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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 12:11

debat-Royal-Sarkozy-1-.jpg L’affaire Liliane Bettencourt éclabousse Sarkozy et alors ? On est du côté des riches, et ils le savent bien les riches, après tout ce qu’on leur a donné depuis l’élection de Nicolas Sarkozy ! C’est normal qu’ils donnent un peu de leur pognon… ils en gagnent cent fois plus avec nous au pouvoir. Surtout n’oubliez pas, il faut qu’ils donnent en liquide. Je vous rappelle, en liquide. C’est plus simple pour nous … Et pour les très grosses sommes, le Président se déplace pour récolter le pognon.

 

Maintenant ceux qui l’ouvrent un peu trop, il faut qu’ils la bouclent ! C’est pas ces petits journalistes qui vont faire la vérité … La vérité, on va leur dire… et qu’ils se contentent d’écrire ce qu’on leur dit !  Pour les autres, gare à eux…

On fera parler les fadettes ! Ce sont ces facturations des conversations téléphoniques, et ça permet de savoir beaucoup de choses ! Génial non ? Il n’est pas content le journal le Monde …  Oui les journalistes sont mis sur surveillance. Et alors ? C’est interdit, mais ça c’est pour les autres … Après tout, ça sert à quoi d’être Président si on ne peut pas faire tout ce qu’on veut ?

Sarkozy il n’a pas peur il assume … il assume tout ! Allez fliquez-moi tout ça, les journalistes, les juges, je veux tout savoir ! Et s’ils cherchent à savoir, ils auront affaire à nous ! Qu’on les fasse taire, usez de tous les moyens ! 

 

Et rappelez leur bien ce qu’il faut qu’ils fassent, ces journalistes, s'ils veulent être tranquilles, s’ils veulent avoir une bonne place … rire aux plaisanteries du Président ça c’est très bien. Parler de Carla, c’est très bien ça, une belle photo de Carla avec Nicolas … plein d’amour tout ça … Et puis, il faut bien expliquer aux Français que le Président il fait une bonne politique et surtout qu’on ne peut pas faire autrement, ça c’est très bon … pas d’autre politique possible … ça le Président il aime beaucoup.

Il faudra peut-être réinviter à l’Elysée tous les patrons des médias pour bien leur expliquer … Rappelez-moi ça, il faut qu’on cale cela. Trouvez une date et convoquez moi tout ce petit monde. C’est toujours bon de rappeler les choses … après tout ça sert à ça la presse, dire ce que veut le Président !

 

Paraît-il que la candidate socialiste, Ségolène Royal, veut que les très riches rendent le bouclier fiscal aux Français… Elle n’a rien vraiment rien compris … Une campagne électorale ça se gagne avec le pognon … elle est trop pauvre, trop honnête, pour gagner et en plus elle veut défendre les petits. N’importe quoi !

Ça c’est bon pour les discours du Président, d’ailleurs il faudra faire un beau discours pour les pauvres, bien leur dire qu’on pense à eux, que c’est dur d’être pauvre aujourd’hui. Mais avec la crise, on ne peut rien pour eux… qu’il faudra qu’ils fassent encore plus de sacrifices pour des raisons économiques. C’est très bon ça « conjoncture économique », avec ça vous les faites tous taire, ça fait sérieux … la conjoncture économique nous oblige …

Allez, envoyez le pognon les riches … la campagne de Nicolas Sarkozy c’est parti … et on va éloigner tout ce qui peut vous déranger ! Ne vous inquiétez pas, avec nous tout est possible !

 

Philippe Allard

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 07:02

 

1586654 photo-1314811748790-1-0 640x280 Patrick Kovarik

(@Patrick Kovarik)

Lors de la conférence de presse qui s’est tenue mercredi après-midi à Solferino, Ségolène Royal a présenté ses solutions pour l’Education nationale, un des 5 piliers pour l’avenir de la France, et plus précisément des "solutions efficaces et concrètes et justes, immédiates" pour une rentrée scolaire 2012 " sécurisée et paisible" : "la rentrée 2012 ne ressemblera pas à la rentrée 2011, parce que cette rentrée 2011 est la pire que l’Education nationale ait connue".

Les 7 mesures s’articulent autour de 4 axes d’action :

-"donner aux enseignants les moyens d’être fiers de leur métier" : rétablissement de l’année de formation professionnelle initiale et de la formation continue ; présence de 2 adultes dans les classes partout où cela sera nécessaire (l’adulte enseignant titulaire et l’adulte en formation initiale ou continue) ;

-"assurer aux Français que […] la rentrée 2012 sera une rentrée sécurisée et paisible" : moratoire des 12 à 16 000 suppressions de postes déjà prévues par le gouvernement pour la rentrée 2012 ; mise en place d’un plan pluriannuel avec les partenaires scolaires pour pouvoir redonner à l’Education nationale toute sa place, en fonction des besoins (prioritairement dans les lieux scolaires les plus fragilisés), et avec des moyens dégagés par la réduction des déficits ;

-"faire une école efficace et juste pour tous les élèves: encouragement de l’innovation et réponse aux demandes d’autonomie ;  mise en place de l’aide aux devoirs gratuits, donnée par des étudiants, structurée par des associations, avec en contrepartie une valorisation du cursus des étudiants ;

-"[lutter] contre les violences solaires " : outre la mise en place du deuxième adulte dans les classes là où c’est nécessaire, création d’un nouveau métier d’éducateur-accompagnateur des enseignants, bien formé, pouvant s’intégrer dans les équipes éducatives et intervenir pour encadrer les élèves.

Frédérick Moulin

 

S. Royal a présenté ses solutions pour... par segolene-royal

 

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal /F.M.

[Avec] les mauvais coups qui ont été portés contre l’Education nationale, aujourd’hui ce pilier vacille, parce que l’éducation n’est plus une valeur essentielle pour ceux qui nous gouvernent.

Non seulement ils ont infligé à ce grand service public le plus grand plan social de toute son histoire, plus de 100 000 suppressions d’emplois si l’on tient compte à la fois des suppressions d’emplois d’enseignants – 65 000 – et plus de 25 000 suppressions d’emplois de surveillants, ce qui a provoqué une montée des inégalités scolaires, une montée de la violence scolaire, et une montée des difficultés dans les conditions de travail des enseignants.

Et moi je n’accepte pas par exemple qu’il y ait eu plus de 44 000 faits de violence grave à l’école au cours de la dernière année. Personne ne peut enseigner dans la peur et dans la violence.

C’est la raison pour laquelle aujourd’hui, et dans le cadre des 5 piliers, des 5 grands travaux que j’ai identifiés dans mon projet présidentiel, je voudrais redire ici de quelle façon j’entends faire de l’éducation le pilier de la République, restructurer et lui redonner de la solidité, et apporter dès 2012 des solutions efficaces et concrètes et justes, immédiates.

 

S3


Le premier objectif, c’est de donner aux enseignants les moyens d’être fiers de leur métier. Voilà le premier des 4 objectifs qui vont permettre de redonner tout de suite à l’école dès l’alternance de 2012 la place qui lui revient dans la République.

Donc donner aux enseignants les moyes d’être fiers de leur métier, et en particulier quelle solution concrète, efficace et juste, immédiate ? C’est le rétablissement de l’année de formation professionnelle, et le rétablissement non seulement de l’année de formation initiale, mais aussi de la formation continue, ce qui me permettra de mettre 2 adultes dans les classes là où c’est nécessaire, là où c’est le plus difficile pour les enseignants, l’adulte enseignant titulaire et l’adulte en formation initiale ou continue.

La deuxième mesure concrète, c’est d’assurer aux Français que la rentrée 2012 ne ressemblera pas à la rentrée 2011, parce que cette rentrée 2011 est la pire que l’Education nationale ait connue.

La rentrée 2012 sera une rentrée sécurisée et paisible. Hier encore je visitais une école, dont une classe était menacée de fermeture, et ce qui me frappe, c’est que le système scolaire est aujourd’hui gravement fragilisé, insécurisé, désenchanté, démoralisé. Or quand l’école est démoralisée, c’est tout le pays qui vacille.

174 morale

"Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a annoncé le retour des leçons de morale, disparues depuis 1968, à l'école primaire" (texte et dessin de Martin Vidberg, www.martinvidberg.com)

Donc il faut redonner du moral à l’école, redonner les moyens de fonctionner, redonner de la paix scolaire, et sécuriser l’école.

Ségolène Royal  
C'est la rentrée des enseignants. Tenez bon. Je vous redonnerai la fierté de votre métier . En vous donnant la place que vous méritez.

C’est pourquoi je prononcerai immédiatement le moratoire des suppressions de postes, suppressions qui sont déjà prévues pour la rentrée 2012, puisque le gouvernement vient d’annoncer non seulement les suppressions de postes, là, que nous subissons à la rentrée 2011, mais a déjà anticipé les fermetures pour 2012 qu’il évalue entre 12 000 et 16 000 postes à nouveau supprimés pour la rentrée 2012.

Ces postes ne seront pas supprimés, il y aura donc un moratoire et nous mettrons en place un plan pluriannuel pour pouvoir redonner à l’Education nationale toute sa place.

Je ne pourrai pas rétablir immédiatement les 100 000 postes supprimés, ce n’est pas budgétairement possible dès la première année, donc la solution très claire et très précise que je fais, c’est le moratoire des suppressions de postes de la rentrée 2012 puis la définition avec les partenaires scolaires, avec les enseignants, les parents d’élèves, les collectivités territoriales et les associations, qui sont les partenaires du système scolaire, la remontée en charge et en puissance et la remise en place dans les lieux scolaires les plus fragilisés des moyens complémentaires en enseignants et bien sûr en personnels non enseignants.

Et nous définirons dès le départ, par une concertation rapide et approfondie, la mise en place de ce plan pluriannuel sur la durée du quinquennat.

 

S1


Le troisième objectif pour l’école de la République, c’est de faire une école efficace et juste pour tous les élèves.

Et ce que je retiens à la fois des Universités Populaires que j’ai organisées au cours des 4 années qui viennent de s’écouler, du contact régulier avec les enseignants, de l’expérience, aussi, acquise à la tête de ma Région par rapport au partenariat avec les lycées, mais aussi du contact permanent avec les représentants des enseignants et les représentants des parents d’élèves, avec lesquels j’étais encore au travail ce matin, c’est d’une part, pour faire cette école efficace et juste pour tous les élèves, un encouragement à l’innovation.

Il y a une très forte demande d’autonomie des établissements et de liberté donnée à l’innovation, un peu comme cela se fait dans le système finlandais, sur lequel je me suis rendue d’ailleurs, les enseignants et les organisations professionnelles aussi françaises se sont rendues, sont allées voir ce qui marchait bien dans d’autres pays, donc il est très important de généraliser ce qui marche bien, en tenant compte bien évidemment de l’identité du système scolaire français.

Et donc les 2 solutions concrètes qui correspondent à cette troisième priorité, c’est l’encouragement de l’innovation, et deuxièmement la mise en place du soutien scolaire gratuit, plus précisément de l’aide aux devoirs gratuits, un engagement que j’ai pris d’ailleurs depuis longtemps, vous voyez la constance de mes engagements, hein, qui structurent ces propositions pour l’école, donc ces engagements pour l’école, ces solutions efficaces et justes pour l’école, c’est l’aide aux devoirs gratuits pour que tous les enfants, pas seulement ceux dont les parents ont les moyens, mais tous les enfants, puissent accéder à l’aide aux devoirs gratuits qui serait donnée par des [étudiants], structurée par des associations, que l’on connaît bien d’ailleurs, hein, qui sont déjà partenaires du système scolaire, par des associations, et en contrepartie de ce soutien scolaire gratuit, de cette aide aux devoirs, il y aurait une valorisation du cursus des étudiants.

Et le quatrième objectif, qui pour moi est aussi important que les autres, c’est la lutte contre les violences solaires. Je l’ai dit tout à l’heure, il y a eu 44 000 faits de violence dans l’école.

 

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Dessin de Martin Vidberg (www.martinvidberg.com)

Ce n’est pas étonnant d’ailleurs, hein, puisque quand on enlève 100 000 adultes dans les établissements scolaires, bien évidemment les élèves sont beaucoup moins encadrés ; quand on enlève 25 000 surveillants dans les écoles et dans les établissements scolaires, on a automatiquement une montée de l’agressivité et de la violence, pas seulement dans les classes d’ailleurs mais dans tout, les interclasses, les moments des repas, les cours de récréation et les abords des établissements scolaires.

Pour répondre à ce problème il y a ce que je viens de dire, c’est-à-dire la mise en place du deuxième adulte dans les classes, là où c’est nécessaire, et puis aussi la proposition que j’ai déjà faite, donc que je réitère aujourd’hui, dans cet esprit de continuité des propositions qui ont fait leurs preuves et qui sont dans la cohérence de ce projet présidentiel, c’est la création d’un nouveau métier d’éducateur-accompagnateur des enseignants, c’est-à-dire des surveillants bien formés qui peuvent s’intégrer dans les équipes éducatives et intervenir pour encadrer les élèves.

Voilà ce que je voulais vous dire sur cette rentrée scolaire, avec le souci de ne pas multiplier non plus la cinquantaine ou la centaine de propositions que sans doute le système scolaire mériterait quand on voit l’ensemble des problèmes qu’il y a à régler, mais dans la logique qui est la mienne, c’est-à-dire de bien recentrer les choses sur les priorités, de les intégrer dans la cohérence de mon projet pour la France, qui est stabilisé, qui est écrit dans ce livre-programme, et de dire tout de suite quelles sont les décisions immédiates qui seront prises dès 2012.

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 13:31

110509080720744_91_000_apx_470_-1-.jpg Le 9 octobre prochain, le peuple de gauche, tout le peuple de gauche au-delà des partis politiques est appelé aux urnes pour choisir celle ou celui qui représentera la France en 2012.

Depuis l’entrée dans cette campagne des Primaires, nous entendons beaucoup parler de la gestion de la France. Mais ne nous trompons pas d’élection. Le 9 octobre prochain, il ne s’agira pas de choisir le Premier ministre de la France.

 

La fonction présidentielle impose le choix d’un homme ou d’une femme qui soit capable de fixer les grandes orientations, de préparer l’avenir, un homme ou une femme capable toujours de maintenir le lien avec le peuple sans se laisser envahir par les groupes de pression divers.

 

En 1945, la France ressortait en grande partie détruite de la guerre et pourtant la France résistance, unie autour du Général de Gaulle, a donné à la France la sécurité sociale. Si à la tête de l’Etat nous avions eu seulement un bon gestionnaire jamais la France n’aurait connu les avancées sociales dont nous bénéficions tous, car il y aurait toujours eu une bonne raison, au nom de l’intérêt économique, pour refuser ces avancées.

 

Quand j’entends des candidats de gauche venir défendre des politiques de rigueur, des alliances de partis, nous parler de nécessité, de conjoncture, venir mettre en avant les travaux des meilleurs experts en économie, mais où est le souffle, où est l’ambition ?

Le 9 octobre prochain, la France a besoin d’une personnalité forte pour ouvrir une nouvelle voie, proposer des choix clairs : pour relancer l’économie, pour imposer un ordre juste, pour conduire la mutation écologique, pour un Etat impartial, pour un Etat garant des services publics : l‘école, la santé, la sécurité.

Cette personnalité forte pour donner à la France une réelle ambition, un nouveau souffle porte un nom : Ségolène Royal.

 

La fonction présidentielle c’est la voix de la France dans le monde. Qui d’autre aujourd’hui que Ségolène Royal est en capacité de porter cette voix de la France dans le monde ?

 

Ségolène Royal y travaille depuis de longues années et elle a acquis une reconnaissance internationale. Ses voyages dans le monde lui ont permis de dialoguer avec les plus grands. On se souvient notamment de son déplacement au Chili pour soutenir la candidature de Michelle Bachelet, ses nombreuses rencontres avec le Président Lula, ses déplacements en Afrique, les contacts nombreux de la Vice-Présidente de l’Internationale socialiste, sa Présidence de l’association des régions francophones.  

 

Au-delà de ces rencontres, Ségolène Royal porte une voix de la France pour la reconnaissance de tous les peuples et de leurs cultures, pour une autre mondialisation plus respectueuse de l’environnement et des populations, pour un ordre mondial plus juste.

« Il faudra reconstruire complètement la diplomatie de la France et redonner une voix qui porte dans le monde, une voix qui est respectée et une voix qui porte nos valeurs universelles ».  Ségolène Royal.

OUI, en 2012 nous voulons une voix forte de la France pour la protection du droit des peuples, pour la protection des cultures, pour la protection de l’environnement, pour les droits des femmes, pour la justice, pour ne jamais oublier l’humanité face aux intérêts économiques puissants.

Cette voix de le France porte un nom : Ségolène Royal.

 

Philippe Allard

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 11:22

 

S13 et sans dte + ht niv que min Just

 

"Je pense que je suis la mieux à même à la fois de faire la synthèse entre des valeurs traditionnelles – l’éducation, la famille, la sécurité – et en même temps d’avoir une capacité d’imagination et d’action que j’ai démontrée dans toutes mes responsabilités politiques", a conclu Ségolène Royal sur le thème des primaires dans cette première partie du Grand Journal sur Canal+ hier soir.

Sur ce premier thème, elle a répondu aux questions éternelles sur les sondages : - "Vous y croyez, vous, aux sondages ? Vous n’allez pas voter ? […] J’attends le résultat des urnes. […] Et en en plus les sondages, vous savez, sont faits sur des échantillons très petits…" – puis sur le rassemblement après les primaires"Si je suis désignée, sachez que je ferai le rassemblement autour de moi" – et enfin sur sa motivation intacte et les solides atouts – construits avec le temps et les responsabilités exercées – dont elle dispose.

Puis interrogée sur les nouveaux développements du dossier Bettencourt, et les "enveloppes" de Sarkozy, à l’occasion de la sortie du livre Sarko m’a tuer de deux journalistes du Monde, Ségolène Royal a souligné :

"Je l’ai dit en 2010, souvenez-vous, en octobre 2010 sur un plateau de télévision […] on est dans un système corrompu au sens de Montesquieu, ça avait beaucoup choqué à l’époque.

[…] Il n’y a pas eu, il n’y a pas d’enquête indépendante, c’est-à-dire on est dans un système où la justice des puissants et la justice des petits n’est pas la même, donc ça c’est une forme de corruption ; où il y a un mélange évident entre les affaires privées et les affaires publiques, ça c’est une forme de corruption au sens de Montesquieu, et je pense que l’enjeu de l’élection présidentielle, c’est de remettre de l’ordre juste dans le fonctionnement de l’Etat, et de la moralité dans le fonctionnement de l’Etat.

[..] Vous savez qu’aujourd’hui les procureurs malheureusement reçoivent des instructions du ministère de la Justice, et sans doute des instructions d’un plus haut niveau que celui du ministère de la Justice, et donc toute la question est de faire la lumière sur les dysfonctionnements"

Frédérick Moulin

 

 


Transcription par Militants de L’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Michel Denisot : mais tout de suite, celle qui arrive derrière François Hollande et Martine Aubry, mais qui reste persuadée de remporter les primaires du PS, Ségolène Royal.

(Applaudissements, entrée de Ségolène Royal)

Ségolène Royal : bonjour.

Michel Denisot : bonsoir.

Ségolène Royal (aux autres animateurs) : bonjour.

Michel Denisot : alors, les sondages à 39 jours vous donnent 3ème, et vous êtes toujours convaincue de terminer première. Pourquoi ?

Ségolène Royal : vous y croyez, vous, aux sondages ? (Rires) Vous n’allez pas voter ?

Jean-Michel Aphatie : ils se trompent pas tout le temps, hein.

Ségolène Royal : hein ?

Michel Denisot : ils se trompent pas tout le temps

Ségolène Royal : non, mais j’attends le résultat des urnes. Vous savez, la politique, c’est d’abord chaque citoyen, chaque citoyenne, qui va mettre un bulletin [Ariane Massenet en même temps : « Ça motive ? »] dans l’urne. Et en en plus les sondages, vous savez, sont faits sur des échantillons très petits

Ariane Massenet : oui, c’est ce qu’on dit quand on n’est pas bien placé dans les sondages…

 

S2 30 électeurs remerc

"D’ailleurs je remercie les 30 électeurs qui dans ce panel de 200 électeurs m’apportent leurs suffrages, surtout qu’ils ne changent pas d’avis !"

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … sur 200 électeurs, d’ailleurs je remercie les 30 électeurs qui dans ce panel de 200 électeurs m’apportent leurs suffrages, surtout qu’ils ne changent pas d’avis ! (Rires)

Michel Denisot : d’accord, est-ce que vous êtes … Est-ce que vous pensez que vous êtes la meilleure ? Très franchement ?

Ségolène Royal : écoutez, c’est un peu impudique de répondre clair ...

Michel Denisot : oui, mais c’est une compétition, c’est une compétition …

 

S3 exp camp prés

"J’ai l’expérience d’une campagne présidentielle, donc les Français savent qu’avec moi il n’y aura pas de mauvaise surprise"

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … mais si je suis restée dans cette compétition, c’est parce que je le pense. Pourquoi je le pense ? D’abord parce que j’ai l’expérience, longue, ces 30 ans de vie politique – d’autres aussi ont l’expérience, me direz-vous, donc je ne me situe pas par rapport à d’autres, mais j’ai l’expérience d’une campagne présidentielle, donc les Français savent qu’avec moi il n’y aura pas de mauvaise surprise

Ollivier Pourriol, lui coupant la parole : si vous gagnez – pardon – si vous gagnez, c’est parce que vous êtes la meilleure, tout le monde pense être le meilleur : François Hollande dis : « Je suis le meilleur. », vous dites : « Je suis la meilleure. » …

Ségolène Royal, l’interrompant : mais je ne dis pas : « Je suis la meilleure. » ! Je réponds à la question que vous me posez.

Ollivier Pourriol : oui, oui … non, mais… vous le dites, je vous ai entendu le dire, mais c’est normal – pourquoi vous allez gagner/parce que je suis la meilleure…

Ségolène Royal : non, parce que je …

Ollivier Pourriol, sans s’arrêter : … juste une question, puisque tout le monde se dit le meilleur, évidemment, sinon vous vous présenteriez pas : comment vous allez faire une fois que vous serez élue, puisque vous êtes la meilleure, pour travailler avec les autres qui disent aussi qu’ils sont les meilleurs, tout le monde sait que l’autre pense qu’il est le meilleur, ça va pas être un peu compliqué de travailler ensemble ?

 

S4 je ne crois pas exp 2007 là

"Je ne crois pas, puisque l’expérience de 2007 est là. C’est quoi l’expérience de 2007 ? C’est justement des socialistes qui n’ont pas été unis"

Ségolène Royal : (Rire) je ne crois pas, puisque l’expérience de 2007 est là. C’est quoi l’expérience de 2007 ? C’est justement des socialistes qui n’ont pas été unis.

Michel Denisot : avec vous ?

Ségolène Royal, sans s’arrêter : et donc je crois qu’on ne recommencera pas cette mauvaise expérience. En tout cas, si je suis désignée, sachez que je ferai le rassemblement autour de moi.

 

S5 synth val tradi et en m^me tps

"Je pense que je suis la mieux à même à la fois de faire la synthèse entre des valeurs traditionnelles – l’éducation, la famille, la sécurité – et en même temps d’avoir une capacité d’imagination et d’action que j’ai démontrée dans toutes mes responsabilités politiques"

Mais c’est vrai que l’élection présidentielle, ce n’est pas un jeu, et si je m’engage, c’est parce que je pense que je suis la mieux à même à la fois de faire la synthèse entre des valeurs traditionnelles – l’éducation, la famille, la sécurité – et en même temps d’avoir une capacité d’imagination et d’action que j’ai démontrée dans toutes mes responsabilités politiques, d’ailleurs, c’est pour ça que j’ai fait ce livre-programme …

Michel Denisot, l’interrompant : on va y venir. On va y venir au livre tout à l’heure avec Ollivier …

Ségolène Royal, poursuivant : non, c’est pour dire simplement qu’en faisant cet effort de dire clairement quelle est ma conception de la France, ce que je veux faire, comment je vais le faire, et quelles sont les solutions concrètes, les Français vont choisir.

Michel Denisot : alors, dans l’actualité aujourd’hui, il y a ce livre qui est sorti ce 31 août, qui s’appelle Sarko m’a tuer, de Gérard Davet et Fabrice Lhomme chez Stock, alors où la juge Prévost-Desprez, qui a instruit l’affaire Bettencourt jusqu’en 2010 dit qu’un témoin lui a dit hors procès-verbal qu’il avait vu des remises d’espèces à Nicolas Sarkozy.

 

S7 MArianne pas parlé


Alors ça a été démenti il y a 2 minutes par l’infirmière de Madame Bettencourt qui a dit à Marianne : « Je n’ai pas parlé de remise d’enveloppe à Sarkozy. » ; ça, ça tombe à l’instant, donc toute l’histoire du jour, donc Fabrice Lhomme, l’un des auteurs, était ce matin à La Matinale, voici ce qu’il disait :

« On ne voit pas pourquoi la juge Prévost-Desprez inventerait une histoire pareille, elle n’y a absolument aucun intérêt. […]

Et d’autres témoins s’étaient avancés, on va dire, sur des financements politiques suspects, mais il y avait toujours une hésitation, on voyait bien en parcourant le dossier judiciaire, à évoquer le nom de Nicolas Sarkozy, une vraie peur. »

Quel est votre point de vue ?

 

S10 Montesq bcp choqué époque

"Je l’ai dit en 2010, souvenez-vous, en octobre 2010 sur un plateau de télévision, et j’avais dit : on est dans un système corrompu au sens de Montesquieu, ça avait beaucoup choqué à l’époque"

Ségolène Royal : mon point de vue, c’est qu’on est dans un système corrompu. Je l’ai dit en 2010, souvenez-vous, en octobre 2010 sur un plateau de télévision, parce que ces informations avaient déjà été là ; on assistait, les Français assistaient à une succession d’affaires toutes plus glauques les unes que les autres, et j’avais dit : on est dans un système corrompu au sens de Montesquieu, ça avait beaucoup choqué à l’époque.

Ariane Massenet : donc pour vous, c’est vrai ?

 

S11 justice puisst et petits pas même

"On est dans un système où la justice des puissants et la justice des petits n’est pas la même, donc ça c’est une forme de corruption ; où il y aun mélange évident entre les affaires privées et les affaires publiques, ça c’est une forme decorruption au sens de Montesquieu, et je pense que l’enjeu de l’élection présidentielle, c’est deremettre de l’ordre juste dans le fonctionnement de l’Etat, et de la moralité dans le fonctionnement de l’Etat"

 Ségolène Royal : mais c’est la même chose, c’est la même chose, c’est-à-dire qu’il n’y a pas eu, il n’y a pas eu d’enquête indépendante, c’est-à-dire on est dans un système où la justice des puissants et la justice des petits n’est pas la même, donc ça c’est une forme de corruption ; où il y a un mélange évident entre les affaires privées et les affaires publiques, ça c’est une forme de corruption au sens de Montesquieu, et je pense que l’enjeu de l’élection présidentielle, c’est de remettre de l’ordre juste dans le fonctionnement de l’Etat, et de la moralité dans le fonctionnement de l’Etat.

Jean-Michel Aphatie : on est obligé de noter devant vous, Ségolène Royal, qui souhaitez diriger l’Etat, qu’Isabelle Prévost-Desprez, fonctionnaire, que l’article 40 du code de procédure pénale lui fait obligation, si elle a connaissance d’un fait délictueux, d’en parler au procureur qui est de son ressort. Elle ne le fait pas. Elle attente assez gravement à son statut de fonctionnaire en disant cela.

Je ne néglige pas ce que l’instruction de l’affaire Bettencourt a eu de difficile et de complexe, mais on doit attendre, me semble-t-il, d’un serviteur de l’Etat qu’il respecte – qui plus est s’il est magistrat – le code de procédure pénale.

Ségolène Royal : mais vous avez tout à fait raison. Et je souhaite que cette magistrate saisisse sans tarder le procureur de la République …

Jean-Michel Aphatie : mais elle aurait dû le faire il y a un un an, quand même.

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … et je souhaite… mais le procureur de la République a-t-il eu toute latitude pour enquêter ?

 

S13 et sans dte + ht niv que min Just

"Mais le procureur de la République a-t-il eu toute latitude pour enquêter ? Vous savez qu’aujourd’hui les procureurs malheureusement reçoivent des instructions du ministère de la Justice, et sans doute des instructions d’un plus haut niveau que celui du ministère de la Justice, et donc toute la question est de faire la lumière sur les dysfonctionnements"

Vous savez qu’aujourd’hui les procureurs malheureusement reçoivent des instructions du ministère de la Justice, et sans doute des instructions d’un plus haut niveau que celui du ministère de la Justice, et donc toute la question est de faire la lumière sur les dysfonctionnements qui conduisent aujourd’hui un juge, au lieu de saisir le procureur de la République, en effet, de donner comme ça une information.

Mais vous avez entièrement raison, et je souhaite que dès demain le procureur soit saisi par cette magistrale.

Michel Denisot : donc je rappelle l’information de 19h06 au moment où on commençait l’émission : l’infirmière de Madame Bettencourt a dit à Marianne : « Je n’ai pas parlé de remise d’enveloppe à Nicolas Sarkozy, là je pense que la polémique va continuer. On va se retrouver dans 2 minutes, donc avec Ségolène Royal, et puis juste après nous recevrons Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm qui seront là pour le filme de la rentrée, à tout de suite.

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 01:47

martine_aubry_et_segolene_royal_reference-1-.jpg Les deux affaires commençaient sérieusement à écorner l’image de la maire de Lille qui n’avait pas besoin de cela alors qu’elle subit une baisse dans les enquêtes d’opinion. Martine Aubry mardi soir au Grand Journal sur Canal+ vient d’aborder un retournement de position … opération lâchage !

 

L’affaire Guérini devenait très embarrassante pour Martine Aubry, accusée par la presse de vouloir couvrir les pratiques dans les Bouches-du-Rhône alors qu’elle avait reçu le soutien de Jean-Noël Guérini pour prendre la tête du PS à quelques voix de Ségolène Royal.

Arnaud Montebourg dans un rapport adressé à la Première secrétaire du PS avait révélé certaines pratiques contestables, mais l’ancienne patronne du PS avait, dans un premier temps, tenté de le passer aux oubliettes. En mettant au grand jour le rapport Montebourg, la presse obligea la patronne du PS à ouvrir une enquête interne. Celle-ci s’acheva en faveur de Jean-Noël Guérini considérant qu’il n’y a pas de « manquement grave et généralisé aux statuts du PS » ! Arnaud Montebourg venait de perdre une bataille mais seulement une bataille …

 

L’affaire prend une tournure judiciaire : Jean-Noël Guérini est convoqué par le juge le 8 septembre prochain, en vue d'une mise en examen pour "prise illégale d'intérêt, trafic d'influence et association de malfaiteurs". Elle devient donc particulièrement grave et oblige Martine Aubry à un retournement mais pas encore total toutefois

Sur Canal+, Martine Aubry tente encore de minimiser les faits « je ne connais rien de cette affaire », se réfugie dans la présomption d’innocence, et trébuche « je pense qu’il se mettra de toute façon du côté du Parti socialiste … de côté du Parti socialiste ».

Insistant toutefois sur l’importance de la moralité en politique, on sent Martine Aubry prête pour le lâchage de Guérini. 

 

 

L’affaire DSK devenait l’autre épine dans le pied de Martine Aubry. Ayant toujours soutenu l’ancien directeur du FMI, malgré les faits graves que lui reprochait la justice américaine, le lâchage est bien plus avancé que pour Jean-Noël Guérini.

 

Alors qu’elle avait très maladroitement déclaré sa joie lors de l’abandon des poursuites judiciaires contre DSK, elle paraissait considérer que l’abandon des poursuites permettait à son ami Dominique Strauss-Kahn de ressortir totalement blanchi de cette affaire. Une position qui avait alors suscité des réactions très négatives pour la candidate socialiste. 

 

Sur Canal+, Marine Aubry vient de réaliser un beau lâchage en direct en déclarant  « je pense la même chose que beaucoup de femmes sur l’attitude de Dominique Strauss Kahn vis-à-vis des femmes. » C’est bref, c’est simple mais c’est suffisamment clair.

 

Deux lâchages politiques dans une même soirée : la situation est-elle si désespérée, dans la campagne des Primaires, pour la candidate Martine Aubry, qui expliquerait ces revirements ?

En tout cas, après Marseille, cela apparaît bel et bien comme une opération sécurité pour sauver le soldat Aubry !

 

Philippe Allard

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 12:37

6085148529_c036164747-1-.jpg On entend depuis longtemps déjà la hiérarchie du  parti socialiste reprendre les idées novatrices de Ségolène Royal. Les termes utilisés : démocratie participative, donnant/donnant, ordre juste, écologie sociale, et on peut multiplier ici les exemples, se retrouvent maintenant dans leur bouche.

 

Le projet du parti socialiste comporte lui aussi de nombreuses suggestions de notre candidate :

 

La création d’une banque publique d’investissement pour les PME, la lutte contre les licenciements boursiers, la modulation des impôts sur les sociétés, la création des circuits courts agricoles, la préparation de l’après pétrole et de l’après nucléaire et la mutation écologique, le non cumul des mandats, la rénovation démocratique avec la démocratie participative…… et la liste est loin d’être terminée !!

 

Enfin, l’idée des primaires de gauche n’est-elle pas évidemment celle de Ségolène ?

 

De retour des universités d’été de La Rochelle, cette constatation m’a encore davantage frappé et cette fois au niveau des candidats eux-mêmes.

- Lorsque l’on entend François Hollande mettre dans ses cinq objectifs prioritaires : la démocratie et les territoires, puis-je dire que je me pince.

- De même, lorsque Martine Aubry surenchérit longuement sur l’importance de la sécurité dans l’action politique, je m’époumone.

 

Alors doit-on s’en réjouir et se satisfaire que les idées de Ségolène soient reprises ?

 

Sur un certain plan, oui bien sûr, même si l’arrière goût de faire du Ségolène sans Ségolène Royal a malgré tout du mal à passer. Surtout si l’on repense (excusez cette digression peu solidaire mais bien présente) aux tricheries du congrès de Reims.

 

Mais cette appropriation plutôt saine ne peut en aucun cas convenir parce qu’elle est notoirement insuffisante !

 

Au moins deux raisons à cela :

 

  • La première :

Si de nombreuses idées sont certes reprises, bien d’autres ne le sont pas.

Et c’est bien dommage ! En voilà deux à titre d’exemples :

Une, qui aurait bien changé le paysage politique français et nous aurait mis aujourd’hui en bien meilleure position pour gagner en 2012 :

La rénovation du parti socialiste.

 

 

Une autre :

L’adoption d’une ligne politique internationale exigeante, respectueuse des pays amis et basée sur des partenariats équitables, au plus près des populations.

Cette idée de Ségolène est essentielle car universelle.

 

  • La deuxième :

Devenir président de la République consiste à vouloir remplir une fonction cruciale engageant des responsabilités lourdes à l’égard du peuple qui lui fait confiance. Outre qu’il faut avoir un caractère solide et serein, il faut avoir une vision politique claire, ressentir les besoins des gens et disposer de la capacité d’imagination indispensable pour y répondre.

 

Sur ce dernier point, la copie ne peut valoir l’original.

 

Reprendre des idées d’autrui, même si les bonnes sont reprises, ne peut tenir de politique et, en aucun cas, être un garant pour appliquer les solutions voulues, simplement parce qu’elles ne sont pas pleinement ressenties.

 

La capacité d’imagination chez un dirigeant politique est une qualité fondamentale.

 

« L’imagination au pouvoir », ce n’est pas qu’un slogan mais une dimension vitale pour passer de la vision politique à la transformation réelle de la vie quotidienne des gens.

 

Voilà pourquoi seule Ségolène Royal a la dimension requise pour être présidente de la République française et voilà pourquoi je la soutiens !

 

 

Patrick Ardoin

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 10:47

16E12C5847654BD491186F1C1F3CE-1-.jpgIl semble vraiment loin le temps où les thèmes développés par Ségolène Royal provoquaient les sarcasmes des éléphants du PS …

 

On a d’abord été surpris de trouver peu à peu dans le discours de Martine Aubry les mots, les expressions de Ségolène Royal. Au départ, on s’est interrogé sur ces petits concours de circonstance. Mais il a bien fallu en arriver à la conclusion évidente Aubry se ségolénise !

 

Les idées jadis dénoncées, condamnées sont aujourd’hui entrées dans le langage courant de la maire de Lille. Dernier exemple en date : le thème de la sécurité qui avait pourtant provoqué les pires attaques contre la candidate présidentielle, accusée à l’époque de développer une orientation  « droitière ».

Mais tout cela est maintenant oublié, Ségolène Royal avait vu juste et sans lui accorder crédit de son travail, les ténors du PS se gavent aujourd’hui des apports de la Présidente de région Poitou-Charentes …

 

Ils s’en gavent au risque d’en faire une indigestion …

 

Martine Aubry déclare vouloir devenir « la présidente de la sécurité de tous les Français » et promet de recréer 10700 postes de policiers et gendarmes !

 

C’est la rechute …

 

Au début de l’été Martine proposait d’augmenter la culture de 30% à 50%, ça laisse de la marge … et la dette après tout on verra bien … Maintenant 10700 policiers et gendarmes en plus … et demain si elle visite une prison ce seront 100000 à 700000 gardiens en plus et après-demain …

 

Pauvre Martine, c’est pas facile d’être le plan B, après l’empêchement de son ami DSK,  il faut bien exister.  Mais comme il est préférable de choisir l’original à la copie … Martine Aubry n’est-elle pas tout simplement en train de passer la main à son adversaire d’hier ?

 

Philippe Allard

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 16:19

images-1---2-.jpgAu-delà des petites phrases, des beaux discours, du verbe haut des tribuns, de l’agitation médiatique, des photos souvenirs, la Rochelle c’est d’abord un rendez-vous politique des socialistes et ce qui compte avant tout c’est le débat politique. Or, sur ce terrain, Ségolène Royal vient de remporter une victoire toute catégorie, la victoire des idées.

 

Victoire dans la bataille sur le thème écologique qui est un sujet majeur pour Ségolène Royal depuis très longtemps. Or ce fut un thème difficile à imposer au Parti Socialiste qui avait délégué cette question majeure aux Verts. Interventions après interventions, malgré les attaques dans son propre parti, pour qui l’écologie représentait un sujet mineur, Ségolène Royal a tenu bon pour expliquer les enjeux fondamentaux autour de cette question : pour la protection de l’environnement et donc de la santé, pour la dynamique économique car c’est une mutation d’ampleur qu’il faut réaliser avec des enjeux internationaux dans la recherche, pour l’emploi car les activités nouvelles vont permettre de créer les emplois de demain, enfin pour l’égalité sociale car il faut que cette mutation se fasse avec justice et qu’on ne fasse pas peser le coût sur les plus fragiles.

Le thème est aujourd’hui repris dans les propositions de Martine Aubry et François Hollande qui en fait même le troisième levier de ses propositions.

C’est une belle victoire pour la candidate Ségolène Royal. Mais, il reste toutefois encore à travailler sur le fond car si le thème s‘impose dans sa globalité, on sent encore qu’il faudra travailler sur certains points. On souffre ainsi, une fois le thème lancé,  du contenu de l’argumentation développée par François Hollande sur la question nucléaire. On ne comprend pas bien notamment ce qu’il veut démontrer lorsqu’il se lance dans une comparaison entre le taux de baisse de la production d’électricité nucléaire en Allemagne de 22% à 2% à celle qu’il propose de 75% à 50% en France. A force de jouer sur la carte du « réalisme », on se demande si on n’en devient pas conservateur. Lorsque François Hollande considère qu’il ne peut s’engager que sur le court terme est-ce bien ce qu’on attend d’un Président de la République ? N’est-ce pas justement le rôle du Président de la République d’être capable de tracer les grands projets de la France, de porter une ambition, une vision à long terme, de faire des choix clairs ?

 

Victoire dans la bataille sur le thème de la sécurité qui est un autre enjeu majeur pour Ségolène Royal. Là encore, il a fallu qu’elle se batte avec toute sa force de conviction pour imposer ce thème au Parti socialiste qui avait délégué à la droite et à l’extrême droite ce sujet. Il a fallu batailler dur et argumenter, encore argumenter, pour sortir des conformismes idéologiques et progressivement imposer ce thème. Expliquer que la sécurité doit être un droit pour tous les Français, que l’insécurité est une des injustices car on ne peut pas accepter que les populations des beaux quartiers puissent vivre en sûreté alors que dans les quartiers défavorisés, aux multiples difficultés quotidiennes, s’ajoute celle de l’insécurité. La sécurité est un doit fondamental qui doit être garanti à égalité pour tous les citoyens. « Bâtir une société du droit, du respect et de la sécurité » tel était l’intitulé d’un des ateliers à la Rochelle. Ségolène Royal a gagné la bataille des idées.

Mais sur ce thème également, si la question de la sécurité est aujourd’hui reprise par les autres candidats, il reste du chemin à faire. On le voit notamment sur sa proposition de l’encadrement militaire des jeunes délinquants. Ici encore, la première réaction est le rejet, ce n’est pas une proposition digne d’un socialiste ai-je entendu de la part de jeunes socialistes aubrystes. Mais que propose-t-on pour ces jeunes délinquants qui vont connaître la prison ? Cacher les problèmes est-ce cela faire de la politique ? Ne rien voir, ne rien entendre face aux problèmes de la société est-ce la nouvelle devise des socialistes ? Ségolène Royal a toujours refusé de se laisser gagner par ces conformismes de la pensée. Son écoute de la société, sans tabou, lui permet de saisir les problèmes et de rechercher des solutions. La socialiste veut une solution pour ces jeunes. Alors quelle solution ? Faut-il laisser ces jeunes en prison ? Ces jeunes délinquants n’intéressent pas les socialistes et notamment cette jeunesse dorée qui préfère condamner plutôt que de réfléchir aux solutions, c’est si simple ! Ils ne fréquentent pas les mêmes écoles, les mêmes quartiers. Le thème finira par s’imposer et après la période de dénigrement, on finira par faire de la politique.

 

Victoire dans la bataille sur le thème économique qui est le sujet fondamental de Ségolène Royal. Dès 2007, Ségolène Royal portait au devant de ses priorités la question de la dette. Face à Nicolas Sarkozy, proposant d’offrir aux plus riches des cadeaux fiscaux, récompense d’une réussite individuelle, la socialiste préférait relever le lourd poids de la dette. Là aussi, le sujet ne fut pas facile à porter dans son propre camp, considéré comme un thème de droite. Mais la socialiste a voulu, malgré ces attaques, porter ce thème dans le débat devant les Françaises et les Français en 2007. Avec les crises financières de 2008 et 2011 qui aujourd’hui peut dire qu’elle avait tort de porter cette question parmi ses priorités ? Elle avait vu juste et c’est cela qu’on attend d’un chef d’Etat, avoir la clairvoyance pour anticiper les problèmes. Tous les candidats et candidates, confrontés à l’actualité, en font aujourd’hui leur priorité. Ce n’était pas encore le cas lors de la rédaction du projet des socialistes il y a quelques mois sous l’ancienne première secrétaire du Parti, Martine Aubry.

La question économique ne se résume pas à la question de la dette malgré l’actualité. Ségolène Royal a su aussi ouvrir une autre perspective dans la bataille économique mondiale. S’il faut réduire la dette, il faut dans le même temps favoriser la recherche, l’innovation, la créativité qui sont souvent portées par de petites entreprises, d’où l’importance de créer une banque publique d’investissement pour soutenir leurs investissements. Il faudra donc en 2012 à la fois répondre à la dette et aider l’investissement. Pour résoudre cette complexité, une divergence apparaît entre Ségolène Royal et François Hollande. La socialiste refuse en effet de recourir à la facilité en demandant aux Français des impôts nouveaux alors que les salaires ne sont pas suffisamment revalorisés et qu’il faudra soutenir la croissance. François Hollande propose des impôts, Ségolène Royal forte de son expérience, de la réussite de la gestion de sa région, porte d’autres solutions. Pour trouver les marges de manœuvre afin de soutenir l’innovation dans sa région, elle a su imposer des révisions budgétaires, en considérant dans une formule simple que tout euro dépensé doit être un euro utile. Pour cela, elle n’a pas craint de faire les arbitrages malgré les groupes de pression. Dans la gestion de la France, il en sera de même avec, autre marge de manœuvre, la volonté de s’attaquer réellement, parce qu’elle n’est pas liée à des intérêts financiers aux abus fiscaux et aux fraudes fiscales. En somme, il ne s’agit pas pour Ségolène Royal de rechercher l’image de la rigueur pour aider une élection, mais de proposer une bonne gestion volontariste pour préparer l’avenir de la France.

 

Ecologie, sécurité, la question de la dette, ces sujets ne sont plus tabous au PS et sont même devenus des sujets majeurs dans les débats et les propositions des socialistes. Ségolène Royal a gagné la bataille des idées, elle a su anticiper pour cerner les enjeux fondamentaux. Et, elle n’a pas fini de les étonner …

 

Philippe Allard

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 19:30

 

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"Je crois que la politique doit accepter une bonne fois pour toute qu’il y a des compétitions. Quand il y a eu Barack Obama contre Hillary Clinton, on n’a pas parlé de guerre des egos.", a répliqué Ségolène Royal à Florian Bugier, le présentateur du JT de 20h de France 2 hier soir, qui parlait de "guerre des egos" à l’Université d’été du PS, "malgré l’unité de façade", soulignait-il.

Ségolène Royal a répondu en direct de La Rochelle et a remis les pendules à l’heure, expliquant calmement au journaliste que l’Université d’été de La Rochelle n’était pas une arène politique, mais un endroit de réflexion pour les militants, et qu’il existait un temps pour tout : "Là nous sommes à l’Université d’été, donc les socialistes travaillent ensemble. Viendra le temps des débats et le temps du vote."

La candidate a ensuite transmis le message réellement important pour les Français, reprenant les termes du livre qu’elle va publier le 1er septembre :

"Même s’ils souffrent, même s’ils sont résignés, même s’ils sont indignés, même s’ils sont désenchantés, moi je dis aux Français qu’il y a des solutions et qu’on va tous s’y mettre pour que ça change, et que ça change vraiment pour améliorer la vie quotidienne."

Puis Ségolène Royal a répondu aux questions sur l’endettement et le déficit budgétaire de la France qu’elle veut résorber sans augmenter les impôts : d’abord faire rentrer dans les caisses des Français les 45 milliards de fraude fiscale par les grandes fortunes et les paradis fiscaux, ensuite supprimer les avantages fiscaux "totalement inutiles" et sans impact positif sur l’économie, enfin le remboursement pur et simple du coût du bouclier fiscal soit 2,5 milliards.

Pour faire quoi ? Pour donner "les moyens aux petites et moyennes entreprises de se développer en faisant la réforme bancaire, ce sera [sa] priorité", réforme qui permettra d’apporter aux PME des crédits, ainsi que d’arrêter "les excès des tarifications bancaires qui enfoncent les gens dans l’endettement".

Enfin Ségolène Royal a étendu aux particuliers son explication sur sa volonté d’équité fiscale qu’elle a déjà exposée pour les PME, imposées à plus de 30%, et les sociétés du CAC 40, faiblement imposées ou pas imposées du tout comme Total :

"Aujourd’hui les grandes fortunes et les hauts revenus grâce à l’ensemble des exonérations diverses et variées n’ont que 20% de prélèvement de leurs revenus, alors que dans les catégories moyennes, ça va jusqu’à 40-45%. Donc il faut égaliser les tranches fiscales pour que tous les Français soient à mêmes droits et de devoirs à l’égard de la collectivité nationale."

Et de conclure :

"Moi je ferai de la justice fiscale, c’est à dire, je pourrai alléger l’impôt sur les uns, ceux qui créent des emplois, qui versent des salaires, et en revanche rééquilibrer sur ceux qui ont des revenus du capital. Et c’est comme ça que la France se redressera, avec justice et efficacité."

Frédérick Moulin

 

Ségolène Royal invitée du 20H de France 2 par segolene-royal

 

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Julian Bugier : Ségolène Royal, qui est donc ce soir notre invitée en direct de La Rochelle. Bonsoir, et merci d’être avec nous.

Ségolène Royal : bonsoir.

Julian Bugier : d’abord Ségolène Royal, un mot sur le climat, peut-être, de cette université d’été. On l’a vu, malgré l’unité de façade, on sent des tensions. Vous avez vous-même souffert de ces divisions, pendant la campagne en 2007, est-ce que selon vous cette guerre des egos peut nuire aux socialistes, ou au contraire il faut montrer ses différences, quitte à afficher ses désaccords ?

Ségolène Royal : mais je ne vois pas de guerre des egos. Vous savez, quand il y a une compétition sportive, quand il y a un 400 mètres haies, on ne parle pas de guerre des egos entre plusieurs athlètes. Donc je crois que la politique doit accepter une bonne fois pour toute qu’il y a des compétitions. Quand il y a eu Barack Obama contre Hillary Clinton, on n’a pas parlé de guerre des egos.

 

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"Je crois que la politique doit accepter une bonne fois pour toute qu’il y a des compétitions. Quand il y a eu Barack Obama contre Hillary Clinton, on n’a pas parlé de guerre des egos"

Moi j’assume totalement la compétition qui doit permettre aux Français de choisir librement, grâce à des débats, entre un projet et une personnalité, pour savoir qui, demain, incarnera la France, et sera capable de remettre tous les Français ensemble pour qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes à ce nouveau chemin, voilà la vérité de la politique.

Julian Bugier : vous parliez de débats, Ségolène Royal, vous souhaitez que les socialistes, les candidats, débattent entre eux ? Parce qu’à cette Université d’été du Parti socialiste, il n’y a que des ateliers.

Ségolène Royal : oui, parce que là nous sommes à l’Université d’été, donc les socialistes travaillent ensemble. Viendra le temps des débats et le temps du vote.

Il est très important qu’il y ait ces débats, c’est le principe même de la démocratie, mais il faut que ces débats aient lieu dans un bon état d’esprit, dans le respect mutuel, moi je respecte l’ensemble des autres candidats, même ceux qui ne m’ont pas respecté dans le passé, tout cela est derrière nous.

Ce qui est important, en tout cas ce que je veux dire pour rassurer les Français, c’est que quand ils auront choisi, nous serons tous unis. Les Français veulent cette unité pour que le changement réussisse en 2012, et que très concrètement, leur vie soit meilleure.

 

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"C’est pour ça que je propose des solutions efficaces et justes. [...] Même s’ils souffrent, même s’ils sont résignés, même s’ils sont indignés, même s’ils sont désenchantés, moi je dis aux Français qu’il y a des solutions et qu’on va tous s’y mettre pour que ça change, et que ça change vraiment pour améliorer la vie quotidienne"

C’est pour ça que je propose des solutions efficaces et justes [Julian Bugier en même temps : « Alors on va y venir précisément Ségolène Royal… »], j’en ai 5, et je peux en détailler quelques unes parce que c’est très important que les Français aient accès à la connaissance des choses, à la compréhension des solutions, pour qu’ils puissent participer avec leur énergie, même s’ils souffrent, même s’ils sont résignés, même s’ils sont indignés, même s’ils sont désenchantés, moi je dis aux Français qu’il y a des solutions et qu’on va tous s’y mettre pour que ça change, et que ça change vraiment pour améliorer la vie quotidienne.

Julian Bugier : alors précisément, Ségolène Royal, concernant ces solutions, l’économie d’abord. À la différence de Martine Aubry et de François Hollande, vous assurez qu’on peut réduire la dette et l’endettement sans augmenter les impôts. Concrètement, Ségolène Royal, comment faites-vous ?

Ségolène Royal : alors concrètement, c’est très simple. D’abord, il y a 45 milliards de fraude fiscale par les grandes fortunes et les paradis fiscaux qui n’ont pas été empêchés. Donc ma première priorité sera de faire rentrer dans les caisses des Français l’argent qui doit être payé par les grandes fortunes.

 

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"Ensuite, on vient de le voir dans votre reportage précédent, il y a eu un certain nombre d’avantages fiscaux qui sont totalement inutiles et qui ne permettent pas de relancer l’économie"

Ensuite, on vient de le voir dans votre reportage précédent, il y a eu un certain nombre d’avantages fiscaux qui sont totalement inutiles et qui ne permettent pas de relancer l’économie.

Et enfin, je crois qu’il est très important de faire de la justice fiscale, bien évidemment, puisqu’on voit bien que le bouclier fiscal a coûté 2,5 milliards, et ce que je demande, c’est que ce bouclier fiscal soit remboursé, tout simplement.

 

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"[...] en contrepartie, [...] moi je donnerai les moyens aux petites et moyennes entreprises de se développer en faisant la réforme bancaire, ce sera ma priorité"

Ce qui me permettra en contrepartie, parce qu’en effet je ne veux pas que les Français soient assommés encore par des impôts, et les petites entreprises par des charges, parce que je crois que faire comme ça c’est mauvais pour le pouvoir d’achat et c’est mauvais pour l’emploi, moi je donnerai les moyens aux petites et moyennes entreprises de se développer en faisant la réforme bancaire, ce sera ma priorité.

 

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"Les banques ont le privilège de recevoir les retraites, les salaires, les dépôts des gens, eh bien en contrepartie, comme cela se fait dans d’autres pays, elles auront l’obligation d’apporter des crédits non seulement aux entreprises, mais aussi d’arrêter les excès des tarifications bancaires qui enfoncent les gens dans l’endettement"

Les banques ont le privilège de recevoir les retraites, les salaires, les dépôts des gens, eh bien en contrepartie, comme cela se fait dans d’autres pays, elles auront l’obligation d’apporter des crédits non seulement aux entreprises, mais aussi d’arrêter les excès des tarifications bancaires qui enfoncent les gens dans l’endettement.

Julian Bugier, tentant de l’interrompre : Ségolène Royal…

Ségolène Royal, sans s’arrêter : et ces actions de mobilisation des PME, je les ai faites ici dans cette Région où nous sommes, et ça a marché, notamment pour les entreprises qui s’orientent vers la production industrielle écologique comme la voiture électrique, comme les filières liées aux bâtiments écologiques, comme le recyclage de tous les matériaux, il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup d’emplois à conquérir et je …

Julian Bugier, en même temps que Ségolène Royal : Ségolène Royal, juste une question très, très précise concernant cette justice sociale, oui…

Ségolène Royal : oui ?

Julian Bugier, interrompant Ségolène Royal : … concernant cette justice sociale que vous prônez, Ségolène Royal, est-ce que vous souhaitez l’instauration d’une taxe, par exemple, sur les très hauts revenus, et à partir de combien ?

Ségolène Royal : il faut de toute façon de la justice fiscale.

Vous savez, déjà, appliquer le taux fiscal aux hauts revenus, le même que celui que payent les catégories moyennes, ça serait déjà un gros progrès.

Aujourd’hui les grandes fortunes et les hauts revenus grâce à l’ensemble des exonérations diverses et variées n’ont que 20% de prélèvement de leurs revenus, alors que dans les catégories moyennes, ça va jusqu’à 40-45%.

 

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"Aujourd’hui les grandes fortunes et les hauts revenus grâce à l’ensemble des exonérations diverses et variées n’ont que 20% de prélèvement de leurs revenus, alors que dans les catégories moyennes, ça va jusqu’à 40-45%. Donc il faut égaliser les tranches fiscales pour que tous les Français soient à mêmes droits et de devoirs à l’égard de la collectivité nationale"

Donc il faut égaliser les tranches fiscales pour que tous les Français soient à mêmes droits et de devoirs à l’égard de la collectivité nationale.

Et la deuxième grande réforme, est-il équitable que les grosses entreprises du CAC 40 ne payent que 9% d’impôt et parfois zéro comme Total, alors que là encore, les PME, les commerçants, les artisans payent plus de 30% d’impôt ? Ce n’est pas normal.

Julian Bugier : merci Ségolène Royal.

 

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"Moi je ferai de la justice fiscale, c’est à dire, je pourrai alléger l’impôt sur les uns, ceux qui créent des emplois, qui versent des salaires, et en revanche rééquilibrer sur ceux qui ont des revenus du capital"

Ségolène Royal, sans s’arrêter : moi je ferai de la justice fiscale, c’est à dire, je pourrai alléger l’impôt sur les uns, ceux qui créent des emplois, qui versent des salaires, et en revanche rééquilibrer sur ceux qui ont des revenus du capital.

Et c’est comme ça que la France se redressera, avec justice et efficacité.

Julian Bugier : merci… merci beaucoup Ségolène Royal d’avoir été ce soir notre invitée, en direct donc de La Rochelle, merci à vous.

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 09:50

6085696970_80dd6e1ded-1-.jpg Dans une intervention de plus d’une heure Ségolène Royal a développé vendredi soir devant une salle comble ses cinq solutions à mettre en place en 2012, cinq orientations qui sont essentielles pour la candidate afin de redonner de l’élan à la France.

 

Tout semblait commencer sagement, Ségolène Royal proposait « une transformation tranquille » de la société, basée à la fois sur ses valeurs traditionnelles : l’éducation, la famille, la sécurité, la justice, mais aussi sur cette nécessité de construire cette France du futur pour les jeunes générations.

 

Mais très vite, Ségolène Royal, oubliant ses notes, s’est adressée plus directement aux militants  pour leur parler de son combat. Les mots ont alors fusé, plus besoin de texte, plus besoin de mots écrits d‘avance, car c’est le combat d’une vie qu’elle est en train de livrer. Le combat d’une femme politique engagée qui n’a pas l’intention qu’on vienne, cette fois, lui voler sa victoire alors qu’elle a tant à faire pour son pays, pour secouer son pays, pour lui redonner un avenir.

 

On ressent tout ce regret de l’échec de 2007, lorsqu’elle regarde ce qu’a fait son adversaire de la France, une France en jachère. Ces injustices inacceptables, cette incapacité à développer les énergies alors qu’il y a tant à construire. Comment peut-on en être arrivé à ce que les plus grandes fortunes demandent à payer plus d’impôt ? L’injustice a fait tellement de mal. « Ils vont être très déçus » les très riches car, même eux, Nicolas Sarkozy ne les a pas écoutés. Mais « rendez aux Français ce que vous leur avez pris » lance Ségolène Royal, car nous avons besoin de cet effort partagé pour redresser la France.

 

Face à tout cela, face à ce désastre, cette fois il faut gagner, cette fois la gauche doit l’emporter. Ce combat c’est le sien, elle s’y est préparée, elle a beaucoup travaillé pour être certaine des choix qu’elle fait, des propositions d’elle avance. Alors le rythme s’accélère, les mots s’envolent. Ségolène Royal parle, parle et parle encore. Il lui faut convaincre, il lui faut expliquer ce qu’il faut faire pour réveiller la France et lui redonner un avenir : une France d’entrepreneurs, la première puissance écologique, l’éducation, toujours l’éducation, développer les talents des banlieues et lutter contre la précarité des campagnes, la sécurité. 

 

Sur chaque combat, Ségolène Royal prend la foule à témoin, « dite leur que c’est possible » ne laissez pas la France croire qu’il n’y a pas de solution, n’acceptez pas la résignation. La foule applaudit, la foule se lève, et la foule bientôt crie « Présidente », « Présidente », « Présidente », … la voilà qui monte sur les chaises et brandit des foulards rouges. Plus rien ne semble pouvoir les arrêter. La foule crie et partage cette volonté de combattre. Ségolène Royal a su galvaniser la foule, lever un espoir pour constuire l'avenir.  

 

Combien d’hommes ou de femmes politiques ont cette capacité aujourd’hui à soulever les foules ? En ont-ils seulement la volonté ? Il y a du Jaurès dans cette femme politique assurément et il faudra cela pour mener le peuple à la victoire en 2012 !

 

Philippe Allard

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