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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 12:53

biondo_la_route_france-1-.jpgLes Primaires organisées par le Parti socialiste pour désigner le candidat de la gauche démocratiquement semblaient devoir tourner à la bataille des Premiers ministres entre les deux anciens secrétaires du PS donnés en tête dans les médias : Martine Aubry et François Hollande.

Depuis l’éviction de Dominique Strauss-Kahn, on pouvait même s’interroger sur la volonté de Martine Aubry de reprendre le flambeau. Alors qu’elle perdait une partie des soutiens, qui auraient dû lui revenir dans le cadre du pacte de Marrakech, les commentateurs s’interrogeaient sur l’envie réelle de l’ancienne Première secrétaire de mener campagne, une campagne déjà largement interrompue par un départ en vacances prolongées.

 

Mais la crise financière de l’été relance le débat politique.

 

A droite, Nicolas Sarkozy tente de profiter de la crise pour se donner une stature présidentielle qu’il n’a jusqu’ici pas réussi à vraiment incarner. Il veut apparaître comme l’homme de la situation…

Mais la recette a perdu beaucoup de goût depuis 2007. Il faut dire qu’on connaît déjà largement les ingrédients employés : une cuillère de cadeaux fiscaux pour les plus riches, un bon kilo de remise en cause des acquis sociaux et une bonne dose de réduction du rôle de l’Etat avec fermeture d‘hôpitaux et de classes dans les écoles. Tout cela rehaussé de formules chocs pour faire passer le message libéral, merci on a donné ! D’autant que malgré tout cela le déficit n’a pas cessé de se creuser.

Mais la politique de Sarkozy plaît aux agences de notation. La jeunesse est dans la galère et ne trouve pas de travail, les salaires sont chaque jour un peu plus rognés par la hausse des prix, le surendettement des ménages se propage comme un nouveau fléau, la délinquance augmente, mais avec Nicolas Sarkozy la France mériterait, selon les agences de notation, un quatrième A. Il faudrait créer la classe palace réservée aux meilleures politiques pour la finance internationale ! 

 

A gauche … mais existe-il encore une volonté d’alternative à gauche ?

On avait fini par se faire à l’idée que le Parti socialiste n’avait plus pour ambition que d’apparaître comme un Parti de « bonne gestion», le Parti Surintendant ! D’ailleurs depuis leur entrée en campagne, François Hollande et Martine Aubry rivalisent sur l’image du « bon gestionnaire » à souliers vernis, un vrai « concours de beauté » pour premier ministrable !

Seulement la candidate à la présidentielle, Ségolène Royal, qui n’a pas souhaité prendre des congés,  change la donne et offre une autre alternative. 

La candidate socialiste lance ses propositions pour un ordre international juste et refuse la résignation dans un système qu’on voudrait nous faire croire irremplaçable ! Elle relève la tête, elle refuse l‘abandon, la politique du laisser-faire et ose proposer d’autres solutions : une taxation financière, un contrôle des banques, une réaffirmation du rôle de l'Etat, une politique de relance.

La gauche est de retour avec Ségolène Royal, une gauche qui n’a pas peur de faire appel aux gaullistes du 18 juin 1940 dans cette guerre mondiale contre les Etats démocratiques. La candidate socialiste pourrait d’ailleurs très bien reprendre :

« Certes, nous avons été, nous sommes submergés… Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! … Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas ».

 

Ségolène Royal ouvre une nouvelle voie dans cette guerre financière, aucune force réellement à gauche ne doit manquer dans cette bataille. Laissons à leur combat à fleuret moucheté la gauche de salon car nous avons un autre combat à mener !

 

Philippe Allard

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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 12:29

 

SR11 donc il est très importt que ds les nouvelles règles

(@Frédérick Moulin)

EXCLUSIF - « Est-ce que oui ou non la volonté politique va l’emporter sur l’inertie ? Est-ce que oui ou non nous allons avoir collectivement le courage de comprendre qu’il ne s’agit pas seulement d’une crise financière, mais bien plus profondément, de la crise d’un système économique, de la crise d’un système qui nous conduit à des crises plus graves encore s’il n’est pas profondément réformé ? », a souligné Ségolène Royal lors des questions des journalistes lors de la conférence de presse qu’elle a tenue à Solferino mercredi midi (TEXTE et VIDEO de l'allocution de Ségolène Royal en première partie ici).

Et de poursuivre :

« Si on ne fait pas cela, alors nous aurons des crises plus graves, et nous aurons des crises politiques extrêmement graves, parce que la population n’accepte plus d’être sacrifiée dans son emploi, dans son pouvoir d’achat, dans ses services publics, alors même que les institutions financières continuent à s’enrichir et continuent à alimenter les mouvements de capitaux et la spéculation internationale. »

Interrogée sur la politique de réduction des déficits, Ségolène Royal a remarqué : « On peut bien gérer la dépense publique, mais rien ne sera possible s’il n’y a  pas une relance de l’activité économique. Moi je demande que l’on marche sur nos deux jambes. »

Puis, suite à une question sur « les relations entre l’Etat et les collectivités locales », la candidate a fait part de Son inquiétude sur un phénomène nouveau : « Non contentes de spéculer sur la dette des Etats, voilà que maintenant les banques ont annoncé, là, il y a quelques jours, qu’elles allaient se positionner sur la dette des collectivités territoriales […]. Et c’est extrêmement grave en effet. »

Et pour conclure, Ségolène Royal est longuement revenue sur la politique du ‘donnant-donnant’, du ‘gagnant-gagnant’ qu’elle veut mettre en place :

« On est dans un système où l’on apporte des aides, et il n’y a pas de contrepartie. Il faut maintenant du donnant-donnant. C’est vrai, je l’ai dit tout à l’heure, dans le système bancaire, où les Etats ont renfloué le système bancaire sans contrepartie. C’est vrai sur les territoires, où souvent l’Etat et les collectivités territoriales aident des filières économiques sans réelle contrepartie, et sans mettre les banques devant leurs responsabilités.

Donc il est très important que dans les nouvelles règles de cet ordre international juste, et de cet ordre économique et social juste au niveau national et au niveau territorial, il y ait des droits et des devoirs, et des compensations chaque fois qu’il y a une aide qui est donnée. ».

Frédérick Moulin

 

 

Conférence de Presse sur la Crise : Réponses... par segolene-royal

  

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Un journaliste : est-ce qu’il faut aller plus vite dans la réduction des déficits ?

Ségolène Royal : d’abord, je voudrais rappeler que la situation budgétaire catastrophique des Etats est due aussi à leur implication pour sauver le système financier. Les banques centrales ont réinjecté des liquidités pour que le système bancaire ne s’écroule pas, vous le savez.

Par exemple, depuis 2008, l’endettement des Etats-Unis a augmenté de 2000 milliards de dollars, celui de l’Italie de 300 milliards d’euros, celui de la France également, selon la version de la Cour des comptes, 300 milliards, rien que par les effets de la crise et les moyens mis en œuvre pour éviter l’effondrement du système financier.

Et donc ce système financier, qui aujourd’hui nous donne l’ordre de réduire le déficit budgétaire, eh bien je crois qu’il faut qu’il commence lui aussi par appliquer, et c’est la responsabilité politique de faire en sorte que les règles que je viens d’évoquer, notamment les règles prudentielles, soient appliquées aux banques, et qu’une certaine partie de leurs dépôts soit consacrée au financement de l’économie.

 

SR1 moi je demande que l on marche sur nos 2 jbes

"On peut bien gérer la dépense publique, mais rien ne sera possible s’il n’y a  pas une relance de l’activité économique. Moi je demande que l’on marche sur nos deux jambes. Bien évidemment qu’il faut réduire la dette et le déficit, mais la meilleure façon de réduire le déficit et la dette, c’est de relancer l’activité économique(@Frédérick Moulin)

On peut bien gérer la dépense publique, mais rien ne sera possible s’il n’y a  pas une relance de l’activité économique. Moi je demande que l’on marche sur nos deux jambes. Bien évidemment qu’il faut réduire la dette et le déficit, mais la meilleure façon de réduire le déficit et la dette, c’est de relancer l’activité économique.

Et comment on relance l’activité économique ? En faisant en sorte que les entreprises, et notamment les petites et moyennes entreprises, qui n’ont pas accès au crédit bancaire, et pour lesquelles c’est très difficile aujourd’hui, puissent enfin avoir accès au crédit bancaire.

Ça, c’est le bon ordre économique. L’ordre économique juste, c’est celui-ci, c’est obliger les banques à faire leur travail. Donc on y revient, parce que c’est vrai au niveau national, c’est vrai au niveau européen,  c’est vrai aussi au niveau mondial.

Une journaliste : Nicolas Sarkozy a convoqué une réunion, il a écourté ses vacances, ça vous inspire quoi ?

Ségolène Royal : écoutez, mieux vaut tard que jamais, mieux vaut tard que jamais. J’observe que tous les autres chefs d’Etat et de gouvernement sont rentrés, au plus fort de la crise. Aujourd’hui il y a une accalmie. Le Président de la République rentre. Il ne fait que son devoir. Il doit en effet être là.

 

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"Ce que j’attends surtout, ce n’est pas de savoir si Nicolas Sarkozy rentre de vacances ou s’il ne rentre pas. Ce qui est important, c’est que les décisions politiques soient enfin prises, que l’on n’ait pas une nouvelle fois des déclarations d’intentions sans application(@Frédérick Moulin)

Ce que j’attends surtout, ce n’est pas de savoir s’il rentre de vacances ou s’il ne rentre pas. Ce qui est important, c’est que les décisions politiques soient enfin prises, que l’on n’ait pas une nouvelle fois des déclarations d’intentions sans application.

On nous avait dit que les règles arrêtées après la crise de 2008 seraient appliquées. Donc il faut aujourd’hui que la France soit à l’offensive sur la scène européenne pour mettre en place des règles justes. Je ne vais pas les reprendre, puisque je viens de les donner.

 

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"Moi j’attends la publication des banques et des organismes financiers, je veux savoir si en France il y a eu des banques et des organismes financiers qui ont spéculé sur la dette des Etats. C’est très important parce que si on connaît ceux qui ont alimenté cette spéculation, donc cette crise, ils ne recommenceront pas, ce sera très dissuasif. C’est beaucoup plus efficace que n’importe quelle loi, que n’importe quelle règle. Rendre publics ceux qui se sont comportés de cette façon-là, et qui se sont donc enrichis dans la crise, pour que ça ne recommence pas(@Frédérick Moulin)

Et par exemple moi j’attends la publication des banques et des organismes financiers, je veux savoir si en France il y a eu des banques et des organismes financiers qui ont spéculé sur la dette des Etats. C’est très important parce que si on connaît ceux qui ont alimenté cette spéculation, donc cette crise, ils ne recommenceront pas, ce sera très dissuasif. C’est beaucoup plus efficace que n’importe quelle loi, que n’importe quelle règle. Rendre publics ceux qui se sont comportés de cette façon-là, et qui se sont donc enrichis dans la crise, pour que ça ne recommence pas.

Et bien évidemment, j’attends aussi le passage du discours aux actes sur toutes les règles qui ont été promises sur la moralisation du capitalisme financier.

Et franchement, au-delà des clivages droite-gauche, c’est une conception de la politique qui est ici mise en jeu.

Est-ce que oui ou non la volonté politique va l’emporter sur l’inertie ?

Est-ce que oui ou non, la volonté politique va faire en sorte que l’on passe des discours aux actes ?

Est-ce que oui ou non les règles qui ont été édictées, notamment les 7 propositions que je viens de rappeler, vont enfin entrer en application ?

 

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"Au-delà des clivages droite-gauche, c’est une conception de la politique qui est ici mise en jeu. [...] Est-ce que oui ou non nous allons avoir collectivement le courage de comprendre qu’il ne s’agit pas seulement d’une crise financière, mais bien plus profondément, de la crise d’un système économique, de la crise d’un système qui nous conduit à des crises plus graves encore s’il n’est pas profondément réformé ?" (@Frédérick Moulin)

Est-ce que oui ou non nous allons avoir collectivement le courage de comprendre qu’il ne s’agit pas seulement d’une crise financière, mais bien plus profondément, de la crise d’un système économique, de la crise d’un système qui nous conduit à des crises plus graves encore s’il n’est pas profondément réformé ?

Et donc nous sommes aujourd’hui au pied du mur. Cette crise doit être saisie comme l’occasion d’une chance de changer le système, et non pas comme un fléau supplémentaire. Si on ne fait pas cela, alors nous aurons des crises plus graves, et nous aurons des crises politiques extrêmement graves, parce que la population n’accepte plus d’être sacrifiée dans son emploi, dans son pouvoir d’achat, dans ses services publics, alors même que les institutions financières continuent à s’enrichir et continuent à alimenter les mouvements de capitaux et la spéculation internationale.

 

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"Si on ne fait pas cela, nous aurons des crises politiques extrêmement graves, parce que la population n’accepte plus d’être sacrifiée dans son emploi, dans son pouvoir d’achat, dans ses services publics, alors même que les institutions financières continuent à s’enrichir et continuent à alimenter les mouvements de capitaux et la spéculation internationale" (@Frédérick Moulin)

Un journaliste : Madame Royal, est-ce que vous pensez qu’en France, il faut revoir les relations entre l’Etat et les collectivités locales, à la fois pour mieux réduire les déficits, et pour mieux relancer l’économie ?

Ségolène Royal : alors votre question me permet de dire qu’il y a un autre danger qui se profile à l’horizon, c’est que maintenant le système financier et le système bancaire s’intéressent, en effet, à la dette des collectivités territoriales.

 

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"Non contentes de spéculer sur la dette des Etats, voilà que maintenant les banques ont annoncé, là, il y a quelques jours, qu’elles allaient se positionner sur la dette des collectivités territoriales. [...] Et c’est extrêmement grave en effet(@Frédérick Moulin)

Non contentes de spéculer sur la dette des Etats, voilà que maintenant les banques ont annoncé, là, il y a quelques jours, qu’elles allaient se positionner sur la dette des collectivités territoriales, alors que c’est aujourd’hui, vous le savez, la responsabilité de l’Etat et du Trésor Public. Et c’est extrêmement grave en effet.

 

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"... mais en même temps relancer l’activité économique : j’y reviens toujours, puisque l’essentiel est là(@Frédérick Moulin)

Donc ce que je pense, c’est qu’il faut à la fois faire des efforts de gestion, faire des efforts de cohérence dans l’organisation des relations entre l’Etat et les collectivités territoriales, mais en même temps relancer l’activité économique : j’y reviens toujours, puisque l’essentiel est là.

Et par exemple, il y a des innovations à faire. Je les ai faites, et j’y crois beaucoup, que les régions rentrent par exemple dans le capital des entreprises stratégiques. Car on est dans un système où l’on apporte des aides, et il n’y a pas de contrepartie. Il faut maintenant du donnant-donnant. C’est vrai, je l’ai dit tout à l’heure, dans le système bancaire, où les Etats ont renfloué le système bancaire sans contrepartie.

 

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"C’est vrai sur les territoires, où souvent l’Etat et les collectivités territoriales aident des filières économiques sans réelle contrepartie, et sans mettre les banques devant leurs responsabilités" (@Frédérick Moulin)

C’est vrai sur les territoires, où souvent l’Etat et les collectivités territoriales aident des filières économiques sans réelle contrepartie, et sans mettre les banques devant leurs responsabilités.

 

SR11 donc il est très importt que ds les nouvelles règles

"Donc il est très important que dans les nouvelles règles de cet ordre international juste, et de cet ordre économique et social juste au niveau national et au niveau territorial, il y ait des droits et des devoirs, et des compensations chaque fois qu’il y a une aide qui est donnée(@Frédérick Moulin)

Donc il est très important que dans les nouvelles règles de cet ordre international juste, et de cet ordre économique et social juste au niveau national et au niveau territorial, il y ait des droits et des devoirs, et des compensations chaque fois qu’il y a une aide qui est donnée. Voilà. Je vous remercie.

(Ségolène Royal sort et propose que les dernières questions brèves aient lieu dehors)

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 15:49

 

S11 ce n est pas à la BCE pluie b tps c est aux pol de dé

 

POINT PRESSE - TEXTE intégral & VIDEO« Et je demande également que l’on rende publique la liste des banques, des organismes financiers de toutes sortes, qui ont spéculé sur la dette des Etats après avoir été pourtant renfloués par ces Etats. Parce que comme ça l’opinion verra, et ce sera un élément dissuasif très fort. », a martelé Ségolène Royal en terminant son allocution lors de sa conférence de presse à Solferino hier midi.

Souvent grave, parfois souriante, Ségolène Royal a pris à bras-le-corps le problème de la crise et a proposé un « nouvel ordre international juste ». Son discours a pris un rythme nouveau, pesant sur les mots, les expressions, marquant de courtes pauses pour que le message imprègne intensément l’esprit des journalistes assemblés.

Ségolène Royal a rappelé que sa position, à elle, n’avait pas varié, au fil de ses discours, de Parempuyre (septembre 2008) à Athènes (octobre 2008), de Berlin (novembre 2009) à l’Université de Rio (avril 2010) ou à Helsinki (février 2011) :

« Cette phrase-là, je l’avais déjà prononcée en 2008 […] : « Attention, si les décisions qui sont annonces ne sont pas prises à la suite de la crise de 2008, nous aurons une crise plus grave qui se profilera très rapidement à l’horizon, puisque les mêmes causes produisent les mêmes effets. » »

Ségolène Royal a constaté en premier lieu que les réunions répétées européennes, du G8 et du G20, depuis 2008, ont pris des décisions et n’ont pas été suivies de mesures d’application (sommets de Londres en avril 2009 et de Pittsburgh en septembre 2009) :

« Les actions à conduire, nous les connaissons. Elles ont été annoncées en 2008, elles ont été répétées ensuite, tous les experts économiques les ont redites. Les chefs d’Etat et de gouvernement les ont annoncées, les communiqués successifs au niveau européen, tant au niveau du G8 qu’au niveau du G20, à chaque réunion ces règles sont à nouveau réannoncées et ne sont pas mises en application. »

Elle a constaté en second lieu qu’aujourd’hui, le système financier a retrouvé sa force : les actifs financiers représentent 220 000 milliards de dollars, plus de 4 fois le PNB mondial !

« [Le système financier] s’autoprotège dès que c’est nécessaire, et le rétablissement des marchés financiers en est la preuve, en attendant qu’il recommence la spéculation et qu’il recommence à faire peur sur le profilage d’une nouvelle crise. »

En troisième lieu, la candidate a rappelé que la situation budgétaire catastrophique des Etats est due aujourd’hui aux sommes qu’ils ont dû débourser pour sauver le monde financier : la facture s’élève à 300 milliards pour la France depuis 2008 selon la Cour des comptes, à 2000 milliards aux Etats-Unis :

« Le désordre, ce sont des Etats, qui en 2008 ont renfloué les banques sans aucune contrepartie, et qui aujourd’hui se retrouvent sous la tutelle des mêmes banques. »

Enfin, en quatrième lieu, les leçons de 2008 n’ont pas été tirées : il faut, maintenant, aujourd’hui, passer des discours aux actes, et ne plus céder.

« Il y a donc une extrême urgence, et je mets en garde les chefs d’Etat et de gouvernement, et notamment le gouvernement en France : s’ils ne saisissent pas l’occasion de cette nouvelle crise pour changer les règles du jeu, alors la prochaine crise sera beaucoup plus grave. On l’avait dit en 2008, on le redit aujourd’hui, il est très important de passer des discours aux actes, sinon les échéances qui nous attendent seront beaucoup plus dramatiques. »

Ségolène Royal a proposé des solutions concrètes pour instaurer un nouvel ordre international juste : mettre en place dès maintenant, sans attendre, les 7 principales mesures annoncées depuis 2008, sur la table, et jamais mises en place :

-« la création d’une agence publique en charge de noter la dette des Etats membres »,

-« créer un fonds souverain européen. C’est-à-dire une sorte de Trésor Public européen, qui permet de financer, à coûts maîtrisés, avec des eurobonds, avec des emprunts européens, des investissements d’avenir. »,

-la « mise en place d’un gouvernement européen capable d’agir, avec dans un premier temps […] un ministère commun de le Relance économique entre l’Allemagne et la France. Il faut en effet avoir un seul acteur, fort et uni face aux spéculateurs. »,

-« la création d’une taxe sur les transactions financières, de 0, 05% », conformément à la résolution du Parlement européen de mars 2011,

-« l’interdiction de la spéculation sur la dette des Etats » : « Il s’agit d’interdire la vente à terme de titres que les banques ne possèdent pas »,

-« l’adoption d’un plan de relance européen […] d’abord axé sur les grandes infrastructures, sur la croissance verte, sur la défense de notre industrie, sur les emplois non délocalisables »,

-« le dernier point qui tient tout l’édifice, bien évidemment, c’est la réforme du système bancaire, et c’est l’application des règles prudentielles de Bâle III. […] Sous la pression bancaire […] il est question de n’appliquer ces règles prudentielles de la gestion des banques qu’en 2017. Et ça je crois que ce n’est absolument pas acceptable. ».

Au-delà de ce constat et de ces solutions, Ségolène Royal a rappelé ce qu’était l’ordre international juste - et le désordre :

« Le désordre, ce sont les banques qui dictent la loi aux Etats et aux peuples. Le désordre, ce sont les spéculateurs qui s’enrichissent aux dépens des entreprises, de l’emploi et des services publics, qui sont appelés à payer ce que les spéculateurs ont mis dans leur poche. Le désordre, ce sont des Etats, qui en 2008 ont renfloué les banques sans aucune contrepartie, et qui aujourd’hui se retrouvent sous la tutelle des mêmes banques. »

« Voilà le bon ordre des choses : c’est la finance au service de l’économie, l’économie et les entreprises au service de l’emploi, l’emploi au service du bien-être des hommes et des femmes en France, en Europe, et dans le monde. »

Et elle a rappelé aux dirigeants – français notamment – ce que valait le chantage des banques à la sécurité des dépôts  - « Mais c’est la responsabilité du système bancaire ! C’est la contrepartie normale au pouvoir qui est donné aux banques. » - et le chantage au licenciement :

« Mais c’est pire, ce qui se passe, puisque les règles du système financier qui nous sont imposées conduisent à une réduction drastique des dépenses publiques, des moyens des services publics, des moyens donnés aux entreprises pour qu’elles se développent, et donc provoquent des vagues de chômage et de baisses de salaire, donc une spirale catastrophique qui entraîne une chute de la croissance économique, un arrêt de la croissance économique. »

Une raison de plus pour ne plus céder au chantage du système financier et –enfin – « passer des discours aux actes ».

Frédérick Moulin

 

 

 

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Alors la France, l’Europe et le monde vivent actuellement des moments très difficiles, et moi je voudrais dire que la crise doit être l’occasion de mettre en place un nouvel ordre mondial juste.

Il ne faut pas que cette nouvelle occasion, cette nouvelle crise, soit l’occasion manquée de remettre en place des règles justes, pour que le système financier soit au service du développement de l’économie, du développement des entreprises, et donc de l’emploi. Voilà le bon ordre des choses : c’est la finance au service de l’économie, l’économie et les entreprises au service de l’emploi, l’emploi au service du bien-être des hommes et des femmes en France, en Europe, et dans le monde.

Et c’est aujourd’hui le désordre de cette organisation qui explique le désordre financier, qui explique les souffrances sociales, et qui explique les révoltes sociales.

En 2008, nous avons déjà été alertés. La crise de 2008 n’a pas été l’occasion de mettre en place des règles justes pour réformer ce système qui marche sur la tête. Et pourtant, en 2008, les propositions avaient déjà été faites. Les choses avaient déjà été dites.

 

S2 des règles économiques aux banques et non pas l'invers

"Il s’agissait, et ça avait été dit en 2008, de mettre au pas, nous avait-on dit, les agences de notation, d’en finir avec la spéculation, d’imposer aux banques des règles prudentielles,  de mettre fin aux paradis fiscaux, de moraliser la rémunération des traders dans les banques, de mettre en place un gouvernement économique européen – qui impose des règles aux banques, et non pas l’inverse, et tout cela n’a pas été fait"

Il s’agissait, et ça avait été dit en 2008, de mettre au pas, nous avait-on dit, les agences de notation, d’en finir avec la spéculation, d’imposer aux banques des règles prudentielles – qui ne sont toujours pas appliquées, qui ont été reportées,  de mettre fin aux paradis fiscaux, de moraliser la rémunération des traders dans les banques, de mettre en place un gouvernement économique européen – qui impose des règles aux banques, et non pas l’inverse, et tout cela n’a pas été fait.

Donc une nouvelle alerte, grave, vient de nous être donnée. Il ne faudrait pas que l’accalmie des marchés financiers conduise – à nouveau – les chefs d’Etat et de gouvernement à ne rien faire.

Car le plus dangereux aujourd’hui, c’est vrai en politique nationale, c’est vrai au niveau européen, c’est vrai au niveau mondial, le plus dangereux aujourd’hui, c’est l’inertie et c’est le manque de courage, alors que nous avons des discours – très clairs ! – qui nous disent ce qu’il faut faire, mais qu’il n’y a pas de passage de ces discours aux actes. Alors je le redis clairement, j’appelle chacun, tous ceux qui ont des responsabilités politiques et publiques, à la tête des Etats et des gouvernements, [à] faire en sorte que la nouvelle crise actuelle nous permette de déboucher sur la mise en place d’un ordre international juste, où l’on remet en ordre ce qui est aujourd’hui en désordre.

 

S3 le désordre ce sont les Etats

"Le désordre, ce sont des Etats, qui en 2008 ont renfloué les banques sans aucune contrepartie, et qui aujourd’hui se retrouvent sous la tutelle des mêmes banques"

Le désordre, ce sont les banques qui dictent la loi aux Etats et aux peuples. Le désordre, ce sont les spéculateurs qui s’enrichissent aux dépens des entreprises, de l’emploi et des services publics, qui sont appelés à payer ce que les spéculateurs ont mis dans leur poche. Le désordre, ce sont des Etats, qui en 2008 ont renfloué les banques sans aucune contrepartie, et qui aujourd’hui se retrouvent sous la tutelle des mêmes banques.

Les règles à mettre en place nous les connaissons, et donc il faut ne pas reporter une nouvelle fois les échéances et les décisions à la nouvelle crise.

 

S4 déjà prononcée en 2008 en 2008 débat à Athènes en

"Cette phrase-là, je l’avais déjà prononcée en 2008. En 2008, il y a eu un débat à Athènes, en Grèce, où j’avais déjà prononcé cette phrase en disant : « Attention, si les décisions qui sont annonces ne sont pas prises à la suite de la crise de 2008, nous aurons une crise plus grave qui se profilera très rapidement à l’horizon, puisque les mêmes causes produisent les mêmes effets. » "

 Si les décisions ne sont pas prises maintenant, alors que nous sommes passés à côté du gouffre, alors il y aura une nouvelle crise beaucoup plus grave. Cette phrase-là, je l’avais déjà prononcée en 2008. En 2008, il y a eu un débat à Athènes, en Grèce, où j’avais déjà prononcé cette phrase en disant : « Attention, si les décisions qui sont annonces ne sont pas prises à la suite de la crise de 2008, nous aurons une crise plus grave qui se profilera très rapidement à l’horizon, puisque les mêmes causes produisent les mêmes effets. »

Et donc le moment politique est grave ; pourquoi ? Parce que c’est l’occasion pour la politique de reprendre ses droits sur le système financier.

On ne sortira pas de la crise dans le cadre du système financier tel qu’il est. On ne sortira pas de la crise simplement en colmatant les fuites.

On sortira de la crise en changeant les règles du système pour remettre de l’ordre international juste, ordre financier juste, ordre économique international juste.

Les actions à conduire, nous les connaissons. Elles ont été annoncées en 2008, elles ont été répétées ensuite, tous les experts économiques les ont redites. Les chefs d’Etat et de gouvernement les ont annoncées, les communiqués successifs au niveau européen, tant au niveau du G8 qu’au niveau du G20, à chaque réunion ces règles sont à nouveau réannoncées et ne sont pas mises en application.

Pourquoi est-ce qu’elles ne sont pas mises en application ? Parce que le système financier est trop puissant, il fait peser un certain nombre de chantages sur les pouvoirs politiques, et donc il est très important que les dirigeants politiques s’unissent, mettent de côté leurs divergences ou leurs compétitions économiques nationales.

S7 Pourquoi alors que les règles st connues prquoi

"Un système financier dont on sait aujourd’hui parfaitement qu’il s’autoprotège dès que c’est nécessaire, et le rétablissement des marchés financiers en est la preuve, en attendant qu’il recommence la spéculation et qu’il recommence à faire peur sur le profilage d’une nouvelle crise"

Il faut que les dirigeants, à commencer par les dirigeants européens s’unissent avec l’objectif  de remettre au pas le système financier, avec comme objectif de remettre en avant la décision politique, et non pas de subir la logique d’un système financier dont on sait aujourd’hui parfaitement qu’il s’autoprotège dès que c’est nécessaire, et le rétablissement des marchés financiers en est la preuve, en attendant qu’il recommence la spéculation et qu’il recommence à faire peur sur le profilage d’une nouvelle crise.

Donc il faut absolument sortir de ce cercle infernal parce que les peuples ont le droit et sont en attente de la volonté politique de leurs dirigeants. Les opinions publiques ne comprennent pas, et elles ont raison, pourquoi, alors que les règles sont connues, pourquoi est-ce que les chefs d’Etat et de gouvernement ne passent pas à l’action.

 On le sait pourquoi. Pourquoi est-ce qu’il n’y a pas ce courage politique d’agir ? Parce que le système financier est très puissant, et qu’il fait peser un certain nombre de chantages. Que disent-ils, ces dirigeants bancaires, à ceux qui nous gouvernent ? Il disent : mais si vous prenez des décisions, vous verrez, ça sera pire. Ou : si vous prenez des décisions, vous verrez, nous ne pourrons pas garantir la sécurité des dépôts. Ou : si vous prenez des décisions, vous verrez, nous serons obligés de licencier.

 

S8 chefs d'etat et de gvt s unissent pr fr en sort de ne pl

"Eh bien moi je crois qu’aujourd’hui, il faut que les chefs d’Etat et de gouvernement s’unissent pour faire en sorte de ne plus subir ce chantage bancaire et pour qu’à chaque objection qui est faite du système bancaire, il y ait en face un certain nombre de réponses"

Eh bien moi je crois qu’aujourd’hui, il faut que les chefs d’Etat et de gouvernement s’unissent pour faire en sorte de ne plus subir ce chantage bancaire et pour qu’à chaque objection qui est faite du système bancaire, il y ait en face un certain nombre de réponses.

La sécurité des dépôts ? Mais c’est la responsabilité du système bancaire ! C’est la contrepartie normale au pouvoir qui est donné aux banques, et il n’y a aucune raison de subir ce type de chantage, nous dire que si on met des règles, les banques vont licencier ? Mais c’est pire, ce qui se passe, puisque les règles du système financier qui nous sont imposées conduisent à une réduction drastique des dépenses publiques, des moyens des services publics, des moyens donnés aux entreprises pour qu’elles se développent, et donc provoquent des vagues de chômage et de baisses de salaire, donc une spirale catastrophique qui entraîne une chute de la croissance économique, un arrêt de la croissance économique.

 

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"Mais c’est pire, ce qui se passe, puisque les règles du système financier qui nous sont imposées conduisent à [...] une spirale catastrophique qui entraîne une chute de la croissance économique, un arrêt de la croissance économique"

Donc de toute façon, les licenciements sont là. Et donc, si on veut relancer l’activité économique, il faut faire ce que j’ai dit tout à l’heure, c’est-à-dire remettre les choses dans le bon ordre, ce qui d’ailleurs n’aurait jamais dû cesser d’être, parce que le système bancaire est là comme industrie de financement du développement économique, et non pas l’inverse.

Or quand un système financier exige un rendement à 2 chiffres alors que la croissance stagne, il faut bien que quelqu’un paye. Qui paye la différence entre l’exigence d’un rendement financier à 2 chiffres et une croissance qui stagne ? Eh bien ce sont les salariés, ce sont les services publics, c’est le bien-être des populations. Et donc c’est une façon encore plus dramatique de détruire la croissance économique et le développement économique des entreprises.

Il y a donc une extrême urgence, et je mets en garde les chefs d’Etat et de gouvernement, et notamment le gouvernement en France : s’ils ne saisissent pas l’occasion de cette nouvelle crise pour changer les règles du jeu, alors la prochaine crise sera beaucoup plus grave. On l’avait dit en 2008, on le redit aujourd’hui, il est très important de passer des discours aux actes, sinon les échéances qui nous attendent seront beaucoup plus dramatiques.

Alors, quand on regarde l’ensemble des propositions qui sont faites depuis 2008, elles sont connues, elles sont sur la table, et je voudrais rappeler 7 d’entre elles, il y en a beaucoup plus, mais les principales.

Il y a d’abord la création d’une agence publique en charge de noter la dette des Etats membres : mise en place d’une agence publique en charge de noter la dette des Etats membres. Ça avait été annoncé en 2008, ça n’est toujours pas fait.

Deuxième proposition, qui avait été faite, et qui n’a pas été réalisée : créer un fonds souverain européen. C’est-à-dire une sorte de Trésor Public européen, qui permet de financer, à coûts maîtrisés, avec des eurobonds, avec des emprunts européens, des investissements d’avenir. Ça avait été annoncé au niveau européen, ça na pas été fait.

La troisième proposition, c’est la mise en place d’un gouvernement européen capable d’agir. Il faut vraiment progresser sur l’intégration économique et sociale de l’Europe. C’est une condition majeure pour pouvoir prendre des décisions et pour pouvoir avancer. Ça n’est pas à la Banque centrale européenne de faire la pluie et le beau temps. C’est aux responsables politiques de décider ce que nous voulons faire de l’avenir de nos pays.

 

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"Ça n’est pas à la Banque centrale européenne de faire la pluie et le beau temps. C’est aux responsables politiques de décider ce que nous voulons faire de l’avenir de nos pays"

Donc mise en place d’un gouvernement européen capable d’agir, avec dans un premier temps, ce n’est pas la première fois que je fais cette proposition, d’un ministère commun de le Relance économique entre l’Allemagne et la France. Il faut en effet avoir un seul acteur, fort et uni face aux spéculateurs. Et cet acteur fort et uni face aux spéculateurs, c’est une Europe intégrée qui décide d’une même voix de mettre en place cet ordre international juste, c’est-à-dire la finance au service de l’économie et du développement des entreprises, et non pas l’inverse.

 

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"Les députés européens ont voté une résolution le 8 mars dernier qui a demandé la création d’une taxe sur les transactions financières, de 0, 05%. Aucune suite n’a été donnée à ce vote du parlement européen. [...] Donc il faut qu’au niveau européen, la décision du Parlement européen soit appliquée"

La quatrième proposition, qui a été annoncée aussi, et n’a pas été réalisée, c’est la taxation des transactions financières. Vous le savez, les députés européens ont voté une résolution le 8 mars dernier qui a demandé la création d’une taxe sur les transactions financières, de 0, 05%. Aucune suite n’a été donnée à ce vote du parlement européen. C’est pourtant le cas en Asie, c’est pourtant le cas à Londres, donc il faut qu’au niveau européen, la décision du Parlement européen soit appliquée.

 

S13 interdiction spéc dette des etats là aussi évidence

"Cinquième proposition, c’est l’interdiction de la spéculation sur la dette des Etats. Là aussi, c’est une évidence qui a déjà été annoncée en 2008"

Cinquième proposition, c’est l’interdiction de la spéculation sur la dette des Etats. Là aussi, c’est une évidence qui a déjà été annoncée en 2008. Comment peut-on encore accepter que des organismes bancaires, des fonds financiers, des institutions financières spéculent sur la dette des Etats alors même que ce sont les Etats qui ont renfloué les banques.

C’est qui les Etats ? Mais c’est nous, c’est la population. Ce sont les citoyens qui, avec leurs impôts, ont renfloué les banques. Et aujourd’hui, on accepte encore que les banques spéculent sur les dettes des Etats. C’est-à-dire que dans cette crise financière dramatique, il y en a encore qui s’enrichissent : ceux qui spéculent sur la difficulté des Etats.

 

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"C’est-à-dire que dans cette crise financière dramatique, il y en a encore qui s’enrichissent : ceux qui spéculent sur la difficulté des Etats. Et les mêmes donnent des ordres comminatoires aux dirigeants de nos Etats pour diminuer les services publics, pour diminuer les salaires, pour diminuer les droits à la retraite"

Et les mêmes donnent des ordres comminatoires aux dirigeants de nos Etats pour diminuer les services publics, pour diminuer les salaires, pour diminuer les droits à la retraite, alors que pendant le même temps, dans le cadre de la spéculation financière sur la dette des Etats, ils continuent à s’enrichir.

Comment interdire la spéculation sur la dette des Etats ? Là aussi, la solution technique est connue. Elle a été maintes fois annoncée. Il s’agit d’interdire la vente à terme de titres que les banques ne possèdent pas. C’est comme cela que se fait la spéculation financière. On achète et on vend des titres que l’on ne possède pas. Et donc on spécule sur l’aggravation de la dette des Etats. Donc ceux-là mêmes qui gagnent de l’argent en prêtant aux Etats, gagnent aussi en spéculant sur l’aggravation de la dette des Etats.

Est-ce que ce système est encore acceptable ? Mais non, il ne l’est pas. Et donc là aussi, il faut avoir le courage, au niveau européen, de mettre des règles qui interdisent la spéculation à terme sur les dettes des Etats.

La sixième proposition, c’est l’adoption d’un plan de relance européen, maintes fois annoncé, mais qui ne trouve pas les financements nécessaires. Donc vous voyez que tout est lié. Si on fait la réforme bancaire, si on impose aux banques les règles qui ont été annoncées et qui n’ont pas été appliquées, alors on leur demandera dans le même temps d’investir dans le plan de relance, d’abord axé, vous le savez, sur les grandes infrastructures, sur la croissance verte, sur la défense de notre industrie, sur les emplois non délocalisables.

Mais si on consacre notre marge de manœuvre financière uniquement pour lutter contre la crise financière, à ce moment-là nous n’avons plus les moyens d’investir dans le plan de relance. Donc il est absolument impératif de remettre des règles pour lutter contre la spéculation financière, afin, dans le cadre de l’ordre international juste, de faire en sorte que les fonds bancaires, qu’une partie des dépôts bancaires soit obligatoirement consacrée au financement de la relance de l’activité économique.

Et enfin le dernier point qui tient tout l’édifice, bien évidemment, c’est la réforme du système bancaire, et c’est l’application des règles prudentielles de Bâle III.

Vous le savez ces règles prudentielles ont été revues le 12 septembre 2010, elles viennent à nouveau d’être repoussées dans leur application, sous la pression bancaire puisqu’aujourd’hui il est question de n’appliquer ces règles prudentielles de la gestion des banques qu’en 2017. Et ça je crois que ce n’est absolument pas acceptable.

 

S14 si occase pas saiise de mettre en place des règles

"La prochaine crise sera beaucoup plus grave que celle-ci si l’occasion n’est pas saisie, à l’occasion de cette crise, de mettre en place des règles qui permettent la création d’un ordre international juste"

Donc pour me résumer, je vais vous distribuer de toute façon ce document, je crois, et je le dis aujourd’hui très solennellement, très fermement : la prochaine crise sera beaucoup plus grave que celle-ci si l’occasion n’est pas saisie, à l’occasion de cette crise, de mettre en place des règles qui permettent la création d’un ordre international juste.

L’occasion a été manquée, a été ratée en 2008, alors que déjà nous savions ce qu’il fallait faire, que tout avait été dit, que tout avait été anticipé, que l’on savait que les mêmes causes produiraient les mêmes effets.

Nous y sommes. Les mêmes causes ont produit les mêmes effets. L’absence de décision a conduit à une nouvelle crise, où un système financier s’enrichit, alors que les entreprises n’ont pas les moyens de se développer et que le chômage fait rage.

Le nouvel ordre international juste est ordre où le système financier sera mis au service du développement économique, de la relance de l’activité des entreprises, et donc de l’emploi, et du bien-être des populations.

Les banques ont été renflouées par les Etats, c’est-à-dire par les citoyens. Les banques vivent du dépôt des citoyens et des entreprises. Et donc les Etats ont le devoir et la légitimité de mettre des règles et de contrôler l’utilisation de ces masses financières.

 

S15 Londres

"Mettre à l’abri les populations d’une crise plus grave qui conduirait à une grave dépression économique d’abord, une grave dépression sociale en plus, une grave crise politique aussi, on le voit dans les émeutes à Londres, on le voit partout, où les populations se lèvent parce qu’elles ne comprennent pas que leurs dirigeants n’imposent pas des règles plus justes et plus efficaces"

Les règles ont été déjà édictées. On sait parfaitement ce qu’il faut faire. J’en ai rappelé 7, voici les 7 propositions concrètes qui avaient déjà été faites en 2008, et dont je demande aujourd’hui l’application, parce que nous avons une responsabilité politique majeure, c’est de mettre à l’abri les populations d’une crise plus grave qui conduirait à une grave dépression économique d’abord, une grave dépression sociale en plus, une grave crise politique aussi, on le voit dans les émeutes à Londres, on le voit partout, où les populations se lèvent parce qu’elles ne comprennent pas que leurs dirigeants n’imposent pas des règles plus justes et plus efficaces.

Et donc c’est une alerte qui nous est donnée aujourd’hui, et la grandeur de la politique c’est de savoir empoigner les crises pour en sortir le meilleur, et de ne pas en avoir peur, ou de se dire : « Ben ça va passer, et tout va recommencer ! ».

 

S16 accélération hist ns navons auc excuse

"La responsabilité politique, c’est de comprendre les accélérations de l’histoire. Là, nous vivons une accélération de l’histoire. Et nous n’avons aucune excuse pour ne pas agir"

La responsabilité politique, c’est de comprendre les accélérations de l’histoire. Là, nous vivons une accélération de l’histoire. Et nous n’avons aucune excuse pour ne pas agir. Nous avons vécu cette accélération de l’histoire lors de la grande crise en 2008, tous les diagnostics ont été faits, toutes les propositions ont été faites.

Nous revivons un événement extrêmement grave. Et nous avons, et c’est le sens de la politique, le devoir d’empoigner cette accélération de l’histoire et de mettre en place les nouvelles règles d’un autre système cohérent, clair, évident, de bon sens, qui remet la finance au service de l’économie, au service des entreprises, au service de la relance de l’activité, et donc au service du bien-être des salariés et des populations, qui ont beaucoup donné, qui ont beaucoup sacrifié. On demande toujours les sacrifices aux mêmes.

Et donc là aussi, ce que je demande, c’est qu’on mette sur la table qui a gagné et qui a perdu au cours de cette crise, qui s’est enrichi, et qui s’est appauvri, pour que des règles soient mises en place.

 

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"Et je demande également, ce sera mon dernier mot, que l’on rende publique la liste des banques, des organismes financiers de toutes sortes, qui ont spéculé sur la dette des Etats après avoir été pourtant renfloués par ces Etats. Parce que comme ça l’opinion verra, et ce sera un élément dissuasif très fort, car il y a une immoralité effrayante à se dire que ceux qui ont été renfloués par les citoyens, car quand l’Etat intervient, ce sont les citoyens qui interviennent, et qui aujourd’hui se retournent contre les populations pour les appauvrir un peu plus"

Et je demande également, ce sera mon dernier mot, que l’on rende publique la liste des banques, des organismes financiers de toutes sortes, qui ont spéculé sur la dette des Etats après avoir été pourtant renfloués par ces Etats. Parce que comme ça l’opinion verra, et ce sera un élément dissuasif très fort, car il y a une immoralité effrayante à se dire que ceux qui ont été renfloués par les citoyens, car quand l’Etat intervient, ce sont les citoyens qui interviennent, et qui aujourd’hui se retournent contre les populations pour les appauvrir un peu plus.

Donc voilà, ces règles sont connues, et moi je demande maintenant que l’on passe des discours aux actes.

Je vous remercie de votre attention.

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 14:57

223160 10150266665009909 810579908 7232088 876467 n[1] « Je ne pourrai pas venir à la Rochelle, j’en ai pas les moyens. C’est trop cher pour moi, 50 euros c’est pas possible » ! Combien de fois ai-je entendu cette expression parmi mes camarades socialistes ?

Car pour les Universités d’été de la Rochelle, il y a deux écoles :

- Ceux qui réussissent, grâce au système du clientélisme, à obtenir des places gratuites et ils ne s’en privent pas les petits marquis de Solferino !

- Les autres, « les cons », comme me l‘a sorti l’an dernier un camarade, qui vont payer leur droit d’entrée !

Moi, je fais partie « des cons », j’ai payé mes 50 euros et je serai à la Rochelle car c’est l’occasion de retrouver des camarades de toute la France. Mais je n’en suis pas très fier pour tous les camarades qui ne pourront pas y être.

 

Quand je pense que Martine Aubry a osé nous parler de la rénovation de A à Z du Parti ! Quelle arnaque ! Mais c’est vrai, c’est trop simple ces choses de la vie courante, comment s’intéresser à ce bas monde des militants … on n’est pas dans le même milieu. Car en politique, il y a les grands et les petits et c’est bien connu les petits il faut que ça trinque, même au Parti socialiste ! Qu’ils payent les gueux s’ils veulent venir nous voir, nous les grands nous leur dirons ce qu’ils doivent penser et dire, nous leur parlerons du monde car nous savons comment il marche le monde …

J’ai soutenu la volonté de rénovation de Ségolène Royal au dernier Congrès. Comme j’ai eu raison ! Oui il faut ouvrir les portes et les fenêtres de ce Parti ! Oui il faut refuser que la principale force de gauche finisse dans un club privé bien-pensant pour élite conformiste ! Dommage qu’on lui ait volé sa victoire ! Ce Parti a toujours besoin d’une rénovation de A à Z car avant PRI de Primaire il y a CI de citoyen et PEU de Peuple !

 

C’est-ce qui m’a séduit, et me séduit toujours, chez Ségolène Royal, où je retrouve ce socialisme humaniste de Jaurès, ce regard tout simplement humain sur les gens. Cette écoute, ce regard, cette préoccupation de la situation des hommes et des femmes de ce pays pour agir avec justice et efficacité. Ce que d’autres voient comme de la sensiblerie est pour moi essentiel en politique si l’on ne veut pas que cet engagement finisse dans une tour d’ivoire.

Condamnant les fermetures d’usine en pensant à la situation des ouvriers que l’on jette, condamnant le sort de ces jeunes filles qui n’ont pas accès à la contraception, condamnant une réforme des retraites qui va contraindre les ouvriers à travailler plus longuement, condamnant une politique qui ne permet pas aux enfants handicapés d’accéder à l’école, …. Il y a toujours dans ces combats, le sens de l’humanité.  Ce n’est peut-être pas dans la conformité du politique macro-économicus d’aujourd’hui relié seulement sur les cours de la bourse. Mais moi c’est-ce que je soutiens … ce sens de l’humain, ce socialisme, en politique.

 

Rendez-vous donc à la Rochelle avec toutes celles et tous ceux qui peuvent et pour les autres croyez-moi je ne laisserai pas ma langue dans la poche car ce parti c’est le nôtre, celui du peuple de gauche et nous ne devons pas laisser une clique s’en emparer pour en faire un parti doré pour clientèle chic !

 

Philippe Allard

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 16:26

 

marianne p1 et p2

Marianne n°746, du 6 au 12 août 2011

Un article dont on sort abasourdi. Dont je sors abasourdi. Comment le journal Marianne, que je lisais il y a encore 5 ans, Marianne que j’admirais, peut-il faire des articles au ton mi-égrillard, mi-‘people trash’, sur des personnes ? Nul n’en sort grandi, ni Ségolène Royal la « chipie », ni François Hollande, le « crâne d’œuf », « Flanby François » (sic), ni Martine Aubry, « la Maire-emptoire », ni Arnaud Montebourg le « primairiste ». L’absence de réels débats, télévisés, entre les candidats, demandés encore et encore par Ségolène Royal, hélas, contribue à cette ambiance délétère.

Pourtant, la trame de fonds n’était pas sans intérêt : au second tour des primaires, Ségolène Royal pourra avoir besoin de François Hollande (ou des autres candidats), et François Hollande pourra avoir besoin de Ségolène Royal (ou des autres candidats). Il paraît même que ça s’appelle le rassemblement, qui a fait si cruellement défaut à Ségolène Royal en 2007.

La-Sarah-Palin-de-la-gauche.jpg

Mais, hein, il ne faut jamais être trop gentil avec celle qui préfère « respirer le chabichou du Poitou », ça paraîtrait louche.

De-la-vendetta-a-la-rivalite.jpg

Et à Marianne, on doit penser que ça ne ferait pas vendre aussi bien que les sous-titres « La Sarah Palin de la gauche », « De la vendetta à la rivalité », ou « Ça sent le mépris social … » - on est loin du respect !-  partie où on parle de Martine Aubry, ou encore « Les petites phrases qui tuent ».

Ca-sent-le-mepris-social.jpg

Les petites phrases qui tuent

On retiendra quand même le dernier paragraphe de ces 6 pages, où la seule hypothèse envisagée était le ralliement de Ségolène Royal à François Hollande au second tour des primaires :

« Quoi qu’il advienne, la campagne, qui débouchera sur le vote des 9 et 16 octobre, ne battra pas son plein avant la rentrée. Aujourd’hui, le jeu est si peu figé que Ségolène Royal n’envisage qu’une seule hypothèse : démentir les sondages, à la faveur des débats contradictoires télévisés, et sortir en tête ! Comme au congrès de Reims et comme Eva Joly face au favori Nicolas Hulot, dans la primaire écolo. Ce serait alors à François Hollande d’épauler l’ex-« femme de [sa] vie ». Ou pas. »

Frédérick Moulin


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Rétablir la vérité : Droit de réponse à Marianne

Malgré les nuages qui recouvrent la France en cette période de vacances estivales, certains pigistes de Marianne semblent avoir pris un sacré coup de chaud cette semaine.

Après la publication il y a deux semaines d’un numéro  consacré aux fantasmes des Français, le magazine Marianne nous offre cette semaine l’épisode 2: les fantasmes des commentateurs, dans un article long de 5 pages. A leur décharge, il faut admettre que le refus de certains candidats de débattre n’aide pas le débat d’idées !

Nous voulons rappeler que la seule relation qui fonde l’engagement politique de Ségolène Royal est celle qu’elle a construite avec les Français au cours des 30 années passées à leur service en tant que conseillère de François Mitterrand, députée, Ministre, Présidente de Région. Cette espérance que les Français placent en elle ne tolère aucune des petites bassesses que vous inventez.

Eleanor Roosevelt disait: « Les grands esprits débattent des idées, les esprits moyens débattent des événements, les petits esprits débattent des personnes ». Ségolène Royal appartient à la première catégorie, comme le prouve encore les solutions qu’elle propose dans son nouveau livre sur son projet pour la France, qui paraitra le 20 Août en librairie.
 Bonne occasion d’un débat d’idées pour Marianne!

L’équipe de Ségolène Royal

Le Blog officiel de Ségolène Royal, dimanche 7 août 2011

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 12:26

ok[1]  Les Etats occidentaux et le monde tremblent sous les notes des agences de notation !

Mais que sont devenus ces Etats, si faibles pour se montrer aussi ridicules ? Comment en est-on arrivé à ce que des agences de notation puissent ainsi mettre en difficulté des Etats ? Où sont-elles installées d’ailleurs ces agences de notation pour déclarer leur guerre, leur Financial Wars, et réussir à terroriser nos Etats démocratiques ? Ne sont-elles pas justement installées confortablement dans les tours de verre d’une grande démocratie que sont les Etats-Unis ? 

Les grandes fortunes dans le monde se portent bien, se portent très bien même, merci pour elles. Le champagne coule à flot, les palaces ne désemplissent pas, les yachts sont de sortie sur les mers et les océans, ils voguent vers les horizons où il fait toujours beau.

Mais il pleut à Paris, il fait un temps de chien. Les médias annoncent la catastrophe, c’est la guerre financière. Les Etats démocratiques sont en crise. Ils croulent sous leurs dettes. Nous allons être en faillite, le monde est au bord du gouffre.

 

 En France, Petit président, à la tête de l’Etat depuis quatre ans, n’a pas fait autre chose que suivre les injonctions des grands financiers. Face à sa rivale de 2007, Ségolène Royal, déclarée incompétente, Petit président nous a vanté le remède miracle pour créer de la richesse pour tous. Il fallait tout simplement baisser les impôts pour que les plus riches aiment davantage la France, que nous travaillons tous davantage pour que les riches puissent être encore plus riches et qu’ils aiment toujours plus la France. Enrichissez-vous en France, on vous aime les riches !

Mais la crise est là et que fait Petit président ? Il a le ton qui monte, le verbe haut, car il tremble aussi Petit président, il a peur qu’on lui baisse sa note. Alors, il annonce que c‘est plus possible, qu‘il va faire, qu‘il fera, qu’il rencontrera même il ou elle, et qu’ensemble on va voir ce qu’on va voir. Il s’agite Petit homme et puis … et puis rien … pas grand-chose … On entend les rires sous les cocotiers … ils peuvent être tranquilles ce n’est pas Petit président qui viendra les gêner. Bien au contraire, il va même leur accorder de nouvelles baisses d’impôts.

 

Et qu’avons-nous entendu au Parti socialiste, le premier Parti de gauche ? Il y en a eu des mots d’écrits, des réunions, des discours, des conventions, des « on dit cela » et « on est tous ensemble parce que nous on travaille bien ensemble maintenant ». Et puis pour comment va le monde, il faudra attendre… On ne peut rien dire, vous comprenez, le monde il fonctionne comme ça, c’est le monde et il tourne ainsi. Nous on se fait petit, on ne veut rien bousculer, on veut être seulement Président ou Présidente pour faire gagner notre Parti, le Parti.

Mais nous on s’en fout de ça, on veut que ça change ! On veut un autre gouvernement pour une autre politique. On veut une autre voix de la France dans le monde, car la France elle compte, elle compte encore, on l’entend. Alors qu’avez-vous à nous dire ? Que proposez-vous ? D’augmenter le budget de la culture ou de remplacer le Petit Président par le Normal Président ! Mais ce n’est pas ce qu’on vous demande ! 

 

Silence alors … pas tout à fait, car dans ce grand silence une petite voix a réussi tout de même à se faire entendre … une petite voix parfois maladroite, me dit-on, mais une petite voix engagée, convaincue, décidée, volontaire pour ne pas se résigner et faire naître un grand espoir.

Une petite voix s’est élevée, une petite voix que l’on voulait faire taire mais qui ne s’est pas tue, contre « les prédateurs de la finance » qui voudraient nous imposer leur loi contre celle des peuples. Qui voudraient imposer toujours moins d’Etat pour qu’ils puissent tranquillement s’enrichir. Qui voudraient baisser les dépenses sociales pour être encore plus riches. Qui voudraient que l’on dresse les peuples contre les peuples pour que la misère des autres devienne acceptable.

 

Alors, quand vont-ils comprendre à gauche que cette voix il faut la soutenir, car cette voie que nous propose d’ouvrir, Ségolène Royal, malgré les conformismes et les peurs, est celle que nous devons prendre. Réveillez-vous camarades !

 

Philippe Allard

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 01:31

 

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Ségolène Royal et Jutta Urpilainen en Finlande en février 2011 (@Suomen Kuvalehti.fi)

La relation amicale entre Ségolène Royal et la Finlandaise Jutta Urpilainen est une parfaite illustration du travail au long cours de Ségolène Royal pour acquérir une compétence internationale solide, à travers un dialogue et un réseau permanents, ainsi que des déplacements internationaux.

Nommée le 9 juin 2009 à la vice-présidence de l’Internationale socialiste par le conseil national du PS, Martine Aubry lui demandant de « s’exprimer le plus possible au nom du PS, lorsqu’elle se trouve à l’étranger, comme elle l’a fait à Dakar », Ségolène Royal participe, du 12 au 16 juillet 2009, au 12ème Symposium de Symi, à Skiathos, en Grèce, organisé par le président de l’Internationale socialiste, Georges Papandréou, qui allait devenir Premier ministre de la Grèce le 6 octobre 2009. Elle y fait la connaissance, venus des quatre coins de la planète, de nombreux dirigeants et personnalités politiques, intellectuels, prix Nobel, chefs d’entreprises, diplomates, scientifiques, et militants – altermondialistes ou autres.

Lors de la cérémonie de clôture, elle prononce un discours qui illustre parfaitement l’esprit du symposium :

« Réfléchir ensemble, parce que nous sommes dans un mode complexe, et donc nous devons décloisonner les connaissances, pour que les économistes parlent aux sociologues, que les sociologues parlent aux philosophes, et que dans tout cela, le peuple ait aussi son mot à dire. Il n’y a pas ceux qui savent, qui ont les connaissances techniques, qui on la chance d’avoir fait les grandes écoles, et le peuple, qui ne sait rien, et qui aurait le droit de ne rien dire.

Je pense, et nous l’avons dit au cours de ce symposium, et je sais que c’est une des préoccupations politiques très importantes que Georges Papandréou a portées dans le PASOK, en rénovant et en réformant le PASOK, et dans son programme politique aussi, et à la tête de l’Internationale socialiste, je peux en témoigner, puisque j’ai assisté aux débats qu’il anime à la tête de l’Internationale socialiste, et c’est lui qui a intégré la question démocratique dans ce débat, parce que si la politique se fait sans le peuple, elle se fera un jour contre le peuple. »

 

(Extrait transcrit : à partir de 4 minutes) (@The Andreas G. Papandreou Foundation)

 

 

Revenue au Symposium de Symi en juillet 2010, à Poros (Grèce) cette fois, Ségolène Royal y rejoint de nouvelles personnalités, comme l’économiste américain James Galbraith, Catherine Ashton, la nouvelle haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité‎, Toomas Hendrik Ilves, le président de l’Estonie, Victor Benoit, le président du Parti Fusion des Sociaux-Démocrates Haïtiens, Victor Ponta, le président du Parti social-démocrate et ancien ministre des relations avec le Parlement du gouvernement de coalition nationale Boc I (2008-2009), ou la jeune présidente du Parti social-démocrate finlandais Jutta Urpilainen. 33 ans à l’époque.

 

Jutta Urpilainene Poros

Jutta Urpilainen donne ses premières impressions sur le Symposium de Symi à Poros, en juillet 2010 (@A.G. Papandreou Foundation)

Jutta Urpilainen expliquera pendant le symposium :

« C’est la première fois que je participe au Symposium de Symi en Grèce, et franchement, c’est un grand privilège que de participer à ce symposium. C’est un concept formidable, parce qu’ici nous pouvons discuter avec les dirigeants et spécialistes du monde entier de problèmes comme la crise financière, qui est une question très, très importante et difficile dans le monde entier en ce moment.

Mais bien sûr, c’est aussi une opportunité pour nous tous de discuter, de nous amuser, et de nous constituer un réseau de nouveaux amis parmi les dirigeants expérimentés, car bien sûr je fais partie des jeunes dirigeants. Je trouve que M. Papandréou a réalisé un remarquable travail d’organisation pour ce symposium pour les dirigeants. »

Enseignante de formation, Jutta Urpilainen devient, à 28 ans, après des années de militantisme dans les mouvements des jeunes du SDP, et un poste de conseillère municipale à 26 ans, députée SDP (Parti social-démocrate de Finlande) d’une région bilingue à forte minorité suédophone (25% de la population), et entre au Parlement monocaméral, l’Eduskunta.

Réélue en 2007 dans une région difficile pour la gauche, alors que le SDP subissait un échec et sortait de la coalition gouvernementale - dirigée par le Parti du Centre - remplacé par la droite du Parti de la Coalition nationale, Jutta Urpilainen devient le 6 juin 2008 la première femme à accéder au poste de présidente du SDP, l’emportant au second tour du vote, lors du congrès du parti, par 218 voix contre 132 à Erkki Tuomioja, prestigieux ministre des Affaires étrangères du gouvernement de coalition tombé un an plus tôt.

 

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Jutta Urpilainen et Ségolène Royal pendant la conférence de presse au SDP le 7 février 2011 (@Uutispäivä Demari)

Puis, 6 mois après le Symposium de Symi 2010 à Poros, Jutta Urpilainen invite Ségolène Royal en Finlande début février 2011, notamment pour soutenir le SDP dans sa campagne législative qui bat son plein – le scrutin proportionnel a lieu le 17 avril – mais aussi pour rencontrer Tarja Halonen, présidente de Finlande, première femme à accéder à ce poste, venant du SDP, et dont le second mandat et dernier mandat s’achève au début de 2012.

Bien sûr, Ségolène Royal aborde visite, écoute, cherche à comprendre le modèle finlandais aussi : le modèle éducatif, la façon d’aborder le travail des seniors, les conditions de travail, mais aussi les grands enjeux politiques qu’elle voit se dessiner, dans la droite ligne de son travail depuis 2007, et de son discours de Skiathos en 2009, comme l’Etat providence, la montée des populismes, l’éveil des pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, un nouvel ordre économique mondial, la question des relations avec l’OTAN. YLE News, les informations de la radio-télévision publique, explique :

« En Finlande, Ségolène Royal compte visiter un établissement scolaire, et étudier la qualité de la vie professionnelle et le système d’innovation finlandais. »

Et le journal Uutispäivä Demari, proche du SDP, rapporte :

« "Nous, socialistes français et sociaux-démocrates finlandais, partageons les mêmes préoccupations sur l’avenir de l’Etat providence, le chômage et la croissance. Je soutiens pleinement le SDP dans sa campagne électorale.", a déclaré Ségolène Royal dans une conférence de presse conjointe avec la présidente du SDP, Jutta Urpilainen.

 

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Ségolène Royal, et, au premier plan, Jutta Urpilainen, la présidente du SDP, le 7 février 2011 à Helsinki (Jussi Nukari/Lapin Kansa)

La France se prépare pour les élections présidentielles de l’année prochaine. Madame Royal a déclaré que pour la droite, le maintien et le renforcement de l’Etat providence coûtent trop cher. Elle voit les choses différemment : "Il est très dangereux, par exemple, de délaisser la solidarité nationale et les services publics. Au contraire, l’équité et la justice sociale stimulent la croissance économique.

Les populistes abattent leurs cartes partout en Europe. Madame Royal estime qu’ils tirent profit de la paupérisation et des partis politiques traditionnels qui on trahi leurs promesses électorales : "Ils ont promis la régulation du système bancaire, des règles pour les bonus, et la fin des paradis fiscaux et rien de tout cela n’a été fait."

Les populistes trouvent dans leurs idées simplistes deux boucs émissaires, l’Union Européenne et les immigrés : "Les socialistes et les sociaux-démocrates ont la grande responsabilité non seulement de faire des propositions mais aussi de garantir qu’ils feront ce qu’ils ont dit."

Madame Royal a déclaré que certains en France, redoutent une vague d’immigration de grande ampleur venue d’Afrique du Nord, au vu de l’embrasement de la situation dans ces pays : "Les gens ont clairement envie de rester dans leur pays d’origine, où ils espèrent trouver une vie meilleure. Notre mission est de soutenir la transition de ces pays vers la démocratie aussi pacifiquement que possible.", a-t-elle souligné. »

 

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Ségolène Royal dédicace "Ma plus belle histoire, C'EST VOUS" après son discours sur l'Europe à la Vieille Maison des Etudiants, à Helsinki (@Fondation Kalevi Sorsa) 

Finissant son voyage par un discours à Helsinki, dans le cadre d’un séminaire avec le SDP, organisé par la fondation Kalevi Sorsa, du nom d’une des figures de proue de la social-démocratie finlandaise, Kalevi Sorsa ayant été 4 fois Premier ministre de 1972 à 1987, Ségolène Royal fera 3 propositions pour l’Europe : retrouver une vision et renouer avec l’esprit de pionniers ; construire les Etats-Unis d’Europe, fédération d’Etats Nations avec un objectif politique et des politiques concrètes ; et refonder la politique économique et sociale de l’Europe : « Alors ouvrons la voie et avançons avec courage en faisant l'Europe avec les peuples et non pas contre eux. ».

Le 17 avril 2011, les élections législatives ont lieu en Finlande. Si la droite du Parti de la Coalition nationale et le SDP voient leurs scores s’effriter, à respectivement 20,4% et 19,1% des voix, le grand perdant de ces élections est le Parti du centre, parti-pivot de la vie politique finlandaise, et premier parti de Finlande depuis 2003 : il perd plus de 7 points, à 15,8%, au profit du parti populiste, eurosceptique et souverainiste de centre-gauche, les Vrais Finlandais (+15 points à 19,1%), qui devient la troisième force politique du pays.

 

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Les principaux ministres du gouvernement Katainen, de gauche à droite : Päivi Räsänen, la ministre de l'Intérieur (Chrétiens-démocrates de Finlande, droite), Stefan Wallin, le ministre de la Défense (Parti populaire suédois), Jutta Urpilainen, la ministre des Finances et la suppléante du Premier ministre (SDP), le Premier ministre Jyrki Katainen (Parti de la Coalition Nationale, droite), Paavo Arhinmäki, le ministre de la Culture et des Sports (dirige l’Alliance de gauche, gauche radicale) et Ville Niinistö, le ministre de l’Environnement (Ligue verte, écologistes) (@Mikko Stig/LKS)

Et alors – chose impensable actuellement en France – une coalition gouvernementale gauche/droite se forme en Finlande, regroupant par ordre d’importance le Parti de la Coalition nationale (44 députés à l’Eduskunta, droite, PPE au Parlement européen), le SDP (42 députés), l’Alliance de gauche (14 députés, gauche radicale), la Ligue verte (écologistes), le Parti populaire suédois (qui représente les intérêts de la minorité finlandaise suédophone), et les Chrétiens-démocrates de Finlande (droite, PPE), soit une majorité de 125 députés sur 200.

 

Urpilainen et Katainen

Jutta Urpilainen, ministre des Finances de gauche (SDP) et suppléante du Premier ministre, s'assoit pendant que, par courtoisie, le Premier ministre de droite Jyrki Katainen, souriant, ramène la chaise pour lui permettre de s'asseoir : une photo impensable en France. (@EPA/Pekka SIipola Finland Out)

Le nouveau gouvernement entre en fonction le 22 juin 2011. Le Premier ministre est Jyrki Katainen, du Parti de la Coalition nationale, ancien ministre des Finances et ancien suppléant au premier ministre – les deux fonctions n’étant pas liées. Jutta Urpilainen accède pour la première fois à un poste gouvernemental et succède à Jyrki Katainen dans les deux postes qu’il a quitté : ministre des Finances et suppléante SDP du Premier ministre de droite.

Erkki Tuomioja, ancien ministre des Affaires étrangères SDP en jusqu’en 2007, retrouve son poste.

Le gouvernement Katainen, comme tous les gouvernements finlandais, est un gouvernement resserré de 19 ministres. C’est aussi un gouvernement paritaire : 10 femmes, 9 hommes.

 

Femmes gvt Katainen Tarja Halonen

La présidente de la République Tarja Halonen (venant du SDP) serre la main de la nouvelle ministre des Transports Merja Kyllönen (Alliance de gauche, gauche radicale). Au centre, la ministre du Logement et des Communications Krista Kiuru (SDP) et à gauche la ministre des Services sanitaires et sociaux Maria Guzenina-Richardson (SDP). Le nouveau gouvernement compte 10 femmes et 9 hommes, mais le précédent en comptait 11, dont la Première ministre Mari Kiviniemi (Parti du Centre) (@Pekka Sakki/Lehtikuva)

La répartition des postes entre les partis est aussi très significative : au SDP les Finances, le poste de suppléante au Premier ministre, les Affaires étrangères, mais aussi les ministères clés de l’Etat providence, l’Education, le Travail, les Services sanitaires et sociaux, le Logement et les Communications ; à l'Alliance de gauche, parti de la gauche radicale, la Culture et les Sports, les Transports ; à la Ligue verte le Développement international et l’Environnement.

Après la baisse d’un cran de la note des Etats-Unis – avec surveillance négative – à AA+, Jutta Urpilainen se trouve donc au poste clé de ministre des Finances et de suppléante du Premier ministre de droite, alors que la Finlande – comme la Suède et la Norvège – fait partie de la liste des 16 pays qui ont toujours la note maximale sur leur dette souveraine, soit le fameux AAA.

 

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Le gouvernement Katainen au complet en marche : au premier plan, Jutta Urpilainen et le Premier ministre Jyrki Katainen, au second plan Erkki Tuomioja (SDP), cravate rouge, le ministre des Affaires étrangères, qui est polyglotte et a une solide expérience gouvernementale, et Stefan Wallin (Parti populaire suédois), cravate bleu pâle, le ministre de la Défense. Le bon fonctionnement du gouvernement dépendra des relations entre Jutta Urpilainen et Jyrki Katainen, les deux leaders de cette coalition à 6 partis, ce 'Pack 6'. Si les deux leaders se soutiennent mutuelement dans leurs fonctions, l'expérience finlandaise montre que le gouvernement résistera sûrement à toute pression, interne ou externe (@Jussi Nukari/Lehtikuva)

 

Le 13 juillet, avant de prendre quelques jours de vacances, elle rappelle que seuls la Finlande, l’Estonie et le Luxembourg n’ont pas de déficits excessifs en Europe et que l’économie finlandaise dispose de bons fondamentaux. Notant le risque de contagion à d’autres pays que la Grèce, l’Irlande ou le Portugal, et les inquiétudes ayant surgi sur la dette de 1 900 milliards d’euros de l’Italie – 120% du PIB ! – elle déclare, visant la gestion des finances déplorable de Berlusconi : « Il y a un réel danger que cette crise se propage comme une déferlante et nous devons faire tout ce qui est possible pour l'empêcher. L'Italie devrait le plus rapidement possible mettre sa maison en ordre et prendre des décisions comme l'a fait la Grèce. Elle doit prendre des mesures d'économie pour renforcer la confiance dans le pays. ». Un équilibre budgétaire auquel Ségolène Royal est également très attachée, fait d’économies et aussi d’investissements pour l’avenir – éducation, PME innovantes, ...

Et Jutta Urpilainen ajoute que les dirigeants européens doivent prendre garde à ce que la crise financière ne se double pas d'une crise politique en se montrant attentifs aux attentes des populations.

Frédérick Moulin

-oOo-

Infographie "Ségolène Royal, un compétence internationale", réalisée par Nicolas Béliard pour Désirs d'Avenir et www.franchecomte2012.fr (cliquez sur l'image ou sur le lien pour accéder au fichier taille réelle (943 x 2000) )

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 13:01

 

SR Solfe 03 08 2011

 

« Pas de vacances, mais surtout, le travail qui continue, parce que je crois qu’il faut être à la hauteur de cette échéance essentielle, et c’est pour ça que j’y mets toute mon énergie … renouvelable, en plus ! », a expliqué Ségolène Royal lors de sa conférence de presse mercredi à Solferino, la Maison de tous les socialistes. Exit l’agenda prévisionnel indiqué dans sa newsletter du 26 juillet 2011 : « Du 1er au 14 août : Famille, lecture, sport ».

« Honnêtement, prendre des vacances avant une échéance comme celle-ci, ce n’est pas le choix que j’ai fait. Mais rassurez-vous! Je n’arriverai pas épuisée ! », a-t-elle ajouté selon Libération. Pendant ce temps, Martine Aubry prend des vacances en Bretagne et François Hollande dans le Sud-Ouest.

La presse se fait cruelle pour la candidate au travail, dans la Maison des socialistes : on la surnomme « le coucou », comme Yaël Goosz sur RTL, celle qui « vole » la place des autres … mais les autres sont absents, en vacances, et Solferino est la Maison de tous les socialistes, et « n’appartient » pas à tel ou telle. Le sentiment du propriétaire terrien est fort au PS, que ce soit pour dire 1 élu = ses électeurs, ou que ce soit pour Solferino. Ségolène Royal soulève l’enthousiasme populaire sur son passage et ça agace.



RTL | Yaël Goosz | 03/08/2011 - 19h13

 


RTL | Yaël Goosz | 04/08/2011 - 08h33

 

Libération reprend le tweet de Pouria Amirshahi, secrétaire national à la coopération, à la francophonie, à l’aide au développement et aux droits de l’homme, mais aussi Premier secrétaire fédéral du PS de la Charente, en Région Poitou-Charentes, qui a laissé son bureau d’angle à Ségolène Royal :

Amirshahi Pouria
Ségolène Royal occupe mon bureau à Solférino le temps des primaires. Promis, Ségolène, tu me le rends après ? ;-)

 

Ségolène Royal a profité de sa conférence de presse pour annoncer la sortie de son livre Lettre à tous les RESIGNES et aux INDIGNES qui veulent des solutions, aux Editions Plon, pour samedi 20 août prochain.

 

Lettre à tous les RESIGNES et aux INDIGNES qui veulent des

 

Sur 150 pages et pour environ 5 euros, elle nous livre le fruit du travail de quatre années marquées par 25 déplacements internationaux, 17 universités populaires participatives de Désirs d'avenir, 120 déplacements de terrain et les résultats obtenus dans le laboratoire régional qu'est la Région Poitou-Charentes qu'elle préside.

 



 

Lors de la conférence de presse, interrogée sur une ‘récupération’ du mouvement des indignés en Espagne, elle a répondu :

 « Je crois qu’être à gauche, par définition, c’est garder intacte son indignation, d’ailleurs quand, depuis des années de mon engagement politique, on me demandait mais pourquoi j’étais à gauche, moi qui venait plutôt  d’une famille conservatrice, et je disais : "C’est parce que j’ai gardé intacte ma capacité d’indignation." […]

Et c’est pour ça que je dis aux indignés : "Restez indignés, mais avec moi vous allez transformer cette énergie en énergie créative et positive. Parce que l’indignation c’est bien, mais l’action c’est encore mieux". »

Puis elle a ajouté : « Je m’adresse à tous les Français qui sont indignés, et moi je vais leur démontrer, au cours de ces semaines qui viennent, que la politique a encore une marge de manœuvre. »

Mercredi 10 août, Ségolène Royal présentera des chapitres de son livre à paraître lors de sa conférence de presse à Solferino.

Interrogée sur le sens de sa candidature, elle a martelé, selon Le Parisien :

« Alors, parce que je ne suis pas dans les sondages, j’arrêterais ? Pas question. Je mets en jeu vingt-cinq ans de ma vie politique, 17 millions d’électeurs qui m’ont fait confiance en 2007. Je suis celle qui est le plus prête. Celle qui a le plus envie de gagner. Je suis concentrée sur mon objectif. Je suis la plus à même de rassembler les socialistes et de construire ensuite une large alliance. »

Et elle a précisé, propos diffusés sur RTL :

« Je considère que je suis la plus prête, que j’ai énormément travaillé depuis 2007, et je pense être la plus à même à démontrer que j’ai la capacité de pas en rester aux discours, mais de passer des discours aux actes. »

 

 

 

Interrogée sur la légalisation du cannabis, Ségolène Royal a été très claire :

« Je suis très hostile à la légalisation du cannabis. Moi ce qui me préoccupe, c’est l’emploi pour les jeunes, c’est l’emploi et l’éducation. […]

Inciter les jeunes à se droguer pour remplir les caisses de l’Etat, c’est tout simplement inconcevable. En tout cas pour moi c’est totalement inconcevable, et il n’en est absolument pas question. »

Enfin, RTL croit savoir que les « algues vertes des Côtes-d’Armor »  sont l’endroit « où la candidate pourrait se rendre la semaine prochaine ». Sur son agenda officiel, rien ne vient confirmer – pour l’instant – l’information, comme pour le déplacement à Narbonne, dans l’Aude, le 1er septembre prochain.

Frédérick Moulin

-oOo-


Les premières lignes de la Lettre à tous les résignés et aux indignés qui veulent des solutions de Ségolène Royal, à paraître samedi 20 août 2011 au Editions Plon :

 

Lettre à tous les RESIGNES et aux INDIGNES qui veulent des


Non au désenchantement

« Je m’adresse à vous, à tous ceux qui sont résignés et aussi à vous qui ne vous reconnaissez pas dans cet adjectif parce que vous êtes indignés. Ceux qui sont dominés se résignent facilement et je ne veux pas que vous le soyez, ni dominés, ni résignés parce qu’il y a des solutions. Ne soyez pas désenchantés même si, hélas, vous avez, nous avons beaucoup de raisons de l’être.

C’est le sens que revêt à mes yeux le beau combat républicain qui doit rendre aux Français, en 2012, tout simplement le droit à l’espérance d’une vie meilleure.

A vous, résignés et indignés qui êtes inquiets et même angoissés, souvent pour eux et toujours pour leurs enfants.

A vous, résignés et indignés qui êtes révoltés par trop d’injustices, par trop d’inégalités qui se creusent chaque jour davantage entre les gagnants et les perdants du système actuel.

A vous qui n’en pouvez plus.

A vous qui pouvez un peu ou beaucoup, mais qui vous sentez bridés dans une France désenchantée qui ne sait plus de quoi demain sera fait.

A vous qui ne reconnaissez plus la France telle que vous l’aimiez.

A vous qui ne croyez plus à l’efficacité de l’action politique au point de croire que le pays est définitivement vaincu par un pouvoir assujetti à la globalisation financière, qui appelle une moralisation et les règles d’un ordre international juste, toujours promis et jamais réalisé.

Oui, C’est à vous que je m’adresse vous qui avez perdu et qui avez peur de perdre encore. »

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 17:15

 

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"Et moi ce que je constate aujourd’hui, c’est un engouement sur le terrain autour de Ségolène Royal chaque fois qu’elle se déplace, que ce soit dans les quartiers populaires ou dans les territoires ruraux.", a ajouté Guillaume Garot hier matin dans les 4 Vérités sur France 2, où il était interrogé par Alexandre Kara.

Alexandre Kara, pourtant issu du service politique de France 2, et auteur en mars 2007 d’un livre Ségo/Sarko : qui choisir ?, semblait bien ignorant, pour un journaliste sérieux, des idées, positions et propositions de Ségolène Royal, sur la dette, le déficit, l’euro, ou les différences entre les candidats, les « propositions originales » de la candidate, qui en a pourtant de très nombreuses, comme l’interdiction des licenciements boursiers, le blocage des prix de 50 produits de première nécessité ou des prix de l’énergie, les Etats-Unis d’Europe ou l’encadrement militaire éducatif des primo-délinquants, et qu’il n’avait pas en tête.

Guillaume Garot a brillamment répondu, d’abord sur les sempiternels sondages sur les primaires organisées par le PS, comme évoqué plus haut, puis sur les débats à organiser dans les primaires, sur lesquels il s’est exprimé deux fois, car ils permettent à la fois de bien différencier les candidats, et ils sont la condition nécessaire de la réussite de ces primaires :

« Il n’y aura pas de réussite des primaires s’il n’y a pas l’organisation et la réussite d’un débat [en général, NdlR], c’est indispensable pour que les Français choisissent librement, libres de toute pression, en particulier libres de la pression des sondages. […] Il faut qu’on puisse comparer les propositions, les personnalités aussi. […]

En tout cas, Ségolène Royal plaide ardemment pour que ces débats soient organisés devant tous les Français […] par exemple des débats télévisés […] plus que jamais nécessaires pour que les différences entre les candidatures apparaissent nettement.[…] Ségolène Royal, parce qu’elle est plus que toute autre attachée à la démocratie, plaide avec beaucoup de ferveur pour l’organisation de ces débats. […] Les socialistes doivent ça aux Français. »

Guillaume Garot a également expliqué : « Ségolène Royal, elle veut être la candidate des solutions. Ça veut dire qu’à chaque problème qui se pose à la France, à chaque problème qui se pose aussi aux Français, elle veut être celle qui propose des solutions, et des solutions concrètes. », donnant ensuite quelques exemple concrets de solutions proposées.

Sur la dette, le déficit et l’euro, il a expliqué synthétiquement ce que Ségolène Royal répète depuis quelques temps déjà, mais qui n’était pas parvenu aux oreilles du journaliste :

« Il faut une gestion rigoureuse des deniers publics. […]

Ça signifie quoi ? D’abord qu’il faut traquer les dépenses inutiles, […] par exemple […] les exonérations de charges pour les heures supplémentaires. […] Voilà 4 milliards de dépenses inefficaces. Il faut aussi lutter contre la fraude. […] Mais une gestion rigoureuse, c’est aussi d’investir massivement, par exemple, pour la croissance verte, par exemple, pour soutenir les PME. Donc voilà, un équilibre des finances publiques qui est plus que jamais à l’ordre du jour pour chacun des candidats, et en particulier pour la gauche. »

Interrogé sur le refus du vote de la règle d’or proposée par Nicolas Sarkozy, Guillaume Garot a rappelé que le président de la République était « le moins bien placé, le moins compétent, le moins qualifié, pour vouloir imposer une règle d’or qu’il ne s’impose pas à lui-même ».

Comme Alexandre Kara lui demandait à qui Ségolène Royal se rallierait au second tour de la primaire (!), le député-maire de Laval a répondu :

« Je ne me place pas, vous l’aurez compris, dans cette hypothèse-là. Nous nous battons autour de Ségolène Royal pour qu’elle soit finaliste le 9 octobre au soir et remporte la primaire le 16 octobre. Mais précisément, c’est le débat qui permettra aux Français de comparer, je l’ai dit, et de faire leurs choix en toute liberté, et c’est ça qui compte. »

Frédérick Moulin

 

 

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Alexandre Kara : bonjour à tous, bonjour Thierry, bonjour Guillaume Garot.

Guillaume Garot : bonjour.

Alexandre Kara : merci d’être avec nous ce matin. Comme on l’a dit, vous êtes le porte-parole de Ségolène Royal. Justement hier est paru un nouveau sondage, un sondage Ipsos qui met Ségolène Royal à la troisième place pour cette primaire socialiste, derrière François Hollande, Martine Aubry. Comment aujourd’hui Ségolène Royal peut-elle refaire son retard ?

 

A2 On ne sait pas qui

"On ne connaît pas le corps électoral : on ne sait pas qui ira voter à l’occasion de ces primaires"

Guillaume Garot : d’abord sur les sondages, je crois qu’il faut prendre tout ça avec beaucoup de sérénité et beaucoup de précaution et de distance, parce que, un sondage, ce n’est pas un pronostic. A fortiori s’agissant d’une primaire, qui sera organisée les 9 et 16 octobre prochains, et dont on ne connaît pas le corps électoral : on ne sait pas qui ira voter à l’occasion de ces primaires.

 

A1 rien de la mobilisation

"Donc les sondages d’aujourd’hui ne disent rien de la mobilisation au mois d’octobre, et c’est ça le résultat des primaires, c’est la mobilisation autour de chaque candidat, donc c’est ça qui déterminera l’issue du scrutin"

Donc les sondages d’aujourd’hui ne disent rien de la mobilisation au mois d’octobre, et c’est ça le résultat des primaires, c’est la mobilisation autour de chaque candidat, donc c’est ça qui déterminera l’issue du scrutin.

Alexandre Kara : pour vous, les sondages d’aujourd’hui ne sont pas fiables ?

Guillaume Garot : ils ne sont pas adaptés à une situation qu’on ne connaît pas. Aujourd’hui, je le répète, vous ne savez pas qui ira voter. Vous ne savez pas qui ira se mobiliser pour soutenir telle ou telle candidate. Et moi ce que je constate aujourd’hui, c’est un engouement sur le terrain autour de Ségolène Royal chaque fois qu’elle se déplace, que ce soit dans les quartiers populaires ou dans les territoires ruraux.

Alexandre Kara : alors je disais : « Comment va-t-elle faire son retard ? », mais si on excepte les sondages, comment va-t-elle rentrer dans la campagne, comment va-t-elle poursuivre cette campagne ? Et aujourd’hui, elle a quand même un retard, en tout cas en terme médiatique sur François Hollande et Martine Aubry.

 

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"Ségolène Royal, elle veut être la candidate des solutions, elle veut être celle qui propose des solutions, et des solutions concrètes"

Guillaume Garot : Ségolène Royal, elle veut être la candidate des solutions. Ça veut dire qu’à chaque problème qui se pose à la France, à chaque problème qui se pose aussi aux Français, elle veut être celle qui propose des solutions, et des solutions concrètes.

C’est ce qu’elle fait, par exemple, sur le pouvoir d’achat, avec cette proposition de bloquer les prix de 50 produits de consommation courante. C’est ce qu’elle fait sur l’emploi et la croissance, avec la proposition d’une banque publique d’investissement pour soutenir le développement des PME, là où se trouvent les emplois. Voilà. Sur un grand nombre de sujets, je pourrais parler aussi de l’éducation, je pourrais parler de la santé, à chaque fois des propositions concrètes.

Alexandre Kara : oui mais alors, Guillaume Garot, pendant la campagne de 2006-2007, on avait entendu beaucoup de propositions originales de Ségolène Royal, c’est peut-être d’ailleurs ce qui avait fait la différence, au bout du compte, avec Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn à l’époque. Là, on a le sentiment qu’on a plus de mal à différencier les candidats, on a le sentiment qu’entre Martine Aubry, François Hollande, Ségolène Royal, il n’y a rien qui diverge véritablement, en tout cas sur le programme.

Guillaume Garot : alors, il y a des spécificités, bien évidemment, je l’ai dit, Ségolène Royal, elle est la candidate des solutions.

Mais je crois que pour que les Français apprécient véritablement chacune des candidatures, apprécient les propositions, les différences, les convergences aussi, entre les candidatures, il faut un débat.

 

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"L’organisation et la réussite d’un débat, c’est indispensable pour que les Français choisissent librement, libres de toute pression, en particulier libres de la pression des sondages"

Il n’y aura pas de réussite des primaires s’il n’y a pas l’organisation et la réussite d’un débat, c’est indispensable pour que les Français choisissent librement, libres de toute pression, en particulier libres de la pression des sondages.

Alexandre Kara : au début de l’été, enfin en tout cas au début juillet, on a vu un peu une course à l’échalote entre François Hollande et Martine Aubry, sur le thème ‘combattre la dette, le déficit, sauver l’euro’. On a moins entendu Ségolène Royal sur ce sujet, c’est-à-dire que c’est pas votre préoccupation principale ?

Guillaume Garot : si, elle s’est exprimée largement durant les deux dernières semaines. Qu’est-ce que nous disons autour de Ségolène Royal ?

Bien sûr qu’il faut une gestion rigoureuse des deniers publics. C’est une responsabilité partagée, et évidemment, Ségolène Royal élue présidente de la République se fera évidemment porte-parole de cette exigence-là.

 

A5 EXO 2007

"Il faut une gestion rigoureuse des deniers publics. Ça signifie quoi ? D’abord qu’il faut traquer les dépenses inutiles, par exemple, les exonérations de charges pour les heures supplémentaires. Voilà 4 milliards de dépenses inefficaces"

Ça signifie quoi ? D’abord qu’il faut traquer les dépenses inutiles, lorsqu’on voit par exemple, c’est un rapport parlementaire qui le montrait, que les exonérations de charges pour les heures supplémentaires, la loi de 2007, ça n’a créé aucun emploi en France, et ça n’a permis à aucun salarié de bénéficier d’un gain de pouvoir d’achat. Voilà 4 milliards de dépenses inefficaces. Il faut aussi lutter contre la fraude. Donc vous voyez, une gestion rigoureuse, c’est ça.

Mais une gestion rigoureuse, c’est aussi d’investir massivement, par exemple, pour la croissance verte, par exemple, pour soutenir les PME.

Donc voilà, un équilibre des finances publiques qui est plus que jamais à l’ordre du jour pour chacun des candidats, et en particulier pour la gauche.

Alexandre Kara : mais alors, Guillaume Garot, si vous dites que l’équilibre des finances publiques est aussi une priorité pour la gauche, aujourd’hui, pourquoi ne pas voter la ‘règle d’or‘ proposée par Nicolas Sarkozy ?

 

A6 NS le moins qulifié

"Nicolas Sarkozy est franchement le moins bien placé, le moins compétent, le moins qualifié, pour vouloir imposer une règle d’or qu’il ne s’impose pas à lui-même"

Guillaume Garot : Nicolas Sarkozy est franchement le moins bien placé, le moins compétent, le moins qualifié, pour vouloir imposer une règle d’or qu’il ne s’impose pas à lui-même. Il nous dit : il faudrait la mettre en œuvre après 2012, en 2013, mais pourquoi ne le fait-il pas aujourd’hui, maintenant ? C’est sa responsabilité. Donc on voit bien ce que c’est que cette règle d’or : c’est un piège, un piège politicien, une manœuvre électoraliste dans laquelle les députés de gauche ne tomberont pas.

Alexandre Kara : alors aujourd’hui, il y a un problème pour le Parti socialiste, en tout cas une difficulté, ce sont les débats de la primaire. Aujourd’hui, vous êtes incapables de vous mettre d’accord sur l’organisation de débats. On sait qu’en 2006, c’est ce qui avait fait la différence, ce qui avait permis à Ségolène Royal de s’imposer, et cette année a priori, pas de débats. Vous êtes satisfait de cette situation ?

Guillaume Garot : non, moi je considère qu’il faut effectivement des débats. Je crois que c’est indispensable, c’est la nature même de la démocratie, pour que les Français, parce que les primaires sont ouvertes à tous les Français, de gauche, pour que les Français se saisissent de ce formidable exercice que seront les primaires, exercice démocratique, il faut qu’il y ait des débats.

 

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"En tout cas, Ségolène Royal plaide ardemment pour que ces débats soient organisés devant tous les Français"

Il faut qu’on puisse comparer les propositions, les personnalités aussi, et ça, c’est bien le sens des débats que nous aurons à organiser. En tout cas, Ségolène Royal plaide ardemment pour que ces débats soient organisés devant tous les Français.

Alexandre Kara : et qu’est-ce que vous réclamez ? Quelle forme doivent prendre ces débats ?

Guillaume Garot : eh bien par exemple des débats télévisés, mais je sais que France 2 a fait d’ailleurs une proposition dans ce sens-là, eh bien saisissons cette proposition, et organisons devant tous les Français ces débats, plus que jamais nécessaires pour que les différences entre les candidatures apparaissent nettement.

Alexandre Kara : mais alors qui freine, qui refuse le débat au PS ?

 

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"Mais sachez que Ségolène Royal, parce qu’elle est plus que toute autre attachée à la démocratie, plaide avec beaucoup de ferveur pour l’organisation de ces débats"

Guillaume Garot : eh bien il faut poser la question aux autres candidats, mais sachez que Ségolène Royal, parce qu’elle est plus que toute autre attachée à la démocratie, eh bien, plaide avec beaucoup de ferveur pour l’organisation de ces débats.

Alexandre Kara : ces débats, pour vous, seraient une clé des primaires ?

Guillaume Garot : oui parce qu’il n’y aura pas de réussite des primaires, de mobilisation des Français au moment des primaires s’il n’y a pas des débats. C’est au moment des débats qu’apparaîtra les sens même de cette désignation des primaires, et je crois que nous devons ça aux Français. Les socialistes doivent ça aux Français.

Alexandre Kara : euh, à la fin de la première semaine d’octobre on connaîtra les 2 finalistes. Si Ségolène Royal n’est pas dans les finalistes, elle se ralliera plutôt à qui ?

 

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"Je ne me place pas, vous l’aurez compris, dans cette hypothèse-là. Nous nous battons autour de Ségolène Royal pour qu’elle soit finaliste le 9 octobre au soir et remporte, remporte la primaire le 16 octobre"

Guillaume Garot : je ne me place pas, vous l’aurez compris, dans cette hypothèse-là. Nous nous battons autour de Ségolène Royal pour qu’elle soit finaliste le 9 octobre au soir …

Alexandre Kara, haussant le ton : une proximité d’idées peut-être plus près… de Martine Aubry … ou de François Hollande ?

Guillaume Garot, sans s’arrêter : … et remporte, remporte la primaire le 16 octobre.

(Répondant ensuite à Alexandre Kara) Mais précisément, c’est le débat qui permettra aux Français de comparer, je l’ai dit, et de faire leurs choix en toute liberté, et c’est ça qui compte.

Alexandre Kara : Guillaume Garot, merci, bonne journée à tous. À vous de jouer Thierry.

Thierry Beccaro : merci beaucoup Messieurs, bonne journée.

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 16:53

 

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Ségolène Royal, une rose rouge offerte à la main, au marché de la place Carnot dimanche (@LIndépendant)

Ségolène Royal a achevé son "SégoTour du Sud-Ouest" samedi par Carcassonne, dans l’Aude accompagnée de Kamel Chibli, adjoint au maire de Lavelanet en Ariège et secrétaire général de Désirs d’avenir.

La visite a débuté par une halte d’une heure pour écouter et échanger avec les habitants du Viguier, quartier populaire : employés précaires, chibanis, travailleurs sociaux, responsables du quartier comme l’imam. Ségolène Royal  a rencontré 15 associations et dialogué sur les problèmes de la vie quotidienne : logement, emploi, sécurité. Un « contact direct, profond et vrai » explique la candidate sur sa page Facebook. « Je sais que vous êtes capables de vous prendre en main. Je ne suis pas dans un discours plaintif, je suis dans un discours de mobilisation. », a précisé la candidate aux habitants.

Kamel Chibli explique : « Elle a écouté les habitants et les associations, qui lui ont notamment fait part de leur sentiment d'exclusion. Ils ont surtout abordé les problématiques du logement et de l'emploi. ». La visite au Viguier s’est faite hors caméras et sans les médias « une “surprise”, petite cachotterie faite aux médias » note Le Midi Libre. « Avec les caméras, ça devient très compliqué pour que les gens parlent et se libèrent. », explique Kamel Chibli. « Il y a de la désespérance, mais encore de l’espoir. Parce qu’ils ne demandent pas la lune. », conclut le secrétaire général de Désirs d’avenir.

Ségolène Royal s’est ensuite rendue au square Gambetta, où une trentaine de militants l’attendaient.

 

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Ségolène Royal dans les rues de Carcassonne, avec à droite le maire, Jean-Claude Perez, et à gauche, l'ancien conseiller général Marc Deblonde (@11lemagazine.fr)

Ségolène Royal a alors été chaleureusement accueillie par Jean-Claude Perez, le député maire de Carcassonne, « ravi », qui l’a accompagnée dans le reste de sa visite, en compagnie notamment d’Alain Tarlier, président de la Communauté d’Agglomération du Carcassonnais (CAC), conseiller général de Carcassonne-Sud et adjoint au maire de Carcassonne, Marc Deblonde, ancien conseiller général de l’Aude, Michel Molhérat, le secrétaire de la section PS de Carcassonne, également adjoint au maire de Carcassonne.

Aux journalistes qui faisaient remarquer que le 2 juillet dernier François Hollande prenait la parole à Barbaira, pour la Fête de la Rose, devant un PS audois au grand complet, Ségolène Royal a demandé : « Où y a-t-il du monde ? ». Où sont les futurs électeurs de la primaire citoyenne et démocratique ?

 

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Ségolène Royal échange avec les Carcassonnais, Marc Deblonde à ses côtés (@Ségolène Royal)

Puis le groupe s’est mis en marche en direction du marché de la place Carnot. Chemin faisant, il a pris une ampleur croissante.

 

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Sur le marché de la place Carnot, pause photo avec les Carcassonnais (@LIdépendant)

Sur la place, des curieux et des sympathisants se sont pressés pour voir la candidate, lui serrer la main, prendre des photos avec elle.


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Une vendeuse de melon propose un melon audois découpé à Ségolène Royal (@DDM/Sylvie Leclercq)

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Un jeune homme offre un tournesol à Ségolène Royal à Carcassonne dimanche (@Maxppp)

Ségolène Royal a dédicacé son livre de 1996, La vérité d’une femme, a souri aux enfants, a reçu des fleurs – une rose rouge, un tournesol – et on lui a offert de déguster le melon du marché.

 

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Ségolène Royal, à la rencontre et à l'écoute des Carcassonnaises et des Carcassonais au marché de la place Carnot (@Ségolène Royal)

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Ségolène Royal, à la rencontre et à l'écoute des Carcassonnaises et des Carcassonais (@Ségolène Royal)

Les habitants sont venus lui faire part des sujets qui leur semblaient importants, et Ségolène Royal a écouté avec attention nombre d’entre eux.

Enfin, la candidate a rendu visite à la Médiathèque Grain d’Aile, où elle a rappelé sa vision d’une politique culturelle. « Pour moi, la culture passe avant tout par l'école. L'enseignement des disciplines artistiques doit continuer au lycée. », a déclaré Ségolène Royal à La Dépêche. Puis elle a développé pour L’Indépendant :

« La priorité pour la culture, c’est l’école. Il faut que les jeunes aient accès à la pratique culturelle. La culture, c’est ce qui permet la réussite scolaire. Comme je l’ai fait dans ma Région, il faut créer de nouveaux métiers, des médiateurs culturels. J’ai rencontré des jeunes avec bac +8, au chômage, qui peuvent former les élèves. Cela coûte moins cher de créer un emploi pour des jeunes hyperqualifiés que de les payer au chômage. Jean Monet disait : « Si j’avais su, j’aurai commencé l’Europe par la culture. » On considère trop la culture comme un coût alors qu’elle est créatrice d’emplois. »

Interrogée sur une éventuelle augmentation du budget de la culture, la candidate a répondu :

« Aujourd’hui, dans la période de difficultés économiques et de déficit public, on ne peut se permettre d’augmenter les budgets. Un euro dépensé doit être un euro utile. Si l’on dépense plus dans un secteur, il faudra trouver une économie ailleurs. Je suis favorable aussi à la création d’une banque publique à dimension régionale pour aider, notamment, les entreprises du secteur culturel qu’il faut soutenir. »

 

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Ségolène Royal signe le livre d'or de la Médiathèque Grain d'Aile (@LIndépendant)

Ségolène Royal a inauguré le livre d’or de la médiathèque, ouverte depuis 8 mois, Laurent Fabius, « ex-Premier ministre, n’avait pas eu droit au livre d’or », note L’indépendant, et de conclure : « Une première pour Ségolène ».

Et de préciser suite à une question sur la proposition de Martine Aubry d’augmenter le budget de la culture : « On ne peut pas se permettre de promettre des choses à chaque corporation ».

Sur le thème de la jeunesse, placé au centre du programme de François Hollande, elle explique : « Je ne suis pas favorable à une politique qui cloisonne les âges. Je raisonne plus à partir du critère social qu’à partir d’un critère d’âge », ce qui est plus fidèle « à la tradition de la gauche ».

 

Chambre de Joë Bousquet

Chambre de Joë Bousquet, au centre de la Maison des Mémoires, où, paralysé des membres inférieurs, le poète a passé les 25 dernières années de sa vie, volets clos, se consacrant à la « vie de l’esprit »

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Joë Bousquet dans sa chambre, aujourd'hui dans la "Maison des Mémoires" de Carcassonne

Ségolène Royal a également visité la Maison des Mémoires, entre XVème  et XVIIIème siècle. Ce lieu réunit en un même endroit un véritable musée consacré au poète Joë Bousquet, paralysé suite à une blessure en 1918 à la guerre, cloîtré les 25 dernières années de sa vie, se consacrant à la « vie de l’esprit » et recevant René Nelli, André Gide, Louis Aragon, Jean Paulhan, correspondant avec Paul Eluard, ou Max Ernst ; le Groupe Audois de Recherche et d'Animation Ethnologique ; le Centre d'Etudes Cathares ; et plusieurs salles d'exposition : un ensemble culturel tout à fait remarquable.

Ségolène Royal reviendra dans l’Aude le 1er septembre, à Narbonne, selon L’Indépendant.

Frédérick Moulin

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