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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 17:30

70.jpg   On n’en peut plus de ces discours politiques identiques où l'on nous fait miroiter mille merveilles et une fois l’élection passée, les propositions s’évanouissent. L’Etat ne peut rien faire dans la mondialisation. On ne nous parle plus que de conjoncture, de crise internationale, de difficultés passagères qui empêchent de mettre en œuvre les politiques promises. Mais alors pourquoi veulent-ils gouverner s’ils ne peuvent rien faire une fois aux affaires, une fois les beaux discours oubliés ? « La politique par la preuve » lance Ségolène Royal, moi j’adhère. Quand on voit en effet le nombre d’actions menées dans sa région sans augmentation des impôts, avec une volonté de diriger efficacement, moi j’adhère. Ségolène Royal propose un volontarisme politique, moi j’adhère.

 

On n’en peut plus de cette direction des affaires toujours au profit de quelques-uns. Quelques formules, quelques phrases pour le peuple et une fois la page tournée de la campagne, les lobbies entrent en jeu. Ils font pression, ils sont convaincants car ils sont si proches. Ils ont leurs entrées à droite comme à gauche, avec ces politiques enfermés dans leurs châteaux dorés. Ils savent y faire pour faire plier, pour mener leur barque droit au port. Ils connaissent la manœuvre. Ségolène Royal n‘est liée à aucun de ces puissants qui font la pluie et le beau temps, moi j‘adhère. Ségolène Royal a cette préoccupation du peuple, a le regard tourné vers les petits, moi j’adhère. Ségolène Royal agit pour mettre en œuvre une autre politique, moi j’adhère.

 

On n’en peut plus de ces quartiers abandonnés, de ces échecs scolaires pour nos enfants dans des classes surchargés, de ces insécurités pour le peuple, de cette retraire qu’on nous vole, de cette casse sociale menée par Nicolas Sarkozy, de ces fins de mois impossibles avec des salaires toujours plus bas,  du chômage des jeunes, de ces licenciements boursiers, de cette précarité, de ces inégalités criantes, de ces salaires mirobolants que s’octroient certains, de ces grands patrons qu’on écoute et le peuple qu’on éloigne. Ils nous faut quelqu’un qui aura la volonté farouche de répondre aux besoins du peuple. Ségolène Royal veut donner la parole à ceux qui ne l’ont pas, moi j’adhère. Ségolène Royal va dans les quartiers populaires, moi j’adhère. Ségolène Royal propose un ordre social juste, moi j’adhère. 

 

On n’en peut plus de ces politiques collés le nez sur le guidon qui n’ont pas d’horizon à proposer. Toujours les mêmes mots, les mêmes slogans, les mêmes images de campagne. Elles sont tellement identiques ces images, qu’elles sont interchangeables. Ils veulent tellement lisser leur communication qu’ils sont incapables de nous donner envie de nous engager, qu’ils repoussent même un grand nombre d’entre nous dans l’abstention ou pire encore dans les partis extrêmes. Qu’ont-ils à proposer pour préparer l’avenir ? Quand Ségolène Royal propose de faire de la France la première puissance écologique, moi j’adhère. Quand Ségolène Royal propose de redonner un sens à l’Etat pour conduire une grande politique d’innovation, moi j’adhère. Quand Ségolène veut se battre pour une autre Europe, pour une autre mondialisation, moi j’adhère.

 

Et je sais que ce qu’elle dit elle le fera car elle a la volonté et la force pour mener le changement. Ségolène Royal en 2012, moi j’adhère !

 

Philippe Allard

Photo de Christine Pichette à Arçais.  

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Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans La parole aux militants
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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 22:04

 

S2 début

(@Frédérick Moulin)

Ségolène Royal a prononcé son discours de candidature à la primaire socialiste hier dimanche à Arçais, entouré des habitants du Marais Poitevin, avec de nombreuses personnalités politiques présentes. 800 militants enthousiastes assistaient à l’événement dans cet endroit perdu au milieu de l’écrin de la Venise Verte, selon l’AFP.

Dans cet endroit symbolique, la candidate socialiste aux primaires s’est engagée à rendre aux Français ce que le président et le gouvernement UMP ont leur pris.

Pour cela, Ségolène Royal a rappelé ses atouts :

1) « J’ai l’expérience des grandeurs et de la dureté d’une campagne présidentielle. » ;

2) « Oui, j’ai compris mes erreurs. J’ai compris que le rassemblement des socialistes devait se construire. L’union est un combat, je ne l’oublierai pas. 2012 ne sera pas 2007 c’est un nouveau départ, parce que notre pays a besoin de trouver une nouvelle voie et donc la victoire doit être au rendez-vous. »

3) « Pourquoi je suis prête ? Laissez évoquer les réussites et les compétences d’une action qui m’a donné, à la présidence de la région où nous sommes, avec plus de 60 % des voix des Français qui me voit travailler, et obtenir des résultats, avec toutes les équipes qui m’entourent, et les partenaires économiques et sociaux. Ce qui me fait dire que je veux être la Présidente des solutions, celle de la morale de l’action, celle du socialisme qui marche et qui obtient des résultats. »

Puis elle a donné 5 exemples d’actions concrètes et très significatives accomplies avec succès en Poitou-Charentes et qui seront transposées, car transposables, au niveau national.

Pour mener à bien les réformes nécessaires dans un contexte difficile, Ségolène Royal a rappelé la nécessité de « la garantie d’une action équitable » : « je veux être une présidente équitable pour construire avec les Français un nouvel ordre social juste ».

 

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(@Frédérick Moulin)

Puis, sur 15 points de fracture de l’égalité en France, elle a proposé 15 actions dès le début de la mandature : fiscalité, logement, délinquance, petits paysans, immigration, pouvoir d’achat, banques, et dernière action mais pas la moindre, l’Education« nous en reparlerons au cours des semaines qui viennent ».

L’Education et la recherche, deux piliers de la croissance verte et de l’innovation, pour les PME notamment, tous ces éléments permettront seuls la reprise de la croissance si on s’en donne les moyens, a expliqué en substance Ségolène Royal.

« L’éducation civique aussi : il faudra aussi répondre à la crise morale par l’exemplarité du comportement des élus qui sont là pour servir et pas pour se servir. Que chacun ait la bonne feuille de route, pour savoir quels sont ses devoirs avant de réclamer quels sont ses droits.

C’est cela la force de la République du Respect que j’ai toujours défendue, et que je continuerai à défendre, car c’est elle qui permettra de gagner le combat contre toutes les formes de violence et d’agressivité. »

 

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Ségolène Royal discute avec les maraîchins après son discours ; en jaune, Jean Leyssène, ancien maire d'Arçais (2001-2008) (@Frédérick Moulin)

Puis la candidate a brièvement évoqué la France sur la scène internationale : « La France ne doit pas être effacée de l’histoire. » ; dénonçant la politique suiviste du pouvoir UMP en place, et rappelant sur l’Europe : « L’Europe est à reconstruire, avec un idéal et des outils économiques communs, elle doit protéger nos salariés contre les produits venus d’ailleurs qui ne respectent pas les mêmes normes sociales et environnementales. »

Enchaînant sur les promesses non tenues du président Sarkozy, elle a conclu en parlant de ce qu’il en était advenu : « Mais c’est tout le contraire qui a été fait, et c’est grave. ».

Et Ségolène Royal de conclure :

« Sur le fronton de nos écoles et nos mairies notre devise est inscrite : la Liberté, l’Egalité, la Fraternité, auxquelles j’ajoute la laïcité, la solidarité et la liberté d’entreprendre et de créer.

Alors mobilisons nos cœurs et nos intelligences. Mettons en mouvement la force citoyenne du peuple Français pour qu’en 2012, la France renoue avec son histoire prestigieuse.

Mes chers amis, je ferai tout, et nous ferons tout pour que ce rêve devienne, en 2012, une belle réalité, et pour que s’améliore très rapidement la vie quotidienne des Français. »

 

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Ségolène Royal au milieu des maraîchins (Jean Leyssène à gauche, tout sourire, comme Ségolène), à la fin de son discours ; quelques secondes plus tard la petite fille tapotera le bas de sa manche et lui posera une question (@Frédérick Moulin)

Pour accéder au texte de la retranscription intégrale du discours de Ségolène Royal, cliquez ici.

Pour accéder au texte préparé par Ségolène Royal en vue de son intervention, publié sur Le Blog officiel de Ségolène Royal à Arçais hier, qui ne correspond pas à la retranscription, cliquez ici.

Frédérick Moulin

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Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Actualité
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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 21:20

 

 

Retranscription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

(Pendant près de 2 minutes, applaudissements et « Ségolène, présidente ! », « Ségolène, présidente ! » scandé par le public, sirènes des supporters)

Mes chers Amis, mes chers Compatriotes,

Merci, Jean [Leyssène, maire d’Arçais de 2001 à 2008, NdlR] pour ton accueil chaleureux, dans cette belle commune d’Arçais.

Pour m’adresser aux Français, j’ai choisi d’être parmi vous, les habitants du Marais, que l’on appelle encore les maraîchins, pour vous dire la plénitude et le bonheur que je ressens en décidant de  m’engager dans la campagne présidentielle, afin de continuer à être utile à la France, à notre pays, à notre patrie. (Applaudissements, « Ouaiiiis ! »)

Dans ce pays de terre et de chemins d’eau, creusés à mains d’hommes depuis le XIème siècle, pour gagner des pâturages, et sortir les paysans de la misère, créant un paysage étonnant, cette Venise Verte, qui bénéficia de l’attention de l’Etat, avec la venue de François Mitterrand en 1992 venu appuyer notre volonté commune, en lançant ici les grands travaux de restauration, sur ce port d’Arçais, oui, notre volonté de ne pas laisser détruire ce monument de la nature, chargé d’histoire, paysage étonnant d’une richesse humaine et biologique extrême, et qui a échappé de justesse à la destruction parce que nous nous sommes mobilisés, pour sauvegarder ce qui doit l’être.

C’est un lieu paisible et reposant, où l’on apprend à ralentir, comme il en existe aux quatre coins de notre beau pays, la France.

Ce lieu symbolise les valeurs de l’action politique telles que je les aime :

. la fidélité à ses racines, et la présence affectueuse autour de moi des maires ruraux, des anciens maires, des conseillers municipaux d’ici, est la preuve de cette amitié au long cours de tous ceux qui m’entourent et m’accompagnent depuis le début, ma toute première élection, il y a ici plus de vingt ans, sur ce sud Deux-Sèvres, qui me rappelait mon enfance et mon adolescence rurale dans les Vosges ;

. la persévérance ensuite, car il nous en a fallu pour prouver qu’un autre développement, harmonieux et cohérent, respectueux de l’environnement et créateur d’emplois était possible ;

. l’esprit visionnaire enfin, car il en fallait pour faire, il y a vingt ans déjà, de l’excellence environnementale et de l’économie solidaire, notre feuille de route pour réhabiliter, année après année, résultat après résultat, un grand site national qui est aujourd’hui candidat au patrimoine mondial de l’Unesco. (Applausdissements)

 

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(@Frédérick Moulin)

 

Et de toute cette histoire, je retiens que l’action politique doit obtenir des résultats rapides, mais en pensant toujours aux conséquences de ses actes sur les générations futures.

Enraciner, protéger, préserver pour bien rassurer les Français afin d’engager le pays dans les changements nécessaires. Voilà quelle sera la bonne façon de présider la France en 2012. (Applaudissements, « Bravo ! »)

Oui, c’est à vous, chers amis, que je confie à l’instant solennellement le sens que revêt à mes yeux le beau combat républicain qui doit rendre aux Français, en 2012, tout simplement, le droit à l’espérance.

À tous ceux qui sont inquiets et même angoissés, souvent pour eux et toujours pour leurs enfants.

À tous ceux qui sont révoltés par trop d’injustices, par trop d’inégalités qui se creusent chaque jour davantage entre les gagnants et les perdants du système actuel.

À vous qui êtes résignés.

À vous qui ne reconnaissez plus la France telle que vous l’aimiez.

À vous qui ne croyez plus à l’efficacité de l’action politique au point de croire que le pays est définitivement vaincu par la globalisation financière qui appelle une moralisation et les règles d’un ordre international juste, toujours promis et jamais réalisé.

Oui, c’est à vous que je m’adresse, vous qui avez perdu et qui avez peur de perdre encore. (Applaudissements)

Vous me l’avez dit partout où je suis venue depuis plusieurs années, dans de nombreux départements de France :

« On nous a tout pris », m’avez-vous dit.

« On nous a pris nos retraites ».

« On nous a pris notre dignité au travail ».

« On nous a pris la sécurité ».

« On nous a pris notre système de santé, et même notre école. »

Eh bien moi je veux vous rendre tout cela. (Applaudissements, « Oui ! », « Bravo ! », « Merci ! »)

 

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Arrivée de Ségolène Royal à Arçais (@Frédérick Moulin)

Je veux vous rendre tout cela, et même plus encore, car il faudra construire notre avenir commun et rendre à chacun une espérance pour que, pour nos enfants, demain soit meilleur qu’aujourd’hui et que l’ascenseur social redémarre pour tous ceux qui font des efforts, qui veulent travailler, qui veulent créer, qui veulent entreprendre, mais qui sont bridés par tant de barrières.

Pour que la situation de nos enfants soit égale, ou meilleure que la nôtre tout simplement.

C’est ce que l’on appelle le progrès social.

C’est le vrai sens de notre histoire, histoire que je veux écrire avec vous.

Qui ne voit que notre Etat providence a été tellement démoli que les acquis de la Résistance devront être à nouveau reconstruits. (Applaudissements, « Bravo ! »)

Je pense en particulier à la Sécurité sociale, aux retraites, à la santé, à la dignité au travail, à la liberté des médias, qu’il faudra rendre indépendant du pouvoir de l’argent, comme le proclamait le Conseil national de la Résistance. (Déferlement d’applaudissements et de « Bravo ! »)

Pourquoi la droite qui nous gouverne a oublié les leçons de l’après-guerre et la conception désintéressée de la politique qu’avait le général de Gaulle, auquel elle se réfère tout en tournant le dos à sa pensée ? « Il faut compenser les ferments de divisions sous peine de danger mortel » disait-il, ou encore « Il faut viser haut  et se tenir droit ». On en est loin.

Ce n’est pas parce que la droite qui nous gouverne a abandonné ce qui lui restait comme référence structurée que la gauche doit rougir d’être fidèle à sa mission en reprenant le drapeau « de cet acte d’énergie, de cet acte de foi qui conditionne la résurrection de la France. La France est malade il faut que la guérison soit à son œuvre » écrivait encore le général de Gaulle. Jamais ces mots écrits dans une autre période sont, pour aujourd’hui, n’est-ce pas, criants de vérité. (Applaudissements) Eh bien, puisqu’une partie de la droite affairiste les a laissé tomber, n’hésitons pas à les porter. Et un jour prochain, tous les républicains humanistes convergeront vers la gauche unie et les écologistes, pour accomplir le changement.

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Ségolène Royal pendant son discours, entourée des habitants maraîchins (@Frédérick Moulin)

Oh j’ai bien entendu et vous aussi, souvenez-vous de cette phrase : « désormais quand il y a une grève en France, plus personne ne s’en aperçoit » (Huées), souvenez-vous aussi le mépris à l’égard de tous ceux qui sont obstinément descendus dans la rue pour défendre les acquis sociaux et la valeur  travail, sa juste reconnaissance par les salaires, et par des retraites qui permettent de vivre, et pas seulement de survivre. Et les luttes sociales des ouvriers qui se battent contre les délocalisations financières, et les  parents d’élèves qui se mobilisent pour maintenir les écoles de leurs enfants.

La gauche n’a pas à rougir de défendre la Sécurité sociale, l’œuvre de ceux qui en regroupant toutes leurs forces ont permis  à la France de retrouver  son équilibre moral et social.

La gauche n’a pas à rougir de vouloir redonner au monde l’image de sa grandeur et la preuve de son unité.

C’est pour toutes ces raisons que je propose aux Français de construire un ordre social juste, appuyé sur la force citoyenne de chacun d’entre vous, de chacun d’entre nous.

Je m’y suis préparée, et  j’y suis prête. (Déferlement d’applaudissements puis scandé : « Ségolène ! » « Ségolène, présidente ! »)

[1] J’ai l’expérience des grandeurs et de la dureté d’une campagne présidentielle, de ce moment majeur de la vie politique du pays.

L’élan populaire de 2007 me demande un devoir de fidélité. (« Bravo ! »)

Les rudesses qu’il faut savoir endurer, je l’ai ai vécues sans me laisser aller à copier les mauvaises méthodes qui dégradent le débat politique. (Déferlement d’applaudissements et « Bravo ! »)

Jamais je n’ai manqué à ce devoir de dignité, de tenue et d’exemplarité, que les citoyens sont en droit d’attendre.

J’ai beaucoup réfléchi à ce qui nous a manqué, alors, pour l’emporter et à la part d’erreurs qui m’incombe.


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(@Frédérick Moulin)

[2] Oui, j’ai compris mes erreurs. J’ai appris que je n’ai pas su toujours me faire comprendre en donnant parfois, faute de temps pour expliquer, l’impression d’improviser.

J’ai compris que le rassemblement des socialistes devait se construire, qu’il n’était pas automatique comme je l’imaginais dans le feu de mon action difficile tournée vers notre adversaire commun. Alors que, sans doute, j’aurais dû aller chercher, un par un, et une par une, ceux qui pouvaient être légitimement contrariés par le résultat de la compétition interne. On gagne ensemble ou on perd ensemble. Et les Français le veulent, ce changement, et l’exigent, cette unité, sans étouffer un débat d’idées et de propositions de haute tenue qui leur donnera la liberté de choisir.

L’union est un combat, je ne l’oublierai pas, tout le monde se rassemblera derrière celle ou celui qui sera désigné, les 9 et 16 octobre prochain par le vote citoyen des primaires. Je voudrais une nouvelle fois, en responsabilité rassurer tous les Français qui s’inquiètent des divisions. Si je suis désignée je rassemblerai et je sais que François, Martine, Arnaud, Manuel, et peut-être d’autres, partagent le même sens des responsabilités puisque nous nous retrouvons régulièrement pour en parler. Personne n’est isolé, et les inquiétudes en ce sens doivent être levées. (Applaudissements)

Je sais désormais que c’est dans les moments difficiles que l’on doit faire preuve de la plus grande force morale.

Il le faut car 2012 ne sera pas 2007 : ce n’est pas une revanche qu’il faut prendre, c’est un nouveau départ, parce que notre pays a besoin de trouver une nouvelle voie et donc la victoire doit être au rendez-vous.

« La victoire », disait François Mitterrand, « vous ne la rencontrerez que si vous la forcez. C’est une affaire de volonté, de continuité et de clarté d’esprit dans la fidélité aux engagements. La chance, c’est vous qui la forgerez de vos mains ». C’est cette conviction qui nous rassemble, nous socialistes. (Déferlement d’applaudissements « Ouaaaais ! », « Bravo ! »)

[3] Pourquoi je suis prête ? Laissez moi aussi évoquer les réussites et les compétences d’une action qui m’a donné, à la présidence de la région où nous sommes, avec plus de 60 % des voix des Français qui me voit travailler, et obtenir des résultats, avec toutes les équipes qui m’entourent, et les partenaires économiques et sociaux.

Ce qui me fait dire que je veux être la Présidente des solutions. (Applaudissements, « Bravo ! »), celle de la morale de l’action, celle du socialisme qui marche et qui obtient des résultats.

 

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Ségolène Royal et à gauche, en jaune, Jean Leyssène, ancien maire d'Arçais (2001-2008) (@Frédérick Moulin)

J’entends trop souvent dire, qu’il n’y a plus rien à faire, que l’on n’aurait plus qu’à subir, à se replier sur soi, à se méfier du voisin ou à le jalouser.

Moi je vous assure que l’on peut agir efficacement et rapidement, et pas seulement à la marge, que nous avons des marges de manœuvre pour changer concrètement la vie quotidienne dès 2012.

Ici, nous apportons la preuve de cette compétence, par les résultats obtenus dans cette région, où nous démontrons, comme dans un laboratoire, ce qu’il est possible de faire, dès 2012 dans tout le pays, dans plusieurs domaines.

Nous mettons en pratique ce pouvoir d’impulsion et cette volonté de transformation qui sera demain celle de l’Etat, en rassemblant les forces vives, entreprises, associations, élus de toutes tendances, organisations de salariés et de professions libérales, autour de plusieurs objectifs clairs fixés par la région.

Et je voudrais vous en donner quelques exemples.

[1] D’abord, nous tenons le cap de la conversion écologique de l’économie par la croissance verte.

Et la région Poitou-Charentes est devenue la première région écologique d’Europe (Applaudissements, « Bravo ! ») avec un plan sur l’énergie solaire et les énergies renouvelables unique dans son ampleur.

Cette mutation nécessaire, loin d’être une contrainte, est une chance de développer de nouvelles filières industrielles, de créer de nouvelles richesses, de nouveaux emplois, de nouveaux métiers.

Et demain, en 2012, conformément à cet effort couronné de succès, je veux faire de la France la première puissance industrielle écologique d’Europe, rattraper notre retard, reconquérir les emplois industriels perdus dans les industries traditionnelles, faire que nous soyons le pays le plus en avance sur la mutation énergétique, les économies d’énergie, les énergies renouvelables, la préparation de l’après-pétrole et la sortie de la dépendance au nucléaire. (Applaudissements, « Bravo ! »)

Nous y mettrons tous les moyens nécessaires car c’est de là que viendra la nouvelle croissance et par conséquent la lutte contre les déficits.


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(@Frédérick Moulin)

[2] Deuxième exemple :  la Région Poitou-Charentes est la seule collectivité publique en France à être entrée dans le capital d’une entreprise privée industrielle stratégique, Mia Electric, à hauteur de 30 %, (« Bravo ! », applaudissements) pour accompagner la mutation écologique de l’entreprise Heuliez, sauver les emplois, et produire une voiture électrique. De 30 emplois, l’entreprise est passée à 300 emplois, à la fin de cette année. (« Bravo ! », « Bravo ! », applaudissements)

Demain, conformément à cet effort couronné de succès, toutes les régions seront autorisées à défendre leurs industries, et l’Etat n’hésitera plus à entrer au capital des banques et des grandes entreprises qu’il renfloue par des fonds publics. (Déferlement d’applaudissements)

[3] Troisième exemple : nous avons mis en place ici de nouveaux outils financiers de proximité, préfigurant la banque publique d’investissement prévue par le projet des socialistes, pour soutenir les PME, les artisans, les commerçants, qui sont aujourd’hui bridés par manque de crédit et auxquels je demanderai en contrepartie de cette aide, de prendre des jeunes en alternance, et des seniors en tutorat. (Applaudissements)

[4] Quatrième exemple : nous sommes la première région pour la création de nouvelles entreprises dans le domaine de l’économie sociale et solidaire, et nous proposons systématiquement, chaque fois qu’une entreprise est en difficulté ou risque de délocaliser, un soutien aux salariés pour qu’ils examinent, et décident, ou pas, d’un projet de reprise en coopérative, et ça marche, même si c’est parfois difficile. Je pense à ces ouvrières du textile, Chizé Confection et Couture Venise Verte, qui ont repris leur entreprise, et qui aujourd’hui, tellement elles ont réussi, manquent de main d’œuvre qualifiée, que la région va former. (« Ouaaais ! », « Bravo ! », applaudissements nourris)

Cette autre vision de l’économie, cet engagement social-écologique, autour de projets forts, a déclenché une nouvelle dynamique régionale. Et cela sans augmenter les impôts depuis 2004 afin de défendre le pouvoir d’achat des habitants de la région, en optimisant la dépense publique, car tout euro dépensé doit être [Ségolène Royal et le public en même temps :] un euro utile. Et je ne veux pas que les socialistes soient synonymes d’augmentation des impôts, la preuve, il est possible de faire autrement. (Déferlement d’applaudissements, « Ouaaais ! », « Bravo ! »)

Une démocratie sociale vivante, une démocratie participative qui associe directement ici les citoyens aux décisions qui les concernent, notamment par la création du budget participatif dans les lycées, unique en France, et qui a débouché, par exemple, sur des actions culturelles massives auprès des jeunes, ou encore sur la création du Pass’Contraception. (« Bravo ! », salve d’applaudissements)

C’est ainsi, que de nos jours, on doit gouverner pour transformer, en écoutant pour  agir juste.


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(@Frédérick Moulin)

[5] Cinquième et dernier exemple, il y en aurait d’autres, j’aurai l’occasion d’y revenir, mais je voudrais citer le pacte pour l’emploi des jeunes, créé ici, et qui deviendra demain une  grande cause nationale (Déferlement d’applaudissements, « Bravo !) afin que toute la nation se mobilise pour en finir avec ce fléau de l’inactivité des jeunes, principal souci pour les parents et les grands-parents qui savent que l’oisiveté ne mène à rien de bon.

Je veux que tous les jeunes aient une bonne raison de se lever le matin, soit pour un emploi soit pour un apprentissage, soit pour une formation en alternance, soit pour un service civique, soit pour un engagement première chance comme nous le faisons ici avec succès.

Chacun aura compris que si la puissance de l’Etat vient nous aider, au lieu de l’inertie actuelle, vient aider toutes les initiatives locales, alors, c‘est évident, nous gagnerons ce combat crucial contre le chômage et l’inactivité des jeunes. Toutes les régions de France sont engagées dans ce combat, avec moi elles auront, en plus, le soutien de l’Etat. (« Bravo ! », salve d’applaudissements)

Mais nous savons que la situation budgétaire et financière de la France est très difficile, des efforts seront à fournir, et tous ceux qui vous disent que tout va bien, pour être réélus, vous mentent.

Seulement, les efforts ne seront acceptés que s’ils sont équitablement répartis, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui.

C’est la condition impérative de la reconquête d’une cohésion sociale gravement dégradée et sans laquelle il n’y a pas de relèvement possible.

C’est pourquoi je veux vous apporter la garantie d’une action équitable.

Oui, je veux être une présidente équitable pour construire avec les Français un nouvel ordre social juste. (Déferlement d’applaudissements, « Ouaaais ! », « Bravo ! », puis scandé par le public « Ségolène, présidente ! Ségolène, présidente »)

C’est parce que nous serons équitables que nous serons efficaces.

Nous tiendrons fermement ce cap, cette boussole de l’équité.

Car enfin, est-ce équitable que les grandes entreprises du CAC 40 ne paient que 8 % d’impôt, et augmentent le salaire (Huées) des patrons de 25 %, tandis que les PME, les artisans, les commerçants sont imposés à plus de 30 % (Huées), alors même qu’ils ont créé 80 % des emplois au cours des années qui viennent de s ‘écouler ? Eh bien, les socialistes proposent de changer cela par une réforme juste de la fiscalité des entreprises. Et dès mon élection je mettrai en place un grenelle des PME et un « small business act » à la française, parce que je considère que la créativité en France doit déployer toutes ses énergies, sur le territoire national. (Tonnerre d’applaudissements, « Ouaaais ! »)


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(@Frédérick Moulin)

Est-ce équitable que les 1 % des Français les plus fortunés reçoivent 15 milliards de cadeaux fiscaux tous les ans depuis dix ans ? Les socialistes proposent de changer cela par une réforme juste du système fiscal. Dès 2012 seront lancés les Etats Généraux de la fiscalité, pour que chaque Français puisse adhérer au bien-fondé de la réforme.

Est-ce équitable que les niches fiscales coûtent plus de 65 milliards d’euros par an alors que la droite s’en prenne au revenu des plus pauvres mais encourage ainsi sans vergogne l’assistanat des plus fortunés ? (Applaudissements, huées)

Est-ce équitable que 10 % des Français les plus riches possèdent plus de 60 % du patrimoine immobilier ? Et qu’il soit de moins en moins facile pour les revenus moyens d’accéder à la propriété ? Nous proposons de changer cela en permettant à chaque famille d’accéder plus facilement à la propriété de son logement.

Est-ce équitable que les jeunes délinquants sortent de prison plus délinquants que lorsqu’ils y sont entrés, vu l’état catastrophique des prisons ? Je ferai l’encadrement militaire des délinquants (Applaudissements, « Ouaaais ! ») , et nous avons proposé, avec Maxime Bono, le maire de La Rochelle, au ministre de la Défense, de l’expérimenter ici dans un régiment qui doit fermer, et qui pourrait redonner à des jeunes sans repères un métier, une autorité, une instruction civique, en un mot la reconquête de l’estime d’eux-mêmes pour repartir du bon pied. Ce n’est pas mieux que la prison, cela ? [Le public en chœur : « Oui ! »] (Applaudissements)

Est-ce équitable, enfin, que certaines peines ne soient pas accomplies par les voyous, et cela sous les yeux des policiers qui les ont arrêtés, et de la justice qui les a jugés ? Je veux une politique de sécurité et de justice efficace, et qui aura les moyens de fonctionner.

Est-ce équitable que certaines zones du pays soient devenues des zones de non-droit, où la police ne va plus parce que les caïds font la loi ? Nous proposons, les socialistes proposent que les maires aient les moyens de donner à tous leurs habitants, en appui sur des services de l’Etat qui fonctionnent bien, le droit fondamental à la sécurité. (Applaudissements)

Est-ce équitable que les petits paysans éleveurs aient tant de mal à vivre de leur travail, alors que les prix augmentent pour les consommateurs ? Je propose des circuits courts, pour que la juste rémunération du travail agricole permette de maintenir nos campagnes vivantes. (Déferlement d’applaudissements, « Bravo ! »)

 

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(@Frédérick Moulin)

Est-ce équitable que l’immigration clandestine soit si souvent le fait de trafiquants peu scrupuleux qui espèrent ainsi une baisse des salaires. Je propose une politique de l’immigration [Quatre heures sonnent à l’église Saint-Cyr voisine, NdlR], humaine mais ferme, parce que la crise économique ne nous permet absolument pas d’ouvrir les frontières, mais nous impose un devoir de co-développement et de transferts de technologie vers les pays les plus pauvres. (Applaudissements, « Bravo ! »)

Est-ce équitable que les prix flambent et que les salaires stagnent ? Je propose le blocage des prix de 50 produits de première nécessité, et le blocage du prix de l’énergie, pour maintenir le pouvoir d’achat des Français au jour le jour.

Est-ce équitable que les revenus du travail soient plus imposés que les revenus du capital ? Les socialistes proposent de changer cela.

Est-ce équitable que les salaires et les retraites des femmes soient ainsi rabotés ?

Est-ce équitable que les banques, qui ont été renflouées par l’Etat, n’aient aucun compte à rendre sur les tarifications bancaires et sur l’endettement angoissant des familles qui en résulte ? Je propose que la réforme bancaire qui sera faite soit la première action du nouveau gouvernement de 2012. (« Bravo ! », applaudissements)

Est-ce équitable que les salaires soient aussi bas, et qu’ils soient à peine supérieurs aux minima sociaux ? Les socialistes proposent une conférence salariale qui s’attachera à une plus juste répartition des résultats des entreprises qui marchent bien.

Est-ce équitable qu’un compte excédentaire en début de mois ne soit pas rémunéré, et qu’en fin de mois, pour le moindre découvert, des pénalités et des crédits revolving plongent des familles et les retraités dans la précarité ? (Déferlement d’applaudissements, « Bravo ! ») Les règles bancaires seront mises en place de toute urgence dès 2012.

Est-ce équitable que l’égalité des chances à l’école recule ? Je veux changer cela, en faisant de l’Education, encore l’Education, toujours l’Education la grande priorité du nouveau pacte républicain,  et nous en reparlerons au cours des semaines qui viennent. (Applaudissements)

Car la liste est fort longue de ces injustices qui s’aggravent, et je pourrai la prolonger, je le ferai en venant vers vous à travers tout le territoire, pour prouver, d’abord, que des solutions existent, pas seulement pour dénoncer, pour contester, mais aussi pour proposer et pour construire, et pour que les Français puissent reprendre confiance dans l’action publique.

Ce souci d’équité, d’ordre social juste est d’autant plus impératif que, comme vient de le dire la Cour des Comptes, le déficit français est deux fois plus élevé que celui de l’Allemagne, et supérieur à celui de l’Italie, où la croissance est pourtant moindre.

La droite au pouvoir nous répondra : c’est la crise ! Or celle-ci n’explique – la crise – que 40% du déficit selon le même rapport de la Cour des Comptes.

C’est dire à quel point les politiques de relance économique, de soutien aux entreprises, d’une France forte de ses talents, de sa créativité sont d’une extrême urgence, face à la coupable inertie de l’équipe au pouvoir. (Applaudissements, « Bravo ! »)


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(@Frédérick Moulin)

C’est dire aussi à quel point aussi le nouvel horizon de la croissance verte et de l’excellence environnementale, de l’investissement dans l’enseignement supérieur et dans la recherche doit nous permettre de repartir de l’avant.

À quel point aussi, ce n’est pas le moment de faire reculer l’école, de baisser l’exigence de formation des enseignants, de renvoyer vers Pôle emploi le recrutement de ceux qui ont la lourde charge de construire l’égalité des chances pour nos enfants.

On nous dit que l’éducation coûte cher ? Mais laissez moi vous répondre que bien plus élevé est le coût de l’ignorance, de la délinquance, de la violence, du chômage, de l’angoisse des parents, de la perte du sens de l’effort et des principes de l’éducation civique. (Applaudissements)

L’éducation civique : il faudra aussi répondre à la crise morale par l’exemplarité du comportement des élus qui sont là pour servir et pas pour se servir, (Tonnerre d’applaudissements et « Ouaaais ! ») en ayant toujours à l’esprit que la meilleure éducation, c’est celle qui se fait par l’exemple, et que l’autorité n’est légitime que lorsqu’elle s’impose les mêmes droits et les mêmes devoirs qu’à ceux qui sont censés obéir aux règles.

Et c’est à ce moment-là que l’autorité, juste dans la société, se remet dans le bon ordre, que les enfants obéissent à leurs parents, que les parents respectent leurs enfants, mais aient la force d’exercer leur autorité parentale, sans faiblir, que les enfants respectent leurs enseignants, et que les enseignants leur transmettent le savoir, voilà le bon ordre de la juste autorité dans la société française, et nous mettrons fin à toute cette confusion des places, que chacun soit à sa place, et que chacun ait la bonne feuille de route, pour savoir quels sont ses devoirs avant de réclamer quels sont ses droits. (« Bravo ! », tonnerre d’applaudissements)

C’est cela la force de la République du Respect que j’ai toujours défendue, et que je continuerai à défendre, car c’est elle qui permettra de gagner le combat contre toutes les formes de violence et d’agressivité.

Alors certains se demandent, tellement la situation est mauvaise : « La France est-elle finie ? ».

Moi je vous dis, la France ne doit pas être effacée de l’histoire.

L’actuel président de la République décide de se retirer d’Afghanistan parce que les Américains le font? Mais ne croyez-vous pas que c’est la France qui aurait du être la première à le faire ? [Le public : « Oui ! », puis applaudissements, NdlR]


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(@Frédérick Moulin)

Le ministre des Affaires étrangères déclare qu’il va agir pour une Etat Palestinien, parce que les Américains le font ? Mais c’est la France, ne croyez vous pas, qui aurait dû être la première à le faire. (Applaudissements) Nous aurons une politique étrangère digne de notre tradition diplomatique.

Et l’Europe est à reconstruire, avec un idéal et des outils économiques communs, elle doit protéger nos salariés contre les produits venus d’ailleurs qui ne respectent pas les mêmes normes sociales et environnementales. (« Bravo ! », applaudissements)

Oui, en 2012, la France va se relever, trouver en elle l’énergie vitale de le faire avec la force citoyenne qui nous anime. Voilà ce que je vous propose. Mettez-vous en mouvement, rejoignez partout les forces citoyennes pour que ça change.

Je m’adresse bien sûr à toute la gauche, aux socialistes, mais au-delà, aux écologistes et à tous ceux qui veulent que ça change tout simplement, ceux qui se sont laissés piéger dans des promesses fallacieuses, faites en 2007 par le candidat de la droite. Tout était possible, disait-il.

Eh bien oui, on a vu pendant quatre ans que tout était possible même le pire. (Applaudissements)

La France d’aujourd’hui, beaucoup de Français ne s’y reconnaissent plus, ce n’est pas celle que nous voulons transmettre à nos enfants. Et c’est pour changer cela, et pour être utile à la construction d’une France que nous serons fiers de transmettre à nos enfants, que je m’engage dans cette candidature présidentielle. (Déferlement d’applaudissements, puis, scandé, « Ségolène, présidente ! Ségolène, présidente ! »)

La politique a trop menti, le sectarisme règne, les plus fortunés sont les plus choyés tandis que tous les autres sont condamnés au déclin.

Il nous avait promis « la République irréprochable », et nous avons la collusion avec le pouvoir financier.

Il nous avait promis « l’Etat impartial », et nous avons un démantèlement de la protection sociale au profit des amis du pouvoir qui tiennent les assurances privées et autres fonds de pension. (Huées, applaudissements)


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(@Frédérick Moulin)

Il nous avait promis « un plan Marshall » pour donner du travail aux jeunes ? Et nous avons une situation explosive que dénonce les maires de droite comme de gauche, et à laquelle il faudra répondre de toute urgence.

Il avait promis aux classes moyennes, à la France qui travaille, d’accéder à la propriété. Rien n’est plus difficile aujourd’hui.

C’est un déclassement que nous subissons, un glissement, qu’il faudra stopper pour retirer la France vers le haut ! (« Ouais ! », applaudissements)

Il nous avait promis de la démocratie, et nous avons un pouvoir solitaire et autocratique, où le président décide seul, ignore le peuple, croit qu’il est tout, et que le Parlement n’est rien. Nous ferons, nous, bien marcher la démocratie parlementaire, la démocratie sociale, et la démocratie citoyenne et la démocratie participative.

Il nous avait même promis davantage, souvenez-vous, il nous avait promis « plus d’impartialité, plus d’honnêteté, plus de responsabilité, plus de transparence, dans l’exercice du pouvoir ».

Mais c’est tout le contraire qui a été fait, et c’est grave.

Il nous avait dit, je le cite, que « la France qui gagne perdrait tout, si elle méprise la France qui ne se sent pas bien ».

Mais c’est exactement ce qui est en train de se passer, et c’est grave. (Déferlement d’applaudissements)

 

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Les militants agitent les drapeaux tricolores à la fin du discours de Ségolène Royal (@Frédérick Moulin)

Chers amis,

Sur le fronton de nos écoles et nos mairies notre devise est inscrite : la Liberté, l’Egalité, la Fraternité, auxquelles j’ajoute la laïcité, la solidarité et la liberté d’entreprendre et de créer. (Applaudissements, « Bravo ! »)

Alors mobilisons nos cœurs et nos intelligences.

Mettons en mouvement la force citoyenne du peuple Français, qui, lorsqu’il est uni autour des valeurs qui le rassemblent, continue, comme il le fera, si nous sommes nous-mêmes unis et à la hauteur de la tâche qui nous attend, et nous le serons, pour qu’en 2012, la France renoue avec son histoire prestigieuse, qui la faisait admirer dans le monde entier, et vers laquelle se tournaient, pour s’en inspirer, tous les regards des peuples qui ont soif de bien-être et de liberté.

Mes chers amis,

Je ferai tout, et nous ferons tout pour que ce rêve devienne, en 2012, une belle réalité, et pour que s’améliore très rapidement la vie quotidienne des Français.

 Je vous remercie.

 

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 22:09

 

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« Autre photo, si vous voulez bien. On en a parlé, c’est François Mitterrand. », présente Alessandra Sublet.

Ségolène Royal, rayonnante, répond :

« C’est à Arçais, donc dans le Marais Poitevin où je serai dimanche, puisque je fais ma déclaration de candidature dans la continuité de ce travail pour le Marais Poitevin. Donc 20 ans après. Il est venu donc en 1992, le Marais Poitevin, que j’ai protégé contre le passage d’une autoroute, François Mitterrand vient et lance les Grands Travaux du Marais, c’étaient les seuls Grands Travaux ruraux, comme la Pyramide du Louvre, la Grande Arche de la Défense, l’Opéra Batille, il y avait [des] Grands Travaux ruraux, c’était la réhabilitation du Marais Poitevin. Eh bien on voit François Mitterrand qui est là, et qui vient, et c’est pour ça que j’ai choisi ce lieu emblématique dimanche prochain où je serai pour faire cette déclaration de candidature. »

 

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C’était à la fin de l’émission C à vous, la suite, sur France 5 mercredi. L’accueil cordial et l’ambiance chaleureuse d’Alessandra Sublet et de son équipe avaient permis une superbe émission, Ségolène Royal était très à l’aise. Quand l’animatrice lui a présenté la photo la représentant, ceinte de l’écharper tricolore de députée des Deux-Sèvres, avec François Mitterrand à Arçais en 1992, pour le lancement de la réhabilitation de la « Venise Verte », les yeux de Ségolène Royal ont brillé.


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Arçais, tout un symbole ! François Mitterrand et la préservation d’un environnement fragile, et la préservation de l’Environnement, en fait, mais aussi, déjà, un mouvement républicain qui a réuni 17 communes alors, 20 aujourd’hui, autour d’un objectif au long court : la réhabilitation de la deuxième zone humide française, avec son écosystème fragile et riche, la biodiversité du milieu, des paysages uniques. Du long terme, un œuvre de longue haleine. Le Marais a été classé Grand Site de France l’année dernière, couronnant 20 années d’efforts.

 

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En face, il avait fallu défendre les intérêts du biome exceptionnel du Marais contre une vision au temps plus rétrécie : le trajet le plus court de l’A83 – passant au sud de Niort – entre Nantes et l’A10, permettant un desserte plus rapide de Bordeaux mais coupant en plein Marais Poitevin ! Finalement, en 1992, après 5 ans de polémiques, c’est un passage au nord de Niort, plus long mais épargnant le Marais, sera décidé, grâce à l’action de 17 communes et de Ségolène Royal, notamment.

Le temps court, c’est aussi celui des marchés financiers et de la spéculation, ou certaines opérations s’effectuent en quelques fractions infinitésimales de seconde.

Ségolène Royal  
L'idée que la politique c'est un travail de temps long, de constance, d'enracinement, à l'image des combats environnementaux pour l'avenir.

Le choix de Ségolène Royal est clair, elle le rappelait jeudi dernier :

« L'idée que la politique c'est un travail de temps long, de constance, d'enracinement, à l'image des combats environnementaux pour l'avenir. »

Et Ségolène Royal de préciser, citant François Mitterrand :

« En bon Charentais, je mets longtemps à me décider, mais quand je me décide alors je vais vite. »

Et, bien sûr, avec la force citoyenne, nul doute que les valeurs de la République seront présentes à Arçais, celles de l’ordre juste également.

Arçais, demain, ce sera sûrement un peu tout ça à la fois : l’héritage que François Mitterrand a laissé à la France ; les combats environnementaux ; la politique, « un travail de temps long » ; les valeurs de la République, et l’ordre juste.


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Comme mercredi le visage de Ségolène Royal sur France 5, le soleil sera rayonnant demain ; dans un ciel bleu, avec des températures entre 19°C et 33°C. Ce sera un jour radieux.

 

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Venez nombreux à la déclaration de candidature de Ségolène Royal à Arçais, entre 15 heures et 17 heures demain !

Frédérick Moulin

 

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Extrait du discours de François Mitterrand, à l'occasion du lancement des Grands Travaux du Marais Poitevin à Arçais, le mardi 4 février 1992

Et vous Ségolène Royal ! C'est comme cela qu'elle s'appelle et c'est comme cela que je l'ai reçue moi-même il y a quelques années lorsqu'elle travaillait à mes côtés à la Présidence de la République avant qu'elle ne se retrouve comme cela subitement, peutêtre à la surprise de tous, y compris la sienne, députée des DeuxSèvres. Mais maintenant le temps a passé, elle a montré ce qu'elle était capable de faire et au travers de sa recherche, de sa défense de cette région, des productions du Marais Poitevin, je dois dire qu'il me semble que tout cela est en de bonnes mains et qu'elle y mettra l'énergie que je lui connais. La cause est bonne.

Vous avez eu raison de vous y consacrer et je suis également très heureux de voir que vous m'avez dit dix-sept Maires les communes voisines ont pu s'entendre, se regrouper pour défendre en commun un bien inestimable en permettant d'établir la relation entre l'agriculture, la culture traditionnelle de ce pays et ce joyau qui s'appelle, le Marais Poitevin qui aurait été détruit sans aucun doute s'il n'était intervenu quelques défenseurs de ce pays, qui en sont et qui l'aiment et qui se sont associés à cette belle aventure. […]

L'essentiel c'est d'avoir agi dans le Marais Poitevin parmi vous, avec vous, exemple, symbole de ce qui peut être accompli en France, promesse d'espoir, travail pour demain. On ne va pas faire cela en quinze jours ; il va vous falloir des années. Monsieur le Maire et vous Messieurs les Maires, tenez bon et moi quand j'aurai passé mon temps je voudrais pouvoir vous dire surtout transmettez à nos enfants la volonté de réussir votre projet. À ce moment là je serai tranquille.

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 21:03

 

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Pascal Terrasse le 21 juin

Le 21 juin dernier, Pascal Terrasse, député socialiste de l’Ardèche, expliquait le vote du groupe socialiste (SRC) et Philippe Martin, député socialiste du Gers, intervenait le premier dans l’examen en deuxième lecture (CMP) de la "loi visant à interdire l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux [gaz de schiste, NdlR] par fracturation hydraulique et à abroger les permis exclusifs de recherches comportant des projets ayant recours à cette technique" à l’Assemblée Nationale.

Ce soir, Ségolène Royal joindra sa voix à celle des deux élus dans la lutte contre les gaz de schiste et pour le développement des énergies renouvelables, la "mutation énergétique" de la France vers l’excellence environnementale. Ses premiers messages ce soir à 20h-20h10 :

Ségolène Royal  
J'arrive à St Sernin pour la mobilisation contre le gaz de schiste. En Ardèche. Le paysage est splendide sous le soleil qui décline.

 

Ségolène Royal  
Arrivée à la salle. Elle est déjà pleine. Une demie heure avant l'emission. C'est Yan qui va parler au nom du collectif

 

Le 21 juin, à l’Assemblée Nationale, Pascal Terrasse, devant 141 députés seulement, mettait en exergue les points d’achoppement sur le texte – permis accordés à des "amis" du pouvoir, interdiction d’un côté mais autorisation de l’autre à travers de prétendues "expérimentations", … – et l’isolement du groupe UMP sur ce texte. À noter : les attaques de l'UMP pendant son intervention n'ont porté que sur la forme, n'ayant aucun argument sur le fond.

Pour sa part, Philippe Martin, également chargé de l’Environnement dans le groupe SRC, revenait sur les risques que présentent les gaz de schiste pour l’environnement, et au-delà, des "zones d’ombre qui entourent à chaque étape cette activité", dont "l’opacité financière des accords industriels qui se sont noués à l’occasion de l’attribution de ces autorisations" et l’absence de "contrôle démocratique des élus et des citoyens concernés", rappelant par ailleurs qu’on ne pouvait confondre principe de précaution et « l’expérimentation » voulue par l’UMP.

Frédérick Moulin

 

 

 

Intervention de Pascal Terrasse - transcription par MEAG avec Ségolène Royal / F.M.

et compte-rendu de l’Assemblée Nationale

M. le président. Nous en venons aux explications de vote, la parole est à M. Terrasse [pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche].

[M. Richard Mallié [UMP Bouches-du-Rhône]. On sait bien comment vous allez voter, ça ne vaut pas la peine de donner des explications !]

M. Pascal Terrasse. Oui. J’ai le sentiment que certains soit sont agacés par ce texte et préfèrent aller à la Fête de la musique ; soit ils se sentent concernés, et à ce moment-là, ils évitent les hurlements !

Moi je vais vous dire que j’ai été surpris de la qualité des débats qui se sont exprimés à l’occasion de cette deuxième lecture [Commission Mixte Paritaire, NdlR] sur les gaz de schiste ; et en même temps, j’ai été surpris des propos très durs du président du groupe UMP. Je voudrais tout de même rappeler à Monsieur le président du groupe UMP qu’il peut avoir raison, lui et ses amis, contre tous. Mais il me semble ici qu’au moins quatre groupes organisés sont représentés à l’Assemblée nationale ; et j’ai cru comprendre, à écouter les uns et les autres, que seul, seul le groupe UMP allait voter ce texte !

Donc je veux bien que l’on ait raison contre toutes et tous, mais il me semble là, en l’occurrence, que vous avez, encore une fois, raconté des histoires.

Et Monsieur Jacob, je voudrais vous dire ici que j’ai été surpris de voir avec quel aplomb vous avez pu dire ici, au micro de l’Assemblée nationale, que M. Terrasse n’aurait pas …

[M. Christian Jacob [président du groupe UMP], l’interrompant. Pourquoi parlez-vous de vous-même à la troisième personne ? Détendez-vous !]

M. Pascal Terrasse. Mais je vais donc parler de moi, alors (Exclamations sur les bancs du groupe UMP.), n’aurait pas pris la parole lors de la réunion de la commission du développement durable !

[M. Yves Nicolin [UMP]. Enfin un sujet qu’il connaît ! (Sourires.)]

 

Pascal Terrasse

Pascal Terrasse lors de son explication de la position du groupe SRC sur la loi sur les gaz de schiste le 21 juin dernier

M. Pascal Terrasse. Je le renvoie simplement, ici, au compte-rendu, où, sur les soixante-treize pages, j’ai bien dû intervenir une bonne dizaine de fois.

Et je voudrais, à cet égard d’ailleurs, lui dire que, sur l’article 2, je suis intervenu sur l’un de nos amendements, qui était en effet très précis, et que je tiens à votre disposition, qui disait tout simplement : « Les permis de recherches de mines hydrocarbures liquides ou gazeux sont abrogés avec effet rétroactif. »

Vous n’avez pas souhaité voter cet amendement.

[M. Christian Jacob fait une remarque désobligeante.]

M. Pascal Terrasse. C’est la raison pour laquelle, depuis le début, sur cet examen, nous ne sommes pas d’accord. Et au fond qui a changé : est-ce que c’est le groupe socialiste, ou est-ce que c’est le groupe UMP ? (Exclamations sur les bancs du groupe UMP.) J’essaie de regarder le texte que vous-même, Monsieur Jacob, aviez vous-même présenté : précisément l’article 2 était identique au nôtre ! Vous avez changé entre-temps, et pourquoi ?

Parce qu’en effet, Monsieur Jacob, nous n’avons pas les mêmes amis. (Exclamations sur les bancs du groupe UMP.)

 

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Christian Jacob, le président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale, un rictus aux lèvres, écoute Pascal Terrasse le 21 juin, juste derrière Jean-Louis Borloo, le président du Parti radical

[M. Christian Jacob. C’est vrai !]

M. Pascal Terrasse. Vous avez cité José Bové, et moi je vais vous dire : je suis fier d’être l’ami de José Bové.

[Mme Delphine Batho. Très bien ! Moi aussi, d’ailleurs ! (Sourires.)]

M. Pascal Terrasse. Vous auriez pu, vous, citer vos amis, ceux qui aujourd’hui ont obtenu un certain nombre de permis – et je veux parler, en particulier, de la famille Balkany ! (Exclamations sur les bancs du groupe UMP.)

[M. Renaud Muselier [UMP Bouches-du-Rhône]. Et la famille Guérini ?]

M. Pascal Terrasse. Nous n’avons, en effet, pas les mêmes amis, nous n’avons pas les mêmes intérêts, Monsieur Jacob, et je peux comprendre, à tout moment, votre malaise. Je peux comprendre votre malaise. Parce que, au fond, Mme la ministre nous dit qu’elle interdit la recherche des gaz de schiste, mais vous avez réintroduit, avec vos collègues sénateurs, vous avez réintroduit la notion d’expérimentation. (Protestations sur les bancs du groupe UMP.)

Ce qui veut dire que très concrètement, vous interdisez d’un côté pour autoriser de l’autre. (Claquements de pupitres sur les bancs du groupe UMP.) Nous ne pouvons plus vous croire sur ce texte de loi. Je crois qu’aujourd’hui, les collectifs, et celles et ceux qui se battent contre les gaz de schiste dans nos territoires, ne nous font plus confiance.

M. le président. Merci mon cher collègue.

M. Pascal Terrasse. C’est la raison pour laquelle le parti socialiste votera contre ce texte de loi ! (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)

 

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Philippe Martin en mission d’information parlementaire sur les gaz et huiles de schiste, mission qu'il coprésidait (@ladepeche)


Intervention de Philippe Martin - compte-rendu de l’Assemblée Nationale

M. le président. Dans la discussion générale, la parole est à M. Philippe Martin.

M. Philippe Martin. Monsieur le président, permettez-moi de remercier M. Yves Cochet qui a eu la gentillesse de me céder son tour de parole.

Madame la ministre, mes chers collègues, « un monde plus sûr ne peut être qu’un monde qui respecte davantage la nature et encourage la sobriété plutôt que la satisfaction d’exigences matérielles démesurées ». Ce sont ces mots, justes et forts, du physicien Wolfgang Kromy qui doivent nous donner le courage et la lucidité de renoncer à extraire de notre sous-sol les hypothétiques gaz et huiles de schiste qui s’y trouveraient, le courage et la lucidité d’abroger – effectivement et définitivement – les permis exclusifs d’exploration imprudemment accordés par votre Gouvernement au mois de mars 2010.

Madame la ministre, que vous le vouliez ou non, le texte qui nous est proposé aujourd’hui ne répond ni à l’un, ni à l’autre de ces objectifs.

Les nombreux témoignages recueillis à l’occasion de la mission parlementaire, que j’ai eu l’honneur de conduire avec mon collègue François-Michel Gonnot, les non moins nombreuses constatations in situ, dont nous avons été les témoins privilégiés, l’opacité financière des accords industriels qui se sont noués à l’occasion de l’attribution de ces autorisations, et qui perdurent aujourd’hui encore ; tout invite à cette conclusion de bon sens, et j’oserai dire d’avenir.

Depuis les conflits relatifs à l’usage de l’eau, massivement utilisée en la circonstance, jusqu’à la modification des paysages, en passant par les risques que font courir à la nappe phréatique les explosions souterraines qui précèdent nécessairement la fracturation hydraulique elle-même, ou bien encore le devenir des dizaines de tonnes d’additifs chimiques qui, de l’avis même des industriels concernés, ne pourront être remontées à la surface à l’issue de la phase d’exploitation, les arguments ne manquent pas à l’appui de notre opposition résolue à une activité minière agressive qui a pu se développer en France sans contrôle démocratique des élus et des citoyens concernés et, à l’entendre, en toute méconnaissance de cause de la part du ministre de tutelle au moment où ces permis ont été accordés.

La France doit renoncer aux gaz de schiste parce qu’entre les zones d’ombre qui entourent à chaque étape cette activité, et les atteintes, bien réelles celles-là, à l’environnement, le principe constitutionnel de précaution – que j’ai voté, madame la ministre – ne saurait, en la circonstance, se fondre en un principe d’expérimentation, celle-ci fut-elle scientifiquement et publiquement encadrée.

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 12:45

 

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Ségolène Royal, suite à des échanges sur Twitter, sera ce soir en Ardèche à l’invitation de Pascal Terrasse, député du département et président du Conseil général, pour lutter contre l'exploitation des gaz de schiste en France, enjeu écologique et démocratique majeur pour les prochaines années.


 

Ségolène Royal  
Gaz de schiste : demain, mobilisation en Ardèche. Exiger des règles contre l'utilisation de produits chimiques dangereux et un vrai débat.

 

 

Elle retrouvera Philippe Martin, député du Gers et président du Conseil général, à "l’Espace Michel Poudevigne" de Saint-Sernin à 20h30, pour une intervention et un débat avec un public attendu nombreux.

 

Pierre Jambet
 il y a une rumeur comme quoi la reunion avec Segolene Royal ne se passerait plus a Villeneuve mais St Sernin ? Vrai/faux ? Merci

 

Pascal TERRASSE
 c'est vrai pour des raisons de place on attend beaucoup de monde

 

Philippe Martin est en charge l’Environnement au sein du groupe Socialiste Radical Citoyen à l’Assemblée Nationale et a coprésidé la mission d’information parlementaire sur les gaz et huiles de schiste. Jean-Jack Queyranne, le président socialiste de la Région Rhône-Alpes, s'est joint à Pascal Terrasse pour inviter Ségolène Royal et sa présence à la réunion est annoncée.

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Pascal Terrasse a fixé trois objectifs à la réunion :

-apporter un éclairage sur la portée réelle de la loi votée le 21 juin dernier en Commission Mixte Paritaire (passage au Sénat le 30 juin),

-prendre connaissance des principales conclusions de la mission parlementaire conduite par Philippe Martin,

-susciter un échange entre les différentes personnalités présentes (élus, associations, collectifs, …) et la salle sur les suites à donner à ce dossier.

 

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Pascal Terrasse et José Bové lors d'une manifestation contre l'extraction du gaz de schiste à Villeneuve-de-Berg, en Ardèche, le 26 février 2011 (@etrevupresse)

Cette réunion s’est décidée sur Twitter, suite au témoignage de Ségolène Royal au procès de José Bové, qui avait fauché du maïs OGM MON810, mardi 14 juin dernier à Poitiers. José Bové est très engagé dans la lutte contre les gaz de schiste. Pascal Terrasse a salué l’engagement de Ségolène Royal et de José Bové contre les OGM, et … :

 

Pascal TERRASSE
 avec toi et  pour ton combat sur les  et les . Bravo et continue ce combat essentiel pour l'avenir

14 Juin via Twitter for iPhone


Pascal TERRASSE
 et  excellent pour la défense de valeurs, a quand une visite en  contre les 

 

 

Ségolène Royal  
 si tu m'invites pour combattre les  je retrouverai l'Ardèche avec plaisir, j'ai un très bon souvenir de Privas !

15 Juin via Twitter for iPhone


Pascal TERRASSE
 tu es en  chez toi et tu viens quand tu veux sur les  24 juin réunion avec 500 personnes garantie

 

Ségolène Royal  
D'accord à Pascal Terrasse . Je serai vendredi en Ardèche le 24 pour la mobilisation contre l'exploitation des gaz de schiste.

 

Pascal TERRASSE
José tu as été bon sur les  . Ce soir j'ai invité  et Philippe Martin en 

 

Frédérick Moulin

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 20:17

 

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Le retrait progressif d’Afghanistan, la violence à l’école et la fin des fermetures de classes à la rentrée scolaire 2012 (!)« En tout cas ça n’engage pas [le président Sarkozy] puisqu’en 2012, j’espère que ce sera quelqu’un d’autre. Voilà, ce sera quelqu’un d’autre qui va remettre l’éducation au cœur de tout » – tels ont été les thèmes abordés par Ségolène Royal ce matin. La candidate socialiste était l’invitée de Roland Sicard dans Les 4 Vérités sur France 2 à 7h50.

Ségolène Royal a rappelé les principes qui doivent guider la politique étrangère et les prises de décisions dans ce domaine :

« Normalement, la France doit conduire une politique diplomatique autonome, indépendante »

« Je pense que ce sujet doit faire l’objet d’un débat à l’Assemblée Nationale, et que sur ces questions, il doit y avoir un consensus entre les différents groupes politiques de l’Assemblée Nationale. ».

 

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Elle a également fait plusieurs propositions visant à lutter contre la violence à l’école :

« Il faut rétablir l’éducation civique, l’autorité parentale, les adultes référents dans les établissements scolaires, et que l’école devienne un sanctuaire, non seulement à l’intérieur de l’école, mais aux abords des établissements scolaires, et qu’on puisse déminer, anticiper très rapidement la montée des tensions entre les jeunes »

« Les parents doivent renforcer leur vigilance, parce qu’il y a maintenant des phénomènes nouveaux de montée des tensions et de montée des violences, qui n’existaient pas autrefois », « il faut rappeler que 25% des enfants de moins de 13 ans ont un compte Facebook, ce qui est normalement interdit par la loi ».

« Je suis bien sûr favorable à ce qu’il y ait des policiers ou des gendarmes référents qui soient affectés aux établissements scolaires. »

Enfin, pour l'égalité des chances à l’école, Ségolène Royal a fait une proposition, sur le principe du ‘donnant- donnant’, du ‘gagnant-gagnant’ :

« Il faut que chaque élève puisse être aidé individuellement, et par exemple je propose que les étudiants, auxquels la nation paye les études, les étudiants aussi qui reçoivent des bourses ou des aides, en contrepartie, on leur demande un certain nombre d’heures de soutien scolaire, qui seront donc gratuites pour les familles, et qui, pour les étudiants, seront validées, valorisées dans leur cursus universitaire. »

Frédérick Moulin

 

 Ségolène Royal invitée des "4 Vérités" sur Fr2. par segolene-royal

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Roland Sicard : bonjour à tous, bonjour Ségolène Royal.

Ségolène Royal : bonjour.

Roland Sicard : avant de parler des primaires socialistes, on va revenir sur l’actualité de la nuit, c’est-à-dire l’annonce par la France du retrait de ses troupes d’Afghanistan après l’annonce faite par Barack Obama, au même rythme d’ailleurs que les Américains. Est-ce que vous pensez que la décision de Nicolas Sarkozy est la bonne décision ?

Ségolène Royal : c’est un revirement, en tout cas, de sa part, puisque voici maintenant plus de deux ans que les socialistes demandent un retrait progressif d’Afghanistan, donc, forcément, je ne vais pas contester que la décision va dans le bon sens ; ce qui est dommage, c’est qu’elle soit suiviste, c’est-à-dire qu’il ait fallu la décision de Barack Obama, c’est-à-dire des Etats-Unis d’Amérique, pour que l…

Roland Sicard, lui coupant la parole : vous diriez qu’on est à la remorque des Américains ?

Ségolène Royal : un peu. C’est-à-dire que normalement, la France doit conduire une politique diplomatique autonome, indépendante, et là il a fallu que Barack Obama vienne à l’évidence et annonce un retrait progressif d’Afghanistan pour que la France suive cette position, alors qu’il y a encore quelques semaines, le président Sarkozy affirmait qu’il n’était pas question de se retirer d’Afghanistan, et à chaque fois que nous avons perdu un soldat, 62 soldats Français sont morts en Afghanistan, à chaque fois le président de la République française a réaffirmé le maintien de l’armée française en Afghanistan. Bon.

 

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Ségolène Royal : "Donc les choses vont maintenant dans la bonne direction, mais je le répète, il est dommage que la France ait été suiviste"

Donc les choses vont maintenant dans la bonne direction, mais je le répète, il est dommage que la France ait été suiviste, alors qu’il est évident que ce retrait programmé correspond aux intérêts de la France.

Roland Sicard : est-ce que vous diriez que l’intervention française a été inutile en Afghanistan ?

Ségolène Royal : écoutez, ne parlons pas du passé, on est maintenant… je ne veux pas dire cela, parce que nous avons perdu 62 soldats, donc si nous disons aujourd’hui que cette intervention a été inutile, alors ça voudrait dire que nous avons envoyé à la mort 62 de nos compatriotes, et ça ce serait, bien sûr, pour les familles, absolument intolérable. Ce qui compte, c’est la décision d’aujourd’hui, c’est de rappeler qu’elle est bien tardive, et c’est de rappeler qu’elle doit maintenant être tenue, bien organisée, et aller dans ce sens avec beaucoup de détermination, et que le président de la République reconnaisse peut-être qu’il s’est en effet trompé, et que là il opère un revirement, je le répète, qui est dû à la décision lucide de Barack Obama.

Roland Sicard : le retrait est annoncé progressif, est-ce qu’il doit être rapide ?

Ségolène Royal : moi j’ai toujours plaidé pour un retrait progressif, pour un calendrier crédible, pour permettre la substitution des autorités locales au maintien de la sécurité et de l’ordre. Je pense que ce sujet doit faire l’objet d’un débat à l’Assemblée Nationale, et que sur ces questions, il doit y avoir un consensus entre les différents groupes politiques de l’Assemblée Nationale.

Roland Sicard : sur un sujet très différent, je voudrais revenir à l’affaire, au drame de Florensac, les obsèques de l’adolescente ont lieu aujourd’hui, comment vous expliquez, vous, ancienne ministre de l’Enseignement scolaire, cette montée de la violence à l’école ?

Ségolène Royal : d’abord je voudrais dire que c’est effroyable, hein, effroyable d’être assassinée à 13 ans devant son collège, effroyable d’être un assassin à 14 ans, effroyable de penser qu’une dégradation de relations entre des jeunes de 13 et 14 ans peut conduire à la mort sans que les adultes, à un moment, n’aient conscience de la montée de cette violence.

 

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Ségolène Royal : "D’abord je voudrais dire que c’est effroyable"

Moi je crois qu’il faut remettre de l’autorité, il faut que les parent retrouvent leur autorité parentale, il faut des adultes référents dans les établissements scolaires, c’est vrai que depuis des années, je ne dis pas que c’est directement lié, mais comment ne pas constater qu’au cours de ces 4 dernières années les médecins scolaires, les assistantes sociales scolaires, les conseillers psychologues scolaires ont été quasiment rayés des établissements scolaires, alors qu’ils étaient des adultes référents, que l’adolescence est un âge fragile, que les choses peuvent rapidement dégénérer, et que sans doute ce drame aurait pu être évité s’il y avait eu un moment d’écoute plus intense et de prise de conscience de la montée de la violence.

Il y a un phénomène nouveau aussi, c’est le harcèlement et la montée de la violence sur Facebook, puisqu’on découvre que ces jeunes, là, se sont insultés pendant de très longues semaines sur Facebook, et c’est vrai qu’en France il faut rappeler que 25% des enfants de moins de 13 ans ont un compte Facebook, ce qui est normalement interdit par la loi ; bon, ils avaient juste 13 ans.

Ça veut dire aussi que les parents doivent renforcer leur vigilance, parce qu’il y a maintenant des phénomènes nouveaux de montée des tensions et de montée des violences, qui n’existaient pas autrefois.

 

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Ségolène Royal : "Il faut rétablir l’éducation civique, l’autorité parentale, les adultes référents dans les établissements scolaires, et que l’école devienne un sanctuaire"

En tout cas, ça veut dire qu’il faut rétablir l’éducation civique, l’autorité parentale, les adultes référents dans les établissements scolaires, et que l’école devienne un sanctuaire, non seulement à l’intérieur de l’école, mais aux abords des établissements scolaires, et qu’on puisse déminer, anticiper très rapidement la montée des tensions entre les jeunes.

Roland Sicard : est-ce qu’il faut renforcer la présence policière autour des écoles ?

Ségolène Royal : c’est évident. C’est évident, et lorsque j’étais ministre de l’Enseignement scolaire j’ai créé les contrats locaux de sécurité, les comités d’éducation, de santé et de sécurité, avec une articulation très étroite entre la police ou la gendarmerie de proximité et les autorités scolaires de l’établissement.

Je suis bien sûr favorable à ce qu’il y ait des policiers ou des gendarmes référents qui soient affectés aux établissements scolaires, d’abord parce que ce sont les symboles du respect de la loi et des fondamentaux de la République, et ça apprendra aux élèves à respecter la loi. Et voir la loi incarnée par un uniforme, moi je trouve que ce sont des références que l’on doit mettre aujourd’hui dans la société française.

Roland Sicard : Nicolas Sarkozy a lui annoncé la fin des fermetures de classes en 2012, est-ce que c’est une bonne mesure ?

Ségolène Royal : en tout cas ça ne l’engage pas puisqu’en 2012, j’espère que ce sera quelqu’un d’autre. Voilà, ce sera quelqu’un d’autre qui va remettre l’éducation au cœur de tout, en tout cas moi la proposition que je fais, c’est que la France retrouve le modèle Français, c’est-à-dire remette à niveau l’éducation, la santé et la sécurité pour que les Français retrouvent confiance et que la France soit à nouveau un modèle qui protège.

Et la proposition que je fais, c’est que l’éducation retrouve non seulement les moyens de fonctionner, mais aussi l’égalité des chances.

Et donc pour avoir l’égalité des chances, il faut que chaque élève puisse être aidé individuellement, et par exemple je propose que les étudiants, auxquels la nation paye les études, les étudiants aussi qui reçoivent des bourses ou des aides, en contrepartie, on leur demande un certain nombre d’heures de soutien scolaire, qui seront donc gratuites pour les familles, et qui, pour les étudiants, seront validées, valorisées dans leur cursus universitaire.

Je crois qu’il est très important de nouer ces liens de solidarité entre générations pour que la transmission de la connaissance, de l’éducation et du soutien individuel se fasse, en appui, bien évidemment, sur l’école et sur le système scolaire.

Roland Sicard : à propos de la primaire socialiste, le dernier sondage montre que Martine Aubry passe en tête, vous, vous êtes en plus mauvaise position. Est-ce que, si les sondages restaient ce qu’ils sont, vous resteriez candidate jusqu’au bout ?

 

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Ségolène Royal : "Eh bien écoutez, la question n’a pas de sens, hein, ce ne sont pas les sondages qui font une élection, voilà"

Ségolène Royal : eh bien écoutez, la question n’a pas de sens, hein, ce ne sont pas les sondages qui font une élection, voilà. Moi je ne vois pas pourquoi toujours ce mépris et cette condescendance. Je crois qu’un jour, vous savez, les Français qui vont aller voter j’espère massivement aux primaires, sont conscients de cela, et ils ont besoin de faire connaître leur véritable volonté populaire sans se laisser manipuler par un système qui leur dit à l’avance pour qui il faut voter.

 

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Ségolène Royal : "Moi j'appelle les Français à saisir leur liberté, à venir les 9 et 16 octobre prochains"

Moi je les appelle à saisir leur liberté, à venir les 9 et 16 octobre prochains, je leur dis, parce que j’entends beaucoup de questions, qu’il n’y a pas besoin d’être adhérent au Parti socialiste pour venir voter, il faut partager les valeurs de gauche, il faut avoir envie de changer le président de la République pour que la France se redresse, se relève, sorte du déclin, et c’est pour ça que j’ai confiance et que je fais tout pour les convaincre. Pour être celle qu’ils vont choisir.

 

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Ségolène Royal : "... pour que la France se redresse, se relève, sorte du déclin, et c’est pour ça que j’ai confiance et que je fais tout pour les convaincre. Pour être celle qu’ils vont choisir"

Roland Sicard : merci Ségolène Royal. William, c’est à vous.

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 02:05

 

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Mais qu’est-ce qui a bien pu prendre l’équipe du Grand Journal de Canal+ de faire du buzz autour de cette vieille vidéo d’il y a 3 mois, pour ensuite faire marche arrière ?

Résumons. Le Grand Journal fait met l’accent sur la Boîte à questions de Martine Aubry il y a 3 mois, le 21 mars, où elle bredouille quelque chose qui n’a ni queue ni tête, en parlant de Ségolène Royal : « Je suis brune, elle est bronde, elle est blonde. »

Evidemment, Ségolène Royal, qui note le sous-entendu – « C’est agréable ! Vue la réputation des blondes… » - rigole et lance : « Vous allez voir, la "blonde" va surprendre ! ». Bon public, elle plaisante avec les animateurs.

Apparemment, Michel Denisot n’avait pas prévu que la blonde Ariane Massenet se sentirait visée : Royal « Vue la réputation des blondes… », Massenet « Oui, bien vous savez… », Royal « … réputation très injuste, hein, d’ailleurs. », Massenet « Je vous remercie, je vous remercie. »

La conversation de comptoir touchait à sa fin, quand Ali Baddou, avec son tact légendaire, prit un ton doctoral. On se serait cru revenus à Sciences Po, avec la professeur Baddou interrogeant l’élève Royal : « Mais qu’est-ce que vous avez compris ? Non, non, sincèrement, je vous pose la question vraiment naïvement. Qu’est-ce que vous avez compris, là, dans… ce qu’a dit Martine Aubry ? ». Apparemment, Ali Baddou avait oublié qu’il était devenu animateur d’une émission télé.

Ce qui a jeté un certain froid. Michel Denisot a alors essayé de faire marche arrière : « On va tourner la page rapidement. » ; Ariane Massenet tenta d’évacuer le problème : « Vous répondrez dans la Boîte à questions tout à l’heure. ». Jean-Michel Apathie observait la scène le visage fermé.

Et finalement, ce fut Ségolène Royal qui donna une leçon à Ali Baddou, alors qu’il revenait à la charge encore et encore : « C’est la patronne de votre parti qui vous attaque avec une violence incroyable, et vous regardez ça en souriant et vous voulez passer aux choses sérieuses, qu’est-ce qui est plus sérieux pour vous ? »

La candidate à la primaire socialiste martela :

« Les choses sérieuses, c’est qu’une petite fille vient de se faire assassiner devant son école, voilà les choses sérieuses, et qu’il y a de la violence à l’école, et que l’école doit être un sanctuaire, et que c’est effroyable. […]

Il y a des choses plus sérieuses, honnêtement, que les petites phrases, et franchement, avec ce qui se passe aujourd’hui, vous me faites le plaisir de m’inviter, je crois que c’est vrai qu’il y a des sujets extrêmement graves aujourd’hui, les Français sont très, très inquiets, et moi […] ce qui m’intéresse, ce sont les Français et la façon dont on peut améliorer leur vie, et leur redonner l’espérance. »

Frédérick Moulin

 

S. Royal: La blonde va surprendre!‎ "Le grand journal" de canal+ 21/06/2011 Vidéo elisa6666

 

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Michel Denisot : Le Grand Journal de Canal+ en direct, avec Ségolène Royal ce soir. Avant de voir les sujets d’actualité du jour, on va voir un extrait de la Boîte à questions de Martine Aubry qui est venue il n’y a pas très longtemps, et, ‘chais pas si elle vous regarde de vraiment près ? Regardez.

-oOo-

Le 21 mars

 

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Martine Aubry : « Qu’est-ce que Martine Aubry a que Ségolène Royal n’a pas ? » [Question d’Anouk, Draguignan] . (Un bref instant de réflexion) Je suis brune, elle est bronde, elle est blonde.

 

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-oOo-

 

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(Rire des animateurs)

Ségolène Royal, riant un peu : c’est agréable ! (Rires de Ségolène Royal) Vue la réputation des blondes…

Ariane Massenet, qui est blonde : oui, bien vous savez…

 

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Ségolène Royal : … réputation très injuste, hein, d’ailleurs.

Ariane Massenet : je vous remercie, je vous remercie.

Michel Denisot : bon.

Ségolène Royal : une histoire de blonde, quoi.

Jean-Michel Apathie : mais vous n’êtes pas blonde

Ségolène Royal : vous allez voir, je vais surprise…

Ali Baddou : mais vous n’avez jamais été blonde.

Ségolène Royal, en riant : … "la blonde" va surprise, va surprendre.

Jean-Michel Apathie : et vous n’êtes pas blonde, en plus, c’est ça.

 

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Ségolène Royal : "Non, mais vous n’avez pas compris le film, là, Jean-Michel Apathie"

Ségolène Royal : non, mais vous n’avez pas compris le film, là, Jean-Michel Apathie.

Jean-Michel Apathie : non j’ai compris, mais en plus, quand …

Michel Denisot, sourire aux lèvres : oui, oui, oui, on est premier degré, avec Jean-Michel.

Jean-Michel Apathie : oui, oui, bien sûr, bien sûr.

Ségolène Royal : premier degré.

Michel Denisot : sur la chevelure, on est premier degré, surtout Jean-Michel.

Jean-Michel Apathie : les garçons sont premier degré…

Ségolène Royal : premier degré.

Jean-Michel Apathie : … les filles sont deuxième degré, les garçons sont premier degré.

Ségolène Royal : vous savez ce que c’est les …

Ariane Massenet : oui, parce qu’on est un peu plus lentes, vous comprenez.

Michel Denisot : on n’a jamais pensé que les blondes, euh… non !

 

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Ali Baddou : mais qu’est-ce que vous avez compris ? Non, non, sincèrement, je vous pose la question vraiment naïvement. Qu’est-ce que vous avez compris, là, dans… ce qu’a dit Martine Aubry ?

Ségolène Royal : on ne va peut-être pas passer toute l’émission à ça, parce que … On va passer aux choses sérieuses peut-être.

Michel Denisot : on va tourner la page rapidement.

Ali Baddou : c’est sérieux en l’occurrence…

Ségolène Royal, pendant qu’Ali Baddou parle : non, non, ce n’est pas sérieux.

Ali Baddou : c’est la patronne de votre parti qui vous attaque avec une violence incroyable, (Rires de Ségolène) et vous regardez ça en souriant et vous voulez passer aux choses sérieuses …

Ségolène Royal, pendant qu’Ali Baddou parle : oui, voilà, parce que je passe aux choses sérieuses.

Ali Baddou : … qu’est-ce qui est plus sérieux pour vous ?

Ariane Massenet : vous répondrez dans la Boîte à questions tout à l’heure.

Ségolène Royal : eh bien, aux choses sérieuses, c’est que… Les choses sérieuses, c’est qu’une petite fille vient de se faire assassiner devant son école, voilà les choses sérieuses, et qu’il y a de la violence à l’école…

Ali Baddou, pendant que Ségolène Royal parle : mais ça c’est sûr, sûr.

Ségolène Royal : … et que l’école doit être un sanctuaire, et que c’est effroyable.

Ali Baddou : mais c’est très sérieux aussi l’PS.

Ségolène Royal : non.

Ali Baddou : c’est pas sérieux ?

 

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Ségolène Royal : "Il y a des choses plus sérieuses, honnêtement, que les petites phrases, et franchement, avec ce qui se passe aujourd’hui, vous me faites le plaisir de m’inviter, je crois que c’est vrai qu’il y a des sujets extrêmement graves aujourd’hui, les Français sont très, très inquiets"

Ségolène Royal : non. Il y a des choses plus sérieuses, honnêtement, que les petites phrases, et franchement, avec ce qui se passe aujourd’hui, vous me faites le plaisir de m’inviter, je crois que c’est vrai qu’il y a des sujets extrêmement graves aujourd’hui, les Français sont très, très inquiets, et moi je ne veux pas passer le temps politique qui m’est…

Ali Baddou : surtout pas nous parler du PS, surtout pas nous parler du combat politique ?

Ségolène Royal : non, ça ne m’intéresse pas.

Ali Baddou : c’est vrai ?

Ségolène Royal : ce qui m’intéresse, ce sont les Français et la façon dont on peut améliorer leur vie, et leur redonner l’espérance.

Ali Baddou : c’est une Française, hein, elle veut la même chose que vous, apparemment.

Ségolène Royal : bien oui. (Sourire)

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 19:33

 

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Ségolène Royal était, pour la première fois depuis l’annonce de sa candidature aux primaires socialistes, au Grand Journal de Canal+ hier soir, avec Michel Denisot, Ariane Massenet, Jean-Michel Apathie et Ali Baddou.

Même si, dans cette première partie, les animateurs de l’émission ont relativement ménagé Ségolène Royal, ils n’ont pas pu s’empêcher, ici ou là, de sortir une petite vilénie : Michel Denisot, qui pendant que Ségolène parlait des sondages, a glissé : « Ah, quand ils sont bons, vous les trouvez bien. », puis « Mais quand ils ont mauvais, c’est pas juste, voilà, d’accord. » ; ou Ariane Massenet qui a essayé – vainement de tendre son petit piège : « Mais par exemple, quelles erreurs, quelles erreurs, euh, vous avez faites en 2007, que vous ne referiez pas aujourd’hui ? ».

 

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Le pire a quand même été Ali Baddou, qui a essayé de ‘renvoyer la bergère du Poitou dans son pré’, allant jusqu’à sous-entendre que briguer la présidence de la République, pour Ségolène Royal, c’était une façon de satisfaire son ego :

« Ségolène Royal : les gens qui me voient en direct me font confiance et votent pour moi, donc c’est ça l’enjeu d’une campagne, c’est, petit à petit, démontrer que je suis à même de présider la France demain.

Ali Baddou : pourquoi ? Très bêtement, puisqu’on vous sait ancrée dans un territoire, on vous sait très attachée à l’action que vous menez dans votre région, (d’un air excédé) quel besoin de la présidentielle, quel besoin de passer à la présidence de la République ? C’est par épanouissement personnel, c’est … ? »

Si les animateurs ont ménagé Ségolène Royal, nul doute que c’est principalement parce qu’elle était bien trop forte pour eux.

Aux questions simplistes de certains animateurs - « très bêtement », dit Ali Baddou en parlant de sa propre question ! « Ces primaires, quelques fois, on se dit, ouh là là, ils sont en train de s’écharper, pour finalement ensuite marcher tous dans les pas les uns des autres. Est-ce qu’il y a des grosses différences ? », s’enquiert avec une candeur naïve, presque enfantine – feinte ou réelle ? – Ariane Massenet – Ségolène Royal, souriante et calme, a répondu en s’en sortant toujours par le haut, opposant aux questions sur sa personne ou d’autres socialistes un message qu’elle adressait aux Français, au peuple français dans son ensemble et sa diversité, comme dans sa première réponse à Ali Baddou :

« C’est un engagement, d’abord à l’égard des 17 millions de Français qui ont voté pour moi, et auxquels j’ai dit le soir du second tour de l’élection présidentielle que je ne les abandonnerai pas, donc mon devoir, c’est de continuer. »

Avec des animateurs enfermés dans leurs petits problèmes microcosmiques, Ségolène Royal s’adressait aux Français et à la France, dans une véritable posture de candidate à la présidence de la République, pas seulement en tant que candidate aux primaires du PS, adaptant son discours à l’émission.

Grande caractéristique du Grand Journal, les questions et les réponses très courtes généralement, un peu plus longues souvent avec Ségolène Royal, qui a réussi à énoncer synthétiquement certaines de ses grandes idées et propositions : on était plus dans la conversation à bâtons rompus, voire la conversation de bistro quand on voyait certaines questions des animateurs, que dans une interview qui permettait de présenter des idées et des propositions. Un exemple de question creuse, pour laquelle Ségolène Royal s’est adaptée et a fourni une réponse de même niveau avec humour :

« Mais ça veut dire quoi, plus la même ? » « Eh bien j’ai changé en bien, voilà. Puisque vous me demandez. » (Rires de Ségolène Royal)

Le summum a été atteint avec la caricature-même des médias : un sondage et les avis de trois « experts » comme dit Michel Denisot.

 

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Le sondage est arrivé en premier. Michel Denisot s’est bien gardé de le dire, mais c’était – oh, surprise ! – un sondage OpinionWay  (!!) – Fiducial pour Le Figaro (!) et LCI (!) dont on a déjà dit tout le mal qu’on en pensait, panels de sondés achetés avec de l’argent, sondage par internet qui introduisent des biais, etc.

Mais c’est Jean-Michel Apathie lui-même qui a sapé la crédibilité de ce sondage en avouant que l’échantillon sondé n’était pas fiable : « C’est les sondages faits auprès de sympathisants de gauche, on ne sait pas quelle est la valeur des chiffres » : 974 « sympathisants de gauche » – le sondage détaillé ne donne pas plus de détail sur la détermination de cette population – dont 20% seulement ont aujourd’hui l’intention d’aller voter (195 sondés).

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Si Michel Denisot s’est bien gardé de le dire, OpinionWay lui-même écrit : « Les personnes qui déclarent être certaines d’aller voter lors de ces primaires (appelés dans ce rapport « électeurs potentiels »). Compte tenu de la faiblesse des effectifs, les résultats auprès des « électeurs potentiels » ne doivent pas être considérés comme une intention de vote autonome »

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Bref, beaucoup de tapage pour pas grand-chose, sauf de jolies images creuses.

Le pire était à venir : le Crash Test. Trois journalistes donnent leur avis, dont le très impartial, dans la primaire socialiste, rédacteur en chef du Figaro Magazine, et on en tire les chances de Ségolène Royal de remporter la primaire socialiste !

La méthode est amusante mais complètement biaisée : on pose des questions aux 3 journalistes, qui répondent sans justifier en aucune manière leurs affirmations péremptoires, pour corser l’affaire, on entrelarde le tout de phrases d’interviews passées de la candidate à la primaire socialiste pour fournir un semblant de réponse aux assertions des trois « experts » - alors qu’en fait ce que Ségolène Royal dit n’a rien à voir avec le sujet – on mélange bien et on sert chaud. On range aussi le « plutôt non » de Patrick Cohen dans la catégorie des « non » fermes et définitifs. La République et la démocratie en France réduite à l’avis de 3 personnes ! Qui dit mieux ?

Ségolène Royal ira droit au but : « C’est étonnant, c’est quand même très étonnant, ces pseudo-spécialistes, qui vont décider à la place des Français. Non, ça ne vous surprend pas ? »

Et les animateurs de se dégonfler devant leur propre jouet !

Michel Denisot : « Non, c’est leur point de vue, ça n’engage qu’eux, ça n’engage qu’eux. »

Jean-Michel Apathie : « C’est pas un constat qui traduit une hostilité à votre égard, c’est un regard d’aujourd’hui qui peut être démenti demain, bien sûr. »

Et Ségolène Royal de conclure magistralement : « … un regard sur quoi, d’ailleurs ? »

Oui, sur quoi ?

Frédérick Moulin

 

Lien: S.Royal était l'invitée du "Grand Journal" de canal+ 21/06/11

 

  

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Michel Denisot, sous les applaudissements : bonsoir à tous, bonsoir Ariane, Ali et Jean-Michel. Au sommaire de Canal+ ce soir, la révélation de l’année et l’un des hommes les plus drôle du moment, Leïla Bekhti et Fred Testot réunis à l’écran pour une comédie romantique, Itinéraire bis, et l’artiste français qui s’exporte le mieux dans le monde, David Guetta.

Et tout de suite, celle qui a réuni près de 17 millions de voix en 2007, mais qui est aujourd’hui un peu oubliée des sondages, la candidate à la primaire socialiste Ségolène Royal.

(Entrée de Ségolène Royal sous les applaudissements et en musique)

Michel Denisot, venu à la rencontre de Ségolène Royal : bonsoir.

Ségolène Royal, serrant la main de Michel Denisot et allant s’asseoir : bonsoir.

Michel Denisot : est-ce que vous savez ce que vous ferez le 16 octobre au soir ?

Ségolène Royal : ça dépend des électeurs. (Rire de Ségolène Royal)

Michel Denisot : deuxième tour de la primaire du Parti socialiste. Est-ce que vous pensez encore que vous pouvez gagner ?

Ségolène Royal : bien sûr, sinon je ne serais pas engagée comme je le suis aujourd’hui. Bien sûr je suis là pour convaincre. Pas pour vaincre, mais pour convaincre, parce que je pense pouvoir porter des idées fortes dont la France a besoin aujourd’hui, une France qui désespère d’elle-même, qui a besoin de retrouver sa confiance, et des Français…

Jean-Michel Apathie, lui coupant la parole : il y a un côté indestructible chez vous, hein ?

 

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Ségolène Royal : "Il y a un côté indestructible ? Eh bien écoutez, les Français sauront à qui se raccrocher lorsque je serai élue présidente de la République, ils sauront, lorsqu’il y a des coups durs, qu’ils ont quelqu’un sur qui ils peuvent compter"

Ségolène Royal : il y a un côté indestructible ? Eh bien écoutez, les Français sauront à qui se raccrocher (Rire de Jean-Michel Apathie) lorsque je serai élue présidente de la République, ils sauront, lorsqu’il y a des coups durs, qu’ils ont quelqu’un sur qui ils peuvent compter.

Ariane Massenet : est-ce qu’il y a des grosses…

Michel Denisot, lui coupant la parole : vous et les sondages… (À Ariane Massenet) pardon, oui.

Ariane Massenet : est-ce qu’il y a des grosses différences entre… parce que ces primaires, quelques fois, on se dit, ouh là là, ils sont en train de s’écharper, pour finalement ensuite marcher tous dans les pas les uns des autres. Est-ce qu’il y a des grosses différences ? La plus grosse différence que vous pouvez avoir avec Martine Aubry, et avec François Hollande ?

Ségolène Royal : je vais un peu vous décevoir, parce que je ne me compare pas aux autres, le problème ce n’est pas …

Ariane Massenet, lui coupant la parole : mais vous devez savoir ?

Ségolène Royal : ça, ce sont les électeurs qui vont nous comparer. Moi je ne me compare pas aux autres, d’abord parce que ensuite nous devons nous rassembler, donc je veux que les choses se passent bien, et ce qui est très important, c’est ce que nous avons à dire.

 

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Ségolène Royal : "Et moi je considère aujourd’hui que les Français sont en demande de règles, de règles justes, et ce que je veux pour la France, c’est un ordre social juste, un ordre éducatif juste, un ordre économique juste"

Et moi je considère aujourd’hui que les Français sont en demande de règles, de règles justes, et ce que je veux pour la France, c’est un ordre social juste, un ordre éducatif juste…

Ariane Massenet, lui coupant la parole : ça rappelle quelque chose, ça

Ségolène Royal, poursuivant : … un ordre économique juste. En effet, c’est une conviction que j’ai de longue date, et je pense que si la France a des règles plus justes, elle sera également plus efficace.

 

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Ségolène Royal : "Par exemple le pouvoir d’achat, avec la proposition de bloquer le prix de 50 produits de première nécessité, pour que les gens puissent continuer à faire leurs courses sans être angoissés sur la fin de mois"

Et ça je le décline, et j’en fais des propositions dans l’ensemble des domaines qui concernent non seulement la vie quotidienne des Français, par exemple le pouvoir d’achat, avec la proposition de bloquer le prix de 50 produits de première nécessité, pour que les gens puissent continuer à faire leurs courses sans être angoissés sur la fin de mois, et puis dans l’ensemble des domaines, mais ça je suis prête à répondre à vos questions.

Michel Denisot : alors on va pas faire toute l’émission sur les primaires, on va quand même terminer ce dossier. Pour l’instant, les sondages ne vous sont pas du tout favorables, vous le savez, vous dites que ça n’a pas grande signification je crois, parce que les gens qui votent, on sait pas qui ça va être, ça va être les sympathisants socialistes, les sympathisants de gauche, vous êtes à 13%, donc assez loin de François Hollande et de Martine Aubry. Comment vous pouvez remonter ça ?

 

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Ségolène Royal : d’abord ce n’est pas un sondage sur les primaires. Donc j’en profite, d’ailleurs puisque vous m’invitez à dire à tous les Français devenir, on ne sait pas qui va venir voter actuellement, on ne sait pas s’il y aura 500 000, 1 million, 4 millions d’électeurs.

Jean-Michel Apathie : c’est les sondages faits auprès de sympathisants de gauche, on ne sait pas quelle est la valeur des chiffres, mais…

Ségolène Royal : oui, c’est ça. Donc, à la limite, peut importe les sondages, de toute façon, à un an d’une élection…

Michel Denisot, lui coupant la parole : ah, quand ils sont bons, vous les trouvez bien.

Ségolène Royal, poursuivant : … ils se sont toujours trompés. Eh bien écoutez, il vaut mieux qu’ils soient bons que mauvais, mais quand ils sont mauvais ça ne me trouble pas…

Michel Denisot, pendant que Ségolène Royal parle : mais quand ils ont mauvais, c’est pas juste, voilà, d’accord.

 

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Ségolène Royal : "Et je suis fermement déterminée à convaincre les Français d’abord de venir voter, donc je dis à tous les Français qu’il n’y a pas besoin d’être adhérent du Parti socialiste, parce qu’il y a encore un doute sur les règles. Les règles sont très simples, tout le monde peut venir voter les 9 et 16 octobre"

Ségolène Royal : …outre mesure parce que je considère que les sondages ne font pas l’élection, c’est le peuple français qui va faire l’élection, et donc, c’est à moi de convaincre lors de cette campagne des primaires, et je suis fermement déterminée à convaincre les Français d’abord de venir voter, donc je dis à tous les Français qu’il n’y a pas besoin d’être adhérent du Parti socialiste, parce qu’il y a encore un doute sur les règles.

Les règles sont très simples, tout le monde peut venir voter les 9 et 16 octobre, c’est très important que ce soit redit, parce qu’on voit sur internet beaucoup de questions de citoyens qui se demandent s’ils peuvent venir voter, oui, bien sûr.

Michel Denisot : alors vous avez été très discrète médiatiquement pendant des semaines, là vous revenez, donc, euh, dans la lumière, des médias, en tout cas. Et donc la primaire socialiste, la question qui se pose, c’est Ségolène Royal peut-elle encore inverser la tendance, Damien Cabrespines a posé la question à trois experts.

-oOo-

Le Crash Test

 

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Mathieu Croissandeau, rédacteur en chef au service politique du Parisien-Aujourd’hui en France, Patrick Cohen, présentateur de la Matinale sur France Inter et Carl Meeus, rédacteur en chef au Figaro Magazine

Montage d’affirmations péremptoires, et de courts morceaux d’interviews de Ségolène Royal sortis de leur contexte comme « réponses » aux affirmations à l’emporte-pièce des journalistes.

Résultat du Crash Test : 3 « non », à l’unanimité. [Patrick Cohen ayant dit « Plutôt non »]

Extrait d’interview de Frédéric Lefebvre : « C’est toujours facile de caricaturer. »

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Michel Denisot : voilà.

Jean-Michel Apathie : voilà (Ricanement soft de Jean-Michel Apathie).

Ségolène Royal : eh bien je vais les démentir, vous allez voir. Voilà.

Michel Denisot : ouais.

Jean-Michel Apathie : il y a un argument, les Français, c’est Patrick Cohen qui disait ç…

 

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Ségolène Royal : "C’est étonnant, c’est quand même très étonnant, ces pseudo-spécialistes, qui vont décider à la place des Français. Non, ça ne vous surprend pas ?"

Ségolène Royal, lui coupant la parole : c’est étonnant, c’est quand même très étonnant, ces pseudo-spécialistes, qui vont décider à la place des Français. Non, ça ne vous surprend pas ?

Jean-Michel Apathie : naaaaaaaannnn, ça ne nous surprend pas…

Michel Denisot : non, c’est leur point de vue, ça n’engage qu’eux, ça n’engage qu’eux.

Ségolène Royal : ça n’engage qu’eux ?

Jean-Michel Apathie : c’est pas un constat qui traduit une hostilité à votre égard, c’est un regard d’aujourd’hui qui peut être démenti demain, bien sûr…

Ségolène Royal : oui, voilà…

Jean-Michel Apathie : … bien sûr.

Ségolène Royal : … un regard sur quoi, d’ailleurs ?

Jean-Michel Apathie : les Français ne veulent pas d’un match retour, selon Patrick Cohen, dans le Crash Test. Ils veulent pas d’un match retour, ils veulent pas recommencer 2007. C’est, c’est quelque chose auquel vous êtes sensible ou pas ?

Ségolène Royal : bien sûr. Moi non plus je ne veux pas de match retour. Ce ne sera pas le même jeu, je vous assure

Jean-Michel Apathie : pourquoi ? Parce que vous avez changé … ?

Ségolène Royal : c’est comme au sport, on fait des matchs retour mais ce n’est pas le même jeu. Parce que j’ai changé, bien sûr j’ai changé.

Jean-Michel Apathie : en quoi c’est différent, votre jeu ?

 

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Ségolène Royal : "Ces convictions, je vais continuer à les défendre parce que je crois qu’elles correspondent à ce dont la France a besoin aujourd’hui"

Ségolène Royal : d’abord je ne suis plus la même qu’en 2007, même si je suis fidèle aux convictions qui sont les miennes depuis des années, je suis engagée dans la vie politique depuis 25 ans. Et j’ai des convictions, vous disiez tout à l’heure que ce que je disais vous rappelait quelque chose, donc ces convictions, je vais continuer à les défendre parce que je crois qu’elles correspondent à ce dont la France a besoin aujourd’hui. Mais depuis 2007, je ne suis plus la même, bien sûr. D’abord j’ai appris de mes échecs…

Ariane Massenet, lui coupant la parole après 2 essais : mais ça veut dire… ça veut dire… ça veut dire quoi, plus la même ?

Ségolène Royal : eh bien j’ai changé en bien, voilà. Puisque vous me demandez. (Rires de Ségolène Royal)

Ariane Massenet : oui, non, mais certainement, mais par exemple, quelles erreurs, quelles erreurs, euh, vous avez faites en 2007, [que] vous ne referiez pas aujourd’hui ?

 

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Ségolène Royal : "Les gens qui me voient en proximité, au travail, dans l’efficacité de l’action quotidienne, dans la morale qui m’anime, dans la capacité à rassembler les équipes, contrairement à ce qui est dit, et la capacité à rassembler, de la gauche extrême jusqu’aux centristes humanistes, dans la Région que je préside, les gens qui me voient en direct me font confiance et votent pour moi"

Ségolène Royal : j’ai beaucoup appris de cet échec, de ces échecs successifs, mais aussi de mes réussites successives, puisque j’ai quand même été réélue à la tête de ma Région avec plus de 60% des voix, donc ça veut dire quelque chose, ça veut dire que les gens qui me voient en proximité, au travail, dans l’efficacité de l’action quotidienne, dans la morale qui m’anime, dans la capacité à rassembler les équipes, contrairement à ce qui est dit, et la capacité à rassembler, de la gauche extrême jusqu’aux centristes humanistes, dans la Région que je préside, les gens qui me voient en direct me font confiance et votent pour moi, donc c’est ça l’enjeu d’une campagne, c’est, petit à petit, démontrer que je suis à même de présider la France demain, donc les Français ont besoin de…

 

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Ali Baddou : "Pourquoi ? Très bêtement, puisqu’on vous sait ancrée dans un territoire, on vous sait très attachée à l’action que vous menez dans votre région, quel besoin de la présidentielle, quel besoin de passer à la présidence de la République ?"

Ali Baddou : pourquoi ? Très bêtement, puisqu’on vous sait ancrée dans un territoire, on vous sait très attachée à l’action que vous menez dans votre région, (d’un air excédé) quel besoin de la présidentielle, quel besoin de passer à la présidence de la République ? C’est par épanouissement personnel, c’est … ?

 

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Ségolène Royal : "J’ai dit le soir du second tour de l’élection présidentielle que je ne les abandonnerai pas, donc mon devoir, c’est de continuer"

Ségolène Royal : c’est un engagement, d’abord à l’égard des 17 millions de Français qui ont voté pour moi, et auxquels j’ai dit le soir du second tour de l’élection présidentielle que je ne les abandonnerai pas, donc mon devoir, c’est de continuer. Puis c’est aussi une passion, c’est peut-être un destin, en tout cas, les Français auront la liberté de choix.

 

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Ségolène Royal : "J’espère que je vais gagner cette primaire, que je gagnerai ensuite l’élection présidentielle. En tout cas je suis engagée dans ce chemin avec beaucoup de détermination, de droiture, de transparence, de vérité, de volonté, et de conviction"

Et puis ensuite, nous nous rassemblerons, j’espère que je vais gagner cette primaire, que je gagnerai ensuite l’élection présidentielle. En tout cas je suis engagée dans ce chemin avec beaucoup de détermination, de droiture, de transparence, de vérité, de volonté, et de conviction.

Michel Denisot : alors on va se retrouver dans 2 minutes avec Ségolène Royal qui est notre invitée pour toute cette première partie du Grand Journal, à tout de suite.

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 13:11

images-3-.jpg      La droite vient de lancer les Primaires socialistes ! En jouant aux petites manœuvres pour semer le doute, notamment en dénonçant la constitution d’un fichier, la droite offre aux partisans de cette Primaire une première victoire.

Quel plus beau cadeau, en effet, fait la droite à la gauche en voulant nuire à cette Primaire ?  Qui chez les socialistes peut maintenant critiquer cette Primaire alors que la droite fait tout pour nuire à son organisation ?

En montrant sa peur face à ce rendez-vous démocratique la droite conservatrice de Nicolas Sarkozy affiche sa faiblesse et son archaïsme et donne ainsi raison aux partisans des Primaires.

 

Si plusieurs socialistes ont déjà fait savoir qu’ils seront candidates ou candidats, notamment Arnaud Montebourg, Manuel Valls, Ségolène Royal ou François Hollande, le dépôt officiel des candidatures aura lieu entre le 28 juin et le 13 juillet. C’est donc dans quelques jours que va s’ouvrir officiellement le dépôt des candidatures.

Ségolène Royal interviendra dimanche 26 juin à Arçais dans les Deux-Sèvres pour expliquer le sens de sa candidature.  Martine Aubry, de son côté, se fait encore attendre, mais depuis la mise à l’écart forcée de Dominique Strauss-Kahn, le pacte de Marrakech a sa candidate.

 

Sur le plateau du Grand Journal de Canal +, mardi soir, dans une question enregistrée : « qu’est-ce que Martine Aubry a que Ségolène Royal n’a pas? », Martine Aubry répondait « Je suis brune, elle est blonde ». « C’est agréable » a répondu en souriant Ségolène Royal et le journaliste Jean-Michel Apathie d’ajouter «  Vous n’êtes pas blonde en plus ! ».

Dans ce duel attendu,  Ségolène Royal, que l’on place en retrait dans les sondages face à Martine Aubry, entend bien faire la différence dans la campagne qui s‘ouvre : « Vous allez voir, la blonde va surprendre! » lui a-t-elle répondu.

 

Quels sont les atouts et les handicaps de chacune d’entre elles ?

 

Martine Aubry : « la brune » :

Atouts : elle tient l’appareil du Parti socialiste ce qui lui a permis de constituer à Solférino une équipe pour préparer sa campagne. Elle fut un membre important du gouvernement de Lionel Jospin, on lui doit la loi sur les 35 heures. C’est la fille de Jacques Delors, elle peut se servir de l’image de son père et utiliser un réseau dans le monde médiatique.

Handicaps : elle apparaît comme une femme d’appareil, des fraudes ont entaché son élection à la tête du Parti avec le soutien de Jean-Noël Guérini. Elle manque d’audace et ses propositions pour la France peuvent apparaître archaïques. Elle n’a pas cette capacité à s’adresser directement au Peuple, ses interventions sont souvent longues et ennuyeuses. 

 

Ségolène Royal : « la blonde » :

Ses atouts : elle a montré sa détermination et sait résister aux coups, une force indispensable pour mener une campagne. Elle a fait de sa région qu’elle préside un laboratoire pour une autre gouvernance, forte de sa brillante réélection elle s’appuie sur un réel travail de terrain. Elle a un contact direct avec le peuple que n’a aucun de ses adversaires.

Handicaps : elle ne tient pas le Parti socialiste, elle n’aime pas la cuisine politique interne. Elle doit lutter contre l’image d’incompétence que la droite, aidée par certains de ses amis socialistes, a réussi à lui coller en 2007. A gauche, sa posture présidentielle gaullienne, au-dessus des partis, et sa présence médiatique agacent certains. 

 

La campagne des Primaires, précipitée par le jeu maladroit de la droite, s’ouvre … alors brune ou blonde ?

 

Philippe Allard

 

 

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