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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 18:24

Aubryayrault.pngEn préparation du prochain congrès du parti socialiste à Toulouse, on nous informe que Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault  présentent une contribution commune et « qu’ils demandent aux responsables du parti et aux ministres de signer ce texte à l’exclusion de tout autre ».

 

On croit « rêver » !

 

La peur des débats est mauvaise conseillère.

Tous les militants du PS soutiennent naturellement le président de la République et son gouvernement. Leur réussite est une exigence pour la France, pour l’Europe et pour les valeurs de gauche auxquelles nous croyons. Mais que penser de cette façon de préparer le congrès et de verrouiller le débat.

C’est proprement inacceptable.

Nous, militants citoyens de base, revendiquons pour ce congrès notre participation à un débat ouvert et démocratique. Rien n’est pire que d’empêcher l’expression citoyenne.

Le soutien évident que nous apportons à la majorité présidentielle ne doit en aucune façon devenir une soumission. Quelle est cette façon de concevoir le débat démocratique et qui d’ailleurs peut y gagner à terme ? Personne.

Décidément, si ce schéma proposé se confirme, le risque est grand que le chemin de la rénovation des idées et des pratiques se transforme en voie sans issue. Quelle honte ! Chacun sait pourtant bien que ces comportements nous ont déjà mis dans le mur à de multiples reprises par le passé.

 

Dans ce contexte, pour nous tous, militants de base, retenons cette attitude :

S’indigner, résister et imposer par des idées et des pratiques nouvelles, la qualité du débat !

 

C’est pourquoi nous vous présentons cette « contribution citoyenne » accompagnée de ses signataires.

http://contributioncitoyenne.blogspot.fr/

Réalisée et écrite au cours des trois derniers mois, soit avant cette incroyable démarche, par plus de 80 militants en régions et en Ile de France, cette contribution se trouve pleinement confortée.

L’heure est au débat démocratique et à la rénovation.

 

N’hésitez pas à lire ce texte, à le commenter et à nous rejoindre en le signant !

Patrick Ardoin

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 12:10

sans-titre-copie-6.pngLe prochain Congrès du Parti socialiste aura lieu à Toulouse les 26, 27 et 28 octobre.

Nous entrons dans un premier temps dans la phase des contributions. C’est le moment de parler, de dire ce que l’on pense vraiment, de proposer des orientations claires.

 

La grande question que l’on se pose aujourd’hui : va-t-on connaître un Congrès godillot ?

Ce serait la pire des choses car le Congrès est le temps fort de la vie démocratique du Parti Socialiste ! Priver les militants socialistes de leur Congrès serait un coup dur pour la démocratie dans le Parti !

 

Les socialistes sont au pouvoir et soutiennent la politique gouvernementale. Mais pour cela il faut un Parti Socialiste engagé sur des grands principes clairement définis et ouvert sur la société pour entendre, pour expliquer, pour convaincre.

Le Congrès, c’est le temps où l’on doit se poser les vraies questions :

·         Quelles sont les orientations politiques que nous voulons défendre pour une ligne claire au Parti Socialiste ?

·         Quel Parti Socialiste voulons-nous ? Quels changements sont nécessaires dans le fonctionnement du Parti ?

 

Alors débattons entre socialistes …

C’est le sens de la contribution citoyenne proposée par des militants socialistes.

En soutenant cette contribution les socialistes s’engagent sur deux choses simples :

·         La défense de grands principes clairement définis, comme la démocratie nécessaire pour comprendre les évolutions, la République pour défendre l’égalité réelle femme/homme et notre France métissée, l’ordre juste contre le désordre du capitalisme au service du profit de quelques-uns, la volonté politique pour redonner du sens à l’intervention de l’Etat, l’Europe des peuples pour porter un idéal dans le monde.

·         La poursuite de la rénovation du Parti socialiste pour un parti exemplaire, démocratique, ouvert sur la société. Un Parti Socialise capable de s’adresser au peuple dans un langage clair et précis.

 

Ensemble créons la force militante pour un grand Parti Socialiste portant une orientation claire, définie simplement et précisément. Ensemble soutenons la Contribution citoyenne :

 

http://contributioncitoyenne.blogspot.fr/

 

Philippe Allard

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 19:45

sans-titre-copie-5.pngSégolène Royal vient de publier une tribune sur Rio + 20. C’est un thème qu’elle a porté avec force et détermination au sein du Parti socialiste, permettant de mettre ce sujet au premier plan.

 

Dans cette tribune, Ségolène Royal rappelle les premiers pas de cette « prise de conscience planétaire » lors du premier Sommet de la Terre en 1992. Alors, François Mitterrand était au pouvoir en France et Ségolène Royal Ministre de l’Environnement, c’était encore un sujet considéré comme mineur.

Pourtant cette question est un enjeu majeur et impose des réponses planétaires. On parle souvent de la mondialisation économique et financière pour le profit du Capitalisme. Mais il existe une autre mondialisation à construire pour renforcer les solidarités internationales notamment sur cette mutation écologique fondamentale, c’est un défi pour la gauche.

 

20 ans après le premier sommet de la Terre, Ségolène Royal veut d’abord rappeler les changements importants qui se sont produits durant ces vingt ans.

- La prise de conscience mondiale des gouvernements et des citoyens de cet enjeu.

- Une diplomatie planétaire qui s’est enracinée sur cette question. Certes les avancées sont limitées. Mais il y eut tout de même le protocole de Kyoto.

- L’affirmation de la dimension économique sur ce sujet qui est fondamentale. Il faudrait d’ailleurs aller plus loin pour promouvoir ce nouveau modèle de développement économique, écologique et social.

- Enfin l’action des collectivités locales est aussi très importante, permettant de « penser globalement et agir localement ».

La question de la mutation écologique est ainsi devenue un sujet majeur, même si les résultats sont encore insuffisants.

 

Pour faire avancer réellement les actions dans ce domaine, Ségolène  Royal prône la création de l’OME (l’Organisation mondiale de l’environnement) comme il existe l’OMC ou encore l’OMS, et propose son installation à Nairobi pour relier le développement durable à la question du recul de la pauvreté.

 

Une tribune à lire absolument !

 

Philippe Allard

 

 

1992, 1er Sommet de la Terre à Rio : un espoir se levait.

2012, il ne faut rien lâcher



C'était il y a vingt ans et je participais comme Ministre de l'Environnement, aux côtés de François Mitterrand qui avait ardemment voulu ce premier Sommet de la Terre, aux négociations entre les pays du monde pour protéger la planète.

En ce mois de juin 1992, à Rio, une prise de conscience planétaire s'affirmait et un espoir se levait : celui d'une humanité prenant la mesure des dégâts écologiques insoutenables d'un modèle de production prédateur et capable de faire prévaloir, sur les égoïsmes à court terme, la vision partagée d'un essor économique écologiquement responsable, fondé sur une nouvelle solidarité entre le Nord et le Sud.


Je me souviens de l'appel du Président français à une mobilisation mondiale et à ce qu'il appelait « une obligation d'assistance mutuelle écologique », ouvrant la voie à un « nouvel ordre international » juste, où les pays les plus développés, comme on disait à l'époque, assumeraient leur responsabilité historique et où les autres assumeraient aussi la leur mais en fonction de leurs moyens et gagneraient du temps en ne reproduisant pas les mêmes erreurs.


Le mur de Berlin était tombé trois ans plus tôt et tout semblait possible.
La France, très activement impliquée dans ce Sommet fondateur, défendait l'impérieuse obligation d'une nouvelle alliance entre les pays riches et pauvres.

Bien sûr, toutes les divisions et tous les désaccords, toutes les suspicions et toutes les résistances n'avaient pas été magiquement surmontés mais des décisions importantes et prometteuses avaient alors été prises.


154 pays avaient signé la Convention sur la diversité biologique, pour la protection des espèces et des espaces vulnérables.


La Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique avait été adoptée, traçant le but d'une réduction des émissions de gaz à effet de serre.


La Déclaration sur la forêt reconnaissait sa valeur irremplaçable pour l'environnement mondial et un accord prévoyait une convention sur la désertification.

L'Agenda 21, né à cette occasion, fixait des objectifs et des règles, déclinables dans chaque pays et chaque territoire.
La création d'une Commission du développement durable semblait pouvoir être un premier pas vers une autorité mondiale veillant au respect des engagements pris, que la France, déjà, appelait de ses vœux.

La Charte de la Terre énonçait 27 principes fondamentaux pour la sauvegarde de notre biosphère, parmi lesquels l'égalité d'accès aux ressources planétaires, la nécessaire liaison du développement humain et de la préservation de l'environnement, la règle « pollueur = payeur », l'importance de la transparence démocratique.

Je me souviens d'avoir défendu à Rio le besoin d'une Convention mondiale sur l'eau, ressource vitale mais ressource rare et polluée. Et de ce chiffre atroce : 25 millions d'enfants mourant chaque année d'avoir bu de l'eau non potable. De nos jours, 34.000 personnes en meurent encore chaque jour, dont 5.000 enfants.

20 ans ont passé et beaucoup de choses ont changé.

Premier changement : la prise de conscience est aujourd'hui mondiale


Cette prise de conscience est largement partagée par les gouvernants et par les citoyens. Les lobbies climatosceptiques, pétroliers et autres ont beau faire : les dangers des ravages écologiques sont connus, les rapports scientifiques sérieux abondent et leurs conclusions alimentent le débat public.
Nul pays, même parmi les plus rétifs aux engagements internationaux contraignants, ne songe à les nier. Beaucoup, d'ailleurs, tout en freinant l'adoption de régulations multilatérales, mettent en place des politiques souvent volontaristes de lutte contre les pollutions et de développement des énergies renouvelables (même si les énergies propres sont encore loin de se substituer aux énergies fossiles et s'il s'agit, dès lors, plus d'une « addition » que d'une « transition » écologique d'un modèle vers un autre).

Les citoyens, eux aussi, perçoivent très bien que ça ne peut plus continuer comme avant.

Tout particulièrement les jeunes générations, très sensibles à la menace climatique, aux conséquences des pollutions multiples issues de l'activité humaine et au gaspillage des ressources de la planète, a fortiori quand domine la recherche exclusive du profit à tout prix.

Mais les citoyens ne veulent pas d'une écologie punitive, d'une écologie qui alourdisse de contraintes supplémentaires les difficultés d'une vie déjà pas facile.
Cela vaut au Nord comme au Sud.

L'écologie à laquelle ils adhèrent doit être porteuse d'emplois nouveaux, de pouvoir d'achat, de sécurités alimentaire, sanitaire, énergétique et sociale, de bien-être quotidien accessible à tous. Ce qu'ils plébiscitent, c'est une social-écologie qui soit un moteur de progrès pour chacun.


Deuxième changement : une diplomatie planétaire qui s'enracine malgré tout

Bien sûr, au regard de l'urgence écologique et de l'accélération de la dégradation de notre environnement, la mobilisation mondiale semble encore trop lente, trop hésitante, trop entravée de soupçons, de concurrences et de querelles qui font obstacle aux coopérations nécessaires.

Bien sûr, les actes sont loin d'avoir toujours suivi les paroles et l'actuel Sommet de Rio semble ne pas devoir inverser la tendance.

Bien sûr, le bilan de ces vingt dernières années doit être regardé lucidement.
Les émissions annuelles de CO² ont augmenté de 38% en deux décennies et l'objectif de limitation du réchauffement climatique à 2° semble hors de portée sans efforts supplémentaires significatifs.

Malgré de nombreuses mesures protectrices, l'érosion de la bio-diversité n'est pas enrayée et 13 millions d'hectares de forêt sont détruits chaque année.
La perturbation du cycle de l'azote continue d'impacter négativement la fertilité des sols et des mers, les « zones mortes » dues aux rejets de polluants agricoles et industriels se multiplient, les ressources halieutiques s'épuisent.
Dans plusieurs domaines que pointait déjà, en 1987, le rapport Bruntland (qui a popularisé la notion de « développement durable »), les seuils d'alerte sont aujourd'hui atteints.

Le risque, indique le rapport remis en janvier dernier au Secrétaire général de l'ONU, est de condamner à la pauvreté 3 milliards de personnes, soit trois fois plus qu'aujourd'hui, car l'irresponsabilité écologique, c'est aussi plus de misère.
Moins du tiers des Etats ont signé les principaux accords multilatéraux relatifs à l'environnement.
Et les sommets de ces dernières années se sont révélés bien décevants.
J'étais à celui de Copenhague, en 2009, au titre des actions conduites par la Région Poitou-Charentes, et j'ai vu les espoirs soulevés par cette rencontre se briser sur la résistance conjointe des Etats-Unis et de la Chine, les deux plus gros pollueurs mondiaux.
Ni Cancun, en 2010, à l'occasion duquel j'avais adressé au Climate Group un document de travail pour des politiques écologistes volontaristes, clefs d'une sortie de crise par le haut, ni Durban, un an plus tard, n'ont apporté de réponses à la hauteur de l'enjeu climatique.
Et pourtant, ces négociations internationales qui semblent souvent s'enliser ou ne progresser qu'à très petits pas sont un acquis majeur qui a légitimé l'idée qu'à des problèmes mondiaux, il faut aussi des réponses mondiales.
Elles ont permis des avancées importantes comme la signature du Protocole de Kyoto, auquel il faut aujourd'hui trouver un relais.
Des règles nouvelles ont été édictées et certaines ont fait la preuve de leur efficacité comme l'accord de Montréal, en 2007, sur l'élimination des hydrochlorofluorocarbones, si destructeurs de la couche d'ozone.
Une chose est sûre : la question aujourd'hui n'est plus de savoir s'il faut agir mais comment agir efficacement ensemble dans un monde qui se transforme à vive allure. C'est pourquoi, si la question des objectifs est essentielle, celle des moyens et des outils communs, financiers et organisationnels, ne l'est pas moins. A Rio, cette année, elle devait être centrale car c'est la condition pour passer, plus qu'hier, des paroles aux actes. Il semble malheureusement que l'occasion ne sera pas saisie.

Troisième changement : l'affirmation de la dimension économique de la mobilisation écologique

Jamais nos raisons d'agir ensemble n'ont été aussi fortes, jamais la nécessité de changer de paradigme n'est apparue si manifeste mais aussi, sur fond de crise pour les uns et d'aspiration légitime à un développement émancipé des anciennes tutelles pour les autres, la tentation de différer des réponses communes à la dégradation de notre
biosphère commune.
C'est pourquoi, plus encore qu'il y a vingt ans, efficacité écologique, efficacité économique et efficacité sociale doivent impérativement aller de pair.
C'est pourquoi, également, il est important de montrer que le laisser-faire écologique n'est pas seulement un héritage empoisonné pour les générations futures mais, ici et maintenant, un facteur de pauvreté, de précarité, d'insécurités et l'option financièrement la plus coûteuse.
En 2006, le rapport Stern chiffrait le coût du changement climatique : 5% du PIB mondial (soit, sur dix ans, 5.500 milliards d'euros) et celui d'une politique résolue de réduction des émissions de gaz à effet de serre : 1% du PIB mondial (soit, sur dix ans, près de 275 milliards d'euros et l'équivalent... des dépenses de publicité mondiales), aisément récupérable par l'engagement de nos économies dans une croissance verte créatrice d'activités nouvelles, de richesses et d'emplois. Même au regard de l'utilitarisme rationnel, l'investissement écologique, ça rapporte !
Rappeler inlassablement cette évidence est tout autre chose que d'ouvrir la porte, sous le label fourre-tout d' « économie verte », à la monétarisation de la nature, à la marchandisation du vivant et à la main mise des intérêts privés sur ces biens communs que sont l'air ou l'eau.

Les ONG réunies en ce moment au Sommet des Peuples dénoncent à juste titre les dangers d'un verdissement superficiel des lois du marché au détriment des régulations garantes de l'intérêt général.

A l'inverse du discours des multinationales, elles montrent comment la privatisation contribue à creuser les inégalités d'accès au service de l'eau.
Elles donnent aussi l'exemple de la transformation du CO² en actif financier et des marchés carbone dont, au bout du compte, les spéculateurs et les pollueurs ont davantage profité que le climat.

Elles montrent les limites des compensations « volontaires » aux dégradations infligées à l'environnement, façon commode, pour les lobbies qui hantent les cénacles onusiens, d'éviter une législation sociale et environnementale contraignante.
La croissance verte telle que je la conçois et telle que nous la mettons en pratique en Poitou-Charentes est tout autre chose.

Elle suppose, bien sûr, un engagement actif des entreprises dans la conversion écologique de notre économie et le développement d'industries écologiques innovantes mais dans un cadre dont il revient à la puissance publique de fixer les règles au nom de l'intérêt bien compris de tous.

Car la nouvelle frontière verte ne saurait être un nouveau Far West : il s'agit de hâter l'avènement d'un nouveau modèle de développement économique, écologique et social, plus efficace, plus durable et plus juste.

Certains parlent de croissance verte « inclusive » ou d'économie « verte et solidaire », peu importent les mots dès lors que l'ambition ne se borne pas à teinter de vert un capitalisme financiarisé inchangé sur le fond et socialement destructeur.
Les pays émergents, Brésil en tête, se méfient eux aussi du vocable « économie verte » mais pour d'autres raisons : ils y voient une ruse des pays occidentaux pour entraver leur libre développement, reprendre la main en vendant leurs technologies vertes et déguiser leurs tentations protectionnistes.

Au-delà des considérations terminologiques, c'est là un des points durs sur lesquels achoppent depuis déjà plusieurs années les négociations multilatérales.
Et cela d'autant plus que les rapports de forces ont profondément évolué, que le souvenir des ajustements structurels et des arrogances d'antan reste vif dans des pays désormais fiers de leur essor et décidés à maîtriser souverainement leur destin.
Cette affirmation sur la scène internationale des pays dits « émergents » est une donnée radicalement nouvelle par rapport au premier Sommet de la Terre et met en évidence à quel point le multilatéralisme écologique a besoin d'une plus juste réciprocité des échanges.

L'enjeu est de taille car tous, pays affaiblis par la crise ou pays affamés de développement, nous avons autant besoin d'une croissance solide, affranchie de modèles insoutenables et capable de réduire les inégalités, dans nos pays et entre eux.
L'autre dimension problématique des relations entre économie et écologie, c'est la crise financière et budgétaire, avec ses conséquences économiques et sociales, sous l'impact de laquelle nombre de gouvernements révisent à la baisse leurs ambitions écologiques.
Le Président Obama croit aux énergies renouvelables mais les Etats-Unis mettent le paquet sur les énergies fossiles avec les gaz et les pétroles de schiste.
L'Espagne avait misé gros sur les énergies renouvelables et la réduction de son extrême dépendance énergétique mais elle leur coupe aujourd'hui les vivres et le tiers des emplois du secteur est en train de disparaître.

Quant au Canada, la droite conservatrice au pouvoir y enterre définitivement le Protocole de Kyoto.

Ces régressions sont des impasses.

En signifiant la préférence court-termiste du chacun pour soi, elles ne facilitent pas les négociations internationales.

C'est pourtant là un contre-sens majeur sur la crise globale qui frappe les pays développés et inquiète tous les autres ainsi que sur les moyens d'en sortir.
Car les crises sont des opportunités historiques à saisir pour se déprendre des vieux modèles à bout de souffle et faire le choix de solutions d'avenir.
C'est pourquoi le Président français a raison de défendre à Rio la nécessité d'un nouveau modèle de développement, de vouloir pour la France une transition écologique réussie (ce sera l'objet de la conférence environnementale de juillet prochain), condition de notre redressement productif, et d'engager nos partenaires européens à s'investir dans le grand chantier d'une Europe de l'énergie en mettant en
place des politiques communes volontaristes et pourvoyeuses d'une nouvelle croissance.
Exemplaires chez elles et visionnaires pour notre monde commun, la France et l'Europe y gagneront un pouvoir d'entraînement accru dans les enceintes internationales où doivent s'élaborer les accords mettant en actes cette « responsabilité commune et proportionnée » proclamée il y a vingt ans.


Quatrième changement : les collectivités territoriales prouvent concrètement qu'il est possible d'agir


La destruction de notre environnement n'est pas une fatalité qui s'abattrait sur une humanité impuissante et condamnée à subir. C'est une question de volonté politique.
En Poitou-Charentes, cela fait déjà plusieurs années que nous avons pris le parti d'une excellence environnementale qui est notre règle dans tous les domaines de l'intervention régionale.

Nous nous sommes fixés, à l'horizon 2020, des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre plus ambitieux que ceux retenus par l'Europe. Nous avons construit le premier lycée « zéro énergie fossile ». Nous soutenons le développement des industries écologiques avec notamment la création d'un pôle de compétitivité qui rassemble aujourd'hui un millier d'entreprises et de laboratoires de recherche. Nous soutenons également le développement des énergies renouvelables et l'industrie photovoltaïque, particulièrement malmenée par le précédent gouvernement, la voiture électrique, les biomatériaux, l'éco-construction, les formations aux métiers verts et bien d'autres choses encore car là sont, dans le monde d'aujourd'hui, les gisements de croissance, d'emplois et d'amélioration de la qualité de la vie.
J'ajoute que nous agissons conjointement sur l'offre et la demande, pour sécuriser les nouveaux débouchés sont les entreprises innovantes ont besoin et pour que la barrière de l'argent ne soit pas, pour les ménages, un obstacle au droit à un environnement sain.

J'ajoute aussi que les actions de coopération décentralisée que nous conduisons avec des régions partenaires au Sénégal, au Viet Nam, en Inde, à Haïti et au Québec sont, elles aussi, fondées sur la diffusion des énergies renouvelables, solaire et éolienne en particulier, sur l'exploitation durable des ressources forestières, sur l'écotourisme et sur l'utilisation de technologies agro-environnementales.
Ces programmes, nous les avons bâtis ensemble, en partant des besoins sur le terrain et en associant les populations aux décisions qui les concernent.
J'en tire la conviction renforcée que, du Nord au Sud, une mobilisation écologique commune, au service du développement humain, est possible dès lors qu'elle repose sur des relations égalitaires et la mise en commun de nos savoir-faire.
Penser globalement et agir localement, c'est ce que font de par le monde de très nombreuses collectivités locales.

D'après l'ONU, 50 à 80% des actions publiques contre le changement climatique sont le fait des Régions.

A Rio, les villes et les collectivités territoriales sont fortement représentées : elles témoignent que la révolution social-écologique est en marche quand bien même les Etats tardent.

Seules, elle ne peuvent pas tout mais elles peuvent beaucoup et préfigurent avec des résultats probants ce qui doit devenir possible à l'échelle du monde.


Qu'attendre de Rio + 20 ?


Chacun le sait : les conditions d'un franc succès et d'avancées majeures ne sont pas réunies.

J'espère pourtant que ce 2ème Sommet de la Terre, voulu jadis par le Président Lula, débouchera sur des résultats tangibles. C'est pourtant loin d'être sûr.

La France, pour sa part, y défend trois objectifs :

- l'accès universel aux énergies renouvelables, pour lequel des engagements doivent être pris ;

- la souveraineté alimentaire qui passe par une agriculture durable et par la préservation des terres arables contre leur accaparement par des Etats étrangers et des multinationales qui les exploitent à leur seul profit ;

- le soutien à la croissance verte, dont l'économie sociale et solidaire est partie prenante, pour que le développement durable soit, sous toutes les latitudes, facteur d'essor économique, de justice sociale et d'équilibre des territoires.

Elle y défend aussi la création d'un indicateur remplaçant le PIB, qui intègre l'efficacité environnementale et sociale à la mesure du progrès de nos sociétés, la mise en place de financements innovants car l'émergence d'un nouveau modèle suppose des investissements d'avenir.

Les Etats les plus anciennement industrialisés ne peuvent se défausser de leur responsabilité historique et de leur « dette écologique ».

De précédents sommets ont créé des fonds qui ne sont toujours pas ou
insuffisamment abondés : je crois que ce manquement à la parole donnée alimente une méfiance peu propice aux compromis à construire.

A Rio, la France et l'Union européenne défendent une nouvelle fois la nécessité de mettre en place une Organisation mondiale de l'Environnement, comme il existe un Organisation mondiale du commerce ou une Organisation internationale du travail, c'est à dire une Agence spécialisée de l'ONU qui dépasse les limites de l'actuel Programme national des Nations unies pour l'environnement, le PNUE, créé en 1972 lors de la Conférence de Stockholm, doté de faibles moyens financiers et qui ne regroupe dans son conseil d'administration qu'une cinquantaine de pays.
Il nous faut aujourd'hui une organisation plus puissante, capable d'assurer le suivi des décisions prises, de mobiliser les énergies et de préparer les négociations à venir.
En établissant son siège à Nairobi, cette Organisation mondiale de l'environnement témoignerait aussi du rôle de l'Afrique au regard des enjeux environnementaux et de l'importance d'une mobilisation écologique qui fasse réellement reculer la pauvreté.
Mais ne nous voilons pas la face : le texte mis au point sous la férule du Brésil juste avant l'ouverture du Sommet de Rio + 20 est indigent et décevant. Il se borne, en matière de gouvernance, à un « renforcement » fort imprécis du PNUE, sans même évoquer la perspective d'une Organisation mondiale de l'environnement.
Il est d'une grande discrétion sur la question des financements nécessaires pour promouvoir dans les pays pauvres une économie sobre en carbone et moins dévoratrice des ressources naturelles.


Il semble, à ce stade, que le texte final n'acte, pour l'essentiel, que deux bonnes nouvelles :
- l'adoption des Objectifs du Développement Durable qui succèderont en 2015
aux Objectifs du Millénaire qui exclusivement tournés vers les pays pauvres (et
n'ont obtenu que des résultats mitigés) ;

- la prise en compte de la question des océans et de la biodiversité en haute-mer.
L'acidification des mers, véritables puits de carbone, les ravages de la surpêche et la destruction massive des stocks de poissons n'avaient jusqu'à présent donné lieu qu'à l'adoption, il y a une trentaine d'années, d'un Convention sur le droit à la mer qui ne protège que les zones côtières et laissait un vide juridique total sur 70% de la surface maritime. L'opposition des Etats-Unis, du Japon, de la Russie, de l'Islande et de la Norvège ne l'a pas emporté face au front commun de l'Europe et des pays pauvres du G77.
A Copenhague, le Président Lula avait créé la surprise en prenant pour son pays des engagements volontaristes et exemplaires.

A Rio cette année, nombre de chefs d'Etat et de gouvernement sont absents (notamment Barak Obama, Angela Merkel, David Cameron).

François Hollande est le seul Président d'un grand pays développé à participer au Sommet, si l'on excepte le Brésil, puissance accueillante.

« L'heure n'est plus aux querelles de clocher » disait il y a un mois M. Ban Ki-moon, secrétaire général de l'Onu. Il ajoutait : « le moment est venu pour les dirigeants et les peuples du monde de s'unir autour d'un objectif commun pour façonner l'avenir que nous voulons ».

Il y a tout lieu de craindre que le Sommet de Rio ne le permette pas.
La hantise de la crise, au lieu de pousser à l'audace et aux solidarités nécessaires pour en sortir par le haut, semble avoir nourri des frilosités dont l'Union européenne s'honore de ne pas être satisfaite.

L'ambition d'ouvrir un nouveau cycle de négociations dans la perspective d'un accord global, en construisant pour ce faire une méthode et un calendrier, semble avoir été remisée.
Sauf coup de théâtre, ce n'est pas une bonne nouvelle pour le monde.
Mais ce doit être, pour nous en France et en Europe, une raison de plus de pratiquer hardiment une politique par la preuve qui nous arme face à la crise globale qui malmène nos pays alors que le levier du développement durable est une chance à saisir.

Ségolène Royal

 

 

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 18:57

bac_sable_forest.jpgLa France découvre ce soir les vieux conservatismes farouches du  Parti socialiste. C’est le Premier échec pour François Hollande et il le doit à son propre Parti.

 

Tout avait commencé par la candidature de Ségolène Royal à la Présidence de l‘Assemblée nationale.

Cette femme de premier plan, pour mener des combats politiques, pour bousculer les conservatismes et permettre à la gauche de répondre aux enjeux actuels, voulait redonner à cette Assemblée un poids, une vitalité. En effet, notre démocratie représentative ne se porte pas bien. La croissance de l’abstention lors de la dernière élection législative en est le triste reflet. 

On peut être certain qu’avec Ségolène Royal à la Présidence de cette Assemblée, les choses auraient changé. La représentation nationale aurait retrouvé toute sa place pour porter les débats politiques. Car c’est une constante pour Ségolène Royal, celle de faire vivre la démocratie, pour permettre à tous les citoyennes et les citoyens d’être davantage associés aux décisions politiques.

 

Mais face à cette candidature les vieux démons, les vieux conservatismes se sont réveillés :

 

Les conservatismes locaux d’abord. « Cette femme n’est pas d’ici, elle est d’ailleurs » avons-nous entendu dans un relent pétainiste.

Farloni, l’homme insipide est devenu en quelques jours important en venant barrer la route à Ségolène Royal. Qu’avait-il fait pour mériter tant d’honneur ? Quel combat politique a-t-il porté ? Rien, rien de particulier, il n’a rien à son actif, si ce n’est de naître là et de pouvoir revendiquer une identité locale. Cela lui a valu le soutien de la droite et de l’extrême droite locales, lui assurant une belle victoire dans le déshonneur.

 

Les conservatismes de parti ensuite. Les complots se sont mêlés à  l’affaire pour détruire la volonté politique de cette femme en s’attaquant à l’image même de Ségolène Royal. Et tous les vieux poncifs sont réapparus comme par enchantement pour s’attaquer à sa personne. On a vu refleurir dans la presse les vieilles attaques remettant en question ses qualités, ses compétences et ses convictions. Toujours les mêmes insinuations, les mêmes accusations pour briser un combat politique. On a même vu un tweet l’associer à un problème de couple, tout pour rabaisser son image de femme politique.

 

Les conservatismes d’ambition enfin. La lutte pour le perchoir est devenu l’objectif de personnalités de second plan. C’est la vieille bataille des postes et le jeu des clientélismes à l’intérieur du Parti qui ont repris leurs droits. Si tu me soutiens je te soutiendrais, tiens moi la barbichette et le premier qui rira aura une tapette. La France découvre cet abominable jeu interne entre apparatchiks. Les ambitions de poste prennent le pas sur les ambitions politiques. Il n’y a pas de volonté d’agir, il n’y a pas de politique, il y a juste un poste à conquérir.

 

Tout ça pour ça ! Je suis écœuré ! Ils ont écarté Ségolène Royal, ils ont écarté une volonté politique pour une simple bataille de poste !

C’est monstrueux ! C’est inacceptable ! C’est intolérable ! Mais va-t-on en finir avec ces pratiques ? Mais va-t-on en finir avec ces petits mecs attardés qui se croient encore dans leur bac à sable ! C’est mon n’avion, je te l’ai pris et ce n’est pas le tien ! J’ai gagné, et il est à moi maintenant ! Na Na Na ! Est-ce cela la politique ? 

 

Philippe Allard

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 17:46

sans-titre-copie-4.pngOlivier Falorni en maintenant sa candidature dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime contre la candidate de la gauche arrivée en tête : Ségolène Royal, crée une véritable pagaille à gauche comme à droite. 

 

Plusieurs élus de droite voudraient profiter de cette candidature pour prendre leur revanche sur Ségolène Royal qui a ravi la région à la droite en 2004. Ils soutiennent la candidature d’Olivier Farloni.

Mais les électrices et les électeurs de droite vont-ils accepter cette alliance ? Vont-ils se laisser manipuler par ce jeu d’apparatchiks ?

Imagine-t-on le Général de Gaulle appeler les citoyens à voter pour un traitre venu de l’autre camp afin de prendre une revanche ? Le choix de ces élus n’est pas conforme à la morale républicaine. Un député est élu pour représenter une orientation politique qu’il défendra à l’Assemblée, il n’est pas élu pour une petite revanche électoraliste. 

 

Plusieurs citoyens de gauche sont séduits par le discours d’Olivier Farloni se présentant comme un homme né ici contre une candidate née ailleurs. Mais ce discours est-il vraiment de gauche ? Ce discours appartient-ils aux valeurs de la gauche ?

Les électrices et les électeurs de gauche vont-ils accepter cette pensée si éloignée de leurs valeurs ?

Alors que le nouveau gouvernement ouvre les dossiers difficiles, alors que le Président de la République, François Hollande, mène une politique volontariste pour influer la ligne européenne, la bataille menée par Farloni pour servir sa carrière est-elle à la hauteur des enjeux ?

 

Les électrices et les électeurs à droite comme à gauche ne vont-ils pas au final dire tout simplement NON à Falorni !

La France a besoin d’autre chose. Les enjeux ne sont pas dans l’élection d’un élu local rêvant d’une ascension. La France a besoin d’hommes et de femmes fermes sur leurs convictions pour mener la politique qui permettra au pays de se redresser.

La petite bataille de Falorni n’est pas à la hauteur des enjeux actuels. Elle fait diversion et ne permet pas de parler des sujets essentiels pour la France.

 

Non Farloni ta carrière n’intéresse pas la France !

 

Philippe Allard

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 14:44

sans-titre-copie-3.pngLa droite n’y pensait pas, même pas en rêve, Olivier Falorni lui ouvre aujourd’hui l’espoir. La Rochelle peut basculer à droite dimanche.

En maintenant sa candidature au deuxième tour contre la règle républicaine qui veut le désistement des candidats de gauche au profit du candidat arrivé en tête, Olivier Falorni offre à la droite la possibilité de prendre sa revanche dimanche contre la candidate de la gauche : Ségolène Royal.

Ségolène Royal représente en effet pour la droite locale la femme à abattre. C’est elle qui en 2004 avait réussi à s’emparer de la région.Terre de l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, président du Conseil régional de 1988 à 2002, Ségolène Royal bat la candidate de la droite. Elle est largement réélue en 2010 avec 60.61% contre Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux transports de Nicolas Sarkozy.

Autant dire que la candidature d’Olivier Falorni offre une opportunité exceptionnelle à la droite de prendre sa revanche contre la candidate socialiste.  Dominique Bussereau a d’ailleurs publiquement apporté son soutien à Olivier Falorni, précisant clairement :  « Ce n'est pas une affaire politique, c'est une affaire de personnes ».

Olivier Falorni peut donc compter sur les voix de la droite. Ce qui rend la tâche particulièrement difficile à Ségolène Royal : avec 24% des voix pour Nicolas Sarkozy et 11% pour Marine Le Pen, au premier tour de l’élection présidentielle, la droite tient en grande partie la victoire de dimanche. Il suffit à Olivier Falorni de trouver les 15% à gauche complémentaires, avec quelques complicités revanchardes à gauche, et c’est la victoire.

Le défi lancé par la droite, qui tient en otage Olivier Falorni, rend la tâche difficile à gauche. Ségolène Royal bénéficie d’une mobilisation exceptionnelle. Toutes les grandes voix de la gauche se sont déplacées à La Rochelle ou ont appelé au rassemblement de la gauche pour faire élire Ségolène Royal. Martine Aubry a fermement demandé à Olivier Farloni de se retirer : «Quand on est de gauche, on ne va pas essayer de battre une camarade, et qui plus est celle-ci, avec les voix de la droite, c'est insupportable». Mais Olivier Falorni défie la Première secrétaire du PS avec le maintien de sa candidature.

La bataille est loin d’être gagnée dimanche pour la gauche. La gauche aura montré au moins son unité, la gauche est rassemblée pour soutenir Ségolène Royal. Dimanche le choix est maintenant clair : le bulletin de vote pour Olivier Falorni c’est une voix pour la droite.

Reste toutefois deux inconnues : les électeurs de droite vont-ils accepter de se laisser prendre par ce stratagème en votant pour un ancien apparatchik du Parti socialiste et les électeurs de gauche vont-ils voter pour un candidat rejeté par tous les partis de gauche ?

Philippe Allard

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 12:33

sans-titre-copie-1.pngLa Rochelle est devenue un feuilleton médiatique à rebondissement. Le dernier en date porte sur le tweet d’une  femme jalouse, utilisant sa position pour nuire à sa rivale en accordant son soutien au traite d’un Parti politique. Le feuilleton est bien ficelé.

Mais au-delà de ce feuilleton, cette histoire de la Rochelle pose avant tout la question de l’engagement politique. Pourquoi s’engage-t-on ? Quelles sont les valeurs que l’on défend dans un combat politique pour prétendre à assumer des responsabilités et à représenter des citoyens ?

 

Nous avons déjà connu l’affaire Besson. Entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2007, Eric Besson change de camp et apporte son soutien à Nicolas Sarkozy. Il sera récompensé et deviendra ministre. Quand on connaît après coup la politique suivie par cet ancien cadre du Parti socialiste qui dirigera le ministère de l’identité nationale,  on mesure la hauteur de la forfaiture.

Nous avons le cas aujourd’hui d’Olivier Falorni, ancien cadre du Parti socialiste de Charente-Maritime. Refusant la candidature de Ségolène Royal, soutenue par toute la gauche unie, Olivier Falorni pour être élu dimanche accepte les voix de la droite et de l’extrême droite qui vont se reporter massivement sur sa candidature. Quel est le sens de cet engagement ? Le carriérisme est la pire des forfaitures.

 

On peut reprocher tout et son contraire à Ségolène Royal mais personne ne peut lui retirer la valeur de ses engagements. Martine Aubry ne s’y est pas trompée. Elle avait sous estimé sans aucun doute la valeur de cette femme politique, aujourd’hui elle lui rend hommage. Certes les deux femmes défendent des orientations différentes au sein du Parti socialiste, mais c’est cela la politique, la grandeur de la politique : s‘engager pour défendre ses valeurs et ses convictions. Il n’est pas facile en France d’être une femme de premier plan à l‘égal des hommes.

 

Ségolène Royal n’a jamais lésiné dans ses combats. Elle représente une voie progressiste au sein du plus grand parti de la gauche, refusant les conformismes. Ses combats furent durs pour réussir à bousculer les lignes. 

Elle s’est battue dans cet univers encore très masculin pour mettre la question écologique au premier plan.

Elle s’est battue pour rappeler l’importance des classes populaires refusant un discours destiné uniquement à des classes moyennes. Elle a porté le concept d’ordre juste et de sécurité dans les quartiers.

Elle s’est battue pour faire reconnaître la France métissée, condamnant la vision de l’extrême droite, alors que la gauche ne se faisait pas suffisamment entendre.

Elle s’est battue contre une mondialisation libérale, prédatrice, appelant à un Etat plus volontariste et stratège.

La liste serait trop longue de ses engagements. Tout au long de ces années, elle s’est battue malgré les attaques, les coups bas, les sobriquets.

 

Ses combats furent difficiles car on a souvent voulu délibérément réduire la portée de son engagement, en faire la voix d’une hystérique féminine qui ne sait pas très bien où elle va. La Rochelle, est à nouveau un de ces combats difficiles car il n’y a rien en face, il n’y a pas de valeurs, il n’y a pas de conviction, ce n‘est pas un engagement politique. Le feuilleton médiatique amuse et prend le pas sur la politique.

 

Philippe Allard

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 10:30
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Tout le web en bruisse et c'est vrai qu'en coulisse, l'UMP - ne citons que Jean-Pierre Raffarin, plus connu pour ses "bons" mots que pour ses succès politiques et Dominique Bussereau, président du conseil général de la Charente Maritime - attise la flamme.
 
Nos deux compères soufflent sur les braises de la discorde, rajoutent de l'huile sur le feu, ah ! Ces messieurs nous préparent un fameux barbecue et ce qu'ils veulent, c'est ni plus ni moins que d'embrocher Ségolène Royal et la cuire à point. Mais pourquoi tant de haine ? Tout simplement parce que Jean-Pierre Raffarin fut président de la région Poitou Charentes que Ségolène Royal lui a fait perdre. Et qu'il l'a eu sévère. Jean-Pierre Raffarin et Dominique Bussereau appelant à voter pour un dissident de gauche, c'est le monde à l'envers. A moins que ce dissident de gauche une fois la crise passée ne file se réfugier auprès de ses comparses, on a connu pire.
 
 
 
Mais revenons au fond. Notre histoire commence au moment de l'investiture pour les élections législatives qui agite tous les 5 ans le landernau politique de droite, de gauche et du centre sans oublier les autres. Dans la première circonscription de Charente Maritime est élu Maxime Bono, qui ne compte pas se représenter. La circonscription est alors "réservée femme", parité oblige. C'est pourquoi Maxime Bono indique qu'il serait heureux que Ségolène Royal, présidente de la région puisse lui succéder. On imagine qu'ils en ont un peu discuté ensemble.
 
Et puis tout soudain, se lève une candidature dissidente à cette investiture. Une autre femme veut-elle concourir à ce poste ? Que nenni ! Il s'agit du premier secrétaire fédéral de Charente Maritime. Alors un tel poste au sein des instances du parti doit normalement vous mettre au fait de ces procédures propres aux désignations, également des contraintes légales qui les encadrent, au nombre desquelles celle sur la parité. Et bien il semble que non !
 
Car ce premier fédéral n'est pas une femme. Et comme le veut la logique si ce n'est une femme c'est donc un homme. Et si c'est un homme il ne peut pas se proposer pour une investiture sur une circonscription femme.
 
 
 
Alors où est le problème ? Qu'on nous dise on n’a pas consulté les militants, c'est vrai pourquoi les consulter puisque le dissident ne correspond pas aux critères. Pourquoi un militant chevronné, membre des instances fédérales, vient-il ainsi contre les règles qu'il est censé faire appliquer. Il ne peut pas dire qu'il ne les connaissait pas. Que cela ne lui plaise pas, on s'en est rendu compte. Mais si ce militant voulait tant servir, pourquoi n'a-t-il pas discuté au sein des instances municipales, où il est élu, si je ne m'abuse, pour donner à sa bonne ville tout ce qu'il peut apporter ? Il y avait toute sa place, il pouvait, là, s'impliquer à fond dans le local, lui le gars du coin, le non parachuté, ben non, il l'a pas fait.
 
On s'interroge sur ses motivations pour faire tout le scandale qu'il fait. Sans doute notre petit futé y a vu une façon de se faire connaître : c'est vrai, s'opposer à Ségolène Royal, les télés vont venir, ah ! L'attrait des spotlights ! Et de l'obscurité de premier fédéral, passer à la lumière, à la notoriété, à la télé, se faire un nom.
 
 
 
Parachutée Ségolène Royal ? Mais, c'est incontestable : cela date de 1988, où elle fut parachutée dans la deuxième circonscription des Deux Sèvres qui était alors réputée ingagnable par la gauche. Autant dire un cadeau empoisonné. Et la parachutée sillonna si bien cette circonscription perdue qu'elle la gagna, la donnant à la gauche, où elle est restée depuis. Mieux, elle s'implanta localement : elle se présenta régulièrement à la députation et en 2004 gagna la région devenant première femme présidente de région. Depuis, elle s'est attachée à promouvoir sa région. On connait ses combats pour l'écologie, le lycée Kyoto, Heuliez, le classement de la Venise verte, l'aide à la reprise des entreprises locales par leurs salariés, le bilan est long.
 
Tout n’est pas rose dans le bilan de Ségolène Royal ? Mais c’est incontestable car qui est parfait ! On peut en tout cas reconnaître qu'elle s'est battue pour donner à la région Poitou Charentes une visibilité que celle-ci n'avait jamais eue (sauf peut-être lors de la révocation de l'édit de Nantes, mais c'est moins drôle).
 
Alors, parachutée Ségolène Royal ?
 
Bon mais au fait, qu'en est-il de la fédération du parti, le premier fédéral en question ayant été exclu du parti, il a bien fallu le remplacer. Alors le remplaçant s'appelle Emmanuel Arcobelli, il a 42 ans, et il est conseiller municipal d'opposition à Jonzac. Oui d'opposition. Il y a encore bien d’autres combats à mener dans ce département.
 
 
 
Odile Barbot
 
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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 00:20

thumbnail-2-.jpgQuelle belle réussite pour cet inconnu ! Avec le maintien de sa candidature contre Ségolène Royal, Olivier Falorni aura réussi à prendre une première place et mettre une sacrée pagaille à gauche !

 

L ‘adhésion, la fameuse adhésion au Parti socialiste, … quelques beaux discours, quelques manigances d’appareil, de jeux de coudes, et d’un seul coup vous vous sentez l’homme de la situation, un homme important, un homme qui compte.

Mais là, rien de plus beau, rien de plus grand, il suffisait de se présenter contre Ségolène Royal, une femme politique de premier plan, et d’un coup, d’un seul, vous voilà propulsé dans les médias nationaux …

Et qui trouvez-vous sur votre chemin, pour vous soutenir ?  Une première dame de France, prise par ses histoires de cœur, heureuse de prendre une revanche …

Quel attelage grotesque ! On atteint le dernier degré de la politique ! Jusqu’où va-t-on tomber et mettre en péril la gauche ? 

 

La droite peut se réjouir … Olivier Falorni fait tout le travail, un vrai travail de sape, venant ruiner les efforts de la gauche pour réussir le changement voulu par la majorité des Françaises et des Français, et fragilisant même le nouveau Président de la République. 

 

Pourtant quel est l’intérêt de cette candidature de Falorni ? Cette candidature a-t-elle vraiment un sens politique ? Propose-t-il d’apporter quelque chose d’utile pour la gauche à l’Assemblée nationale, pour voter les lois de la République ? Aura-t-il une influence politique aussi importante que celle de Ségolène Royal ? Représente-t-il vraiment quelque chose ?

En fait, il n’est rien de cela, Falorni se présente seulement comme un représentant de terrain. Mais est-ce cela qu’on attend d’un député : un représentant local, une sorte d’agent commercial ? L’Assemblée nationale sert-elle à cela ?

 

Ségolène Royal, a fait ses premiers pas politiques aux-côtés de François Mitterrand. Elle a été plusieurs fois député et ministre. En 2004, elle prend la région Poitou-Charentes à la droite et mène une politique progressiste. Elle a été largement réélue en 2010 à plus de 60%. Ségolène Royal c’est la présidentielle de 2007, une défaite mais aussi une dynamique extraordinaire. Ségolène Royal, c’est aussi une bataille de congrès pour porter la rénovation du Parti. Ségolène Royal, ce sont les Primaires, qu’elle a voulues. Battue, elle reprend le flambeau pour accompagner François Hollande à la victoire. Ségolène Royal a été de toutes les batailles pour la gauche. Portée par ses convictions, elle a suscité des soutiens et des rejets, mais c’est une volonté politique indéniable.   

 

Alors que vient faire Falorni dans cette histoire ?

 

Rien si ce n’est détruire.

 

Philippe Allard

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 16:12

343341-1-.jpgLes électrices et les électeurs de la 1ere circonscription de Charente-Maritime se sont exprimés dimanche et ont placé en tête Ségolène Royal avec un peu plus de 33% des voix. Le dissident du Parti socialiste Olivier Falorni arrive derrière.

Celui qui voulait faire de cette élection une sorte de Primaire entre socialistes a échoué. La candidate du Parti socialiste l’a emporté.

 

La candidature d’Olivier Falorni, ancien premier secrétaire de la fédération de Charente-Maritime, au-delà des ambitions personnelles, ne pouvait pas être validée par le Parti socialiste. Dans le cadre de la rénovation, les adhérents du Parti socialiste se sont prononcés pour la parité. Pour arriver progressivement à celle-ci, dans les circonscriptions où le député sortant ne se représente pas, c’est le cas pour Maxime Bono, ces circonscriptions sont en priorité réservées à une candidature.

La dissidence d’Olivier Farloni bafoue donc la règle voulue par les militants du Parti socialiste et l’axe de la politique menée par le Président de la République et le Premier ministre qui ont réussi à constituer le premier gouvernement paritaire de la Vè. République.

Pour réussir la parité et sortir d’un ancien régime, il fallait en effet imposer une règle contre les conservatismes encore forts et leurs vieux discours expliquant que seul le genre masculin a la capacité de remporter une élection. Pour imposer la parité, il fallait une politique volontariste. C’est la politique voulue par la majorité des militants du Parti socialiste. 

 

Après le résultat des élections du 1er tour, la campagne change de sens. Nous ne sommes plus dans une primaire entre socialistes. Ségolène Royal, en remportant cette sorte de primaire, est la candidate du Parti socialiste et de la majorité des électeurs socialistes.

En refusant la règle républicaine qui veut que les candidats de gauche se désistent, au second tour, au profit du candidat de gauche arrivé en tête, en maintenant sa candidature contre Ségolène Royal, Olivier Falorni ouvre une autre bataille : la bataille gauche / droite.

La droite minoritaire dans cette 1ère circonscription de Charente-Maritime trouve en-effet dans la candidature d’Olivier Falorni l’espoir de prendre sa revanche contre la gauche.

Les électrices et les électeurs de droite ne s’y sont pas trompés et plusieurs ont déjà fait leur choix dès le 1er tour. La candidate à abattre pour la droite c’est Ségolène Royal, la candidate du Parti socialiste. La droite va voter pour Olivier Falorni. 

L’honneur d’Olivier Falorni aurait été de se démettre pour éviter d’entrer dans le jeu de la droite, mais pour le moment, il n’a pas fait ce choix. A celles et ceux qui l’accompagnent de trouver les mots pour l’amener à la raison, il faut savoir s’arrêter.

 

En maintenant sa candidature, Olivier Falorni devient le candidat de la droite. On entre dans une bataille classique gauche/droite, c’est son choix, c’est sa responsabilité, c’est aussi son déshonneur.

 

Philippe Allard

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