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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 11:31

294414_250612064981254_244378652271262_690931_1485217078_n-.jpg Ségolène Royal, candidate aux Primaires, n’a jamais aimé les cuisines d’appareil, la constitution des pactes, les alliances d’arrière cuisine. Cette façon de faire de la politique appartient à un autre âge. Nous sommes entrés dans un autre temps démocratique. Les Françaises et les Français ne veulent pas croire, suivre aveuglement des églises politiques mais comprendre pour s’engager.

 

Au lieu de perdre son temps dans ces manœuvres internes, ces manœuvres qui vous font oublier le sens d’un engagement, elle a préféré le combat politique en portant devant les Françaises et les Français ses idées.

Ce choix ne fut pas toujours facile. Il lui a fallu combattre pour imposer certaines idées à gauche, des idées considérées d’abord inacceptables dans le corpus idéologique que certains voulaient figer.  On se souvient notamment des réactions lorsqu’elle a refusé de laisser à la droite le thème de la sécurité et à l’extrême-droite les symboles de la République. On se souvient de l’agacement de certains leaders socialistes lorsqu’elle osait parler du problème de la dette.

Malgré les attaques, les accusations, les dénigrements, elle n’a pas cédé car c’est une femme engagée qui n’a pas peur du combat politique.

 

Sa défaite en 2007 contre Nicolas Sarkozy fut lourde de conséquences car la France depuis n’avance pas et les inégalités s’accroissent. Certains lui en veulent de n’avoir pas été suffisamment prête, tous reconnaissent qu’elle n’a pas été suffisamment aidée par son propre parti.

Mais le combat politique continue, Ségolène Royal depuis quatre ans travaille pour être prête et assurer la victoire pour donner à la France une ambition.

Refusant les promesses incertaines d’une campagne alors que la crise financière menace, Ségolène Royal explique inlassablement aux Françaises et aux Français les réformes de structure qu’elle entend mener pour permettre la relance, pour créer la dynamique indispensable pour poursuivre le progrès de notre société.

 

Ses axes sont clairement définis :

- La mutation verte pour faire de la France une puissance écologique.

- Le volontarisme économique pour faire de la France un pays d’entrepreneurs car il est indispensable que l’Etat intervienne pour soutenir le développement et l’innovation des petites et moyennes entreprises.

- La réforme bancaire car il faut que l’Etat redonne aux banques leur fonction au service de l’économie réelle et non de la spéculation pour réussir la politique de relance.

- La réforme financière pour plus de justice, et permettre de trouver les marges de manœuvre essentielles en demandant plus à ceux qui ont plus.

- Les régles économiques justes en refusant les délocalisations sauvages pour servir les intérêts financiers alors que la France a besoin de ce tissu industriel, alors qu'il est inaccepable de mettre à la rue des salariés pour servir l'appétit de quelques-uns.

- L’éducation à reprendre pour permettre de donner à tous une bonne formation et notamment aux jeunes écartés, délaissés dans les quartiers alors que la France a besoin de l’effort de tous pour réussir.

 

Ségolène Royal n’est pas dans on se sait quel sérail, quel club, pour défendre les intérêts de ceux-ci ou ceux-là. Elle est sur le terrain politique, elle est dans le combat politique pour convaincre qu’une autre politique est possible, que la France peut beaucoup mieux faire, qu’il faut le changement en 2012.

Cet engagement politique mérite d’être soutenu car la France a en effet besoin d’une ambition en 2012 pour relever avec justice les défis de notre monde.

 

Philippe Allard

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Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans La parole aux militants
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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 18:56

 

SR13 mon prem proj loi sera réf bq

 

Dans cette seconde partie du premier débat des primaires citoyennes d’une dizaine de minutes sur France 2, Ségolène Royal a été interrogée par Françoise Fressoz, du quotidien Le Monde, et par Fabien Namias, de France 2, sous la houlette de David Pujadas, qui a posé lui asussi quelques questions. Les questions économiques, tel était le thème choisi pour l’interview, et le thème choisi par Ségolène Royal, sa « carte blanche », a porté sur les institutions de la République.

Constamment poussée dans ses retranchements par les trois journalistes, Ségolène Royal a choisi de ne pas rentrer dans leur petite musique imposée, pro-Sarkozy, libérale, et étroitement comptable – « Ça veut dire quoi être riche ? », « Alors pourquoi ne pas faire [la règle d’or] maintenant, puisque la majorité actuelle et le président de la République le proposent ? », « Où faites-vous des économies dans les dépenses de l’Etat ? Est-ce que vous avez des postes qui sont, un peu … identifiés ? » (Sur l’encadrement éducatif et militaire des jeunes délinquants) « Ségolène Royal-Nicolas Sarkozy, même combat ? » « Vous prenez à votre compte la proposition de Nicolas Sarkozy, puisqu’il a repris une des vôtres, celle de garantir une République irréprochable, quoi ».

Souvent interrompue, Ségolène Royal a patiemment repris son raisonnement, expliqué, démontré, illustré d’exemples concrets. Les journalistes ont été déçus, comme Françoise Fressoz qui a été désappointée de ne pas avoir une réponse enflammée à sa première question sur « les résignés et les indignés » : elle constate dans Le Monde daté du samedi 17 septembre :

« Je trouve que Ségolène Royal a "sous-joué" par rapport à d'autres interventions télévisées. Elle était jusqu'à présent dans un registre "réponse aux résignés et indignés", c'est-à-dire à tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans le système politique actuel et elle a fait une prestation très classique. »

Plantu2

Dessins de Plantu pour Le Monde Magazine, samedi 17 septembre 2011

Mais Ségolène Royal ne s’adressait pas aux journalistes : elle s’adressait aux Français, et là, l’objectif a été pleinement atteint : la candidate a cherché à redonner une espérance aux Français, l’espoir d’un avenir meilleur dès 2012, et là, les solutions étaient aux rendez-vous, sur les questions économiques et les institutions de la République, thèmes de l’interview :

« Faire non seulement de la France un pays d’entrepreneurs, […] faire de la France la première puissance écologique d’Europe. Voilà comment je redonnerai de l’énergie au pays, de l’emploi, et de l’espérance dans son avenir. », a notamment déclaré Ségolène Royal, qui a souhaité que les règles du jeu soient sécurisées pour les entrepreneurs : « Dès que je serai élue, je ferai un Grenelle des PME pour stabiliser les règles sociales et les règles fiscales sur la durée du quinquennat. ».

Mais elle ne s’est pas arrêtée là, et elle a déroulé ses propositions calmement :

« Résoudre la crise, puisque la quasi-totalité des Français souffre de la crise. […] Comment résoudre cette crise ? D’abord il faut résoudre le problème du déficit et de la dette, parce que je n’accepte pas que ce déficit soit transmis sur le dos des générations qui viennent. Comment résoudre ce déficit et cette dette ? C’est d’abord en relançant l’activité économique. Et pour relancer l’activité économique, ma première priorité, mon premier projet de loi sera la réforme des banques. » pour « financer l’économie réelle », et pas « aller spéculer sur la dette des Etats ».

« Et donc la deuxième décision que je prendrai, c’est la création d’une banque publique, à dimension régionale, d’aide aux petites et moyennes entreprises, pour qu’elles puissent innover, pour qu’elles puissent créer des emplois et distribuer des salaires. »

« Vous pensez vraiment que les Français sont en situation d’accepter de nouveaux prélèvements ? [...] Je ne ferai pas de hausse d’impôt. […] En revanche, nous ferons la réforme fiscale, […] c’est-à-dire un impôt plus simple, donc plus compréhensible, et un impôt plus juste, c’est-à-dire mieux réparti, un impôt plus équitable entre le capital et le travail, […] des prélèvements plus équitables pour financer la protection sociale. […] Oui, la justice fiscale, je vous le confirme, c’est de faire payer les plus riches, c’est de faire rembourser le bouclier fiscal, c’est de lutter contre la fraude fiscale, 40 milliards d’euros, en provenance essentiellement des hauts revenus et des gros patrimoines. »

« La règle d’or que je mets dans la Constitution prévoira également la contribution égale du capital et du travail, ça sera inscrit dans la Constitution ; la justice fiscale, et la garantie des ressources de la Sécurité sociale. Voilà les 3 principes qui doivent accompagner la règle de bonne gestion que j’inscrirai dans la Constitution. Ce qui forcera l’Etat à faire des efforts, en effet, à faire des économies, en effet, à améliorer son organisation. »

« Je veux mettre fin à l’hyper concentration du pouvoir à la présidence de la République. […] D’abord, je ferai la République du Respect, je ferai l’ordre social juste, avec la participation active des citoyens, et chaque institution sera à sa place : un Parlement qui contrôle et qui ne fait pas le cumul des mandats, une justice indépendante qui ne subit plus l’intrusion de l’exécutif, un dialogue social de qualité, et une démocratie participative vivante, avec la consultation des citoyens. [...] On réforme le Conseil supérieur de la magistrature, et on cesse de donner des instructions au parquet, on laisse la liberté aux investigations, et on cesse d’étouffer les affaires. »

Et comment mener à bien la réforme des institutions et faire la République du Respect ?

« D’abord, c’est une volonté politique, et je crée dans ce Contrat pour la Nation, un Comité de Surveillance des Engagements, parce que c’est vrai, vous avez raison, les Français sont fatigués de l’écart entre les discours et les actes, et ce Comité de Surveillance des Engagements est constitué [à] 50% de la majorité, 50% de l’opposition, et je vais vous dire une chose : je serai la garante de l’ordre public moral, de la morale publique. […] Moi je serai la garante de la morale publique avec une réforme très simple et très claire : tout élu qui sera condamné pour des faits qui relèvent de sanctions privatives de liberté sera immédiatement inéligible à vie, et sera immédiatement déchu de son mandat. Voilà ce que je ferai. »

 

Plantu Ségo extrait

Extrait des dessins de Plantu pour Le Monde Magazine, samedi 17 septembre 2011

En 10 minutes, Ségolène Royal a clairement synthétisé pour les Français son projet pour la France sur les questions économiques et sur les institutions, un projet cohérent, fruit du travail effectué depuis 2007 et de solutions éprouvées dans sa Région-laboratoire.

Surtout, elle s’est adressée aux Français, la seule à être accompagnée sur le plateau de son livre-programme pour la France, qu’elle a écrit, et du Contrat avec la Nation – et ses 10 engagements – qu’elle a signé, démontrant qu’il était possible de redonner « de l’énergie au pays, de l’emploi, et de l’espérance dans son avenir » après 5 ans de présidence de Nicolas Sarkozy et du sarkozysme.

Frédérick Moulin

 

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Ségolène Royal - interview primaire socialiste... par CyberPeople

 

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

David Pujadas : bienvenue Ségolène Royal, troisième candidate à s’exprimer ce soir. Alors signe particulier, vous avez déjà été candidate à la présidence de la République, vous avez donc déjà remporté une primaire du Parti socialiste et de ses alliés, c’était en 2006, elle était moins large qu’aujourd’hui.

Et ma question préliminaire portera un peu là-dessus, en quoi avez-vous changé, pour ceux qui nous écoutent, depuis 2006, non pas sur un plan personnel, mais sur un plan politique ? Est-ce que vous diriez que vous êtes plus à droite, plus à gauche, plus libérale, plus dirigiste ?

 

SR10 plus en avant

"Est-ce que vous diriez que vous êtes plus à droite, plus à gauche, plus libérale, plus dirigiste ?" "Plus en avant ! (Rire)"

Ségolène Royal, immédiatement : plus en avant ! (Rire)

David Pujadas : ça c’est une façon de botter en touche.

Ségolène Royal : bien sûr, oui, mais bien sûr j’ai changé, bien sûr.

David Pujadas : mais en quoi ?

Ségolène Royal : j’ai changé en densité, en détermination.

J’ai changé parce que j’ai beaucoup travaillé, d’abord. J’ai travaillé dur parce que je sais que j’aurais à demander aux Français de travailler dur, et je veux m’appliquer à moi-même ce que je veux leur demander …

David Pujadas : mais politiquement ?

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … j’ai aussi appliqué dans ma Région les idées que je défendais en 2007, par exemple la mutation écologique ou l’aide aux petites et moyennes entreprises. Voilà.

J’ai beaucoup voyagé aussi dans le monde entier puisque la campagne présidentielle de 2007 m’a donné une notoriété et un respect sur la scène internationale, que je mettrai d’ailleurs au service de la France.

David Pujadas : Françoise.

Françoise Fressoz : alors, Madame Royal, dans cette campagne, vous dites beaucoup : « Je veux être la voix des sans-voix. », « Je veux m’adresser aux résignés et aux indignés. ». Si vous êtes élue présidente, quelles sont les une ou deux mesures qui symboliseraient le fait que vous avez entendu les indignés ou les résignés ?

Ségolène Royal : bien c’est résoudre la crise, puisque la quasi-totalité des Français souffre de la crise, sauf 10% d’entre eux qui se sont enrichis pendant que tous les autres s’appauvrissaient.

David Pujadas : mais encore ?

Ségolène Royal : mais encore ? Donc comment résoudre cette crise ? D’abord il faut résoudre le problème du déficit et de la dette, parce que je n’accepte pas que ce déficit soit transmis sur le dos des générations qui viennent.

 

SR13 mon prem proj loi sera réf bq

"Et pour relancer l’activité économique, ma première priorité, mon premier projet de loi sera la réforme des banques"

Comment résoudre ce déficit et cette dette ? C’est d’abord en relançant l’activité économique. Et pour relancer l’activité économique, ma première priorité, mon premier projet de loi sera la réforme des banques …

Françoise Fressoz, lui coupant la parole : vous aussi ? Comme Arnaud Montebourg ?

Ségolène Royal, poursuivant : … pour que les banques, pour que les banques … eh bien écoutez, la spéculation bancaire est là.

 

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"Qu’est-ce que c’est que le métier des banques ? C’est de financer l’économie réelle, ça n’est pas d’aller spéculer sur la dette des Etats"

Dans quelle direction ? Pour que les banques obéissent au lieu de commander. Et il y a 3 choses, [David Pujadas : « Obéissent en quoi ? »] il y a 3 choses à faire. Obéissent, obéissent d’abord à leur métier. Qu’est-ce que c’est qu’un métier pour une banque, qu’est-ce que c’est que le métier des banques ? C’est de financer l’économie réelle, ça n’est pas d’aller spéculer sur la dette des Etats.

Donc il y aura une réforme du système bancaire, comme celle qui a été faite aux Etats-Unis d’Amérique, qui est en train d’être faite à Londres …

David Pujadas, lui coupant la parole : on sépare les banques d’affaire …

Fabien Namias : concrètement, l’Etat entrerait au capital des banques ? Concrètement, l’Etat entrerait au capital des banques, pour pouvoir contrôler ?

Ségolène Royal : l’Etat rentrera au capital des banques s’il vient renflouer les banques, ce qu’il aurait dû faire ne 2008, je l’avais dit, d’ailleurs, à cette époque. Si l’Etat français, qui avait renfloué les banques en notre nom à tous, était rentré au capital, il aurait pu contrôler au sein des banques ce qui se passe, et que les banques cessent de mélanger leurs activités de dépôt, qu’elles protègent l’épargne des gens, des activités spéculatives et de prêt, des activités d’investissement financier. Donc il va falloir séparer ces deux activités dans les banques pour qu’elles se mettent vraiment au service du développement économique, qui ne connaît d’ailleurs …

David Pujadas, lui coupant la parole : vous pensez que c’est le problème numéro un aujourd’hui pour résoudre le déficit, c’est de relancer finalement le crédit qui serait en panne ?

Ségolène Royal : c’est de relancer l’activité économique, donc, donc les aides financières aux PME, vous le savez, on le voit partout, des PME qui ont de grandes difficultés parce qu’elles n’ont pas la confiance du système bancaire.

 

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"Et donc la deuxième décision que je prendrai, c’est la création d’une banque publique, à dimension régionale, d’aide aux petites et moyennes entreprises, pour qu’elles puissent innover, pour qu’elles puissent créer des emplois et distribuer des salaires"

Et donc la deuxième décision que je prendrai, c’est la création d’une banque publique, à dimension régionale, d’aide aux petites et moyennes entreprises, pour qu’elles puissent innover, pour qu’elles puissent créer des emplois et distribuer des salaires, c’est ça …

Fabien Namias : ce qui est aussi dans le projet socialiste, une banque publique d’investissement.

Ségolène Royal, poursuivant : … voilà, c’est ça l’objectif d’une nation, c’est de créer des richesses avant d’augmenter les impôts.

Françoise Fressoz : on a l’impression qu’on est très sur le territoire français, on n’est plus dans la mondialisation, on est maintenant, on se recentre sur des banques d’investissement en France, on fait un système bancaire à nous. Qu’est-ce qui se passe exactement ?

Ségolène Royal : mais cela va de pair avec la réforme du système bancaire européen et international. Car quand je dis cela, je dis aussi que lorsque, par exemple, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel se sont réunis, on savait déjà les décisions qu’il fallait prendre.

Quelles décisions ? Celles que l’on a déjà attendues pendant la crise de 2008, c’est l’interdiction des banques – et ça, ça doit être une décision européenne et même internationale – l’interdiction des banques de spéculer sur la dette des Etats, c’est-à-dire sur la misère [Fabien Namias : « Ségolène Royal … »] des peuples, l’obligation aussi … oui ?

Fabien Namias : voilà, vous dites… vous nous dites qu’une de vos priorités, c’est de réduire les déficits …

Ségolène Royal : oui.

Fabien Namias, sans s’arrêter : … et la dette, ça c’est quelque chose que vous partagez avec la totalité des candidats du Parti socialiste …

Ségolène Royal : heureusement !

Fabien Namias : … de tous les candidats en général …

Ségolène Royal : heureusement. Oui ?

Fabien Namias : … ça, c’est … Il y a une spécificité chez vous, c’est que vous dites : « Moi, je n’aurai pas recours aux hausses d’impôts. C’est une facilité, même, les hausses d’impôts. », vous dites. Je suis pas sûr que ce soit très facile de hausser les impôts quand on est au pouvoir, mais comment on fait pour renflouer les caisses de l’Etat, pour éponger les dettes, si on ne trouve pas de nouvelles recettes ?

 

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"Vous pensez vraiment que les Français sont en situation d’accepter de nouveaux prélèvements ? [...] Moi c’est ma conviction. Et je ne ferai pas de hausse d’impôt"

 Ségolène Royal : vous pensez vraiment que les Français sont en situation d’accepter de nouveaux prélèvements ? Vous ne pensez pas que de nouveaux prélèvements vont aggraver la situation économique ?

 

Fabien Namias : mais je sais pas comment dans ce cas-là, on rembourse la dette.

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … et plonger la France dans la récession ? Moi c’est ma conviction. Et je ne ferai pas de hausse d’impôt.

En revanche, je ferai la réforme fiscale …

Françoise Fressoz, lui coupant la parole : même sur les très hauts revenus, vous faites pas de hausse d’impôt ?

 

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"Nous ferons la réforme fiscale, c’est-à-dire un impôt plus simple, donc plus compréhensible, et un impôt plus juste, c’est-à-dire mieux réparti, un impôt plus équitable entre le capital et le travail, un impôt plus équitable entre les entreprises du CAC40, qui ne payent que 9% d’impôt, et les PME artisans-commerçants qui en payent plus de 30%, des prélèvements plus équitables pour financer la protection sociale, qui pèsent aujourd’hui essentiellement sur les revenus du travail"

Ségolène Royal : alors, vous faites bien de me poser la question. (Reprenant là où elle avait été interrompue) En revanche, nous ferons la réforme fiscale, qui est prévue d’ailleurs dans le projet des socialistes, c’est-à-dire un impôt plus simple, donc plus compréhensible, et un impôt plus juste, c’est-à-dire mieux réparti, un impôt plus équitable entre le capital et le travail, un impôt plus équitable entre les entreprises du CAC40, qui ne payent que 9% d’impôt, et les PME artisans-commerçants qui en payent plus de 30%, des prélèvements plus équitables pour financer la protection sociale, qui pèsent aujourd’hui essentiellement sur les revenus du travail, donc …

David Pujadas, lui coupant la parole : une nouvelle tranche d’impôt sur le revenu ?

Ségolène Royal : alors la nouvelle tranche d’impôt sur le revenu, qui est proposée d’ailleurs dans le projet de l’expert Thomas Piketty, fera partie de la réforme globale, mais comment voulez-vous ne pas faire payer davantage les riches, si l’on veut alléger l’impôt sur les moyens et sur les petits ?

Fabien Namias, parlant en même temps qu’elle : donc il y en a quand même pour qui les impôts augmenteront, quand même, pour être clair, c’est pas de hausse d’impôt pour tout le monde ce que vous dites, voilà.

 

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"Mais écoutez, la justice fiscale, oui, la justice fiscale, je vous le confirme, c’est de faire payer les plus riches, c’est de faire rembourser le bouclier fiscal, c’est de lutter contre la fraude fiscale, 40 milliards d’euros, en provenance essentiellement des hauts revenus et des gros patrimoines"

Ségolène Royal : mais écoutez, la justice fiscale, oui, la justice fiscale, je vous le confirme, c’est de faire payer les plus riches, c’est de faire rembourser le bouclier fiscal, c’est de lutter contre la fraude fiscale, 40 milliards d’euros, en provenance essentiellement des hauts revenus et des gros patrimoines. Donc faisons déjà en sorte que les riches obéissent à la loi comme tous les autres, et nous récupérerons déjà 40 milliards.

Fabien Namias, immédiatement, après avoir essayé en vain de l’interrompre : vous dites « les riches », est-ce que vous quantifiez le seuil ? Ça veut dire quoi être riche ?

Ségolène Royal : bien, le seuil n’est pas quantifiable, comme ça, dans l’absolu, puisque si vous…

Fabien Namias, lui coupant la parole : il faut bien le fixer à un moment.

Ségolène Royal : oui mais si vous avez un revenu équivalent à quelqu’un d’autre mais que vous êtes propriétaire de votre logement par exemple, vous n’êtes pas dans la même situation. Donc c’est la globalité de l’impôt sur les revenus du capital et les revenus du travail qui permettront en effet de faire payer davantage les riches.

David Pujadas : question sur la règle d’or, peut-être.

Françoise Fressoz : oui, vous vous êtes prononcée pour la règle d’or. Alors si vous êtes élue, qu’est-ce que vous mettez dans cette règle d’or ?

Ségolène Royal : alors dans cette règle d’or, que je n’ai pas appelée, d’ailleurs, règle d’or, mais la règle de bonne gestion …

David Pujadas, l’interrompant : je précise pour ceux qui nous écoutent, la règle d’or, ça concerne la discipline budgétaire, et l’idée de ne pas faire de déficit budgétaire hors le service de la dette.

Ségolène Royal : voilà. Donc je pense qu’il faut vraiment être rigoureux dans les dépenses publiques. D’ailleurs, dans la Région que je préside, [David Pujadas : « Ça veut dire quoi ? Les baisser ? Les stabiliser ? »] je n’ai pas augmenté les impôts depuis 2005, et chaque Euro dépensé est un euro utile, et toute dépense nouvelle est financée par des économies. Voilà la bonne gestion des fonds publics que je mettrai en place.

 

SR24 me gêne absolument pas

"C’est pour ça que ça ne me gêne absolument pas d’inscrire [le] principe [de la règle d'or] dans la Constitution. [...] La règle d’or que je mets dans la Constitution prévoira également la contribution égale du capital et du travail, ça sera inscrit dans la Constitution ; la justice fiscale, et la garantie des ressources de la Sécurité sociale"

C’est pour ça que ça ne me gêne absolument pas d’inscrire ce principe dans la Constitution, parce que c’est la seule façon …

Fabien Namias, lui coupant la parole : alors pourquoi ne pas le faire maintenant, puisque la majorité actuelle et le président de la République le proposent ? Qu’est-ce qui vous, qu’est-ce qui vous heurte ?

Ségolène Royal : parce que ça n’est pas la même règle que la sienne. Moi j’in …

Fabien Namias, l’interrompant : c’est-à-dire

Ségolène Royal : c’est-à-dire que la règle d’or que je mets dans la Constitution prévoira également la contribution égale du capital et du travail, ça sera inscrit …

Françoise Fressoz : dans la Constitution ?

Ségolène Royal : dans la Constitution ; la justice fiscale, et la garantie des ressources de la Sécurité sociale.

Voilà les 3 principes qui doivent accompagner la règle de bonne gestion que j’inscrirai dans la Constitution. Ce qui forcera l’Etat à faire des efforts, en effet, à faire des économies, en effet, à améliorer son organisation, en effet, où chaque …

Françoise Fressoz, tentant d’interrompre puis coupant Ségolène Royal : où f… où faites-vous des économies dans les dépenses de l’Etat ? Est-ce que vous avez des postes qui sont, un peu … identifiés ?

Ségolène Royal : je pense que l’on peut faire des économies sur l’organisation des pouvoirs publics.

David Pujadas : un exemple.

Ségolène Royal : un exemple. Je crois que l’Etat est trop hyperconcentré. Je crois qu’il faut une nouvelle étape de la décentralisation …

David Pujadas, lui coupant la parole : ah, on dit pourtant qu’il y a trop de collectivités locales, entre le département, la région …

 

SR27

"Je crois que l’Etat est trop hyperconcentré. Je crois qu’il faut une nouvelle étape de la décentralisationqu’il faut mieux répartir les compétences entre les différentes collectivités territoriales, parce qu’effectivement il y a des compétences qui se superposent, donc il y a un certain nombre de gaspillages, c’est vrai"

Ségolène Royal, poursuivant sur son idée : je pense qu’il faut … exactement, j’allais y venir, qu’il faut mieux répartir les compétences entre les différentes collectivités territoriales, parce qu’effectivement il y a des compétences qui se superposent, donc il y a un certain nombre de gaspillages, c’est vrai …

Fabien Namias, lui coupant la parole : et en supprimer, par exemple, euh …

Ségolène Royal : et peut être en supprimer.

Fabien Namias : … un échelon…

Ségolène Royal : mais bien sûr.

Fabien Namias : le département ….

Ségolène Royal : il faut en débattre. [Fabien Namias : « Vous n’êtes pas hostile en tout cas. »] En tout cas, si les départements … c’est-à-dire, si ça doit créer plus de remous que d’avantages, moi je suis pour des réformes consensuelles et rapides, et la réforme consensuelle et rapide, c’est celle qui donne à chaque échelon territorial son pôle de responsabilité.

David Pujadas : on a pris un peu de retard.

Ségolène Royal : juste le dernier volet, quand même, qui est très important pour la relance économique, c’est la croissance verte. Moi je veux faire non seulement de la France un pays d’entrepreneurs, je le mets dans mon livre-programme, un pays d’entrepreneurs qui ont les moyens de se développer, de créer des activités, et dès que je serai élue, je ferai un Grenelle des PME pour stabiliser les règles sociales et les règles fiscales sur la durée du quinquennat, et c’est bien sûr la croissance verte, pour faire de la France la première puissance écologique d’Europe.

Voilà comment je redonnerai de l’énergie au pays, de l’emploi, et de l’espérance dans son avenir.

David Pujadas : il reste que 2 minutes pour votre carte blanche, Ségolène Royal, vous avez souhaité parler des institutions.

Ségolène Royal : oui.

David Pujadas : alors c’est un peu large, moi j’ai une question, sur une institution qui est l’armée, et sur laquelle vous comptez pour encadre par exemple les délinquants, Nicolas Sarkozy a repris cette mesure, est-ce que vous, vous la maintenez dans votre programme ?

Ségolène Royal : oui, bien sûr, elle est maintenue, puisque le droit à la sécurité, c’est un droit fondamental, et j’estime que cette solution est une bonne solution pour lutter contre l’impunité des jeunes délinquants.

Fabien Namias : Ségolène Royal-Nicolas Sarkozy, même combat ?

Ségolène Royal : écoutez, s’il se rallie à mes bonnes idées, ça prouve que nous avons perdu 5 ans, et que ça aurait pu être fait plus tôt.

 

SR30 Contrat

"Mais sur les institutions, je voudrais juste dire un mot, parce que j’ai écrit un Contrat avec La Nation, avec 10 engagements, qui est donné aujourd’hui aux électeurs. Pourquoi ? Parce que je veux mettre fin à l’hyperconcentration du pouvoir à la présidence de la République"

Mais sur les institutions, je voudrais juste dire un mot, parce que j’ai écrit un Contrat avec La Nation, avec 10 engagements, qui est donné aujourd’hui aux électeurs. Pourquoi ? Parce que je veux mettre fin à l’hyperconcentration du pouvoir à la présidence de la République.

Fabien Namias : ça veut dire que si vous êtes élue, vous ne serez pas l’hyper-présidente, puisqu’on dit que Nicolas Sarkozy est un hyper-président ? Vous, ce sera terminé, vous, il y a des pratiques auxquelles vous n’aurez plus recours, vous interviendrez moins dans les affaires quotidiennes ?

 

SR31 je ferai l'ordre soc juste

"D’abord, je ferai la République du Respect, je ferai l’ordre social juste, avec la participation active des citoyens, et chaque institution sera à sa place : un Parlement qui contrôle et qui ne fait pas le cumul des mandats, une justice indépendante qui ne subit plus l’intrusion de l’exécutif, un dialogue social de qualité, et une démocratie participative vivante, avec la consultation des citoyens"

Ségolène Royal : exactement. Je remettrai … d’abord, je ferai la République du Respect, je ferai l’ordre social juste, avec la participation active des citoyens, et chaque institution sera à sa place : un Parlement qui contrôle et qui ne fait pas le cumul des mandats, une justice indépendante qui ne subit plus l’intrusion de l’exécutif, un dialogue social de qualité, et une démocratie participative vivante, avec la consultation des citoyens.

Fabien Namias, parlant en même temps que Ségolène Royal : comment faire pour qu’elle soit vraiment indépendante, la justice ? (David Pujadas seul) La justice indépendante, on est tous pour, mais comment faire pour qu’elle le soit vraiment ? C’est quoi la mesure, quoi ?

Ségolène Royal : on est tous pour. Mais, on réforme le Conseil supérieur de la magistrature, et on cesse de donner des instructions au parquet, on laisse la liberté aux investigations, et on cesse d’étouffer les affaires.

Fabien Namias : ça, ça veut dire qu’on doit vous croire sur parole, on va cesser de … on ne va  plus donner d’instruction, mais concrètement, quel serait le mécanisme qui empêcherait l’exécutif de le faire ?

Ségolène Royal : je viens de vous le dire. D’abord, c’est une volonté politique, et je crée dans ce Contrat pour la Nation, un Comité de Surveillance des Engagements, parce que c’est vrai, vous avez raison, les Français sont fatigués de l’écart entre les discours et les actes, et ce Comité de Surveillance des Engagements est constitué [à] 50% de la majorité, 50% de l’opposition, et je vais vous dire une chose : je serai la garante de l’ordre public moral, de la morale publique.

Fabien Namias : vous prenez à votre compte la proposition de Nicolas Sarkozy, puisqu’il a repris une des vôtres, celle de garantir une République irréprochable, quoi.

Ségolène Royal : eh bien écoutez, la République irréprochable qu’il avait promise en 2007, vous avez vu ce qu’elle est devenue ? Les Français sont très choqués de l’accumulation des affaires, nous sommes dans un régime à bout de souffle, un régime corrompu, et moi je serai la garante de la morale publique avec une réforme très simple et très claire : tout élu qui sera condamné pour des faits qui relèvent de sanctions privatives de liberté sera immédiatement inéligible à vie, et sera immédiatement déchu de son mandat. Voilà ce que je ferai.

David Pujadas : vous avez entendu la cloche, c’est terminé pour ces 10 minutes …

Ségolène Royal : merci.

David Pujadas : … euh, on vous laisse regagner votre loge, Ségolène Royal, et on vous retrouve, vous aussi, bien sûr, tout à l’heure, on va accueillir François Hollande.

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 23:03

pere-noel-dos-traineau[1] Lors du débat des Primaires sur France 2, jeudi soir, la candidate socialiste a voulu défendre à tout prix le projet qu’elle a fait adopter au Parti socialiste alors qu’elle était encore Première secrétaire du PS. Seulement, la crise financière fait rage, les déficits publics se sont lourdement creusés sous la présidence de Nicolas Sarkozy, se pose le problème du financement de ce projet.

 

Interrogée sur les promesses de son projet, Martine Aubry va accumuler les bourdes. Elle rate son grand oral.

 

1- Interrogée sur les réalisations de ces promesses alors que les déficits s‘accumulent, la candidate socialiste a tenté d’esquiver, mais elle a dû concéder : « Si nous ne faisons pas 2% de croissance mais seulement 1,5 %, il faudra par exemple étaler, je dirais par exemple les crèches que nous avons proposées ».

Wahouuuuu ! Là c’est fort … Mais c’était donc des crèches en règle d’or qu’il s’agissait de construire ! Si Martine Aubry pense pouvoir combler la perte de 0.5 % de croissance par la révision du programme de construction des crèches, moi je me demande si on n’est pas tout simplement en train de nous raconter un joli conte de fée pour Noël 2012 !

 

2- Pour le reste Martine Aubry promet de tout réaliser. Elle s‘était déjà prononcée pour la hausse du budget de la culture, pour l‘allocation des jeunes étudiants, le rétablissement de la police de proximité … et la création de 300000 emplois jeunes. Lors du débat, Martine Aubry a renouvelé son engagement. Un engagement toutefois un peu confus : « Je crée 300000 emplois jeunes tout de suite, 100000 la première année » déclare-t-elle. Là il faut comprendre le langage politicien. Cela demande une certaine formation. « Tout de suite » ce n’est donc pas la première année, c’est donc après la première année, mais cela devient tout de même « tout de suite ». C’est fort ça ! Vous n’avez pas tout compris, moi non plus je vous rassure !

 

3- Donc malgré le problème financier abyssal,  ce seront 100000 emplois jeunes créés la première année semble-t-il. On ne sait plus très bien d’ailleurs s’il s’agit d’emplois jeunes ou d’avenir, car au fil de son intervention Martine Aubry est de moins en moins capable de faire la différence entre les emplois jeunes du temps de Lionel Jospin et les emplois d’avenir qu’elle se propose de créer. Et l’avenir des jeunes Martine Aubry elle s’y connaît ! L’ancienne première secrétaire du PS propose en effet d’offrir un réel avenir aux jeunes … en créant des emplois d’avenir pour « faire le bilan énergétique thermique des logements et bâtiments en France ». Mais c’est génial ! C’est vrai ça, moi j’ai toujours rêvé de faire le bilan énergétique ! Pauvre papa Delors, s’il avait su … il l’aurait proposé cet emploi d’avenir à Martine et elle serait heureuse aujourd’hui !

 

4- Martine Aubry veut aussi un réel programme pour l’éducation. Pauvre François Hollande, qui a joué toute la soirée l’homme sérieux avec son air pincé, Martine Aubry elle s‘en moque de ses 60000 emplois créés dans l‘éducation car elle a beaucoup mieux. S‘il faut plus de profs, Martine Aubry propose : " il faudra leur demander du temps supplémentaire … il faudra les rémunérer pour cela". Martine Aubry sort le remake du « travailler plus pour gagner plus ». Seulement quand on connaît l’état des finances publiques, on se dit que ce sont au final les profs qui vont se faire plumer car si le travailler plus s’applique bien, le gagner plus c’est toujours pour après dans le style « tout de suite » des 300000 emplois jeunes … « tout de suite » mais en fait bien après, un jour prochain …

 

Je lisais un commentaire dans la presse déclarant que l’intervention de la candidate  Ségolène Royal, avait été plus sobre dans ce débat. Face au festival des propositions de Martine Aubry, il est sûr qu’il était difficile de rivaliser. Même les 60000 emplois proposés par François Hollande dans l’éducation  font pâle figure. Sobriété donc, mais peut être avant tout sens des responsabilités car qui peut croire aujourd’hui les promesses tenues dans une campagne ? On n’en peut plus de ces promesses lancées le temps d’une élection.

Dans son intervention Ségolène Royal a surtout insisté sur les réformes de structure qu’elle entend mener, avec les réformes bancaire et fiscale pour créer les conditions de la relance, sans faire croire aux Françaises et aux Français qu’au printemps 2012 il y aura Mère Noël à l’Elysée. Il est en effet inutile de donner des armes à la droite pour se faire battre. Ce sens des responsabilités, ce sens de l’Etat, cette façon « adulte » de faire de la politique en ne prenant pas les Françaises et les Français pour des enfants qui croient au Père Noël, c’est sans nul doute ce qu’on attend d’une femme d’Etat. Ségolène Royal a gagné des points.

Philippe Allard

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 08:22

 

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TEXTE/PHOTOS– Hier soir avait lieu sur France 2 le premier débat des primaires citoyennes organisées par le Parti socialiste, animé par David Pujadas, sur le plateau de l’émission Des paroles et des actes. Au cours de la première partie, les 6 candidats ont disposé d’une minute pour donner le sens de leur candidature.

En pleine forme, l’air grave, Ségolène Royal a choisi d’apporter l’espoir aux Français, constatant que « l’escalier social » qui lui avait permis d’arriver aux fonctions et aux responsabilités qu’elle occupe n’existait plus aujourd’hui, et proposant de le « reconstruire » :

« Eh bien je trouve inadmissible que cela ne soit plus possible. C’est pourquoi je veux reconstruire l’escalier social pour tous ceux qui font des efforts. »

Ségolène Royal a parlé lentement, avec solennité, et également pour être sûre de bien faire passer ce message important qui constitue le sens d'une candidature à tous les Français.

Et Ségolène Royal de conclure, donc, sur une note d’espérance pour les résignés et les indignés qui veulent des solutions, « les Français qui font des efforts » :

« C’est cela l’élection présidentielle de 2012 : que les Français gagnent le droit à l’espérance d’une vie meilleure. »

Frédérick Moulin

 

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Ségolène Royal arrive sur le plateau de l'émission (@Francetv2012)

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Vous qui êtes inquiets, pour vous, ou pour vos enfants, vous qui avez perdu et qui avez peur de perdre encore, vous pensez qu’on ne peut plus s’imaginer un avenir meilleur même quand on travaille dur. Vous avez raison. Je pense comme vous.

En effet, les inégalités se sont tellement creusées que je ne pourrais plus réaliser le parcours que m’a permis l’école, avec les encouragements de mes professeurs. Quatrième enfant d’une famille nombreuse de la classe moyenne, vivant dans un village des Vosges, boursière, travaillant pour payer mes études, j’ai pu franchir les obstacles, sans relations et sans piston.

 

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Eh bien je trouve inadmissible que cela ne soit plus possible. C’est pourquoi je veux reconstruire l’escalier social pour tous ceux qui font des efforts. Voilà le sens de mon engagement, car la République française, c’est l’égalité des possibles. Chacun doit pouvoir en travaillant réussir sa vie avec liberté de choix et honnêteté dans la France qu’on aime.

C’est cela l’élection présidentielle de 2012 : que les Français gagnent le droit à l’espérance d’une vie meilleure.

 

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 09:51

 

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Delphine Batho (@afp)

Nouveau rebondissement du côté de la Haute Autorité des Primaires citoyennes ! Delphine Batho, mandataire de Ségolène Royal auprès de l’instance, a rencontré hier la Haute Autorité des Primaires citoyennes pour faire part de ses remarques sur la Recommandation n°10 sur l’éthique de la campagne des primaires, publiée par la Haute Autorité suite à l’article du Figaro qui avait monté en épingle des propos de Ségolène Royal, sortis de leur contexte, sélectionnés pour le constat sévère qu’ils faisaient sur Martine Aubry et François Hollande, et sans reprendre les aspects positifs qu’avait également souligné la candidate, le tout alors que Ségolène Royal n’avait accordé aucune interview au quotidien (pour plus de détails, voir article précédent ici).

Delphine Batho a remarqué qu’aucun contact n’avait été pris avec Ségolène Royal avant la publication de la Recommandation, et a fait valoir que « plusieurs manquements avaient déjà été relevés dans les propos tenus par les candidat(e)s entre eux sans que la Haute Autorité des Primaires citoyennes n’ait jusqu’à ce jour pris de recommandation ».

On pense, par exemple, aux critiques de Martine Aubry, qui a pris soin de ne jamais nommer François Hollande, mais que la presse a tout de suite traduites. Extrait du Nouvel Observateur avec l’AFP le 26 août dernier (article ici) :

« Martine Aubry, candidate à la primaire du PS, a déclaré vendredi 26 août sur France Inter qu'elle avait, en succédant en 2008 à François Hollande rue de Solferino, transformé un PS qui "faisait pitié" en parti"prêt à gouverner". […]

Interrogée sur les critiques qu'elle a émises sur la gestion de son prédécesseur à la tête du PS, François Hollande, lui aussi en lice pour la primaire, elle a réaffirmé: "quand j'ai pris le Parti socialiste, nous faisions pitié. Après Reims, rappelez-vous dans quel état nous étions". »

 Ou encore de la petite phrase assassine de celui dont on murmure qu'il pourrait être le Premier ministre de Martine Aubry présidente - apparemment, la répartition des postes a déjà commencé avant même la primaire - le jeudi 14 avril, rapportée par Sud Ouest (ici) : "Franchement, vous imaginez Hollande président de la République ? On rêve !"


haute-autorite-des-primaires-communique-du-30-juin-2011-107

La Haute Autorité a rappelé la « vocation générale » de la Recommandation n°10, qui « s’adresse à tous les candidats ».

Elle a constaté qu’elle n’avait pas les moyens techniques de détecter les cas similaires, et a donc demandé au CNOP (Comité National d’Organisation des Primaires) « de lui fournir un service de presse adéquat » et elle a donné « volontiers acte à Madame Delphine Batho qu’un certain nombre de manquements passés auraient pu donner lieu à une recommandation ».

Elle a également donné acte à Delphine Batho qu’une prise de contact avec le candidat ou la candidate était nécessaire préalablement à la publication d’une recommandation.

Surtout et enfin, la Haute Autorité a rappelé que « la recommandation ne figure pas dans la liste des sanctions qu’est susceptible de prendre la Haute Autorité des Primaires citoyennes et qu’elle ne peut être interprétée comme telle ».

Que retenir de cette rencontre entre Delphine Batho, mandataire de Ségolène Royal, et la Haute Autorité des Primaires citoyennes ?

C’est très simple : en moins d’une semaine, l’équipe de Ségolène Royal a permis, avec cette rencontre et la Recommandation n°9, émise suite à une lettre de Delphine Batho à la Haute Autorité, encadrant et installant une surveillance les sondages, une modernisation, une mise à jour des règles, et une plus grande justice, une plus grande transparence des primaires citoyennes. Ségolène Royal a réussi à introduire un peu d’ordre juste au cœur des primaires, sur des questions cruciales, là où aucun autre candidat n’a jugé bon d’intervenir.

 

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"L'ordre (social) juste" au meeting de Montreuil le 10 septembre 2011, on aperçoit Delphine Batho (@Frédérick Moulin)

Ségolène Royal a des valeurs, des positions solides sur les principes, et ne change pas d’avis chaque matin, au moment où l’affaire Guérini et le retour de DSK s’étalent dans la presse …. suivez mon regard.

Frédérick Moulin

Lien vers le pdf de la lettre de la Haute Autorité du 14 septembre ici et à lire aussi ci-dessous.

 

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 15:37

jeu-bourse-gagner-1-.jpg1,2,3 ce sera toi, 4,5,6 qui paye les risques, 7,8,9 est-ce que les banques nous bluffent ? 10,11,12, l'Europe a le blues.

Est-ce la faute des banques, est-ce la faute des Grecs ? Est-ce vraiment la peine de chercher à qui la faute ? Faut-il ressortir aujourd'hui la rengaine du financement occulte et dans la même phrase taxer de populisme et frapper l'inconstance des peuples ? Ou bien faut-il, comme Ségolène Royal, se relever de la torpeur ambiante et proposer des solutions ?

Nous assistons ces dernières semaines à une fantastique partie de ping-pong où les financiers sont au service, où les politiques soignent leur revers. Nos intérêts sont dans la balle et encaissent les coups. Ce que nous ne voyons pas - et pour cause, le champ de vision d'une balle de ping-pong est assez restreint - c'est que ces histoires de remboursement, de notations qui grincent et de banques qui boudent sont entièrement financées par les intérêts de l'argent qui est le nôtre, celui que nous créons par la force de notre travail. Il est notre pouvoir d'achat, notre pain quotidien, l'avenir de nos
enfants, la retraite de nos parents, la récompense du labeur que le système financier se plaît à planter dans le filet. Traitez-moi de gauchiste inconsistant, mais il me semble que ce ne sont pas les financiers qui sont les premières victimes de leur appétit.


Hier, des spécialistes de la finance dont les noms restent inconnus, ont cru intéressant de spéculer sur la dette des Etats. Cette dette, c'est le financement des dépenses courantes, ce sont les investissements qui créent la sainte et nécessaire croissance.

Spéculer, que l'on soit bien d'accord, ne veut rien dire d'autre que boursicoter, créer de l'argent imaginaire sur de l'argent réel, faire gonfler un rêve, une bulle, comme un enfant qui souffle dans du savon.
Et puis la bulle éclate, l'enfant s'en prend dans les yeux, il grimace, il se frotte avec le revers de sa main. Et puis il
recommence. Sans même s'excuser. Après tout c'est un enfant. Et la dette n'est plus remboursable, et les pays ne peuvent plus investir ou subvenir à leurs besoins. Et les gens ont faim. On ne se nourrit pas d'une bulle.

Aujourd'hui, les gouvernements fatigués cherchent chacun de leur côté des solutions : il faut surveiller nos dettes et cependant aider les Etats en banqueroute. Le grand écart digne d'une gymnaste sur entraînée.


Avec quel argent ?


Celui des banques - le nôtre donc -  car il n'y a que celui-là. 1, 2, 3 ce sera toi.


Et elles rechignent, elles menacent, elles demandent des contreparties. 4, 5, 6 qui payent les risques.


Sans rougir. 7, 8, 9 est-ce que les banques nous bluffent ?


On croit rêver. 10, 11, 12, l'Europe a le blues.


Exposées comme elles le sont à la dette des Etats européens, les banques trépignent, avancent, reculent, poussent des petits cris comme des ados devant un film d'horreur. Tout ça leur paraît peut-être irréel... Cela ne l'est que plus.

Tout va trop vite, à dix heures, on sourit, à dix heures dix, on pleure. La Chine pourrait aider l'Italie, youpi, et puis finalement pas, youpla... Les gouvernements n'ont même pas le temps, tous les quarts d'heure, tout change. Comment en sommes-nous arrivés là ?


Je ne sais pas et il faudrait une armée d'historiens, d'économistes, de politologues pour nous répondre. Il me semble cependant que des erreurs se répètent souvent, celle de ne pas assez regarder sur le long terme, à l'échelle mondiale, celle de croire que la main invisible va venir faire tourner la machine sans abîmer personne, celle de faire confiance à ceux qui connaissent les chiffres, le dos collé au mur de l'argent. Celle de prétendre ne pas voir le gouffre qui se creuse.

Le monde de la finance s'est laissé prendre à son propre jeu. Et face à lui, la sphère politique se sent impuissante. Ce manque de confiance en la capacité du politique à défendre le peuple fait peur. Ces conflits financiers sont notre nouvelle guerre et nos généraux tremblent.


Ecoutez, écoutez bien Ségolène Royal. Elle demande de la transparence sur un système opaque à bout de souffle. Une banque qui se sait regardée réfléchit avant d'agir. Elle demande de l'unité quand les Etats se divisent : il faut se réunir, vite. Elle demande des contreparties quand on touche à l'argent des peuples : le maniement de l'argent public doit rapporter au public, c'est une telle évidence qu'ils ne comprennent pas. Elle insiste pour engager la réforme des
banques et séparer les activités spéculatives des activités de prêts. Purifier les finances pour commencer le ménage. Barack Obama lui-même a le courage de demander cette distinction, nous serions stupides de ne pas faire de même. Elle se place du côté des indignés, ceux qui comme moi ne comprennent pas comment nous avons laissé des enfants s'amuser avec nos richesses. L'encadrement politique, soucieux et altruiste, des enfants boursicoteurs qui grattent des allumettes au-dessus de jerricanes d'essence : c'est ça, l'ordre mondial juste.


Les indignés et les résignés sont dans tous les pays. Plus que jamais, ils ont besoin d'une aide politique efficace. Jamais, ô grand jamais, il serait raisonnable d'imaginer qu'en laissant sombrer les Grecs, nous nous en sortirons mieux qu'eux. Toujours, je dis bien toujours, la solidarité inter-étatique prévaut sur la préférence nationale. Ne détruisons pas l'Euro, ne détruisons pas l'Europe, c'est ce que nous avons de plus beau.


Comme Ségolène Royal et comme des responsables raisonnables de chaque pays européen, nous devons appeler à la gouvernance économique d'urgence des Etats-Unis d'Europe. Le délitement progressif de notre zone monétaire nous ferait sombrer un par un. Sauvons l'Europe, sauvons les peuples, diffusons l'ordre juste en portant au pouvoir ceux qui ont la force et la volonté d'agir. Dans ce concert d'angoisse et d'égoïsme, puisse la fraternité faire entendre sa voix.

Judith Pargiter

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 10:14

309749_2365545945894_1467755058_32629098_1974381379_n-1-.jpgOn nous dit parfois que les petites phrases des uns à l’égard des autres sont dangereuses car elles nuisent au rassemblement final pour battre Nicolas Sarkozy en 2012, notre échéance principale naturellement.

 

Il est évident qu’une règle éthique doit guider les candidats pour savoir garder la mesure.
Mais, à mon sens, cet argument ou plutôt cet alibi, cherche à évacuer le débat, à éviter les confrontations, à gommer les personnalités.

 

On est alors dans un déni de démocratie.

 

Peut-être les trois prochains débats télévisés vont-ils donner un peu plus de tonus à cette campagne mais je crois qu’il serait extrêmement négatif et malsain de rester dans cette campagne aseptisée. Hormis Ségolène Royal,  aucun candidat n’a proposé d’idée neuve qui sorte un peu des sentiers battus et qui essaie de porter un autre regard, de suivre une autre voie, d’appliquer d’autres règles. On est « vaguement » dans un socialisme de gestion.

 

Cette campagne molle est scotchée par un candidat de l’inaction qui, sondages parait-il aidant, bouge encore moins qu’avant, c’est dire….. et une autre candidate qui ne présente qu’une pâle copie de quelques mesures Royales.

 

Il faut bouger les lignes et faire sortir ces messieurs-dames de leur ermitage.

 

Le débat politique, ce n’est pas cela !

C’est la confrontation d’idées, de propositions, de visions pour le pays et de caractères personnels  distincts qui se doivent d’être solides et combatifs.

Nous avons plus de trois semaines pour faire vivre le débat, ne perdons pas un jour et comme le dit Ségolène Royal, il faut « passer à l’attaque pour défendre les français » !

 

Et puis, n’oublions pas une chose.

 

Au-delà de ses qualités et de sa créativité, notre candidate est une femme libre.

Ségolène Royal s’est construite seule.

 

Elle n’est pas engoncée dans une posture encerclée d’un cheptel de grands élus.

 

Cet isolement est probablement dur parfois mais c’est un atout considérable.

Ne dit-on pas que la liberté n’a pas de prix.

Et cette évidence apparaitra clairement au cours des prochains débats télévisés.

 

Le vide n’est pas un programme, l’immobilité n’est pas « normale ».

 

Il faut de la consistance, du contenu et du tempérament pour conduire un pays.

Que cela se sache !

Encore 27 jours pour consolider cette vérité.

On va gagner !

 

Patrick Ardoin

 

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 22:37

 

S9 Et kje me bats pour cela

"Et je me bats pour cela"

Ségolène Royal était l’invitée d’Europe 1 Matin ce matin dans L’interview de Bruce Toussaint, animée par le journaliste éponyme. Elle est revenue sur l’affaire Bourgi, ces « règlements  de comptes nauséabonds », comme venait de le dire Arlette Chabot, et a rapidement conclu : « il est temps et de changer, et de président de la République, et de gouvernement, […] de remettre ce que j'appelle de l'ordre moral juste ».

« À ce stade d'accumulation d'affaires et d'atteintes graves portées à la morale publique, vraiment, je pense que la seule solution, c'est un bon coup de balai à ceux qui aujourd'hui dirigent si mal le pays, font honte à la France », a ajouté la candidate.

Naturellement, elle en est venue à parler du Contrat avec la Nation qu’elle a présenté aux 2000 participants du meeting de Montreuil : « Ma volonté c'est de réaliser la République du Respect, de construire avec les Français cette République du Respect. ».

Puis Ségolène Royal a abordé le thème des primaires, des débats« c'est le cœur de la démocratie » - du travail intense qu’elle a effectué depuis 2007, condensé dans son dernier livre, son livre-projet pour la France, « que j'ai pris la peine d'écrire », glisse-t-elle au passage, soulignant sa différence, du « poison » des sondages, pour conclure, souriante et confiante, devant un Bruce Toussaint éberlué :

« Vous pensez que vous êtes mieux armée pour être candidate ? » / « Beaucoup mieux » / « Qu'en 2007, et donc pour gagner ? » / « Beaucoup mieux » / « Si vous n'êtes pas qualifiée pour le second tour des primaires, vous faites quoi, Ségolène Royal ? » / « Je le serai. » / « Vous y avez forcément pensé à l'éventualité de ne pas être qualifiée ? » / « Non, j'ai pensé uniquement à l'hypothèse d'être qualifiée, figurez-vous. (Silence) Et je me bats pour cela. »

Frédérick Moulin

 

Affaire Bourgi : "un spectacle affligeant" par Europe1fr

 


Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

et Ségolène Royal Vidéos (Omar) sur FB

Bruce Toussaint : bonjour Ségolène Royal.

Ségolène Royal : bonjour.

Bruce Toussaint : vous êtes candidate à la primaire socialiste, on en parlait à l'instant avec Arlette Chabot. Croyez-vous aux accusations de Robert Bourgi, l'ancien conseiller de Dominique de Villepin et Jacques Chirac ?

Ségolène Royal : écoutez, ce que je vois surtout, ce sont des règlements  de comptes nauséabonds, comme vient de le dire Arlette Chabot. Je crois que les Français sont fatigués de toutes ces histoires, et à un moment où ils souffrent à la fois du chômage et de la vie chère, au moment où la France est dans une situation économique très difficile, ce spectacle est affligeant, et je crois qu'il est temps et de changer, et de président de la République, et de gouvernement, et de se mobiliser vraiment pour la prochaine élection présidentielle, afin de remettre ce que j'appelle de l'ordre moral juste.

Bruce Toussaint : mais est-ce que c'est un secret de Polichinelle, comme le disait d'ailleurs tout à l'heure maitre William Bourdon sur notre antenne ?

Ségolène Royal : je l'ignore. Je pense que la justice ...

Bruce Toussaint, lui coupant la parole : vous n'étiez pas au courant de ce genre de pratique ?

Ségolène Royal : non. Vous savez, je ne m'occupe pas de ce genre de pratique, voilà. Moi je m'occupe des Français, je leur ai présenté il y a deux jours le Contrat avec la Nation ; j'ai distribué aux 2000 personnes qui était là à Montreuil, ce Contrat avec la Nation. Ma volonté c'est de réaliser la République du Respect, de construire avec les Français cette République du Respect, avec ...

Bruce Toussaint, lui coupant la parole : ce n'est pas un sujet donc cette affaire africaine, françafricaine, ce n'est pas un sujet pour vous ?

Ségolène Royal : c'est une grave affaire, je l'ai dit bien sûr. C'est une très grave affaire qui révèle des mœurs politiques totalement dégradées, des règlements de comptes ...

Bruce Toussaint, lui coupant la parole : vous souhaitez l’ouverture d’une enquête par exemple ?

Ségolène Royal : oui je l'ai déjà dit, bien sûr. Vous savez à ce stade d'accumulation d'affaires et d'atteintes graves portées à la morale publique, vraiment, je pense que la seule solution, c'est un bon coup de balai à ceux qui aujourd'hui dirigent si mal le pays, font honte à la France.

Et je pense que les Français vont vraiment changer de système, changer de régime. Et je souhaite que la France retrouve ses bases, renoue avec son histoire, noble et rayonnante, et que je puisse construire avec l'ordre social juste, et la participation active des citoyens, cette République du Respect qui remettra les fondamentaux de notre République dans le bon ordre.

Bruce Toussaint : cette semaine sera marqué par le premier débat entre les candidats à la primaire socialiste. Vous êtes aujourd'hui challenger dans les sondages, toujours donnée en troisième position, ça veut dire que vous allez passer à l'attaque jeudi soir sur France 2 ?

Ségolène Royal : passer à l'attaque, je ne sais pas. En tous cas passer à l'attaque pour défendre les Français, oui, pour faire connaitre le projet qui est le mien, d'ailleurs, que j'ai pris la peine d'écrire. Donc tous les Français, tous les électeurs potentiels aux primaires ...

Bruce Toussaint, lui coupant à nouveau la parole : Lettre aux résignés et aux indignés ...


S2 importany de se présenter

"Je crois que c'est un important de se présenter devant les Français en ayant des idées claires, une vision cohérente de la France et des engagements précis, ce que justement j'ai mise en application, ces 10 engagements dans le Contrat pour la Nation"

Ségolène Royal : ... qui veulent des solutions efficaces et justes. Je crois que c'est un important de se présenter devant les Français en ayant des idées claires, une vision cohérente de la France et des engagements précis, ce que justement j'ai mise en application, ces 10 engagements dans le Contrat pour la Nation.

Bruce Toussaint : dans quel état d'esprit abordez-vous ce premier débat ? Au fond, est-ce que c'est une bonne idée, ces débats ?


S3 c'est le coeur de la démocr

"C'est indispensable de débattre, c'est le cœur de la démocratie"

Ségolène Royal : c'est indispensable de débattre, c'est le cœur de la démocratie, que les citoyens ...

Bruce Toussaint, lui coupant la parole : vous gardez un bon souvenir des débats de 2006, avec Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius ?

Ségolène Royal : je pense que nous ne sommes plus dans la même époque, en plus j'ai beaucoup changé depuis cette époque …

Bruce Toussaint, l’interrompant : vous avez changé ?


S4 beacoup oui 1

"Vous avez changé ?" "Beaucoup oui, j'aborde ces débats différemment, bien sûr"

Ségolène Royal : beaucoup oui, j'aborde ces débats différemment, bien sûr, avec ...

Bruce Toussaint, l’interrompant encore : en quoi avez-vous changé ?

Ségolène Royal : ah, j'ai changé en maturité, en profondeur, j'ai travaillé très dur pour être là, devant vous, et tout à l’heure devant les débats, et bientôt devant les Français. J'ai analysé les forces et les faiblesses qui sont les miennes. J'ai approfondi quelle était la situation de la France aujourd'hui, ce qu'attendaient les Français. Je me suis beaucoup déplacé sur la scène internationale. J'ai travaillé dans les universités populaires, et j'ai fais de ma Région un laboratoire qui me donne aujourd'hui la force de prouver aux Français que je traduirai mes discours par des actes.

Bruce Toussaint : vous pensez que vous êtes mieux armée pour être candidate ?

Ségolène Royal : beaucoup mieux

Bruce Toussaint : qu'en 2007, et donc pour gagner ?

Ségolène Royal : beaucoup mieux

Bruce Toussaint : et pourquoi êtes-vous distancée dans les sondages, alors ?

Ségolène Royal : ha, ha, justement. (Rire) Mais vous savez, Monsieur Balladur aussi devait être élu dans les sondages Oui, vous savez ...

Bruce Toussaint : oui ohhh, ça vous le dites souvent, c'est ...

Ségolène Royal : c'était la vérité, non ? (Rires)

Bruce Toussaint : c'est pas le meilleur argument ! (Rire) 

Ségolène Royal : ah bon, vous trouvez ?

Bruce Toussaint : non !

 

S5 c'est une fome de poison

"Actuellement, on ne sait pas qui sont les Français qui vont venir voter, donc les sondages ne savent rien, c'est un matraquage permanent, c'est une forme de poison. Mais vous voyez je suis très solide"

Ségolène Royal : bien écoutez, chaque fois que les sondages se sont trompés … Vous savez les Français sont libres, les Français regardent, les Français vont choisir. Et actuellement, on ne sait pas qui sont les Français qui vont venir voter, donc les sondages ne savent rien, c'est un matraquage permanent, c'est une forme de poison. Mais vous voyez je suis très solide …

Bruce Toussaint : les sondages, c'est un poison ?

Ségolène Royal : c'est un poison, oui.

Bruce Toussaint : enfin, en 2006, c'était pas un poison pour vous, puisqu'ils vous mettaient largement en tête ...

 

S6 on va pas revenir sur etéernelles

"On ne va pas revenir sur ces éternelles questions ..."

Ségolène Royal : on ne va pas revenir sur ces éternelles questions ...

Bruce Toussaint : ah, ça marchait avec Balladur, mais ça ne marchait pas en 2006, d'accord !

Ségolène Royal : pas du tout ...

Bruce Toussaint, sans s’arrêter : ... euh, vous avez présenté un Contrat à la Nation ...

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … pas du tout, non mais attendez … Non mais attendez, je veux bien répondre (Rire) je ne veux pas qu’on dise ensuite que je fuis les questions.

Mais en 2006 d'abord les débats avaient commencé, et ensuite le socle électoral était beaucoup plus restreint, puisqu'il fallait être adhérent du Parti socialiste. Aujourd'hui je rappelle, à votre antenne, que tous les Français qui sont inscrits sur les listes électorales peuvent venir voter, j'espère qu'ils seront très nombreux.

Bruce Toussaint : si vous n'êtes pas qualifiée pour le second tour des primaires, vous faites quoi, Ségolène Royal ?

 

S7 je le serai

"Si vous n'êtes pas qualifiée pour le second tour des primaires, vous faites quoi, Ségolène Royal ?" "Je le serai"

Ségolène Royal : je le serai.

Bruce Toussaint : vous y avez forcément pensé à l'éventualité de ne pas être qualifiée ?

 

S8 figurez vous

"Non, j'ai pensé uniquement à l'hypothèse d'être qualifiée, figurez-vous. (Silence)"

Ségolène Royal : non, j'ai pensé uniquement à l'hypothèse d'être qualifiée, figurez-vous. (Silence) Et je me bats pour cela.


S9 Et kje me bats pour cela

"Et je me bats pour cela"

Bruce Toussaint : la détermination de Ségolène Royal et de ce Contrat à la Nation, que vous avez présenté ce week-end à Montreuil. Merci beaucoup Ségolène Royal.

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 21:33

315519_2365351701038_1467755058_32628840_1667886989_n-1-.jpgLes analystes politiques la donnaient enterrée il y a encore quelques mois, qui s’y risquerait aujourd’hui ? On parle plutôt de « surprise », on met en avant ses capacités, sa détermination, son sens politique. Ségolène Royal est en train de prendre la tête de la bataille de 2012.

 

Il faut dire que ses deux principaux concurrents ont du plomb dans l’aile …

 

Martine Aubry est empêtrée dans les affaires. Ses soutiens d’abord à DSK dans le cadre du pacte de Marrakech, puis à Jean-Noël Guérini pour gagner le congrès, pèsent sur sa campagne. Pas une interview sans qu’elle soit interrogée sur ces affaires. Le retour de DSK d‘abord, l‘oblige à prendre position tantôt pour soutenir, tantôt pour prendre ses réserves. L’affaire Guérini ensuite, le boulet depuis qu’elle n’a pas tenu compte du rapport Montebourg qui lui demandait d‘agir. Ses affaires l’agacent et lui font perdre pied. Perdant son sang-froid chez Ruquier, son langage grivois surprend. Perdant son calme sur BFM-TV, elle quitte le plateau en pleine interview, à la surprise d’Olivier Mazerolle.

Autant dire que l’étoile Aubry s’est éteinte. Elle a montré qu’elle ne tiendrait pas sur la durée une campagne présidentielle, éliminée. 

 

François Hollande peine à s‘adresser au peuple. On le dit bon tribun, mais à vouloir trop abuser des anecdotes humoristiques, la représentation prend le pas sur le contenu de ses propositions. On vient le voir en espérant qu’il fera une nouvelle blague, on vient pour rire et la farce réduit son propre discours. Le tribun virevolte, après la farce, le voilà enfilant le costume de l’homme sérieux, du bon gestionnaire. Il ne fait plus rire. Ce gentilhomme oublie le changement espéré et ne laisse seulement entrevoir qu’ajustements à la marge. Compte tenu de la crise actuelle, cette politique « des bouts de chandelles » n’est pas à la hauteur des enjeux.

Autant dire que l’étoile Hollande est une étoile filante. On rit de la farce mais le sérieux ennuie. Les couches populaires ne sont pas conviées à la représentation, rideau. 

 

Au final, il n’en restera qu’une …

 

Ségolène Royal a, au contraire, fait jusqu’ici une campagne sans faute, profitant de son expérience de 2007. Elle déplace les foules dans ses déplacements, comme l‘a montré encore samedi dernier le meeting de Montreuil. On la disait isolée des vieux cadres du Parti, mais elle a beaucoup mieux : la reconnaissance du peuple. C’est son principal atout pour la campagne mais aussi pour l’après-campagne car cela la laisse indépendante des clientélismes. Elle devra sa victoire à la dynamique qu’elle a su créer. 

Face à ses concurrents, parce qu’elle s’y est davantage préparée, elle impose ses thèmes de campagne, répond à la crise mondiale et développe une ligne politique claire. Ses propositions dominent les débats parce qu’elle porte un souffle, le besoin de changement, l’envie d’un air nouveau pour la France. Elle fera de la France un pays d’entrepreneurs et le pays de l’excellence environnementale.  Elle ne se perdra pas dans les mots, les slogans, les beaux discours des salons dorés, mais elle agira.  Elle remettra sur pied l’école républicaine, elle s’investira totalement pour donner à chaque jeune la volonté d’avancer, elle assurera la sécurité pour tous. Dans cette mondialisation féroce, elle ne baisse pas les bras, elle ne se résigne pas, elle n‘abandonne pas, mais prend la tête du combat pour imposer des règles, pour un ordre juste. Elle a cette détermination, cette force, elle prend la tête de la bataille de 2012.

 

Forte de la dynamique qu’elle sait insuffler, claire dans ses engagements pour expliquer et défendre ses propositions, l’étoile Royal illumine cette campagne des Primaires et ouvre sur 2012. Cernant parfaitement ce qu’est une campagne présidentielle, Ségolène Royal s’adresse maintenant directement au peuple, elle s’engage et signe un contrat avec la Nation.

 

Philippe Allard

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 11:06

 

SP1080877

(@Frédérick Moulin)

TEXTE/VIDEO/PHOTOS - Au meeting de Montreuil, en première partie, samedi, il y avait aussi Farid Djitili, un « p’tit LU », l’ex-délégué syndical CGT. Vous vous souvenez sûrement de lui, cet hiver, quand Ségolène Royal s’était rendue sur la friche industrielle où se trouvait l’usine LU du groupe Danone au début du millénaire – Danone avait poussé le vice jusqu’à raser l’usine pour, espérait la multinationale, effacer la mémoire ouvrière de l’endroit – c’était l’ex-délégué syndical jovial, casquette sur la tête, qui avait raconté à Ségolène Royal les conséquences inattendues de la délocalisation de cette usine qui produisait des Pépitos : produit sous d’autres climats, le célèbre biscuit nappé de chocolat avait perdu sa saveur caractéristique …

 

Sego-LU-MEAGSR-FM-Pepito

Farid Djitiki raconte l'anecdote des Pépitos à Ségolène Royal lors de son déplacement cet hiver sur la friche industrielle qui a remplacé l'usine LU-Danone (@Frédérick Moulin)

De façon moins anecdotique, la rencontre de Farid Djitili avec Ségolène Royal avait effacé la rencontre, désastreuse pour la gauche à l’époque car symbole de son ‘impuissance’, du syndicaliste avec Lionel Jospin le 13 mars 2002, un mois avant l’élection présidentielle. En effet, là où Lionel Jospin avait constaté son impuissance, Ségolène Royal a fait une de ses premières nouvelles propositions en tant que candidate : interdire les licenciements boursiers par le vote d’une loi basée sur la jurisprudence LU-Danone.

C'est-à-dire interdire les licenciements ‘économiques’ qui n’en sont pas, quand l’entreprise est durablement bénéficiaire, qu’elle n’est pas menacée et que les licenciements ont pour seul but d’augmenter son résultat net, donc son cours de bourse et les dividendes de ses actionnaires, principalement des banques, des compagnies d’assurance, des hedge funds et autres fonds.

Cette mesure, maintenant intégrée dans son projet pour la France, est possible puisqu’elle s’appuie maintenant sur une jurisprudence judiciaire, et a redonné espoir au monde ouvrier, en tout cas aux « pt’its LU ».

Farid Djitili conclut logiquement :

« C’est pourquoi, avec mes camarades de l’association de défense de l’emploi chez LU, nous avons décidé de soutenir Ségolène et nous souhaitons qu’elle mette dans la loi cette interdiction des licenciements boursiers. Voilà. Merci Ségolène, et à 2012 ! »

 Frédérick Moulin

   

Farid Dgitli : "Ségolène Royal s'engage à... par segolene-royal

 

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Najat Vallaud-Belkacem : je vais appeler quelqu’un que vous commencez peut-être à connaître aussi, Farid Djitli, ex délégué [syndical CGT, NdlR] du groupe Danone, vous vous souvenez, c’est lui qui avait mené la bataille qui avait permis de faire reconnaître un licenciement abusif des salariés dans cette entreprise. (Applaudissements) Merci Farid pour votre témoignage. (Applaudissements, acclamations)

Farid Djitli : merci Najat. Donc je suis un ancien salarié de chez LU-Danone. J’ai mené la bataille contre l’entreprise, bien sûr, qui nous a licenciés en 2001, donc je suis de Ris-Orangis. Cette entreprise avait 500 personnes ; en 2001, le groupe Danone a décidé, pour augmenter ses profits, de fermer ses usines en France, enfin certaines, dont celle de Ris-Orangis. (Huées)

  

SP1080871

(@Frédérick Moulin)

Bien sûr c’est scandaleux, parce que le groupe Danone est un groupe qui est toujours coté au CAC 40 et qui fait d’énormes bénéfices. Alors dès 2001, je me suis mobilisé avec d’autres camarades, notamment le maire de Ris-Orangis, qui a été à l’origine de la création d’une association qui perdure et qui existe encore, et qui nous a permis pendant 9 ans de se battre contre ce plan, contre Danone, et la fin, l’aboutissement en fait de notre bataille a été le 23 décembre 2010 où la Cour d’appel de Paris a reconnu nos licenciements abusifs et sans cause réelle et sérieuse. (Acclamations et applaudissements)

Pour nous, ça a été une énorme victoire, et au mois de janvier, Ségolène, qui a entendu, qui a eu connaissance de notre victoire est venue nous rencontrer sur la friche industrielle de Ris-Orangis. Nous avons échangé avec elle et elle s’est engagée, si elle est présidente, ce que je souhaite, bien sûr, à interdire ce type de licenciement, c’est-à-dire les licenciements boursiers.(Applaudissements, acclamations redoublés)

Ce n’est que justice, et c’est vrai que les licenciements boursiers doivent être interdits. Les caisses de solidarité de l’Etat doivent servir, effectivement, pour les licenciements réels pour les entreprises qui ont des difficultés, mais pas pour engraisser les actionnaires, fussent-ils les fonds de pension de l’autre bout du monde. (Applaudissements, acclamations)

 

SP1080878

(@Frédérick Moulin)

Donc, c’est pourquoi, avec mes camarades de l’association de défense de l’emploi chez LU, nous avons décidé de soutenir Ségolène et nous souhaitons qu’elle mette dans la loi cette interdiction des licenciements boursiers. Voilà. Merci Ségolène, et à 2012 ! (Applaudissements et acclamations soutenus puis scandés)

Najat Vallaud-Belkacem : merci. Merci beaucoup Farid

 

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