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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 12:21

 

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Ségolène Royal était à Solferino lundi matin pour une réunion de travail sur les quartiers populaires – le PS a mis ses locaux à la disposition des candidats – et a réagit devant les caméras de l’AFP sur la question des débats au cours de la primaire et sur celui du rassemblement.

 

 

 

« Je souhaite bien évidemment que les Français aient droit à des débats. Pourquoi ? Parce qu’il faut donner envie aux Français de venir voter, c’est ce qui va nous donner un souffle, une dynamique pour cette campagne présidentielle.

Je souhaite qu’il y ait 3 à 4 millions de Français, par exemple, qui puisse venir voter, et pour éclairer les choix de leur avenir, pour que les Français prennent en main leur devenir, puissent peser sur les décisions politiques que nous allons prendre en leur nom, eh bien il est très important qu’ils puissent nous écouter, nous comparer, peser les arguments. […]

Les partenaires privilégiés des socialistes, c’est à gauche que nous les trouvons. À gauche, chez les altermondialistes, chez les écologistes, chez les centristes humanistes, et puis, bien évidemment, tendons la main à tous ceux qui veulent que la France se redresse, et qu’elle redevienne fidèle aux valeurs de la République française, la Liberté, l’Egalité, la Fraternité, l’Etat impartial, la lutte contre les inégalités. »

C’est cependant la presse qui a recueilli les réactions les plus intéressantes, Le Figaro lundi, Libération et France Inter hier.

Ségolène Royal expliqué dans Le Figaro : « Il faut des débats. Les électeurs se sentiraient frustrés. Ce serait incompréhensible qu'il n'y en ait pas », pour ajouter dans Libération : « C’est un défi démocratique, les gens ne comprendraient pas que les débats soient étouffés. Zéro débat, ne pas nous voir ensemble, ce n’est pas tenable ».

Et d’ajouter : « Les gens se révèlent dans les débats, il ne faut pas avoir peur de son ombre. […] C'est le moment de vérité les débats. À nous de maîtriser les risques. Il y a moins de risque de dérapage dans un débat que s'il n'y a pas de débat. ».

 

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Martine Aubry à Avignon, JT de 20h de France 2 dimanche dernier : la chaîne publique ne maîtrise pas encore la liste des candidates et candidats à la primaire du PS apparemment...

Un exemple récent : les petites phrases du « off » d’Avignon sur la culture, partie de fleuret moucheté à quelques rues de distance, où Martine Aubry a proposé d’augmenter de « 30 à 50% » le budget de la culture, et ou François Hollande a rétorqué.

 

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François Hollande à Avignon, JT de 20h de France 2 dimanche dernier

 « Je pense que ce n’est pas une surenchère que l’on doit demander. Mais moi je ne tomberai pas dans une espèce de montée, là, comme ça, à l’échelle, qu’on appelle du perroquet je crois, où on va proposer plus. Non, il faut dire la vérité sur l’état de nos comptes, et en même temps dire que la culture sera une de nos priorités. »

Ségolène Royal a souligné à ce sujet : « Je ne veux pas me laisser dicter mon temps par le temps des autres. Organisons un débat sur la culture. ».

Et Ségolène Royal d’annoncer : « J'accepterai tous les débats que la presse me proposera. C'est un devoir vis-à-vis des électeurs. »

La candidate est par ailleurs revenue sur la ‘fable’ des sondages de 2006 :

« Il faut arrêter avec cette fable selon laquelle j'aurais été désignée grâce aux sondages. Les débats ont été décisifs en 2006. Vous ne pensez pas que face à deux anciens ministres de l'Économie, il fallait tenir la route? Ils m'ont mis six débats en pensant que j'allais m'effondrer, pour “crever la bulle des sondages”, disaient-ils. Mais si j'avais été mauvaise dans ces débats, les sondages n'auraient pas tenu. »

Nicolas-B. Béliard ✔
Ceux qui pensent que S. Royal a été désignée en 2006 par les sondages oublient les 6 débats avec deux anciens Ministres de l'Économie...

19 Jui via web


Du côté des autres candidats, comme l’écrit Libération : « À bien y regarder, aucun des autres candidats n’est ouvertement contre les débats. ».

Du côté d’Arnaud Montebourg et de Manuel Valls, on est pour. « C’est logique et sain », souligne Aquilino Morelle, le directeur de la campagne d’Arnaud Montebourg. « Il faut des débats contradictoires. Nous ne sommes pas les seuls à le demander, mais rien ne vient. », explique-t-on dans l’entourage de Manuel Valls.

 

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François Hollande ne s’est pas directement exprimé sur le sujet ces deux derniers jours, mais le « coordinateur » de sa campagne, Pierre Moscovici, est intervenu mardi sur France Inter :

« Pierre Moscovici, êtes-vous favorable à des débats en direct entre les candidats socialistes à la primaire ? »

« Oui, et là je m’exprime en tant que coordinateur de la campagne de François Hollande, nous n’avons pas à avoir peur des débats. Dès lors qu’il y a une primaire, les Français doivent pouvoir connaître les différences entre les candidats. Différences, j’y insiste, nuances, différences, mais pas attaques personnelles. J’ai lu, après le week-end, un certain nombre de coupures de presse qui disaient les rivalités s’exacerbent, il y a de la tension, etc. Pas du tout !

Simplement, on doit quand même pouvoir dire des choses différentes sur des sujets importants, sur la vérité des comptes publics, sur les équilibres des finances publiques, sur les priorités budgétaires, sur la manière de gérer l’Etat dans une situation de crise, il peut y avoir des différences entre les candidats. Et donc que les Français puissent juger sur place et sur pièces.

Qu’ils le fassent à partir de vrais débats, oui, je trouve que c’est bien. Et ça permettra de voir qu’il y a à la fois entre les candidats socialistes du respect, voire de la convivialité, mais en même temps que ce n’est pas juste le choix de celui qui est le plus sympathique ou de celle qui est le plus ceci ou cela, mais que c’est un vrai choix de fond.

Quel est celui qui est le mieux placé pour battre Nicolas Sarkozy ? Quel est celui qui a la vision la plus claire pour le pays ? C’est ça que ces débats peuvent apporter, donc je dis oui aux débats, et nous disons oui aux débats. »

Espérons tout de même que les thèmes abordés ne seront pas uniquement ceux du déficit et des comptes publics ou de la gestion crise, chers à François Hollande, mais bel et bien de ce qu’il faut faire, structurellement, pour résoudre les problèmes, comme le disait Ségolène Royal sur France 2 dimanche soir.

 

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« On nous dit qu’il faut lutter contre les déficits, mais qu’est-ce qu’il faut faire pour lutter contre les déficits ? C’est d’abord déployer la formidable créativité que nous avons, en particulier dans nos petites et moyennes entreprises c’est de réaliser cette nouvelle frontière que représente la croissance verte, le développement durable, et la voiture électrique, c’est de faire en sorte que l’on puisse, en luttant contre les inégalités, faire en sorte, donc, que la politique devienne efficace. »

La surprise est venue de Martine Aubry, qu’on disait dans la presse peu favorable aux vrais débats, les débats contradictoires.

À Libération, elle a confié hier : « Tout me va. [Il faut] de vrais débats, pas figés comme la dernière fois avec des questions connues à l’avance et sans relance», avec des échanges «pointus». Martine Aubry suggère pour atteindre ce but de s’inspirer de la primaire EE-LV, où les débats étaient arbitrés par des journalistes - des spécialistes de politique, d’économie et des affaires internationales - qui seraient chargés de « nous pousser dans nos retranchements ».

« Il faut qu’on voie vraiment ce qu’on a dans le ventre, la rigueur d’analyse, la capacité de faire », conclut la candidate maire de Lille.

L’entourage de Martine Aubry est beaucoup moins positif : « Un débat entre les deux tours devrait suffire », plaide un des 19  secrétaires nationaux du PS dans son équipe, disant vouloir éviter les « débats pugilats ».

Mais alors, qui a peur du débat contradictoire ? On vient de le voir, les amis, l'équipe de Martine Aubry. Les candidats, en façade, semblent désormais d’accord. Qui d’autre donc ?

Eh bien les seuls – en façade du moins – à ne pas être enthousiasmés à l’idée de débats contradictoires, sinon, ce sont ceux qui dirigent l’appareil du parti, le Premier secrétaire par intérim et le porte-parole. Ils n’affichent pas leur confiance dans la capacité de leur candidate – Martine Aubry – qui, elle s’est jetée dans le grand bain – enfin !

 

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Ségolène Royal est d’ailleurs allée s’adresser à Harlem Désir mercredi 13 juillet, alors qu’il était l’invité d’Élysée 2012 sur i>TELE, pour demander des « débats démocratiques ». « Je compte sur toi ! », a-t-elle conclu avec un sourire radieux.

Résumons : l’appareil du PS ne souhaite pas vraiment de débat contradictoire, et des amis, l’équipe de Martine Aubry sont sur la même longueur d’onde. Mais qui y a-t-il dans l’équipe de Martine Aubry ? 19 secrétaires nationaux du PS, principalement. Ah, l’appareil du PS !

Souhaitons que les paroles volontaires de Martine Aubry soient entendues et appliquées par ses amis, tous ses amis, dans son équipe et au sein du PS.

Ces primaires sont celles des Français, pas celles des seuls adhérents du Parti socialiste, dont je fais partie.

Frédérick Moulin

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Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Actualité
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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 19:55

 

S14 2008 et quelles étaient les déc à prendre

 

"Angela Merkel vous demandera de respecter cette promesse de réduction du déficit qu'a faite Nicolas Sarkozy", s’est amusé Philippe Corbé. "Mais elle aura raison, mais je lui demanderai en contrepartie aussi à elle, Angela Merkel, de faire des efforts", a répondu, nullement embarrassée, Ségolène Royal dans L’invité de RTL ce matin.

Et de développer la thèse du ‘donnant-donnant’, du ‘gagnant-gagnant’, dans le couple franco-allemand :

« Ça va nous demander une économie de 40 milliards d'euros. Quand on sait que le montant des niches fiscales créées par la droite est de 70 milliards d'euros, quand on se rappelle, disons-le quand même, que lorsque Nicolas Sarkozy a été élu, le déficit budgétaire était d'à peine 50 milliards d'euros et qu'il est aujourd'hui de 100 milliards d'euros, on voit quelle est la situation dramatique de la France, à cause d'une mauvaise gouvernance et d'une mauvaise politique.

Et donc, je demanderai en contrepartie à Angela Merkel aussi de faire des efforts sur la relance économique commune, sur la mise en place d'un ministère franco-allemand commun du développement économique, sur la réforme bancaire pour passer des discours aux actes. »

Ces propositions pour l’Europe et pour le budget sont la conclusion d’une attaque contre un pouvoir sarkozyste « aux abonnés absents », développée et étayée pendant une grande partie de l’interview :

« [La demande par Jean-Louis Borloo de la convocation d’un Congrès sur la zone euro et la dette] prouve à quel point le déficit démocratique est fort dans le fonctionnement des institutions françaises. […] Et on voit un gouvernement aux abonnés absents, on voit un président de la République aux abonnés absents. Où est le président de la République ? […] On voit un ministre des Affaires européennes qui a changé 5 fois. Est-ce que vous connaissez le nom actuel ? Et est-ce que les Français le connaissent ? », a martelé Ségolène Royal.

« Je ne suis pas certain. », a concédé Philippe Corbé.

 

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"Aujourd’hui, on en est loin, car le pouvoir sarkozyste qui nous gouverne ne vise pas haut et ne se tient pas droit"

Puis la candidate a poursuivi : « Où est aujourd’hui le couple franco-allemand ? Le président de la République est aux abonnés absents, et cela est extrêmement grave, et pourquoi est-il aux abonnés absents ? Parce qu’il s’occupe prioritairement de sa future campagne présidentielle, voilà la vérité. ».

Mais bien sûr, d’autre thème ont été abordés au cours de cette interview très riche, le premier sur l’Afghanistan, en fustigeant l’engagement non tenu de Nicolas Sarkozy en 2007 de se retirer d’Afghanistan et l’absence d’écoute des propositions de retrait des socialistes en 2008 :

« Si nous avions été entendus, à ce moment-là, au-delà des clivages politiques, d’ailleurs, les Français, et les soldats Français n’auraient pas perdu la vie en Afghanistan. Voilà la vérité des faits. »

Et le dernier sur le rassemblement de l’extrême gauche aux gaullistes :

« Tous ceux qui veulent que Nicolas Sarkozy soit battu en 2012, et qui veulent que la France, enfin, puisse retrouver le chemin du développement économique de la croissance, […] tous ceux qui pensent que les fondamentaux de la République sont aujourd’hui gravement fragilisés, […] tout ceux-là doivent venir en effet aider la gauche à gagner. »

« Et voter ? Aux primaires socialistes ? » a insisté Phillipe Corbé. Ségolène Royal a répondu :

« Bien sur ! Et voter pour celui ou celle qui sera le plus à même de battre Nicolas Sarkozy. Et je pense que je suis la plus à même de battre Nicolas Sarkozy.

Pourquoi ? Parce que j’ai l’expérience d’une campagne présidentielle, que j’ai des convictions fortes, que je considère en effet qu’il faut faire le rassemblement, non seulement des socialistes, mais aussi des écologistes, de l’extrême gauche, des centristes humanistes, jusqu’aux gaullistes.

Pourquoi ? Parce que le travail que nous aurons à faire, l’effort que nous aurons à fournir pour redresser le pays sera aussi important que celui qui a été fait par la vaste coalition de l’après-guerre, du Conseil national de la Résistance. Comme le disait le général de Gaulle : « Il faut viser haut, il faut viser haut et se tenir droit. ». Aujourd’hui, on en est loin, car le pouvoir sarkozyste qui nous gouverne ne vise pas haut et ne se tient pas droit. »

Et le mot de la fin est revenu à Philippe Corbé :

« C’est donc l’appel du 19 juillet lancé par Ségolène Royal aux gaullistes ce matin sur RTL. »

Frédérick Moulin

 

<span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><br> <span style="font-size: 10pt;" _mce_style="font-size: 10pt;"><a href="http://www.dailymotion.com/video/xjzltu_segolene-royal-candidate-aux-primaires-du-ps-invitee-de-rtl-19-juillet-2011_news" _mce_href="http://www.dailymotion.com/video/xjzltu_segolene-royal-candidate-aux-primaires-du-ps-invitee-de-rtl-19-juillet-2011_news" target="_blank">Ségolène Royal, candidate aux primaires du PS...</a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/rtl-fr" _mce_href="http://www.dailymotion.com/rtl-fr" target="_blank">rtl-fr</a></em></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span>

Ségolène Royal, candidate aux primaires du PS... par rtl-fr

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Ce matin, Philippe Corbé, vous recevez Ségolène Royal.

Philippe Corbé : bonjour Ségolène Royal.

Ségolène Royal : bonjour.

Philippe Corbé : cérémonie d’hommage national à 11 heures aux Invalides pour les 7 soldats français tombés ces derniers jours en Afghanistan. Si vous êtes élue présidente, Ségolène Royal, est-ce que vous allez accélérer le retrait de troupes françaises ?

Ségolène Royal : vous comprendrez qu’il y a un temps pour tout. Aujourd’hui nous sommes dans un jour de cérémonie nationale, d’hommage national rendu aux soldats que la France a perdu en Afghanistan. 70 soldats français, je le rappelle, sont morts depuis 2001 dans ce pays, donc il y a un moment de solidarité avec les familles, et un partage avec elles de cette grande tristesse, de cette désolation, et de cette souffrance aussi par rapport à ces jeunes qui ont été fauchés dans la fleur de l’âge.

Il y a en particulier un jeune qui est issu de ma Région, et donc le moment aujourd’hui n’est pas aux polémiques politiques. Et en même temps il est clair que le chef de l’Etat est le chef des armées, donc le prochain, la prochaine présidente de la République aura à prendre des décisions…

Philippe Corbé : ou le prochain président.

Ségolène Royal : pardon ?

Philippe Corbé : le prochain président ou la prochaine présidente, effectivement …

Ségolène Royal : … voilà, aura à prendre des décisions très importantes. De quoi s’agit-il ? Je crois qu’aujourd’hui on peut dire très clairement que la France ne devrait pas être en Afghanistan, et que le retrait aurait dû commencer en 2008, comme les socialistes l’avaient demandé.

Pourquoi ? Parce que le président de la République actuel s’était engagé pendant la campagne présidentielle à se retirer d’Afghanistan, et à peine élu, il a fait le contraire de ce qu’il avait dit en cédant…

Philippe Corbé, lui coupant la parole : c’est pour ça que vous avez dit qu’il s’est fourvoyé ?

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … en cédant… attendez, laissez-moi terminer, parce que c’est un sujet grave, en laissant… en cédant à la pression de George Bush. Nous nous étions élevés contre cette décision en mars 2008, nous avions réclamé un débat parlementaire, parce qu’il est important que dans une démocratie, la politique de défense soit débattue, avec la majorité et également avec l’opposition, et nous avions dès septembre 2008 demandé un calendrier de retrait.

 

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"Nous avions dès septembre 2008 demandé un calendrier de retrait. Si nous avions été entendus, à ce moment-là, au-delà des clivages politiques, d’ailleurs, les Français, et les soldats Français n’auraient pas perdu la vie en Afghanistan. Voilà la vérité des faits"

Si nous avions été entendus, à ce moment-là, au-delà des clivages politiques, d’ailleurs, les Français, et les soldats Français n’auraient pas perdu la vie en Afghanistan. Voilà la vérité des faits.

Philippe Corbé : est-ce que ce ne serait pas une retraite précipitée, et donc, finalement, donner raison aux talibans, laisser penser que nous avons perdu cette guerre, et que finalement ces Français sont morts pour rien ?

Ségolène Royal : mais vous savez, le sommet de l’OTAN, qui s’est tenu à Lisbonne du 19 novembre au 20 novembre 2010 a décidé, les Etats membres ont déclaré, que la coalition entamerait le transfert de la sécurité au forces afghanes à partir de 2011. Ce n’est d’ailleurs pas nouveau, puisque les Canadiens, par exemple, se sont déjà retirés. Donc ce qui compte, vous avez raison, ce sont les conditions de ce dégagement, c’est-à-dire le transfert de l’autorité aux responsables afghans.

Philippe Corbé : faut pas le faire de manière précipitée ?

Ségolène Royal : il faut le faire de façon responsable, c’est-à-dire …

Philippe Corbé, lui coupant la parole : donc par exemple fin 2012, ce sera peut-être trop tôt ? Ou mai 2013, comme le disent François Hollande ou Martine Aubry, ce sera… peut-être trop tôt ?

Ségolène Royal : non, je pense qu’il faut tenir cette échéance. Ils ont raison de dire qu’il faut raccourcir ce délai, passer de 2014 à 2013.

En tout cas ce qui compte, indépendamment de la date précise, c’est le sens des responsabilités par rapport aux conditions du retrait pour pouvoir transférer l’autorité civile et militaire aux afghans qui sont sur place.

Mais ce qu’il faut aussi, disons très clairement les choses, c’est qu’aujourd’hui il y a un chaos économique et social, que jamais le trafic de drogue n’a été aussi important en Afghanistan, que le pays est mis en coupe réglée par les seigneurs de la guerre, et donc que les conditions aussi du développement économique, social, éducatif de ce pays n’ont pas été, clairement, mises en place.

 

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"Et donc que les conditions aussi du développement économique, social, éducatif de ce pays n’ont pas été, clairement, mises en place. Et c’est cela qu’il faut revoir pour que le peuple afghan puisse accéder à la liberté et à la souveraineté"

Et c’est cela qu’il faut revoir pour que le peuple afghan puisse accéder à la liberté et à la souveraineté.

Philippe Corbé : Ségolène Royal, tout autre sujet qui marque l’actualité. Jean-Louis Borloo écrit au président de la République pour qu’il convoque le Congrès afin d’informer les parlementaires sur la crise de la dette et de la zone euro. Est-ce que vous êtes favorable à une convocation du Congrès ?

Ségolène Royal : en tout cas cette demande prouve à quel point le déficit démocratique est fort dans le fonctionnement des institutions françaises. Et c’est vrai que sur les grands sujets, on vient de le voir sur l’Afghanistan, vous l’évoquez sur la question de la dette et de crise économique en France, moi je crois que ce déficit démocratique est aussi une des raisons de la crise économique et sociale, parce que lorsqu’un pays ne se rassemble pas autour des objectifs majeurs qui conditionnent sa survie économique et une juste répartition des ressources, à ce moment-là, en effet, les décisions ne sont pas prises.

 

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"En tout cas cette demande prouve à quel point le déficit démocratique est fort dans le fonctionnement des institutions françaises"

Et on voit un gouvernement aux abonnés absents, on voit un président de la République aux abonnés absents. Où est le président de la République dans …

Philippe Corbé, lui coupant abruptement la parole : ben il est en retrait, c’est sa nouvelle stratégie.

Ségolène Royal : oui, mais c’est assez grave, si vous voulez, parce que si l’on veut surmonter la crise de l’euro, si l’on veut que l’Europe retrouve sa puissance, alors il faut que les chefs d’Etat s’engagent. Et que voit-on aujourd’hui ? On voit un ministre des Affaires européennes qui a changé 5 fois. Est-ce que vous connaissez le nom actuel ?

Philippe Corbé : Jean Leonetti.

Ségolène Royal : voilà.

Philippe Corbé : voilà.

 

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 "Et est-ce que les Français le connaissent ?" "Je ne suis pas certain" "Voilà. Donc c’est révélateur, si vous voulez, c’est révélateur"

Ségolène Royal : et est-ce que les Français le connaissent ?

Philippe Corbé : je ne suis pas certain.

Ségolène Royal : voilà. Donc c’est révélateur, si vous voulez, c’est révélateur. Où sont les grands couples franco-allemands charismatiques qui ont fait qu’à chaque fois que l’Europe a eu des difficultés, elle a surmonté ses problèmes, que ce soit le couple de Gaule-Adenauer, que ce soit le couple François Mitterrand Helmut Kohl, où est aujourd’hui le couple franco-allemand ?

 

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"Où est aujourd’hui le couple franco-allemand ? Le président de la République est aux abonnés absents, et cela est extrêmement grave, et pourquoi est-il aux abonnés absents ? Parce qu’il s’occupe prioritairement de sa future campagne présidentielle, voilà la vérité"

Le président de la République est aux abonnés absents, et cela est extrêmement grave, et pourquoi est-il aux abonnés absents ? Parce qu’il s’occupe prioritairement de sa future campagne présidentielle, voilà la vérité.

Philippe Corbé : justement Ségolène Royal, si vous êtes élue présidente de la République en mai prochain, vous formerez un couple franco-allemand avec Angela Merkel, et Angela Merkel lors de sa première rencontre vous demandera de respecter les 3% de déficit du PIB, c’est-à-dire cette promesse de réduction du déficit qu'a faite Nicolas Sarkozy en 2013.

 

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"Angela Merkel lors de sa première rencontre vous demandera de respecter cette promesse de réduction du déficit qu'a faite Nicolas Sarkozy" "Mais elle aura raison, mais je lui demanderai en contrepartie aussi à elle, Angela Merkel, de faire des efforts"

Ségolène Royal : mais elle aura raison, mais je lui demanderai en contrepartie aussi à elle, Angela Merkel, de faire des efforts, car si la France se fixe cet objectif qui va…

Philippe Corbé : ça va coûter cher, hein ! Pour la respecter.

 

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"Ça va nous demander une économie de 40 milliards d'euros. Quand on sait que le montant des niches fiscales créées par la droite est de 70 milliards d'euros..."

Ségolène Royal : ça va … coûter cher … ça va nous demander une économie de 40 milliards d'euros. Quand on sait que le montant des niches fiscales créées par la droite est de 70 milliards d'euros, quand on se rappelle, disons-le quand même, que lorsque Nicolas Sarkozy a été élu, le déficit budgétaire était d'à peine 50 milliards d'euros et qu'il est aujourd'hui de 100 milliards d'euros, on voit quelle est la situation dramatique de la France, à cause d'une mauvaise gouvernance et d'une mauvaise politique.

 

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"Et donc, je demanderai en contrepartie à Angela Merkel aussi de faire des efforts sur la relance économique commune, sur la mise en place d'un ministère franco-allemand commun du développement économique, sur la réforme bancaire pour passer des discours aux actes"

Et donc, je demanderai en contrepartie à Angela Merkel aussi de faire des efforts sur la relance économique commune, sur la mise en place d'un ministère franco-allemand commun du développement économique, sur la réforme bancaire pour passer des discours aux actes. Car enfin, si nous sommes dans cette situation actuelle, c'est parce que comme le dit Jacques Attali, il y a eu une lâcheté de nos dirigeants.

 

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"Comme le dit Jacques Attali, il y a eu une lâcheté de nos dirigeants. Pourquoi une lâcheté de nos dirigeants ? Parce qu’en 2008 nous savions déjà exactement quel était le diagnostic et quelles étaient les décisions à prendre"

Pourquoi une lâcheté de nos dirigeants ? Parce qu’en 2008 nous savions déjà exactement quel était le diagnostic et quelles étaient les décisions à prendre : il y en a trois : interdire aux banques la spéculation. Est-ce que ça a été fait ?  Non, ça n'a pas été fait. Et moi, je le ferai avec Angela Merkel, en mettant en place des règles très strictes sur le fonctionnement bancaire.

 

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"Parce qu’en 2008 nous savions déjà exactement quelles étaient les décisions à prendre : il y en a trois : interdire aux banques la spéculation. [...] La deuxième décision [...] plus de justice dans la répartition des efforts. Et la troisième décision qui avait été décidée en 2008, et qui n'a pas été mise en place, c'est la création d'un fonds souverain européen pour financer la relance économique"

La deuxième décision qui avait été prise, c'est de faire en sorte, qu'il y ait plus de justice dans la répartition des efforts. Aujourd'hui est-il normal que les grandes fortunes se soient encore enrichies, alors que la mondialisation se fait toujours sur le dos des mêmes, c'est-à-dire les classes moyennes et les catégories populaires ?

Et la troisième décision qui avait été décidée en 2008, et qui n'a pas été mise en place, c'est la création d'un fonds souverain européen pour financer la relance économique et notamment dans le domaine des énergies vertes et de la croissance verte.

Voilà, donc il y a 3 décisions très claires qui avaient été décidées en 2008, mais la faiblesse, et la lâcheté, le désengagement de nos dirigeants a fait en sorte, parce qu'ils sont en connivence avec les pouvoirs de l'argent, avec les pouvoirs bancaires, et qu'ils n'ont pas eu la force, la volonté politique, l'abnégation politique d'imposer à leurs amis, des règles strictes qui auraient protégé les Français contre la crise économique. Eh bien moi, tout cela j'aurai le courage politique de le faire !

 

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"Eh bien moi, tout cela j'aurai le courage politique de le faire !"

Philippe Corbé : Ségolène Royal, vous avez lancé dimanche soir un appel au rassemblement, de l’extrême gauche aux centristes, y compris jusqu’aux gaullistes, ça a un peu surpris tout le monde, même si vous aviez déjà, dans le passé, prononcé des paroles similaires, est-ce que ça veut dire que vous faites de l’œil à Dominique de Villepin ?

Ségolène Royal, du tac au tac : non, parce que je parle au nom de valeurs, pas…

Philippe Corbé, lui coupant la parole : vous parlez aux électeurs, mais pas aux représentants ?

Ségolène Royal : exactement. Je parle au nom de valeurs, et des efforts que la France aura à accomplir, en 2012, lorsque je l’espère, la gauche aura gagné l’élection présidentielle…

Philippe Corbé, lui coupant à nouveau la parole : mais vous voulez qu’ils viennent voter aux primaires socialistes, ces sympathisants gaullistes ?

Ségolène Royal : écoutez, je vais vous répondre très clairement.

Philippe Corbé : allez-y.

 

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"Tous ceux qui veulent que Nicolas Sarkozy soit battu en 2012, et qui veulent que la France, enfin, puisse retrouver le chemin du développement économique de la croissance, [...] tous ceux qui pensent que les fondamentaux de la République sont aujourd’hui gravement fragilisés, [...] tous ceux-là doivent venir en effet aider la gauche à gagner"

Ségolène Royal : tous ceux qui veulent que Nicolas Sarkozy soit battu en 2012, et qui veulent que la France, enfin, puisse retrouver le chemin du développement économique de la croissance, du bien-être, tous ceux qui estiment que depuis 4 ans, et même depuis 10 ans, puisque la droite est au pouvoir depuis 10 ans, elle a fait beaucoup de mal à notre pays, tous ceux qui pensent que les fondamentaux de la République sont aujourd’hui gravement fragilisés, que ce soit l’Education nationale, la santé publique, la sécurité, la laïcité, la solidarité, tous ceux-là doivent venir en effet aider la gauche à gagner…

Philippe Corbé, lui coupant la parole : et voter ? Aux primaires socialistes ?

Ségolène Royal : bien sur ! Et voter pour celui ou celle qui sera le plus à même de battre Nicolas Sarkozy. Et je pense que je suis la plus à même de battre Nicolas Sarkozy.

Pourquoi ? Parce que j’ai l’expérience d’une campagne présidentielle, que j’ai des convictions fortes, que je considère en effet qu’il faut faire le rassemblement, non seulement des socialistes, mais aussi des écologistes, de l’extrême gauche, des centristes humanistes, jusqu’aux gaullistes. Pourquoi ? Parce que le travail que nous aurons à faire, l’effort que nous aurons à fournir pour redresser le pays sera aussi important que celui qui a été fait par la vaste coalition de l’après-guerre, du Conseil national de la Résistance. (Au-dessus de Philippe Corbé qui cherche à l’interrompre) Comme le disait le général de Gaulle : « Il faut viser haut, il faut viser haut et se tenir droit. ». Aujourd’hui, on en est loin, car le pouvoir sarkozyste qui nous gouverne ne vise pas haut et ne se tient pas droit.

 

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"Comme le disait le général de Gaulle : « Il faut viser haut, il faut viser haut et se tenir droit. ». Aujourd’hui, on en est loin, car le pouvoir sarkozyste qui nous gouverne ne vise pas haut et ne se tient pas droit"

Philippe Corbé : c’est donc l’appel du 19 juillet lancé par Ségolène Royal aux gaullistes ce matin sur RTL.

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 21:50

 

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« Un pronostic sur les primaires. Vous serez en tête, selon vous ? » a demandé Laurent Delahousse. « Je vais juste vous faire une confidence : j’ai confiance quand je vois ce qui se passe sur le terrain, quand je rencontre les Français, quand je les vois dans les salles, dans les rues, sur les marchés, dans les quartiers, j’ai plutôt confiance dans le résultat. », a répondu Ségolène Royal en fin de JT de France 2 hier soir, après le reportage sur le Tour de France, très disputé et qui soulève les espoirs.

Plus tôt dans le journal, Ségolène Royal a déclaré :

« D’abord je rassemblerai les socialistes. […] Et nous rassemblerons ensuite bien sûr les écologistes, l’extrême gauche, mais aussi les centristes humanistes, mais aussi la droite gaulliste. Pourquoi la droite gaulliste ? Parce que comme le disait le général de Gaulle : "La politique, c’est se tenir droit et regarder en avant". Et aujourd’hui je crois qu’une certaine droite a perdu cette tradition gaulliste, et moi je veux rassembler tous ceux qui veulent réussir le changement à gauche, mais dans le rassemblement des valeurs républicaines. ».

La dernière partie de cette déclaration, la main tendue à la droite gaulliste, a suscité un véritable buzz médiatique toute la journée d’aujourd’hui, les commentateurs oubliant souvent de mentionner les conditions de cette main tendue : « le changement à gauche, mais dans le rassemblement des valeurs républicaines ».

Le député villepiniste Jean-Pierre Grand s’est déclaré plutôt favorable à un tel rassemblement :

« Je crois effectivement que le prochain président de la République, quel qu’il soit, devra prendre en compte la nécessité d’une large majorité. »

Au PS, Benoît Hamon a déclaré que « la priorité, et je crois que là-dessus nous sommes tous d’accord […] c’est le rassemblement de la gauche pour commencer », tandis que Harlem Désir appelait qu’ « avant cela il faut rassembler les socialistes et l’électorat de gauche », preuve qu’ils n’avaient pas du tout écouté Ségolène Royal ou avaient autre chose en tête, car la candidate a pris soin de commencer par le PS, puis « les écologistes » et « l’extrême gauche », et que Ségolène Royal, qui a toujours prôné un large rassemblement depuis 2006, l’a mis en œuvre avec succès autour de son projet dans sa Région, allant du PS au Modem en passant par le PRG, les divers gauche (ouvriers syndicalistes notamment), et les écologistes, dès le premier tour, en mars 2010.

Bien sûr, ceux qui ne sont plus de vrais gaullistes, les UMP sarkozystes, ont poussé des cris d’orfraie devant ce nouveau risque – un de plus – de perdre des électeurs, allant jusqu’à la blague sexiste de la ménagère et de son aspirateur et à l’attaque pleine de mauvaise foi contre les primaires, dans la bouche de l’inénarrable Xavier Bertrand :

« On aura tout vu et tout entendu, hein, de la part de Madame Royal. Mais je crois que ça montre bien, c’est que, leurs primaires ne sont pas en définitive, une idée de renouvellement de la vie politique, c’est la course à l’idée la plus sotte qui soit, c’est la course à la démagogie, c’est la course à la surenchère, et en définitive, on est aujourd’hui avec Madame Royal, c’est un peu comme si elle mettait son aspirateur en marche pour essayer de glaner des voix, et de dire, ce sont des primaires, venez voter. Cela n’a aucun sens. […] ».

Pour l’occasion, on peut relire la très belle lettre de Jean-Marcel Jeanneney à Ségolène Royal d’avril 2007, seul ministre de Charles de Gaulle vivant encore à ce moment-là avec Pierre Messmer, les deux hommes étant décédés depuis. Jean-Marcel Jeanneney a été ministre de l’Industrie de 1959 à 1962, puis ministre des affaires sociales de 1966 à 1968, et enfin ministre d’Etat en 1968 et 1969, sous les présidences de Charles de Gaulle.

Demain, Ségolène Royal sera sur RTL à 7h50. Nul doute qu’elle reviendra sur ce sujet, ou que le journaliste le fera.

Frédérick Moulin

 

<span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><br> <span style="font-size: 10pt;" _mce_style="font-size: 10pt;"><a href="http://www.dailymotion.com/video/xjyopw_s-royal-rassembler-de-l-extreme-gauche-aux-gaullistes_news" _mce_href="http://www.dailymotion.com/video/xjyopw_s-royal-rassembler-de-l-extreme-gauche-aux-gaullistes_news" target="_blank">S. Royal : Rassembler de l'extrême-gauche aux...</a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/segolene-royal" _mce_href="http://www.dailymotion.com/segolene-royal" target="_blank">segolene-royal</a></em></span></span></span></span></span></span></span></span>

S. Royal : Rassembler de l'extrême-gauche aux... par segolene-royal

 

 

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Laurent Delahousse : l’invitée politique de ce dimanche n’était pas à Avignon, c’est pourtant l’une des candidates aux primaires socialistes ; candidate à la présidentielle en 2007, présidente de la Région Poitou-Charentes, bonsoir Ségolène Royal, merci d’être avec nous.

Ségolène Royal : bonsoir.

Laurent Delahousse : vous n’aimez pas le théâtre politique d’Avignon ? Vous n’y étiez pas ?

Ségolène Royal : non je n’étais pas dans ce théâtre, pour la bonne raison que je préside une région où il y a 300 festivals. J’étais au festival des Nuits Romanes et puis au festival ein connu, les Francofolies de la chanson française, donc c’est plus paisible et…

Laurent Delahousse : c’est plus paisible.

Ségolène Royal : … et c’est plus calme.

Laurent Delahousse : la campagne, pourtant, s’annonce parfois compliquée, difficile. Vous allez prendre des vacances, tout de même ?

 

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Ségolène Royal : bien sûr. D’ailleurs, vous voyez, là j’étais quelques jours en famille, tout en profitant des événements culturels de la Région. Bien sûr, je vais un peu me reposer, mais vu la gravité et l’enjeu de l’échéance qui est devant nous, forcément, c’est un repos au travail, dans la réflexion, pour être à la hauteur de la tâche que, j’espère, les Français vont peut-être me confier.

Laurent Delahousse : alors justement, une question clé, importante : pourquoi souhaitez-vous, une nouvelle fois vous présenter, finalement, à cette candidature, pourquoi ?

Ségolène Royal : d’abord parce que je crois que j’ai beaucoup souffert de ne pas avoir donné aux 17 millions de Français qui ont voté pour moi, et puis tous ceux aujourd’hui qui sont déçus par la politique de Nicolas Sarkozy, qui ont cru dans les promesses fallacieuses qui leur ont été faites.

Et dès le soir de cette défaite de 2007…

Laurent Delahousse : vous aviez annoncé en tout cas que vous…

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … certains Français ont été surpris de me voir sourire, mais je voulais leur dire par ce sourire que je serai là, que je reviendrai, et si je puis être utile à mon pays, après un engagement de 25 ans dans la vie politique, je me dois cette fidélité et cet engagement.

Laurent Delahousse : vous vous devez, vous dites : « Je me dois… », c’est une ambition personnelle, une volonté personnelle, un chemin finalement personnel, ou collectif ? Aujourd’hui, on le voit, deux candidats se détachent, vous êtes, finalement, en retrait, pour le moment. Pourquoi y aller, finalement ?

Ségolène Royal : parce que c’est le sens d’un engagement, c’est une conviction très profonde, que je suis la mieux à même de battre Nicolas Sarkozy. Pourquoi ?

 

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"En un mot, je veux être la présidente des solutions équitables, capable de redonner une espérance et un destin à notre pays"

Pour plusieurs raisons. D’abord parce que j’ai cette expérience de la campagne présidentielle. Ensuite, même si c’est toujours un petit peu difficile de parler de soi, on reconnaît que je suis capable de faire cette alliance dont les Français ont besoin, entre des valeurs traditionnelles, je veux que la France retrouve ses valeurs fondamentales, les valeurs de la famille, les valeurs de l’Education nationale, les valeurs de la santé avec hôpital public, les valeurs de la sécurité, et puis les valeurs républicaines, qui sont aujourd’hui gravement mises à mal, et en un mot, je veux être la présidente des solutions équitables, capable de redonner une espérance et un destin à notre pays.

Laurent Delahousse : vous dites qu’il sera plus difficile de remporter, finalement, la primaire que la présidentielle. Ça veut dire quoi ? Vous avez confiance dans ces primaires, parce que, quand vous en parlez, on a toujours un petit peu l’impression qu’il y a une petite suspicion, c’est quoi ? C’est la jurisprudence ‘congrès de Reims’ ?

Ségolène Royal, immédiatement : non mais vous savez, le seul résultat qui compte, c’est celui qui va sortir de urnes. Là, des millions de Français sont appelés à venir voter. Je leur dis : saisissez-vous de ce bulletin de vote, qui vous est donné…

Laurent Delahousse, lui coupant la parole : vous lancez un appel aux sympathisants, aux militants de gauche, qui, euh…

 

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"J’ai montré ma capacité de rassembler, puisque j’ai rassemblé dans la région que je préside de l’extrême gauche jusqu’aux centristes humanistes, en passant par les écologistes, et bien évidemment les socialistes, les radicaux"

Ségolène Royal, l’interrompant : aux sympathisants. J’ai montré ma capacité de rassembler, puisque j’ai rassemblé dans la région que je préside de l’extrême gauche jusqu’aux centristes humanistes, en passant par les écologistes, et bien évidemment les socialistes, les radicaux [PRG, NdlR], donc il est très important aujourd’hui, si l’on veut réussir le changement à gauche, d’être capable de faire ce rassemblement, et ce rassemblement, j’ai démontré que j’avais la capacité et la conception politique de le réaliser.

Laurent Delahousse : deux questions concrètes : vous êtes toujours socialiste, Ségolène Royal ?

Ségolène Royal : oui.

Laurent Delahousse : vous êtes plus socialiste que François Hollande ou Martine Aubry, ou vous incarnez le même socialisme qu’eux ?

Ségolène Royal : nous sommes tous socialistes, mais moi je suis animée par une morale de l’action.

Laurent Delahousse : et eux non ?

 

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"Nous sommes tous socialistes, mais moi je suis animée par une morale de l’action, c’est-à-dire par le goût de l’efficacité. Je ne me compare pas à eux, puisque nous avons la responsabilité de nous respecter, puisque nous devons nous rassembler, dès que les primaires auront rendu leur verdict"

Ségolène Royal, sans s’arrêter : c’est-à-dire par le goût de l’efficacité. Je ne me compare pas à eux, puisque nous avons la responsabilité de nous respecter, puisque nous devons nous rassembler, dès que les primaires auront rendu leur verdict, et nous devons nous rassembler.

Moi ce que je veux, c’est faire en sorte que la France trouve une nouvelle perspective.

On nous dit qu’il faut lutter contre les déficits, mais qu’est-ce qu’il faut faire pour lutter contre les déficits ? C’est d’abord déployer la formidable créativité que nous avons, en particulier dans nos petites et moyennes entreprises c’est de réaliser cette nouvelle frontière que représente la croissance verte, le développement durable, et la voiture électrique, c’est de faire en sorte que l’on puisse, en luttant contre les inégalités, faire en sorte, donc, que la politique devienne efficace.

Et moi je crois qu’aujourd’hui, ce dont la France souffre le plus, c’est de l’aggravation des inégalités, et c’est ce que les Français me disent : en 10 ans de pouvoir de la droite, on leur a tout pris.

Laurent Delahousse : on va revenir là-dessus, Ségolène Royal. On va écouter, un sonore de François Fillon, c’est la polémique du week-end. Eva Joly souhaitait réformer le défilé militaire du 14 juillet, on a très vite remarqué que l’opposition a réagi, on va écouter François Fillon, et votre réaction juste après.

 

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François Fillon, 15 juillet 2010 : je pense que euhhhhhh, cette dame, euh, euhhh, n’a pas une culture très ancienne, euh, des traditions françaises, des valeurs françaises, de l’histoire française

 

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François Fillon, entouré de Pierre Lellouche, David Douillet et de l’ambassadeur de France Jean-François Desmazières : on me dit qu’il y a une polémique en France sur les propos que j’ai tenus en réponse à Madame Joly qui proposait de supprimer le défilé militaire du 14 juillet. Eh bien je vais vous dire, je m’en félicite. […]

Je suis en colère quand j’entends comparer le défilé des forces françaises, le 14 juillet, à ce qui se passe en Corée du Nord.

(« Rencontre avec la communauté française, Libreville, le 17 juillet 2011 »)

-oOo-

Laurent Delahousse : alors Ségolène Royal, une réaction

 

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"Les Français ne doivent pas se déchirer sur leur 14 juillet, sur leur drapeau, sur leur identité, sur leur histoire. Il y a de la place pour tout le monde"

Ségolène Royal : les Français ne doivent pas se déchirer sur leur 14 juillet, sur leur drapeau, sur leur identité, sur leur histoire. Il y a de la place pour tout le monde.

Je crois que le défilé militaire a sa place dans le 14 juillet…

Laurent Delahousse : vous faites la synthèse, c’est-à-dire.

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … je ne dis pas seulement cela parce que (Rire) mon père est officier de l’armée française, et que j’ai appris à respecter ceux qui se donnent à la République, et en même temps je conçois très bien que des citoyens n’aient pas envie de regarder le défilé militaire.

Il y a en même temps, le jour du 14 juillet aussi, des rassemblements populaires, et moi ce que je voudrais dire à François Fillon, c’est que l’histoire de France et le creuset de la République, c’est de rassembler des Français différents, sans leur demander d’où ils viennent, mais en leur demandant où ils veulent aller ensemble.

 

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"Et c’est cela que je veux faire dans cette élection présidentielle, dire aux Français où nous allons, aller ensemble"

Et c’est cela que je veux faire dans cette élection présidentielle, dire aux Français où nous allons, aller ensemble, parce qu’ils auront la conviction que les efforts seront équitablement partagés, et que nous allons, ensemble, leur donner une nouvelle espérance.

Laurent Delahousse : pourquoi ?

Ségolène Royal, sans s’arrêter : et je dis aux Français : ne vous repliez pas sur vous-mêmes, la politique a encore un sens, même si on leur a beaucoup menti, la politique a un sens, et nous ne devons pas ni avoir peur, ni nous replier sur l’individualisme, mais oser l’espérance.

Laurent Delahousse : pour qu’on comprenne bien, si vous étiez effectivement élue, au terme des primaires, vous feriez alliance avec qui ? Plutôt avec Jean-Luc Mélenchon ? Plutôt avec Eva Joly ? Plutôt avec – pourquoi pas – Jean-Louis Borloo ?

 

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"D’abord je rassemblerai les socialistes"

Ségolène Royal : d’abord je rassemblerai les socialistes….

Laurent Delahousse, lui coupant la parole : oui, parce qu’il y aura du travail après, oui, selon vous…

Ségolène Royal, poursuivant : … et je suis heureuse … et je suis heureuse de savoir, d’ailleurs, que François, Martine, et les autres, ont dit qu’ils se rassembleraient derrière moi, si je suis désignée aux primaires.

Laurent Delahousse : parce que ça n’avait pas été le cas la dernière fois ?

 

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"J’ai eu 17 millions de voix, il nous en a manqué peu pour éviter à la France ce qu’elle subit aujourd’hui"

Ségolène Royal : ça n’avait pas été le cas. Aujourd’hui, tout le monde l’a dit, et ce sera une force supplémentaire, puisque malgré l’absence du soutien du parti, j’ai eu, comme vous l’avez dit tout à l’heure, 17 millions de voix, il nous en a manqué peu pour éviter à la France ce qu’elle subit aujourd’hui.

Et nous rassemblerons ensuite bien sûr les écologistes, l’extrême gauche, mais aussi les centristes humanistes, mais aussi la droite gaulliste…

Laurent Delahousse, lui coupant la parole : vous êtes prête à discuter avec Jean-Louis Borloo ? La droite gaulliste ?

 

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"...mais aussi la droite gaulliste. Pourquoi la droite gaulliste ? Parce que comme le disait le général de Gaulle : « La politique, c’est se tenir droit et regarder en avant. ». Et aujourd’hui je crois qu’une certaine droite a perdu cette tradition gaulliste, et moi je veux rassembler tous ceux qui veulent réussir le changement à gauche, mais dans le rassemblement des valeurs républicaines"

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … mais aussi la droite gaulliste. Pourquoi la droite gaulliste ? Parce que comme le disait le général de Gaulle : « La politique, c’est se tenir droit et regarder en avant. ». Et aujourd’hui je crois qu’une certaine droite a perdu cette tradition gaulliste, et moi je veux rassembler tous ceux qui veulent réussir le changement à gauche, mais dans le rassemblement des valeurs républicaines.

Laurent Delahousse : c’est le mot de la fin, Ségolène Royal merci, candidate aux primaires, et prête effectivement à ouvrir jusqu’aux gaullistes, effectivement, c’est une information ce soir.

-oOo-

Laurent Delahousse, après le reportage sur le Tour de France : alors Ségolène Royal, je ne vous demande pas un pronostic sur le Tour de France, mais un pronostic sur les primaires. Vous serez en tête, selon vous ?

 

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"Je vais juste vous faire une confidence : j’ai confiance quand je vois ce qui se passe sur le terrain, quand je rencontre les Français, [...] j’ai plutôt confiance dans le résultat"

Ségolène Royal, souriante : ah, ce sont les électeurs qui vont en décider, je vous l’ai dit tout à l’heure, le meilleur résultat, c’est celui qui sort des urnes, et je vais juste vous faire une confidence : j’ai confiance quand je vois ce qui se passe sur le terrain, quand je rencontre les Français, quand je les vois dans les salles, dans les rues, sur les marchés, dans les quartiers, j’ai plutôt confiance dans le résultat.

-oOo-

 

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Laurent Delahousse, à la fin du journal : voilà. Merci Ségolène Royal d’être venue sur ce plateau ce soir.

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 18:50

 

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Ségolène Royal à La Rochefoucauld le 9 juin et Eva Joly pendant le débat du second tour de la primaire EELV (@Frédérick Moulin) 

Les grandes gagnantes de ce Twittoscope de juin 2011 sont Ségolène Royal et Eva Joly. Deux femmes de gauche, deux femmes engagées depuis longtemps, tenaces, et qui ont à cœur la ‘social-écologie’, comme l’appelle Ségolène Royal.

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Top 20 du Twittoscope de juin 2011 par Semiocast

Ségolène Royal enregistre son 4ème mois de hausse et quelle hausse ! +40% à 34 400 en un mois. Elle est 3ème derrière DSK, et un Nicolas Sarkozy en baisse. Depuis janvier, la hausse est de +266%.

Le nombre d’abonnés à son compte Twitter a augmenté de 39% en juin à 11 110, et a doublé en trois mois. Mercredi soir, Ségolène Royal a dépassé les 12 500 abonnés, et hier soir, elle en comptait 12 811.

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Eva, elle, est la Joly surprise du Twittoscope : à la 9ème place avec 13 500 tweets, sa progression est fulgurante depuis 2 mois. Absente du Top 20 du Twittoscope les 4 premiers mois de l’année, elle a vu le nombre de tweets la mentionnant multiplié par 3 en un mois !

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Eva Joly est la seule candidate pour 2012 à gauche à pratiquer une politique d’abonnements massifs. Face à ses 7 701 abonnés (+ 1 000 en 4 jours sous l’effet de l’investiture EEV), elle avait 4 733 abonnements hier soir (+ 900 en 4 jours) . Une pratique démocratique qui mérite d’être soulignée.

La primaire Europe Ecologie-Les Verts a créé une véritable dynamique autour d’Eva Joly. Comme le disait Ségolène Royal, saluant l’investiture de la candidate écologiste : « Elle a gagné avec la constance de ses convictions et de ses actions contre la corruption. ».

Les tweets mentionnant Ségolène Royal et Eva Joly ont tendance, plus que pour d’autres, à sortir du seul cercle des abonnés, et à rassembler sur leur nom : le ratio nombre de tweets mentionnant la candidate/nombre d’abonné mercredi matin est particulièrement élevé, à 2,7 pour Ségolène Royal et à 2 pour Eva Joly qui progresse fortement grâce à la dynamique de la primaire et des débats EELV (1,2 en mai). François Hollande, avec un ratio de 1,3, en baisse (1,7 en mai), est deux fois moins performant que les candidates, et Martine Aubry a émis son premier tweet le 27 juin seulement. Arnaud Montebourg, bien qu’ayant 14 467 abonnés mercredi matin et 14 721 hier soir, a émis son premier tweet en juillet le 13, 2 autres seulement depuis, et 18 seulement en juin.

Manuel Valls a lancé son compte Twitter le 6 juillet après le dépôt de ses parrainages (@manuelvalls), autour de sa ville d’Evry et pas de sa candidature, et a émis… 158 tweets depuis ! Il est abonné à un autre compte Twitter, inactif pour le moment, qui est suivi par Marion Mourgue des Inrockuptibles et quelques cadres du PS : @VallsManuel. À suivre le mois prochain.

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Extrait du fil du compte Twitter de Ségolène Royal, avec la fin de la 2ème Tweet Interview

L’analyse des comptes Twitter montre que Ségolène Royal et Eva Joly présentent des idées, des actions concrètes, prennent position, proposent concrètement ; en plus, Ségolène Royal bénéficie de l’impact des Tweets Interviews qu’elle propose, trois depuis le 28 juin.

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Extrait du fil du compte Twitter d'Eva Joly

On comprend mieux pourquoi les comptes de ces deux femmes politiques attirent au-delà de leur cercle !

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Extrait du fil du compte Twitter de François Hollande

Sur le compte de François Hollande et de Martine Aubry, des liens – notamment vers leurs sites, des dates de rendez-vous médiatiques ou politiques.

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Extrait du fil du compte Twitter de Martine Aubry

Sur la page de Martine Aubry, des titres d’articles et des citations qui sont autant d’idées générales. Une proposition reprise du projet du PS, la banque publique d’investissement, c’est bien le moins ! Une particularité : Martine Aubry ne perd pas son temps à tweeter. Depuis le 27 juin, alors que Ségolène Royal et Eva Joly ont publié des dizaines de tweets, Martine Aubry en a publié 18, soit 35% de ceux publiés sur sa page. Les 65% restant proviennent de son équipe de campagne et ne sont pas signés « MA ».

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Quelques tweets rappellent que l’appareil de Solferino manœuvre derrière : un lien vers l’équipe de campagne solferinesque, ou le besoin de préciser que 597 parrainages ont été déposés, là où au maximum 100, voire 16 ou 17 parrainages socialistes suffisent.

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Sur la page de François Hollande, on affiche fièrement et sans artifice soutiens et ralliements comme on collectionne les billes. Mais ce ne sont pas les billes soutiens et ralliements qu’il faut convaincre, mais les Français !

Bref, Martine Aubry et François Hollande, même combat, pas d’action concrète sur Twitter, pas de propositions concrètes sur Twitter, pas de prise de position précise sur Twitter, et un profil lisse, sans aspérité, qui ne donne pas envie, ceci expliquant peut-être, entre autres, que les 3 000 000 de twittos n’aient pas envie et émettent très peu de tweets positifs pour les deux candidat (3% et 2% des tweets les mentionnant, là où Ségolène Royal et Eva Joly sont à 11%, et Arnaud Montebourg à 17,5%).

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Volumes quotidiens pour Ségolène Royal en juin by Semiocast

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Volumes quotidiens pour Eva Joly en juin by Semiocast

Une rapide analyse des flux quotidiens de tweets confirme cette impression : les volumes les plus importants sont réalisés lorsque les deux candidates de la ‘social-écologie’ argumentent, débattent, proposent des mesures concrètes, et les jours suivants ; Ségolène Royal le 28 juin dans sa première Tweet Interview, dans sa déclaration de candidature à Arçais dans le Marais Poitevin le 26 juin, sur un de se thèmes forts, la défense des éleveurs contre la sécheresse, dans sa Région, en Charente, à La Rochefoucauld, le 9 juin, face à Nicolas Sarkozy, en faisant 3 propositions en 10 minutes avec courage ; Eva Joly au cours des 3 débats du premier tour de la primaire écologiste les 6, 9 et 15 juin et du débat du second tour, le 30 juin ; lorsque la constance des convictions triomphe aussi, le 29 juin, lors des résultats du premier tour, avec la Joly surprise et la défaite des sondages.

Ce qui s’oppose à l’unique pic, soufflé retombé sur les deux derniers jours de juin, de la déclaration de candidature de Martine Aubry le 28 juin, un essai à confirmer en juillet ; ou à François Hollande, qui a eu le gros de son volume de tweets les 11 et 12 juin, puis les jours suivants decrescendo, quand le premier jour Jacques Chirac a dit à Sarran : « Je voterai François Hollande », et le second a rectifié : c’est de « l’humour corrézien ».

 

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(saisie écran de @blogparfait)

À droite, Nicolas Sarkozy doit d’avoir conservé sa seconde place à la ‘prise au collet’ de Brax, dans le Lot-et-Garonne, le 30 juin, qui a créé un énorme buzz sur Twitter, le seul du mois pour le président – la France est tombée bien bas !

À méditer : Marine Le Pen tire son volume de tweets et sa 7ème place de la seule journée du 23 juin, où elle a été reçue sur France 2 dans Des paroles et des actes. Peu invitée dans les médias, moins impopulaire que Guéant, Besson, Sarkozy ou Borloo auprès des twittos, le potentiel est là, menaçant et intact.

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"Le Mood" du Top 20 (by Semiocast)

Enfin, Ségolène Royal et Eva Joly sont, globalement, à la fois les plus appréciées et les moins du critiquées ou rejetées du Top 20, Ségolène Royal avec sa 3ème place, ses 34 400 tweets la mentionnant, son très faible taux de tweets de rejet (1%), son faible taux de tweets critiques (7%), et son deuxième taux de tweets positif (11%), ex-aequo avec Eva Joly, mais première devant Arnaud Montebourg (taux de 17,5%) en terme de tweets positifs (3 784 messages) ; et Eva Joly avec sa première place au Top 20 toutes tendances politiques confondues en terme de taux cumulé tweets de rejet + tweets critiques (seulement 3%), soit une spectaculaire division par 3 de ce taux en un mois, grâce à la dynamique de la primaire et des débats… EELV.

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Les grandes gagnantes de ce Twittoscope de juin 2011 sont Ségolène Royal et Eva Joly. Deux femmes de gauche, deux femmes engagées depuis longtemps, tenaces, et qui ont à cœur la ‘social-écologie’, comme l’appelle Ségolène Royal.

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Le Twittoscope comptabilise les messages Twitter ou tweets envoyés dans le mois par les 3 millions de personnes ayant un compte Twitter (twittos) et mentionnant sous une forme ou une autre le nom d’une personnalité politique. Il analyse aussi les mots du message pour déterminer s’il s’agit d’un message d’information, de rejet, de critique, ou un message positif. En juin, 675 000 messages (63 100 pour DSK) ont été traités (1 000 000 en mai, dont 399 800 pour DSK), et le total des messages du Top 20 publié représente 359 000 tweets en juin (53% du total) et 643 700 en mai (64%). En juin, Ségolène Royal représente à elle seule environ 10% des tweets mentionnant les personnalités politiques du Top 20.

Il ne s’agit donc pas d’un sondage mais de l’activité réelle de 3 millions de Français, d’entreprises et d’organismes.

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Ségolène Royal enregistre son 4ème mois de hausse, après un léger tassement en février, et quelle hausse ! En un mois, le volume de tweets mentionnant la candidate à la primaire socialiste a augmenté de 40% et de près de 10 000 messages – après +42% le mois dernier – passant de 24 600 tweets à 34 400 (3ème place derrière DSK, et un Nicolas Sarkozy en baisse, stable par rapport au mois précédent). Depuis janvier, la hausse est de +266%, et depuis février, le mois le plus bas, de +371%.

Dans le même temps, sans que cela ait un lien direct, le nombre d’abonnés à son compte Twitter passait de 8 000 le 1er juin à 11 110 le 30 juin (+39%), et doublait en trois mois, de début avril à fin juin 2011. Le 8 juillet, le cap des 12 000 abonnés était franchi, et hier soir, on atteignait le chiffre de 12 811.

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Eva, elle, est la Joly surprise du Twittoscope aussi : bien que moins ‘populaire’ que Ségolène Royal sur Twitter – elle se classe à la 9ème place avec 13 500 tweets – sa progression est fulgurante depuis 2 mois. Absente du Top 20 du Twittoscope les 4 premiers mois de l’année, bien qu’ayant créé son compte Twitter en janvier 2011, Eva Joly a fait son apparition en 18ème place en mai, avec 4 600 tweets la mentionnant. En un mois, elle a donc progressé de 9 places, et surtout a vu le nombre de tweets la mentionnant multiplié par près de 3 !

La primaire Europe Ecologie-Les Verts a créé une véritable dynamique autour d’Eva Joly. Comme le disait Ségolène Royal sur son blog, saluant l’investiture de la candidate EELV : « Elle a gagné avec la constance de ses convictions et de ses actions contre la corruption. ».

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Une spécificité aussi d’Eva Joly : elle est la seule candidate pour 2012 à gauche à pratiquer une politique d’abonnement massive. Face à ses 7 701 abonnés, elle avait 4 733 abonnements. Mardi soir, après que j’ai tweeté mes félicitations à la candidate EELV et me sois abonné à son compte Twitter, Eva Joly s’est abonnée à mon compte Twitter. Une pratique démocratique qui mérite d’être soulignée.

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Volumes quotidiens pour Dominique Strauss-Kahn en juin by Semiocast

Juste une parenthèse. Un mot des deux premières places du Top 20 : Dominique Strauss-Kahn ne doit sa première place qu’à la journée du 6 juin, seul pic du mois et jour de l’audience au tribunal de New-York au cours de laquelle il a plaidé non coupable. Si le taux de tweets de rejets et de tweets postifs est très faible et égal (1%), le taux de tweets critiques, à 14%, atteint un niveau qu’on ne retrouve ailleurs qu’à droite et pour Nicolas Hulot ce mois-ci (16,5%) du fait de la primaire écologiste.

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Nicolas Sarkozy, avec des tweets le mentionnant en baisse de 21%, baisse limitée par le buzz sur l’incident de Brax, obtient le troisième taux de rejet derrière Besson (8,5%) et Marine Le Pen (8%), à 4%, et le 4ème taux de tweets critiques à 19%, derrière Guéant, Besson et Borloo. Avec 0,5% de tweets positifs, il est le moins aimé du Top 20 après Georges Tron, qui est à 0%. Fermeture de la parenthèse sur les deux premiers du classement.


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Une analyse plus fine, confirme les enseignements du mois de mai et le fait que Ségolène Royal et Eva Joly sont les deux grandes gagnantes du Twitoscope du mois de juin. Si l’on rapporte le nombre de tweets émis en juin au nombre d’abonnés mercredi matin (comme le mois dernier), on constate que Ségolène Royal se place en tête, avec un ration de 2,7 (2,8 en mai), suivie d’Eva Joly qui progresse fortement dans le sillage de la dynamique de la primaire EELV (2 contre 1,2 en mai), suivie de François Hollande (1,3 contre 1,7 en mai, en baisse donc) et d’Arnaud Montebourg (0,6 contre 0,4 en juin).

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Premier tweet de Martine Aubry sur son compte Twitter le 27 juin à 11h03 (signé M.A.)

Le cas de Martine Aubry, avec ses 9 401 abonnés mercredi matin, 10 236 hier soir, et ses 28 900 tweets, est un cas un peu à part puisque son équipe de campagne, et parfois elle, ont commencé à tweeter sur son compte le 27 juin à 11h03 ; le nombre d’abonnés est donc actuellement en plein essort. Le 8 juin, sans avoir émis aucun tweet, son compte Twitter avait 3 834 abonnés. Manuel Valls a lancé le compte évryen @manuelvalls le 6 juillet, et il existe un compte dormant @VallsManuel : à suivre le mois prochain.

Le dynamisme de ce ratio pour Ségolène Royal et Eva Joly montre que les tweets les mentionnant ont tendance, plus que pour d’autres, à sortir du seul cercle des abonnés, et à rassembler sur leur nom.

Ce qui est confirmé par la stratégie de campagne Twitter des candidats, qui saute aux yeux quand on visionne la page des candidats.

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Extrait du fil du compte Twitter de Ségolène Royal, avec le début de la 3ème Tweet Interview

Sur le compte de Ségolène Royal, les tweets prennent position, proposent, parlent de la primaire PS, en font la promotion, explique les succès en Région. Et puis il y a la Tweet Interview du 28 juin (et les deux du mois de juillet). Bref, des idées, des actions et des propositions : la candidate des solutions.

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Extrait du fil du compte Twitter d'Eva Joly

Sur le compte d’Eva Joly, des messages sur les actions entreprises contre le grand projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, sur la primaire écologiste, sur des prises de positions (retraite et retraite des femmes, nomination de Lagarde, banques) ou des propositions (sortie du nucléaire, paradis fiscaux, droit de vote aux étrangers).

Du coup, on comprend mieux pourquoi les comptes de ces deux femmes politiques attirent au-delà de leur cercle. Rappelons que la Tweet-Interview du 28 juin avait repris les questions de twittos dont 55% n’étaient pas militants ségolénistes !

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Extraits du fil du compte Twitter d'Arnaud Montebourg

 Sur le compte d’Arnaud Montebourg, des idées, mais plus sous la forme de constats que de propositions ou de prises de positions fermes. Et surtout, malgré le deuxième nombre d’abonnés des candidats de gauche (14 467, récemment dépassé par François Hollande avec 14 902 ce matin), un nombre de tweets faible : 3 tweets en juillet, le premier le 13 ; 18 en juin, là où Eva Joly, certes dans la dynamique de la primaire, en a émis 79, et 19 depuis le 1er juillet, et où Ségolène Royal en a émis 123 en juin, dont 71 pour la Tweet Interview du 28 juin.

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Extrait du fil du compte Twitter de François Hollande

Sur la page de François Hollande, des tweets annonçant les émissions auxquelles il participe, et des liens vers des articles de journaux ou vers son blog. Beaucoup d’annonces fièrement étalées de soutiens et de ralliements, comme quelqu’un qui les collectionne. Aucune idée concrète, pas de proposition directement accessible, pas de prise de position, quelques constats. Un candidat normal somme toute. Ton sur ton. Sans aspérité.

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 Et sur la page de Martine Aubry, une remarque dès la « Bio » de la candidate, troisième ligne tout en haut : « Les tweets de Martine Aubry sont signés M.A., les autres sont publiés par son équipe de campagne. ».

Bref, la candidate lilloise n’a pas l’intention de trop perdre de temps à s’adresser aux 3 millions de Français sur Twitter. Beaucoup de tweets depuis le 27 juin – l’équipe de campagne travaille – 51 en tout, mais 18 seulement signés de Martine Aubry, soit 35%.

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Extrait du fil du compte Twitter de Martine Aubry, on remarquera la photo avec Yannick Noah mise en avant

 Des rendez-vous médiatiques (radio, télévision), des titres de journaux avec liens, quelques citations, les titres et citations permettant de faire quelques constats et d’émettre directement quelques idées générales, mais aucune proposition concrète, aucune prise de position engagée et étayée, hormis une : « À Valence, Martine Aubry s'engage à créer en 2012 une banque publique d'investissement pour aider les PME à créer des emplois. ». Une mesure phare du projet des socialiste dont elle est si fière, c’est bien le moins.

Et bien sûr, plus subtilement que François Hollande, l’appareil du PS et ses manœuvres ressurgissent au détour de certains tweets. : « La candidature de Martine Aubry a été déposée ce matin par François Lamy avec 597 parrainages. ». Pourquoi 597 parrainages là où au maximum 100 sont nécessaires sinon pour montrer sa force dans le PS ? « Découvrez l'équipe de campagne de Martine Aubry ! », avec un lien.

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 Et on découvre – ô surprise – fièrement affichée, l’équipe de Solferino (pas moins de 19 secrétaires nationaux du PS, le président du Conseil national, le président du Laboratoire des idées, et le vice-président du Forum des territoires, le co-président étant Jean-Louis Bianco), en chemises blanches et costumes ou tailleurs sombres.

Martine Aubry et son équipe seraient-ils subtilement schizophrène ? Dans Libération il y a quelques jours, alors que Ségolène Royal donnait une interview, on pouvait lire, dans un article sur François Hollande : « "Un ralliement ça ne sert à rien dans la primaire", explique l’un des proches de Martine Aubry, rappelant que le PS ne doit pas parler au PS mais à tous les Français. ».

Et encore le classement des candidats à la primaire et/ou présidentielle en France doit-il être nuancé par l’analyse quotidienne des volumes de messages. Il est par exemple faux d’écrire, comme TF1 News : « Twittoscope : Royal et Aubry au coude à coude ».

 

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Photo illustrant l'article de TF1 News (@ABACA)

D’abord parce que Ségolène Royal (34 400 tweets la mentionnant) dépasse de 19% Martine Aubry (28 900 tweets), et que Martine Aubry est de 16% en-dessous de Ségolène Royal.

Ensuite parce qu’une étude quotidienne des volumes montre deux choses.

D’une part, Ségolène Royal est mentionnée dans des tweets pour son action de terrain, pour la démocratie directe mise en œuvre via la Tweet Interview du 28 juin et les réponses et propositions, le débat d’idées que cet événement a apporté sur internet et Twitter, et pour ses prises de position.

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Volumes quotidiens pour Ségolène Royal en juin by Semiocast

Ainsi, les plus forts volumes de tweets enregistrés ont eu lieu, dans l’ordre, surtout les 28 juin (première Tweet Interview) et 26 juin (déclaration de candidature à Arçais, dans le Marais Poitevin), mais aussi le 9 juin, lorsque Nicolas Sarkozy s’est rendu sur les terres de Ségolène Royal pour parler sécheresse aux éleveurs et agriculteurs à La Rochefoucauld, en Charente, sans inviter dans un premier temps la présidente de la Région, qui a dû agir seule sur ce dossier face à l’inertie de l’Etat : Ségolène Royal avait alors pris la parole face au président Sarkozy pendant 10 minutes, et fait 3 propositions concrètes pour résoudre cette crise.

 

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Ségolène Royal dans sa Région, à La Rochefoucauld, en Charente, fait 3 propositions pendant 10 minutes pour lutter contre la sécheresse qui touche les éleveurs, face à Nicolas Sarkozy et à une salle acquise remplie de sympathisants UMP

Mais les 3 « pics » ne sont pas restés isolés, le volume étant aussi important la veille, le 8 juin, les jours qui ont suivi (10, 11 et 12 juin), et la fin du mois, autour des grands pics (27, 29 et 30 juin).

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Volumes quotidiens pour Martine Aubry en juin by Semiocast

D’autre part, pour Martine Aubry, le flux de messages a été quasi-nul jusqu’au 27 juin, date à laquelle le lancement du site de campagne et le premier tweet ont été dévoilés, il y a eu un pic très important – la moitié de l’activité du mois ? – le 28 juin, date du discours de candidature, puis tout est retombé très vite le 29 et le 30 juin, dans des volumes assez faibles. Tout reste donc à construire pour entretenir le flux dans la durée maintenant.

Pendant ce temps, Ségolène Royal multiplie déplacements, interviews, et a réalisé sa deuxième Tweet Interview début juillet avec un succès supérieur à la première. Elle a publié, depuis le 1er juillet, 112 tweets, dont 50 pour la seconde Tweet Interview et 39 pour la troisième Tweet Interview, soit 66 tweets tapés de sa main.

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Volumes quotidiens pour Eva Joly en juin by Semiocast

Eva Joly, avec 13 500 tweets, a connu de petits pics de tweets les 6, 9 et 15 juin, et entre les deux premières dates, 3 dates qui étaient les dates des débats de la primaire EELV.

 

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Eva Joly pendant le débat du deuxième tour de la primaire écologiste le 30 juin, face à Nicolas Hulot

Mais les flux les plus importants ont eu lieu surtout, dans l’ordre le 29 juin (jour de l’annonce des résultats du premier tour de la primaire et de la Joly surprise) et le 30 juin (jour de l’unique et très intéressant débat Joly/Hulot du second tour de la primaire écologiste). Des débats, des idées, des propositions, voilà ce qui intéresse les Français et les 3 millions de twittos !

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Volumes quotidiens pour Arnaud Montebourg en juin by Semiocast

Arnaud Montebourg, avec ses 8 400 tweets le mentionnant en juin, a connu un pic de tweets le 27 juin, le jour de son premier meeting sur la démondialisation à Dejazet, à Paris, et le lendemain, le 28 juin, où il était interviewé sur France Inter. Les idées, les propositions, ça intéresse les Français et les twittos.

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Volumes quotidiens pour François Hollande en juin by Semiocast

François Hollande, lui, a été mentionnés dans 19 900 tweets principalement le 11 juin – « Je voterais François Hollande », avait dit Jacques Chirac au musée éponyme à Sarran en Corrèze – et le 12 juin – c’est de « l’humour corrézien », avait rectifié l’ancien président de la République, puis les jours qui ont suivi, decrescendo.

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Volumes quotidiens pour Nicolas Sarkozy en juin by Semiocast

Nicolas Sarkozy, en baisse sur Twitter – il passe de 64 300 tweets en mai à 50 900 en juin, soit -21% - ne doit un score encore acceptable qu’à un événement qui a fait le tour du monde, allant même jusqu’à faire la une du journal people trash The New York Post : sa prise au collet et son malmenage à Brax, dans le Lot-et-Garonne, le 30 juin, par un Français dans un public pourtant passé au crible et sévèrement contrôlé 24 heures à l’avance par les forces de l’ordre, Nicolas Sarkozy n’ayant plus aucun contact spontané avec le peuple français, la République, la res publica, depuis longtemps.

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4 images parmi les nombreuses images et vidéos disponibles sur le New York Post, qui ont fait les unes du tabloïd (@The NY Post)

TF1 News explique contre toute logique : « Nicolas Sarkozy arrive en deuxième position avec également moins de tweets, sans doute en raison de sa nouvelle stratégie de plus grande discrétion pour se représidentialiser. ». Un président de la République doit aller à la rencontre des Français, et les Français doivent pouvoir se tourner vers leur président ! Foin de la « représidentialisation » des communicants !

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Volumes quotidiens pour Marine Le Pen en juin by Semiocast

Marine Le Pen ne doit pas être sous-estimée, avec ses 17 500 tweets. Comme elle l’expliquait dans Des paroles et des actes, sur France 2, rares sont ceux qui lui laissent un espace médiatique.

 

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Marine Le Pen et Laurent Joffrin en fin d'émission dans Des Paroles et des Actes le 23 juin sur France 2

Et c’est presque exclusivement sur la base de cette émission de France 2 du 23 juin que Marine Le Pen a été mentionnée dans 17 500 tweets ! Avec un taux de rejet et de critique de 20%, inférieur à ceux de Sarkozy, Besson, Borloo ou Guéant.

Enfin, dernière étape, l’analyse qualitative.

Ségolène Royal et Eva Joly sont, globalement, à la fois les plus appréciées et les moins du critiquées ou rejetées du Top 20.

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 Ségolène Royal, avec 1% de tweets de rejet, est l’une des personnalités politiques les moins rejetées du Top 20 : à gauche, seuls Arnaud Montebourg (0%) ou Eva Joly (0,5%) font mieux. À droite, le seul à faire mieux, sans avoir dépasser le taux de tweets critiques de Ségolène Royal, très bas à 7%, c’est Dominique de Villepin et ses 8 500 tweets. François Hollande fait moins bien, à 2%, tout comme Martine Aubry (1,5%), ces taux restant bas.

Ségolène Royal est également très peu critiquée, avec 7% de tweets critiques : seuls font mieux François Hollande (5,5%), mais le total critique plus rejet de 7,5% est très proche de celui de Ségolène Royal (8%) et il est loin d’avoir son taux de tweets positifs (2% contre 11%) ; Eva Joly avec 2,5% - le total des taux de tweets de rejets et critiques est le plus bas du Top 20, à 3% seulement, et s’améliore spectaculairement sous l’effet de la primaire EELV, puisqu’il était 3 fois plus élevé un mois plus tôt ; Dominique de Villepin (6%), qui est 15ème et qui n’a pas le taux de tweets positifs de Ségolène Royal (5% contre 11%) ; Arnaud Montebourg (6,5%) ; et Cécile Duflot (6,5%) mais elle n’est pas candidate et n’a que 5,5% de tweets positifs. Martine Aubry recueille 11,5% de tweets critiques.

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 Enfin, en ce qui concerne les tweets positifs, si Arnaud Montebourg a le taux le plus élevé (17,5%), c’est Ségolène Royal, qui renoue avec son record personnel de 11% qui a le plus de tweets positifs (3 784) ex-aequo en pourcentage avec Eva Joly (11% et 1 485 tweets) devant Arnaud Montebourg (1 470 tweets). Hulot, avec 10% de tweets positifs (1 510 tweets) est pénalisé par les tweets de rejets (2,5%) et de critique (16,5%). Avec 3% et 2% de tweets positifs, Martine Aubry et François Hollande ne suscitent pas l’enthousiasme.

Frédérick Moulin

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 13:24

 

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D’ici le 9 octobre, date du premier tour des primaires, nous avons 12 semaines pour convaincre comme aime à le dire avec justesse Ségolène Royal. Cette dernière ligne droite est le temps de produire toute notre puissance de conviction.

Notre contribution est essentielle pour donner un grand élan à la force citoyenne.

Ségolène Royal, tout en soutenant naturellement le projet socialiste, marque sa différence sur de multiples choix bien à elle :

- Sa radicalité économique : L’Etat doit retrouver toute sa place dans la direction du pays. Pour les citoyens, cette  dynamique retrouvée s’appuiera sur l’équité et la justice sociale.

Pour les entreprises, les orientations économiques seront celles qui reposent sur la croissance verte et l’innovation. Ainsi les banques devront-elles  se recentrer sur leur véritable métier qui est de soutenir les entreprises  qui créent de la valeur ajoutée et de l’emploi.

- Sa volonté de remettre l’éducation des jeunes au cœur de tout 

Comment accepter la dégradation continuelle que subit l’éducation depuis tant d’années ?

Ce qui est le meilleur investissement d’avenir doit être restauré et ceci concerne tout autant l’enseignement général que l’enseignement professionnel. Là encore, l’enjeu est  de construire cette voie, seule génératrice d’espérance.

- Son autre façon de gouverner basée sur l’écoute des gens, une démocratie participative organisée et le refus du cumul des mandats. Ainsi l’implication des citoyens sera plus forte tout au long de la vie sociale, et non à l’occasion uniquement des échéances électorales. Le nombre de citoyens mandatés sera aussi bien plus important d’où une dynamique collective grandie.

En appliquant sur le plan national sa politique par la preuve dont la réussite a été largement démontrée dans sa région, Madame Royal indique clairement son positionnement :

Être la présidente des solutions.

En étroite proximité avec la population et en ayant une volonté inébranlable d’apporter des réponses concrètes et quotidiennes, il s’agit ici de répondre à la première revendication des français :

"Stop aux mots, aux promesses et aux beaux discours, nous voulons des actes et des résultats!"

À nous de faire passer ce message et de convaincre !

Patrick Ardoin

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 02:11

 

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« En 2007, j’ai obtenu 17 millions de voix et j’étais présente au second tour de l’élection présidentielle. », dit Ségolène Royal au cours des interviews qu’elle accorde. « Mais vous avez perdu ! », répondent les journalistes. Et nous enregistrons ça comme des faits.

Pourtant, il y a cette image au fond de toutes les mémoires de Ségolène Royal le soir du 6 mai 2007, sur le toit de Solferino, devant des milliers de Français, dont beaucoup de jeunes, qui applaudissaient et scandaient « Ségolène, mer-ci ! Ségolène, mer-ci ! », pour finalement délivrer un message tourné vers l’avenir : « Nous devons construire ensemble le renouveau qui nous conduira vers la victoire future ! ».

 

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Des milliers de Français, le 6 mai 2007, devant Ségolène Royal, sur le toit de Solferino, tournés vers l'avenir (BFM TV, 10/01/2011)

Un formidable élan populaire, celui d’une France métissée rassemblée autour de la candidate.

Hier, sur France Info, Ségolène Royal a rappelé certaines vérités :

« Le soutien de l’appareil, en effet, du Parti socialiste m’a manqué en 2007, et malgré cela, j’ai obtenu 17 millions de voix et j’étais présente au second tour de l’élection présidentielle, ce qui n’avait pas été le cas en 2002, avec le soutien du Parti socialiste.

Donc vous voyez, le soutien d’un appareil ne suffit pas, la preuve, si l’on compare 2002 et 2007 ; il est nécessaire, et là il ne manquera pas, puisque celui ou celle qui sera désigné, j’espère être celle-là, rassemblera l’ensemble des hommes et des femmes, pas seulement des élus, mais de tous les Français. »

En disant ça, Ségolène Royal est modeste : elle est tout simplement la seule personnalité de gauche de la Vème République à être parvenue à accéder au second tour de l’élection présidentielle, et à y être parvenue en recueillant le plus grand nombre de voix. 16 790 440 voix très exactement, soit 86 000 suffrages de plus que François Mitterrand, président de la République réélu en 1988 avec 16 704 279 voix et 54,02%, et plus d’un million de voix de plus que François Mitterrand en 1981 (15 708 262 voix et 51,76%).

 

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François Mitterrand au Panthéon le 21 mai 1981, premier jour du premier septennat du président socialiste

Bien sûr, 1981 ou 1988, c’est loin, la population française a augmenté, etc., mais justement, c’est parce que personne entre temps n’a réussi à franchir le premier tour avec cette dynamique citoyenne ! Et en particulier pas le candidat de 1995 - 7 098 191 voix et 2,4 millions de moins que Ségolène Royal en 1997, 14 180 144 suffrages au second tour et 2,6 millions de voix de moins que la candidate de 2007 - qui a aussi été celui de 2002 et à qui on n’a jamais reproché de « rejouer la même affiche » avec Jacques Chirac.

Plus près donc : 2002. Si l’on compare les scores au premier tour de Ségolène Royal en 2007 (9 500 112 voix) et non pas du seul Lionel Jospin, Premier ministre sortant (4 610 113 voix), mais de la somme du PS + PRG (Christiane Taubira) + MDC (Jean-Pierre Chevènement), soit 6 789 088 voix, on constate qu’à 5 ans d’intervalle, alors que le corps électoral a augmenté de 8%, le score de Ségolène Royal en 2007 est de 40% supérieur à celui des ‘PS et apparentés’ en 2002 !

Certains objecteront que la participation était plus faible au premier tour en 2002 (71,60%) qu’en 2007 (83,77%), mais à qui la faute et comment déterminer les effets de ce qu’aurait donné une participation plus forte ? Ce qui est sûr, c’est qu’entre François Mitterrand en 1981 (81,09%) et en 1988 (81,35%), et Ségolène Royal en 2007 (83,77%), la participation au premier tour est restée stable.

 

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En fait le seul à avoir fait mieux que Ségolène Royal en nombre de voix au premier tour, c’est le président François Mitterrand, qui allait être réélu en 1988, avec 10 381 332 suffrages (880 000 de plus que Ségolène Royal en 2007).

En bref, la dynamique des suffrages, seuls deux personnages ont su vraiment l’incarner à gauche à l’élection présidentielle au cours de la Vème République : François Mitterrand, et plus récemment, Ségolène Royal.

Le Parti socialiste orphelin le 21 avril 2002 tranche crument avec la foule des Français amassée au pied de Solférino le 6 mai 2007, résolument tournée vers l’avenir.

« Je suis au travail depuis 4 ans, avec une équipe de campagne qui est en place depuis 4 ans. », martelait Ségolène Royal hier sur France Info.

 

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Elle est maintenant prête. Prête à rassembler à nouveau tous les Français. Elle peut le faire. Elle l’a encore démontré en mars 2010 dans sa Région dès le premier tour. Autour de son équation personnelle.

Autour de l’équation Royal.

Elle a un record à battre : le sien. Et un adversaire à mettre à terre : le candidat de droite.

Frédérick Moulin

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 18:44

 

SR

 

Deux thèmes principaux pour cette interview de Ségolène Royal sur France Info, en duplex de France Bleu La Rochelle : l’Afghanistan et les primaires, les "équipes de campagne" et "soutiens" fièrement dévoilés par Martine Aubry et François Hollande, et dont la presse fait ses choux gras. Un petit rappel a été également fait sur la différence, difficile à comprendre pour certains journalistes, entre les appareils des partis et les militants / sympathisants / Français :

« Nous ne sommes pas dans un congrès du Parti socialiste à organiser des troupes ou des petites armées d’élus locaux, qui d’ailleurs ne sont pas propriétaires des voix des citoyens. »

Les autres thèmes traités ont été celui du défilé du 14 juillet, évoqué hier par Eva Joly, et des valeurs républicaines ; celui de la crise actuelle de l’Europe et de la Grèce, auxquels Ségolène Royal oppose les Etats-Unis d’Europe et la création d’ « un ministère de la Relance économique et des grands chantiers » franco-allemand ; et celui de la nécessaire réforme bancaire pour relancer l’économie.

Sur l’Afghanistan, Ségolène Royal, récemment attaquée par Yves Thréard du Figaro, a remis les pendules à l’heure sur France Info après l’avoir fait sur son blog :

« Il fallait y aller en 2001, puisque nous étions après l’attentat effroyable du 11 septembre 2001, mais je rappelle qu’en avril 2007, pendant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy s’était prononcé pour un retrait, après l’élection il change d’avis et renforce la présence française à la demande de George Bush, cela sans débat parlementaire. […] Les socialistes n’ont pas été entendus à ce moment-là, nous avons à nouveau demandé en septembre 2008 un calendrier de retrait, devant la situation d’enlisement et devant l’absence de protection de nos soldats, nous n’avons pas été entendus à ce moment-là. »

Ségolène Royal  
Afghanistan : je m’étais prononcée pour un retrait des troupes en septembre 2008 ... 

Il y a 1 heure via web


Sur les primaires, après avoir rappelé, inlassablement, que tout électeur pouvait y participer, et énuméré les vérités du titre quand on lui posait la question : « On voit Martine Aubry, là, qui a présenté son équipe de campagne, avec des élus de poids dans son équipe, François Hollande a fait la même chose, et vous ? », Ségolène Royal a rappelé que son équipe de campagne, à elle travaillait depuis 4 ans, que ses soutiens, c’étaient les Français, notamment ceux venus en masse depuis 4 ans à ses Universités Populaires :

« 17 Université Populaires qui ont rassemblé à chaque fois 500 à 600 personnes sur des thèmes structurants très importants pour l’avenir de la France et qui ont rassemblé une centaine d’experts de toutes natures, pas seulement des notables locaux ».

Par ailleurs, elle a remarqué à juste titre sur les soutiens fièrement mis en avant :

« Dans les soutiens que vous évoquez, je ne vois pas beaucoup, ni de femmes, alors que nous avons imposé la parité, je ne vois pas beaucoup de jeunes, je ne vois pas beaucoup de Français issus de l’immigration, je ne vois pas d’ouvrier, je ne vois pas d’employé, je  ne vois pas de chef d’entreprise. Moi c’est tous ceux-là que j’ai envie de rassembler, parce que la France est forte de sa diversité et de sa créativité. »

Frédérick Moulin

 

Ségolène Royal était l'invitée de franceinfo... par eric3362

 

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Célyne Bayt-Darcourt : la présidente de la Région Poitou-Charentes, candidate à la primaire socialiste, est l’invitée de France Info ce matin, bonjour Ségolène Royal.

Ségolène Royal : bonjour.

Célyne Bayt-Darcourt : 6 de nos soldats sont morts en Afghanistan ces 2 derniers jours, cela porte à 70 le nombre de tués [militaires français, NdlR] dans ce pays depuis 2001. François Fillon dit qu’ils ne sont pas morts pour rien, qu’ils sont morts pour la paix, qu’en pensez-vous ?

Ségolène Royal : je pense qu’il est difficile en effet pour lui de reconnaître l’erreur que consiste le maintien de nos troupes en Afghanistan. Je voudrais d’abord moi rendre hommage bien sûr, mais aussi témoigner de mes condoléances très attristées aux familles des soldats qui viennent d’être tués, en particulier de Benjamin Bourdet, qui avait 30 ans, qui vient de mourir, dont la famille est d’ici, hein, de l’île de Ré, et ce que j’observe, ce que les Français entendent, c’est qu’il a fallu attendre 70 soldats tués pour avoir l’envoi d’une mission pour renforcer leur sécurité.

Or voilà plusieurs années que les socialistes demandent non seulement un débat parlementaire, ce que nous avions fait dès le mois de mars 2008 quand Nicolas Sarkozy a décidé d’envoyer 700 soldats supplémentaires en Afghanistan en cédant à la demande de George Bush. Les socialistes n’ont pas été entendus à ce moment-là, nous avons à nouveau demandé en septembre 2008 un calendrier de retrait, devant la situation d’enlisement et devant l’absence de protection de nos soldats, nous n’avons pas été entendus à ce moment-là.

Il est évident que s’il y avait eu à l’époque un débat parlementaire puis une décision de calendrier et de retrait, aujourd’hui les troupes françaises ne seraient plus en Afghanistan.

Célyne Bayt-Darcourt : il ne fallait pas renforcer nos troupes en Afghanistan, ou il ne fallait pas y aller dès 2001, Ségolène Royal ?

Ségolène Royal : il fallait y aller en 2001, puisque nous étions après l’attentat effroyable du 11 septembre 2001, mais je rappelle qu’en avril 2007, pendant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy s’était prononcé pour un retrait, après l’élection il change d’avis et renforce la présence française à la demande de George Bush, cela sans débat parlementaire, alors que chacun voyait, et en privé les officiers militaires avec lesquels moi j’étais en contact soulignaient à la fois l’incapacité pour nos forces d’évoluer sur un terrain très difficile, les risques d’enlisement, et surtout l’absence de protection efficace dans un pays où il est pratiquement impossible de protéger nos soldats, compte tenu en plus des formes de guérilla et du terrorisme.

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 Donc il faut se rendre aujourd’hui à l‘évidence, cette politique a été très, très mal conduite, elle a été décidée sous la pression de l’administration Bush. Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy a lancé un calendrier de retrait, mais qui est très long, puisqu’il va s’étendre jusqu’en 2014, alors que nous aurions pu anticiper la décision de Barack Obama.

Et malheureusement force est de constater que si Barack Obama n’avait pas décidé un calendrier de retrait, nous y serions encore, dans une espèce d’obstination aveugle alors que l’on voit bien qu’au bout de 700 soldats [étrangers en 2010, NdlR] qui ont péri, qui ont donné leur vie, pour un objectif qu’on ne connaît pas, finalement, et qui n’a absolument rien changé sur le terrain, on voit bien que les politiques diplomatiques et les politiques de présence de nos armées doivent faire preuve de beaucoup plus de discernement et de réalisme.

Célyne Bayt-Darcourt : mais la présence des alliés en Afghanistan a peut-être contribué à intercepter Ben Laden, non ?

Ségolène Royal : vraiment, je crois qu’on ne le sait pas, et de toute façon, aujourd’hui, il y avait déjà une situation, il y a une situation nouvelle, qui permet d’accélérer le retrait, et je le répète, en mars 2008, il n’y avait aucune raison de renforcer la présence de nos soldats, et cela, dans une démocratie, sans débat parlementaire !

Donc il faut à la fois de la transparence, du réalisme et du sérieux quand il s’agit d’envoyer nos soldats au front et quand il s’agit de leur faire prendre un risque pour leur vie ?

Célyne Bayt-Darcourt : Ségolène Royal, faut-il supprimer le défilé du 14 juillet, comme le souhaite Eva Joly ?

Ségolène Royal : vous savez, je pense qu’il y a des sujets plus urgents que ceux-là, et toute forme de polémique sur les rites de la République ne sont pas souhaitables. Je maintiendrai, en tout cas, en ce qui me concerne, le 14 juillet, le défilé militaire. Il me semble normal, au moins une journée par an, que l’on puisse rendre hommage à nos forces armées, et je crois que ce serait une très mauvaise idée que de remettre en cause nos traditions, qui sont structurantes.

Les enfants doivent apprendre très tôt aussi quelles sont les institutions de la République. Le 14 juillet, c’est notre fête nationale, c’est la fête de la République, de nos 3 valeurs, la Liberté, l’Egalité, la Fraternité, et n’oublions jamais, et les anciennes générations sont là pour nous le rappeler, que si nous sommes un peuple libre, c’est parce que justement des hommes, et des femmes d’ailleurs, ont donné leur vie pour que nous soyons libres

Célyne Bayt-Darcourt : alors parlons de la primaire socialiste, Ségolène Royal. Est-ce que vous pensez que vous pouvez gagner sans avoir des poids lourds derrière vous ?

Ségolène Royal : mais de quoi parlez-vous ?

Célyne Bayt-Darcourt : alors on voit Martine Aubry, là, qui a présenté son équipe de campagne, avec, euh, des élus de poids, hein, euh, dans son, dans son équipe, François Hollande a fait la même chose, et vous ?

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 Ségolène Royal : vous savez, je crois qu’on ne prépare pas une campagne présidentielle, notamment une campagne des primaires, puisque ce sont les Français qui vont venir choisir le candidat de la gauche, on ne prépare pas cela 2 mois avant les échéances.

Je suis au travail depuis 4 ans, avec une équipe de campagne qui est en place depuis 4 ans, j’ai organisé à travers le pays toute une série d’Universités Populaires pour que les Français soient associés à l’émergence du projet que je présenterai aux Français, j’ai fait de nombreux déplacements à l’étranger, une trentaine, puisque grâce à la campagne présidentielle de 2007 et à cette expérience, je suis connue et respectée dans le monde entier avec une très forte visibilité, donc ça m’a permis aussi de comparer le modèle français à d’autres réalisations qui marchent et qui fonctionnent dans d’autres pays, donc j’en rendrai compte.

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J’ai organisé 17 Université Populaires qui ont rassemblé à chaque fois 500 à 600 personnes sur des thèmes structurants très importants pour l’avenir de la France et qui ont rassemblé une centaine d’experts de toutes natures, pas seulement des notables locaux, comme vous venez de le dire, je crois que nous ne sommes pas dans un congrès du Parti socialiste à organiser des troupes ou des petites armées d’élus locaux, qui d’ailleurs ne sont pas propriétaires des voix des citoyens, mais au contraire il f….

Célyne Bayt-Darcourt, lui coupant la parole : non mais le soutien, le soutien du Parti socialiste, c’est ce qui vous a manqué en 2007.

Ségolène Royal : le soutien de l’appareil, en effet, du Parti socialiste m’a manqué en 2007, et malgré cela, j’ai obtenu 17 millions de voix et j’étais présente au second tour de l’élection présidentielle, ce qui n’avait pas été le cas en 2002, avec le soutien du Parti socialiste en 2002.

Donc vous voyez, le soutien d’un appareil ne suffit pas, la preuve, si l’on compare 2002 et 2007 ; il est nécessaire, et là il ne manquera pas, puisque celui ou celle qui sera désigné, j’espère être celle-là, rassemblera l’ensemble des hommes et des femmes, pas seulement des élus, mais de tous les Français.

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 Moi j’appelle les Français à venir voter massivement le 9 octobre prochain. Je rappelle, parce que beaucoup de gens me posent la question, qu’il n’y a pas besoin d’être adhérent du Parti socialiste pour venir voter, tous ceux qui sont inscrits sur les listes électorales viennent, avec leur carte d’identité (en chœur avec Célyne Bayt-Darcourtqui dit : « et ») avec un euro, et vont choisir cette candidate, que j’espère être, pour redresser la France et pour rassembler les Français dans leur diversité.

Car dans les soutiens que vous évoquez, je ne vois pas beaucoup, ni de femmes, alors que nous avons imposé la parité, je ne vois pas beaucoup de jeunes, je ne vois pas beaucoup de Français issus de l’immigration, je ne vois pas d’ouvrier, je ne vois pas d’employé, je  ne vois pas de chef d’entreprise. Moi c’est tous ceux-là que j’ai envie de rassembler, parce que la France est forte de sa diversité et de sa créativité.

Célyne Bayt-Darcourt : une dernière question sur la crise de la dette, Ségolène Royal, la Grèce attend d’urgence un deuxième plan d’aide, et on voit les Européens incapable de se mettre d’accord, même sur la tenue d’une réunion. Que vous inspire ce spectacle, cette mésentente ?

Ségolène Royal : la situation est extrêmement grave et les dissensions européennes sont très, très préoccupantes. J’ai proposé que l’on puisse structurer ce que j’appelle les Etats-Unis d’Europe, c’est-à-dire des Etats qui sont capables de converger vers des actions de relance économique, puisqu’on voit bien que le remède de cheval qui est imposé à la Grèce ne marche pas.

Autrement dit, les réductions draconiennes de dépenses, notamment celles qui relèvent du service public ou du pouvoir d’achat ne font que creuser la crise et que creuser la dette, et la solution pour sortir de l’ornière, c’est la relance de la politique économique, c‘est du pouvoir donné aux petites et moyennes entreprises innovantes, c’est la mutation dans la croissance verte, il y a donc des solutions pour peu que l’on rassemble les forces créatives, et non pas l’inverse.

Comment faire pour mettre en avant les forces créatives, il faut faire en sorte que les…

Célyne Bayt-Darcourt, lui coupant la parole : en quelques mots, s’il vous plait Ségolène Royal.

Ségolène Royal : eh bien il faut faire la réforme bancaire, mille fois promise, et jamais réalisée, c’est-à-dire faire en sorte qu’au sein du système bancaire on puisse déconnecter les actions spéculatives des actions de prêt à l’économie réelle, il faut mettre la finance au service de l’économie, au service des entreprises, et les entreprises au service du bien-être et de la distribution de pouvoir d’achat. C’est comme cela que l’on sort de la crise, et moi je souhaite qu’il y ait une initiative franco-allemande pour mettre en commun, pour créer en commun un ministère de la Relance économique et des grands chantiers.

Célyne Bayt-Darcourt : merci d’avoir été avec nous en direct, ce matin, Ségolène Royal, en duplex de France Bleu à La Rochelle.

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 19:51

 

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Ségolène Royal donnait sa 3ème Tweet Interview aujourd’hui 14 juillet, sur le thème des valeurs de la République. Cette Tweet Interview ‘thématique’ a rencontré un réel succès, avec 1 648 messages au cours des 24 dernières heures, une heure et dix minutes après la fin de l’interview, un exploit pour un jour férié, avec des festivités, un soleil assez largement répandu, et la sortie du dernier opus de Harry Potter la veille.

Ces 1 648 messages ont permis au tag #QASR de se classer 5ème tag le plus populaire aujourd'hui, derrière #14juillet#tdf pour le Tour de France, #interim car Addeco Medical a lancé plusieurs salves d’offres d’emploi, et #jeudiconfession, le tag de toutes les choses qu’on confesse le jeudi lancé par @crapules.

#QASR a quand même devancé #HP7 (Harry Potter 7, 8ème), #libye (9ème avec 824 messages), et #Sarkozy, alors qu’il présidait le défilé (824 messages).

@RoyalSegolene s’est classée dans le même temps au 10ème rang des tweeps les plus populaires de la journée sur un total de 20 avec 824 messages@Matyeult qui avait vu sa question sélectionnée par Ségolène Royal aujourd’hui, s’est classé 12ème avec 824 messages également. Aucune autre personnalité politique n’était présente au Top 20.

19 questions ont été sélectionnées, posées par 19 twittos dont, je l’avoue, moi-même… Cette fois-ci, contrairement aux deux fois précédentes, les militants ségolénistes étaient majoritaires parmi ces twittos, à 68%. Mais 32% n’étaient pas des militants ségolénistes, soit près du tiers.

Frédérick Moulin

 

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Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

JoBo13 (jo_bo13) : comment remettre au goût du jour les valeurs humanistes qui ont fait de la France qu'elle est aujourd’hui ? Le PS ne s'en est-il pas détourné ?

Ségolène Royal : les valeurs sont contenues dans la Fraternité. C'est le troisième pilier de la République, celui qui réunit la Liberté et l'Egalité.

Remo Pittiglio : élue Présidente, seriez-vous prête à réduire ou à supprimer cette parade anachronique et coûteuse du 14 juillet ?

Ségolène Royal : non car la fête nationale a besoin de symboles. Présidente, je serai aussi le Chef des armées selon la Constitution.

Nabil SANTO : comment envisagez vous de faire aimer notre drapeau aux enfants de toute origine dès leurs jeunes âges ?

Ségolène Royal : par l'école. Il s'agit de respecter notre drapeau et surtout ce qu'il symbolise, les valeurs républicaines.

banshees (banshees999) : avez-vous constitué votre équipe de campagne et avez vous intégré dans cette équipe les jeunes (ou moins jeunes) issus des quartiers ?

Ségolène Royal : oui, mon équipe de campagne est au travail depuis 4 ans. Elle intègre les jeunes des quartiers dans un réseau solidaire et actif.

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 Léo V (vit_leo) : supprimerez vs le défilé militaire et la garden-party ? (Inutiles et coûteux)

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 Ségolène Royal : je maintiendrai le défilé militaire mais je supprimerai la garden-party, car c'est toute l'année qu'il faut rester au contact.

Sébastien Le Gall (seb_legall) : identité nationale ou identité européenne ? À l'heure de la mondialisation, doit-on se contenter de débattre de notre identité nationale ?

Ségolène Royal : [c’est] si l'on est au clair sur les valeurs de notre identité française que l'on pourra se sentir européen et internationaliste.

Yvette Ferrand : y-a-t-il un âge pour commencer la sensibilisation à ces valeurs, à la maison ou à l'école ?

Ségolène Royal : dès l'école maternelle il faut apprendre les droits et les devoirs, les règles du vivre ensemble.

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 Didier PICARD (PicardDidier) : @RoyalSegolene faut-il une limite d'âge pour les fonctions électives afin que la jeunesse puisse mieux se saisir de son devenir ?

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Ségolène Royal : je préfère l'idée d'une limitation du nombre de mandats dans le temps par exemple pas plus de 3 mandats consécutifs.

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Matyeult : que pensez-vous du vote obligatoire ?

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Ségolène Royal : j'y suis favorable à condition de comptabiliser le vote blanc. Mais la vraie question c'est : comment lutter contre l'abstention ?

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Pierre-Antoine PORTE (pa_p) : quelle offre politique proposes-tu pour remettre en place le citoyen au centre des décisions politiques ?

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Ségolène Royal : développer la démocratie participative comme dans d'autres pays : référendum d'inititives populaires, comités de citoyens, budget participatif.

Martine G (bertine33) : comment imposer la réalité de la parité ? reforme constitutionnelle ?

Ségolène Royal : par le non cumul des mandats, maintes fois promis et jamais réalisé. La France est le seul pays dans ce cas.

Frédérick Moulin (FrederickMEAGSR) : L'éducation civique à l'école est un vieux serpent de mer. Comment voyez-vous sa rénovation pour transmettre les valeurs républicaines ?

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 Ségolène Royal : je veux que cela devienne une matière au brevet des collèges et au bac.

Eleuthère E.R. (eleuthereER) : @RoyalSegolene que symbolise le drapeau français à vos yeux ?

Ségolène Royal : je vous invite à écouter ce que j'ai dit récemment à ce sujet en cliquant ici 

Alexis Dousselain (A_Dousselain) : que pensez-vous d'en finir avec les devoirs à la maison pour garantir de nouveau de l'égalité dans l'école de la République ?

Ségolène Royal : je propose un soutien scolaire gratuit pour les familles et que donneraient les étudiants boursiers ou non.

LAURENT ROUSSEL (REDFACElolo) : quelles nouvelles formes consultatives ? Y aura t il des incitations aux participatifs ?

Ségolène Royal : je propose qu'une part des dépenses publiques soit participative, comme je le fais pour le budget des lycées de ma région.

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Mathieu Guinebault (DailyDdx) : suite à votre passage au salon Made In France, quel programme pour sauver le savoir-faire français dans la création / mode / textile ?

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Ségolène Royal : aider les PME et leur donner les moyens financiers d'innover. Je créerai des banques publiques régionales. Les SCOP seront soutenues.

Luc Bonzon : la frat' en danger avec les agences de notation ! Création d'une agence européenne de notation pour dette souveraine ?

Ségolène Royal : il y a urgence à réformer le système des notations. Les mêmes agences qui n'ont pas vu venir la crise, l'aggravent aujourd'hui.

nadia_nad : @RoyalSegolene pensez-vous que la République peut encore être un cocon protecteur face à l'individualisme compétitif mondialisé ?

Ségolène Royal : oui en disant à chacun qu'il ou elle a un rôle à jouer pour participer au destin collectif. Équitable, la République sera forte.

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Toyan (Toyan66) : @RoyalSegolenequelles mesures contre l'illettrisme et la déscolarisation ?

Ségolène Royal : la déscolarisation est un grave problème qui affaiblit la République. Je développerai les écoles de la seconde chance.

Ségolène Royal : au revoir à tous. Je voudrais dire aux familles endeuillées de nos soldats, mes condoléances les plus attristées.

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Pendant la 3ème Tweet Interview, à 12h44, l'annonce d'u nouveau soldat tombé en Afghanistan a porté à 6 le nombre de militaires français tués dans ce pays en 24 heures

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 14:40

 

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Hier soir, Ségolène Royal avait été invitée par les deux animateurs à poser une question au Premier secrétaire du PS par intérim, Harlem Désir, sur les nécessaires « débats démocratiques » sur le plateau d’Elysée 2012 sur i>TELE, alors qu’Harlem Désir nous décrivait le monde lisse et idyllique de candidats socialistes déjà soudés derrière le projet du parti, dans de grandes envolées lyriques sur « un débat exemplaire, un débat qui montrera ce qu’il y a de plus beau et de plus noble dans la vie politique, c’est-à-dire, le débat des idées », « ces primaires seront un antidote à cette volonté [de la droite, NdlR] d’étouffer le débat démocratique ! ».

Pris à contrepied par Ségolène Royal, qui a martelé : « On ne conçoit pas de démocratie sans débats, je crois que c’est une façon de respecter les Français », et aussi par Michel Dumoret, l’un des deux animateurs, fervent supporter de débats télévisés lors des primaires PS retransmis sur i>TELE comme répété plusieurs fois à Ségolène Royal et Najat Vallaud-Belkacem, Harlem Désir s’est soudain recroquevillé. Finies les grandes envolées lyriques, et de regarder le plafond pour réfléchir à ce qu’il allait dire.

Pourtant, la question est simple : y aura-t-il débat, donc avec échange entre les candidats, télévisé, ou non ?

 « Je suis sûre que tu auras la liberté d’esprit d’imposer à tous les candidats cette magnifique idée du débat démocratique. Je compte sur toi ! », a déclaré, souriante, Ségolène Royal. Michel Dumoret, lui, a fait une remarque de bon sens :  « Si c’est chacun de son côté, c’est pas un débat. ».

Pour Harlem Désir, l’habit de Premier secrétaire s’est soudain fait pesant, et il s’est défaussé :

« Je crois que les candidats sont en train d’examiner les formes sous lesquelles ils pourront débattre de façon positive », « Quelles en seront les formes ? Eh bien, celles qu’ils choisiront. Et en tout cas je les aiderai à faire en sorte que ce soient les formes (levant les yeux en l’air pour réfléchir) qui permettent aux citoyens d’être éclairés, et de faire leur choix en toute connaissance de cause. » « Dans les semaines qui suivront [La Rochelle], eh bien il y aura des occasions de débats, je l’espère avec vous les médias, mais aussi dans les régions avec les militants. »

Des débats de primaires citoyennes et démocratiques avec les militants ?? Mais c’est devant le peuple français qui va voter qu’il faut débattre, devant TOUS ceux qui vont glisser leur bulletin dans l'urne, pas devant les seuls militants !

Plus grave : le Premier secrétaire s’est arrogé le droit de définir d’ores et déjà le cadre des débats – sans certitude, « je crois », dit-il :

« C’est-à-dire qu’elles donnent la possibilité à chacun des candidats d’expliquer sa vision, d’abord, de l’avenir du pays, la façon dont il entend mettre en œuvre le projet qui nous rassemble tous, et puis aussi la façon dont il veut incarner le changement. Et donc ils auront, je crois, l’occasion de s’exprimer sur la politique internationale et le rôle de la France dans le monde, sur la politique sociale, sur la façon de redresser les finances publiques, sur la priorité à l’école, à la recherche, à l’innovation, et tout cela, ça donnera lieu à un débat. »

En bref, chacun explique sa vision à tour de rôle, avec pour objectif de « mettre en œuvre le projet qui nous rassemble tous », sans qu’il parle des priorités ou des hiérarchisations qu’il faudra faire, et en plus sur un nombre de thèmes définis – pas de « par exemple », ou de « notamment »parmi lesquels on ne voit pas du tout la social-écologie, la valeur travail, les sécurités et la sécurité, les PME et l’ordre juste économique.

Enfin, Harlem Désir n’a pu s’empêcher de dire des candidats : « ensemble, et avec tous ceux qui les soutiennent », et pas « ensemble, et avec leur équipe » par exemple. Logique d’appareil, quand tu nous tiens !

Michel Dumoret l’a bien noté : « Pourquoi vous nous dites : « Les primaires, ça va être un moment formidable de démocratie. », et lorsque Ségolène Royal vous propose à vous, en tout cas à Martine Aubry, à François Hollande, de débattre devant les caméras de télévision, ça fait pschitt ? »

Deux heures plus tard, Ségolène Royal publiait une newsletter, « Je resterai fidèle au bel esprit des primaires et j'en appelle a la liberté de vote », qu’elle terminait par ces mots :

« Les primaires, ce n’est pas le retour à une logique clanique. Plutôt que les soutiens des uns ou des autres, ce sont les débats entre les candidats qui devront être médiatisés. Les primaires doivent se faire sur le terrain des idées. Sur le terrain des propositions. Dans le respect de chacun. Mon équipe de campagne c'est celle mise en place depuis quatre ans qui au fil des années s'est enrichie de tous ceux qui sont venus réfléchir et travailler pour trouver des solutions. C'est la force citoyenne. »

J’espère, nous espérons tous, j’en suis sûr, qu’Harlem Désir, finalement, ne corsettera pas les vrais débats entre candidats qui doivent avoir lieu, ne se contentera pas « d’espérer » des débats avec les médias, et que les débats n’auront pas lieu à huis clos devant les seuls militants.

Des débats en Région devant les militants, mais aussi les Français, pourquoi pas, mais des débats entre candidats, en présence des médias et des chaînes de télévision, sans limitation dans les thèmes de campagne traités, des débats d’idées, des débats sur les propositions, de débats dans le respect de chacun, car les candidates et candidats sont des concurrents, pas des adversaires !

Faisons le pari qu’Harlem Désir endossera réellement son rôle de Premier secrétaire impartial et organisera des débats télévisés, médiatisés, entre les candidats des primaires socialistes, pas parce que tel ou tel candidat le souhaite, mais pour les Français et pour le changement !

« J’espère que nous allons pouvoir organiser des débats dans le cadre de ces primaires, parce qu’on ne conçoit pas de démocratie sans débats, je crois que c’est une façon de respecter les Français, de respecter aussi la liberté de parole des différents candidats et de faire en sorte que, par la qualité de ces débats, des millions de Français aient envie de venir voter aux primaires socialistes. », a rappelé Ségolène Royal.

Sans débats démocratiques aux primaires, pas d’élan pour le changement en 2012 à la présidentielle. Et pas de victoire pour les socialistes et la gauche.

Frédérick Moulin

 

S. Royal compte sur H.Désir pour imposer à tous les candidats des débats démocratiques Vidéoelisa6666

 

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal :F.M.

Harlem Désir : […] ensemble, et avec tous ceux qui les soutiennent, [les candidats] forment déjà la future superbe équipe gagnante de la gauche pour 2012.

Michel Dumoret : oh là, là, là là, vous êtes en train de nous dire que les primaires, c’est la vie en rose ?

Harlem Désir : je suis en train de vous dire que, oui, je crois que ce sera un débat exemplaire, un débat qui montrera ce qu’il y a de plus beau et de plus noble dans la vie politique, c’est-à-dire, le débat des idées. Et je voudrais dire qu’il est particulièrement révélateur que la droite, que Monsieur Copé, que l’UMP essaye d’empêcher ces primaires, essaye de dissuader les Français d’y venir  [longue digression sur la droite].

Léa Salamé, pendant qu’Harlem Désir parle : mais on parle du PS. On parle du PS ! On parle du PS. On parle du PS.

Harlem Désir : … je crois que ces primaires seront un antidote à cette volonté [de la droite, NdlR] d’étouffer le débat démocratique !

Michel Dumoret : alors vous dites : « Les primaires, ça va bien se passer. ». Pas si sûr [«ensemble, [les candidats] forment déjà la future superbe équipe gagnante de la gauche pour 2012 », NdlR], surtout quand on entend Ségolène Royal, que vous allez donc écouter tout de suite.

 

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Ségolène Royal, souriante : alors bonsoir Harlem. J’espère que nous allons pouvoir organiser des débats dans le cadre de ces primaires, parce qu’on ne conçoit pas de démocratie sans débats, je crois que c’est une façon de respecter les Français, de respecter aussi la liberté de parole des différents candidats et de faire en sorte que, par la qualité de ces débats, des millions de Français aient envie de venir voter aux primaires socialistes. En tout cas, je saisis cette occasion, et je suis sûre que tu auras la liberté d’esprit d’imposer à tous les candidats cette magnifique idée du débat démocratique. Je compte sur toi !

 

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Michel Dumoret : "Sachez aussi, et pour être aussi extrêmement sérieux, et pour vous donner cette information, que i>TELE, bien entendu, est aussi candidat pour retransmettre ces débats"

Michel Dumoret : voilà. Elle compte sur vous, sachez aussi, et pour être aussi extrêmement sérieux, et pour vous donner cette information, que i>TELE, bien entendu, est aussi candidat pour retransmettre ces débats. Dites-nous, c’est vrai, pourquoi vous nous dites : « Les primaires, ça va être un moment formidable de démocratie. », et lorsque Ségolène Royal, par exemple, vous propose à vous, en tout cas à Martine Aubry, à François Hollande, de débattre devant les caméras de télévision, ça fait pschitt ?

 

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Michel Dumoret : "Pourquoi vous nous dites : « Les primaires, ça va être un moment formidable de démocratie. », et lorsque Ségolène Royal vous propose à vous, en tout cas à Martine Aubry, à François Hollande, de débattre devant les caméras de télévision, ça fait pschitt ?"

Harlem Désir : non, je crois que les candidats sont en train d’examiner les formes sous lesquelles ils pourront débattre de façon positive, c’est-à-dire de façon constructive, et Ségolène Royal a raison : il y a une envie que ces primaires soient vivantes, que ces primaires soient stimulantes, c’est-à-dire qu’elles donnent la possibilité à chacun des candidats d’expliquer sa vision, d’abord, de l’avenir du pays, la façon dont il entend mettre en œuvre le projet qui nous rassemble tous, et puis aussi la façon dont il veut incarner le changement.

Et donc ils auront, je crois, l’occasion de s’exprimer sur la politique internationale et le rôle de la France dans le monde, sur la politique sociale, sur la façon de redresser les finances publiques, sur la priorité à l’école, à la recherche, à l’innovation, et tout cela, ça donnera lieu à un débat. Quelles en seront les formes ?

Michel Dumoret, lui coupant la parole : quelles formes ? Quelles en seront les formes ? Si c’est chacun de son côté, c’est pas un débat.

 

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Harlem Désir : "Ça donnera lieu à un débat. Quelles en seront les formes ? Eh bien, celles qu’ils choisiront. Et en tout cas je les aiderai à faire en sorte que ce soient les formes (levant les yeux en l’air pour réfléchir) qui permettent aux citoyens d’être éclairés, et de faire leur choix en toute connaissance de cause"

Harlem Désir : oui, si…. Eh bien, celles qu’ils choisiront. Et en tout cas je les aiderai à faire en sorte que ce soient les formes (levant les yeux en l’air pour réfléchir) qui permettent aux citoyens d’être éclairés, et de faire leur choix en toute connaissance de cause.

Michel Dumoret : ça va pas se passer à La Rochelle ? Excusez-moi Léa, ça va pas se passer à La Rochelle entre socialistes ?

Harlem Désir : alors à La Rochelle … à La Rochelle, d’abord c’est notre grand moment de rassemblement pour la rentrée, c’est un moment où les candidats seront présents, où ils seront ensemble, où ensemble ils s’exprimeront dans différents débats pour porter justement la vision des socialistes, la vision d’un changement pour 2012, et puis dans les semaines qui suivront, eh bien il y aura des occasions de débats, je l’espère avec vous les médias, mais aussi dans les régions avec les militants, donc…

 

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Harlem Désir : "Et puis dans les semaines qui suivront [La Rochelle], eh bien il y aura des occasions de débats, je l’espère avec vous les médias, mais aussi dans les régions avec les militants"

Léa Salamé, lui coupant la parole : avec vous i>TELE ? Avec vous les médias, i>TELE ?

Michel Dumoret : comptez sur i>TELE, en tout cas.

Harlem Désir : avec vous et l’ensemble des médias qui d’ores et déjà ont manifesté, et je vous en remercie, un grand intérêt pour cette confrontation d’idées.

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 22:39

 

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Ségolène Royal et Leila Agic lors de la première Tweet Interview, le 28 septembre 2011 (photo prise par Cyril Cibert)

 

Ségolène Royal  
À l'occasion du 14 juillet, je répondrai à vos questions sur les valeurs de la République, demain de 12h15 à 13h. Utiliser l'hashtag: 

Il y a 1 heure via web


Ségolène Royal organise demain 14 juillet, de 12h15 à 13h une Tweet Interview sur les valeurs de la République. Vous pouvez les poser directement sur Twitter si vous avez un compte Twitter, ou bien laisser vos questions ici en commentaire que je transmettrai.

Les questions doivent comporter au maximum 140 caractères, y compris le hashtag  et votre prénom.

Frédérick Moulin

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