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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 18:40

42714727-1-.gifChronique de la hargne anti-Ségolène Royal si complaisamment relayée par certains médias

 

En dernière page, le quotidien Libération dresse régulièrement le portrait d'une personnalité venue de tous les horizons,  depuis  une semaine ce sont des portraits imaginés des candidats réels ou supposés à l'élection présidentielle de 2012.

Ségolène Royal a eu droit au sien le mercredi 24 aout  dernier, avec pour titre "vacances, j'oublie rien du tout ", soit un véritable précis de vulgarité dégoulinante pour l'image de la femme politique qu'elle est censée incarner dans l'inconscient collectif.

L'illustration : un dessin qui la représente sous les traits,d'un  pilote de course  assise sur un bolide,  tenant une bouteille de champagne d'une main et soulevant  de l'autre un point rageur pour marquer sa victoire.  Façon de justifier, à défaut d'être sportive, une conduite très cavalière  au sens propre comme au figuré : une conductrice aux accélérations brutales, soliloquant comme une executive woman solitaire , égocentrique, avançant comme un rouleau-compresseur" inaccessible au doute, se  rappelant l'ivresse de 2007 où elle était quasiment au bord de "léviter".

Tous les dérapages verbaux sont permis recyclant sur leur passage tous les clichés aussi immondes qu'éculés , avec en point culminant celui de "vierge folle.",une sorte de chef de secte sortie de sa  "phase  néoraelienne ".Une mère la pudeur" qui peut se vanter d'avoir eu l'idée du pass-contraception ce  qui vaut  alors un développement tout en délicatesse: "après, on n'habite pas dans la culotte des autres, comme le disait récemment une maraichère au marché de Melle. La sagesse populaire  a souvent du bon et du fond, j'y puise pas mal de mes petites phrases". Eh oui naturellement elle ne peut être  que populiste puisqu'elle a l'indécence de s'intéresser aux modestes et aux sans-grades, une tare majeure et inqualifiable  aux yeux d'une certaine intelligentsia parisienne !

 

Sous couvert de vouloir faire rire, voici à quel exercice navrant et pathétique la rédaction d'un grand quotidien s'abaisse. A quelques semaines d'une échéance politique déterminante pour le pays, quel bel exemple d'appel à la citoyenneté, quelle volonté affichée d'élever le débat et de faire comprendre les enjeux !

Enfin, détail  encore plus ahurissant, l'auteur de ce portrait imaginaire est une femme : Sabrina Champenois. Libre à elle  de ne pas apprécier le parcours et l'action de Ségolène Royal mais est-ce une raison que de verser uniquement dans le registre de la tambouille  condescendante ? Se serait -elle autorisée la même véhémence, les mêmes sarcasmes à l'égard d'un homme politique, lui aurait-elle fait  tenir le même type de propos? Pas sur.

Comment s'étonner dès lors que pour les femmes en France l'accès à la vie politique reste encore une tache si compliquée, quand des manoeuvres  aussi peu reluisantes visant principalement à les décrédibiliser d'emblée se perpétuent !

 

 

Eric Sternhac

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 12:24

6066875461_747ac6712a-1--copie-1.jpgAlors qu’on assiste depuis le début de cette campagne des Primaires à une bataille de bons gestionnaires entre Martine Aubry et François Hollande à coup de rigueur, d’annonce de sacrifices, de réduction des déficits, de calculs des dépenses, de propositions qu’il faudra repousser, de plan à réaliser en 5, 10 et bientôt 15 ans car la crise gronde … Ségolène Royal offre une autre donne et se démarque.

 

Ce qui fait en effet la force de Ségolène Royal, c’est face à la crise, face à la résignation, face à la sinistrose, cette capacité à ouvrir l’horizon et porter un projet volontariste. Elle renvoie dos-à-dos Martine Aubry et François Hollande dans leur lutte de bon premier ministrable, pour leur expliquer qu’il ne s’agit pas de proposer aux Françaises et aux Français de gérer la pénurie mais de créer l’élan, la dynamique économique pour faire naître de nouveaux gisements de richesses car la France a d’énormes capacités à utiliser.

 

Pour Ségolène Royal la France dispose d’atouts considérables inexploités par des gouvernants qui n’ont pas quitté les bancs des grandes écoles et veulent seulement appliquer à la lettre les recettes apprises par cœur. Mais, ce n’est pas cela la politique.

Ségolène Royal a très tôt brisé l’armure pour arpenter les villes, les quartiers populaires, les campagnes, pour dialoguer et accepter la confrontation. Elle en a ressorti une réelle connaissance de la France, la France réelle pas celle des tableaux statistiques. La candidate à la présidentielle a découvert les immenses ressources humaines dont nous disposons.

 

Pas un village, pas un quartier, pas une ville sans la rencontre de ces hommes et de ces femmes bourrés de talents qui attendent simplement cet élan qui ne vient pas. Pas un  quartier traversé sans la rencontre de toute cette jeunesse qui galère, toute cette jeunesse aux origines variées, d’ici ou d’ailleurs, soumise au chômage ou à la précarité et qui n’attend qu’une seule chose, qu’on lui donne sa chance, qu’on lui propose un réel avenir. C’est cela que la candidate Ségolène Royal porte, ce souffle, cette envie d’avancer, cette volonté de briser les murs pour ouvrir de nouvelles voies car il y a en effet tant de choses à créer dans notre monde contemporain.

 

Dans son livre qui paraîtra le 1er septembre, "Lettre à tous les résignés et aux indignés qui veulent des solutions", Ségolène Royal lance cet appel aux Françaises et aux Français pour sortir la France de ce climat désespérant,

«  Notre avenir est à portée de main. A  nous de le saisir. Nous avons les talents individuels. A nous de mettre en avant le talent collectif. Je veux allier une nouvelle génération d’hommes et de femmes, de toutes origines, de tous les territoires, aux générations politiques expérimentées… Donnez cette force et cette légitimité pour que les talents de tous les Français se rassemblent » Ségolène Royal.

 

C’est sans nul doute ce dont nous avons besoin, sortir de cette résignation, de cette désespérance, et ouvrir les portes et les fenêtres. Alors le 9 octobre prochain nous irons voter pour dire avec force que nous avons besoin, qu’il nous faut donner à la France cet élan avec Ségolène Royal.

 

Philippe Allard

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 10:21

308767-1-.jpg Interrogée ce mercredi 24 août par Jean-Jacques Bourdin sur RTL/BFM-TV, la socialiste candidate aux primaires, Ségolène Royal prend une longueur d’avance sur ses concurrents.

 

Interrogée sur les affaires DSK et Guérini, qui embarrassent les anciens dirigeants du PS, Ségolène Royal s’est totalement distinguée de Martine Aubry en prenant de la hauteur sur chacune de ces affaires pour leur donner un sens politique.

- Sur l’affaire Dominique Strauss Kahn, Ségolène Royal a su trouver les mots sur ce cas sensible en rappelant que cette affaire renvoie au problème de notre société sur la loi du silence sur les violences faites aux femmes. Une fois élue, la socialiste s’attaquera à ce fléau.

- Sur l’affaire Guérini, refusant d’intervenir directement sur le cas pour préserver la présomption d’innocence, la socialiste a voulu rappeler l’importance de l’éthique qui doit animer les femmes et les hommes qui ont des responsabilités politiques. Ségolène Royal a annoncé qu’elle changera la loi pour imposer cette éthique.

 

Interrogée ensuite sur les questions économiques, Ségolène Royal fait la différence par la clarté de ses propositions, c’est le fruit de son travail depuis quatre ans.

Elle a fixé la feuille de route pour le prochain Premier ministre  :

 

(1) L’essentiel pour Ségolène Royal c’est avant tout de redonner de la croissance, pour cela il faut un Etat volontaire, actif favorisant le développement des entreprises et surtout les petites et moyennes entreprises, le fer de lance de la croissance. Ségolène Royal veut faire de la France « un pays d’entrepreneurs ».

 

(2) Ségolène Royal veut s’attaquer à la dérive bancaire pour servir la finance internationale contre l’économie réelle. Pour cela, la socialiste veut interdire la spéculation sur les dettes d’Etat. Elle fera de la réforme bancaire l’une des priorités de son gouvernement.

 

(3) Face à la dette, contrairement à François Hollande, Ségolène Royal ne veut pas d’augmentation d’impôts. Elle rappelle que dans la gestion de sa région, elle a réussi à impulser une dynamique économique, à développer de nouveaux secteurs sans augmentation d’impôts. Elle propose donc pour réduire la dette de s’attaquer d’abord à la fraude fiscale qui représente 40 milliards de manque à gagner pour l’Etat. Elle veut également mettre fin aux cadeaux fiscaux offerts aux plus riches par Nicolas Sarkozy.

Et puisque les plus riches se proposent de payer plus d’impôts, la socialiste propose que « tous ceux qui ont bénéficié du bouclier fiscal remboursent ».

 

Ségolène Royal forte de sa maîtrise des dossiers, de la clarté de ses propositions appelle les autres candidats et candidates à débattre. C’est tout l’intérêt en effet de ces Primaires. Alors qui a peur de débattre ?

 

Philippe Allard

 

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 00:47

martine_aubry-1-.jpg Lundi soir au journal de 20 heures sur TF1, interrogée par Laurence Ferrari sur l’abandon des poursuites contre Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry, candidate aux Primaires a déclaré :

« C’est pour moi un immense soulagement. Je suis très heureuse pour Dominique Strauss-Kahn et Anne Sinclair. Je le dis profondément. »

 

Seulement voilà l’abandon des poursuites ne veut pas dire que Dominique Strauss-Kahn est lavé de tout soupçon. On ne saura jamais en fait réellement ce qui s’est passé dans la chambre du Sofitel. Or dans les propos de Martine Aubry Dominique Strauss-Kahn ressort totalement blanchi de cette affaire.

 

Elle a ajouté « J’espère que ceci nous amènera aussi à respecter la parole de Dominique Strauss-Kahn, à le laisser faire ce qu’il souhaite le plus, c’est à dire, revivre normalement ».

 

Certes Martine Aubry se déclare l’amie du couple Strauss-Kahn, certes Martine Aubry a passé un pacte politique avec Dominique à Marrakech, mais est-ce suffisant pour rayer aussi facilement, d‘un trait de plume, une affaire aussi grave ?

 

L’affaire est en effet très sensible parce qu’elle touche des sujets difficiles : le viol impuni d’une femme, le pouvoir qui vous fait croire que vous êtes intouchable, au-dessus de la loi, l’argent roi.

 

Un fin politique aurait su qu’il faut faire attention aux mots que l‘on utilise dans des affaires aussi délicates, aussi sensibles. Martine Aubry s’est comportée comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Elle a fait passer un sentiment personnel, mais est-ce vraiment ce qu’on attend d’une femme politique qui brigue la plus haute charge de l’Etat ? La fonction n’impose-t-elle pas une retenue, une capacité à maîtriser ses propres sentiments pour comprendre le sens des choses avant de se prononcer ?

 

Avec ces propos quelque chose s’est brisée qu’il sera difficile de recoller.

 

Philippe Allard

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 17:48

embouteillage-a-la-photocopieuse-1-.jpgMartine Aubry l’a annoncé lundi soir au journal de 20 heures sur TF1, elle va faire diffuser à 1 million d’exemplaires une lettre aux Français pour leur parler de la France ! Pas celle que nous connaissons tous, mais sa France ...

 

Alors faisons les comptes …

Selon la décision de la direction du Parti qu’elle dirigeait, les candidats(es) aux Primaires disposent d’une somme de 30000 euros.

Martine Aubry veut faire photocopier 1 million d’une lettre de 8 pages soit  8 millions de photocopies. Combien coûte une photocopie pour Martine Aubry ?

 

Martine Aubry ayant dépensé 30000 euros pour faire tirer 8 millions de photocopies, on obtient :

0,0037 centime la photocopie !

 

Alors qu’on annonce une augmentation du coût de la rentrée scolaire pour les étudiants, je propose à Martine Aubry de donner le nom de son fournisseur. C’est le prix le plus bas du marché !

 

Si Martine Aubry ne gagne pas les primaires elle pourra toujours se recycler dans la photocopie à bas coût !

 

Philippe Allard

 

P.S En fait rien ne change vraiment pour certains au PS il y a la règle … et puis surtout tout ce qu’on peut faire hors de la règle ! Et là tout est permis …

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 08:24

 

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(@Razak)

Ségolène Royal était à Saint-Nazaire dimanche, sur le marché de Saint-Marc-sur-Mer, avec la caravane des primaires organisées par le PS, avec les syndicalistes des chantiers navals STX, et sur la ‘plage de Monsieur Hulot’, où le célèbre film de Jacques Tati a été tourné, et où Ségolène Royal a salué la statue de ce personnage célèbre, installée en 1999.

 

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Ségolène Royal et Laurianne Deniaud, la présidente des MJS, au contact des habitanst aux marché de Saint-Marc (@Razak)

Laurianne Deniaud était présente aux côtés de Ségolène Royal, en cet endroit où la vie publique de la présidente des Jeunes Socialistes s’entrechoquait avec sa vie privée, puisqu’elle était là pour faire la promotion des primaires socialistes avec la caravane, dans cette ville où elle est née, où elle s’est présentée en tant que suppléante du socialiste Philippe Grosvalet aux dernières élections cantonales, sur ce marché où hier sa mère et sa petite sœur étaient dans la foule.

 

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(@Razak)

Philippe Grosvalet, qui est devenu président du Conseil général de Loire-Atlantique après le départ de Patrick Mareschal qui ne se représentait pas aux dernières cantonales, était également aux côtés de Ségolène Royal, avec la députée socialiste Marie-Odile Bouillé. Sur l'estrade de la caravane des primaires, aux côtés de Laurianne Deniaud, de Marie-Odile Bouillé et de Philippe Grosvalet, se trouvait aussi Patrick Mareschal, à qui Ségolène Royal avait rendu hommage début mars à Nantes, juste avant qu'il ne quitte ses fonctions au Conseil général.

 

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Dégustation de melon charentais au marché de Saint-Marc pour la présidente de la Région Poitou-Charentes (@Razak)

Ségolène Royal a rendu visite au marché de Saint-Marc, où on lui a proposé de goûter un petit bout de melon – charentais ! – et où elle a reçu un accueil enthousiaste.

 

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Ségolène Royal parle pesticides avec un apiculteur professionnel qui tient un stand sur le marché de Saint-Marc, un thème qu'elle connaît bien pour l'avoir traité lors d'une UPP (@Razak)

Elle a également discuté avec un apiculteur qui avait un stand sur le marché et qui lui a parlé des dégâts causés par les pesticides, un sujet que la présidente de Désirs d'avenir connaît bien, pour avoir organisé une Université Populaire participative sur le sujet.

 

Ségolène Royal à Saint-Nazaire par segolene-royal

 

Interrogée par France 3 Pays de la Loire sur les pseudo-‘sondages’, la candidate a répondu, entourée des nombreux Français présents :

« C’est mon sondage quotidien. Vous voyez, par rapport aux sondages parisiens, moi je crois qu’il n’y a qu’une chose qui est dans la vérité des citoyens, c’est leur présence sur le terrain, c’est leur engagement. […]

 

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(@Razak)

C’est quoi la confiance ? C’est dire que chacun saura ce qu’il a à faire, que tout le monde aura les mêmes droits et les mêmes devoirs, et pas une petite minorité de gens privilégiés qui continuent à s’enrichir aux dépens du plus grand nombre, ça, ça ne ressemble à rien ça !

Et quand je vois partout sur le territoire des Français qui veulent avancer, qui veulent créer, qui veulent s’engager, moi je veux qu’ils aient les moyens d’avancer et de redresser la France. »

 

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Ségolène Royal regarde, comme la statue du célèbre personnage de Jacques Tati, réalisée par Emmanuel Debarre, la 'plage de Monsieur Hulot'. Sa pipe, si caractéristique, a été cassée peu après la pose de la statue, et n'a jamais été remplacée (@Razak)

Après avoir salué la statue du célèbre Monsieur Hulot, Ségolène Royal a organisé une table ronde avec les syndicalistes des chantiers navals STX, la réunion n’ayant pas pu se tenir sur leur lieu de travail.

 

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À gauche, de bas en haut, Philippe Grosvalet, cheveux blancs, Ségolène Royal et Marie-Odile Bouillé ; à droite les syndicalistes ; derrière Marie-Odile Bouillé, debout, Laurianne Deniaud et Dominique Bertinotti, directrice de campagne de Ségolène Royal (@Razak)

La candidate s’est dite concernée par les chantiers navals, un « fleuron industriel de grande valeur », et a rappelé sa détermination à permettre à la France de devenir « un pays d’entrepreneurs », notamment grâce à l’entrée de l’Etat au capital des entreprises stratégiques et à la création d’une banque publique d’investissement, notamment pour financer les entreprises innovantes et les PME.

 

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Ségolène Royal écoute les syndicalistes des chantiers navals STX et prend des notes (@Razak)

Ségolène Royal a écouté les syndicalistes et pris des notes. « Madame Royal, on n’a pas le droit d’échouer ! » s’est exclamé Marc de la Cfdt. Le représentant de la Cgt a ajouté : « On n'est même plus au service de l'emploi, on est au service de la finance. ». La candidate a conclu dans le même sens : « On ne peut pas nous raconter qu’il n’y a plus que le marché ! ».

 

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Ségolène Royal offre son livre à paraître aux syndicalistes (@Razak)

Puis elle a offert un exemplaire de son livre à paraître, dédicacé sur place, Lettre à tous les résignés et indignés qui veulent des solutions. à chacun des syndicalistes des chantiers navals.

 

 

 

Et c’est tout naturellement qu’elle a poursuivi sur l’estrade de la caravane des primaires organisée par le PS, aux côtés de Laurianne Deniaud, de Philippe Grosvalet, de Marie-odile Bouillé et de Patrick Mareschal :

« [Je veux vous dire] à l’issue de cette table ronde avec les représentants des organisations syndicales des chantiers navals, qui sont toujours présents, à quel point à travers eux ont sent ce que la France attend pour 2012 : c’est enfin passer des discours aux actes, et c’est tenir la parole, dans ce que j’appelle la morale de l’action, pour que dès 2012 quelque chose de concret change dans la vie des gens, dans la vie quotidienne des gens, pour qu’il y ait une vie meilleure.

C’est ça, la fonction de la gauche, le message de la gauche, l’obligation de la gauche. Et il n’y a aucune raison de baisser les bras devant la crise.

Méfiez-vous de tous les discours qui nous disent qu’on est au bord du gouffre ! Méfiez-vous de tous les discours qui nous disent qu’on ne peut rien faire ! Méfiez-vous de tous les discours qui nous disent que la situation est si grave qu’il faut sacrifier les retraites, sacrifier l’école, sacrifier l’hôpital public, sacrifier le niveau des salaires, sacrifier l’emploi !

 

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Ségolène Royal pendant son discours sur l'estrade de la caravane des primaires, au fonds, veste bleu marine, Patrick Mareschal (@Razak)

Dans ma propre région, dans une entreprise, les Fonderies du Poitou, on a donné le choix aux salariés de partir, de délocaliser, ou alors d’accepter de baisser leurs salaires de 15% ! Est-ce que c’est seulement tolérable ? (Le public : « Nan ! ») Est-ce que c’est tolérable ici, que dans les chantiers navals, on n’ait pas une visibilité industrielle puissante alors que, comme le disent les représentants des salariés, il y a tellement de choses à faire sur les autoroutes de la mer, sur le remplacement des ferries qui ne correspondent plus aux normes de sécurité, sur la recherche sur l’éco-construction, et donc la construction d’une nouvelle génération de navires et de transporteurs, sur les navires qui vont aller installer les éoliennes en mer, sur les plates-formes en mer ?

Mais on a un potentiel industriel considérable ! Encore faut-il qu’on ait un Etat visionnaire, et nous l’aurons en 2012.

Encore faut-il qu’on ait une volonté politique, avec une présidente de la République qui fait de l’industrie et de l’entreprise notre première priorité, parce qu’en contrepartie des aides publiques, en contrepartie des obligations qui seront données aux banques de financer les entreprises au lieu d’aller s’enrichir sur les marchés spéculatifs, en contrepartie de tout cela, eh bien nous demanderons aux entreprises d’embaucher, d’augmenter les salaires, de prendre des jeunes en alternance. (Le public : « C’est bien ! » « Bravo ! »)

 

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Ségolène Royal en plein discours sur l'estrade de la caravnne des primaires, avec de gauche à droite Ségolène Royal, Marie-Odile Bouillé, Laurianne Deniaud, et à droite, Philippe Grosvalet (@Razak)

C’est ça, ce que j’appelle la société du ‘donnant-donnant’, et il n’y a aucune raison que la mondialisation négative soit une fatalité. Il n’y a aucune raison que la dette et le déficit caracolent, en nous disant, vous allez voir encore dans quelques jours, ils vont nous annoncer encore une restriction des services publics, une restriction des dépenses publiques alors que c’est tout le contraire qu’il faut faire.

Il faut que l’Etat devienne un acteur majeur du développement économique, (Applaudissements) comme je l’ai fait dans la région que je préside, où j’ai pu démontrer – on me disait que c’était impossible – je suis la seule présidente de région à avoir décidé, pour empêcher la fermeture et la délocalisation de l’entreprise qui fabrique les voitures électriques, [d’entrer] au capital de cette entreprise. (Applaudissements)

Alors pourquoi, si c’est possible ici, ça ne serait pas possible dans toutes les régions ? Eh bien si je suis élue, toutes les régions auront le pouvoir, sans passer par le Conseil d’Etat, auront un pouvoir indépendant, autonome, comme l’ont les Länder allemands. »

 

 

 

Puis devant les caméras de Ouest-France, Ségolène Royal a conclu par un vibrant appel aux citoyens, à nous, à moi, à vous :

« Faites voter autour de vous, il n’y a pas besoin d’être adhérent au Partis socialiste pour voter, mais dites-le, parce qu’il y a plein de Français qui ne le savent pas. Voilà.

C’est pour ça que les sondages sont ridicules, vous avez vu, puisque les Français ne savent même pas qu’ils peuvent venir voter ! Un Français sur deux ne sait pas qu’il peut venir voter !

Alors c’est vous, mon équipe de campagne, c’est vous ! Faites-le savoir, pousser les portes, faites du porte-à-porte, allez-y, avancez, allez chercher les citoyens, pour qu’ils viennent participer à la force citoyenne ! (Applaudissement, « Ségolène ! »)

 

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Une partie du public à la fin du discours de Ségolène Royal

La force citoyenne, c’est vous, et on va gagner ! (Applaudissements, « On va gagner, on va gagner ! ») »

 

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Une autre partie du public à la fin du discours de Ségolène Royal

Frédérick Moulin

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 17:50

6066090455_4d3e902b00-1-.jpgEn 2012, les Françaises et les Françaises veulent majoritairement en finir avec une présidence au service d’une petite minorité de Français.  Ils veulent en finir avec la présidence de Nicolas Sarkozy au service des plus privilégiés, la présidence des cadeaux fiscaux pour les plus riches. Ils veulent en finir avec la présidence de la suppression des services publics, de la baisse du niveau de vie, et de l’accroissement des insécurités pour le plus grand nombre.

Avec Ségolène Royal, ils veulent la Présidente de la majorité des Français.

 

La Présidente des salariés : Ségolène Royal veut redonner du pouvoir d’achat aux salariés par la hausse d’abord des salaires, par la lutte également contre la vie chère. Pour stopper les hausses des prix, la socialiste veut une intervention de l’Etat pour bloquer les prix de 50 produits de base, pour stopper la hausse des prix de l’énergie. Ségolène Royal ne veut plus de salariés jetables par des délocalisations sauvages, les aides de l’Etat seront conditionnées et les entreprises devront rembourser.  

 

La Présidente des jeunes : Ségolène Royal veut s’attaquer au fléau du chômage,  à l’inactivité des jeunes. L’Etat doit s’engager à proposer à chaque jeune une formation, un apprentissage ou un emploi. Il faut une politique de relance pour créer des emplois. On ne peut plus accepter l’aide des pouvoirs publics aux entreprises qui n’acceptent pas de prendre des jeunes pour les former. La jeunesse c’est l’avenir de la France, l’incompétence du pouvoir en place menace l’avenir de notre pays.

 

La Présidente des femmes : Ségolène Royal veut une réelle égalité homme/femme. Il est inacceptable de trouver dans des entreprises des écarts de salaires importants à compétence égale entre un homme et une femme. Il faut encore bousculer les mentalités dans tous les secteurs par un réel volontarisme de l’Etat. Dans la vie politique, c’est la même chose. Il n’est pas tolérable que des partis préfèrent payer des amendes plutôt que d‘appliquer la parité qu’impose la loi. 

 

La Présidence pour toutes celles et ceux qui souffrent de handicap. On se souvient en 2007 de la saine colère de Ségolène Royal contre Nicolas Sarkozy. La socialiste ne veut plus de beaux discours, des effets d’annonce, alors que sur le terrain le droit à l’école pour tous n’est pas respecté. Avec la socialiste au pouvoir, à l’écoute des problèmes réels de la société, c’est l’assurance du respect des droits pour les handicapés contre toute forme de discrimination.

 

La Présidente des parents d’élèves et des enfants : Ségolène Royal veut en finir avec la politique de fermeture des classes, de cette vision comptable de l’école sans réelle volonté d’assurer la réussite pour tous. « Lorsque j’entends que l’Education nationale coûte trop cher, je réponds : ‘Essayez l’ignorance et vous verrez ce que cela coûte’ », affirme-t-elle. On peut compter sur la socialiste pour remettre l’école républicaine au cœur des priorités : « l’éducation, encore l’éducation, toujours l’éducation ».

 

La Présidence des entrepreneurs : Ségolène Royal veut un Etat volontaire pour impulser une dynamique économique, comme elle a réussi à le faire dans sa région. Elle veut « faire de la France un pays d’entrepreneurs » pour cela elle créera une banque publique d’investissement afin de favoriser les projets créatifs et innovants. Il faut en finir avec la politique de Nicolas Sarkozy, la France a besoin d’élan pour développer les initiatives notamment des projets considérables sont à soutenir « pour faire de la France une puissance écologique ».

 

La Présidence des agriculteurs : Ségolène Royal s’est opposée à l’inertie du pouvoir en place. Elle a fait front contre une présidence du laisser-faire, alors qu’il faut une volonté et des actions pour soutenir une activité fondamentale pour notre économie et pour notre sécurité alimentaire. La socialiste propose de développer les circuits courts, les labels de qualité pour une agriculture préservée, pour une agriculture durable et permettre tout simplement aux agriculteurs de vivre de leur travail. 

 

Pour en finir avec la Présidence de la minorité des Français, le 9 octobre je vote pour Ségolène Royal, la présidente de la majorité des Françaises et des Français.

 

Philippe Allard

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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 20:39

 

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Ségolène Royal au marché Charles Ehrman à Nice (@Richard Ray)

Jeudi 18 août, Ségolène Royal a commencé son déplacement à Nice et dans sa région par une visite du marché Charles Ehrman, où elle a reçu un accueil enthousiaste et a parlé pouvoir d’achat.

Le marché est situé aux portes du quartier des Moulins, quartier populaire enclavé, où l’habitat social prédomine, et qui connaît une situation économique et sociale parmi les plus fragiles de la région PACA, de l’aveu même du site la mairie dirigée par l’ex-ministre UMP Christian Estrosi, qui reçoit depuis un mois les premières Mia Electric produites à Cerizay, dans les Deux-Sèvres, voitures électriques qui n’auraient jamais vu le jour sans la volonté politique farouche de la présidente de la Région Poitou-Charentes de soutenir cette entreprise qui n’a pas été soutenue par le ministre de l’Industrie de l’époque.

 

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Les premières Mia Electric produites à Cerizay équipent la flotte de la ville de Nice fin juillet (ici devant le célèbre hôtel Négresco)

Ségolène Royal est arrivée avec une heure de retard dans une Laguna noire, suite à un trafic ralenti dans la région de Brignoles d’où venait la candidate. Mais les militants et les équipes du conseiller régional PS Marc Orsatti et de la Première secrétaire adjointe PS des Alpes-Maritimes Sylvie Gautier, qui soutiennent les idées, les propositions et la candidature de Ségolène Royal, attendaient la candidate de pied ferme.

Ségolène Royal, accompagnée de sa directrice de campagne pour les primaires, la maire PS du IVème arrondissement de Paris Dominique Bertinotti, a commencé par serrer la main des jeunes filles qui se trouvaient sur son passage : « Bonjour les jeunes ! Bonjour ! Bonjour ! ».

Car ce qui a beaucoup frappé sur ce marché, c’est la présence massive de ‘jeunes’ et de très jeunes, encore plus que dans le Sud-Ouest. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur détient à travers sa jeunesse un extraordinaire potentiel de créativité et de développement, comme l’avait souligné Ségolène Royal dans les quartiers populaires de Marseille mardi soir. Comment ne pas s’étonner, dès lors, de ne pas voir François Hollande sillonner les quartiers populaires de la région, lui qui répète que la jeunesse se trouve au cœur de son projet, mais préfère les Fêtes de la Rose du PS, les rencontres avec les cadres du socialistes locaux, et les visites d’entreprises ?

 

 

 

Devant une petite fille, pas farouche du tout, le cœur de mère de Ségolène Royal a fondu : elle l’a prise dans ses bras, où la petite était à l’aise, même si elle était un peu intimidée. Dans la foule, on lançait à la petite fille : « Elle est gentille Ségolène, hein, dis-le ! ». « Ségolène ! », s’est exclamée la petite, et Ségolène Royal et la petite fille de faire un large sourire à la caméra en face d’elles. Attendrie, Ségolène Royal a fait un bisou sur la joue de la petite avant de la rendre à ses parents.

Un peu plus loin, un habitant s’adresse à Ségolène Royal, après avoir eu du mal à l’approcher tellement la foule était dense autour de la candidate : « J’ai pleuré parce que vous courrez, là… la droite elle est fière de de Gaulle, pourquoi on n’est pas fiers de Mitterrand, vous portez l’espoir de Mitterrand ! ». Puis, dépité car Ségolène Royal continuait à avancer, obligée par la pression du cortège : « Non mais c’est sincère, vous m’écoutez pas. Dommage. Dommage. ».

La candidate a alors remercié son interlocuteur : « D’accord. Merci beaucoup ! Merci de vos encouragements. ». L’habitant, pas rancunier, a alors souhaité de bon coeur : « Bon vent, et bonne mer ! ». De bon augure sur la Côte et après un voyage en Corse. Après quelques pas, Ségolène Royal a expliqué à Dominique Bertinotti l’impossibilité de communication sereine avec l’habitant « à cause des caméras, tu sais ».

Interrogé, un marchand a abordé le thème du pouvoir d’achat des habitants, qui n’ont plus les moyens de lui acheter autant qu’avant : « On est tombés au fond, là hein. Oui. Cette année, c’est vraiment la catastrophe. »

Et la candidate de répondre : « Les gens n’ont plus de pouvoir d’achat, c’est ça le problème hein. […] Eh bien bon courage, hein, en attendant que ça remonte ! ». « Merci. Ben, j’espère ! », a remarqué le commerçant. « Ben voilà ! », a conclu Ségolène Royal, souriante.

 

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Ahmed Chaib sur son stand vante à Ségolène Royal les mérites des deux paquets de Grany à 1,50 euros (@Richard Ray)

Sur un autre stand, Ahmed Chaib a tout fait pour attirer l’attention de la candidate, avec la tchatche et un brin de séduction, déclenchant l’hilarité et atteignant son but : « Tenez, deux paquets ! Voilà ! Regardez, vous connaissez, Madame, ça ? C’est du Lu Grany. Vous vous rendez compte, on en est arrivé à un point à les vendre à 1,50 euro les 2 paquets ! ». Ségolène Royal, riant encore, a remarqué : « Mais c’est bien pour le pouvoir d’achat, il faut lutter contre la hausse des prix aujourd’hui ! ». Et Ahmed de poursuivre : « Faut bien manger ! Fait bien manger Madame, comment vous voulez qu’on fasse, hein ! On vous attendait, ben la voilà, regardez, elle est vraiment belle, hein, elle est vraiment belle, hein ! Arrêtez de fantasmer, hein ! Attention, hein ! Bonne journée Madame, au revoir ! ». Ségolène Royal, rosissante, s’en allait déjà, poussée par la foule.

« Tout le monde veut la voir, lui parler, la questionner », écrit Nice-Matin dans son édition papier.

 

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Ségolène Royal face aux caméras de Nice-Matin, les canotières à son effigie derrière 

Puis, en fin de visite au marché, les jeunes derrières, certains – certaines – avec des canotiers, l’affichette bleue à son effigie calée derrière le ruban rouge du canotier blanchissant sous le soleil niçois, Ségolène Royal a déclaré aux caméras de Nice-Matin :

« Moi je ne m’occupe pas des problèmes, je m’occupe des solutions. (Les jeunes derrière : « Bravo ! », « Bravo Ségolène ! », puis applaudissements) (Rire de Ségolène Royal) Voilà. Et ce qui m’importe, c’est le soutien populaire, c’est le soutien des électeurs. ». Allusion à peine voilée à ses concurrents qui ne rendent pas visite à ces quartiers et préfèrent les cadres du PS, comme pour un méga-congrès. Images de fin sur Ségolène Royal qui se fait prendre en photo avec une jeune fille du quartier, toutes les deux sourire aux lèvres.

 

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Une commerçante serrre la main de Ségolène Royal après lui avoir fait part de sa situation désespérée (@Richard Ray)

Le soir-même, au 19/20 de France 3 Nice, on voyait une autre commerçante expliquer sa situation désespérée face à la baisse du pouvoir d’achat des habitants : « Si les gens n’ont plus de pouvoir pour consommer, c’est sûr que nous en tant que commerçants, on a beaucoup de soucis. On va pas tenir, hein. ». « Eh bien évidemment… c’est la logique, hein. », a répondu Ségolène Royal.

 

 

 

Puis Ségolène Royal s’est rendue à Saint- Laurent-du-Var, où Marc Orsatti, qui soutient ses idées, ses propositions et sa candidature, est le chef de l’opposition à l’UMP au pouvoir à la mairie. Elle y était accompagnée de Sylvie Gautier également, et Patrick Allemand, Premier secrétaire fédéral des Alpes-Maritimes, soutien affiché de François Hollande, les avait rejoint. Des militants et les représentants de 4 syndicats les attendaient : CFDT, UNSA, CFTC et SGP-Police.

France 3 Nice a montré un passage de la réunion sur la police, où un syndicaliste a expliqué : « De moins en moins d’effectifs, il n’y a plus de concours pratiquement, et on se retrouve à avoir la police d’Etat qui est gérée, pratiquement, ici, sur la ville de Nice, par le maire. ».

Ségolène Royal, scandalisée, a répondu et s’est exclamée : « C’est un pouvoir régalien, la sécurité ! Ce n’est pas un pouvoir qui peut être sous-traité à des collectivités locales. Ça, je pense que c’est très important qu’il y ait une égalité d’accès à la sécurité sur l’ensemble du territoire national. »

Autre thème abordé par France 3 Nice par un syndicaliste : « Ici sur la Côte d’Azur, le pouvoir d’achat c’est encore pire qu’ailleurs. ».

Et Ségolène Royal de martelé devant les caméras de France 3 Nice : « Et moi ce que je ferai si je suis élue, c’est le blocage du prix de l’énergie, le blocage des prix de 50 produits de première nécessité. »

 

 

Ségolène Royal, au cours de la réunion, a beaucoup développé ce thème du pouvoir d’achat, filé tout au long de sa visite depuis le marché. Nice-RendezVous a diffusé la vidéo du thème du pouvoir d’achat sur le point spécifique des achat de matériel pour la rentrée scolaire :

« J’en profite pour dénoncer vraiment très sévèrement, en cette rentrée scolaire, la hausse des prix des fournitures scolaires. Car il y avait avant un contrôle des prix sur les fournitures scolaires, puisque les grandes marques avaient l’obligation de faire une sorte de – vous êtes au courant ! – de panier scolaire, donc les parents étaient sécurisés quand ils allaient faire leurs courses, ce n’étaient pas forcément les fournitures scolaires les plus luxueuses, mais on est quand même en train d’expliquer aux enfants que c’est pas la peine de dépenser trop, puisque s’il y a des choses moins chères, un cahier c’est un cahier, hein, donc avant les grandes marques avaient l’obligation de faire un panier scolaire à la rentrée.

Cette obligation a été supprimée, sans aucune raison d’ailleurs. Les associations familiales viennent de dénoncer très fortement l’augmentation du prix des fournitures scolaires qui dépasse les 7% cette rentrée. Je trouve que c’est in-ad-mis-sible !

 

ST Laurent du Var

Ségolène Royal, Marc Orasatti (derrière elle), Patrick Allemand et Sylvie Gautier (@Richard Ray)

Et moi je bloquerai, dans le cadre des 50 produits de première nécessité, les prix du matériel scolaire en cette rentrée, parce que ce sont des biens de première nécessité, ça va faire exactement 187 euros de plus par famille, c’est-à-dire quasiment manger l’allocation de rentrée scolaire !

De qui se moque-t-on ? D’une main on donne une allocation de rentrée scolaire, et de l’autre ça va aller dans la poche des grandes marques de grande distribution. C’est proprement inadmissible. Les Français sont pris en otages, et moi je demande solennellement au gouvernement de faire en sorte que les prix des fournitures scolaires soient bloqués par rapport aux prix de l’année dernière.

Et ça c’est possible, puisque c’est autorisé par la loi. La loi autorise aujourd’hui le blocage des prix - puisqu’on dit c’est impossible, j’entend la droite dire « Mais Elle dit des choses qui sont impossibles ! » : ce n’est pas vrai. Le code de commerce permet aujourd’hui le blocage des prix pendant 6 mois : eh bien voilà, pendant 6 mois, de la rentrée scolaire, je demande à ce que les prix des fournitures scolaires soient bloqués, en tout cas moi ce sont des décisions que je prendrai. (Sourire) »

 

 

 

Nice-RendezVous a également diffusé la vidéo du thème du pouvoir d’achat sur le point spécifique des tarifs bancaires :

« Alors il y a eu beaucoup d’autres questions, hein, sur la question du pouvoir d’achat, je voudrais dire une chose très importante ; c’est que la défense du pouvoir d’achat, c’est autant le revenu que la dépense. Et du côté de la dépense, il y a quand même énormément d’anomalies : les tarifications bancaires. Ça ce sera la première réforme que je ferai.

Je trouve scandaleux que des gens soient en situation de surendettement parce qu’en fin du mois, effectivement, ils sont à découvert, et on leur ponctionne des taux d’intérêt inadmissibles, alors qu’en début de mois ils sont excédentaires sur leurs comptes, puisqu’ils reçoivent la paye ou la retraite. Là on leur rémunère pas les comptes, là.

Et donc moi je suis pour un lissage sur a totalité de l’année des découverts et des excédents du compte, et qu’on n’ait plus le droit de prendre aux gens des taux d’intérêt, des tarifications bancaires, dès lors que les découverts ont compensé les excédents de fin de mois et de début de mois.

 C’est inadmissible que les banques gagnent de l’argent sur le dos des revenus moyens et des petits revenus. Et donc on remettra à plat l’ensemble des tarifications bancaires pour cesser, pour cesser ces abus. »

 

 

Enfin, Nice-RendezVous a diffusé la vidéo du thème de la démocratie sociale en France –Ségolène Royal s’adressait aux principaux concernés à Saint-Laurent-du-Var – avec en illustration, le cas de la ‘réforme’ Fillon-Woerth-Sarkozy des retraites  :

« Voilà, moi, en tout cas, sachez que moi j’attache beaucoup d’importance à la démocratie sociale, parce que j’observe d’abord qu’on a la chance en France d’avoir des leaders syndicaux qui sont constructifs, qui ont des idées, qui ont réfléchi, et qu’aujourd’hui ils ne sont pas écoutés.

Ils ne sont pas écoutés. S’ils l’avaient été, par exemple, au moment de la réforme des retraites où les grandes organisations syndicales françaises avaient demandé que soit aussi mise sur la table la question de la pénibilité au travail, qui est un élément clé pour résoudre intelligemment la question des retraites, que ceux qui sont fatigués puissent partir à 60 ans quand ils ont leur durée de cotisation et que ceux qui veulent continuer à travailler puissent le faire, ce n’est pas une obligation… »

Un syndicaliste a interrompu Ségolène Royal : « Et les aménagements de postes aussi. Le handicap, les coûts de la pénibilité et les coûts du handicap, et les aménagements de postes pour finir sa carrière tranquillement.  »

Ségolène Royal a repris l’idée : « Et les aménagements de postes… exactement ! … mais bien sûr. Moi je suis allée en Finlande, parce que c’est le pays, c’est comme ça que ça marche, c’est-à-dire que l’âge moyen de départ à la retraite va au-delà de 60 ans.

Pourquoi ? Parce que c’est librement choisi. Pourquoi ? Parce que les postes de travail ont été aménagés et que dès lors les gens ont envie de continuer à travailler et de transmettre aux plus jeunes, aussi, le savoir-faire dans l’entreprise.

Mais ça, ça veut dire qu’il faut que l’humain l’emporte sur le financier. Vous voyez, si on arrive à faire en sorte que les valeurs humaines l’emportent sur les valeurs financières, (souriante) eh bien moi je vous assure qu’il y aura plein de choses à faire ensemble et qu’on va redonner une espérance et un avenir à notre pays. (« Bravo ! » Applaudissements nourris) »

 

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 Fin de l'intervention de Ségolène Royal sous les applaudissements de la soixantaine de militants et de syndicalistes assemblés à Saint-Laurent-du-Var jeudi 18 août 2011

Après la rencontre avec les syndicats à Saint-Laurent-du-Var, Ségolène Royal a poursuivi son périple de la journée pour un entretien avec les rédactions de Nice-Matin et de Var-Matin.

Frédérick Moulin

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 13:00

 

S12 all Frce 2 gdes puissce cap de cvge cap mettre en place

 

"J’ai adressé cet après-midi un message aux chefs d’Etat français et allemande parce que je considère qu’aujourd’hui la chancelière fédérale et le président de la République ont une responsabilité majeure, celle de redonner confiance en ouvrant des perspectives solides pour l’Europe, et je souhaite que leur rencontre soit une réussite", a déclaré Ségolène Royal en préambule à sa contribution de 5 propositions concrètes pour la mise en place des annonces communes franco-allemandes faites le 21 juillet dernier à Berlin, lors de cette première partie de sa conférence de presse à Solferino mardi 16 août, dans un emploi du temps très chargé, entre son déplacement en Corse, et celui à Marseille et en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Ségolène Royal est au travail tout l’été, et dans la torpeur du mois d’août elle a repris son tour de la France qui souffre, qui résiste et qui réussit, au contact avec les Français. Sur le pont quand d’autres candidats sont en vacances, elle a immédiatement réagi – et proposé – à l’annonce d’une rencontre entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy « pour sortir de la crise » comme le dit l’AFP.

Ségolène Royal a fait preuve de pédagogie, expliquant ce qu’étaient les eurobonds ; ou faisant la démonstration qu’avec, en contrepartie de l’accès des pays aux eurobonds, « l’obligation pour les pays qui vont en bénéficier d’adhérer aux règles budgétaires et fiscales mises en place par les pays européens », il était possible de rassurer le ministre des Finances allemand quant à ses craintes que des pays qui ne font pas d’effort pour réduire leurs déficits et leur dette aient accès aux avantages des eurobonds – un même taux bas pour tous les pays européens participant au programme.

Puis la candidate a énuméré les 5 propositions concrètes qu’elle fait, explicitant ensuite chacune d’entre elle :

-« la mise en place d’un ministre franco-allemand des finances, chargé de faire converger rapidement les points de vue »,

-« la création d’un vrai gouvernement économique de la zone euro, chargé d’arrêter les stratégies budgétaires et fiscales », présidées par les principes de justice fiscale et de lutte contre les déficits,

-« l’interdiction pour les établissements bancaires de spéculer sur les dettes publiques »,

-« le plan de relance pour l’activité économique des entreprises, et notamment pour les PME », « les nouvelles filières de développement industriel, en particulier […] la croissance verte et [les] transports propres »,

-« convoquer nos Parlements, français et allemand, le même jour, la même semaine, pour qu’ils puissent travailler conjointement, avoir des échanges entre eux, travailler sur la même base de décisions, sur les mêmes bases de propositions » : « le débat démocratique enrichira les propositions qui seront mises sur la table, […] le débat démocratique est indispensable à l’adhésion des peuples, qui vont devoir faire des efforts », et pour « une juste répartition de ces efforts ».

Ségolène Royal a conclu logiquement, à propos de la rencontre des deux chefs d’Etat français et allemand que « cette réunion est absolument cruciale, qu'on ne peut pas accepter, comme on l’entend ici ou là, qu’il n’en sorte rien ».

Hélas, la montagne a accouché d’une souris, et Jean-Louis Bianco écrivait sur son blog "de près, de loin" hier mercredi :

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Ségolène Royal écrit à Angela Merkel et Nicolas Sarkozy : Face à la spéculation qui dicte ses conditions aux peuples européens, nous avons rendez-vous avec l’histoire

« Angela Merkel et Nicolas Sarkozy n’ont pas été à la hauteur de l’enjeu. À la sortie de leur rencontre à l’Élysée, ils ont simplement proposé « un véritable gouvernement de la zone euro » et ont repoussé à plus tard l’instauration d’une taxe sur les transactions financières. Rien sur la spéculation, rien sur les Eurobonds, aucune solution concrète.

Dans une lettre à leur attention, Ségolène Royal porte 5 propositions concrètes permettant une sortie de crise en y associant un vrai débat démocratique. Elle propose ainsi la création d’Eurobonds pour que les États de la zone euro empruntent ensemble afin de baisser les taux d’intérêts et donc de freiner la spéculation. Elle rappelle l’urgence d’un plan de relance européen pour réduire la dette en relançant l’activité économique en particulier avec les industries vertes.

Refusant de voir les acteurs financiers supplanter les représentants élus, elle a également demandé la convocation des Parlements allemand et français pour instaurer un véritable débat démocratique et transparent.

Dans le passé, François Mitterrand et Helmut Kohl avaient su rendre effectif le couple franco-allemand pour permettre la réalisation de l’Union européenne puis de l’euro. Aujourd’hui nos gouvernants ne sont pas à la hauteur. Alors, si selon Nicolas Sarkozy, on ne peut pas changer tout de suite le système, on peut au moins commencer par changer de Président en 2012. »

Frédérick Moulin

 

Conf. de presse : contribution adressée à A... par segolene-royal

 

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Voilà. J’ai adressé cet après-midi un message aux chefs d’Etat français et allemande parce que je considère qu’aujourd’hui la chancelière fédérale et le président de la République ont une responsabilité majeure, celle de redonner confiance en ouvrant des perspectives solides pour l’Europe, et je souhaite que leur rencontre soit une réussite.

Je ne veux pas, comme on l’entend ici ou là, imaginer qu’il ne sortira rien de cette rencontre. Je veux que cette rencontre soit réussie.

À un moment où en effet nous souffrons des déficits, de la dette, de la crise financière, les peuples d’Europe attendent de leurs dirigeants politiques qu’ils prennent leurs responsabilités et qu’ils prennent des décisions.

Et moi qui suis une Européenne convaincue, je forme le vœu que cette rencontre soit une réussite au-delà des clivages politiques et des échéances électorales à venir.

 

S1 bis résulte donc une grave menace pour la croissance

"Aujourd’hui, la finance ne sert plus qu’elle-même, nourris par des produits spéculatifs sans règle, au lieu d’être au service du développement économique et de la lutte contre le chômage. Il en résulte donc une grave menace pour la croissance, un menace pour l’emploi, et une menace pour le niveau de bien-être des européens"

En effet, les peuples d’Europe souffrent. Ils sont profondément inquiets des dérèglements financiers. Aujourd’hui, la finance ne sert plus qu’elle-même, nourris par des produits spéculatifs sans règle, au lieu d’être au service du développement économique et de la lutte contre le chômage. Il en résulte donc une grave menace pour la croissance, un menace pour l’emploi, et une menace pour le niveau de bien-être des européens.

Alors oui, les chefs d’Etat de la France et de l’Allemagne ont aujourd’hui une responsabilité majeure, celle de redonner confiance en ouvrant des perspectives solides pour l’Europe.

Et je souhaite aider à la réussite de cette rencontre, et c’est pourquoi je leur adresse une contribution en tant que vice-présidente de l’Internationale socialiste, mais aussi en tant qu’ancienne candidate à la présidentielle, et qui a, de ce point de vue, une responsabilité à l’égard de ce qui se passe, et à l’égard des prises de parole et des propositions que j’ai faites depuis 2007. Je m’adresserai à eux en leur disant qu’ils se sont déjà réunis le 21 juillet 2011 à Berlin, et que conjointement, les deux chefs d’Etat, français et allemand, ont fait une déclaration commune qui allait dans la bonne direction.

 

S4 ils se sont engagés en faveur d'1 eilleure gouverance

"Que disait cette déclaration commune du 21 juillet dernier ? Ils se sont engagés, je les cite, même fermement engagés, en faveur d’une « meilleure gouvernance économique de la zone euro »"

Que disait cette déclaration commune du 21 juillet dernier ? Ils se sont engagés, je les cite, même fermement engagés, en faveur d’une « meilleure gouvernance économique de la zone euro ». Ils avaient aussi promis de formuler, d’ici la fin du mois d’août, des propositions communes, pour favoriser, je les cite, une convergence des économies européennes afin d’accélérer l’intégration économique au sein de la zone euro.

Eh bien en effet, la mise en œuvre de cet engagement pris le 21 juillet dernier doit donner un signal positif déterminant. Alors on le voit, depuis ce matin, des divergences entre la France et l’Allemagne se font jour, eh bien moi je crois que nous pouvons travailler collectivement à des rapprochements.

L’Europe avance toujours lorsqu’elle doit surmonter un certain nombre de difficultés. Aujourd’hui il y a des divergences ? Travaillons aux convergences.

En particulier, je note, en écoutant le ministre allemand des Finances, que le refus de mutualiser la dette par les eurobonds s’explique par la crainte qu’appliquer les mêmes taux d’intérêt à tous les pays sanctionnerait les bons élèves. C’est ce que dit le ministre allemand des Finances. Il n’a pas totalement tort. Il n’a pas totalement tort, alors, au lieu de rester sur des divergences, le ministre des Finances allemand met les différends pays devant leurs responsabilités.

Et donc si nous voulons déboucher, et je le souhaite, sur la création des eurobonds, qui permettront de baisser les taux d’intérêt, donc qui permettront de baisser la spéculation, donc qui permettront de baisser le risque d’endettement supplémentaire, parce qu’en s’unissant, les pays qui empruntent ensemble, c’est très simple, je l’explique aux Français : c’est quoi un eurobond ? C’est les pays européens qui se mettent ensemble pour emprunter. Et donc forcément, ils sont moins assujettis à la spéculation bancaire et à la concurrence entre eux, et donc, par définition, les taux d’intérêt baissent, et donc l’endettement des pays baisse également, et donc la spéculation est également freinée. C’est cela, les eurobonds, et nous devons absolument les créer, parce que c’est une forme de solidarité européenne.

Donc la crainte évoquée par le ministre allemand des Finances, c’est de dire : « Oui, mais si les taux d’intérêt sont les mêmes pour tous les pays, alors ceux qui font un effort pour réduire leurs déficits et leur dette, finalement, seront pénalisés par rapport à ceux qui ne font pas ces efforts. ».

 

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"Et moi je dis qu’il faut justement des contreparties. Créons-donc les eurobonds, et en contrepartie, érigeons l’obligation pour les pays qui vont en bénéficier d’adhérer aux règles budgétaires et fiscales mises en place par les pays européens"

Et moi je dis qu’il faut justement des contreparties. Créons-donc les eurobonds, et en contrepartie, érigeons l’obligation pour les pays qui vont en bénéficier d’adhérer aux règles budgétaires et fiscales mises en place par les pays européens.

Et c’est pourquoi je fais 5 propositions pour aboutir concrètement à la mise en place des annonces faites le 21 juillet dernier, et pour aboutir concrètement à faire reculer la spéculation, les taux d’intérêt et la dette.

Quelles sont ces 5 propositions ?

La mise en place d’un ministre franco-allemand des finances, qui sera chargé justement de faire converger rapidement les points de vue. Alors on me dit : « Mais c’est compliqué. Est-ce qu’il va être allemand, est-ce qu’il va être français ? ». Mais qu’ils se mettent d’accord ! Que nos chefs d’Etat se mettent d’accord. Pour désigner celui ou celle qui sera chargée(e), au nom des deux pays, de commencer par mettre d’accord la France et l’Allemagne, ce qu’attendent tous les autres pays de la zone euro.

Ils nous regardent aujourd’hui. Ils attendent que la France et l’Allemagne se mettent d’accord. Eh bien mettons en place, et ce serait une action symbolique très forte, mettons en place un ministre commun franco-allemand des Finances.

  

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"Deuxième proposition, c’est la création d’un vrai gouvernement économique de la zone euro, qui sera chargé d’arrêter les stratégies budgétaires et fiscales. [...] Il y a la justice fiscale. [..] Il y a la lutte contre les déficits. Voilà les 2 priorités"

Deuxième proposition, c’est la création d’un vrai gouvernement économique de la zone euro, qui sera chargé d’arrêter les stratégies budgétaires et fiscales. Qu’est-ce qu’il y a dans les stratégies fiscales en particulier ? Il y a la justice fiscale. Qu’est-ce qu’il y a dans les stratégies budgétaires ? Il y a la lutte contre les déficits. Voilà les 2 priorités.

Et c’est un vrai gouvernement économique de la zone euro qui peut définir ces stratégies budgétaires et fiscales auxquelles devront adhérer tous les pays de la zone euro qui voudront bénéficier de la solidarité que j’évoquais tout à l’heure.

Troisième proposition, c’est l’interdiction pour les établissements bancaires de spéculer sur les dettes publiques, par la mise en place d’une réglementation efficace. Madame Merkel l’a évoqué à juste titre la semaine dernière, donc c’est clair que les réflexions progressent sur ce domaine, je souhaite que tout à l’heure, à la réunion entre les deux chefs d’Etat, puisse sortir une décision très claire sur l’interdiction faite aux établissements bancaires de spéculer sur les dettes publiques, parce que quand les établissements bancaires spéculent sur les dettes publiques, ils spéculent sur le malheur des peuples, car la dette publique explique le chômage, la baisse du pouvoir d’achat, la détresse du surendettement.

Et donc il est absolument indispensable là-aussi de passer des discours aux actes, et de faire en sorte que très rapidement, une réglementation s’impose aux établissements bancaires pour leur interdire de spéculer sur les dettes publiques, c‘est-à-dire, en clair, de revendre à terme des titres qu’ils n’ont pas.

Quatrième proposition, c’est le plan de relance pour l’activité économique des entreprises, et notamment pour les PME. Bien sûr, il faut remettre en ordre nos budgets, remettre en ordre la fiscalité, remettre des règles à la finance internationale, mais le deuxième pilier, c’est la relance de l’activité économique. C’est cela aussi, la bonne activité des entreprises et notamment des PME, qui permettra de lutter contre la dette et contre le déficit.

Et donc comment ce plan de relance peut-il être financé ? Et j’insiste sur la nécessité de donner aux petites et moyennes entreprises les moyens de leur développement, ce que les banques ne font plus aujourd’hui. J’insiste aussi sur les nouvelles filières de développement industriel, en particulier dans le domaine de la croissance verte et des transports propres par exemple.

Donc il y a là un potentiel considérable en Europe. Il n’y a pas de fatalité à l’arrêt de la croissance européenne, au contraire, il y a un potentiel considérable, et c’est ce potentiel considérable que nous devons pousser en avant, et auquel nous devons donner les moyens financiers de se développer.

 

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"C’est donc la quatrième proposition, c’est le plan de relance de l’activité économique des entreprises, qui pourrait être financé en particulier par la taxe sur les mouvements de capitaux, [...] et donc là aussi, je crois qu’il est temps de passer des votes à l’action, et je souhaite que la rencontre de tout à l’heure permette de mettre en place un calendrier et une méthode d’action"

C’est donc la quatrième proposition, c’est le plan de relance de l’activité économique des entreprises, qui pourrait être financé en particulier par la taxe sur les mouvements de capitaux, puisque maintenant tout le monde a l’air d’accord pour mettre en place cette taxe, qui a d’ailleurs été votée, je le rappelle, par le Parlement européen le 8 mars 2011, et donc là aussi, je crois qu’il est temps de passer des votes à l’action, et je souhaite que la rencontre de tout à l’heure permette de mettre en place un calendrier et une méthode d’action pour que cette décision prise par le Parlement européen puisse être adoptée.

 

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"La cinquième et dernière proposition, c’est de faire en sorte que la décision soit prise par les deux chefs d’Etat de convoquer nos Parlements, français et allemand, le même jour, la même semaine, pour qu’ils puissent travailler conjointement, avoir des échanges entre eux, travailler sur la même base de décisions, sur les mêmes bases de propositions, parce que je crois que le débat démocratique enrichira les propositions qui seront mises sur la table, [...] le débat démocratique est indispensable à l’adhésion des peuples, qui vont devoir faire des efforts"

Et c’est d’ailleurs la cinquième et dernière proposition, c’est de faire en sorte que la décision soit prise par les deux chefs d’Etat de convoquer nos Parlements, français et allemand, le même jour, la même semaine, pour qu’ils puissent travailler conjointement, avoir des échanges entre eux, travailler sur la même base de décisions, sur les mêmes bases de propositions, parce que je crois que le débat démocratique enrichira les propositions qui seront mises sur la table, permettra de faciliter des convergences pour donner un contenu concret à cette nouvelle règle que les citoyens attendent, et en particulier parce que je pense que le débat démocratique est indispensable à l’adhésion des peuples, qui vont devoir faire des efforts, et donc en contrepartie de ces efforts, ils attendent aussi des garanties sur une juste répartition de ces efforts.

Ils attendent des garanties sur le fait que les décisions prises vont enfin anticiper la prochaine crise, alors qu’on a le sentiment qu’il y a une crise, ensuite on décide, non pas pour anticiper la crise suivante, mais pour régler la crise qui vient d’arriver, parce que les marchés sont toujours plus rapides aujourd’hui que les décisions politiques.

 

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"Donc c’est cela qu’il faut inverser, c’est qu'aujourd’hui il faut que les décisions politiques soient plus rapides, plus fortes, plus autoritaires que les règles qui président aux marchés financiers"

Donc c’est cela qu’il faut inverser, c’est qu’aujourd’hui il faut que les décisions politiques soient plus rapides, plus fortes, plus autoritaires que les règles qui président aux marchés financiers, à rechercher toujours plus de profit, toujours sur le dos des peuples et du bien-être des Européens, ce que nos opinions publiques n’acceptent plus.

Voilà ce que je voulais dire, voilà la contribution que je voulais adresser pour être utile, contribution qui est appuyée sur l’idée que cette réunion est absolument cruciale, qu’on ne peut pas accepter, comme on l’entend ici ou là, qu’il n’en sorte rien.

 

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"Cette réunion est absolument cruciale, on ne peut pas accepter, comme on l’entend ici ou là, qu’il n’en sorte rien. Au contraire, je crois que la France et l’Allemagne sont deux grandes puissances qui sont capables de converger, pour mettre en place des règles communes, de nature à protéger la croissance économique et à la relancer, l’activité, à protéger l’emploi, à protéger le bien-être des peuples en imposant des règles strictes aux institutions financières"

Au contraire, je crois que la France et l’Allemagne sont deux grandes puissances qui sont capables de converger, pour mettre en place des règles communes, de nature à protéger la croissance économique et à la relancer, l’activité, à protéger l’emploi, à protéger le bien-être des peuples en imposant des règles strictes aux institutions financières qui se nourrissent, qui se repaissent du développement économique qu’elles détruisent au passage.

Et je ne doute pas que les uns et les autres nous avons un engagement très ferme, très fort, et une conscience très aigüe du moment critique et grave que nous traversons, et en même temps, une en même temps de l’extraordinaire opportunité que nus offre la crise de changer les règles du jeu.

On y revient toujours. Une crise, c’est soit quelque chose que l’on subit, soit au contraire un levier pour changer les règles du jeu et pour faire en sorte que nous apportions à nos peuples une vie meilleure à partir de règles claires qui permettent de remettre les choses dans le bon ordre, c’est-à-dire la finance au service de l’économie, et l’économie au service du bien-être humain.

Donc voilà, ces courriers sont actuellement bien sûr portés à leurs destinataires, et je vais suivre très attentivement, les Français vont suivre très attentivement, les opinions publiques françaises et allemandes vont suivre très attentivement ce qui va sortir de cette réunion, et vraiment, mon vœux le plus cher, c’est qu’il en sorte quelque chose qui ouvre à nos citoyens des perspectives d’avenir réconfortantes. Je vous remercie.

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 12:29

5929203323 bb52ff64ca[1] Nous sommes entrés dans une guerre financière contre les Etats démocratiques. C’est le résultat d’une mondialisation libérale qui a vu progressivement les Etats reculer devant les demandes de la finance internationale. Car derrière tout cela, inutile de chercher un nom, c’est un système qu’il faut combattre. Une guerre d’un nouveau genre, une guerre du XXIè siècle. Les guerres entre Etats laissent leur place à d’autres formes de conflits mondialisés.

 

 Jamais autant d’argent n’a circulé dans le monde. Des fortunes s’édifient rapidement. Les palaces se multiplient, le luxe se vend, s’étale, s’exhibe. Les richesses s’amoncellent. Mais elles ne sont pas faites pour les peuples, bien au contraire.

Pour complaire à la finance internationale, les Etats démocratiques ont accepté de réduire leur rôle. Ils doivent imposer de lourds sacrifices à leurs peuples. Le progrès est derrière nous et cède la place aux remises en causes sociales. Il faudra abandonner les acquis sociaux chèrement obtenus par les luttes ouvrières, il faudra accepter une baisse des revenus, la perte des garanties pour toujours plus de précarité.

Les peuples, en Europe notamment, ont difficilement accepté ce recul, d’où le repli vers des mouvements nationalistes, des guerres urbaines, une dépolitisation avec une abstention en hausse car il n’y a plus d’espoir dans le politique. Les discours ne portent plus.

 

Dans ce contexte qu’elle est la réponse des politiques ?

 

Nicolas Sarkozy reste dans une vision libérale qui a pourtant abouti au désastre. Mais comment peut-il faire autrement puisqu’il incarne en France cette vague libérale importée d’outre-Atlantique. Les réponses ne sont donc pas adaptées à la situation. Nicolas Sarkozy va devoir imposer à son peuple de plus en plus de sacrifices s’il veut éviter les foudres des financiers.

Même à gauche le terme de « sacrifice » s’impose dans les discours, dans les programmes… alors quel espoir pour les peuples ? Doivent-ils se résigner ? N’y aura-t-il pas de réponse? Les Etats démocratiques sont-ils condamnés ?

 

Ségolène Royal est celle qui a le mieux compris la situation, celle qui a pris conscience de l’importance de l’enjeu politique, celle qui a su trouver les mots pour expliquer aux Françaises et aux Français l’ampleur du combat politique à mener. Car il s’agit bien d’un combat à mener dans cette guerre financière.

Mise à l’écart par son échec en 2007, la socialiste a travaillé. Elle a beaucoup consulté des experts économiques. Elle a été confrontée aux difficultés sociales dans sa région. Conséquence, très tôt elle a su réagir, pour expliquer l’importance de l’enjeu politique.

Dès 2009, lors de la crise bancaire, Ségolène Royal appelait déjà à une réelle intervention des Etats pour contrôler les banques. Elle dénonçait « les connivences » entre un pouvoir politique qui s’agite et les banques qui se donnent à la spéculation et qu’il faut renflouer. 

« Hé bien je vous le dis, c’est avec cette confusion des genres malsaine et dangereuse qu’il faut rompre. On ne devrait pas être à la fois une banque de dépôt pour les familles et les PME et une banque s’occupant d’opérations de marchés. Ce sont deux métiers différents. Il faut donc les séparer. Aux premières la légitimité de l’intervention de l’Etat pour sauver l’épargne des ménages et le financement de l’économie. Aux secondes, celles qui spéculent, la responsabilité entière de leurs actes. » Ségolène Royal, septembre 2009.

 

Ségolène Royal, forte de son écoute et de son regard sur la société réelle, a ce sens politique, cette clairvoyance qui lui fait adopter les combats politiques fondamentaux à mener. On lui doit déjà notamment son combat au sein de son propre Parti pour faire de la question écologique un thème central chez les socialistes. L’enjeu est de taille, la bataille ne fut pas facile.

Ségolène Royal représente aujourd’hui l’orientation claire pour une régulation économique mondiale ce qu’elle définit par « un ordre international juste ». Elle a décidé de mener ce combat.

Il lui faut encore convaincre que cette orientation doit être menée avec force et détermination pour imposer la voix de la France dans cette guerre mondiale.

Ce ne sera pas facile notamment de convaincre certains socialistes qui l’ont cataloguée trop rapidement à droite. Ce ne sera pas facile non plus de construire un large rassemblement à gauche et au-delà pour donner à la France une voix forte.

Mais ce combat-là, elle a raison de le mener, il faut qu’elle le mène jusqu’au bout. Nous avons besoin de sa force pour le mener, de sa voix forte pour le porter.

Mme Royal, tenez bon !

 

Philippe Allard

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