devaient être rendu publics, en tout cas en ce qui me concerne je les remettrai entre les mains de la commission d’éthique que préside Jean-Pierre Mignard, mais un congrès qui donne en effet lieu à ces espèces de mobilisations, de listings, de bataillons, comme je le disais à l’instant, ça n’est pas l’esprit des primaires, et moi je ne peux que mettre en garde ceux qui se livrent à ces opérations, parce que je pense qu’elles ne sont pas bonnes pour l’unité des socialistes.

Patrice Machuret : les strauss-kahniens, Jean-Christophe Cambadélis par exemple, viennent de respecter le pacte de Marrakech entre Aubry et DSK, donc rallier la candidature de Martine Aubry. Est-ce que ça, ça ne vous inquiète pas ? Est-ce que vous ne regrettez pas d’être restée finalement dans ce pacte de Marrakech ?

Ségolène Royal : je n’ai aucun commentaire à faire à ces opérations d’appareil politique

Patrice Machuret, lui coupant la parole : (brouhaha des journalistes) non, ce sont des rassemblements d’hommes et d’idées sur un candidat, qui représentent aussi un courant…

 

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Ségolène Royal : "Ce sont des opérations de l’appareil politique du PS que les Français rejettent profondément"

Ségolène Royal, lui coupant la parole : ce sont des opérations, ce sont des opérations de l’appareil politique du PS que les Français rejettent profondément, et je pense que nous devons en rester aux règles morales et éthiques de l’organisation de la primaire, c’est à dire nous adresser aux Français en dehors des manœuvres d’appareil.

Francis Letellier : alors on va parler de quelqu’un d’autre Patrice, c’est Olivier Besancenot dont une partie de l’avenir se joue demain.

Patrice Machuret : oui, alors demain au tribunal correctionnel de Nanterre, il sera avec 16 postiers des Hauts-de-Seine. Il comparaît pour séquestration et entrave à la liberté du travail, il risquerait jusqu’à 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende. Il faut rappeler que le 10 mai 2010, dans le cadre d’une grève, ils auraient – alors, ce qu’ils nient aujourd’hui – séquestré pendant 2 heures des cadres de La Poste. Alors demain, à 13 heures, une manifestation de soutien est organisée devant le tribunal, toutes les figures de gauche ou presque s’y bousculent, Benoît Hamon, Pierre Laurent, Arlette Laguiller, et sans doute Nicolas Hulot. Ségolène Royal, vous aussi vous êtes solidaire d’Olivier Besancenot ? Vous irez demain ?

Ségolène Royal : non, je n’irai pas demain parce que moi je vais sur les causes que j’ai défendues de longue date, je suis allée par exemple avec José Bové, puisque ça faisait des années que je défendais l’idée de sécurité alimentaire et de lutte contre les OGM, mais là, non, je n’ai aucune raison d’aller là, ils sont déjà très nombreux, c’est très bien.

Francis Letellier : Ségolène Royal, et pour 2012 maintenant. Hier vous avez vu que des milliers de motards et d’automobilistes ont manifesté contre les panneaux qui seraient supprimés, qui avertissent les radars, la présence de radars, contre l’interdiction des détecteurs de radars aussi. La sécurité routière va rester un enjeu pour les années à venir. Est-ce que la politique des radars doit être amplifiée, ou est-ce qu’il faut passer à autre chose ?

Ségolène Royal : vous savez, je vais vous étonner, mais je pense que derrière, la motivation, c’est une question de pouvoir d’achat. C’est-à-dire que les gens sont fatigués d’en prendre sur la tête de tous les côtés. Et c’est vrai que l’accumulation des pénalités, des amendes de toutes sortes pour les automobilistes, ça devient insupportable. L’imbécilité d’avoir supprimé les radars dans les zones sensibles, fait en effet qu’un certain nombre de gens se sont révoltés. Pourquoi ? Parce qu’il y avait des radars qui étaient très utiles, qui permettaient au automobilistes et aux motards de ralentir là où c’était sensible, c’était quand même bien l’objectif de la manœuvre. Et par ailleurs, il y a une réforme du permis à points qui a été à contrecourant de la sécurité routière…

 

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Ségolène Royal : "Il y avait des radars qui étaient très utiles, qui permettaient au automobilistes et aux motards de ralentir là où c’était sensible, c’était quand même bien l’objectif de la manœuvre"

Francis Letellier, l’interrompant : donc il faut tout revoir ?

Ségolène Royal : il faut tout revoir, il faut mettre les choses à plat, il faut consulter les gens, il faut faire les choses avec sérieux et ne pas chercher à remplir les caisses de l’Etat en frappant les automobilistes au détour de chaque rue.

Francis Letellier : Ségolène Royal, merci d’avoir accepté notre invitation ce soir, dans Soir 3 politique. Notre rappel quotidien, Hervé Ghesquière,  Stéphane Taponier, leurs accompagnateurs ont été enlevés en Afghanistan il y a 537 jours ; une journée de détention supplémentaire également pour les autres otages français dans le monde.

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 21:44

 

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De gauche à droite : Sébastien Milhau, André Lubrano, Ségolène Royal, Sébastien Denaja et Pierre D'Acunto à la poupe du Roger Christian III de Roger Delponte ; derrière, la proue du Kelly Rocco d'Ange Morello (@V.Damourette)

Ségolène Royal était à Sète hier en fin de matinée et à l’heure du déjeuner, où elle a participé à une table ronde sur le thème de la pêche, au cours de laquelle elle a fait plusieurs propositions.

Elle était officiellement accueillie par un PS sétois uni, représenté par ses deux secrétaires de section, Sébastien Denaja, de « Sète-2 », soutien de Ségolène Royal, secrétaire fédéral PS de l’Hérault à la coordination et à l’Europe - un acteur important dans le secteur de la pêche – et membre du Conseil national du PS, et Sébastien Milhau, de « Sète – Place Léon Blum », qui n’a pas pris position pour la primaire socialiste, et dont on peu saluer la volonté d’unité.

Sébastien Denaja, mandataire de Ségolène Royal dans l’Hérault, avait averti le maire UMP de la ville, François Commeinhes, « par courtoisie républicaine », et le président de la Communauté d’agglomération du Bassin de Thau, Pierre Bouldoire, maire PS de Frontignan, « par camaraderie », et s’était réjoui dès le 8 juin 2011 sur son blog de cette unité socialiste sétoise pour la venue de Ségolène Royal :

« Je me félicite, ainsi que l'ensemble des militants de la section PS "Sète 2" de l'élection de notre camarade Sébastien Milhau comme secrétaire de la section "Place Léon Blum".

Si nous portons le même prénom, nous appartenons surtout à la même génération et, ensemble, nous aurons à cœur de faire vivre l'unité du PS Sétois, autour de nos valeurs fondamentales : le progrès humain et la Justice sociale. Ensemble, nous donnerons chair au beau mot de "Fraternité".


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Sébastien Denaja et Ségolène Royal rencontrent les professionnels de la mer à bord du Roger Christian III (@B.Langlois/afp)

A Sète, s'il y a deux sections PS, il n'y a qu'un seul Parti Socialiste ; un seul projet : celui du Parti socialiste ; une seule ambition : la victoire de la gauche en 2012 et en 2014 !

Les Sétois peuvent compter sur nous ! Les socialistes Sétois sont unis !

"Le vent se lève" ! » 

La ville de Sète, qui a vu naître Georges Brassens, Paul Valéry, Jean Vilar ou du sculpteur Pierre Nocca, ami de César, oscille entre gauche et droite ; depuis 2001, l’UMP Pierre Commeinhes dirige la ville, après un mandat de son rival de toujours, le marin-pêcheur et communiste François Liberti.

Aussi sur le quai Aspirant-Herbier, au bord du canal Royal, centre de vie de la ville, le comité d’accueil, très motivé et enthousiaste, était-il plus restreint que dans de plus grandes villes à gauche. Quelques dizaines de militants s’était déplacés, certains – certaines – de fort loin.


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Le comité d'accueil de Ségolène au bord du canal Royal, devant le Roger Christian III ; de dos à gauche, Raymonde, de Marseillan, avec son tee-shirt "Demain ne se fera pas sans toi" (@Midi Libre)

Françoise Rozan, animatrice de Désirs d’avenir dans l’Aveyron, département limitrophe de l’Hérault au nord, avait fait une heure et demi de route pour tendre trois roses rouges à Ségolène Royal, elle voulait que « Ségolène Royal reçoive à Sète un bon accueil ».

Raymonde, de Marseillan, commune limitrophe de Sète au sud-est de l’étang de Thau, arborait fièrement un tee-shirt affichant sa conviction, sur lequel on pouvait lire : « Demain ne se fera pas sans toi » et espérait « le bisou ».

Anouk Kremer Deau, la coordinatrice de Désirs d’avenir Hérault, expliquait, donnant raison à Ségolène Royal qui demandait de tourner la page au niveau de la fédération de l’Hérault : « Il faut la suivre jusqu’à ce qu’elle soit élue même si être ‘Royaliste’ et ‘Frêchiste’, ça fait beaucoup à porter ! »


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Roger Delponte et son gendre Vincent Cati

Car Ségolène Royal tenait une table ronde à bord du Roger Christian III, un chalutier de 25 mètres appartenant au patron-pêcheur Roger Delponte. Installée à la poupe du navire, la table ronde donnait sur la proue d’un autre chalutier, le Kelly Rocco d’Ange Morello, autre patron-pêcheur invité à la table ronde.

Ange Morello, il y a trois ans déjà, le 4 juin 2008, s’était rendu à Bruxelles avec d’autres marins-pêcheurs français et italiens, pour rencontrer la Commission européenne sur le problème crucial du prix du carburant, du gazole : les pêcheurs souhaitaient ne pas payer plus de 40 centimes le litre, alors que le prix était à 80 centimes, et la porte-parole du commissaire à la Pêche maltais Joe Borg (PPE, droite au Parlement européen) refusait toute idée de subvention à la pêche. Ange Morello tirait déjà a sonnette d’alarme :

« Nous sommes venus pour dire que nous ne pouvons pas travailler avec le prix du gazole à l'heure actuelle. Cela fait trois semaines que nous faisons grève. Nous préférerions travailler, mais, au prix actuel, ce n'est pas possible. »


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Le Kelly Rocco d'Ange Morello, en pleine mer

Les « forçats de la mer », en plus des conditions de vie si dures que certains se suicident, risquent aussi leur vie tous les jours avec les grands cargos de l’élevage de masse qui croisent, nombreux, en Méditerranée. Le Kelly Rocco, en pleine pêche, a évité de justesse au début de l’année l’abordage par un cargo de bétail, l’Etab, suite à une négligence du responsable de quart du cargo, pas vraiment de la même taille que le chalutier.

Le capitaine a été rappelé à l’ordre, mais l’année précédente, 3 événements de ce type s’étaient déjà produits pour la flotte sétoise, dont un qui n’avait pas pu éviter l’abordage, celui du Louis Gaëtane II de Pierre D’Acunto – autre invité de Ségolène Royal – par un cargo-bétaillère aux officiers syriens, l’Almhmoud Transporter, qui ne s’est même pas arrêté. Pierre D’Acunto, hospitalisé deux jours, après l’éperonnage de son bateau, raconte ce qui aurait pu se traduire par une coulée à pic :

 

 

 

Pierre D’Acunto est président de l’AMOP, l’Association Méditerranéenne des Organisations de Producteurs, installée à Sète en raison de sa position géographique centrale. L’AMOP a obtenu le statut d’Organisation de producteur, ce qui permet aux coopératives adhérentes de bénéficier de soutiens de marchés (prix) pour toutes les espèces du littoral méditerranéen français. Le but de l’AMOP est de rassembler tous les chalutiers et lamparos du Golfe du Lion, soit 120 navires pour 25 000 tonnes de poisson blanc et bleu par an et un chiffre d’affaires d’environ 30 millions d’euros.


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Illustration sur la page d'accueil de l'AMOP...

L’AMOP réclame « un juste équilibre entre une exploitation raisonnée des ressources et un développement des activités économiques ».

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S’interrogeant sur leur avenir, les pêcheurs de l’AMOP « ont pris l’initiative de s’engager vers une pêche durable en proposant un certain nombre d’actions dans le cadre d’un contrat bleu ». Une étude sur l’opportunité d’une éco-certification de la pêche du petit poisson bleu (sardine, anchois) est en cours.

Autre invitée de la table ronde tenue par Ségolène Royal, Claudette Armengaud, une ostréicultrice de Loupian, sur l’autre rive de l’étang de Thau, à l’extrémité nord du bassin.

Enfin, dernier invité et non des moindres, André Lubrano, ancien secrétaire de section PS à Sète, devenu conseiller régional en mars 2010 sur la liste de Georges Frêche. André Lubrano, avec son entrée au Conseil régional, a pris la délégation du port de Sète-Frontignan, et la présidence du Cépralmar (Centre d’études et de PRomotion des Activités Littorales MARitimes).

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 Le Cépralmar vise à « favoriser le développement durable du secteur des pêches et des cultures marines mais également la gestion intégrée des zones côtières », avec un volet filières (valorisation de la pêche en Languedoc-Roussillon, organisation de la mise sur le marché, …) et un volet milieux : qualité des milieux lagunaires, aménagements et outils de planification, et récifs artificiels.


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L’ensemble des invités de la table ronde sur la pêche se sont donc réunis autour de Ségolène Royal, sur le canal Royal, à Sète au nom qui indique depuis des centaines d’années son attachement à la mer : à la naissance de Brassens, la ville s’appelait Cette – chantée par le poète, du grec kêtos, baleine.

Si on ne chasse pas la baleine à Sète, la pêche est bien active. Les gens de la mer invités par Ségolène Royal, « grandes gueules que nous sommes », ont parlé de leurs difficultés et de leurs problèmes : hausse du prix du carburant, quotas « dérisoires pour les thoniers », bascule du poisson bleu (poissons de haute mer comme le thon, le hareng, le maquereau, la sardine, l’anchois) vers le poisson blanc (poissons de grandes profondeurs comme le cabillaud, l’églefin, le grenadier, le lieu, le merlan, le merlu), « qui va faire qu’on va vers la fin de la pêche ».

Les pêcheurs ont dit leur détresse, leur sentiment d’être « abandonnés », d’être moins bien traité que les agriculteurs, « beaucoup plus aidés que nous ». Ségolène Royal a pris beaucoup de notes, comme elle le fait toujours, et a souhaité répondre à « ce sentiment d’abandon qui rappelle celui des éleveurs ».


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Ségolène Royal à la réunion publique de la Force Citoyenne à Montpellier plus tard hier après-midi (@B.Campels)

Elle a fait plusieurs propositions qui ont montré sa connaissance pointue du dossier : « bloquer le prix des carburants, d’harmoniser les conditions de pêche dans l’ensemble des pays méditerranéens, d’investir dans la recherche car il n’y a pas de crise sans apporter de nouvelles solutions. Il faut faire évoluer le métier et reconstituer la ressource halieutique avec des récifs artificiels », et accorder à la pêche un statut de « calamité » naturelle, comme pour les agriculteurs et les éleveurs, en se basant sur la disparition du plancton en Méditerranée, premier maillon de la chaîne alimentaire.

Bloquer les prix des carburants : et pour cause ! Déjà en 2008 Ange Morello allait frapper à la porte de la Commission européenne à Bruxelles, les prix étant deux fois trop élevés à 80 centimes le litre. Après une forte baisse du cours du pétrole fin 2008, le cours est reparti à la hausse, et le cours début 2011 s’établit à 60 centimes en moyenne, et à plus de 65 centimes à Sète le 12 mai dernier, encore trop élevé.


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Le Roger Christian III de Roger Delponte à quai : aujourd'hui, le gasoil revient entre 6 et 7 000 euros la semaine!

C’est qu’un chalutier comme le Roger Christian III brule 10 à 12 000 litres de gasoil, et engloutit donc 6 à 7 000 euros par semaine à 60 centimes le litre. C’est dire comme le prix du gasoil est important, et ses soubresauts catastrophiques – début 2009 on était entre 30 et 40 centimes, un prix jugé acceptable par les professionnels.

Harmoniser les conditions de pêche dans l’ensemble des pays méditerranéens : avec la concurrence européenne, espagnole notamment, sur des ressources qui s’épuisent, c’est une évidence.

Mais on pourrait ajouter une harmonisation vers le haut, et pas une qui conduit les gens de la mer à la tombe comme en ce moment. En effet, la Commission européenne aujourd’hui propose des ‘primes à la casse’, qu’elle propose de remplacer par des quotas de capture individuels pour les prochain budget pluriannuel (2014-2020), deux chemins qui mènent à la tombe.

Vendredi, on apprenait par L’Express que la principale action de la France et de 5 autres pays (Belgique, Espagne, Irlande, Italie et Portugal) avait été d’écrire à la commissaire européenne à la Pêche grecque María Damanáki pour demander le maintien des ‘primes à la casse’ et du budget de la politique européenne de la pêche à 4,3 milliards d’euros, car la Commission européenne cherche à faire des économies.


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La commissaire européenne à la Pêche grecque María Damanáki lors d'une conférence de presse à Bruxelles le 27 septembre 2010 (@G.Gobet/afp)

En 2008, sur le carburant, la Commission européenne ne voulait accorder aucune subvention, fidèle à sa doxa, et réclamait même le remboursement des aides de ce type accordée jusque là par la France.

Dernière trouvaille du gouvernement pour contenter les pêcheurs et la Commission européenne, mais sans offrir de perspective d’avenir aux pêcheurs : les « arrêts biologiques ». Des primes pour que les navires restent à quai, prétendument pour préserver la ressource halieutique, en fait pour que les patrons-pêcheurs ne sortent pas. Ce qui, sans blocage des prix du gasoil, est parfois préférable et permet de payer les traites et les matelots, mais pas d’exercer un métier. 12 chalutiers en ont bénéficié du 15 mars au 15 avril à Sète, et ont touché 2 500 euros par jour, quand ils ne sont pas rentables en sortant en mer et en consommant du gasoil à moins de 4 000 euros de recette à la criée par jour.


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Des "arrêts biologiques proposés aux chalutiers de haute mer (poissons bleus) puis de fonds (poissons blancs) (@V.Damourette)

Le Midi Libre soulignait : « L’Europe préfère ça aux “aides au carburant”, qu’elle juge illégales. L’arrêt biologique, ça calme les pêcheurs (qui ont montré en mars qu’ils pouvaient être unis), et ça fait écolo. »

Seule mesure un tant soit peu positive dans ce domaine proposée par la France et 5 autres pays dans leur lettre à María Damanáki : proposer la reprise des aides à la modernisation de la pêche, arrêtées en 2002, pour effectuer des recherches permettant notamment de produire des chalutiers économes en énergie et donc en gasoil. Une mesure qui n’a aucune chance d’être acceptée tant à cause du manque de volonté politique de Nicolas Sarkozy que du fait que cela permettrait, selon la Commission, d’augmenter la flotte de bateaux de pêche européens, déjà jugée surcapacitaire par elle.

De la volonté politique, justement, elle en a Ségolène Royal, qui propose logiquement « d’investir dans la recherche car il n’y a pas de crise sans apporter de nouvelles solutions ». Ségolène Royal propose une autre piste : « Il faut faire évoluer le métier et reconstituer la ressource halieutique avec des récifs artificiels. ».

Une idée qui fait son chemin en région. En effet, en septembre 2010 le Midi Libre, traitant d’un projet de récifs artificiels immergés où la communauté d’agglomération Hérault Méditerranée prenait part, soulignait les nombreux bénéfices de cette pratique : « l'enrichissement de l'écosystème, l'augmentation de la diversité spécifique, avec la restauration d'un habitat d'importance très forte sur les plaines et les fonds sablo-vaseux, la colonisation puis le développement d'espèces "cibles" », auxquels s’ajoutaient la réduction des distances à parcourir pour accéder aux zones de pêche, donc la limitation des coûts d'exploitation, avec un impact direct sur la rentabilité des entreprises.

D’ailleurs la Commission européenne valide cette pratique puisqu’elle permet, insigne honneur pour un marin-pêcheur « mourant », de couler son bateau pour toucher la ‘prime à la casse’, si c’est dans le but de former un tel récif. Pas sûr que ce soit très écologique, mais c’est acceptable aux yeux de la Commission.

Dernière mesure d’équité entre les agriculteurs et les gens de la mer : que ces derniers puissent bénéficier du statut de « calamité » naturelle, comme les agriculteurs, sur la base de la disparition du plancton, premier maillon de la chaîne alimentaire, en Méditerranée.

Une mesure de bon sens, d’équité et de solidarité : l’ordre juste en fait.


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Image satellite du phytoplancton dans le golfe de Gascogne (Nasa Goddard Photo and Video/Flickr)

Jusqu’en mars 2012 se tient à Monaco une exposition, initiée à l’occasion de l’année internationale de la biodiversité, sur les dangers qui guettent la mer Méditerranée. Parmi ces dangers, la disparition du phytoplancton, due au… réchauffement climatique, une des préoccupations majeures de Ségolène Royal tant au plan environnemental qu’humain (migrations massives). Un article de Rue89 d’août 2010 nous apprend que le phytoplancton, base de la chaîne alimentaire marine et qui joue un rôle primordial dans le cycle du carbone (100 millions de tonnes de CO2 captées par jour !), disparaît discrètement. Au rythme de 1% par an environ. 40% depuis 1950. Pourquoi ? À cause d’une hausse de la partie supérieure des mers et océans du globe de 0,5 °C à 1°C depuis un siècle.

 

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 Ségolène Royal pendant son discours à Montpellier (@Djoulf)

Il est vraiment temps que nous donnions à la France une présidente qui mette en marche avec volontarisme la mutation énergétique et la mutation industrielle pour une croissance verte et l’excellence environnementale.

Frédérick Moulin

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 09:38

6xfk7lyr[1]Je m’en veux, je m’en veux énormément car je viens de me rendre compte que ces derniers temps j’ai surtout lu des livres traduits … Que se passe-t-il, je m’interroge ? Eh bien la vérité, durant ce printemps tourmenté, je crois que je n’ai pas envie « de me prendre la tête ». Tous ces livres souvent pseudo-politiques m’ennuient, à mon âge (vénérable), je préfère « C .dans l’air » ou « Le soir ou jamais » sur la 5 et la 2, à la télé, émissions de débats de fonds en toute liberté. Quant à nos auteurs français d’aujourd’hui, leurs confidences nombrilistes ne me procurent aucun plaisir et m’irritent plutôt … !

Voici cependant quelques ouvrages que je vous recommande, venus d’ailleurs …

46921143_p.jpg(1)   En Point Seuil, le dernier polar du grand Henning Mankell, suédois et romancier connu internationalement : « Les chaussures italiennes ». En fait, non, ce n’est pas un polar, mais une histoire d’amour, de vie, de mort sur une île de la Baltique. Mankell a abandonné les états d’âme de son premiers héros, l’inspecteur Wallander, pour se consacrer à l’histoire d’un solitaire de soixante-six ans qui retrouve un amour de jeunesse ! Ecriture grave et tendre, tout est sous-jacent, sans pathos.

 

515yvwUocyL__BO2-204-203-200_PIsitb-sticker-arrow-click-Top.jpg(2)   Idem pour mon deuxième choix : Brooklyn, roman qui vient d’être traduit chez Robert Laffont. L’auteur, Colm Toibin, est irlandais, auteur de cinq romans et de plusieurs recueils de nouvelles. Sur le thème de la patrie (l’Irlande) et l’exil (Brooklyn), Colm Toibin a recréé l’Irlande des années 50, des personnages surtout féminins, souvent émouvants en proie aux difficultés financières, aux poncifs, moraux et religieux de l’époque, confrontés à l’apparente liberté des émigrés de Brooklyn.

 

51a8zx39ihL__SL500_AA300_.jpg(3)   Enfin « the last but not the least », “les aventures d’un idéaliste et autres nouvelles inédites” Issac Bashevis Singer, Prix Nobel de littérature, édition Stock. Né en Pologne en 1904, Singer émigra aux Etats-Unis en 1935. Ses premiers romans et nouvelles étaient écrits en yiddish et la suite de son œuvre est totalement en anglais. L’ouvrage que je vous propose en fait partie, écrits new-yorkais rassemblés et d’époques différentes, mais toujours tendres et cruels, émouvants et drôles.

 

A bientôt

Mireille

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 15:42

 

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"L’expérience d’une première campagne présidentielle est un atout important"

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Propos recueillis par PATRICK NAPPEZ

18/06/2011, 06 h 00

Candidate à la primaire du Parti socialiste, Ségolène Royal est en visite dans l’Hérault. Midi Libre l’a rencontrée dans sa permanence parisienne.

Depuis quelques semaines on vous voit et vous entend sur tous les fronts. C’est "Ségolène le retour" ?

Mais Ségolène n’est jamais partie. Contrairement à ce qui est dit de manière péjorative, je ne fais pas des coups. Des problèmes émergent et j’ai des choses à dire. Ce n’est pas du culot mais du courage.

Ne mettez-vous pas les bouchées doubles, aussi, à cause des sondages défavorables ?

Ce travail intense, je n’ai pas cessé de le faire depuis quatre ans. Peut-être cela a-t-il plus de visibilité parce que l’on approche des primaires. Mais vous savez, les sondages...

Parmi les événements inattendus, il y a l’affaire DSK. En quoi l’incertitude et le trouble qu’elle induit peuvent-ils vous favoriser ?

Les malheurs qui peuvent arriver à toute personne humaine me désolent et rien ne serait pire que d’essayer d’en tirer avantage. Globalement, l’accumulation de ces affaires, plus tous les scandales financiers - n’oublions pas que sept ministres ont quitté le gouvernement à cause de scandales divers - appelle à des règles morales. Les responsables politiques doivent être irréprochables. Si ces crises peuvent rompre la loi du silence sur certains comportements, elles n’auront pas été inutiles.

On vous dit plus sereine, plus solide. Nourrie de l’échec de 2007, diriez-vous que vous êtes un peu dans la peau de Mitterrand en 81 et de Chirac en 95 ?

La comparaison avec Mitterrand me convient. L’expérience d’une première campagne présidentielle est un atout important. J’avance avec des convictions fortes et un travail intense depuis 2007.

À propos de Chirac, une parenthèse : que pensez-vous de son soutien à François Hollande ?

Pas de commentaire !

Revenons aux primaires. Les socialistes sont encadrés par un projet mais chacun d’entre vous souhaite faire entendre sa petite musique. Par exemple François Hollande dit qu’il va augmenter les impôts et vous défendez le contraire. Sacrée contradiction ?

Au moins il y a un débat de fond. Oui, je suis hostile à l’augmentation des impôts car le pouvoir d'achat est déjà gravement entamé. Dans ma région, depuis 2004 je n’ai pas augmenté les impôts. Surtout, il faudra relancer la croissance économique pour faire rentrer des recettes et financer les services publics. Ma priorité, ce sont les PME avec la mise en place d’une banque publique de financement. C’est indispensable ! Et puis je veux remettre l’éducation au cœur du projet présidentiel. Enfin, l’identité nationale c’est important : je fais mes réunions sous le drapeau national car je ne veux pas en laisser le monopole à Marine Le Pen.

Sur le problème de la sécurité, l’actualité vous sert, notamment cette proposition de “casques bleus” dans les banlieues. Là encore, on est loin du projet PS...

Il a toujours été convenu que l’on pouvait ajouter des propositions au projet. Je veux donner aux Français la sécurité globale. Quand l’école maternelle de Sevran supprime la récréation à cause de balles perdues, c’est un vrai problème.

L’ancien ministre Vaillant a produit un rapport allant dans le sens d’une légalisation contrôlée du cannabis. Qu’en dites-vous ?

Je suis absolument contre. Ma priorité pour les jeunes, ce n’est pas la drogue mais le travail.

L’ordre juste reste votre slogan ?

Je veux être une présidente efficace et juste. Je reste dans cette continuité. Je fais appel aussi à la force citoyenne car les Français ont beaucoup de potentiel.

Cette visite en Languedoc- Roussillon, une région qui vous avait portée en 2007, c’est une tentative de reconquérir les cœurs ?

C’est une volonté de ne pas laisser les militants à l’abandon.

Le but n’est-il pas de récupérer les militants et sympathisants irréconciliables avec Martine Aubry depuis sa bagarre contre Georges Frêche ?

Ce n’est pas mon état d’esprit. Je réponds à un appel de la base bien que mon entourage m’ait déconseillé de venir.

Auriez-vous géré la question la fédération de l’Hérault comme Martine Aubry ?

Je ne sais pas. En revanche, il faut que la paix revienne, que les exclus soient réintégrés, que la parole soit rendue aux militants et que l’on puisse mettre un terme à la tutelle.

-oOo-

En déplacement à Montpellier et à Sète dans l’Hérault aujourd’hui, Ségolène Royal a déclaré au journaliste de l’AFP :

« Je lance un appel pour que tout le monde se rassemble, pour faire revenir la paix dans la fédération [PS] de l'Hérault. Il faut surmonter les conflits et les ressentiments. On a besoin d'être tous unis pour la campagne présidentielle. Il faut réintégrer tous ceux qui ont été exclus et qu'on mette fin à la tutelle » [sur la fédération].

Et elle a ajouté :

« Il faut donner la parole aux militants pour qu'ils désignent leurs responsables fédéraux.  Je ressens beaucoup d'amertume et de souffrance chez les militants. »

Concernant la procédure judiciaire engagée par le PS contre l’ancien dirigeant de la fédération, Robert Navarro – il est accusé d’abus de confiance – la candidate à la primaire socialiste a déclaré :

« Il faut que soit déconnectée la procédure judiciaire de la vie de la fédération. Il faut maintenant tourner la page. »

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 13:23

 

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Delphine Batho, qui accompagnait Ségolène Royal mercredi matin au club d’entrepreneurs Ethic de Sophie de Menthon, a réalisé un compte-rendu "live" de la rencontre via Twitter. Le seul compte-rendu live existant, qui s’ajoute et surtout complète la présentation détaillée des 7 propositions et 7 chantiers d‘action présentés par Ségolène Royal sur son blog (cliquer ici).

Il aura fallu une quarantaine de tweets à Delphine Batho pour retranscrire les paroles de Ségolène Royal, et les réactions des entrepreneurs.

Le club Ethic ("Entreprises de taille Humaine Indépendantes et de Croissance") est un syndicat patronal français fondé en 1976 qui fédère quelques centaines d’entreprises adhérentes ; 1 500 entreprises participent régulièrement aux événements organisés par le club.

Le club Ethic vise une meilleure intégration de l’individu dans l’entreprise au moyen d’une charte et de sa participation au comité Ethique du MEDEF créé en… mars 2008.

200 chefs d’entreprises étaient réunis pour la venue de Ségolène Royal, qui a été très applaudie !

Frédérick Moulin


-oOo-


Live via Twitter de Delphine Batho

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Ségolène Royal à La Rochefoucauld le 9 juin (@L.B./afp)

Ce matin je suis avec Ségolène Royal devant les chefs d'entreprise. Sophie de Menton trouve Ségolène Royal courageuse de venir devant les patrons.

« Les PME ont créé 80% des emplois. », déclare Ségolène Royal. Elle va présenter 7 solutions mais elle veut aussi leur dire ce que la France attend d'eux.

« C'est inacceptable qu'une PME ne rencontre pas la confiance des banques. », souligne Ségolène Royal.

« Il faut qu'il y ait un droit à l'échec pour les chefs d'entreprise, sinon il ne peut pas y avoir d'innovation. », explique-t-elle.

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« Je vous fais 7 propositions mais en contrepartie je vous demande 7 actions, vous me demandez ce que la gauche peut faire. Je veux dire ce que j'attends :

1) je réunirai un "grenelle des PME et de l'esprit d'entreprise" qui fixera des règles qui ne changeront pas pour la durée du quinquennat.

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2) un "small business act" à la française pour mettre fin aux obstacles bureaucratiques. Aujourd'hui 80% des aides ne vont pas aux PME.

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Ce "small business act" traitera notamment de la question des achats publics. Il garantira l'accès aux fonds recherche.

3) une politique industrielle forte axée sur la croissance verte, le développement des énergies renouvelables.

4) une véritable politique d'innovation en faveur des PME. Je veux redéployer toutes les aides et notamment le crédit d'impôt recherche.

Je souhaite que les entreprises investissent autant dans le capital humain que dans les machines.

5) je créerai une banque publique d'investissement. Comme cette banque n'existe pas aujourd'hui, c'est la Région qui est banquière !

La banque publique d'investissement sera régionalisée en proximité des entreprises.

L'Etat doit siéger au conseil d'administration des banques car leur mission c'est de financer l'économie réelle et non la spéculation.

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Nous distinguerons au sein des banques les activités spéculatives des activités de financement de l'économie, Obama l'a fait.

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6) je modulerai l'impôt sur les sociétés selon que les bénéfices sont réinvestis ou distribués aux actionnaires.

Les PME paient 2,3 fois plus d'impôt que les entreprises du CAC 40. Est-ce juste ?

Les entreprises du CAC 40 profitent de ce qu'on appelle pudiquement "l'optimisation fiscale".

7) la sécurisation du parcours des jeunes créateurs d'entreprise.

7a En contrepartie je vous

En contrepartie je vous demande ce que vous pouvez faire pour notre pays. Cette "nouvelle donne" entre la gauche et les entreprises implique :

1) que les entreprises jouent le jeu du pacte pour l'emploi des jeunes.

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2) que le dialogue social soit modernisé, comme en Europe du Nord. Vous ne devez pas avoir peur des organisations syndicales.

3) les entreprises doivent s'engager sur la sécurisation des parcours professionnels.

4) lutter contre la souffrance au travail qui est un mal terrible qui nuit aussi à l'efficacité des entreprises.

5) vous devez revoir le contenu des emplois des seniors, des choses formidables sont faites en Finlande dont nous devons nous inspirer.

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6) vous devez agir contre la précarité et augmenter les bas salaires.

Augmenter les bas salaires : c'est comme cela qu'il y aura une vraie différence entre le travail et les revenus d'assistance.

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7) cela va vous faire bondir mais je vous demande d'accepter le conditionnement des aides publiques à l'interdiction de licencier et de délocaliser dans les entreprises qui font des profits. Je l'ai mis en place en Région, au début cela a suscité des protestations, aujourd'hui tout le monde l'accepte donc on peut le faire au niveau national. C'est un point très important. »

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Le président des restaurateurs n'est pas content car Ségolène Royal fait un bilan critique de la baisse de TVA dans la restauration.

« Je m'engage à ce que les décisions prises reposent sur un diagnostic partagé, même si on peut diverger sur les solutions. », déclare Ségolène Royal.

Et de poursuivre :

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« C'est la gauche qui va réconcilier le pays avec les entreprises car nous n'avons pas un discours démagogique et facile.

Je suis au combat pour la compétitivité économique. Mais vous trouvez vous normal que les patrons du CAC 40 se soient augmentés de 25% ? Vous devriez dénoncer cela, contester cela car cela nuit à l'image de tous les chefs d'entreprise. C'est inadmissible.

Une juste répartition des produits de l'entreprise et l'amélioration des salaires est un facteur de réussite économique. »

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Ségolène Royal revient sur le bilan des 35h et invite les patrons à considérer que cette problématique est derrière nous.

« J'ai besoin pour redresser le pays d'entreprises qui marchent, qui améliorent le pouvoir d'achat, qui relancent l'économie. », martèle la candidate à la primaire socialiste, avant de conclure : « Il faut remettre à plat toutes les aides de l'Etat aux entreprises, il faut avoir le courage de supprimer certains gaspillages. »

Confidence de chefs d'entreprises : Ségolène Royal est beaucoup plus précises qu'en 2007, elle a fait un tabac dans cette salle hostile.

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Un autre explique que c'est la seule qui a compris qu'il y a un enjeu sur le renouvellement du tissu productif.

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 09:24

5749773000_de225df8c8-1-.jpg« Indéfectibles groupies », c’est ainsi que sont qualifiés les membres de l’association Désirs d’avenir, dans un article du Monde du 16 février dernier.

 

 Me voici donc devenu « indéfectible groupie » !

 

 Il serait en effet tellement plus sage de suivre les injonctions des sondeurs et des patrons des médias en faveur de ces candidats comme il faut. Vous savez, ce genre de « grand » politique si bien, « si propre … », capable de discourir en macroéconomie !

On évoquerait dans un salon feutré la conjoncture, les résultats économiques, les possibilités des grandes entreprises, les performances, ce que l’on peut faire, le simple possible.

Il ne serait jamais question des hommes et des femmes, de la vie des gens, car ça c’est du populisme ! Laissons cela aux « groupies » de Mme Royal, laissons leur le peuple et restons sur les indicateurs économiques …

 

La mondialisation devient un grand marché pour le plus grand profit d’un capitalisme financier prédateur. Rien ne les arrête, fermer une entreprise ici et mettre à la rue des centaines de salariés pour aller s’installer plus loin afin de mieux exploiter les hommes et les femmes, pour faire toujours plus de profit. Au nom de cette idéologie du profit, tout est possible.

Le monde marche ainsi et les peuples n’ont plus qu’à se taire ou se révolter. A quoi bon voter puisque quel que soit le candidat ce sera toujours pareil, l’ordre est imposé !

Nicolas Sarkozy a bien su faire pour soutenir ce capitalisme mondial, quelques belles formules jetées au peuple, « gagnez plus ! », quelques beaux discours, et dans les faits une collaboration totale avec cet ordre du monde !

 

Ils sont peu nombreux les politiques capables de forcer leur voix pour condamner cet ordre du monde et proposer un ordre mondial plus juste.

Dans ce conformisme de la pensée qui veut que l’argent passe avant tout, il faut une réelle force de caractère pour proposer autre chose. Or qu’entend-t-on aujourd’hui dans les partis de gouvernement ? Quelques beaux discours, quelques belles formules pour gérer au mieux la France, un point c’est tout. Alors que nous avons besoin de bien autre chose dans ce combat mondial, pour changer ce monde.

Nous avons besoin d’une ambition politique, nous avons besoin d’une détermination, nous avons besoin d’une force d’engagement, d’une force de conviction, pour réellement agir une fois au pouvoir.

 

La question est simple à gauche, pour les hommes et les femmes de gauche, réellement de gauche, qui ne veulent pas se résigner, qui ont cette flamme de l’espoir,  qui croient que l’engagement politique peut permettre de changer un ordre établi : qui est en capacité aujourd’hui de porter avec force la voix de ce combat politique ?

 

Indéfectible groupie … je soutiens pour ce changement la candidature de Ségolène Royal. Dimanche 26 juin prochain, je serai dans le marais poitevin à Arçais pour soutenir le sens de cette candidature à la primaire pour l’élection présidentielle de 2012.

 

Philippe Allard

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 18:01

 

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« C’est à l’appel d’un certain nombre de militants que je viens, qui me disaient : « Mais Ségolène, on t’a soutenue, tu n’es jamais revenue. ». C’était un peu devenu un espace interdit, parce qu’on osait plus y mettre les pieds, si j’ose dire. […] Et là je me suis dit, mais c’est vrai au fond, il n’y a aucune raison de laisser à l’abandon des militants, des sympathisants, des citoyens, parce qu’il y a des problèmes à régler au niveau de la direction de la fédération, […] et ce que je veux, c’est venir vraiment en toute amitié, en toute fraternité. », explique Ségolène Royal à la fin de l’interview sur sa venue demain à Montpellier pour une réunion publique, à 16h et à 10 jours de la date d’ouverture officielle des dépôts de candidature pour la primaire socialiste.

La candidate aux primaires du PS était l’invitée du 8h10 ce matin sur France Bleu Hérault, où elle a répondu par téléphone aux questions de Pierre-Jean Pluvy.

Ségolène Royal est longuement revenue sur ce qu’était pour elle « l’ordre juste » en matière économique, tant au niveau national qu’international avec les investissements spéculatifs et les investissements dans les PME, les investissements du FMI, et l’absence d’investissement massif pour son avenir de l’Europe, notamment dans les énergies renouvelables :

« Il y a des années qu’on aurait dû investir dans les énergies nouvelles, moi je l’avais proposé lors de la campagne de 2007, de faire de la France la première puissance écologique d’Europe, aujourd’hui ça serait le cas si j’avais été aux responsabilités ».

Interrogée sur le limogeage d’Anne Lauvergeon à la tête d’Areva, elle a regretté cette décision pour « une femme exceptionnelle, que je connais bien », puisque Madame Lauvergeon, une des (trop) rares femmes à la tête d’un grand groupe industriel français, Normalienne et Ecole des Mines, avait été la "sherpa" du président François Mitterrand entre 1991 et 1995, sa représentante personnelle, chargée notamment de préparer les G7, Time la classant parmi les 100 personnes les plus influentes du monde début 1995.

Interrogée sur la dépénalisation du cannabis, Ségolène Royal a répété sa position : pas de dépénalisation, mais une frappe des têtes de réseaux et un démantèlement des réseaux, avec la pleine utilisation des moyens de la police et du renseignement.

Questionnée sur sa spécificité dans la primaire par rapport aux autres candidats, Ségolène Royal en est venue à « ce que j’appelle l’ordre juste », « arrêter ce déclin et faire en sorte qu’en remettant des règles justes dans la société ».

Frédérick Moulin

 

Ségolène Royal invitée de "France Bleu Hérault" par segolene-royal

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Pierre-Jean Pluvy : Bonjour Ségolène Royal.

Ségolène Royal : bonjour.

Pierre-Jean Pluvy : d’abord quelques questions d’actualité avant de revenir sur votre déplacement. Vous êtes demain, on l’a dit, à Montpellier et à Sète d’ailleurs, parler avec les pêcheurs notamment. D’abord un mot sur le départ de Madame Lauvergeon, Anne Lauvergeon remerciée, qui n’est pas renouvelée dans son poste, on l’a appris hier, de présidente d’un grand groupe français, Areva.

Ségolène Royal : eh bien écoutez, je le regrette beaucoup, parce que c’est une femme exceptionnelle, que je connais bien, puisque j’ai travaillé avec elle à la présidence de la République, au secrétariat général de l‘Elysée, auprès de François Mitterrand. J’espère que ce limogeage n’est pas dû à son esprit d’indépendance.

Pierre-Jean Pluvy : la polémique de la semaine, elle est finalement pas tellement nouvelle, mais assez ancienne, elle revient régulièrement, c’est le cannabis. Faut-il dépénaliser la cannabis, c’est une question qu’on a posée régulièrement, ce matin, de nombreux reportages sur France Bleu Hérault pour dire qu’il y avait quand même une certaine hypocrisie autour de cette consommation de cannabis. Qu’est-ce que vous en pensez ? Qu’est-ce qu’il faut ? Dépénaliser le cannabis ?

Ségolène Royal : écoutez, moi je n’y suis pas du tout favorable. Ce que je veux pour les jeunes, c’est de l’éducation et du travail, et certainement pas un encouragement vers la toxicomanie. Il y a déjà beaucoup de dégâts dus à l’alcool, il y a plusieurs dizaines de milliers de morts dus à l’alcool, ne serait-ce que dans les accidents de voiture, dans les violences entre personnes, dans les maladies, les cancers, etc., beaucoup de décès dus au tabac, donc l’idée d’aligner le cannabis sur [l’alcool] et sur le tabac, je pense, n’a pas de sens, même si je comprends bien que le fait de l’interdiction provoque des trafics.

Mais s’il y a dépénalisation, les trafics auront lieu sur des drogues plus dures, parce que ce qui attire aussi c’est précisément l’interdit. Donc moi je préfère que l’on mobilise les moyens de la police et du renseignement pour démanteler les réseaux et frapper les têtes de réseau, et que l’on renforce l’éducation et la lutte contre toutes les formes de toxicomanie.


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Fête de la Fraternité à Montpellier le 19 septembre 2009 : Ségolène Royal salue les militants (@Razak)

Pierre-Jean Pluvy : Ségolène Royal est l’invitée de France Bleu Hérault ce matin ; alors on va revenir sur votre stratégie politique, sur votre campagne dans ces primaires. Qu’est-ce qui fait, parmi les nombreux candidats, parce que voilà, il y a de nombreux candidats pour ces primaires, qu’est-ce qui fait la spécificité de Ségolène Royal ? Qu’est-ce qui fait votre spécificité, votre marque de fabrique dans ce que vous souhaitez mettre en avant dans cette campagne ? Par rapport aux autres ?

Ségolène Royal : d’abord je ne me positionne pas par rapport aux autres, mais par rapport aux valeurs auxquelles je crois, à l’expérience de ma vie politique, à l’expérience que j’ai acquise aussi pour le fait d’avoir déjà accompli une première campagne présidentielle, et donc ce que je dis je ne le dis pas par comparaison aux autres, parce que je crois que dans cette période de primaires, nous devons d’abord nous respecter les uns les autres, et moi ce qui me préoccupe c’est d’apporter des solutions concrètes aux problèmes qui se posent aujourd’hui dans la France dans laquelle nous vivons, et dans le tour de F…

Pierre-Jean Pluvy, lui coupant la parole : oui, sauf que Ségolène Royal… sauf que la réalité, c’est que les militants et sympathisants devront faire un choix entre l’offre politique que vous proposez ?

Ségolène Royal : oui, c’est vrai. Donc moi, ce qui me paraît très important dans le projet politique que je porterai pour les Français, c’est d’abord que la France retrouve des valeurs morales, des valeurs fondamentales, des droits et des devoirs. Les Français ont soif de règles, parce qu’ils voient qu’il y a beaucoup de désordre, dans tous les domaines, que ce soit dans le domaine financier, dans le domaine économique.

Comment par exemple comprendre qu’aujourd’hui 15 millions de Français finissent la fin du mois à 50 euros près, que les petits retraités, pour 1 sur 3 d’entre eux comme le dit le rapport de la Banque de France, sont en situation d’endettement et n’arrivent même plus à vivre dignement de leur retraite, c’est-à-dire du fruit de toute une vie de travail ? Comment se fait-il qu’il y ait tant de richesses d’un côté et tant de précarité de l’autre ? Pourquoi est-ce que nous nous sentons sur une pente déclinante, avec les classes moyennes qui se sentent basculer dans la précarité, et les personnes en situation de précarité qui se sentent basculer dans la pauvreté ?


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Fête de la Fraternité à Montpellier le 19 septembre 2009 (@Razak)

Eh bien moi je veux arrêter ce déclin et faire en sorte qu’en remettant des règles justes dans la société, ce que j’appelle l’ordre juste, les Français puissent retrouver confiance dans leurs pays, et puissent comprendre qu’il est encore possible de réussir, d’espérer, de travailler, de recevoir le fruit de son travail, d’éduquer correctement ses enfants…

Pierre-Jean Pluvy, lui coupant la parole : just… justement Ségolène Royal, dans le domaine économique, « l’ordre juste », qu’est-ce que ça veut dire ? On a parlé de ce capitalisme financier un peu fou, de ces dérives qui donnent lieu à une augmentation, vous l’avez expliqué à l’instant, des écarts, des classes dirigeantes de plus en plus riches, et puis des gens qui ont de plus en plus de mal à finir le mois. Qu’est-ce que ça veut dire « l’ordre juste », concrètement, en matière économique ?

Ségolène Royal : l’ordre juste, ça veut dire une réforme bancaire qui va séparer au sein des banques, comme ça a été fait aux Etats–Unis d’Amérique, les fonds spéculatifs que l’Etat n’a pas à renflouer, d’un côté, et les fonds qui doivent permettre le financement des petites et moyennes entreprises, qui ont encore aujourd’hui beaucoup de mal, vous le voyez sans doute à Montpellier, moi je le vois dans ma Région. C’est la Région qui est obligée de prêter aux petites entreprises innovantes parce que les banques refusent de prendre les risques pour lesquels elles sont d’ailleurs payées.

L’autre réforme bancaire, c’est de contrôler, de baisser les tarifications bancaires qui enfoncent les gens dans l’endettement et dans le surendettement. Est-ce que vous trouvez normal que lorsqu’une personne a 100 euros de découvert, elle paye jusqu’à 17%, 18%, 19% de taux d’intérêt, alors que, lorsque son compte est en excédent, elle ne reçoit pas de taux d’intérêt ?

Eh bien cette réforme-là je la ferai parce que les banques reçoivent les dépôts des salaires, des retraites, des bénéfices des sociétés, et en contrepartie, elles ont le devoir de financer l’économie et d’aider les citoyens à vivre, tout simplement, et non plus seulement à survivre. C’est ça, l’ordre juste bancaire.

L’ordre juste financier, il doit aussi se décliner au niveau international, on voit bien avec la faillite de la Grèce que les règles qui sont imposées par la gouvernance mondiale ne vont plus dans la bonne direction. Donc il faut que cette crise soit une chance pour changer les règles du jeu et pour faire en sorte que les priorités…

Pierre-Jean Pluvy, lui coupant la parole : vous pensez que le FMI… vous pensez que le FMI n’a pas pris les bonnes décisions concernant la Grèce ?


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 Fête de la Fraternité à Montpellier le 19 septembre 2009 : Ségolène Royal salue les militants (@Razak)

Ségolène Royal : je crois que le FMI est dans sa propre logique, mais il est obligé, parce que ce sont ses propres règles, mais je pense qu’en face, il y a un déficit de pouvoir politique, notamment au niveau européen, qui parallèlement aux règles de rigueur, aurait la capacité de décider d’investissements massifs dans des technologies et dans des industries tournées vers l’avenir et productrices d’emplois.

Par exemple nous avons un très fort retard sur les énergies nouvelles, il y a des années qu’on aurait dû investir dans les énergies nouvelles, moi je l’avais proposé lors de la campagne de 2007, de faire de la France la première puissance écologique d’Europe, aujourd’hui ça serait le cas si j’avais été aux responsabilités. Donc il faut rattraper ce retard, fabriquer le véhicule électrique, les transports en commun de haute-technologie, les énergies renouvelables, les hydroliennes, etc., et je pense que dans ces perspectives et dans ces stratégies là de la croissance verte, il y a une possibilité de sortir nos pays de la crise économique.

Pierre-Jean Pluvy : allez, dernière question, Ségolène Royal, vous venez ici à Montpellier dans une fédération socialiste qui vous a plutôt soutenue lors des dernières primaires, plutôt, qui vous a soutenue lors des dernières primaires, c’est aujourd’hui une fédération déchirée, c’est une fédération sous tutelle. Il fallait remettre de l’ordre dans la fédération de l’Hérault ?


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Fête de la Fraternité à Montpellier en 2009 : Jean-Louis Bianco, Ségolène Royal et Hélène Mandroux, maire de Montpellier (@Razak)

Ségolène Royal : oui, sans doute, moi je ne veux pas interférer sur les décisions qui sont prises sur la fédération, ce que je veux dire simplement, c’est que les militants souffrent, parce que c’est très pénible pour eux, d’ailleurs c’est à l’appel d’un certain nombre de militants que je viens, qui me disaient : « Mais Ségolène, on t’a soutenue, tu n’es jamais revenue. ». C’était un peu devenu un espace interdit, parce qu’on osait plus y mettre les pieds, si j’ose dire, on craignait soit d’être pris à parti d’un côté, soit pris à parti de l’autre.

Et là je me suis dit, mais c’est vrai au fond, il n’y a aucune raison de laisser à l’abandon des militants, des sympathisants, des citoyens, parce qu’il y a des problèmes à régler au niveau de la direction de la fédération, sur laquelle, moi je n’ai pas eu accès au dossier, donc je ne me prononcerai pas, et ce que je veux, c’est venir vraiment en toute amitié, en toute fraternité.

J’ai vraiment beaucoup de plaisir de venir à Sète et à Montpellier, de rencontrer aussi, je voudrais le signaler, des sages-femmes de Nîmes qui sont en grève, qui demandent des conditions de travail décentes, et auxquelles je donnerais la parole dans ma réunion publique à Montpellier.

Pierre-Jean Pluvy : merci beaucoup Ségolène Royal d’avoir été avec nous ce matin…

Ségolène Royal : merci à vous.

Pierre-Jean Pluvy : … bonne journée.

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 13:42

 

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Mes chères amies, mes chers amis, 



Ce samedi 18 juin, Ségolène Royal se rend à Montpellier, à la rencontre des quartiers populaires qui l'ont si fortement soutenue en 2007. Accompagnée de Guillaume Garot, Delphine Batho et Dominique Bertinotti, elle tiendra une réunion publique pour présenter et soutenir le projet socialiste 2012, "Le Changement" et expliquer comment elle nous propose de le décliner avec sa vision alternative, altermondialiste, post-capitaliste, humaniste et participative de la société.

Nous toutes, nous tous, militantes et militants, citoyennes et citoyens, nous sommes la Force citoyenne née de « l’élan qui s’est levé, à gauche » en 2007 et qui n’est jamais, malgré les tentatives d’étouffement médiatique, retombé.

Notre responsabilité est immense, notre volonté sans faille !


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Ségolène Royal rend hommage à François Mitterrand et lance la Force Citoyenne, le 8 mai à Paris (@Razak)

Aussi, en ce 18 juin, à 10 jours de l’ouverture officielle des déclarations de candidatures aux primaires socialistes, nous serons nombreuses, nous serons nombreux à soutenir, par notre présence, Ségolène Royal. Nous serons nombreuses, nous serons nombreux à porter haut, porter loin, porter avec une détermination sans faille la voix de la Présidente citoyenne !

L’engagement qui est le nôtre, la conscience politique dont nous faisons preuve depuis tant d’années, c’est avec Ségolène Royal, le 18 juin, à Montpellier, que nous devons l’incarner !

Pas une, pas un d’entre nous ne manquera à l’appel.

Nous serons, samedi 18 juin, à la Maison pour Tous Léo Lagrange, 155 avenue de Bologne, à 16h, tous réunis, au complet…

Je rappelle que des covoiturages sont organisés, à l’initiative de sympathisants et de membres de Désirs d’Avenir !

Pour nous, c’est elle !

Parce qu’elle porte nos colères, amplifie nos combats. Et qu’elle conduira la Force citoyenne jusqu’à l’Elysée en 2012.

Jean-Michel

Marseille, DA 13

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