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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 00:26

 

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(@Frédérick Moulin)

TEXTE/VIDEO/PHOTO - Au meeting de Montreuil hier, en première partie et avant le discours de Ségolène Royal, Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres et responsable du pôle propositions et argumentaires de la campagne de Ségolène Royal, est intervenue pour définir la candidate comme la réponse, la solution à 9 questions cruciales pour les Français, Najat Vallaud-Belkacem animant cette première partie.

Ces 9 questions « essentielles » définissent une solution, Ségolène Royal, notre future présidente des solutions. Retenons-les.

Frédérick Moulin

 

Delphine par segolene-royal 

 


 

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Najat Vallaud-Belkacem : est-ce que les gens devant, s’il vous plaît, pourraient se presser, et je vais vous demander d’accueillir à mes côtés un soutien permanent, fort, courageux de Ségolène Royal : j’appelle Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres, (Applaudissements, acclamations persistants) que vous connaissez tous, qui s’est illustrée cette semaine dans sa bataille contre les sondages. À toi Delphine.

Delphine Batho : merci Najat, bonjour à tous. Vous savez, on est à 4 semaines du premier tour des primaires, et quand on est à 4 semaines, et quand on est à 4 semaines d’une élection, eh bien on va à l’essentiel.

Juste, derrière, tout le monde demande qu’on soit assis devant, si vous voulez bien vous asseoir. (« Assis ! Assis ! »)

Donc pour aller à l’essentiel, moi je voudrais vous poser 9 questions.

Qui prend les problèmes de la montée de la violence dans la société française à bras-le-corps depuis longtemps, et regarde l’insécurité en face, et assume une fermeté de gauche ? C’est Ségolène. (Le public en même temps : « C’est Ségolène ! »)

Qui la première a parlé d’écologie et de croissance verte ? C’est Ségolène.

Qui ne veut pas seulement que les entreprises remboursent les aides publiques quand elles délocalisent, mais l’a mis en œuvre dans sa Région ? C’est Ségolène.

Qui, dans sa Région, a prouvé qu’un euro dépensé doit être un euro utile, et que socialisme ne rime pas avec hausse des impôts ? (Acclamations, applaudissements)

Qui est la seule à parler de la vie chère, de l’argent cher à cause des tarifs bancaires, de l’essence chère et de la rentrée scolaire chère ?

Qui n’a pas peur d’aller en banlieue pour dire que tous les habitants de quartiers populaires ont le droit au même respect que tous nos compatriotes ? (Acclamations, tonnerre d’applaudissements)

Qui, qui connaît bien la France rurale, et n’a pas peur d’aller, oui, dire quelques vérités à l’actuel occupant de l’Elysée pour défendre les agriculteurs ? (Acclamations, applaudissements)

Qui refuse d’abandonner notre devise, notre drapeau, nos trois couleurs à ceux qui veulent les récupérer pour en pervertir le sens ?

Qui ne demande pas qu’on vote pour elle parce qu’elle est une femme, mais parce qu’elle est une femme d’Etat ?

C’est Ségolène Royal.

(Acclamations, tonnerre d’applaudissments)

Najat Vallaud-Belkacem : merci Delphine.

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 15:48

 

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Yvette Roudy le 8 mai 2011 lors de l'hommage rendu par Ségolène Royal à François Mitterrand et du lancement de la Force Citoyenne, salle des Blancs Manteaux à Paris (@Frédérick Moulin)

Avant le discours de Ségolène Royal, des Français venus d’horizons divers sont venus apporter leur témoignage sur l’action de la candidate, dans une première partie animée par Najat Vallaud-Belkacem, adjointe au maire de Lyon et secrétaire générale de la campagne de Ségolène Royal.

Lorsque le tour de Françoise Mesnard, vice-présidente de la Région Poitou-Charentes, est venue, elle a d’emblée annoncé : « je viens avec une surprise ». Et la surprise, c’était une lettre d’Yvette Roudy, ancienne ministre du Droit de la femme de François Mitterrand (1981-1986), qui expliquait : « Pourquoi je soutiens Ségolène Royal ».

Et de répondre à ceux qui se sont érigés subitement en père et mère la vertu sur le sujet du droit des femmes, jetant l’anathème un peu rapidement sur Ségolène Royal qui avait, à leur yeux, pas suffisamment condamné un éminent socialiste là où les justices française et américaine n’ont encore prononcé aucune condamnation :

« On me dit que certains candidats seraient récemment devenus les meilleurs défenseurs de la cause des femmes. Dommage qu’ils aient été aussi discrets jusqu’à présent. Je n’ignore pas que les vocations tardives peuvent se révéler excellentes mais aucun, jusqu’à présent ne l’a prouvé par ses actes, en dehors de Ségolène. »

Comme le dit Najat Vallaud-Belkacem à propos de Ségolène Royal : « Merci Françoise, c’est bien ce que je disais, sur la question du droit des femmes, comme sur tous les autres sujets, la politique par la preuve. ».

Un exemple que tous et toutes devraient suivre.

Frédérick Moulin

 

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(@Frédérick Moulin)


Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.


Najat Vallaud-Belkacem : l’avantage avec Ségolène Royal, c’est à la fois agréable, et puis ça permet de se retrouver, tout simplement, c’est que quand elle dit quelque chose, elle le fait. C’est la fameuse politique par la preuve, peut-être que François Mesnard voudra nous en dire quelques mots ?

(Applaudissements)

 

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(@Frédérick Moulin)

François Mesnard : je viens avec une surprise. Yvette Roudy, ancienne ministre des Droits de la femme, m’a envoyé le texte qu’elle m’a demandé de vous lire aujourd’hui (« Bravo ! », applaudissements) :

 

Pourquoi je soutiens Ségolène Royal

Dans cette campagne des primaires, je soutiens Ségolène Royal  pour  trois  raisons :

l. Parce que, de tous les candidats, elle est  celle qui a le mieux compris les leçons politiques de François Mitterrand, (« Bravo ! », applaudissements) qu’il s’agisse de sa capacité de rassemblement, de son pragmatisme, de son sens de l’Etat, de son goût de la liberté et de la justice. (Applaudissements)

2. Parce que, de tous les candidats, elle est celle qui a le mieux compris et défendu les droits des femmes par la preuve. (Acclamations, applaudissements, « Ségolène, présidente ! Ségolène, présidente ! ») Récemment encore, Ségolène a crée le Pass’contraception, permettant un accès gratuit à la contraception pour toutes les jeunes filles. Une initiative que toutes les associations féministes et féminines ont salué, tant le droit des femmes à disposer de leur corps reste encore aujourd’hui un droit à protéger, [car  menacé de façon permanente.] (Applaudissements)

 

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Yvette Roudy lors de l'hommage rendu par Ségolène Royal à François Mitterrand, salle des Blancs Manteaux à Paris (@Razak)

On me dit que certains candidats seraient récemment devenus les meilleurs défenseurs de la cause des femmes. Dommage qu’ils aient été aussi discrets jusqu’à présent. Je n’ignore pas que les vocations tardives peuvent se révéler excellentes mais aucun, jusqu’à présent ne l’a prouvé par ses actes, en dehors de Ségolène. (Acclamations, applaudissements, « Ségolène, présidente ! Ségolène, présidente ! » scandé)

3. Parce que de tous les candidats, elle est la seule à avoir réuni 17 millions de voix, soit 47% des suffrage sur son nom au second tour des présidentielles de 2007, et que nous aurions pu l’avoir comme Présidente de la République,  en lieu et place de Nicolas Sarkozy, (Huées) n’eût été l’opposition machiste de certains dirigeants de son propre parti, qui n’ont pas supporté qu’une femme de caractère indépendant, et  proche des féministes,  puissent  les représenter. (Acclamations, applaudissements)

J’ajoute que Ségolène est ce que j’appelle une « conquérante », qui a arraché sa circonscription et sa région à la droite, [car rien, jamais, ne lui a été donné, ajoute Françoise Mesnard]. Elle saura mener les combats [tous les combats pour la France, insiste Françoise Mesnard] qui s’annoncent et je sais que nous pouvons lui faire confiance.

(« Bravo ! », acclamations, applaudissements)

 

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(@Frédérick Moulin)

Najat Vallaud-Belkacem : merci Françoise, c’est bien ce que je disais, sur la question du droit des femmes, comme sur tous les autres sujets, la politique par la preuve.

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 12:26

 

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(@Frédérick Moulin)

Ségolène Royal a tenu meeting au Parc des Expositions de Montreuil hier, devant plus de 2000 personnes selon Guillaume Garot avant la venue de Ségolène Royal – la salle était plus que pleine – et la chaleur montait au sens propre comme au sens figuré.

Najat Vallaud-Belkacem a animé la première partie, une mosaïque de témoignages de Français venus de tous les horizons, des pt’its LU à Guillaume Garot, de Charles Fiterman à Delphine Batho, de Françoise Mesnard à un responsable d’associations de quartier de Joinville-le-Pont, où Ségolène Royal s’était rendue quelques jours auparavant, de Béatrice Patrie, vice-présidente du Tribunal de Grande Instance de Paris, à Bernard Lesterlin, député de l’Allier et proche de Ségolène Royal.

Et bien sûr, il y a eu la lettre d’Yvette Roudy, ardente défenseure de la cause des femmes, qui a expliqué à nouveau pourquoi elle soutenait Ségolène Royal, qui a été lue par Françoise Mesnard, et fera l’objet d’un prochain article ; il y a eu aussi l’intervention de Najat Vallaud Belkacem elle-même, la première en fait.

La salle, très en forme, était alors prête à accueillir Ségolène Royal, qui a fait un discours d’une heure dans une ambiance survoltée, son discours scandé par les applaudissements, les acclamations, « Ségolène présidente ! » et « On va gagner ! ».

 

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(@dbatho)

Un quart d’heure avant la fin, surprise : Ségolène Royal a proposé un Contrat avec la Nation, décliné en 10 engagements pour la France et signé de sa main, le dixième engagement prévoyant expressément une surveillance de la réalisation des engagements grâce à l’instauration d’un Comité de Surveillance des Engagements, complété dans son discours par « des comités citoyens sur tous les territoires », pour mettre fin aux engagements politiques non tenus. Le Contrat avec la Nation indique que « les membres seront désignés à parité par la majorité et l’opposition ».

La fin du discours a porté sur la culture et les artistes, ces « inventeurs d’âmes » comme disait Aimé Césaire, « qui donnent de l’espoir et du courage », et font office d’« éclaireurs ». Après le discours de Ségolène Royal, son équipe et ceux qui avaient témoigné en première partie sont montés sur la scène, et la musique, pour la première fois, a été The Best de Tina Turner : "You're simply the best ...". Tout un symbole.

 

 

Certains points du Contrat avec la Nation ont été précisés dans le discours de Ségolène Royal, notamment au 5ème engagement, l’association des Français à la réforme pour la justice fiscale, sans augmenter les impôts : les Français « seront consultés par référendum ».

Un exemplaire papier a été remis à tous les Français présents, de format A4 recto, en papier recyclé – éco-manifestation oblige – écrit en noir mais avec un cadre, le titre, les numéros des engagements et la signature en couleur. Le public a été chargé de diffuser ce « Contrat avec la Nation Royal 2012 », disponible en pdf ici, ainsi que sur le site de campagne de la candidate ici (cliquer sur l'image pour accéder au pdf).

Diffusez-le, faites-le connaître, et rendez-vous dans 29 jours, puis dans 224 jours pour la victoire des propositions et des idées de Ségolène Royal, à travers ce Contrat avec la Nation signé par notre candidate !

Frédérick Moulin

 

Le Contrat avec la Nation : je m'engage ... par segolene-royal

 

  

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

C’est pourquoi, à vous tous et toutes, citoyens et citoyennes qui êtes venus ce soir dans la chaleur de cette salle, c’est pourquoi je voudrais maintenant m’adresser solennellement à vous, et au-delà de cette salle, à tout le peuple français qui aujourd’hui réfléchit. Je voudrais prendre devant vous des engagements clairs et précis.

Je m’engage à construire avec vous la République du Respect. (Applaudissements, « Bravo ! ») Laissez-moi aller jusqu’au bout (Rires) la République … parce que c’est important, c’est quelque chose qui va nous lier quand vous allez quitter cette salle.

Je m’engage à réaliser avec vous la République du Respect par l’ordre social juste et par la participation active des citoyens.

 

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(@Frédérick Moulin)

Pour réaliser cette République du Respect par l’ordre social juste et par la participation active des citoyens, je vais prendre devant vous 10 engagements. Ecoutez-les.

Premier engagement, il concerne les institutions. La République nouvelle que nous construirons ensemble donnera sa juste place aux institutions de la République : un parlement renforcé dans ses pouvoirs de contrôle et revivifié par le non cumul des mandats (Acclamations, applaudissements nourris), une justice, une justice préservée de toute intrusion de l’exécutif, un dialogue social efficace, des associations vivantes et une intelligence des territoires mobilisée, voilà pour le premier engagement concernant le bon fonctionnement des institutions de la République Française ! (Acclamations, tonnerre d’applaudissement)

 

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(@Frédérick Moulin)

Deuxième engagement pour refonder la démocratie. Je consulterai la Nation chaque fois que l’intérêt supérieur du pays l’exigera. Le référendum d’initiative citoyenne sera instauré et les comités citoyens seront encouragés. Voilà le deuxième engagement. (« Bravo ! », applaudissements)

Troisième engagement : pour garantir l’indépendance des médias, je mettrai en place un Conseil Supérieur du Pluralisme. La liberté de la presse à l’égard des pressions du pouvoir politique et des puissances de l’argent sera garantie par la présidente de la République. (« Bravo ! », acclamations, applaudissements)

Quatrième engagement : la Famille, l’Education, la Santé et la Sécurité seront protégées par la Nation. J’engagerai une action résolue pour la prise en compte du handicap, (Applaudissements) pour le recul des discriminations, et pour la réalisation de l’égalité entre les hommes et les femmes. (« Bravo ! », applaudissements)

Cinquième engagement : face à la crise financière et économique, et à l’explosion des inégalités, je ferai inscrire dans la Constitution la règle d’une bonne gestion des fonds publics, mais cette règle comprend la juste répartition des efforts, la contribution équitable du capital et du travail, la garantie des ressources de la Sécurité Sociale, et la lutte contre la fraude et les gaspillages. (Acclamations, applaudissements)

 

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(@Frédérick Moulin)

Et par conséquent, compte tenu de cette bonne gestion des fonds publics, avec les principes que je viens de préciser, je m’engage à réduire la dette que nous ne pouvons pas laisser aux générations suivantes et à associer les Français à la réforme pour la justice fiscale sans augmenter les impôts, réforme sur laquelle ils seront consultés par référendum. (« Bravo ! », applaudissements)

Sixième engagement : je ferai de la France un pays d’entrepreneurs, et pour cela, les règles sociales et fiscales seront stabilisées pour la durée du quinquennat grâce à un partenariat équitable entre les entreprises, les salariés, et les pouvoirs publics, dans le cadre d’un Grenelle des PME que je réunirai dès mon élection. (Applaudissements, acclamations)

 

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(@Frédérick Moulin)

Septième engagement : je défendrai la place de la France dans le monde, et le rayonnement de sa culture. La France avec moi sera une force motrice européenne pour ouvrir la perspective de ce que j’appelle les Etats-Unis d’Europe, mais elle le fera en mettant la finance au service de l’économie et en faisant en sorte que les banques obéissent au lieu de … (« Commander ! », reprend le public en chœur). C’est le septième engagement. (Applaudissements, acclamations)

Huitième engagement : notre nouvelle frontière sera la révolution écologique par la croissance verte et la mutation énergétique pour conquérir des emplois et protéger la planète, c’est un défi que nous relèverons. (Acclamations, applaudissements)

Neuvième engagement : comme présidente de la République, je serai la garante de la morale publique. (Quelques « Ouais, bravo ! ») Je veillerai au dépassement des clivages pour unir le pays face aux difficultés qui l’assaillent. Je rassemblerai autour de solutions efficaces et justes pour le travail et pour une vie meilleure apportée aux Français. (Acclamations, applaudissements)

 

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(@Frédérick Moulin)

Dixième engagement : je me sens responsable en tant que femme d’Etat face à la Nation en vous disant tout cela à un moment historique de notre histoire de France, puisque les jours qui viennent vont déterminer le prochain visage et la prochaine volonté qui va incarner notre pays. Et c’est pourquoi, parce que j’entends partout les uns et les autres me dire : « Mais quels moyens avons-nous de vérifier le fait que vous allez tenir vos engagements ? On est fatigué des discours politiques qui ne sont pas suivis des actes ou de la réalisation des promesses. ».

 

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(@Frédérick Moulin)

Et c’est pourquoi ce que j’appelle la moralité de la parole tenue me conduit à vous prouver ma volonté, ma constance, ma détermination. C’est pourquoi, pour vérifier que tous ces engagements seront [tenus], nous mettrons en place un Comité de Surveillance des Engagements et des comités citoyens sur tous les territoires.

Et c’est parce que je veux qu’une bonne fois pour toutes ces engagements correspondent à la force de la parole donnée, à la morale de l’action politique, celle qui m’anime depuis le début de mon engagement politique il y a maintenant une trentaine d’années.

 

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(@Frédérick Moulin)

Et c’est pour cette raison que tout cela, je vous l’ai écrit dans un contrat, un Contrat avec la Nation, et ce contrat, je vais vous le donner, ce contrat, le voici ! (50 secondes de applaudissements nourris et d’acclamations, des « Bravo ! » puis des « Ségolène ! Ségolène ! »)

 

Contrat avec la Nation Royal 2012 640x

Cliquez sur l'image pour accéder au document pdf

Ce contrat, et vous allez tout à l’heure, ce contrat, vous allez tout à l’heure repartir avec, parce que la France a le devoir d’offrir à tous les siens l’espoir d’une ère nouvelle en demandant à chacun de donner le meilleur de lui-même, et c’est pourquoi, avant de nous séparer, je voudrais ouvrir sur la culture, et pour vous dire que quand on investit pour créer, on donne de la force au pays, voilà aussi ce qui doit aussi nous rassembler.

La France doit être avec tous ses artistes qui créent, qui nous réveillent, qui nous émerveillent qui nous alertent, qui nous enchantent, avec tous ceux qui ont foi dans leur art et soif de le partager avec tous ces inventeurs d’âmes comme disait si joliment Aimé Césaire, ces inventeurs d’âmes qui colorent nos vies et parfois les transforment, à tous ceux qui nous rendent plus humains et qui rendent le monde plus vivable, tous ceux qui nous font sentir qu’il faut changer l’image du monde pour changer le monde, et le regard que nous portons sur lui pour imaginer d’autres possibles, avec tous ceux qui font surgir en nous des rires et des flammes que nous ne soupçonnions pas, avec tous ceux qui mettent les valeurs de la culture plus haut que les valeurs boursières ou financières, la qualité plus haut que la rentabilité à tout prix, la fidélité à soi-même plus haut que la concurrence de tous contre tous, la dignité de chacun plus haut que les inégalités sociales, avec tous ceux qui savent ouvrir le cœur et l’esprit par la magie de leur passion et de leurs créations, tous ceux qui donnent de l’espoir et du courage, tous ceux auxquels ici je veux dire merci de faire œuvre de culture et d’éclaireur, parce que je sais aussi que c’est avec eux que tous ensemble nous retrouverons la force d’inventer, la force de bâtir dans 30 jours d’abord, dans 225 jours ensuite, la Force Citoyenne, de bâtir un désir de France !

Vive la Liberté, vive l’Egalité, et vive la Fraternité !

(L’équipe de Ségolène Royal monte sur la scène)

 

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Ségolène Royal et son équipe brandissent le Contrat avec la Nation signé par la candidate, on distingue de gauche à droite Dominique Bertinotti, Ségolène Royal, Najat Vallaud-Belkacem, Bernard Lesterlin, Delphine Batho, et Guillaume Garot (@Frédérick Moulin)

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Ségolène Royal, Najat Vallaud-Belkacem à sa gauche, entourée de roses, salue le public à la fin de son discours, tandis que son équipe qui brandit le Contrat avec la Nation qu'elle a signé (@Frédérick Moulin)

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Le public, levé, acclame Ségolène Royal de longues minutes après son discours (@Frédérick Moulin)

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Ségolène Royal entourée de Béatrice Patrie, vice-présidente du Tribunal de Grande Instance de Paris, Najat Vallaud-Belkacem, adjointe au maire de Lyon, et Bernard Lesterlin, député de l'Allier, face au public à la fin de son discours (@Frédérick Moulin)

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Ségolène Royal et son équipe sur la scène après le discours de la candidate, caméras des médias braquées sur elle, et drapeau tricolore flottant devant la scène ; sur l'écran derrière, le Contrat avec la Nation que Ségolène Royal a signé (@Frédérick Moulin)

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Le public, levé, acclame Ségolène Royal de longues minutes après son discours (@Frédérick Moulin)


 

(Tonnerre d’applaudissements et d’acclamations qui durera plusieurs minutes, puis « The Best » de Tina Turner : « You’re simply the best / Better than all the rest / Better than anyone / Anyone I've ever met »)

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 11:07

 

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Jeudi, Le Figaro a monté en épingle des propos informels – Ségolène Royal n’a pas accordé d’interview au journal - et surtout des questions légitimes que se posent les Français ; par ailleurs le quotidien a bien pris soin de ne pas publier les propos positifs qu’elle a tenus sur les candidats socialistes.

Des trois phrases sélectionnées de façon partiale et délibérée par le journal, la première concerne le chouchou des sondages : « Le point faible de François Hollande, c'est l'inaction. Est-ce que les Français peuvent citer une seule chose qu'il aurait réalisée en trente ans de vie politique ? Une seule ? ».

La seconde phrase choisie par Le Figaro concerne Martine Aubry : « Sa seule expérience électorale, c'est une législative perdue en 2002. Passer de rien à une campagne présidentielle, ce n'est pas facile ».

Enfin, la troisième phrase ressortie par le quotidien traite de l’esquive du débat par les deux favoris des sondages : « François Hollande avait promis un livre sur son projet, il publie une compilation de discours et Martine Aubry se contente d'écrire une lettre aux Français ».

Absolument aucune réponse n’a été apportée aux 3 points soulevés par Ségolène Royal.

 

 

 

En déplacement en Seine-et-Marne dans les quartiers populaires – le terrain et le contact avec les Français des quartiers, encore et toujours – Ségolène Royal est revenue dans la journée de jeudi sur l’article du Figaro et sur des montages son/vidéo diffusés sur certaines chaînes :

« C’est le jeu, ils essayent de dresser les socialistes les uns contre les autres, mais ils n’y parviendront pas, parce que je crois que nous nous respectons les uns les autres, et en même temps nous avons des différences, mais je crois que chacun est là dans son travail, et que les Français vont choisir. Donc moi je demande à être respectée comme je respecte les autres.

 

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Et je n’ai donné aucune interview au Figaro, donc je suis très étonnée qu’on me voie en image en train de parler, sans entendre le son de ma voix, et qu’on passe des extraits d’un journal, avec lequel j’ai pu parler de façon informelle en disant et des choses très positives sur les socialistes, et quand on m’interroge de façon franche sur nos qualités, et sur nos défauts, j’ai répondu de façon franche, et les phrases ont été sorties de leur contexte. »

 

Ségolène Royal  
En réponse aux indignés, des propos montés en épingle et retirés de leur contexte, je m'engage à ne couvrir les candidats que d'éloges !

Dans La Nouvelle Edition sur Canal+, émission animée par Ali Baddou, Nicolas Domenach a expliqué pourquoi Ségolène Royal était passée à l'offensive, et a montré par son compte-rendu d’entretien, minutieux et fidèle, une certaine admiration pour Ségolène Royal, « un tempérament de feu », « une énergie incroyable », dans une chronique de 5 minutes entrecoupée des remarques assez ‘cour de récré’ des chroniqueurs réunis autour d’Ali Baddou.

 

Lien: S.Royal a un tempérament de feu et une énergie incroyable , elle va continuer à se battre...

 

Nicolas Domenach est par ailleurs chroniqueur et journaliste à Marianne, et il publie cette semaine deux articles, « Le cirque DSK, ça suffit ! » et « Le dessous des cartes – Sarkozy sauvera-t-il Nicolas ? » ; il a vu Ségolène Royal mercredi :

« Oui, je l’ai vue longuement hier. […] En deux mots, elle pense tout simplement, eh bien que François Hollande et Martine Aubry ne font pas le poids, ils lui font penser à Lionel Jospin, c’est-à-dire qu’elle dit : « Ils ne passeront pas le premier tour, ils seront battus, et resteront face à face Martine Aubry et Nicolas Sarkozy … Qu’est-ce que j’ai dit ? Marine Le Pen, excusez-moi. Oui, parce que [François Hollande et Martine Aubry] n’ont pas de contact populaire, tout simplement, parce qu’ils ne sont pas vraiment en prise avec le peuple contrairement à elle, et qu’ils seront donc « rétamés », ce sont ses mots.

[…] Elle cherche pas vraiment à être aimable, Ségolène Royal elle bat la campagne à fond, comme elle sait le faire, comme elle aime le faire, et puis elle ajoute : « Je suis la seule qui ait l’expérience du feu électoral, contrairement à mes concurrents, et compte tenu que Nicolas Sarkozy fera tout, y compris par des moyens illégitimes », dit-elle, « pour conserver le pouvoir, eh bien il faut être d’une autre trempe que mes petits camarades ».

 

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Donc elle ajoute aussi qu’effectivement, dans les quartiers populaires, on lui parle jamais de François Hollande ni de Martine Aubry, mais de Marine Le Pen ou bien d’elle-même. Et puis elle ajoute enfin qu’elle a noué un lien unique avec les Français pendant la campagne présidentielle de 2007, ce qui n’est pas faux, et puis qu’elle avait pris un engagement à ce moment-là, souvenez-vous en, qu’elle serait dans d’autres combats après cette défaite qu’elle a vécu comme une victoire.

 

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Elle se défend drôlement de semer la division, écoutez-la justifier ses mises en cause de François Hollande sur le déficit de la Corrèze, parce qu’elle ajoute d’ailleurs en particulier, sur la Corrèze, que s’il n’a pas réussi à résoudre le déficit de la Corrèze en 4 ans, eh bien qu’est-ce que ce sera pour le déficit de la France.

 

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"Elle ajoute d’ailleurs en particulier, sur la Corrèze, que si François Hollande n’a pas réussi à résoudre le déficit de la Corrèze en 4 ans, eh bien qu’est-ce que ce sera pour le déficit de la France.Allez, on l’écoute"

Allez, on l’écoute :

 

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Ségolène Royal sur RTL le 29 août 2011 : « Vous ne me ferez dire aucun mal des autres candidats, parce que je pense qu’il faut garder le débat à un certain niveau, et en même temps, il faut savoir pour qui l’on vote. Il est très important que les journalistes et les Français sachent qui a fait quoi dans ses différentes responsabilités, c’est tout, c’est ce que j’appelle la morale de l’action politique. ».

[…] Ça ne va pas du tout se calmer, eh bien d’autant que Ségolène Royal considère que les sondages dont on nous rebat les oreilles, eh bien ne correspondent à rien du tout sinon à des opérations de manipu-la-tion. Alors elle est vraiment exaspérée, hein, d’autant que sur le terrain elle sent un courant de sympathie qu’elle ne retrouve pas dans ces mêmes sondages. […]

 

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En tout cas, comme elle a un tempérament de feu, je vous le disais, qu’elle a une énergie incroyable, eh bien elle va continuer à se battre, elle est dans la mêlée, la coupe du monde, la coupe du monde de rugby à côté.

 

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"Je pense que vous avez quand même une élection à deux tours, et qu’il faut se méfier, il n’y a pas d’élection sans surprise, nom d’un chien, on veut pas se souvenir de ça quand même, il pourra se passer beaucoup de choses encore"

Je pense que vous avez quand même une élection à deux tours, et qu’il faut se méfier, il n’y a pas d’élection sans surprise, nom d’un chien, on veut pas se souvenir de ça quand même, il pourra se passer beaucoup de choses encore. »

 

 

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Montage d'un dessin de Plantu (on remarque qu'aucune entrée ne part de Ségolène Royal pour "Y'a qu'à !") et du petit montage fait par Canal+ à l'occasion de la coupe du monde de Rugby, où Ségolène la guerrière élimine ses concurrents, qui ne sont pas ses adversaires - le rugby est le sport du fair-play et de la force.

 

Jean-Pierre Mignard, interrogé sur BFM TV, a indiqué que la Haute Autorité des Primaires citoyennes, en ayant entendu et pris en compte les explications de Ségolène Royal, a décidé d’émettre une recommandation, la recommandation n°10 sur l’éthique de la campagne (cliquer sur le lien pour y accéder), et que pour la Haute Autorité le débat était clos.

 

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La Haute Autorité y rappelle que « tous les parcours politiques des six candidats sont honorables », qu’il faut garder en tête le futur rassemblement après la primaire et que le respect est dû à tous les candidats, 3 éléments que Ségolène Royal a parfaitement intégré dans sa démarche, la question n’étant pas, pour Ségolène Royal de savoir si les parcours sont honorables ou pas – ils le sont tous – mais de savoir s’ils sont suffisants pour remporter une élection présidentielle face à Nicolas Sarkozy et pour éviter un second 21 avril.

 

 

Jeudi soir, au journal de 20h de BFMTV, l’édito d’Olivier Mazerolle a, pour la seconde fois en une semaine, donné raison à Ségolène Royal dans cette affaire des phrases montées en épingle par Le Figaro :

« C’est évidemment ce qu’espère l’UMP, que les candidats à la primaire socialiste se déchirent, se déchiquètent, et avec ce qu’a fait Ségolène Royal, on n’est pas très loin de la ligne rouge, la réaction de la Haute Autorité, qui réclame plus de retenue le démontre.

Mais en même temps, on est dans la logique de la compétition, Ségolène Royal n’a pas tort de dire que les électeurs, pour trancher, doivent connaître non seulement les projets, mais également tout connaître de la personnalité, de la compétence, des réussites, et des failles de ceux qui se présentent à eux.

Martine Aubry a décidé de jouer dans un autre registre ; quand elle critique François Hollande, elle le fait sans le citer, c’est plus discret.

Et puis François Hollande, qui fait la course en tête, a décidé, lui, de se placer au-dessus de la mêlée, de donner l’impression de refuser d’entrer dans ces 'basses polémiques'.

Alors je ne sais pas ce que les électeurs choisiront, mais ce qui est sûr, c’est que l’UMP attend les dérapages pour les brandir comme un trophée. »

Ce à quoi Ségolène Royal avait déjà répondu dans la journée : « C’est le jeu, ils essayent de dresser les socialistes les uns contre les autres, mais ils n’y parviendront pas, parce que je crois que nous nous respectons les uns les autres, et en même temps nous avons des différences. »

Frédérick Moulin

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 20:27

 

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(dessin de Plantu)

La Haute Autorité des Primaires citoyennes, saisie le 6 septembre sur la question de la publication des sondages sur les primaires par Delphine Batho, mandataire de Ségolène Royal auprès de cette instance, a rendu son verdict aujourd’hui en 6 points, donnant raison aux remarques et demandes de la députée des Deux-Sèvres :

1) La commission des sondages mises en place par le législateur suite à la loi du 19 juillet 1977 est compétente pour le contrôle des sondages publiés à l’occasion des primaires citoyennes.

Le décret d’application de la loi prévoit notamment un contrôle de 2 éléments : « l’échantillon des personnes interrogées (art. 2) », « le redressement des résultats bruts (art. 5) ». S’y ajoute un point tiré des primaires du PS de 2006 : la présentation des sondages doit être accompagnée des mentions appropriées à titre de précaution, par exemple en 2006 sur la divergence entre la nature de l’échantillon et la nature réelle du corps électoral au final.

Ces 3 points sont applicables aux Primaires citoyennes de 2011.

2) La Haute Autorité recommande que les candidates et candidats contestant ces points saisissent la commission des sondages dans les 5 jours de la publication des sondages.

La commission des sondages pourra alors adresser des mises au point aux médias concernés, diffusés par les sociétés nationales de radiodiffusion et de télévision.

3) La Haute Autorité recommande ces saisines aussi souvent que nécessaire pour que les Primaires citoyennes retrouvent leur sérénité.

 

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4) La Haute Autorité publiera sur son site pour attirer l’attention des électeurs sur « la difficulté à apprécier la composition du corps électoral ».

5) Même si les Primaires citoyennes ne sont pas soumises à l’interdiction de publication de sondages la veille de chaque scrutin, la Haute Autorité en appelle à la « responsabilité de chacun pour qu’un moratoire soit observé la veille de chaque tour », et communiquera en ce sens sur son site.

6) Enfin, la Haute Autorité « estime tout à fait contraire à la déontologie de l’information d’une société démocratique » de ne révéler qu’une partie d’un sondage, mettant en scène deux [François Hollande et Martine Aubry, NdlR] ou trois candidats [avec Ségolène Royal, NdlR] : « il y a six candidats à la primaire citoyenne ».  Elle en appelle « au sens de la responsabilité » des médias.

Frédérick Moulin

 

Lettre de la recommandation n°9 de la Haute Autorité des Primaires citoyennes sur les sondages et le pluralisme dans les médias (cliquer sur le lien)

Lien vers le site des Primaires citoyennes, Recommandation n°9


Lettre de Delphine Batho à la Haute Autorité des Primaires citoyennes du 6 septembre 2011 sur son blog :


Lettre Hte Autorité D Batho

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 14:01

 

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Ségolène Royal était hier matin l’invitée de La Matinale sur Canal+, émission animée par Maïtena Biraben et Caroline Roux.

La candidate est revenue, à la demande de Caroline Roux, sur ce qui a le plus changé dans la façon de faire la campagne de 2011-2012 par rapport à celle de 2006-2007 : « C’est l’expérience, tout d’abord », dont « l’expérience de cette campagne présidentielle, et puis le travail accompli depuis bientôt 5 ans ». Ségolène Royal a souligné :

« Je suis d’ailleurs l’unique candidate à avoir fait cet effort, de me présenter à l’élection primaire en présentant aux Français le livre-projet de la vision de la France ».

Sur où elle voyait le « désir de Royal », la candidate a répondu et proposé aux animatrices :

« Sur le terrain. Venez avec moi si vous voulez un jour en campagne, et vous verrez à quel point les Français qui souffrent et les Français qui espèrent, les Français qui ont perdu et les Français qui ont peur de perdre, sont là. »

Interrogée sur la lettre adressée à la Haute Autorité des primaires citoyennes (cf plus bas la lettre) par Delphine Batho, mandataire de la candidate auprès de cette instance ; sur l’usage des sondages, Ségolène Royal a indiqué « que ces enquêtes sont faites sur un échantillon très restreint de 200 électeurs, et que les directeurs des instituts de sondage eux-mêmes disent qu’il est impossible de savoir qui va venir voter » et a souligné : « Les sondages sont une forme de poison de la démocratie ».

Interrogée à propos des 15 milliards que la France va emprunter pour venir à nouveau au secours de la Grèce, Ségolène Royal a déclaré :

 « Et pourquoi nous en sommes là ? Parce qu’il n’y a pas eu la réforme du système bancaire. Et tant que les règles concernant les banques ne changeront pas, alors la crise reviendra.  Et il y a un manque de courage de nos dirigeants européens, notamment du président de la République française. […]

Il faut donc imposer aux banques l’interdiction de spéculer, sinon la crise va continuer […].   Et la deuxième décision à prendre, c’est d’obliger les banques à financer la relance économique, notamment dans la mutation écologique et dans la croissance verte, plutôt que placer uniquement à leur propre profit.  Vous voyez, tant que les règles du système ne changeront pas, on aura la crise. 

[…] Les banques ont les dépôts des salaires, des retraites, des profits des entreprises, en contrepartie, leur obligation professionnelle, c’est d’aider les entreprises et d’aider les particuliers sans les assommer par des taux d’intérêt trop élevés, voilà ce que j’appelle l’ordre social juste, l’ordre international et économique juste. »

Enfin, dans la dernière partie « J’aime, je n’aime pas », Ségolène Royal s’est prononcée contre une nouvelle loi sur l’euthanasie : « Je pense qu’il faut une réflexion d’abord éthique, de société, un débat de fond, mais je ne suis pas favorable à l’euthanasie. ».

Frédérick Moulin

 

Ségolène Royal invitée de la Matinale de Canal+ par segolene-royal


 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal /F.M.

Maïtena Biraben : Ségolène Royal, la candidate à la primaire socialiste publie la Lettre à tous les résignés et indignés qui veulent des solutions chez Plon, elle ne veut pas croire les enquêtes qui la donnent battue au premier tour, elle y croit, une constante dans le fonctionnement et la légende Royal. Bonjour Ségolène Royal

Ségolène Royal : bonjour.

Maïtena Biraben : soyez la bienvenue.

Caroline Roux : bonjour. Alors effectivement, vous vous êtes déjà présentée devant les militants socialistes, puis devant les Français, en 2007, et on a tout entendu après cette campagne : elle ne travaille pas, elle improvise, elle ne sait pas faire vivre une équipe. Vous revoilà devant les Français, devant les socialistes, devant le peuple de gauche, 5 ans après, et là, est-ce que vous nous dites : « J’ai changé parce que la vie m’a changé. », comme le fait Nicolas Sarkozy ?

Ségolène Royal : oui, bien sûr, en 5 ans on est plus la même (Rire) qu’en 2007. Vous avez peut-être oublié un des bilans que vous venez de tirer de la campagne de 2007, il y a eu quand même 17 millions de voix. Donc je n’avais pas forcément déjà tous les défauts (Rire) que vous voulez bien souligner.

Caroline Roux : mais en quoi vous avez le plus changé ? Vous avez été critiquée par vos camarades socialistes, vous le savez, vous y revenez d’ailleurs dans votre livre, vous le dites.

Ségolène Royal : oh, très peu, oui.

Caroline Roux : voilà. Donc qu’est-ce qui a le plus changé dans votre façon de faire cette campagne par rapport à celle que vous aviez faite en 2006 et 2007 ?

 

S1 C'est l'expérience tt d'ab

"C’est l’expérience, tout d’abord. L’expérience de cette campagne présidentielle, et puis le travail accompli depuis bientôt 5 ans"

Ségolène Royal : c’est l’expérience, tout d’abord. L’expérience de cette campagne présidentielle, et puis le travail accompli depuis bientôt 5 ans. C’est cela, je crois, qui compte : d’abord les déplacements internationaux, ensuite les universités populaires, ensuite faire de ma Région un laboratoire de l’excellence environnementale et de la création d’emploi, on l’a vu récemment, avec le lancement de la voiture électrique qui m’a permis de créer 400 emplois, il y aurait beaucoup d’autres exemples, que je prends d’ailleurs dans ce livre-projet.

 

S4 le livre projet de la vision de la France

"Je suis d’ailleurs l’unique candidate à avoir fait cet effort, de me présenter à l’élection primaire en présentant aux Français le livre-projet de la vision de la France"

Je suis d’ailleurs l’unique candidate à avoir fait cet effort, de me présenter à l’élection primaire en présentant aux Français le livre-projet de la vision de la France …

 

S5 je suis 'unique candidate

Maïtena Biraben présent Lettre à tous les résignés et indignés qui veulent des solutions, de Ségolène Royal, à l'écran

 Caroline Roux, lui coupant la parole : parce que les autres ont le projet socialiste, c’était un peu ça l’idée, aussi.

Ségolène Royal : il y a le projet socialiste, qui est notre base commune, mais ensuite il faut bien que chaque candidat et que chaque candidate dise clairement aux Français quelle est leur vision de la France, la mienne c’est l’ordre social juste, je crois qu’il y a beaucoup de désordres auxquels nous devons mettre fin, et c’est les 5 solutions efficaces et justes, immédiates, que je mettrai en place si je suis élue

Caroline Roux : et on va y venir. Et on va y venir, mais juste un mot sur un trait de caractère que Maïtena a noté lorsque vous êtes arrivée : vous croyez en vous, vous ne regardez pas les sondages, vous ne regardez pas également les soutiens de Martine Aubry ou de François Hollande qui sont très nombreux, euh, en quoi … où est-ce que vous voyez le désir de Royal ?

 

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"Venez avec moi si vous voulez un jour en campagne, et vous verrez à quel point les Français qui souffrent et les Français qui espèrent, les Français qui ont perdu et les Français qui ont peur de perdre, sont là ; sont là parce qu’ils savent que je suis une femme de conviction engagée, que je me bats pour eux, que je parle à leur place, pour eux, ceux qui sont sans voix, je veux être la voix des sans voix, et en plus ils savent que je suis une femme honnête, efficace et concrète"

Ségolène Royal, immédiatement : sur le terrain. Venez avec moi si vous voulez un jour en campagne, et vous verrez à quel point les Français qui souffrent et les Français qui espèrent, les Français qui ont perdu et les Français qui ont peur de perdre, sont là ; sont là parce qu’ils savent que je suis une femme de conviction engagée, que je me bats pour eux, que je parle à leur place, pour eux, ceux qui sont sans voix, je veux être la voix des sans voix, et en plus ils savent que je suis une femme honnête, efficace et concrète.

 

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(dessin de Plantu)

Et les sondages sont une forme de poison de la démocratie, vous le savez : ils donnaient Balladur élu, ils donnaient Lionel Jospin élu devant Jacques Chirac, vous avez vu ce qu’il en était. Au dernier congrès, ils me disaient battue à plate couture, je suis sortie en tête, et je trouve en effet que ces sondages sont une forme de déni de la démocratie, parce que …

Caroline Roux, lui coupant la parole : justement, Delphine Batho, qui est votre mandataire, a saisi la Haute Autorité des primaires socialistes [Caroline Roux se trompe : des primaires CITOYENNES, NdlR] à propos des enquêtes, pourquoi ?

Ségolène Royal : parce que ces enquêtes sont faites sur un échantillon très restreint de 200 électeurs, et que les directeurs des instituts de sondage eux-mêmes disent qu’il est impossible de savoir qui va venir voter, est-ce qu’il y aura 500 000 personnes, 1 million de personnes, on ne sait pas, et donc il n’y a pas de base sur ces sondages, donc c’est un business sans doute rentable, effectivement, les journaux achètent des sondages qui remplacent le débat politique de fond, eh bien moi je … eh bien …

Caroline Roux, lui coupant la parole et la désignant du doigt : vous l’auriez pas fait en 2006, ça, parce que les sondages, y vous étaient favorables, en 2006.

Ségolène Royal : mais en 2006, les débats avaient commencé, les Français nous connaissaient. Donc les Français jugeaient non pas sur des images ou sur des sondages, en répétant ce qui se passe dans les autres sondages (Rire) mais ils commençaient déjà à nous juger, à nous comparer, et à évaluer nos capacités à devenir une bonne présidente de la République.

Maïtena Biraben : on va parler d’un dossier où les chiffres sont là, bel et bien, la rigueur.

Caroline Roux : oui, la France va devoir emprunter 15 milliards pour financer le deuxième plan d’aide à la Grèce, le vote a eu lieu hier, et pour montrer leur bienveillance d’une manière euh … oui, on va dire leur bienveillance, les socialistes se sont abstenus, n’ont pas voté contre. Comment est-ce que vous expliquez aux Français qu’il va falloir, de nouveau, payer pour la Grèce ?

 

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(dessin de Plantu)

Ségolène Royal : la situation est quand même extrêmement grave, puisque vous évoquiez à l’instant la possibilité, c’est dans les journaux économiques ce matin, pour la Grèce de sortir de la zone euro, ce qui serait une catastrophe.

 

Grèce

 

Pourquoi est-ce qu’il faut en venir là ? Parce que les réformes n’ont pas été faites en 2008 lorsque nous avons eu la même crise. Et pourquoi nous en sommes là ? Parce qu’il n’y a pas eu la réforme du système bancaire. Et tant que les règles concernant les banques ne changeront pas, alors la crise reviendra.

 

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"Il y a un manque de courage de nos dirigeants européens, notamment du président de la République française"

Et il y a un manque de courage de nos dirigeants européens, notamment du président de la République française. Pourquoi ? Parce qu’il faut imposer aux banques l’interdiction de spéculer sur la dette des Etats, et vous voyez des banques qui recherchent des placement avec un rendement à 2 chiffres alors que la croissance est en berne et qu’il y a même certains pays touchés par la récession.

 

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"Il faut donc imposer aux banques l’interdiction de spéculer, sinon la crise va continuer, et c’est un vrai scandale de voir les banques continuer à s’enrichir et commander au système économique alors qu’elles devraient obéir"

Donc comment voulez-vous que le système marche ? Il faut donc imposer aux banques l’interdiction de spéculer, sinon la crise va continuer, et c’est un vrai scandale de voir les banques continuer à s’enrichir et commander au système économique alors qu’elles devraient obéir.

Et la deuxième décision à prendre, c’est d’obliger les banques à financer la relance économique, notamment dans la mutation écologique et dans la croissance verte, plutôt que placer uniquement à leur propre profit.

Vous voyez, tant que les règles du système ne changeront pas, on aura la crise.

Caroline Roux : est-ce que ça veut dire que vous êtes favorable à la proposition de Christine Lagarde de recapitaliser les banques européennes, qu’est-ce que vous pensez de cette proposition de la patronne du FMI ?

Ségolène Royal : je crois qu’elle a raison. Et je pense que le système bancaire veut dissimuler sa fragilité, toujours pour continuer à n’en faire qu’à sa tête, et que le pouvoir politique doit avoir le courage d’imposer aux banques des règles, ce qu’on appelle …

Caroline Roux, lui coupant la parole : est-ce qu’il le peut, le pouvoir politique, il impose …

Ségolène Royal, l’interrompant : mais écoutez, alors à ce moment-là, ce n’est pas la peine d’être président de la République, (Petit rire de Caroline Roux) ni de diriger un gouvernement …

Caroline Roux : on a le sentiment qu’il n’y a pas beaucoup de marge de manœuvre …

 

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"[Les] banques s’enrichissent sur le dos des Français. Les banques ont les dépôts des salaires, des retraites, des profits des entreprises, en contrepartie, leur obligation professionnelle, c’est d’aider les entreprises et d’aider les particuliers sans les assommer par des taux d’intérêt trop élevés, voilà ce que j’appelle l’ordre social juste, l’ordre international et économique juste"

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … attendez (Sourire de Ségolène Royal) si l’on considère, si l’on considère qu’on n’a pas la capacité politique d’imposer aux banques qui, quand même, s’enrichissent sur le dos des Français. Les banques ont les dépôts des salaires, des retraites, des profits des entreprises, en contrepartie, leur obligation professionnelle, c’est d’aider les entreprises et d’aider les particuliers sans les assommer par des taux d’intérêt trop élevés, voilà ce que j’appelle l’ordre social juste, l’ordre international et économique juste.

Maïtena Biraben : on passe à ‘l’ordre’ de la matinale, c’est le « J’aime, j’aime pas maintenant.

Vous aimez vous n’aimez pas Martine Aubry qui veut abroger Hadopi et prélever 1 euro sur les abonnements internet ?

Ségolène Royal : pourquoi pas. Mais vous savez toutes les taxes, je m’en méfie beaucoup parce qu’il y a toujours des effets pervers. Au bout du compte, c’est toujours les consommateurs qui finissent par payer

 

HADOPI

HADOPI - prélèvement de 1 euro sur les abonnement : "Pourquoi pas. Mais vous savez toutes les taxes, je m’en méfie beaucoup parce qu’il y a toujours des effets pervers. Au bout du compte, c’est toujours les consommateurs qui finissent par payer, je suis contre les taxes supplémentaires"

 Maïtena Biraben, qui s’arrête rapidement, faute d’argument : non, justement, là y’a …

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … je suis contre les taxes supplémentaires.

Maïtena Biraben : Caroline ?

Caroline Roux : « J’aime, j’aimes pas » : Jean-Louis Borloo qui a inauguré son ‘presque’ QG de campagne ?

Ségolène Royal : ah bien oui, pourquoi pas ? C’est son droit, c’est la démocratie. (Sourire)

Maïtena Biraben : il est toujours pas candidat, on le rappelle. « Vous aimez, vous n’aimez pas », une nouvelle loi sur l’euthanasie ?

 

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"Non, je pense qu’il faut une réflexion d’abord éthique, de société, un débat de fond, mais je ne suis pas favorable à l’euthanasie"

Ségolène Royal : non, je pense qu’il faut une réflexion d’abord éthique, de société, un débat de fond, mais je ne suis pas favorable à l’euthanasie.

Caroline Roux : « J’aime, j’aime pas » : Carla Bruni, qui affirme qu’elle n’exposera jamais son enfant ?

Ségolène Royal : elle a raison.

Caroline Roux : vous l’aviez fait, vous.

Ségolène Royal : écoutez …

Caroline Roux : y’a des photos …

Maïtena Biraben : à la naissance.

Caroline Roux, sans s’arrêter : … de Ségolène Royal à la maternité.

Ségolène Royal : écoutez … oui mais moi j’avais la fierté de ça aussi, de cette maternité. J’avais 4 enfants, et plutôt que d’être poursuivie par les paparazzis, j’ai donné en effet des photos à la sortie de la maternité.

Caroline Roux : vous le regrettez ? Vous le feriez plus aujourd’hui ?

 

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"C’était une époque, je pense, où il y avait beaucoup moins de pression médiatique qu’aujourd’hui, et les photos sont restées d’ailleurs magnifiques. Mais peut-être qu’aujourd’hui, sans doute, je ne le referais pas, on est dans un autre contexte"

Ségolène Royal : c’était une époque, je pense, où il y avait beaucoup moins de pression médiatique qu’aujourd’hui, et les photos sont restées d’ailleurs magnifiques. Mais peut-être qu’aujourd’hui, sans doute, je ne le referais pas, on est dans un autre contexte.

Maïtena Biraben : on imagine qu’elle aussi est fière …

Ségolène Royal : absolument.

Maïtena Biraben, sans s’arrêter : … à venir. Merci beaucoup, Ségolène Royal, d’avoir été avec nous. On va faire le débriefing du festival de Venise, la Mostra, avec Xavier.

-oOo-

Lettre Hte Autorité D Batho

Le blog de Delphine Batho, 6 septembre 2011

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 19:39

 

S25 règle d'or j'en prends l'engagement devant vous

 

BONUS – EDITO DE MAZEROLLE (LUNDI) - Dimanche soir dans BFMTV 2012, émission animée par Olivier Mazerolle, Ségolène Royal a fait une intervention d’une heure trois-quarts où elle a prouvé sa stature présidentielle, étayée par une solide connaissance de tous les dossiers, par une capacité de répondre habilement et avec pertinence à toutes les questions, illustrant ses propos d’exemples concrets ayant déjà fait leurs preuves dans son laboratoire régional ou ailleurs (réforme bancaire américaine), ou d’exemples tirés du terrain, de ses nombreuses rencontres avec les Français, les ouvriers et ouvrières, les petites retraitées, dans un rapport au peuple Français construit lors de la dernière échéance présidentielle et constamment depuis.

Qui peut en dire autant parmi les autres candidats de la primaire socialiste ?

Olivier Mazerolle résumait hier dans son édito au 20h de Thomas Sotto sur BFM TV les forces qu’il a détectées chez Ségolène Royal :


La surprise Ségolène Royal

« On a eu trop tendance à la mettre sur le bas côté de la primaire.

Elle est un outsider plus que sérieux

Elle est dynamique, elle ose, elle est courageuse, ça on le savait, mais elle n'est plus arrogante, elle n'est plus chichiteuse, elle n'est plus dans l'improvisation, elle donne une cohérence à l'ensemble de ses propositions.

Quand on l'entend on a l'impression qu'elle est à la fois à droite et la gauche de la gauche. Mais donne de la cohérence avec le principe des droits et des devoirs qu'elle illustre à chaque fois de façon concrète

Elle propose de revenir à la gloire de la France des grands projets avec la croissance verte qui va réunir les collectivités, l'Etat, les banques, les entreprises. Elle est en pointe sur ce sujet

Dans les quartiers elle est vraiment populaire. Elle reste en contact avec les associations, parle de sécurité et de protection sociale.

Je ne sais pas si elle remontera, mais elle a de la pugnacité, de la ténacité. On ne peut plus lui faire de procès en cruchitude. Ségolène Royal est une candidate solide, expérimentée, qui a travaillé. Les autres candidats devraient s'en méfier. »

 

Dans cette première partie de l’émission de 20 minutes sur les propositions de Ségolène Royal et sur l’actualité, répondant aux questions d’Olivier Mazerolle, la candidate a abordé le thème de l’absence de Jacques Chirac à son propre procès, du retour de Dominique Strauss-Kahn en France et les véritables problèmes des Français qui souffrent« Je reviens de 3 jours de visite dans une usine, aux Fonderies du Poitou, les gens ne se demandent pas la question que vous venez de poser », et a commenté une phrase de son dernier livre citée par Olivier Mazerolle : « La réponse, ce n’est plus l’assistanat, c’est la responsabilité individuelle. ».

Puis Olivier Mazerolle est passée au plat de résistance avec la question de la dette, du déficit, de la bonne gestion et de la ‘règle d’or’, et celle, liée, de la relance basée sur la croissance verte – création de « 500 000 à 700 000 emplois, mais c’est une fourchette basse » a souligné Ségolène Royal, et le financement de la relance par la remise des banque au service de l’économie réelle.

Sur cette dernière question, Ségolène Royal a démonté un à un les contre-arguments présentés par Olivier Mazerolle : l’expatriation des banques « Vous croyez que les banquiers iront en Allemagne alors qu’ils profitent du dépôt des salaires des gens, des retraites des gens, des profits des entreprises ? » ; ou la ‘fragilité’ des banques françaises et européennes selon le FMI, pour laquelle Ségolène Royal a rappelé l’inaction du gouvernement qui a renfloué les banques en 2008 sans entrer à leur capital pour les réorienter vers l’économie réelle, les laissant à leurs activités spéculatives avec les conséquences qu’on connaît aujourd’hui.

Puis Olivier Mazerolle a fini cette dernière partie sur deux questions sur les « petits ennuis » de « chacun ». La première a porté sur les téléphones des journalistes et des hauts fonctionnaires surveillés par les services de renseignements. Ségolène Royal a été très ferme : « Ces ministres devraient être poursuivis en Cour de justice. C’est proprement inacceptable. Mais ce n’est pas à [Claude Guéant] de se faire justice à lui-même. Dans quelle République vivons-nous ? C’est extrêmement grave. ».

La seconde a porté sur l’affaire Guérini, le président de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône risquant d’être mis en examen cette semaine et Harleme Désir ayant déclaré selo Olivier Mazerolle : « Si c’est le cas, il faut qu’il s’en aille. ». Ségolène Royal a été très claire : « C’est de la responsabilité de l’actuel Premier secrétaire, effectivement, et je pense qu’il a bien dit les choses, il a tout mon soutien sur cette prise de position. »

Nouveau : retrouvez les citations les plus importantes en gras dans le texte ; et en gras et en couleur pour les propositions de Ségolène pour la France.

Frédérick Moulin

 

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BFMTV 2012 : Ségolène Royal par BFMTV

 

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal /F.M.

Olivier Mazerolle : bonsoir Ségolène Royal.

Ségolène Royal : bonsoir.

Olivier Mazerolle : on va parler avec vous ce soir de vos propositions, vous aurez l’occasion, notamment, de parler de la façon dont vous pensez remettre le pays sur les rails, de la sécurité, vous aurez un débat sur l’Education nationale avec Hervé Mariton qui est un député de l’UMP, mais tout de suite 2 questions d’actualité. D’abord Jacques Chirac ne sera pas présent demain à son procès pour des raisons médicales, vous le comprenez ?

Ségolène Royal : oui, je le comprends, puisqu’il a un certificat médical. Et en même temps les Français ne comprendraient pas que la justice n’aille pas jusqu’au bout. Il y a eu beaucoup d’obstruction, des épisodes à répétition, pour empêcher que la justice ne soit rendue rapidement, les faits remontent à il y a plus de 20 ans maintenant, et les Français n’acceptent plus qu’il y ait une justice à 2 vitesses, l’une pour les puissants, et [l’autre] pour tous les autres.

 

S2 Chirac

"Il faut à la fois respecter l’homme, Jacques Chirac, et en même temps que la justice soit rendue, soit enfin rendue"

Donc il faut à la fois respecter l’homme, Jacques Chirac, et en même temps que la justice soit rendue, soit enfin rendue j’allais dire.

Olivier Mazerolle : donc que le procès ait lieu ?

Ségolène Royal : donc que le procès ait lieu. Parce que vous vous souvenez…

Olivier Mazerolle : avec ses avocats le représentant ?

Ségolène Royal : avec ses avocats le représentant et ne redemandant pas encore un report d’audience comme ils l’ont fait il y a 6 mois avec une exception d’inconstitutionnalité, etc. Voilà des années que cela dure, on a encombré la justice, peut-être plus qu’il n’aurait fallu, donc il faut maintenant que justice soit rendue pour que les Français sachent que la justice est la même pour tous. Il y a, vous le savez, un vrai doute, quand même, sur cette égalité devant la justice.

Olivier Mazerolle : autre actualité, aujourd’hui Dominique Strauss-Kahn est revenu en France. Qu’est-ce que vous attendez de lui ?

Ségolène Royal : mais c’est à lui de définir ce qu’il attend de lui-même. Et je n’en…

Olivier Mazerolle : oui mais lui par rapport au Parti socialiste, est-ce que vous attendez qu’il intervienne, est-ce que vous souhaitez qu’il intervienne, ou pas ?

Ségolène Royal : écoutez, franchement, moi je ne veux pas ajouter par un quelconque commentaire quelque chose de plus à cette tempête médiatique, et vous comprendrez que je n’ajoute rien, et que je ne donne pas suite à cette question, parce que j’ai dit l’essentiel, au fond, c’est que c’est à lui-même de définir ce qu’il souhaite faire.

Olivier Mazerolle : vous souhaitez travailler avec lui ?

Ségolène Royal : je crois que je vous ai répondu, (Rire) Monsieur Mazerolle.

Olivier Mazerolle : quand même, il y a eu un moment où vous avez dit : « Il pourrait être mon premier ministre. ». Vous avez changé d’avis ?

 

S2 DSK mais sur sa compétence non absolumetnt pas tps au t

"Je ne change pas d’avis, vous savez, en fonction des circonstances, et tout ce qui s’est passé ne remet pas en cause sa compétence. Maintenant, pour la suite, je crois qu’il faut laisser du temps au temps, comme disait François Mitterrand"

Ségolène Royal : mais sur sa compétence, non, absolument pas. Voilà. Donc je ne change pas d’avis, vous savez, en fonction des circonstances, et tout ce qui s’est passé ne remet pas en cause sa compétence. Maintenant, pour la suite, je crois qu’il faut laisser du temps au temps, comme disait François Mitterrand.

Olivier Mazerolle : alors, « du temps au temps », ça veut dire que …

Ségolène Royal : ah bien je vois que vous … (Rire)

Olivier Mazerolle : non, mais vous attendez de savoir ce que les Français pensent…

Ségolène Royal, en riant : que voulez-vous de moi, Monsieur Mazerolle ?

Olivier Mazerolle, sans s’arrêter : … de cette affaire, ou bien est-ce que vous, vous vous dites : bon, ben, dans quelques temps, si Dominique Strauss-Kahn va bien, on va pouvoir de nouveau travailler ensemble ? Est-ce que, voilà, l’idée qu’il soit Premier ministre, c’est quelque chose qui vous convient encore, ou bien ça vous paraît impossible compte tenu des circonstances ?

Ségolène Royal : mais, ce qui est important pour moi aujourd’hui, c’est que je suis au milieu des Français tous les jours, je suis maintenant tournée vers la primaire, et je l’espère, vers l’élection présidentielle, et je vois d’ailleurs, vous savez, le fossé qu’il y a entre les préoccupations des gens et cette a…

Olivier Mazerolle : je sais, on va y venir. Je vous garantis qu’on va y venir, mais … mais…

Ségolène Royal : non mais, non mais, juste un mot, juste un mot Monsieur Mazerolle, parce que je sais que vous n’aimez pas que je dise cela, qu’il y a un écart entre l’envahissement …

Olivier Mazerolle : ah non, ça ne me gêne pas du tout, mais …

Ségolène Royal : ah non, « vous » au sens large.

Olivier Mazerolle, sans s’arrêter : … simplement, Dominique Strauss-Kahn, les gens regardent, s’intéressent, se disent : voilà, quelle est sa place maintenant dans la vie politique française ?

Ségolène Royal : mais pas du tout ! Les gens ne se demandent absolument pas cela. Je reviens de 3 jours de visite dans une usine, aux Fonderies du Poitou, les gens ne se demandent pas la question que vous venez de poser.

 

S6 ou vous baissez 23 ou ferme

"Je reviens de 3 jours de visite dans une usine, aux Fonderies du Poitou, les gens ne se demandent pas la question que vous venez de poser. Voilà des ouvriers à qui l’on vient de dire : ou vous baissez vos salaires de 23%, ou l’usine ferme, alors que l’actionnaire principal vient d’empocher plus de 2,5 millions de dividende, salaires compris, vous croyez que les gens m’ont posé cette question sur le déferlement médiatique dont nous parlons ? Mais absolument pas !"

Voilà des ouvriers à qui l’on vient de dire : ou vous baissez vos salaires de 23%, ou l’usine ferme, alors que l’actionnaire principal vient d’empocher plus de 2,5 millions de dividende, salaires compris, vous croyez que les gens m’ont posé cette question sur le déferlement médiatique dont nous parlons ? Mais absolument pas !

Et à la réunion suivante, je recevais une petite retraitée, qui m’a montré sa fiche de retraite, cinq cent … attendez …

Olivier Mazerolle : on a l’impression qu’il y a une gêne autour de Dominique Strauss-Kahn.

 

S5 qui a cru que NS allait lu augl de 25 sa petite retr

"Monsieur Mazerolle, Monsieur Mazerolle, 540 euros après avoir travaillé 25 ans, 540 euros. Eh bien quand cette petite retraitée, qui a cru que Nicolas Sarkozy allait lui augmenter de 25% sa petite retraite, et qui n’a rien vu venir si ce n’est la flambée des prix, n’a plus de quoi manger le 20 du mois, alors qu’elle a travaillé 25 ans, parce qu’il y a eu des périodes de travail non déclaré, [...] je vous assure qu’elle ne m‘a pas parlé du sujet qui vous préoccupe"

Ségolène Royal : Monsieur Mazerolle, Monsieur Mazerolle, 540 euros après avoir travaillé 25 ans, 540 euros. Eh bien quand cette petite retraitée, qui a cru que Nicolas Sarkozy allait lui augmenter de 25% sa petite retraite, et qui n’a rien vu venir si ce n’est la flambée des prix, n’a plus de quoi manger le 20 du mois, alors qu’elle a travaillé 25 ans, parce qu’il y a eu des périodes de travail non déclaré, c’est très fréquent pour les femmes ouvrières qui ont travaillé, qui ont commencé à travailler, à faire des ménages à l’âge de 14 ans, c’était sa situation, je vous assure qu’elle ne m‘a pas parlé du sujet qui vous préoccupe.

Olivier Mazerolle : donc pour vous… donc pour vous, Dominique Strauss-Kahn, c’est pas d’actualité, on verra plus tard ?

 

Exavctement vs l'avez fort bie res

"Donc pour vous, Dominique Strauss-Kahn, c’est pas d’actualité, on verra plus tard ?" "Exactement. Vous l’avez fort bien résumé. Félicitations !"

Ségolène Royal : exactement. Vous l’avez fort bien résumé. Félicitations ! (Rire)

Olivier Mazerolle : très bien. Alors, dans votre livre, Lettre à tous les résignés et indignés qui veulent des solutions, j’ai noté cette phrase : « La réponse, ce n’est plus l’assistanat, c’est la responsabilité individuelle. », est-ce que ça veut dire que les Français doivent se retrousser les manches et ne plus attendre qu’on vienne à leur secours ?

Ségolène Royal : oui. En partie, oui, bien sûr. J’en appelle d’ailleurs à l’effort des Français dans ce livre, et même dans l’adresse que je fais aux jeunes, je leur dis : « Je ne suis pas là pour vous plaindre, je suis là pour vous motiver. ».

 

S7 mvs motiver la solution pas d'ans l'asistant

"La solution ce n’est pas dans l’assistanat, c’est dans la bonne articulation entre la responsabilité individuelle, et la mise en place et le maintien des sécurités collectives, c’est ce que j’appelle l’ordre social juste"

Et donc en effet la solution ce n’est pas dans l’assistanat, c’est dans la bonne articulation entre la responsabilité individuelle, et, complétez la phrase et la réflexion qui est la mienne, et la mise en place et le maintien des sécurités collectives, c’est ce que j’appelle l’ordre social juste, c’est-à-dire, à chaque fois qu’il y a un avantage donné, par exemple une aide financière, donnée à une entreprise, en contrepartie, il faut lui demander d’embaucher des jeunes par alternance, d’entrer dans ce que j’appelle le pacte de confiance pour l’emploi des jeunes.

 

S8 donnant donna et en contrepartie ils ou elle ft 1 effort

"C’est une société du donnant-donnant : on aide les citoyens, on aide les entreprises, et en contrepartie, ils ou elles font un effort. Et je crois que c’est comme ça qu’on peut refaire démarrer la France"

C’est une société du donnant-donnant : on aide les citoyens, on aide les entreprises, et en contrepartie, ils ou elles font un effort. Et je crois que c’est comme ça qu’on peut refaire démarrer la France.

Olivier Mazerolle : alors il y a une grande question qui est sur la table en ce moment, qui est la question de la dette de l’Etat, la dette publique. Est-ce que vous considérez, vous, que c’est quelque chose qui paralyse l’action de l’Etat ?

Ségolène Royal : c’est très grave en tout cas. Ça paralyse partiellement, bien sûr, cette dette qui a doublé, ce déficit, aussi, que Nicolas Sarkozy a fait doubler, que l’actuel gouvernement a doublé ; bien sûr, il y a l’effet de la crise, mais il y a aussi cette évidence, une très mauvaise gouvernance, et des cadeaux fiscaux qui ont été donnés aux plus privilégiés et aux plus riches.

Donc l’actuel gouvernement a creusé la dette et le déficit qu’il cherche aujourd’hui à faire payer à tous les Français. Et c’est vrai, bous avez raison Monsieur Mazerolle, une partie de l’action de l’Etat est paralysée parce que je considère qu’il n’est pas tolérable que cette dette soit reportée sur nos enfants et sur nos petits-enfants …

 

S9 pas tol sur nos enfts et nos petits enfst

"Il n’est pas tolérable que cette dette soit reportée sur nos enfants et sur nos petits-enfants …" "Alors comment faites-vous …"

Olivier Mazerolle : alors comment faites-vous …

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … donc il faut, il faut absolument résoudre ce problème.

Olivier Mazerolle : alors comment faites-vous, parce que vous dites par ailleurs : « Je ne veux pas d’augmentation globale des impôts. » …

Ségolène Royal : oui.

Olivier Mazerolle, sans s’arrêter : … vous dites : on va les répartir différemment, mais je ne veux pas prélever davantage.

Ségolène Royal : non.

Olivier Mazerolle : donc est-ce que ça veut dire que vous faites des économies sur le train de vie de l’Etat ?

Ségolène Royal : oui.

Olivier Mazerolle : comment ?

 

S10 solution de facilité

"Je fais des économies, je n’augmente pas les impôts parce que c’est la solution de facilité, et vous le savez, dans ma Région je n’ai pas augmenté les impôts depuis 2004, on me disait que c’était impossible, je l’ai quand même fait tout en assainissant la dépense publique régionale"

Ségolène Royal, sans s’arrêter : je fais de économies. Je fais des économies, je vais vous dire comment, je n’augmente pas les impôts parce que c’est la solution de facilité, et vous le savez, dans ma Région je n’ai pas augmenté les impôts depuis 2004, on me disait que c’était impossible, je l’ai quand même fait tout en assainissant la dépense publique régionale.

 

S11 on ne sortira pas sans relancer l'act éco

"Et puis le deuxième pilier, c’est la relance de l’activité économique : on ne sortira pas du problème du déficit et de la dette sans relancer l’activité économique des entreprises. Et vous avez vu que dans mes propositions je dis que la France doit devenir un pays d’entrepreneurs, et j’explique comment"

Et puis le deuxième pilier, c’est la relance de l’activité économique : on ne sortira pas du problème du déficit et de la dette sans relancer l’activité économique des entreprises. Et donc j’attache une importance égale à la relance de l’activité, et vous avez vu que dans mes propositions je dis que la France doit devenir un pays d’entrepreneurs, et j’explique comment …

Olivier Mazerolle, l’interrompant : alors c’est la première des priorités, vous dites …

Ségolène Royal : c’est la première des priorités.

Olivier Mazerolle, sans s’arrêter : … « Je veux faire », pour vous, en tout cas, [Ségolène Royal : « Oui. »] vous dites : « Je veux faire de la France un pays d’entrepreneurs. », et vous présentez un plan d’industrialisation du pays [Ségolène Royal : « Oui. »] à partir de la croissance verte [Ségolène Royal : « Oui. »]. Est-ce que véritablement il y a dans ce secteur d’activité de quoi créer 500 000 emplois comme vous le dites, parce que vous savez, on a tellement entendu de promesses sur les créations d’emploi qu’on finit par se dire : bon, celui-ci me propose 200 000 emplois de plus, celle-ci 500 000.

 

S12 moi j'ai prouvé crssce vert pvait créer emploiis

"La différence, c’est que je suis déjà passée aux actes. Vous savez, c’est ce que j’appelle la politique par la preuve, moi j’ai prouvé que la croissance verte pouvait produire des emplois et créer des emplois"

Ségolène Royal : oui, vous avez raison, hein, il faut faire attention à la crédibilité de la parole politique. La différence, c’est que je suis déjà passée aux actes. Vous savez, c’est ce que j’appelle la politique par la preuve, moi j’ai prouvé que la croissance verte pouvait produire des emplois et créer des emplois.

Vous le savez, il y a 2 jours j’étais dans l’entreprise Heuliez, qui produit, ça y est maintenant, la Mia électrique, la voiture électrique, en dimension industrielle, là aussi on disait que c’était impossible.

 

S13 voila sol concr tte région spourront

"La Région est entrée, et c’est une grande première en France, au capital de cette entreprise privée, donc voilà une solution concrète, toutes les régions pourront rentrer dans le capital stratégique des entreprises"

La Région est entrée, et c’est une grande première en France, au capital de cette entreprise privée, donc voilà une solution concrète, toutes les régions pourront rentrer dans le capital stratégique des entreprises, et aujourd’hui l’entreprise que j’ai reprise à 30 salariés, aura à la fin de l’année 450 salariés, nous fabriquons maintenant la voiture électrique franco-allemande, elle sera prochainement dans les salons automobiles du monde entier.

 

S14 prelière puissance écolo d'europe

"Je veux faire de la France la première puissance écologique d’Europe, dans tous les domaines : la chimie verte, le traitement des déchets, les mutations énergétiques, le bâtiment avec les nouveaux matériaux …"

Et donc qu’est-ce que je démontre par cet exemple ? C’est que la croissance verte, c’est notre nouvelle frontière, et que la France pourrait accélérer son avance, et je dis que je veux faire de la France la première puissance écologique d’Europe, dans tous les domaines : la chimie verte, le traitement des déchets, les mutations énergétiques, le bâtiment avec les nouveaux matériaux …

Olivier Mazerolle, lui coupant la parole : c’est dans ce domaine qu’on peut faire la différence ?

Ségolène Royal : ah, je pense. Je pense qu’il y a un potentiel énorme, que la France a pris du retard …

Olivier Mazerolle, lui coupant la parole : mais il faut de la formation, on n’a pas encore forcément les techniciens en France, enfin suffisamment nombreux en tout cas.

 

S14 en se disant on va réindustrailiser la France défi

"C’est un défi formidable, vous voyez, redonner aux Français une perspective, une espérance, en se disant : on va réindustrialiser la France parce qu’il y a des défis considérables à relever pour la mutation énergétique, par exemple, pour les nouveaux matériaux, pour baisser le prix du logement"

Ségolène Royal : mais vous avez raison, mais nous investissons dans les nouveaux métiers. Mais c’est pour ça que c’est un défi formidable, vous voyez, redonner aux Français une perspective, une espérance, en se disant : on va réindustrialiser la France parce qu’il y a des défis considérables à relever pour la mutation énergétique, par exemple, pour les nouveaux matériaux, pour baisser le prix du logement. Ce n’est pas important de baisser le prix du logement ? Eh bien les logements avec les nouveaux matériaux à économies d’énergie peuvent permettre aux Français demain d’être logés moins cher et d’avoir moins de charges énergétiques.

Donc vous voyez que la révolution écologique, c’est à la fois du mieux vivre, c’est à la fois moins cher, et c’est en même temps protéger la planète.

 

S15 c'est le plan de réindustr que j'ai présenté

"Moi je pense que c’est un vrai projet de civilisation, et c’est pour ça que je dis que je ferai de la France un pays d’entrepreneurs, parce que je veux que toutes les PME se développent, en partenariat avec les grands groupes, c’est le plan de réindustrialisation que j’ai présenté, et quand je dis de 500 000 à 700 000 emplois, mais c’est une fourchette basse"

Eh bien moi je pense que c’est un vrai projet de civilisation, et c’est pour ça que je dis que je ferai de la France un pays d’entrepreneurs, parce que je veux que toutes les PME se développent, en partenariat avec les grands groupes, c’est le plan de réindustrialisation que j’ai présenté, et quand je dis 500 000, de 500 000 à 700 000 emplois, mais c’est une fourchette basse, Monsieur Mazerolle.

Olivier Mazerolle : alors, donc si je comprends bien, pour vous, la possibilité de réindustrialiser la France, donc de créer des emplois, c’est dans les nouvelles technologies, et non pas dans l’idée de fabriquer, de nouveau, des téléviseurs ou des ordinateurs qui sont à l’heure actuelle fabriqués en Asie ?

Ségolène Royal : je pense qu’on aura du mal à reconquérir ce marché ; on n’aurait peut-être pas dû le perdre. Mais il y a d’autres filières industrielles telles que celles que je viens d’évoquer, où la France peur reconquérir, et être à la pointe. Nous avons par exemple les meilleures industries dans le domaine des transports, que ce soit le train, l’automobile, etc.

 

S16 il faut se dépêcher

"Les pays émergents vont se positionner sur ces marchés, ont maintenant des ingénieurs et des laboratoires de très grande qualité, que ce soit en Inde, que ce soit au Brésil, et donc la France et l’Europe doivent se dépêcher"

Donc la mutation et l’invention du transport propre de demain, c’est un défi industriel majeur, et il faut se dé-pê-cher, il faut se dépêcher parce que les pays émergents vont se positionner sur ces marchés, ont maintenant des ingénieurs et des laboratoires de très grande qualité, que ce soit en Inde, que ce soit au Brésil, et donc la France et l’Europe doivent se dépêcher.

Et je suis sûre, sûre, que si on fait la réforme bancaire, qui sera l’une de mes priorités, c’est-à-dire qu’on oblige enfin les banques à financer les entreprises au lieu d’aller spéculer contre la dette des Etats

Olivier Mazerolle, lui coupant la parole : et comment vous faites ?

Ségolène Royal : eh bien je fais une réglementation. Mais c’est très simple, c’est …

Olivier Mazerolle : en France ?

Ségolène Royal : mais bien sûr. En France et en Europe.

Olivier Mazerolle : mais les banquiers iront en Allemagne, iront en Grande-Bretagne.

 

S20 vous ne croyez pas qd m que contrep bq pourraient fr le

"Vous ne croyez pas quand même qu’en contrepartie de cet avantage, les banques pourraient faire leur travail ? Les banques doivent redevenir l’industrie financière au service de l’économie réelle et des entreprises"

Ségolène Royal : ah bon ? Vous croyez que les banquiers iront en Allemagne alors qu’ils profitent du dépôt des salaires des gens, des retraites des gens, des profits des entreprises ? Vous ne croyez pas quand même qu’en contrepartie de cet avantage, les banques pourraient faire leur travail ? Les banques doivent redevenir l’industrie financière au service de l’économie réelle et des entreprises, voilà la façon de s’en sortir.

 

Le président Lula a ft cette réf eh b moi c ce que je fer

"Et si on entraîne l’Europe sur cette logique-là, parce que Barack Obama a fait cette réforme, le président Lula au Brésil a fait cette réforme, le jour où ile en ont eu assez que les banques commandent au lieu d’obéir, eh bien moi c’est ce que je ferai"

Et si on entraîne l’Europe sur cette logique-là, parce que Barack Obama a fait cette réforme, le président Lula au Brésil a fait cette réforme, le jour où ile en ont eu assez que les banques commandent au lieu d’obéir, eh bien moi c’est ce que je ferai.

Olivier Mazerolle : vous frappez fort, vous voulez frapper fort sur les banques, et les banquiers, enfin sur les banques en tout cas, or le FMI dit : « Attention, les banques européennes », et françaises également, « sont fragiles. ».

Ségolène Royal : oui.

Olivier Mazerolle, sans s’arrêter : « Il faut pas trop y toucher. ».

Ségolène Royal : je pense que le FMI a raison. J’ai vu les banques pousser des cris d’orfraies lorsque le FMI a mis en garde [contre] la fragilité des banques, mais c’est le FMI qui a raison.

Et qu’aurait dû faire l’Etat en 2008 lorsqu’il y a eu la première crise financière ? Je l’avais déjà dit à cette époque, ce sont les contribuables français et européens, parce que ça s’est fait dans tous les pays, qui ont renfloué le système bancaire : vous ne croyez pas qu’en contrepartie l’Etat aurait pu rentrer au capital de ces banques, et faire en sorte qu’enfin elles financent l’économie au lieu de continuer à spéculer ?

 

S24 rien n'a chgé 2

"Vous ne croyez pas qu’en contrepartie l’Etat aurait pu rentrer au capital de ces banques, et faire en sorte qu’enfin elles financent l’économie au lieu de continuer à spéculer ? Rien n’a changé, c’est-à-dire, on a renfloué les banques, et on n’a pas fait ce dont on parlait tout à l’heure, du donnant-donnant. On vous renfloue, mais en contrepartie vous faites votre travail, vous faites votre métier de banquier qui aide les entreprises à se développer. Ça n’a pas été fait"

Rien n’a changé, c’est-à-dire, on a renfloué les banques, et on n’a pas fait ce dont on parlait tout à l’heure, du donnant-donnant. On vous renfloue, mais en contrepartie vous faites votre travail, vous faites votre métier de banquier qui aide les entreprises à se développer. Ça n’a pas été fait.

Olivier Mazerolle : vous savez bien quelles sont les critiques que vous allez entendre, avec : « La gauche, c’est toujours pareil, ils nous promettent, les gens de gauche, qu’on va relancer l’activité économique, etc., etc., que ça va générer des revenus, mais en réalité, c’est toujours pareil, ils vont mettre de l’argent et la dette va filer. D’ailleurs, ils veulent pas de la règle d’or. ».

Ségolène Royal : mais, attendez. D’abord, traditionnellement, la gauche n’a pas remis, comme je le fais aujourd’hui, l’entreprise au devant du combat économique. C’était plutôt, comme on le disait tout à l’heure, de l’assistanat, des emplois aidés, etc. Moi je pense qu’il faut recréer des richesses et que notre pays en a la possibilité, et ce sera ma priorité.

 

S25 règle d'or j'en prends l'engagement devant vous

"Moi je l’inscrirai dans la Constitution mais en début de mandat, en 2012, j’en prends l’engagement devant vous, j’inscrirai la règle d’or"

Une fois que cela sera fait, il faut maîtriser la dépense. La règle d’or, Monsieur Mazerolle, c’est une très bonne règle, je vais vous surprendre, c’est une très bonne règle, et moi je l’inscrirai dans la Constitution mais en début de mandat, en 2012, j’en prends l’engagement devant vous, j’inscrirai la règle d’or, c’est-à-dire pour que ceux qui nous écoutent comprennent, c’est quoi cette règle d’or ?

C’est finalement une bonne gestion des deniers publics, et l’interdiction de dépenser plus que le montant que l’on a en caisse, je l’explique volontairement de façon très schématique.

Olivier Mazerolle : alors pourquoi pas dès au … pourquoi pas la voter aujourd’hui ? Pourquoi pas la voter aujourd’hui ?

 

S30 prquoi pas auj parce que totalement immoral règle d'or

"Pourquoi ne pas la voter aujourd’hui ? Parce que ce serait totalement immoral. Vous comprendriez, vous, qu’en fin de mandat, un président de la République qui a jeté l’argent des Français par les fenêtres en donnant des cadeaux fiscaux aux plus riches, qu’en fin de mandat, à quelques mois de l’élection présidentielle, il puisse se repeindre, comme ça, en bon gestionnaire ?"

Ségolène Royal : pourquoi ne pas la voter aujourd’hui ? Parce que ce serait totalement immoral. Vous comprendriez, vous, qu’en fin de mandat, un président de la République qui a jeté l’argent des Français par les fenêtres en donnant des cadeaux fiscaux aux plus riches, 10 milliards par an, quand même, excusez du peu, 2,6 milliards de bouclier fiscal, l’allègement de l’ISF, et tout le reste, vous comprendriez qu’il soit moral qu’en fin de mandat, à quelques mois de l’élection présidentielle, il puisse se repeindre, comme ça, en bon gestionnaire ?

Ce n’est pas acceptable. Et en plus il le propose, non pas pour lui-même, non pas pour le budget de 2012, mais pour le budget de 2013. Eh bien ça, ça n’est pas moral, ça n’est pas acceptable, et de toute façon, ça ne changera rien. Qu’il commence par faire rembourser le bouclier fiscal, et à ce moment-là ce sera déjà plus crédible, la règle d’or.

Olivier Mazerolle : ah, rembourser le bouclier fiscal, les gens qui ont bénéficié du bouclier fiscal l’ont fait en fonction d’une loi qui a été votée, vous savez qu’on ne peut pas revenir en arrière, il y a pas de rétroactivité possible en France.

Ségolène Royal : vous avez raison, mais puisque les riches se sont répandus dans les médias pour dire, pour supplier qu’on leur fasse payer davantage d’impôt, eh bien voilà une bonne occasion, ils pourraient …

Olivier Mazerolle, l’interrompant : vous êtes prête à répondre à leurs supplications.

Ségolène Royal : exactement. Donc en tout cas, je répète devant vous que la règle d’or sera inscrite dans la Constitution en 2012.

Olivier Mazerolle : très bien. Pour finir cette première partie, la vie politique, c’est compliqué, chacun a ses petits ennuis. Alors, du côté gouvernement, ben y’a un problème avec les téléphones des journalistes et des hauts fonctionnaires qui sont surveillés. Monsieur Guéant dit : « Ben, la justice va trancher, mais pour moi il n’y a pas d’illégalité, bien sûr il faut respecter le secret des sources des journalistes, mais il est normal également qu’on ne permette pas qu’un haut fonctionnaire ne fasse pas preuve de la discrétion à laquelle il est légalement obligé. ».

Ségolène Royal : mais c’est très grave ce qui s’est passé là. C’est extrêmement grave. C’est vraiment le symptôme d’un dysfonctionnement des institutions de la République. C’est tout à fait illégal. En plus, dans un premier temps, les ministres ont menti, ensuite ils ont admis, ensuite ils ont tergiversé en disant qu’ils avaient fait des repérages mais pas d’écoute. Mais c’est totalement interdit, tel que c’est …

Olivier Mazerolle : vous demandez des sanctions, des démissions, je ne sais pas ?

 

S36 ces min devraient être pours en Cour de j

"Mais ces ministres devraient être poursuivis en Cour de justice. C’est proprement inacceptable"

Ségolène Royal : mais ces ministres devraient être poursuivis en Cour de justice. C’est proprement inacceptable.

Olivier Mazerolle : Claude Guéant devrait être poursuivi en Cour de … ?

 

S37 s'il a un doute sur le secret de l'instruction

"S’il a un doute sur le secret de l’instruction, mais il saisit la justice ! Mais ce n’est pas à lui de se faire justice à lui-même. Dans quelle République vivons-nous ? C’est extrêmement grave"

Ségolène Royal, l’interrompant : mais bien sûr ! Il n’a absolument pas le droit d’utiliser les services de renseignements pour pourchasser, pour écouter, pour regarder, pour aller fouiller dans les conversations téléphoniques des journalistes. S’il a un doute sur le secret de l’instruction, mais il saisit la justice ! Mais ce n’est pas à lui de se faire justice à lui-même. Dans quelle République vivons-nous ? C’est extrêmement grave, mais …

Olivier Mazerolle : ah, il n’était pas ministre à l’époque, hein, c’était Brice Hortefeux …

 

S38 c'est la sépartaion des pouvoir lea Rép

"La République, c’est assez simple, et en même temps, c’est une exigence fondamentale, c’est la séparation des pouvoirs. Et que voit-on aujourd’hui ? On voit que la justice n’est plus indépendante, et on voit maintenant qu’on s’attaque à l’indépendance de la presse. Eh bien c’est extrêmement grave, et l’enjeu de l’élection présidentielle, ça sera de remettre de la morale publique à tous les étages du fonctionnement de l’Etat"

Ségolène Royal : Monsieur Mazerolle, vous savez, la République, c’est assez simple, et en même temps, c’est une exigence fondamentale, c’est la séparation des pouvoirs. Et que voit-on aujourd’hui ? On voit que la justice n’est plus indépendante, et on voit maintenant qu’on s’attaque à l’indépendance de la presse. Eh bien c’est extrêmement grave, et l’enjeu de l’élection présidentielle, ça sera de remettre de la morale publique à tous les étages du fonctionnement de l’Etat, à tous les étages du fonctionnement de l’Etat, parce que mélanger … pardon, allez-y.

Olivier Mazerolle : alors vous me tendez la perche … parce qu’il y a  aussi des problèmes du côté du Parti socialiste, il est probable que cette semaine Jean-Noël Guérini, le président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône, et qui dirige la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône va être mis en examen. Harlem Désir, qui assure la transition comme Premier secrétaire à la tête du Parti socialiste, a dit : « Si c’est le cas, il faut qu’il s’en aille. ».

 

S39 ça resp Prem secr et tt mon soutien

Position de Harlem Désir sur le maintien de Jean-Noël Guérini à la tête de la fédération PS des Bouches-du-Rhône : "Ça c’est de la responsabilité de l’actuel Premier secrétaire, effectivement, et je pense qu’il a bien dit les choses, il a tout mon soutien sur cette prise de position"

Ségolène Royal : mais ça c’est de la responsabilité de l’actuel Premier secrétaire, effectivement, et je pense qu’il a bien dit les choses, il a tout mon soutien sur cette prise de position.

Olivier Mazerolle : je vous propose de marquer une pause, et ensuite on va parler de la sécurité.

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 09:55

6067413830_270d1114f8-1-.jpgBien que régulièrement décriées et même raillées depuis 2007, nombre des propositions de Ségolène Royal sont désormais reprises  par le parti socialiste et maintenant par les candidats eux-mêmes.

On peut certes s’en réjouir puisque la politique c’est convaincre sur des idées mais on peut aussi s’interroger lourdement sur la capacité des structures actuelles et des personnes qui en ont, ou en ont eu, la charge de ne proposer comme seul programme  qu’une pâle photocopie.

Cette absence d’idées est plus qu’inquiétante pour quiconque aspire à diriger notre pays.

Comme je le disais dans un précédent article, « l’imagination » n’est-elle pas une vertu indispensable pour gouverner.

Diffusons cette évidence : La force des opinions et la constance dans les orientations suivies depuis 2007 sont sans conteste du côté de Ségolène Royal.

Depuis l’élection présidentielle passée, notre candidate a apporté de nouvelles idées au débat : Sur la politique des territoires, sur la ré-industrialisation du pays, sur l’attitude à avoir vis-à-vis des banques, sur l’éducation pour ne citer que quelques exemples. D’autres idées plus anciennes ont été approfondies : la mutation écologique, les sécurités, l’ordre social juste, entre autres.

Tout ce bénéfice résulte à la fois du travail important accompli par Madame Royal mais aussi de sa capacité d’innovation. Ajoutons à cela son indépendance vis-à-vis du sérail qui est un atout prodigieux pour garder du recul sur les sujets et les événements et pouvoir ainsi porter en toute liberté un autre regard sur les problèmes à résoudre et les remèdes à apporter.

Alors décuplons notre mobilisation déjà remarquable tout en avançant d’un pas tranquille car la victoire sera au rendez-vous le 9 octobre à n’en pas douter !

Patrick Ardoin

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 11:25

6111781490_034bd8390f-1-.jpgQuatre ans de travail dans l’opposition pour préparer le rendez-vous de 2012, Ségolène Royal n’a pas chômé et ça se ressent !

Interrogée dimanche soir par Olivier Mazerolle sur BFMTV, la socialiste a montré toute sa maîtrise pour mener la bataille de 2012.

Refusant d’alimenter le feuilleton DSK, Ségolène Royal a replacé le débat sur les questions de fond pour l’élection de 2012. Revenant d’une visite d’usine, la socialiste refuse de se laisser manipuler par ce déferlement médiatique et rappelle les vrais problèmes actuels qui imposent de mener une autre politique : « voilà des ouvriers à qui l’on vient de dire ou vous baissez vos salaires de 23% ou l’usine ferme », voilà une retraité qui doit vivre avec 540 euros, ce sont les vrais problèmes auxquels il faut apporter des solutions. 

 

Ségolène Royal dans une maîtrise parfaite, avec à la fois sérénité et détermination, a développé tous les grands thèmes de ses propositions :

 

POUR un ordre social juste : Ségolène Royal refuse une société basée sur l’assistanat  mais veut la responsabilité de tous les acteurs de notre société et notamment des entreprises. La mise en place des sécurités collectives impose des efforts de tous. Lorsque l’Etat aide une entreprise, il faut un donnant/donnant notamment par des contrats pour l’emploi des jeunes.

 

POUR la relance de l’activité économique : Ségolène Royal veut en finir avec la politique du laisser-faire de Nicolas Sarkozy et permettre de réindustrialiser la France grâce à un volontarisme. Elle propose de faire de la France un pays d’entrepreneurs en investissant dans la croissance verte. Il y a « un potentiel » énorme dans la chimie verte, le traitement des déchets, la mutation énergétique, le bâtiment et les nouveaux matériaux, le transport propre, il faut redonner une perspective à la France, pour la candidate. C’est le défi qu’elle propose de relever pour notre économie mais aussi pour la protection de la planète. « Il faut se dépêcher», lance-t-elle.

 

POUR une réforme bancaire afin de permettre d’investir : les banques doivent retrouver leur fonction pour développer l’économie réelle. Il faut les empêcher de spéculer sur les Etats. Ce n’est pas leur rôle. Il ne faut pas que « les banques commandent au lieu d’obéir ». Lorsque l’Etat a renfloué les banques, il aurait dû entrer dans le capital pour veiller à ce qu’elles s’orientent vers l’investissement. Ségolène Royal mettra en place une réglementation pour que les banques retrouvent leur fonction essentielle pour la relance économique.

 

POUR maîtriser la dépense publique, Ségolène Royal considère que « la règle d’or, c’est une très bonne règle ». En 2012, Ségolène Royal s’engage à l’inscrire dans la constitution en début de mandat pour « une bonne gestion des deniers publics », pour ne pas dépenser plus que ce qu’on a en caisse. Mais elle se refuse de voter cette règle d’or avec Nicolas Sarkozy. « Ce serait totalement immoral » pour la candidate car Nicolas Sarkozy « a jeté l’argent des Français par les fenêtres en donnant des cadeaux fiscaux aux plus riches ». « Ce n’est pas acceptable », d’autant qu’il propose d’appliquer la règle en 2013 donc après son mandat ! « Qu’il commence par faire rembourser le bouclier fiscal » lance-t-elle.

 

POUR remettre de la morale publique a tous les étages du fonctionnement de l’Etat. Ségolène Royal condamne le dysfonctionnement des institutions de la République. « Les ministres ont menti », « ils devraient être poursuivis en cour de justice ». Guéant n’a pas le droit d’utiliser les services de renseignement pour « aller fouiller dans les conversations téléphoniques des journalistes ». C’est extrêmement grave pour la candidate. Un ministre ne peut pas se faire justice soit même.

 

POUR la sécurité : Ségolène Royal est revenue sur l’encadrement militaire éducatif des jeunes car elle veut une alternative à la prison pour les jeunes. Pour la candidate socialiste, on ne peut pas accepter que des jeunes ressortent de la prison plus délinquants encore. Il faut redonner à ces jeunes une chance. Il faut une sanction mais il faut aussi leur donner la possibilité d’acquérir une formation professionnelle, le permis de conduire et d’apprendre les droits et les devoirs dans la société. Ségolène Royal fera « le droit à la sûreté un droit fondamental » et ne veut pas faire de la sécurité un  sujet de politique politicienne.

 

POUR l’éducation : Ségolène Royal veut investir massivement dans l’éducation. Plus de 100000 jeunes sortent du système en situation d’échec scolaire, c’est pour la candidate socialiste « un gaspillage considérable ».  Il faudra remettre des moyens, mais compte tenu de la situation budgétaire laissée par le pouvoir en place, Ségolène Royal précise qu’elle ne pourra pas remettre immédiatement les 100000 postes. Elle s’engage par contre à rétablir l’année de formation des enseignants, ce qui permettra de mettre dans les classes difficiles un deuxième enseignant en formation. Ségolène Royal veut combattre l’inégalité actuelle face à l’éducation et la violence dans les établissements.

 

La clarté de ses engagements pour donner une ambition à la France, dans cette campagne des Primaires d’abord et pour la campagne présidentielle ensuite, est un des atouts majeurs de Ségolène Royal, avec ce qui reste une de ses forces depuis 2006 : sa capacité à parler directement au peuple pour créer une dynamique de campagne. Ce seront les atouts essentiels pour porter la gauche à la victoire en 2012 et permettre à la France de prendre un nouveau départ.

 

Philippe Allard

 

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 09:34

25533-1-.jpg Samedi soir, sur France 2, Martine Aubry était l’invitée de l’émission « On n’est pas couché » de Laurent Ruquier.

Tout semblait bien commencer, Martine Aubry apparaissait à l'aise espérant marquer des points dans cette émission de divertissement, alors qu’elle est en chute dans les enquêtes d’opinion.

Mais les journalistes Audrey Pulvar et Natacha Polony n’avaient pas l’intention d’accepter une émission « pépère». Il fallait voir ce que la candidate a dans les tripes. L’attaque allait venir à la fin de l’entretien sur les affaires en cours qui pèsent sur la campagne de Martine Aubry.: l’affaire Guérini et l’affaire DSK.

 

 Si vous êtes désignée, n’est-ce pas en fait Guérini qui vous aura « faite reine » lance Natacha Polony en rappelant que lors du dernier congrès de Reims, Martine Aubry l’a emporté après une tractation douteuse avec celui qui tient les voix de la fédération des Bouches-du-Rhône. La suspicion reste entière sur cet arrangement qui aurait fait de Martine la première secrétaire sous couvert de laisser Jean-Noël Guérini à ses affaires dans son département. Les questions sur DSK suivent et l’atmosphère devient alors de plus en plus pesante. Martine Aubry tente de sauver une dernière fois DSK, qu’elle considère « blanchi » par la justice. Mais elle évoque toutefois son comportement vis-à-vis des femmes. On ne comprend pas bien. Puisqu‘elle le déclare « blanchi » qu’est-ce qu’elle lui reproche ? Martine Aubry devient de plus en plus confuse, se perd dans sa volonté de le soutenir tout en prenant ses distances. Mais vous étiez liée par le pacte de Marrakech ? Martine Aubry n’en est plus très sûre « qu’est-ce que vous en savez ? ». Avait-elle donc l’intention de trahir le pacte avant cette affaire ?

 

Martine Aubry se perd dans ces/ses affaires... Son agacement se fait de plus en plus sentir. D’autant que Natacha Polony n’hésite pas à la braver. Elle remet totalement en doute les discours qu‘elle vient de tenir sur sa volonté de changement. « Je ne vois pas bien comment elle peut changer avec ce que vous proposez … j’entends une musique que j’entends depuis trente ans ». Martine Aubry découvre ce que c’est réellement qu’une campagne présidentielle. Il faut une réelle force pour tenir.

Ségolène Royal s’invite alors dans l’entretien. Martine Aubry avait en effet été de celles et ceux qui n’avaient pas ménagé la candidate en 2007. Si « elle n‘a pas été aidée » dans son propre parti, elle a tout de même obtenu 27 % au premier tour de 2007 précise Natacha Polony. Avec un président aussi affaibli aujourd’hui il faudra faire plus, sous entendant que cela semble difficile, « si non ce sera tout de même un gros échec ». Enfin sur son déplacement à Marseille sur le thème de la sécurité, la journaliste lance «  Martine a fait du Ségolène Royal ».

 

L‘agacement de Martine Aubry pèse de plus en plus. Les mots se bousculent, les gestes sont plus nerveux. Audrey Pulvar fait même un mouvement de recul face à Martine Aubry plus incisive. Martine perd le contrôle de son langage. Elle parle de « coup de gueule » dans son déplacement à Marseille. Précise qu’il s’agissait de l’opération « caramel 22 » comme « 22 v’là les flics ». La salle rit, Martine croît faire rire, mais c’est à ses dépens. Elle en prend conscience. Tout cela manque de plus en plus de sérieux. Elle va descendre encore plus bas, d’un coup, d’un mot. Elle ne semble plus rien contrôler et lance l‘expression  de trop en affirmant ne pas vouloir accepter que la politique soit ramenée à « des affaires de cul ». C‘est dit. Il y a des mots qui peuvent briser une carrière politique. « Cette affaire de cul » est l’expression de trop. Elle éloigne Martine Aubry de la Présidence de la République. Dans la bataille politique, quelques soient les coups que l’on reçoit, il faut toujours rester digne. Martine Aubry vient de perdre la bataille. « Cette affaire de cul » emporte tout espoir. « Cette affaire de cul » vient de mettre Martine Aubry hors-jeu.

 

Philippe Allard

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