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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 11:01

montebourg1-1-.jpgLe premier débat des Primaires a été largement suivi par les Françaises et les Français, mais il n’y avait pas eu de réelles confrontations.

Ce fut un peu différent lors du deuxième débat, organisé mercredi soir. Les candidats se sont affrontés sur plusieurs points. Résultats ?

 

François Hollande, le candidat des sondages, est resté sur la touche. On n’a pas toujours bien compris tout ce qu’il proposait. Les formules sont restées vagues. Il voudrait échanger un sénior contre un jeune, les autres considèrent que ça ne marche pas. Pour le reste, on n’a pas avancé. Son rêve, ce serait de créer un espoir, mais on sent bien qu’il ne sait pas comment faire. On ne peut pas trop l’aider. Il se propose alors de revenir sur son idée de départ : jouer le candidat « normal ». Dans le contexte d’une crise internationale majeure, pas sûr qu’un président « normal » soit ce qu‘on attend.

A crise exceptionnelle, la réponse est-elle dans « une présidence normale » ? Etrange positionnement !

 

Manuel Valls penche à droite mais reste à gauche, il veut être plus réaliste mais propose une nouvelle taxe sur les ménages. Tous les autres contestent cette proposition. C’est raté. Mais faute de propositions solides, il parle bien. C’est toujours ça de pris.

 

Arnaud Montebourg se fait la peau de Martine Aubry. Ça, il l’attendait depuis longtemps, depuis le jour où Martine Aubry a rejeté son rapport contre Jean-Noël Guérini. C’est la troisième faute originelle de Martine, après son soutien à DSK et la triche à Reims. La pomme qui ne passe pas. Il ne fallait pas suivre le serpent… Martine se réfugie dans l’indépendance de la justice, mais se contredit aussitôt en reconnaissant « je commence à douter de la justice ». Montebourg abat la dernière carte et met Martine devant sa responsabilité tout cela a finalement conduit à ce « qu’un président important d’un Conseil général dirigé par un socialiste … soit poursuivi pour association de malfaiteurs ». Martine fait la moue elle a perdu le match.

 

Jean-Michel Baylet retourne sous la IIIè République, une petit goût d’autrefois.

 

Ségolène Royal savoure les « Ségolène Royal a raison », « je suis d’accord avec Ségolène Royal ». Sa détermination a payé, tous reprennent ses thèmes qu‘ils avaient rejetés en 2007. Arlette Chabot lance : « alors Martine Aubry, vous êtes convertie à la sécurité », sourire de Royal. Même sur la question du SMIC, tous ont abandonné l’idée d’une augmentation brutale. Ségolène Royal peut alors se consacrer à l’essentiel, la lutte contre la crise internationale. Après une période libérale, elle veut un Etat stratège qui agisse et réglemente pour en finir avec ce désordre au service de la finance. Baylet lui reproche de revenir au dirigisme. Mais Royal ne cède pas, le laisser-faire ça ne marche pas en temps de crise. On ne peut pas laisser faire les délocalisations sauvages, on ne peut pas laisser le désordre s'installer au profit d'un petit nombre. L'Etat doit agir. Elle maintient, si les Françaises et les Français lui font confiance, elle ne sera pas une présidente « normale », loin de là, mais une présidente volontaire pour remettre de l’ordre, un ordre juste.

 

Finalement ce débat aura démontré qu’on ne gagne pas une élection avec les sondages. Il faut être capable de mener des débats, d’être solide dans la campagne. Hollande se veut « normal » et le reste. Il est loin d’être le premier. Il n’a pas réussi à percer et reste dans le peloton. Aubry a de plus en plus de mal à gravir les côtes, ses erreurs passées sont trop lourdes à porter. Résultats ? Montebourg et Royal ont pris leur revanche et font une percée. Montebourg met Aubry dans le fossé et Royal revient en tête. Elle a pris le maillot rouge.

Philippe Allard

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 01:01

 

DSR4

 

TEXTE/VIDEO/PHOTOS - Hier soir, dans la première partie du second débat des primaires citoyennes, organisé conjointement par i>TELE/LCP-AN/Europe 1/Le Parisien, Ségolène Royal, veste rouge au milieu des vestes bleu marine et grises, a ouvert le bal, quand Arlette Chabot a expliqué puis demandé :

« Eh bien nous allons commencer par, j’allais dire, non pas, une minute importante, mais quand même une première question posée à chacun. L’ordre de passage a été tiré au sort, la question est simple, et vous avez une minute chacun pour y répondre : si vous êtes élue président ou présidente de la République, quelle sera votre première décision ? Ségolène Royal ? ».

 

FFiné

Ségolène Royal, veste rouge, couleur de l'écharpe de ses soutiens de la Force Citoyenne, au milieu des vestes grises et bleu marine

L’intervention de Ségolène Royal a été forte et pleine de symboles : pour « remettre de l’ordre dans la  Maison France », la candidate montre l’exemple : « gouvernement paritaire », comme Michèle Bachelet au Chili en 2006, une femme qui aujourd’hui est Secrétaire général adjointe de l’ONU chargée de l’égalité et de l’autonomisation des femmes, tout un symbole pour la cause des femmes ; « hommes et femmes irréprochables » au gouvernement pour en finir avec les ‘affaires’ ; « aucun cumul », pour appliquer un principe qu’elle s’est déjà appliquée à elle-même depuis 2007 et qui lui tient à cœur pour faire rentrer les femmes – et la France métissée – pleinement dans la vie politique.

Et bien sûr, 4 mesures concrètes, efficaces, immédiates et justes pour redonner espoir aux Français dans la parole politique et dans leur avenir.

« Justice et efficacité, telle sera la boussole de l’action gouvernementale. », conclu superbement Ségolène Royal.

Frédérick Moulin

 

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Mes chers compatriotes,

Il est temps de remettre de l’ordre dans la Maison France, à tous les étages, mais surtout au sommet. C’est la loi de l’argent qui commande. Il faut rompre avec ce système.

C’est pourquoi ma première décision sera la réforme bancaire, afin d’une part que les banques obéissent au lieu de commander ; deux, qu’elles se mettent au service des PME qui embauchent ; trois, qu’elles protègent l’épargne des Français.

 

DSR1

 

Le premier ministre formera un gouvernement paritaire d’hommes et de femmes irréprochables qui n’auront aucun cumul avec tout autre fonction. Le premier Conseil des ministres prendra les décisions urgentes suivantes.

Premièrement, pour le pouvoir d’achat et par décret, je bloquerai le prix de l’essence et de 50 produits de première nécessité.

Deuxièmement, pour l’emploi, je ferai en sorte que le ministre des Finances propose les bases de la réforme de la justice fiscale.

Troisièmement, pour l’éducation, je rétablirai immédiatement l’année de formation des enseignants et les postes pour la rentrée 2012.

Et enfin, quatrième décision, la retraite à 60 ans sera rendue à ceux qui ont travaillé dur et depuis longtemps. Ce n’est que justice.

Justice et efficacité, telle sera la boussole de l’action gouvernementale.

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 13:46

6185663886 6bd9b487d2 s[1]L’amnésie

Certains veulent oublier les chiffres, mais rappelons les chiffres :

En 2002, Lionel Jospin, donné largement gagnant par les sondages, s’effondrait dès le 1er tour de l’élection présidentielle face à Jacques Chirac on obtenant seulement 16 % des voix.

En 2007, Ségolène Royal, malgré les attaques dans son propre parti, gagnait la bataille du 1er tour en obtenant face à Nicolas Sarkozy et ses moyens considérables, 26 % des voix.

En 2012, ceux qui croient que Nicolas Sarkozy est achevé, ceux qui croient que Marine Le Pen c’est du passé, se trompent. La bataille du 1er tour de l’élection présidentielle va être capitale. Il nous faut une candidate capable de remporter cette victoire pour le changement en 2012.

 

La France doit changer d’équipe et de cap.

La série des affaires qui accable le pouvoir en place de Nicolas Sarkozy montre combien il est nécessaire de changer d’équipe pour restaurer une éthique politique. On ne réforme pas un pays lorsqu’on n’a plus la confiance du peuple.

Les échecs de la politique suivie par Nicolas Sarkozy imposent le changement en 2012. La politique des cadeaux fiscaux pour les plus privilégiés est un échec, elle aggrave les déficits. La politique économique suivie du laisser-faire est un échec, elle n’a pas permis de dynamiser l’économie française et de préparer l‘avenir. La politique de l’éducation dans une vision comptable est un échec, elle remet en cause la capacité de la France à former correctement les jeunes générations. La politique de la santé est un échec, elle renforce l’opposition entre deux médecines l’une pour les riches, l’autre pour tous les autres. La politique de sécurité à coup d’effets d’annonce est un échec, des quartiers entiers sont laissés à l‘abandon. La politique européenne est un échec, elle manque d’une réelle volonté, d’une ambition pour répondre aux enjeux actuels.

 

Il faut donc réussir le changement des équipes et de l’orientation politique en 2012.

Alors qui ? Ségolène Royal ? François Hollande ? Martine Aubry ? Arnaud Montebourg ? Manuel Valls ? Jean-Michel Baylet ?

Ils seront tous au pouvoir en 2012. Mais ce qui compte c’est la bataille électorale.

 

Qui donc peut remporter la campagne de 2012 ? 

 

La bataille du 1er tour est essentielle. 

Pour gagner en 2012, il faut d’abord remporter la victoire du 1er tour. Or, la bataille risque d’être féroce car l’équipe au pouvoir à bout de souffle y mettra toutes ses forces. A défaut d’un bilan, ses ressources sont immenses.

 

Le seul moyen de gagner la victoire pour le changement en 2012, c’est d’être en capacité de soulever un élan populaire. Les batailles de propositions sur des parties de programmes n’ont aucun sens, alors que la majorité des Françaises et des Français ne croient pas aux promesses. Les analystes politiques se trompent car ils parlent pour une petite élite.

Ce qui compte c’est de mener la campagne sur le terrain. D’aller partout en France dans toutes les villes, dans tous les quartiers, dans les campagnes ; d’avoir cette capacité de mobiliser les foules.

Ce qui compte c’est de faire entendre une voix claire, clairement audible pour expliquer les orientations, pour plus de justice et faire adhérer, pour vaincre l’abstention, pour amener au vote le peuple.

Ce qui compte c’est cette capacité de mobilisation sur le terrain, cette présence, cet élan à créer, cette dynamique à soulever, cette force de conviction à faire partager, parce que vous avez prouvé que dans les batailles vous savez tenir, que malgré les attaques vous savez garder la tête haute, que malgré les coups vous savez résister, que malgré toutes les barrières qu’on vous tend vous savez aller de l’avant pour faire avancer la France.

 

Alors, simplement, honnêtement qui a la capacité aujourd’hui à mener cette campagne, qui d’autre que Ségolène Royal ?

 

Philippe Allard

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 12:15

 

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Ségolène Royal vs. Audrey Pulvar (@salam93)

"Mais le problème, c’est qu’il n’a rien fait ! Il a enrichi les riches et c’est tout. Et il a dégradé l’image de la France avec l’accumulation d’affaires de corruption. Eh bien si c’est ça que l’on veut reproduire, allons-y. Moi, je ne veux pas de ça pour mon pays et c’est pour ça que je veux gagner l’élection présidentielle de 2012", a répondu Ségolène Royal à Audrey Pulvar à la fin de leur échange sur la réforme fiscale, la gestion de la dette et des déficits dans cette troisième partie de l’émission animée par un Laurent Ruquier flanqué du nouveau couple de journalistes Natacha Polony/Audrey Pulvar, samedi soir tard.

Une Audrey Pulvar particulièrement agressive envers Ségolène Royal, puisque la réaction de Ségolène Royal faisait suite à un commentaire lancé en rigolant par Audrey Pulvar tandis que Ségolène Royal parlait des gaspillages dus à la superposition des compétences de l’Etat, des Régions, des départements, des pays, des communautés de communes et des communes : "On aurait dit Nicolas Sarkozy" ; ce qui répondait en écho à l’assertion lancée sans preuve et en jouant sur les mots au début de la partie : "Moi j’ai trouvé qu’il y a des accents très sarkozystes [dans votre livre-programme]".

Après avoir gaiement attaqué à la hache ce premier pilier du livre-programme de la candidate, Audrey Pulvar s’est attaquée au second, aidée en chemin par un Laurent Ruquier en mal de phrase facile - "Un petit côté méthode Coué, on va dire" : "Moi, si vous voulez, votre livre, j’ai trouvé qu’il était très heu … on était beaucoup dans l’incantation, et beaucoup moins dans le concret … […] J’aimerais bien … j’aimerais bien qu’on soit un petit peu dans le concret".

Ce à quoi Ségolène Royal a répondu : "Pas du tout. Pas du tout dans l’incantation. Pas du tout. Les propositions sont très concrètes, au contraire, sur tous les sujets, et sur la réforme fiscale, ce que je dis, c’est que nous ferons des Etats généraux de la réforme fiscale, parce que l’impôt, c’est ce qui fait le ciment d’une société, c’est la contribution au fonctionnement d’une société".

Bien sûr, il y a eu bien des piques et des insolences, des moues désapprobatrices de maîtresse d’école de la part d’Audrey Pulvar : "Et comment je fais ? Je relance l’activité économique" - "D’un coup de baguette magique ?", n’a pas pu s’empêcher de rétorquer la journaliste ; ou encore après sa propre question : "Vous allez demander aux riches combien ils veulent payer sur heu … d’impôt en plus c’est ça ?", elle a rajouté pendant que Ségolène Royal parlait et passait sans difficulté à autre chose : "1%" ; pour ne donner que deux exemples.

Alors qu’Audrey Pulvar et Ségolène Royal s’étaient parlées au téléphone après l’éviction de la journaliste d’Audrey Pulvar Soir (APS) sur i>TELE le 19 novembre 2010, comme Ségolène Royal le racontait lors d’une UPP le 23 novembre (article ici), en prenant la défense de la journaliste, Ségolène Royal ayant été l’invitée d’APS le 15 novembre, Audrey Pulvar est constamment revenue à la charge contre la candidate lors de l’émission de samedi soir. Cette agressivité a étonné, même dans les rangs des soutiens de François Hollande (tweets ici et ici).

Beaucoup de commentateurs de l’émission (voir article ici) ont du coup souligné le problème d’éthique et de déontologie soulevé par l’attitude de la journaliste, qui est la compagne d’Arnaud Montebourg à la ville, autre candidat à la primaire, et qui a pris pour référence, coïncidence ou pas, Jean-Luc Mélenchon pour essayer de droitiser l’image de Ségolène Royal, alors que Jean-Luc Mélenchon et Ségolène Royal ont constaté leur convergences récemment à la fête de l’Humanité.

Finalement, Natacha Polony, journaliste au Figaro, jouant le pendant de droite d’une Audrey Pulvar attaquant à gauche, a présenté un angle d’attaque plus classique, même si son insistance certains faits divers et personnages glauques sur le thème de l’éducation plus tôt dans l’émission a été un peu pénible pour tous, y compris pour Laurent Ruquier à la fin ; Ségolène Royal coupant court farouchement aux insinuations qui voulaient l’impliquer en tant que ministre dans ces affaires.

Ben sûr, plus tard dans l’émission devait aussi subir les clichés d’un jeune écrivain de 19 ans, Marien Defalvart, sur la prétendue subordination inéluctable du politique à l’économique et sur la pédagogie du peuple "infantilisante" selon lui, alors que c’est tout le contraire, comme nous le rappelle @profencampagne (article ici).

D’autres invités ont participé à des degrés divers à l’émission pendant l’interview de Ségolène Royal, qui a duré plus d’une heure : Gérard Darmon, Franck Dubosc, Christophe Hondelatte et Tony Parker, les réactions des deux premiers à l’intervention de Ségolène Royal étant plutôt favorables, et Christophe Hondelatte finissant même, après une bonne dose de pessimisme sur la politique, sur une note optimiste, rien ne lui paraissant joué, et pronostiquant un juste retour des choses pour les deux candidates des primaires, malmenées à ses yeux.

 Frédérick Moulin

 

Vidéo à voir sur le site de l'émission jusqu'au dimanche 2 octobre 2011 à midi en cliquant ici

 3ème partie de 1 heure 16 minutes à 1 heure 27 minutes et 5 secondes

 

Royal Vs Polony & Pulvar 2 [Pol] Ruquier 240911... par peanutsie

3ème partie à partir de 13 minutes et 10 secondes

 

Royal Vs Polony & Pulvar 3 [Pol] Ruquier 240911... par peanutsie

3ème partie jusqu'à 3 minutes et 50 secondes

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Laurent Ruquier : Audrey Pulvar. Audrey Pulvar. (Applaudissements à la conclusion précédente de Ségolène Royal)

Audrey Pulvar : heu … donc dans ce livre, je vais ess… on va essayer d’aller … d’avancer un tout petit peu, parce qu’il n’y a pas que des questions d’éducation.

Moi j’ai trouvé qu’il y a des accents très sarkozystes, hein, vous parlez de … du fait que chacun doit répondre de ses actes, donc les gens ont des droits et des devoirs, j’ai eu l’impression d’avoir déjà entendu ça quelque part, que la réponse n’est pas dans l’assistanat, mais dans la responsabilité individuelle.

 

S1 des accents très sarkozystes

Audrey Pulvar : "Moi j’ai trouvé qu’il y a des accents très sarkozystes, hein"

Vous parlez d’un principe de réciprocité, hein, on n’est pas loin du gagnant-gagnant, vous dites que vous voulez que tous les jeunes aient une bonne raison de se lever le matin, la France qui se lève tôt, que l’oisiveté ne mène à rien du tout. « On n’a rien sans effort, dites-le à vos frères et sœurs. », ça aussi ça m’a rappelé quelque chose, mais tant mieux, hein, c’est pas …

Natacha Polony, interrompant Audrey Pulvar : les Français ont voté pour ça, dans un sens, c’est pas …

Ségolène Royal, interrompant aussi Audrey Pulvar : le problème avec lui, c’est qu’il demande … attendez … le problème avec lui c’est qu’il demande des efforts …

Audrey Pulvar, tâchant de continuer : … Nicolas Sarkozy n’a pas le monopole … je vais au bout, s’il vous plait, s’il vous plait … j’aimerais aller au bout de ma phrase, s’il vous plait, et vous dites aussi …

 

S2 le pb avec lui c'est qu'il demade

"Le problème avec lui, c’est qu’il demande des efforts à tous les autres, sauf à lui-même, et sauf aux plus privilégiés, c’est ça le problème" (Applaudissements nourris du public)

Ségolène Royal, poursuivant sans s’arrêter : … à tous les autres, sauf à lui-même, et sauf aux plus privilégiés, c’est ça le problème. (Applaudissements nourris du public)

Audrey Pulvar : vous dites aussi, Ségolène Royal, et j’en suis assez étonnée … (Pause d’Audrey Pulvar qui attend que les applaudissements cessent) Vous dites aussi, Ségolène Royal, et j’en suis assez étonnée, que le socialisme ne doit pas rimer avec plus d’impôt. Vous voulez pas augmenter les impôts vous ?

Ségolène Royal, se tournant vers Franck Dubosc, Gérard Darmon, Christophe Hondelatte et Marien Defalvard : vous n’êtes pas d’accord, vous ?

Audrey Pulvar : vous ne voulez pas augmenter les impôts ?

 

S3 vs voulez plus d'impôt

"Vous voulez plus d’impôt ?"

Ségolène Royal, tournée vers les mêmes : vous voulez plus d’impôt ?

Franck Dubosc : je préfèrerais qu’on en reste là, moi, heu … (Rires du public) personnellement, heu …

Laurent Ruquier : ben, si, il y a quand même une réforme fiscale indispensable.

Ségolène Royal, tout de suite : oui. Il faut que l’impôt soit plus juste. Voilà. Il faut que l’impôt soit plus juste.

Laurent Ruquier : c’est-à-dire ?

Audrey Pulvar : est-ce que vous allez augmenter les impôts, ou pas, et pour quelle catégorie de la population ?

Ségolène Royal : non, je ne veux pas augmenter les impôts globalement. D’abord, il faut globalement prendre les prélèvements obligatoires, c’est-à-dire les impôts et les charges. En revanche il est évident qu’il faut les répartir plus équitablement, ça c’est évident.

Audrey Pulvar : donc vous n’augmenterez pas les impôts des heu … des contribuables les plus aisés ?

Ségolène Royal : je ne veux pas reprendre …  (Laissant Audrey Pulvar finir sa phrase) si, mais j’abaisserai du coup sur les autres.

Audrey Pulvar : d’accord. Mais vous augmenterez quand même les impôts pour certaines personnes ?

 

S6 c'est évident ils le demandent eux m

"Donc vous n’augmenterez pas les impôts des heu … des contribuables les plus aisés ? [...] Mais vous augmenterez quand même les impôts pour certaines personnes ?" "C’est évident, ils le demandent eux-mêmes, alors on ne va pas les priver de ce plaisir !" (Rires puis applaudissements nourris du public)

Ségolène Royal, en même temps qu’Audrey Pulvar : si on augmente les impôts sur les contribuables … (Répondant à Audrey Pulvar) C’est évident, ils le demandent eux-mêmes, alors on ne va pas les priver de ce plaisir ! (Rires puis applaudissements nourris du public)

Laurent Ruquier : oui mais attention …

Franck Dubosc : moi j’ai rien demandé, hein !

Laurent Ruquier, poursuivant : … il n’y a pas que Madame Bettencourt, quand même. Ça veut dire : qui ? Lesquels seront le plus taxés ?

Audrey Pulvar : ouais.

Laurent Ruquier, sans s’arrêter : c’est pour être plus précis.

Audrey Pulvar : à partir de quel niveau de revenu [Laurent Ruquier : « Exactement. »] dans un foyer fiscal, heu, il faut s’attendre à des augmentations d’impôt ?

Ségolène Royal : d’abord, la réforme fiscale globale, on va mettre tout à plat. Donc c’est compliqué de répondre au cas par cas ou point par point …

Audrey Pulvar : oui mais y’a des … y’a des programmes, y’a des programmes dans lesquels y’a des réponses très précises. On a reçu la semaine dernière Monsieur Mélenchon, qui a des réponses très précises. Il sait exactement à partir de quand, à partir de quel seuil il va augmenter les impôts, les passer à 60, 70, 90, voire 100%. Il parle évidemment, comme vous, je pense, d’une harmonisation entre l’impôt sur le revenu, et l’impôt sur les revenus du capital, il dit des choses très précises.

Moi, si vous voulez, votre livre, j’ai trouvé qu’il était très heu … on était beaucoup dans l’incantation, et beaucoup moins dans le concret …

 

S8 pas du tt pas du tt ds l'incanta°

"Moi, si vous voulez, votre livre, j’ai trouvé qu’il était très heu … on était beaucoup dans l’incantation, et beaucoup moins dans le concret" "Pas du tout. Pas du tout dans l’incantation."

Ségolène Royal, l’interrompant : pas du tout.

Laurent Ruquier, interrompant à son tour Audrey Pulvar : un petit côté méthode Coué, on va dire.

Ségolène Royal : pas du tout dans l’incantation …

Audrey Pulvar : j’aimerais bien … j’aimerais bien qu’on soit un petit peu dans le concret.

 

S7 les propositions st très concrètes

"Les propositions sont très concrètes, au contraire, sur tous les sujets"

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … pas du tout. Les propositions sont très concrètes, au contraire, sur tous les sujets, et sur la réforme fiscale, ce que je dis, c’est que nous ferons des Etats généraux de la réforme fiscale, parce que l’impôt, c’est ce qui fait le ciment d’une société, c’est la contribution au fonctionnement d’une société.

 

S9 l'mpôt ciment soc

"Et sur la réforme fiscale, ce que je dis, c’est que nous ferons des Etats généraux de la réforme fiscale, parce que l’impôt, c’est ce qui fait le ciment d’une société, c’est la contribution au fonctionnement d’une société. Eh bien, cette contribution, elle doit être débattue démocratiquement. Vous savez que moi je crois à la démocratie participative"

Eh bien, cette contribution, elle doit être débattue démocratiquement. Vous savez que moi je crois à la démocratie participative, et donc j’ai dit, et donc j’ai dit, c’est assez simple …

Audrey Pulvar, parlant en même temps qu’elle : vous allez demander aux riches combien ils veulent payer sur heu … d’impôt en plus c’est ça ?

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … c’est assez simple. Oui, bien sûr.

Audrey Pulvar : d’accord.

Ségolène Royal : nous ferons [Audrey Pulvar : « 1% »] des Etats généraux de la fiscalité pour que les Français puissent, à partir des propositions concrètes, calculer leur impôt, voir si les choses sont justes, puisqu’aujourd’hui on a le système fiscal le plus compliqué, les Français ne savent pas exactement combien d’impôt ils payent, sauf les riches, puisque grâce, à cause du bouclier fiscal, grâce au bouclier fiscal pour les riches, c’étaient les seuls, les très riches, les grandes fortunes, qui avaient le droit de savoir et d’avoir le calcul par les services fiscaux, de l’impôt qu’ils payaient, puisqu’au-dessus de 50%, les pauvres chéris, on leur remboursait, on leur rendait un chèque qui coûtait à tous les autres Français deux milliards …

Audrey Pulvar, essayant de l’interrompre : et pareil pour les entreprises ?

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … 2,5 milliards d’euros. Donc nous ferons les Etats généraux  …

Audrey Pulvar, lui coupant la parole : pareil pour les entreprises, vous allez leur demander leur avis aussi pour savoir à quelle imposition elles seront taxées ?

 

S10 la fisca entr fera partie ETats géné

"Mais la fiscalité des entreprises fera partie des Etats généraux de la fiscalité. Ces Etats généraux se concluront 3 ou 4 mois après mon élection et il y aura un référendum sur la réforme fiscale"

Ségolène Royal : mais la fiscalité des entreprises fera partie des Etats généraux de la fiscalité. Ces Etats généraux se concluront 3 ou 4 mois après mon élection et il y aura un référendum sur la réforme fiscale. Comme ça, il y aura l’émergence d’une majorité de Français autour de la justice fiscale et de l’efficacité fiscale, parce que l’impôt, l’impôt c’est  …

Audrey Pulvar, lui coupant la parole : donc vous n ‘avez pas encore une petite idée de qui doit faire des efforts pour qu’on sorte de la situation dans laquelle on est ?

Ségolène Royal : mais puisqu’il y aura …

Audrey Pulvar, lui coupant à nouveau la parole : qui dans la société doit fournir des efforts ? (Bref silence)

Ségolène Royal : vous savez aujourd’hui il y a 10% des Français qui possèdent 60% du patrimoine. Donc la question qui devra être prise en considération, ce n’est pas seulement le revenu …

Audrey Pulvar, parlant en même temps qu’elle : oui, c’est ce dont je vous parlais tout à l’heure.

Ségolène Royal, sans s’interrompre : … c’est aussi le patrimoine, [Audrey Pulvar : « Absolument. »] et notamment le patrimoine reçu en succession, le patrimoine au contraire acquis par le travail des Français, les gens qui arrivent de moins en moins à accéder à la propriété. Monsieur Sarkozy avait promis de faire des Français une société de propriétaires, vous avez vu maintenant comme c’est difficile pour les jeunes, et pas seulement pour les jeunes d’ailleurs, d’aller se loger et d’espérer pouvoir être un jour propriétaire de son logement ? C’est devenu très, très difficile.

 

S12 la question permettre aux Frcs accéeder logt

"Et donc je ne veux pas déconnecter la question du patrimoine, la question de la fiscalité, la question de la protection de l’épargne, la question de la protection des fruits du travail, la question qui va permettre aux Français en effet d’accéder à la propriété de leur logement, parce que ça je crois que c’est une sécurité fondamentale dans la vie"

Et donc je ne veux pas déconnecter la question du patrimoine, la question de la fiscalité, la question de la protection de l’épargne, la question de la protection des fruits du travail, la question qui va permettre aux Français en effet d’accéder à la propriété de leur logement, parce que ça je crois que c’est une sécurité fondamentale dans la vie …

Audrey Pulvar, lui coupant la parole : donc tout ça, tout ça dans les Etats généraux. Vous parliez tout à l’heure de marge de manœuvre, on est dans une situation où la dette représente 88% du PIB, où le déficit, plus de 7%, la France ne paye pas ses fonctionnaires, elle ne paye pas sa Sécurité sociale, elle est obligée d’emprunter pour payer ses fonctionnaires, en ayant une situation, quand même, assez complexe, il faut dégager, comme vous dites, des marges de manœuvre, comment on fait. Quel est, quelles sont les principales mesures à part ces Etats généraux de la fiscalité ?

 

S13 on fait 3 choses 3

"On fait 3 choses, 3"

Ségolène Royal : on fait 3 choses, 3. D’abord la lutte contre la fraude fiscale des grandes fortunes, 40 milliards d’euros. Donc déjà si tous les Français obéissent aux règles, qu’ils soient riches, qu’ils soient moyens ou qu’ils soient petits, parce que les petits et les moyens, ils ne passet pas entre les mailles du filet, hein, donc 40 milliards d’euros, on les récupérera.

Aujourd’hui, le déficit, c’est 100 milliards, donc vous avez déjà presque la moitié du déficit qui est couvert.

 

S14 presque la moitié du déficit qui est couvert

"Aujourd’hui, le déficit, c’est 100 milliards, donc vous avez déjà presque la moitié du déficit qui est couvert"

Ensuite, je fais rembourser le bouclier fiscal, 2,5 milliards d’euros.

Ensuite je supprime un certain nombre de niches fiscales, qui profitent notamment aux entreprises du CAC 40. Est-ce que vous trouvez équitable que les entreprises du CAC 40, dont Total, qui ne paye pas 1 euro d’impôt sur le territoire français, ne payent que 9% d’impôt alors que n’importe quelle petite entreprise, commerçant, artisan, en paye plus de 30% ?

Audrey Pulvar : et justement, d’où ma question tout à l’heure.

Ségolène Royal, sans s’arrêter : eh bien elles payeront les impôts comme les PME, voilà. Et donc on prendra là …

Audrey Pulvar : vous voyez que vous avez déjà une petite idée de la situation.

Ségolène Royal : et en plus, et en plus les profits et des banques, et des entreprises du CAC 40, ont quasiment doublé au cours de l’année 2009-2010. Et ces gens-là ne payent pas d’impôt en France, et délocalisent à tour de bras les entreprises sous-traitantes ? Eh bien moi je remettrai de l’ordre dans tout cela, [Audrey Pulvar : « Alors là, là, vous a… »] et donc, et nous récupérerons donc une marge de manœuvre.

 

S15 et ces gens là pas d'IS en Frace

"Et ces gens-là ne payent pas d’impôt en France, et délocalisent à tour de bras les entreprises sous-traitantes ? Eh bien moi je remettrai de l’ordre dans tout cela, et donc, et nous récupérerons donc une marge de manœuvre"

Audrey Pulvar : vous avez donné des solutions pour le déficit, mais pas pour la dette, qui à un peu plus de 100 milliards, hein, elle est 10 fois, quasiment 10 fois plus élevée que 100 milliards. Comment on fait pour réduire l’endettement de la France, est-ce que c’est une priorité pour vous, de réduire l’endettement de la France ?

Ségolène Royal : bien sûr ! Pourquoi c’est une priorité ? Parce qu’il n’est pas acceptable de faire peser la dette sur la génération qui vient et celle d’après. Ce n’est pas à eux de payer le train de vie d’un Etat impécunieux qui n’a pas été capable de gérer correctement la dépense publique.

Et c’est si vrai que dans le Contrat avec la Nation que j’ai présenté en 10 engagements, moi j’inscris dans la Constitution la bonne gestion des fonds publics.

Audrey Pulvar, cherchant à l’interrompre : et où est-ce qu’on fait des économies ?

Ségolène Royal, sans s’arrêter : et comment je fais ? Je relance l’activité économique.

Audrey Pulvar, lui coupant la parole : d’un coup de baguette magique ?

 

S17 d'un coup de bag mag je réduis déficits

"Et comment je fais ? Je relance l’activité économique" "D’un coup de baguette magique ?" "Donc je réduis, je réduis le déficit comme je viens de vous le dire. Ensuite, chaque dépense nouvelle sera gagée par une économie sur autre chose. Chaque euro dépensé sera un euro utile"

Ségolène Royal, sans s’arrêter : donc je réduis, je réduis le déficit comme je viens de vous le dire. Ensuite, chaque dépense nouvelle sera gagée par une économie sur autre chose. Chaque euro dépensé sera un euro utile.

 

S20 superposition enter l'Etat ...

"Nous économiserons des gaspillages dans la superposition des compétences entre l’Etat, les régions, les départements, les pays, les communautés de communes, les communes, plus personne ne s’y retrouve, et il y a beaucoup de gaspillages dans cette organisation administrative dans laquelle je remettrai de l’ordre, de l’ordre juste"

Nous économiserons des gaspillages dans la superposition des compétences entre l’Etat, les régions, les départements, les pays, les communautés de communes, les communes, plus personne ne s’y retrouve, et il y a beaucoup de gaspillages dans cette organisation administrative dans laquelle je remettrai [Audrey Pulvar, avec un petit rire : « On aurait dit Nicolas Sarkozy. »] de l’ordre, de l’ordre juste.

Mais le problème, c’est qu’il n’a rien fait ! Il a enrichi les riches et c’est tout. Et il a dégradé l’image de la France avec l’accumulation d’affaires de corruption. Eh bien si c’est ça que l’on veut reproduire, allons-y. Moi, je ne veux pas de ça pour mon pays et c’est pour ça que je veux gagner l’élection présidentielle de 2012.

 

S21 et c'est pr ça que je veux gagner 2012 applause

"Mais le problème, c’est qu’il n’a rien fait ! Il a enrichi les riches et c’est tout. Et il a dégradé l’image de la France avec l’accumulation d’affaires de corruption. Eh bien si c’est ça que l’on veut reproduire, allons-y. Moi, je ne veux pas de ça pour mon pays et c’est pour ça que je veux gagner l’élection présidentielle de 2012" (Applaudissements nourris du public)

Laurent Ruquier : alors, autre mesure concrète … (Applaudissements nourris du public pour la réplique de Ségolène Royal) (En même temps que es applaudissements) Moi j’aime bien aller dans le concret, et après je donne la parole à Natacha pour sa dernière intervention.

(Après la fin des applaudissements) Heu, sur la délinquance, et même sur la prévention de la délinquance, ça c’est pareil, je me dis : mais est-ce que c’est possible ? Vous avez demandé, et vous vous inspirez, je crois, de ce qui se fait au Canada, vous avez demandé aux retraités de prendre en charge les jeunes dont on pourrait imaginer qu’ils pourraient devenir délinquants parce qu’ils sont soit mal orientés, soit délaissés par les parents, soit des primo-délinquants ?

 

S22 soit des primo délinquants

"Vous avez demandé aux retraités de prendre en charge les jeunes dont on pourrait imaginer qu’ils pourraient devenir délinquants parce qu’ils sont soit mal orientés, soit délaissés par les parents, soit des primo-délinquants ?" "Oui. Ça existe déjà d’ailleurs, hein. Il y a des associations qui s’appellent des associations de grands-parents d’adoption, qui s’organisent autour des écoles, notamment des écoles qui sont dans les quartiers sensibles"

Ségolène Royal : oui. Ça existe déjà d’ailleurs, hein. Il y a des associations qui s’appellent des associations de grands-parents d’adoption, qui s’organisent autour des écoles, notamment des écoles qui sont dans les quartiers sensibles, là où il y a beaucoup de mères célibataires qui ont du mal à éduquer les adolescents, en particulier, ce n’est pas facile, ce sont des femmes seules …

Laurent Ruquier, lui coupant la parole : ce seront des retraités volontaires, j’imagine ?

Ségolène Royal : oui, oui …

Laurent Ruquier : ah bon.

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … ce sont des associations de retraités.

Laurent Ruquier : mais vous, ce que vous voulez faire …

 

S23 solidairs où ceux qui on pas la chance de

"Et moi je trouve formidable de construire des sociétés un peu solidaires"

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … qui viennent à la sortie des écoles, qui prennent en charge les enfants, qui font du soutien scolaire, en partenariat avec des étudiants, et moi je trouve formidable de construire des sociétés un peu solidaires, où ceux qui n’ont pas la chance d’avoir l’encadrement de leurs parents, qui n’ont pas cette chance, et qu’en effet on peut repérer très tôt à l’école, qui sont en rupture scolaire, qui sont en absentéisme scolaire, eh bien à un moment, soit il y a des familles qui ont les moyens, et qui arrivent à recadrer leurs enfants, à les faire accompagner, et puis il y a en a qui n’ont pas ces moyens-là, qui sont totalement perdues, eh bien moi je préfère faire de la prévention, repérer très tôt les enfants, pour leur donner soit un internat scolaire de proximité, où ils sont accompagnés, soit en effet un travail avec les associations, de façon précoce, que d’assister à cette dérive et de les voir un jour prédélinquants, puis délinquants, et puis ensuite finir en prison. Bien non, ce n’est pas l’image que je me fais de la société, et je pense qu’en anticipant les choses, en faisant de la prévention, eh bien on doit être capable de faire réussir tous les enfants.

 

S24 prédélinqts puis délinqts

"Eh bien moi je préfère faire de la prévention [...] que d’assister à cette dérive et de les voir un jour prédélinquants, puis délinquants, et puis ensuite finir en prison. Bien non, ce n’est pas l’image que je me fais de la société, et je pense qu’en anticipant les choses, en faisant de la prévention, eh bien on doit être capable de faire réussir tous les enfants"

Laurent Ruquier : Franck ?

 

S26 élargir

Franck Dubosc : "Il va falloir élargir les trottoirs, parce que ça va faire du monde devant les écoles, hein, déjà quand on attend un enfant à l’école, il y a du monde …"

Franck Dubosc : il va falloir élargir les trottoirs, parce que ça va faire du monde devant les écoles, hein, (Rire de Ségolène Royal) déjà quand on attend un enfant à l’école, il y a du monde …

 

S25 Royal Dubosc


Laurent Ruquier : c’est pas ça, c’est surtout que je me dis : mais est-ce que les retraités vont vraiment avoir envie de ça, parce que parfois, quand on est à la retraite, on se dit : ça y est, je suis tranquille, les enfants sont casés, les petits-enfants aussi, et vous, vous allez leur redemander de s’occuper de ceux des autres.

Ségolène Royal : non, mais c’est une solut… mais c’est une solution parmi d’autres, mais l’idée, c’est de …

Laurent Ruquier, lui coupant la parole : donc c’est pas très sérieux.

 

S26 là où ça se fait C T efficace

"Donc c’est pas très sérieux" "Ah, pas du tout ! (Rires du public) Pas du tout ! Là où ça se fait, c’est très efficace"

Ségolène Royal, du tac au tac : ah, pas du tout ! (Rires du public) Pas du tout ! Là où ça se fait, c’est très efficace.

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 19:06

017[1]Ne nous trompons pas d’élection, l’élection présidentielle est une élection particulière. Un seul candidat de gauche, après avoir échoué par deux fois, a remporté jusqu’ici cette élection : François Mitterrand.

Il faut donc réfléchir à la particularité de cette élection. En quoi est-ce une élection particulière ? 

C’est la seule question que nous devons nous poser pour nous déterminer. Les petites querelles à la marge entre les programmes des uns et des autres n’a aucun intérêt. Les sondages avant la campagne sont de la poudre aux yeux qui peut faire perdre une nouvelle fois la gauche. Car seule la campagne électorale particulière pour les présidentielles déterminera si nous avons bien choisi. Or pour réussir cette campagne, il faut réunir trois atouts essentiels :

 

1- L’élection présidentielle impose l’adhésion du peuple si nous voulons porter à la tête de l’Etat un homme ou une femme de gauche.

En 2002, Lionel Jospin avait tous les atouts pour remporter l’élection présidentielle : l’image de la compétence, du sérieux, un bon bilan gouvernemental, le soutien du Parti socialiste qu‘il avait dirigé, les sondages qui le donnaient gagnant. Et pourtant, malgré tout cela, 2002 fut un terrible échec, le Parti socialiste a été balayé dès le 1er tour laissant la place à Jean-Marie Le Pen.

Cet échec a une raison principale. Nous n’avons pas su mener la bataille du peuple. Le Parti  socialiste ne s’est pas adressé au peuple. Nous nous sommes détournés de l’électorat populaire.

En 2007, Ségolène Royal a su reconquérir une partie importante des voix du peuple. Au 1er tour, elle obtint 26% des voix contre 16 % pour Jospin en 2002.

Qui peut aujourd’hui être assuré d’atteindre ce résultat dans les candidats et candidates de gauche ?

C’est aujourd’hui l’un des atouts essentiels de Ségolène Royal. Il suffit de la suivre dans les quartiers populaires pour comprendre l’importance de cette adhésion. Aucun autre candidat au Parti socialiste n‘est en mesure de s‘appuyer sur l‘électorat populaire, or sans cela la victoire de la gauche est impossible. Les sondages ne font pas une campagne, nous serons balayés.

Si on ne gagne pas la bataille du peuple, si on laisse cette bataille à Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen la gauche perdra 2012. Or, Ségolène Royal est la seule capable de gagner cette bataille.

 

2- L’élection présidentielle impose un engagement clairement défini du candidat ou de la candidate dans l’action politique. On ne gagne pas une élection présidentielle si le peuple n’identifie pas clairement les réalisations menées. Une campagne électorale présidentielle en France, ce n’est pas le début d’un processus, mais l’aboutissement d’un travail politique. Français Mitterrand n’a pas gagné à la première élection.

C’est le point qui avait fait défaut à Ségolène Royal en 2007. Tout le monde reconnaissait son dynamisme, elle avait su faire lever les foules, elle avait su faire déborder le stade Charlety mais il lui manquait encore une histoire.

C’est son deuxième atout aujourd’hui car Ségolène Royal depuis quatre ans a porté les principaux combats de la gauche alors que les leaders socialistes étaient occupés à panser les plaies internes du Parti.

Elle a évacué, très vite, toute idée de revanche interne, acceptant de faire l’accolade à Martine Aubry, pour se consacrer à l’essentiel : la bataille politique. On lui doit le virage politique du PS sur les questions de sécurité alors que le pouvoir actuel a totalement échoué. On lui doit le volontarisme économique pour redonner à l’Etat les moyens d‘agir. On lui doit l’ordre juste alors que le dérèglement du système impose en effet de remettre de l’ordre contre des pouvoirs financiers prédateurs. C’est elle qui a mené la bataille des retraites. On lui doit l’engagement écologique et la bataille contre la taxe carbone. C’est elle qui a condamné avec le plus de force l’inaction du pouvoir dans les banlieues, la casse de l’école publique en soutenant les parents en colère et la corruption d’un système au service d’intérêts particuliers.

A chaque combat, elle a pris le peuple a témoin. Le peuple qu’on n’entend pas, mais ce peuple qui fera la victoire à l’élection présidentielle. Ségolène Royal incarne une gauche engagée, combattive et active ; la gauche du changement pour 2012. 

 

3- L’élection présidentielle impose enfin que le peuple soit convaincu que les paroles d’une campagne ne sont pas de vaines promesses.

Le peuple se lasse de ces batailles de chiffres. Faut il créer 60000 emplois dans l’éducation ou 100000 emplois d’avenir ? Martine Aubry et François Hollande bataillent sur des promesses mais est-ce là l’essentiel alors qu‘une majorité de Françaises et de Français ne croient plus aux promesses d‘une campagne électorale ? L’abstention pointe en 2012, si on ne peut pas plus que cela.

C’est la confiance dans un engagement clair qu’il faut redonner, une éthique politique. C’est un autre combat majeur de Ségolène Royal.

Pour toutes celles et ceux qui connaissent une vie dure. Pour toutes celles et ceux qui n’ont pas les relations haut placées pour obtenir emploi, logement, meilleur traitement ici ou là, ce langage moral séduit car il faut en effet que les politiques soient irréprochables dans leur conduite et dans leur parole. Qui peut accepter que ceux qui ont en charge l’Etat se servent au lieu de servir, et mentent aux Françaises et aux Français.

Inlassablement, Ségolène Royal rappelle les actions menées dans sa région pour garantir qu‘elle fera ce qu‘elle a dit. C’est la politique par la preuve lance-t-elle. Ce qu’elle défend au niveau national, c’est-ce qu’elle construit dans sa région. C’est la même parole, c’est le même engagement.

Ségolène Royal s‘engage à tenir sa parole. Elle s’appuie sur ses propres réalisations et signe un contrat avec la nation.

 

Aucun candidat, aucune autre candidate n’est suffisamment prêt pour cette campagne particulière des présidentielles. Aucun candidat ou candidate, à l’exception de Ségolène Royal ne peut réunir les trois atouts de la victoire. Ségolène Royal est la seule à pouvoir remporter l’élection présidentielle de 2012.

 

Philippe Allard

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 18:35

 

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Ségolène Royal était hier l’invitée spéciale de Libération, sa « rédactrice en chef d’un jour », et elle a répondu à toute l’équipe du journal lors de la conférence de rédaction, au cours d’un entretien explosif, retranscrit dans l’édition de Libération d’aujourd’hui.

Ce n’était pas la première fois, puisqu’elle était déjà venue en 2007. Souriante, elle s’est exclamée : « Libé c’est le seul journal qui a fait un portrait en ne montrant que mes pieds. », faisant référence à 2007, « Et comme je ne suis pas ressortie les pieds devant… ». Lundi, c’était le tour de Martine Aubry, en couverture du numéro de mardi 20 septembre ; et dans les jours qui viennent, viendra le tour de chacun des 4 autres candidats aux primaires citoyennes.

 

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Tout au long de l’entretien, Ségolène Royal a suivi un fil conducteur, celui de la volonté politique – elle a souvent mentionné lors de l’entretien la nécessité de « fixer un cap » –, de la cohérence entre les propositions et les actes, parlant avec calme et détermination, avec une parfaite maîtrise des dossiers, et soulignant les demi-poids, demi-mesures, ou les incohérences de ses adversaires de droite et, parfois, de ses concurrents des primaires citoyennes.

Volontaire, Ségolène Royal l’a été sur la candidature palestinienne devant l’ONU et le Conseil de sécurité : « Tracer la voie et montrer un cap pour sortir du blocage actuel, c’est avoir le courage de voter oui au Conseil de sécurité. », bref, tout l’opposé de Nicolas Sarkozy qui louvoie, qui propose le strapontin d’un poste d’observateur, ou d’un statut proche du Vatican ( !), mais pas de statut de membre : « La principale question est de savoir ce que la France va faire au Conseil de sécurité et ce que va décider Nicolas Sarkozy. […] Il ne faudrait pas contourner le problème en se rabattant sur la solution minimale, qui consiste à donner à l’Etat palestinien uniquement une place de membre observateur. Je souhaite que la France vote pour l’Etat palestinien. ».

 

 

 

Volontaire, Ségolène Royal l’a été sur le « système corrompu » qui entoure et englobe l’actuel locataire de l’Elysée : « C’est pourquoi je propose que tous les élus qui seront condamnés pour des faits relevant de peines privatives de liberté soient immédiatement démis de leurs fonctions et inéligibles à vie. On remettra ainsi un peu de morale publique dans le fonctionnement des institutions. ». La candidate a souligné que « la campagne présidentielle sera extrêmement dure. Nicolas Sarkozy a besoin de continuer à être protégé par l’immunité présidentielle. ».

Volontaire, Ségolène Royal l’a été pour empêcher la réussite de ce que « l’association de malfaiteurs » autour du pouvoir sarkozyste est en train d’organiser : « Si on veut vraiment lutter contre la crise, on réforme le système bancaire. […] Aujourd’hui, l’Etat devrait rentrer dans le conseil d’administration des banques, c’est une question d’intérêt général. Ce ne sont pas les banques qui doivent commander, elles doivent obéir. ».

Pourquoi ? Parce que : « Nicolas Sarkozy n’a qu’une chance d’être réélu, c’est si le candidat socialiste est derrière celui du Front national. Voilà ce qui est en train de s’organiser. C’est parfaitement planifié. Il n’y a aucun aléa dans cette histoire. […] C’est aussi la raison pour laquelle je suis convaincue que Nicolas Sarkozy et le gouvernement s’accommodent de la crise, l’organisent même d’une certaine façon au lieu de la combattre. […] Dans les cinq banques nationales françaises, dont tous les dirigeants sont les amis du pouvoir, il ne se passe rien. C’est une volonté politique de ne rien bouger. C’est d’un cynisme terrible. »

Volontaire et cohérente, Ségolène Royal l’a été dans l’analyse de la responsabilité de François Bayrou devant 5 ans de sarkozysme, lui qui dit le combattre : « François Bayrou a une sacrée responsabilité devant l’histoire. On a subi cinq ans de Sarkozy parce qu’il s’imaginait que ce n’était pas assez bien pour lui... ou je ne sais quoi... ou qu’il allait être candidat le coup d’après, qu’il pouvait être président et pas seulement chef d’un gouvernement... Ce qu’il a fait à ce moment-là est totalement irresponsable. En 2012, on verra, dans le respect du verdict des urnes. »

Volontaire, Ségolène Royal l’a été sur le nucléaire et sur l’EPR de Flamanville : « On sort du nucléaire en une quarantaine d’années. Prévoir moins, je crois que cela n'est pas réalisable. Car n’oublions pas qu’il faut à la fois viser l’après-pétrole et l’après-nucléaire. […] La croissance verte, le défi énergétique, l’utilisation des énergies renouvelables, sont des occasions extraordinaires de se remettre en cause. ».

Pour la première fois, elle s’est prononcée avec clarté sur l’EPR de Flamanville, sur lequel elle disait encore vouloir réfléchir, ne pas donner de réponse hâtive et à l’emporte-pièce, vue la complexité du dossier, ces derniers jours : « Oui, je l’arrête, puisque je mets la totalité des moyens de la recherche sur les énergies renouvelables, sauf sur le traitement des déchets nucléaires. […] Je crois que les deux autres candidats [Aubry et Hollande] n’ont pas dit clairement leur position sur Flamanville pour des raisons électorales. Il se pose, derrière, un problème de menaces sur l’emploi. Mais il existe des solutions intelligentes qui permettent de prendre des décisions politiques courageuses. Il faut donc maintenant être clair et net. Je crois être la candidate la plus claire et nette sur ce sujet. »

Volontaire, Ségolène Royal l’a été quand on l’a interrogée sur DSK et sur la question des droits des femmes, rappelant qu’elle soutenait la cause des femmes bien avant l’affaire DSK  - une manière de rappeler les annonces subites d’autres : « Cette question, j’entends bien la gérer, y compris dès l’école pour qu’il y ait un apprentissage du respect mutuel des hommes et des femmes et que les personnes en situation dominante ne puissent pas considérer que tout le monde est à leur merci et que les autres sont des objets dès lors qu’ils sont dans une position subalterne. »

Et de rappeler clairement : « C’est si vrai qu’avant même que l’affaire Strauss-Kahn n’éclate, je disais que l’une des principales discriminations contre laquelle nous avons à lutter dans notre société, c’est le harcèlement sexuel que subissent les femmes en situation de précarité sur leur lieu de travail, notamment les femmes seules, mères de famille, qui n’ont pas le choix et qui subissent le harcèlement car elles ont peur de perdre leur boulot.

Volontaire et cohérente, Ségolène Royal l’a été sur le non-cumul des mandats, un de ses chevaux de bataille : « Au Parti socialiste, voilà deux ans que nous avons eu ce discours, à La Rochelle, sur le non-cumul des mandats, applaudi debout par les militants. […] Grand discours il y a deux ans de Martine Aubry sur le non cumul des mandats … […] Mais il ne s’est rien passé. […] Lors de l’élection régionale qui a suivi, les présidents de région ont pu continuer allègrement à cumuler. […] Et Arnaud Montebourg, le chantre de la modernisation et de la rénovation du Parti, il a juré ses grands dieux sur le non-cumul des mandats. Or il cumule les mandats. Cela suffit ! Evidemment, à un moment, cela profite au Front national. » Et interrogée sur François Hollande, qui est hostile au non-cumul, Ségolène Royal a répondu : « C’est pour des raisons de soutiens électoraux. En promettant de ne pas toucher au cumul des mandats – mais depuis je crois qu’il a un peu évolué –, cela lui permet d’avoir le soutien des notables qui cumulent. ».

Volontaire, Ségolène Royal l’a été sur l’Education nationale et la formation première des enseignants : « Je rétablirai tout de suite l’année de formation des enseignants, ce qui permettra de mettre des professeurs stagiaires en appui des professeurs titulaires dans les collèges les plus sensibles. […] Ensuite, je gèlerai les suppressions de postes prévues pour la rentrée 2012, pour remobiliser une profession qui est aujourd’hui au bout du rouleau. »

Volontaire, Ségolène Royal l'a été face au patron des Fonderies du Poitou, qui demande à ses salariés de choisir entre accepter une baisse de leurs salaires de 23% et être délocaliser en Bulgarie pour accroître encore ses bénéfices : « À défaut d’une reprise par Renault, son ancien propriétaire, je peux les aider à rependre l’usine en Scop, une société coopérative ouvrière de production, via les 10 000 euros par salarié donnés au titre des bourses «Désir d’entreprendre». Car toute personne dans la région qui crée son activité est aidée par un microcrédit, plus un accompagnement en ingénierie. On a ainsi réussi à faire reprendre une vingtaine d’entreprises par les salariés. ». Et d’ajouter une mise en garde qui signifie aussi que elle, elle sera vigilante : « C’est un conflit très symbolique. Si jamais les ouvriers perdent, il y aura d’autres entreprises où les patrons diront aux salariés qu’ils doivent baisser leurs salaires de 23 %. »

 Volontaire, enfin et surtout, Ségolène Royal l’a été aussi sur l’attaque dont elle a fait l’objet dans Libération d’hier : « Royal surverdit son bilan régional », attaque contre sa déclaration récurrente « La Région Poitou-Charentes est (devenue) la première région écologique d’Europe ». Car que voulait dire Ségolène Royal ? Que le dynamisme et le caractère innovateur et pionnier, la progression et les flux injectés dans le domaine écologique et éco-énergétique faisait de sa Région la première région écologique d’Europe, tout comme, pour des données par habitant, certains critères clés comme les émissions de CO2. Pas question de comparer les chiffres absolus de Poitou-Charentes (1,8 millions d’habitants) avec ceux du Bade-Wurtemberg (10,8 millions d’habitants), comme cela a été fait dans l’article d’hier.

Changement de tactique hier après la visite de Ségolène Royal à Libération : comparaison des stocks, et non des flux, parfois sur la base de chiffres de 2000 (pour cause de non disponibilité de chiffres plus récents !), analyse d’un unique critère et généralisation à l‘ensemble, utilisation de sources ‘officielles’, classements spécialisés négligés, constat, au pied de la lettre, de l’absence de classement officiel des régions écologiques d’Europe et déduction que la première région n’existe donc pas … (lire ici la « désintox » de Libération et ici la « désintox de la désintox » de @profencampagne, voir aussi plus loin les déclarations de Ségolène Royal hier lors de la conférence de rédaction de Libération et la vidéo)

Hier, « rédactrice en chef d’un jour » de Libération, Ségolène Royal a fixé un cap à la France et aux Français, mettant en cohérence ses propositions et ses actes, s’engageant à ce que le vent du changement souffle réellement en 2012, et que la vie au quotidien des Français s’améliore enfin, après 5 ans de sarkozysme.

Frédérick Moulin

 

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Des Palestiniens attendant le discours de Mahmoud Abbas devant l'Assemblée générale de l'ONU endredi à Ramallah, en Cisjordanie (@Bernat Armangue, AP)


« Voter oui au Conseil de sécurité»


« La principale question est de savoir ce que la France va faire au Conseil de sécurité et ce que va décider Nicolas Sarkozy. Va-t-il soutenir la reconnaissance d’un véritable Etat palestinien ou va-t-il s’abstenir? Il ne faudrait pas contourner le problème en se rabattant sur la solution minimale, qui consiste à donner à l’Etat palestinien uniquement une place de membre observateur.

Je souhaite que la France vote pour l’Etat palestinien. C’est trop facile de reporter ses responsabilités sur l’Assemblée générale des Nations unies. De toute façon, on sait déjà que la candidature de l’Etat palestinien ne passera pas au Conseil de sécurité puisque les Etats-Unis ont déjà fait savoir qu’ils opposeraient leur veto. Si la candidature palestinienne vient devant le Conseil de sécurité, c’est pour obtenir la reconnaissance d’un Etat plein et entier. Il va falloir des étapes. Si l’on est timide sur ces étapes, s’il n’y a pas de membres permanents du Conseil qui vont de l’avant, les choses seront ralenties.

Qu’est-ce que la politique? C’est anticiper, c’est avoir une vision, et c’est affirmer avec courage des perspectives. Ce n’est pas sans arrêt ménager les uns et les autres. Tracer la voie et montrer un cap pour sortir du blocage actuel, c’est avoir le courage de voter oui au Conseil de sécurité. »

 

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Ségolène Royal pendant la conférence de rédaction de Libération hier


« Rétablir l’année de formation des profs »

 

« Je rétablirai tout de suite l’année de formation des enseignants, ce qui permettra de mettre des professeurs stagiaires en appui des professeurs titulaires dans les collèges les plus sensibles. Il faut qu’ils soient à deux dans les classes pour faire réussir les élèves. Ensuite, je gèlerai les suppressions de postes prévues pour la rentrée 2012, pour remobiliser une profession qui est aujourd’hui au bout du rouleau. »

 

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Les 300 ouvriers des Fonderies du Poitou manifestent leur opposition à l'ultimatum de la direction à Ingrandes, dans la Vienne (@Claude Pauquet)


«Le patron tire de cette boîte de gros bénéfices »

 

« C’est un conflit très symbolique. Si jamais les ouvriers perdent, il y aura d’autres entreprises où les patrons diront aux salariés qu’ils doivent baisser leurs salaires de 23 %. J’ajoute que le patron en question a acheté cette boîte pour une bouchée de pain, et en tire maintenant de gros bénéfices. Cette usine est excédentaire, et il pompe sur son dos plus de 2 millions d’euros par an. Mais même si cette fonderie a de bons résultats, son patron veut délocaliser en Bulgarie pour gagner encore plus d’argent.

 

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Les 300 ouvriers des Fonderies du Poitou manifestent leur opposition à l'ultimatum de la direction à Ingrandes, dans la Vienne (@Claude Pauquet)

A défaut d’une reprise par Renault, son ancien propriétaire, je peux les aider à rependre l’usine en Scop, une société coopérative ouvrière de production, via les 10 000 euros par salarié donnés au titre des bourses «Désir d’entreprendre». Car toute personne dans la région qui crée son activité est aidée par un microcrédit, plus un accompagnement en ingénierie. On a ainsi réussi à faire reprendre une vingtaine d’entreprises par les salariés. Y compris dans le secteur textile, où des femmes ont repris leur usine au lieu de la voir délocalisée. On a créé une fédération des Scop, et chaque fois qu’une entreprise veut délocaliser, la région demande d’abord aux ouvriers s’ils veulent reprendre leur usine. »

 

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Ségolène Royal face à Cédric Mahiot, Guillaume Launay et Alain Brillon de "Désintox" de Libération, vus par Alain Brillon


« Vous dites très clairement que la région que je préside est classée première région de France pour les émissions de gaz carbonique par habitant. Mais qu'est-ce que l'écologie si ce n'est l'émission de gaz carbonique par habitant ? Donc déjà je suis la première région de France. »

 

Ségolène Royal : finalement, vous dites le contraire dans votre article, déjà en ce qui concerne le classement en France. Vous dites très clairement que la région que je préside est classée première région de France pour les émissions de gaz carbonique par habitant. Mais qu'est-ce que l'écologie si ce n'est l'émission de gaz carbonique par habitant ? Donc déjà je suis la première région de France, contrairement à tout ce qui est dit avant. [...]

La lutte contre le réchauffement climatique, c’est quoi ? C’est limiter les émissions de gaz carbonique par habitant. Vous comparez ensuite des régions qui sont quatre fois, cinq fois supérieures à la mienne. Alors, effectivement, en termes de volume physique d’investissement en termes de photovoltaïque ou d’éolien, il peut y avoir des différences. Il n’empêche qu’en quelques années, j’ai réussi à faire en sorte que les émissions de gaz carbonique par habitant soient les plus faibles de France. Et si, si toutes les régions, non seulement de France, mais si tous les pays industrialisés faisaient cet effort de réduire les émissions de gaz carbonique par habitant pour atteindre la performance que nous avons atteinte dans la région Poitou-Charentes, mais le problème du réchauffement planétaire serait sur une bonne voie. Donc j’assume ce que je dis…

Libération : vous dites que vous êtes classée par l’Europe première région écologique ? Vous le maintenez ?

 

 

 

Ségolène Royal : je le maintiens aussi. Pourquoi ? Au sommet de Copenhague, j'ai été invitée comme région exemplaire, et c'est moi qui ai pris la parole, pour mettre en valeur la façon dont la lutte contre le réchauffement planétaire était mise en place au niveau territorial.[...] Je suis venu témoigner sur, en particulier, sur le plan photovoltaïque, puisque j’ai été la toute première région d’Europe à mobiliser la Banque européenne d’investissements. Nous avons investi 400 millions d'euros ce qui, pour une petite région comme la mienne, était en termes d’investissement par habitant, une performance au niveau européen. C’est ma région qui s’est engagée la première dans ce plan photovoltaïque, avec un financement européen. Depuis, d’autres régions d’Europe ont suivi l’exemple. [...]

C’est donc un poste très important. Là aussi, il a fallu mobiliser des fonds régionaux […] puisqu’au niveau de l’Etat c’est le contraire qui a été fait et que le gouvernement actuel, malgré le Grenelle de l’environnement, a baissé deux fois le prix de rachat de l’énergie photovoltaïque, a supprimé les avantages fiscaux pour les particuliers qui leur permettait d’accéder aux équipements d’énergies renouvelables, ce qui fait que de nombreuses entreprises ont été ruinées – je sais même qu’un chef d’entreprise a fait une tentative de suicide - parce que les filières photovoltaïques sont actuellement ruinées. Je ne veux pas que les entreprises disparaissent dans ce domaine et j’ai créé un outil, un « fonds de résistance du photovoltaïque », c'est-à-dire que j’ai été la seule en France à réagir pour aider les entreprises à se maintenir à flot.

Il y aurait plein d’autres exemples. J’ai été la première à construire le lycée de l’après-pétrole, c'est-à-dire le premier lycée entièrement à énergies renouvelables, avec récupération d’eau de pluie pour les sanitaires. Tout le monde rigolait au départ ensuite, tout le monde a imité la technologie que nous avions mise en place. J’ai été la seule région d’Europe à avoir sortir des chaînes de fabrication la voiture électrique. Ceci prouve que si l’ensemble des laboratoires de recherche, non seulement nationaux mais européens, se mettaient ensemble pour construire des transports propres, on y arriverait. Citez-moi une autre région d'où sort la voiture électrique en production industrielle, à part la région que je préside ? Pourquoi ? On fabrique aussi les biocarburants de troisième génération à partir d’algues pour ne pas consommer de productions agricoles qui sont d’abord destinées à l’alimentation des humains, etc. »

Libération : cela n'en fait pas pour autant la première des régions d’Europe. Ce palmarès n'existe pas. Pouvez-vous le reconnaître ?

Ségolène Royal : non, absolument pas. Les organismes que vous citez, il faut qu'ils citent les performances écologiques par habitant, sinon ce n'est pas éthique. Vous ne pouvez pas comparer la Bavière et le Bade-Wurtemberg avec le Poitou-Charentes qui a 1,6 million d'habitants. La performance, c'est l'effort par habitant. Etes-vous d'accord là-dessus ?

Libération : tout à fait

Ségolène Royal : la performance par habitant, c’est dans ma région.

Libération : à populations comparables, certaines régions de Franceont fait plus de photovoltaïque.

Ségolène Royal : non. Pays de la Loire, c'est trois fois la région Poitou-Charentes. Je parle par habitant.

 

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Ségolène Royal et Nicolas Demorand, directeur de la publication et de la rédaction de Libération depuis mars 2011, hier, chez Libération (@Sébastien Calvet)

 

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Recueilli par LIBÉRATION / Transcrit par LITTERA STÉNOTYPIE / Photos SÉBASTIEN CALVET

Après Martine Aubry lundi, et avant les autres candidats à la primaire du Parti socialiste des 9 et 16 octobre, Ségolène Royal était vendredi l’invitée spéciale de Libération. Interview réalisée face à toute l’équipe du journal lors de la conférence de rédaction.

Que vous inspire la mise en examen de deux proches du président de la République ?

Quand, il y a quelques mois, j’ai parlé de système corrompu, tout le monde s’était pincé le nez, même à gauche, en disant : « Elle exagère quand même.» Mais ce n’est pas excessif ! On est dans un système corrompu. Certains demandent que la justice aille jusqu’au bout. Mais on sait bien que la justice n’est plus indépendante aujourd’hui, qu’il y a des intrusions inadmissibles de l’exécutif dans son fonctionnement. Comment les rapports d’enquête, couverts par le secret de l’instruction, peuvent-ils parvenir jusqu’à l’Elysée ? C’est extravagant.

C’est une affaire d’Etat ?

Il y en a tellement que faire des effets de vocabulaire sur des affaires d’Etat... Il y a eu mort de personnes à Karachi, on ne parle pas seulement de corruption et d’argent. Ce sont des hommes et des femmes qui ont perdu la vie dans ces scandales politico-financiers.

Estimez-vous que le chef de l’Etat est corrompu ?

C’est le système qui est totalement corrompu. Le chef de l’Etat, lui, est protégé par l’immunité présidentielle. C’est d’ailleurs pour cela que la campagne présidentielle sera extrêmement dure. Nicolas Sarkozy a besoin de continuer à être protégé par l’immunité présidentielle. On le voit avec toutes les affaires qui l’approchent de si près ! Il a été avocat de Servier, lui a donné la Légion d’honneur et les rapports du Sénat ont été falsifiés par des sénateurs UMP. C’est quand même extrêmement grave. A propos de l’affaire de Karachi, il dit qu’il n’a pas été directeur de la campagne d’Edouard Balladur en 1995, mais il était ministre du Budget et porte-parole de la campagne. S’il n’était pas président de la République, il devrait être convoqué pour être auditionné par la justice. Le jour où il ne sera plus élu, il aura à répondre devant la justice. C’est pour ça que la campagne présidentielle sera féroce et qu’il faut une candidate très expérimentée qui a déjà conduit une campagne présidentielle !

Vous dénoncez un système corrompu. Mais les Français ne semblent pas en tirer de conséquences démocratiques, puisqu’en général, les gens réélisent des candidats qui ont été condamnés...

C’est pourquoi je propose que tous les élus qui seront condamnés pour des faits relevant de peines privatives de liberté soient immédiatement démis de leurs fonctions et inéligibles à vie. On remettra ainsi un peu de morale publique dans le fonctionnement des institutions. Comme le disait Socrate, «avant de gouverner les autres, il faut savoir se gouverner soi-même». Cela donnera de l’oxygène et l’on pourra peut-être avancer sur le pluralisme, la représentation paritaire, la représentation des Français de toutes origines dans l’exercice des mandats électifs.

Un vrai coup de balai ?

Oui, mais je préfère le balai au Kärcher !

 

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Comment avez-vous vécu ce qu’on a appelé l’affaire DSK, au premier jour et l’autre dimanche sur TF1 ?

Je ne mélange pas les égarements individuels à la cause féministe. D’ailleurs, si des choses choquantes se passent, pourquoi cela choquerait-il plus les femmes que les hommes ? S’il y a des atteintes portées à une femme, j’espère que les hommes sont autant choqués que   les femmes ! Je n’enferme pas la cause des femmes dans le féminisme.

Mais comment l’avez-vous vécue...

Mal, je l’ai très mal vécue.

En tant que socialiste, que femme ?

En tant que tout, y compris pour lui au départ. Honnêtement, il y a eu un mouvement vers lui au départ – ayons le courage de le reconnaître – quand on a vu cet homme dégradé de tout, les menottes dans le dos, défait, ballotté, mis en prison. On s’est quand même tous demandé comment cela a pu arriver à cet homme qui a tout l’avenir devant lui, qui a tout pour être heureux.

Vous l’avez trouvé convaincant dimanche soir ?

Ce n’est pas mon avis personnel qui compte. Je fais de la politique. Ce qui est important pour moi, c’est de tourner cette page et de faire en sorte que toute la lumière soit faite, que toute la vérité soit dite.

 

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Ségolène Royal a réagi pendant 2 heures aux sujets de l'édition de samedi à la table du comité de rédaction (@Sébastien Calvet)

Qui est la victime ?

Je ne sais pas. Il y a encore une procédure au civil en cours. Le respect de la parole des femmes me semble essentiel ainsi que le respect de la présomption d’innocence. Je pense qu’il a avoué lui-même sa faute. Donc la femme m’a semblé victime puisqu’il l’a lui-même avoué. Mais au-delà de cette histoire, ce qui est vrai, c’est toute la question du harcèlement sexuel que subissent les femmes en situation de fragilité. C’est si vrai qu’avant même que l’affaire Strauss-Kahn n’éclate, je disais que l’une des principales discriminations contre laquelle nous avons à lutter dans notre société, c’est le harcèlement sexuel que subissent les femmes en situation de précarité sur leur lieu de travail, notamment les femmes seules, mères de famille, qui n’ont pas le choix et qui subissent le harcèlement car elles ont peur de perdre leur boulot. Cette question, j’entends bien la gérer, y compris dès l’école pour qu’il y ait un apprentissage du respect mutuel des hommes et des femmes et que les personnes en situation dominante ne puissent pas considérer que tout le monde est à leur merci et que les autres sont des objets dès lors qu’ils sont dans une position subalterne.

Quand vous dites «tourner la page», cela veut dire que le ou la candidate socialiste n’aura pas besoin de DSK ?

Moi, non !

 

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Quand vous pensez à 2007, vous vous dites quoi ?

Normalement, j’aurais pu gagner, j’aurais dû gagner cette élection si les socialistes avaient été rassemblés et si on avait eu la même force de frappe médiatique et organisationnelle que le camp d’en face. D’ailleurs, cela doit nous servir de leçon pour la prochaine campagne présidentielle. Nicolas Sarkozy n’a qu’une chance d’être réélu, c’est si le candidat socialiste est derrière celui du Front national. Voilà ce qui est en train de s’organiser. C’est parfaitement planifié. Il n’y a aucun aléa dans cette histoire. Regardez les déclarations de Brice Hortefeux, celles de Jean-François Copé récemment. Tout est fait pour faire monter le FN et pour faire passer le candidat socialiste derrière. C’est leur seul espoir. C’est aussi la raison pour laquelle je suis convaincue que Nicolas Sarkozy et le gouvernement s’accommodent de la crise, l’organisent même d’une certaine façon au lieu de la combattre. Sinon, rien n’explique que rien ne soit fait pour réformer le système bancaire. Si on veut vraiment lutter contre la crise, on réforme le système bancaire. Nicolas Sarkozy devrait être capable de mettre ses amis banquiers au pas. Pourquoi est-ce que rien ne se fait ? Parce que la droite au pouvoir se dit que si la crise s’accentue, les Français auront peur et auront un réflexe conservateur et voteront pour les gens en place.

 

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Ségolène Royal pendant le comité de rédaction de Libération, à côté de Nicolas Demorand (@Sébastien Calvet)

Vous accusez le président de la République de jouer la politique du pire ?

Comment expliquez-vous que rien ne soit fait ? Vous les voyez s’agiter, faire des choses, réunir les gens, réunir les ministres des Finances, se battre pour les euro-obligations ?   Ils ont  abdiqué en rase campagne sur les euro-obligations. Nicolas Sarkozy a vu Angela Merkel trois quarts d’heure et dit : « Vous ne voulez    pas d’euro-obligations ?      Bon, on ne les fait pas ; ce n’est pas grave. » C’est inadmissible !

 

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Vous ne croyez pas à un 21 avril à l’envers ?

Mais ce n’est pas ce qu’ils sont en train d’organiser. En plus, ils sont très puissants. On a affaire à une association de malfaiteurs quand même! Il faut regarder les choses en face. Et je crois que la majorité silencieuse des Français voit tout cela. Mais ils sont écrasés, parce que tous les jours on leur dit : « On ne peut rien faire, il y a la dette, les déficits, il y a la finance internationale, on ne peut plus bouger, on ne peut plus rien faire, donc suivez-nous comme des moutons parce qu’au moins, nous, on a l’expérience, on est déjà en place, on a fait quelques erreurs, mais on va réparer nos erreurs. Tout cela ce n’est pas de notre faute. » Il faut arrêter !

Est-ce que ce n’est pas un peu facile de dire cela, dans la mesure où Barack Obama, par exemple, a lui aussi du mal à imposer des réformes du système ?

Ce n’est pas vrai. Barack Obama a fait la réforme bancaire, même Londres est en train de faire la réforme bancaire ! Londres est en train de distinguer au sein des banques les activités spéculatives et les activités de dépôts. Et nous ? Il ne se passe rien. Dans les cinq banques nationales françaises, dont tous les dirigeants sont les amis du pouvoir, il ne se passe rien. C’est une volonté politique de ne rien bouger. C’est d’un cynisme terrible. Pendant ce temps-là, les banques françaises continuent à faire comme si de rien n’était.

Êtes-vous pour une nationalisation des banques ?

D’abord, il est très important de rappeler qu’en 2008, on a renfloué les banques, vous, nous, l’Etat. J’avais déjà dit – j’étais d’ailleurs l’unique responsable au Parti socialiste à le dire – qu’en contrepartie du renflouement des banques, l’Etat devait rentrer dans leur capital, voire les nationaliser de façon limitée dans le temps. Et une partie de la dette publique vient du fait que les Etats ont renfloué leurs banques, c’est quand même incroyable ! Aujourd’hui, l’Etat devrait rentrer dans le conseil d’administration des banques, c’est une question d’intérêt général. Ce ne sont pas les banques qui doivent commander, elles doivent obéir.

 

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La France peut-elle sortir du nucléaire ?

On sort du nucléaire en une quarantaine d’années. Prévoir moins, je crois que cela n’est pas réalisable. Car n’oublions pas qu’il faut à la fois viser l’après-pétrole et l’après-nucléaire. Cela fait beaucoup. Là aussi, la responsabilité politique, c’est de fixer un cap crédible. Mais cet objectif très rapproché ne peut être réalisable que si l’on est capable de rentrer dans le fonctionnement d’une société sobre, qui économise massivement l’énergie, si l’on est capable aussi de démanteler des centrales et d’en faire un outil de création d’activités et d’emplois et de continuer la recherche sur la neutralisation des déchets nucléaires. L’écologie ne doit pas être punitive. La croissance verte, le défi énergétique, l’utilisation des énergies renouvelables, sont des occasions extraordinaires de se remettre en cause. On peut remobiliser la société sur des objectifs politiques qui reposent notre façon de consommer, de se déplacer, d’habiter, de vivre ensemble. Le photovoltaïque, l’éolien, la géothermie, les hydroliennes, l’énergie marémotrice, toutes les énergies renouvelables sont aujourd’hui dramatiquement freinées, parce qu’il y a un lobby EDF. On ne réussira la mutation énergétique que si tous nos organismes de recherche, y compris le CEA [Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, ndlr], y compris EDF, y compris tous les lobbys, se mettent dans des dynamiques positives. Ce n’est pas simple. Mais les Français sont saturés, fatigués des annonces politiques qui ne sont pas suivies d’effets. Et à la différence des autres candidats, quand je dis quelque chose, je dis aussi comment je vais le faire.

 

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Ségolène Royal avec l'équipe de rédaction après le comité de rédaction (@Sébastien Calvet)

Si vous décidez qu’il faut sortir du nucléaire dans quarante ans, annulez-vous le programme du CEA d’un prototype de réacteur de génération IV? Cela n’aurait aucun sens de continuer...

Oui, je l’arrête, puisque je mets la totalité des moyens de la recherche sur les énergies renouvelables, sauf sur le traitement des déchets nucléaires. Et j’arrête Flamanville [où est construit le futur réacteur EPR]. Peu de candidats l’ont dit aussi clairement, parce qu’il y a des enjeux électoraux dans le département de la Manche, des soutiens d’élus et de fédérations !.... Je crois que les deux autres candidats [Aubry et Hollande] n’ont pas dit clairement leur position sur Flamanville pour des raisons électorales. Il se pose, derrière, un problème de menaces sur l’emploi. Mais il existe des solutions intelligentes qui permettent de prendre des décisions politiques courageuses. Il faut donc maintenant être clair et net. Je crois être la candidate la plus claire et nette sur ce sujet.

 

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Quel rôle auriez-vous dans la campagne si jamais vous n’étiez pas désignée ?

Je ne ferai pas aux autres ce qu’on m’a fait en 2007. Je sais trop les dégâts que cela a faits. J’ai vu tous ceux qui ont traîné les pieds, j’ai vu tout ce qui s’était passé. Vous croyez que ma vision de la politique, ma conception de la politique, c’est de faire aux autres ce qu’ils m’ont fait ? Non, je ne le ferai pas.

En 2007, entre les deux tours, des contacts s’étaient esquissés entre vous et François Bayrou. Est-ce qu’en 2012 cela pourrait se renouveler ?

Cela dépend du résultat du vote. En 2007, il fallait s’unir pour battre Sarkozy. Chaque fois que j’entends François Bayrou se plaindre de Sarkozy, je me dis qu’il avait une solution très simple pour le battre, qui était de s’allier à la candidate socialiste : on se mettait ensemble et on le battait. François Bayrou a une sacrée responsabilité devant l’histoire. On a subi cinq ans de Sarkozy parce qu’il s’imaginait que ce n’était pas assez bien pour lui... ou je ne sais quoi... ou qu’il allait être candidat le coup d’après, qu’il pouvait être président et pas seulement chef d’un gouvernement... Ce qu’il a fait à ce moment-là est totalement irresponsable. En 2012, on verra, dans le respect du verdict des urnes, comment tous ceux qui ne veulent pas de la droite se rassemblent.

Vous vous êtes prononcée contre le cumul des mandats. Comment considérez-vous la position d’autres candidats – notamment François Hollande – qui sont hostiles à cette mesure ?

C’est pour des raisons de soutiens électoraux. En promettant de ne pas toucher au cumul des mandats – mais depuis je crois qu’il a un peu évolué –, cela lui permet d’avoir le soutien des notables qui cumulent. Quant au Parti socialiste, voilà deux ans que nous avons eu ce discours, à La Rochelle, sur le non-cumul des mandats, applaudi debout par les militants. Mais il ne s’est rien passé. Lors de l’élection régionale qui a suivi, les présidents de région ont pu continuer allègrement à cumuler. C’était pourtant très simple de leur dire : « Choisissez ! »  Pourquoi un tel écart entre le discours et les actes ! Et Arnaud Montebourg, le chantre de la modernisation et de la rénovation du Parti, il a juré ses grands dieux sur le non-cumul des mandats. Or il cumule les mandats. Cela         suffit !  Evidemment, à un moment, cela profite au Front national.

Je voudrais savoir ce que serait une mesure courageuse pour vous sur les banlieues.

Une mesure courageuse pour les banlieues, ce serait de donner l’opportunité à tous les enfants dans les écoles de pouvoir accéder à des internats scolaires de proximité qui ne disqualifient pas les parents et qui donnent à tous les enfants un encadrement éducatif dès le plus jeune âge. C’est la bataille pour la réussite scolaire.

Vendredi, Christine Deviers-Joncour a déclaré au Parisien, à propos de l’affaire Karachi : « Nous, les femmes, nous n’avons pas forcément plus de morale que les hommes mais plus de courage. » Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Je me méfie de tout ce qui est superlatif. C’est très réducteur. Je ne vois pas pourquoi les hommes seraient moins courageux que les femmes. Ce n’est pas mon style de féminisme de dire que l’on a plus de qualité.


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« Mieux répartir l’argent pour investir dans les équipements »

 

« Avec tout l’argent qui circule dans le sport, il y a un problème de répartition plus juste des recettes, des produits. Regardez les masses d’argent au niveau du football. Vous ne croyez pas qu’une partie pourrait financer des stades un peu partout sur le territoire français ?

Donc je mettrais sur la table la question de la juste répartition des profits liés au sport, à la publicité, aux retransmissions. Quand les gens voient les prix d’achat des joueurs et que les petits stades de foot ne sont même pas entretenus pour les gamins dans les quartiers ! Il y a un problème. Il y a sûrement une solution, qui est de prendre un peu au passage et d’investir dans des équipements sportifs, dans des emplois sportifs. Il y a de moins en moins d’encadrants dans les associations. Le sport à l’école est à repenser complètement. Vu l’argent qui est brassé d’un côté et l’argent qui manque de l’autre, on peut faire passer des flux de l’un à l’autre. »

 

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Mark Zuckerberg jeudi au F8 de San Francisco (@Kimihiro Hoshino/afp)


 

« Les réseaux sociaux sont un contre-pouvoir »

 

 

« Les réseaux sociaux sont un contre-pouvoir qui n’existait pas en 2007. Ils peuvent bousculer la campagne, je compte bien m’en servir. »

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Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Actualité
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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 14:04

 

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"Nous aurons compris, vous vous sentez mieux armée pour affronter donc ce scrutin" "Beaucoup mieux"

Ségolène Royal était hier midi l’invitée du 12/13 de France 3 Auvergne, au milieu d’un planning de 4 déplacements dans la journée : à Thiers auprès des habitants du quartier défavorisé des Molles, à Clermont-Ferrand pour une série de dialogues-dédicaces dans une librairie de la ville, puis à Nîmes où Ségolène Royal a été accueillie par une foule nombreuse et très enthousiaste dans le quartier de Pissevin, quartier populaire de l’ouest de Nîmes où la veille au soir quelques échauffourées avaient eu lieu, mais où la candidate a été accueillie par des « Ségolène, présidente ! », et où, calme, elle a signé des autographes dans la bousculade de la foule, une capacité qui avait fait l’admiration de Jean-Luc Mélenchon à la fête de l’Humanité le week-end dernier, et enfin à Arles où elle a tenu meeting hier soir.

 

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Ségolène Royal accueillie par une foule nombreuse et très enthousiaste dans le quartier populaire nîmois de Pissevin (@Midi Libre)

Sur France 3 Auvergne, Ségolène Royal a eu à cœur de rappeler le travail qu’elle a accompli depuis 5 ans, déclarant au passage : « Ce travail a été en effet accompli […] sur la scène internationale avec les nombreux déplacements, puisque la campagne de 2007 m’a donné une visibilité, une notoriété internationale et un respect, que je mettrai au service de la France. ». Elle a aussi rappelé sa proposition de blocage des prix de 50 produits de première nécessité, de l’énergie, et du logement, sa volonté d’appliquer au pays les principes de bonne gestion qu’elle applique depuis 2004 dans sa Région : « Dépenser mieux, mais pas dépenser plus », et de lutter contre « la fraude fiscale », principalement le fait des grandes fortunes, et enfin et surtout sa volonté de relancer l’économie :

« Ces solutions à la crise, c’est cela, […] d’abord la relance de l’activité économique, c’est très important. »

Mais surtout, Ségolène Royal a parlé des deux sujets du jour. D’abord, le projet de Nicolas Sarkozy de « pôle public », de « banque publique d’aide aux PME » : « ça fait 5 ans de perdus », a souligné la candidate, rappelant sur son site officiel (cliquez ici) qu’elle avait déjà présenté ce projet au Congrès PS de Dijon en juin 2008 puis l’avait mis en application avec succès dans sa Région – « Mieux vaut l’original à la copie. ».

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Puis sur les sondages, à la question du journaliste : « Comment est-ce que vous expliquez le fait d’être distancée dans les sondages qui vous placent en 3ème position par rapport à cette élection ? », Ségolène Royal a répondu : « Je ne crois absolument pas aux sondages, parce que le terrain me dit tout le contraire. Et les sondages sur internet aussi, où il y a des dizaines de milliers de gens qui viennent aussi. ». Hier, l’Observatoire des sondages publiait un article-rapport accablant et très documenté ayant pour titre : « Sondages sur les primaires socialistes : le chaos ». Rien de moins ! On y lit aussi des remarques très dures, notamment sur les « extrapolations sauvages » :

« Cette correction des échantillons « riquiqui », selon le mot aimable de Martine Aubry, s’appuie sur une équation inspirée plus vraisemblablement de la bible que des statistiques. Elle propose une équivalence entre le nombre de sondés ayant manifesté l’intention de participer à la primaire socialiste et le corps électoral français (45 millions personnes environ). Cela permet à BVA d’affirmer le 15 septembre 2011 que « 402 personnes certaines d’aller voter = 6,5 millions d’électeurs ». Cette opération de multiplication des pains est cependant très différente selon les sondeurs. »

(Article : cliquez ici)

 

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Mieux qu'un 'sondage' : Ségolène Royal accueillie par une foule nombreuse et très enthousiaste à Nîmes (@Midi Libre)

Ce qui fait dire à Françoise Degois, et qui est de très bon augure pour les 9 et 16 octobre :

 "J'ai vu un très bon sondage à Nîmes et Arles. :)"

 (Cliquez ici)

 Frédérick Moulin

 

  S.Royal était l'invitée du 12/13 France 3 Auvergne - 21/09/2011 Vidéo elisa6666

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Sébastien Naissant : elle fait partie des 6 candidats à la primaire socialiste en vue de l’élection présidentielle de 2012, Ségolène Royal est en campagne, aujourd’hui en Auvergne. Elle s’est rendue ce matin dans les quartiers défavorisés de Thiers, notamment, donc, dans les HLM de s Molles, où elle a rencontré plusieurs familles défavorisées.

 

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Ségolène Royal dédicacera cet après-midi, dans une librairie de Clermont-Ferrand, son livre, ou plutôt sa Lettre à tous les résignés et indignés qui veulent des solutions. Mais avant cela, elle nous a rejoint sur ce plateau. Ségolène Royal, bonjour.

Ségolène Royal : bonjour.

Sébastien Naissant : alors merci d’avoir accepté notre invitation.

Ségolène Royal : merci à vous.

Sébastien Naissant : donc effectivement, vous allez dédicacer ce livre …

Ségolène Royal : oui.

Sébastien Naissant, sans s’arrêter : Lettre à tous les résignés et indignés qui veulent des solutions. Est-ce que ce sera les mêmes solutions qu’en 2007, puisque vous avez dit avoir changé ? En quoi vous avez changé ? (Rire)

 

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"En 5 ans j’ai travaillé très dur pour continuer à tenir ma parole de 2007, celle par laquelle j’avais dit aux Français que je continuerais à travailler, que je serais à nouveau devant eux, et ce travail a été en effet accompli"

Ségolène Royal, souriante : j’ai changé avec davantage d’expérience encore, puisqu’en 5 ans j’ai travaillé très dur pour continuer à tenir ma parole de 2007, celle par laquelle j’avais dit aux Français que je continuerais à travailler, que je serais à nouveau devant eux, et ce travail a été en effet accompli, non seulement dans mon laboratoire régional, pour mettre en application les idées auxquelles je crois, mais aussi sur la scène internationale avec les nombreux déplacements, puisque la campagne de 2007 m’a donné une visibilité, une notoriété internationale et un respect, que je mettrai au service de la France.

Et ce livre-programme est le résultat de tout cela, c’est-à-dire une continuité dans les convictions, en particulier l’ordre social juste, que je défendais déjà, la révolution verte, mais aussi la prise en compte de la crise actuelle, et des propositions très précises pour la relance économique.

Sébastien Naissant : donc finalement, vous parlez souvent de la politique, hein, que vous avez mise en place dans votre Région. Est-ce que justement cette politique-là est transposable à l’échelle nationale, voire européenne ?

 

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"Est-ce que justement cette politique-là est transposable à l’échelle nationale, voire européenne ?" "Oui, bien sûr, pour certains de ses aspects, la preuve, c’est que ce matin j’apprends que le président de la République vient d’annoncer la création d’un pôle public, d’une banque publique d’aide aux PME, peut-être de l’entrée, même, au capital des entreprises de l’Etat. Moi je l’ai fait dans ma Région"

Ségolène Royal : oui, bien sûr, pour certains de ses aspects, la preuve, c’est que ce matin j’apprends que le président de la République vient d’annoncer la création d’un pôle public, d’une banque publique d’aide aux PME, peut-être de l’entrée, même, au capital des entreprises de l’Etat. Moi je l’ai fait dans ma Région, puisque ce sont des idées que je défends depuis longtemps, et je veux prouver aux Français que je passe des discours aux actes, puisque ma Région est rentrée par exemple au capital de l’entreprise Heuliez. Nous avons sauvé cette entreprise  qui fabrique la voiture électrique …

 

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"Je veux prouver aux Français que je passe des discours aux actes, puisque ma Région est rentrée par exemple au capital de l’entreprise Heuliez"

Sébastien Naissant, l’interrompant : Région Poitou-Charentes, hein, précisons-bien.

Ségolène Royal : la Région Poitou-Charentes, c’est-à-dire que nous avons empêché la délocalisation de cette entreprise, qui est passée de 30 salariés, qui n’a pas fermé, qui est aujourd’hui à 400 salariés. Eh bien demain, non seulement je mettrai en place cette banque publique d’aide aux PME, mais aussi j’autoriserai l’Etat et les régions à entrer au capital des entreprises stratégiques, et c’est comme ça que je lutterai contre la désindustrialisation.

 

S7 mais aussi j'aut l'Etat et les régions

"Demain, non seulement je mettrai en place cette banque publique d’aide aux PME, mais aussi j’autoriserai l’Etat et les régions à entrer au capital des entreprises stratégiques, et c’est comme ça que je lutterai contre la désindustrialisation"

Sébastien Naissant : ça fait partie de vos solutions, justement, à la crise, solutions également que vous avez peut-être exposées ce matin aux personnes que vous avez rencontrées à Thiers, puisque vous étiez à Thiers, vous avez rencontré des familles défavorisées, donc parmi ces solutions à la crise ?

 

S8Thiers parmi ces solutions à la crise

Ségolène Royal à Thiers auprès des habitants du quartier des Molles

Ségolène Royal : ces solutions à la crise, c’est cela, d’abord ce que je viens de dire, c’est-à-dire d’abord la relance de l’activité économique, c’est très important ; ensuite, réduire le déficit, en luttant contre la fraude fiscale, et contre les avantages fiscaux qui ont été donnés aux grandes fortunes ; et enfin, c’est protéger les gens, protéger les gens en bloquant immédiatement le prix de 50 produits de première nécessité, contrôler les loyers, et bloquer le prix de l’énergie, de l’essence et du chauffage.

Donc on protège les gens dans leur pouvoir d’achat d’un côté, on dépense correctement en maîtrisant la dépense publique – un euro dépensé, un euro utile – et on relance …

Sébastien Naissant : pas dépenser plus ?

 

S9 pas de dépenser plus dép mieux ms pas plusgaspill

"Pas dépenser plus. Dépenser mieux, mais pas dépenser plus. Lutter contre les gaspillages, contre la fraude fiscale, rembourser le bouclier fiscal, pas faire d’impôt supplémentaire sur les gens"

Ségolène Royal : pas dépenser plus. Dépenser mieux, mais pas dépenser plus. Lutter contre les gaspillages, contre la fraude fiscale, rembourser le bouclier fiscal, pas faire d’impôt supplémentaire sur les gens.

Sébastien Naissant : alors, comment est-ce qu’avec ces grandes propositions, que tout le monde entend justement, comment est-ce que vous expliquez le fait d’être distancée dans les sondages qui vous placent en 3ème position par rapport à cette élection ?

 

S11 qu'elle faisait ce qu'elle disait qu'elle rendait des c

"Ne vous laissez pas confisquer votre pouvoir de décider, et choisissez la personnalité la plus honnête, celle qui a fait la preuve dans ses responsabilités politiques qu’elle faisait ce qu’elle disait, qu’elle rendait des comptes, celle qui a aussi l’expérience, déjà, d’une campagne présidentielle, et celle qui vous présente le meilleur projet avec les solutions les plus efficaces et les plus équitables"

Ségolène Royal : je ne crois absolument pas aux sondages, parce que le terrain me dit tout le contraire. Et les sondages sur internet aussi, où il y a des dizaines de milliers de gens qui viennent aussi. Donc une fois de plus, je dis à ceux qui m’écoutent : ne vous laissez pas confisquer votre pouvoir de décider, et choisissez la personnalité la plus honnête, celle qui a fait la preuve dans ses responsabilités politiques qu’elle faisait ce qu’elle disait, qu’elle rendait des comptes, celle qui a aussi l’expérience, déjà, d’une campagne présidentielle, et celle qui vous présente le meilleur projet avec les solutions les plus efficaces et les plus équitables.

Sébastien Naissant : Ségolène Royal, vous êtes 6 candidats donc à la primaire socialiste. Supposons qu’au second tour, au soir du 16 octobre prochain, second tour de cette primaire socialiste, vous soyez pas, ben, qualifiée. Dans quel esprit vous allez aborder, donc, du coup, l’élection présidentielle de 2012 ?

 

S12 mettre tte mon énergie ma persévérance mon imaginati

"Je suis candidate pour redresser le pays et pour mettre toute mon énergie, ma persévérance, mon imagination au service du redressement de la France, et j’espère bien conquérir la confiance des Français une nouvelle fois"

Ségolène Royal : vous savez, moi, je ne suis pas candidate pour moi-même, je suis candidate pour redresser le pays et pour mettre toute mon énergie, ma persévérance, mon imagination au service du redressement de la France, et j’espère bien conquérir la confiance des Français une nouvelle fois, ils étaient 17 millions à me faire confiance en 2007, la victoire a été manquée de peu, aujourd’hui la France ne ressemblerai pas à ce qu’elles est devenue, elle ne serait pas aussi dégradée ni aussi injuste que celle-là. Je le vois d’ailleurs à chaque fois que le président de la République reprend mes propositions, ça fait 5 ans de perdus. Eh bien moi je veux rattraper ce temps perdu et faire en sorte que les Français reprennent confiance dans leur avenir.

 

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"La victoire a été manquée de peu. [...] ça fait 5 ans de perdus. Eh bien moi je veux rattraper ce temps perdu et faire en sorte que les Français reprennent confiance dans leur avenir"

Sébastien Naissant : nous aurons compris, vous vous sentez mieux armée pour affronter donc ce scrutin.

Ségolène Royal : beaucoup mieux.

Sébastien Naissant : Ségolène Royal, merci une nouvelle fois d’avoir accepté notre invitation.

Ségolène Royal : merci de votre invitation.

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 14:19

 

S1

 

En déplacement à Limoges pour dédicacer son livre-programme, Lettre à tous les résignés et indignés qui veulent des solutions, Ségolène Royal était l’invitée du 19/20 de France 3 Limousin hier soir.

 Après deux questions plus locales sur l’absence des élus de la région limousine autour d’elle à Limoges – « Moi je suis la candidate des sans-voix », a rappelé la candidate, selon le principe 1 vote d’élu = 1 vote de sans-voix = 1 vote – et sur l’impact du financement de la LGV Limoges-Poitiers – « Vous croyez que les gens ne partagent pas mon point de vue ? Je crois qu’ils le partagent. Moi je protège les contribuables. », a martelé la présidente de la région voisine – Ségolène Royal a mis en avant ses atouts pour la primaire présidentielle.

« C’est très important que les Français comprennent, se saisissent de ce vote, pour se dire nous allons choisir la personnalité la plus solide, à laquelle nous pouvons faire confiance, qui va être devant le Front national, et qui ensuite va pouvoir battre la droite et redresser la France. », a commencé la candidate, rappelant à la fois qu’elle était la seule à avoir déjà subi le feu d’une campagne de second tour de l’élection présidentielle face à la droite, qu’elle était la seule dont le passé avait été scruté sous tous les angles – d’où la « confiance », et qu’elle était la seule des candidates et candidats socialistes aux primaires citoyennes dont on parlait et qui suscitait encore espoir et intérêt dans les quartiers populaires et les banlieues, avec pour seule rivale … Marine Le Pen, comme Ségolène Royal a pu encore le constater lors de ses déplacements récents dans ces quartiers.

Deuxième point important, Ségolène Royal donne un cap au pays, fruit d’une analyse et d’un travail de longue haleine – au moins depuis 2007 – et elle est la seule à avoir rédigé elle-même un livre-programme pour la France et pour les Français, tout comme elle est la seule à avoir signé un Contrat avec la Nation, en 10 engagements, pour revivifier le pays et instaurer la République du Respect et l’ordre social juste :

« Je suis d’ailleurs la seule candidate, l’unique candidate qui était là et qui a écrit ce programme après plusieurs années de travail, en intégrant d’ailleurs la dimension de la crise, ce qui me permet de ne pas changer d’avis au gré de mes interlocuteurs, ou de ne pas inventer au cours de cette campagne des solutions venues d’on ne sait où, et je crois que les Français ont besoin de cela. »

Troisième point important : Ségolène Royal veut être la garante de la morale publique :

« Quand DSK dit qu’il y avait un pacte et que Martine a juré ses grands dieux qu’il n’y avait jamais eu ce pacte, en effet il y a un certain arrangement avec la vérité qui ne correspond pas, je crois, à ce qu’attendent les Français de leurs responsables politiques. Moi je crois que la politique, c’est de la vérité, c’est de la transparence, c’est ne pas mentir et ne pas tricher. Donc cet axe-là de la morale publique, je m’en porte garante dans le Contrat avec la Nation que j’ai fait. »

Enfin, dernier point, Ségolène Royal, interrogée à ce sujet, a cité une des différences avec chacun des deux candidats chouchous des sondages :

« Une de mes différences avec François Hollande, c’est que moi je ne veux pas augmenter les impôts et les charges sur les Français. […] C’est encore freiner une croissance économique qui n’est pas au rendez-vous. […]

D’autres différences, une peut-être avec Martine Aubry : elle s’est prononcée pour l’autorisation de la consommation du cannabis, je ne suis absolument pas favorable à ça, je pense que c’est irresponsable. […] Moi je veux donner aux jeunes de l’éducation, de la culture, du travail, et pas de la drogue. »

Et Ségolène Royal de conclure avec une note d’optimisme sur le nombre de votants le 9 octobre prochain :

« Plusieurs millions, ce serait formidable. »

Nul doute que ses très nombreux déplacements de terrain ces toutes dernières semaines lui ont donné de précieuses informations. Il y a quelques semaines encore, Ségolène Royal avançait comme cible honorable un million de votants, elle en attend donc maintenant au moins deux … et sûrement plus.

 Frédérick Moulin

 

Ségolène Royal était l'invitée du 19/20h France 3 Limousin - 20/09/2011 Vidéo elisa6666

 

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Jérôme Piperaud : invitée de ce journal, Ségolène Royal, candidate aux primaires du Parti socialiste pour l’élection présidentielle. Bonsoir, merci d’être avec nous.

Ségolène Royal : bonsoir.

Jérôme Piperaud : alors vous étiez cet après-midi à Limoges pour dédicacer votre livre, Lettre à tous les résignés et indignés qui veulent des solutions. Il y a 5 ans, lors du second tour de l’élection présidentielle, vous aviez obtenu votre meilleur score ici, en Limousin, plus de 54,5% des suffrages, tous les élus socialistes étaient avec vous.

Mais cette année, alors Jean-Paul Denanot, le président de région, est dans l’équipe de campagne de François Hollande, Marie-Françoise Pérol-Dumont est dans l’équipe de campagne de Martine Aubry, François Hollande, bien sûr, roule pour lui en Corrèze. Est-ce que c’est le désamour aujourd’hui entre vous et le Limousin ?

Ségolène Royal : pas du tout. Comme vous l’avez vu d’ailleurs tout à l’heure sur le terrain, lors de cette dédicace, où il y avait plusieurs centaines de personnes, moi je suis la candidate des sans-voix, de ceux qui désespèrent, de ceux qui sont résignés, qui sont indignés. Et je compte sur le peuple, précisément, pour voter en toute liberté, indépendamment des injonctions de tel ou tel élu local.

Je crois que c’est très important que les Français comprennent, se saisissent de ce vote, pour se dire nous allons choisir la personnalité la plus solide, à laquelle nous pouvons faire confiance, qui va être devant le Front national, et qui ensuite va pouvoir battre la droite et redresser la France.

Jérôme Piperaud : en Limousin, vous ne payez pas un peu vos différends sur la ligne à grande vitesse Limoges-Poitiers ?

Ségolène Royal : vous croyez que les gens ne partagent pas mon point de vue ? Je crois qu’ils le partagent. Moi je protège les contribuables, je ne veux pas d’augmentation d’impôt, comme le proposent d’autres candidats, et je crois que chacun doit être à sa place, et avec moi, chaque institution sera à sa place, l’Etat prendra ses responsabilités, construira les lignes à grande vitesse ; les régions leurs responsabilités d’aides aux PME et de formation professionnelle, et les autres collectivités locales aussi.

C’est comme ça qu’il y aura moins de gaspillage, moins de dette et moins de déficit.

Jérôme Piperaud : alors la primaire bat son plein pour le premier tour, il aura lieu le 9 octobre. Alors il semble selon les enquêtes d’opinion réalisées juste après le débat de jeudi dernier sur France 2 qu’Arnaud Montebourg et Manuel Valls auraient profité de ce débat et qu’ils auraient pris un peu plus, pas d’avance, mais qu’ils vous rattrapent dans les enquêtes d’opinion. Est-ce que vous êtes inquiète ? Qu’est-ce que vous comptez faire dans les prochaines semaines ?

Ségolène Royal : je ne suis pas du tout inquiète, au contraire, je suis très sereine. Pourquoi ? Parce que j’ai fait ce choix, lors de cette première émission, d’expliquer avec sérieux et détermination le contenu de mon programme.

 

S1 en intégrt cette dim de l acrise

"Je suis d’ailleurs l’unique candidate qui était là et qui a écrit ce programme après plusieurs années de travail, en intégrant d’ailleurs la dimension de la crise, ce qui me permet de ne pas changer d’avis au gré de mes interlocuteurs, ou de ne pas inventer au cours de cette campagne des solutions venues d’on ne sait où, et je crois que les Français ont besoin de cela"

Je suis d’ailleurs la seule candidate, l’unique candidate qui était là et qui a écrit ce programme après plusieurs années de travail, en intégrant d’ailleurs la dimension de la crise, ce qui me permet de ne pas changer d’avis au gré de mes interlocuteurs, ou de ne pas inventer au cours de cette campagne des solutions venues d’on ne sait où, et je crois que les Français ont besoin de cela.

Ils ont besoin de sérieux, de constance, d’obstination, et de retrouver une nouvelle espérance avec une personnalité, et je veux être celle-ci, qui est capable de leur proposer des solutions équitables et efficaces.

Jérôme Piperaud : depuis 48 heures, le ton monte un peu entre Martine Aubry et François Hollande, on reproche à Martine Aubry qu’elle soit une candidate par défaut, [à] François Hollande son inexpérience gouvernementale, est-ce que cette bisbille, vous la regardez comment, elle vous amuse ?

Ségolène Royal : écoutez, en tout cas vous avez vu que je ne suis pas entrée dans cette bisbille. Je pense que … moi, l’idée que je me fais de la fonction présidentielle, c’est d’être au-dessus de ces bisbilles.

Néanmoins, je crois qu’un certain nombre de choses peuvent être dites très clairement, et je veux moi être une femme de vérité, en particulier.

 

S3 un certain arrangelment avec la vérité

"Quand DSK dit qu’il y avait un pacte et que Martine a juré ses grands dieux qu’il n’y avait jamais eu ce pacte, en effet il y a un certain arrangement avec la vérité qui ne correspond pas, je crois, à ce qu’attendent les Français de leurs responsables politiques"

Donc dans ce qui a été dit, il y a une part aussi de … de vrai dans ce qui a été dit, c’est-à-dire que quand DSK dit qu’il y avait un pacte et que Martine a juré ses grands dieux qu’il n’y avait jamais eu ce pacte, en effet il y a un certain arrangement avec la vérité qui ne correspond pas, je crois, à ce qu’attendent les Français de leurs responsables politiques.

Moi je crois que la politique, c’est de la vérité, c’est de la transparence, c’est ne pas mentir et ne pas tricher.

 

S4 le Contrat avec la N que j'ai fait

"Donc cet axe-là de la morale publique, je m’en porte garante dans le Contrat avec la Nation que j’ai fait"

Donc cet axe-là de la morale publique, je m’en porte garante dans le Contrat avec la Nation que j’ai fait.

Moi je veux être la garante de la morale publique, et avec moi les Français doivent savoir qu’ils auront toujours la vérité, la transparence.

Jérôme Piperaud : et justement, pour ces primaires, qu’est-ce qui ferait vraiment la différence ? Qu’est-ce qui fait qu’un électeur votera plus pour vous que pour François Hollande ou que pour Martine Aubry ? Quelle est vraiment la différence la plus importante ?

Ségolène Royal : oh il y en a beaucoup des différences ; nous sommes tous socialistes …

Jérôme Piperaud, l’interrompant : mais qui ferait pencher la balance en votre faveur ?

 

S5 moi je ne veux pas aug imp et ch sur Frcs FH

"Une de mes différences avec François Hollande, c’est que moi je ne veux pas augmenter les impôts et les charges sur les Français. [...] C’est encore freiner une croissance économique qui n’est pas au rendez-vous"

Ségolène Royal : par exemple, une de mes différences avec François Hollande, c’est que moi je ne veux pas augmenter les impôts et les charges sur les Français. En voilà assez, et je pense que mettre davantage d’impôts et de charges, c’est encore freiner une croissance économique qui n’est pas au rendez-vous.

 

BNP2

"Je préfère créer une banque publique d’aide aux PME, vous avez parlé tout à l’heure des grandes difficultés financières des PME, avec moi elles auront une banque publique pour pouvoir se développer" ; France 3 Limousin nous montre notamment une agence BNP-Paribas dont le dirigeant, Michel Pébereau, a vertement répondu sur RTL aux propos de Ségolène Royal la veille dans la même émission, assurant notamment que la BNP se ferait une joie d'accueillir tous les entrepreneurs en mal de crédit ... à condition - nuance de taille - que la situation de leur compte 'le permette' !!

Je préfère créer une banque publique d’aide aux PME, vous avez parlé tout à l’heure des grandes difficultés financières des PME, avec moi elles auront une banque publique pour pouvoir se développer.

 

S7 parce que moi je veux donner aux j de l'éduc et pas dro

"D’autres différences, une peut-être avec Martine Aubry : elle s’est prononcée pour l’autorisation de la consommation du cannabis, je ne suis absolument pas favorable à ça, je pense que c’est irresponsable. [...] Moi je veux donner aux jeunes de l’éducation, de la culture, du travail, et pas de la drogue"

D’autres différences, une peut-être avec Martine Aubry : elle s’est prononcée pour l’autorisation de la consommation du cannabis, je ne suis absolument pas favorable à ça, je pense que c’est irresponsable. Avec moi, il n’y aura pas d’autorisation, c’est-à-dire de dépénalisation de la consommation du cannabis, parce que moi je veux donner aux jeunes de l’éducation, de la culture, du travail, et pas de la drogue.

Jérôme Piperaud : une dernière question : le 9 octobre, vous espérez combien de votants ? 1 million, 2 millions, 3 millions ?

 

S8 redresser avec ns le pays que les Frscs viennent

 "Le 9 octobre, vous espérez combien de votants ?" "Plusieurs millions, ce serait formidable, et que les Français viennent, parce qu’ils ont besoin de redresser avec nous le pays, et nous allons y parvenir"

Ségolène Royal : plusieurs millions, ce serait formidable, et que les Français viennent, parce qu’ils ont besoin de redresser avec nous le pays, et nous allons y parvenir.

Jérôme Piperaud : bien Ségolène Royal. Merci beaucoup d’être venue sur notre plateau, je rappelle le titre de votre livre, Lettre à tous les résignés et indignés qui veulent des solutions, c’est publié aux Editions Plon. Merci beaucoup.

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 12:34

 

S15 parce qu'elles cesseront

 

Hier matin, dans L’invitée de RTL Matin, Jean-Michel Apathie recevait Ségolène Royal. Interrogée sur ce qu’elle retenait de la prestation télévisée de Dominique Strauss-Kahn, elle a déclaré : « Je retiens l’envie de tourner la page ». Puis, à nouveau questionnée par deux fois sur sont souhait de l’intégrer dans son gouvernement, elle a répondu : « Je pense que ça n’est plus d’actualité », puis : « Donc c’est non », des déclarations qu'elle devait réitérer plus tard dans la journée sur France Bleu Champagne-Ardenne.

Interrogée encore sur les implications des déclarations de DSK sur la candidature à la primaire de Martine Aubry, elle s’est contentée de souligne : « C’est à elle de le dire ».

Jean-Michel Apathie a alors remarqué : «  Mais votre prestation ? Elle a été assez critiquée, on a dit : elle a pas été très bonne », « on » étant en fait « la presse ».

C’est alors que Ségolène Royal a enchaîné avec aisance un résumé de ses déplacements ces derniers jours, au contact des Français, « en tête-à-tête » à l’occasion de « dialogues-dédicaces » de son livre-programme, Lettre à tous les résignés et aux indignés qui veulent des solutions, à Caen, Rennes, Reims, ce que ces Français lui ont dit sur sa prestation au premier débat télévisé, très loin de la presse et de ses ‘sondages’, auprès des vrais électeurs de la primaire :

« Continuez comme cela. On a bien compris ce que vous nous expliquiez, vous avez été la plus claire, celle qui a dit les choses les plus concrètes, on sent que vous avez, vous, un programme cohérent, et on a envie d’avancer avec vous. ».

« Donc je vais continuer. », a souligné Ségolène Royal.

Puis la candidate a enchaîné sur un thème dont les Français qu’elle a rencontré ces derniers jours lui ont fait part, à partir d’exemples poignants et concrets : « Il faudra augmenter le SMIC et les bas salaires ».

Comment ? Par « une conférence salariale, régulière, pour qu’il y ait des politiques dynamiques salariales ».

« Mais dans un contexte économique difficile, moi, je tiens les deux piliers ensemble.

D’un côté, je veux faire de la France un pays d’entrepreneurs et donner aux entreprises les moyens de se développer en mettant à leur disposition les crédits bancaires et la banque publique de financement ; et en contrepartie je leur demanderai d’avoir des politiques salariales dynamiques.[…].

Cette dynamique salariale, qui existe en Allemagne, qui existe dans les pays du nord de l’Europe, n’existe pas en France. […] Et ça, ça n’est pas acceptable. »

Puis, dans les dernières secondes, interrogées sur les banques – « Vous avez eu des mots très durs contre les banquiers, jeudi soir », a estimé Jean-Michel Apathie – et sur la venue de Michel Pébereau, patron de BNP Paribas, sur le plateau de l’émission le lendemain, Ségolène Royal n’a pas faibli et les justes remarques de la candidate envers les banques n’ont pas été tendres :

« Il serait bien que les banques prennent enfin une initiative pour cesser de racketter les Français en leur faisant payer des tarifs bancaires exorbitants » et pour conclure :

« Oui, les banquiers français sont cupides et j’ai envie de lui dire qu’il faut que les banques cessent de spéculer sur la dette des Etats, c’est-à-dire sur la misère des peuples, et avec moi les banques seront assujetties à une réglementation, parce qu’elles cesseront de commander, mais elles obéiront ».

Dernière question sur sa présence au second tour, c’est une Ségolène Royal souriante qui confirmé sa présence au second tour des primaires citoyennes : « Bien sûr ».

 

Plantu Ségo extrait

Extrait des dessins de Plantu pour Le Monde Magazine du samedi 17 septembre 2011 

Mais dans cette interview, l’essentiel n’était pas dans l’interview. À l’extrême fin de-l’émission, on entend clairement Jean-Michel Apathie assurer : « Mais elle était très bien, ce matin ! ». Etonnement et rire de Ségolène Royal, qui dans la dernière seconde a tourné la tête à 90° pour regarder Jean-Michel Apathie.

Mieux encore : depuis quelques jours, une ou deux semaines, la campagne des primaires citoyennes a vraiment commencé pour les Français, qui s’intéressent aux idées des candidats, à leurs propositions, à l’aspect concret et à la cohérence de ces propositions, et de ces engagements. Et ce qu’a entendu auprès des Français Ségolène Royal sur le premier débat est confirmé par des chiffres en forte hausse de visionnement de ces interviews.

Pour l’interview de RTL hier, après 24 heures (vers 8h30 ce matin), la vidéo avait été visionnée 6194 fois, chiffre auquel il faut ajouter les visionnements de l’émission sur le compte de Ségolène Royal (786 vues), soit un total de 6980 vues, presque 7000. Soit au moins 3 fois plus qu’une vidéo d’interview sur un grand média en temps normal au moins.

Mieux, une vidéo sur Dailymotion concernant les 6 candidats des primaires citoyennes : la version courte (extraits) des candidats face à l’Obs, publiée il y a une semaine. La vidéo de Ségolène Royal a été visionnée 6796 fois, celle de François Hollande 2462 fois, celle d’Arnaud Montebourg 1491 fois, celle de Martine Aubry 1184 fois, celle de Manuel Valls 952 fois, et celle de Jean-Michel Baylet 616 fois. Les sondages se seraient-ils trompés ?

En tout cas, il y a en ce moment une dynamique incontestable en mouvement du côté de Ségolène Royal, impulsée par la Force Citoyenne et le travail « au milieu des Français, tournée vers eux, du matin au soir » de la candidate en ce moment : les Français s’intéressent de près à ses idées, ses propositions concrètes, ses solutions cohérentes. Ségolène Royal sera au second tour de la primaire, et de jour en jour, ses chances de devenir la première présidente de la République française s’accroissent, la présidente des solutions.

Frédérick Moulin

 

Ségolène Royal, présidente socialiste de... par rtl-fr

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Vincent Parizot : bonjour Jean-Michel Apathie.

Jean-Michel Apathie : bonjour Vincent.

Vincent Parizot : votre invitée ?

Jean-Michel Apathie : Ségolène Royal, candidate aux primaires du Parti socialiste. Nous parlerons de Dominique Strauss-Kahn, mais pas seulement.

(Jingle)

Vincent Parizot : il est 7h50. Et donc ce matin, Jean-Michel Apathie, votre invitée est candidate à la primaire socialiste.

Jean-Michel Apathie : bonjour Ségolène Royal.

Ségolène Royal : bonjour.

Jean-Michel Apathie : Dominique Strauss-Kahn s’est exprimé hier soir sur TF1. Que retenez-vous de son intervention ?

Ségolène Royal : je retiens l’envie de tourner la page.

Jean-Michel Apathie : l’envie de revenir dans la vie politique ?

Ségolène Royal : l’envie de tourner la page, à la fois il l’a laissé entendre, mais l’envie aussi pour le téléspectateur, ou la téléspectatrice que j’étais, de tourner maintenant la page, de permettre aux Français de passer à autre chose, d’essayer maintenant d’élever le débat politique, puisque nous sommes dans une phase historiquement très importante qui va définir ce que sera l’avenir du pays, et je pense que cette émission a permis de clore quelque chose qui nous a déjà beaucoup trop occupé.

Jean-Michel Apathie : pourrait-il siéger dans votre gouvernement, si vous étiez élue à l’Elysée ?

 

S1 je pense que ça n'est plus d'actu

"Pourrait-il siéger dans votre gouvernement, si vous étiez élue à l’Elysée ?" "Je pense que ça n’est plus d’actualité"

Ségolène Royal : je pense que ça n’est plus d’actualité.

Jean-Michel Apathie : donc c’est non ?

Ségolène Royal : donc c’est non.

Jean-Michel Apathie : il a confié hier soir avoir voulu être candidat à la présidence de la République, vous avez d’ailleurs dit vous-même, publiquement, il y a quelque semaines, qu’il vous avait fait cette confidence à la fin du mois d’avril lors de l’un de ses derniers passages à Paris avant l’affaire new-yorkaise, et Dominique Strauss-Kahn a évoqué aussi, c’était la première fois, un pacte avec Martine Aubry au sujet de cette candidature, ce qui fait apparaître la candidature de Martine Aubry comme une candidature par défaut. Peut-on être candidat à la présidence de la République par défaut, Ségolène Royal ?

Ségolène Royal : c’est à elle de le dire. Moi …

Jean-Michel Apathie, l’interrompant : ça l’affaiblit ?

Ségolène Royal : c’est à elle de le dire. Moi, je ne veux pas interpréter les motivations des uns et des autres. Chacun est dans son … dans son objectif aujourd’hui.

 

S2 je ne me disperse pas sur motivation autres cand

"Moi, j’ai mon objectif devant moi, donc je ne me disperse pas sur les motivations des autres candidats ou des autres candidates, parce que je suis aujourd’hui au milieu des Français, tournée vers eux, du matin au soir, j’y prends d’ailleurs beaucoup de plaisir"

Moi, j’ai mon objectif devant moi, donc je ne me disperse pas sur les motivations des autres candidats ou des autres candidates, parce que je suis aujourd’hui au milieu des Français, tournée vers eux, du matin au soir, j’y prends d’ailleurs beaucoup de plaisir.

 

S3 si la pol va leur apporter qq ch de neuf

"Je vois aussi leurs difficultés, leur souffrance, et leur soif de savoir si la politique va leur apporter quelque chose de neuf"

Et en même temps, je vois aussi leurs difficultés, leur souffrance, et leur soif de savoir si la politique va leur apporter quelque chose de neuf.

Jean-Michel Apathie : qui a été le meilleur jeudi soir sur France 2, Ségolène Royal, des 6 prétendants à l’investiture du Parti socialiste ?

Ségolène Royal : eh bien je pense que chacun pense avoir été le meilleur ou la meilleure. (Rires)

Jean-Michel Apathie : le pensez-vous ?

Ségolène Royal : mais comme je viens de vous dire, moi je ne porte pas de jugement sur les autres candidats ou sur les autres candidates. Je ne me disperse pas sur cette …

Jean-Michel Apathie, lui coupant la parole : mais votre prestation ? Elle a été assez critiquée, on a dit : elle a pas été très bonne, Ségolène Royal.

 

S4 ms qui a dit cela

"Mais qui a dit cela ?" "La presse"

 Ségolène Royal : mais qui a dit cela ?

Jean-Michel Apathie : la presse …

Ségolène Royal : « la presse ». (Rires)

Jean-Michel Apathie, sans s’arrêter : … vous savez, la presse, qui beaucoup de choses fausses, on le sait …

Ségolène Royal : « la presse ». (Rires)

Jean-Michel Apathie, sans s’arrêter : … la presse le dit.

Ségolène Royal : eh bien écoutez, la presse a le droit de penser cela. Moi je suis …

Jean-Michel Apathie, lui coupant la parole : et quand vous avez lu ça, vous vous êtes dit : ils se trompent ?

Ségolène Royal : moi j’écoute les gens, j’écoute les Français.

Jean-Michel Apathie : donc vous convenez que votre prestation …

Ségolène Royal : mais je n’ai pas, je n’ai pas entendu …

Jean-Michel Apathie, sans s’arrêter : … n’était pas forcément réussie ?

 

S5 en t à t dial dédicace enrichisst

"Je rencontre énormément de gens, et en tête-à-tête, puisque je fais des dialogues-dédicaces avec mon programme. Ça me permet d’entendre chaque Français, chaque citoyen qui vient me voir, c’est très enrichissant"

 Ségolène Royal, sans s’arrêter : … hier j’étais à Caen, avant-hier à Rennes, le jour précédent à Dunkerque, le jour précédent à Roubaix, cette après-midi, je serai à Reims, donc je rencontre énormément de gens, et en tête-à-tête, puisque je fais des dialogues-dédicaces avec mon programme.

Ça me permet d’entendre chaque Français, chaque citoyen qui vient me voir, c’est très enrichissant, très, très enrichissant sur ce qu’est devenu la situation de la France aujourd’hui, des gens qui souffrent des bas salaires, qui s’angoissent sur la suppression de la retraite à 60 ans, et dans ce contact-là, je puis vous dire que je n’ai entendu aucune critique, au contraire, les citoyens que j’ai rencontré m’on dit : « Continuez comme cela. On a bien compris ce que vous nous expliquiez, vous avez été la plus claire, celle qui a dit les choses les plus concrètes, on sent que vous avez, vous, un programme cohérent, et on a envie d’avancer avec vous. ». Donc je vais continuer.

 

S6 dc je vais continuer

"Donc je vais continuer"

Jean-Michel Apathie : les bas salaires avez-vous dit. Vous étiez samedi à la fête de l’Humanité ; Jean-Luc Mélenchon propose de porter le SMIC, qui est à 1365 euros bruts aujourd’hui, à 1700 euros bruts. Est-ce que vous reprenez à votre compte ce type de proposition puisque vous dites que les bas salaires sont un problème en France ?

Ségolène Royal : je pense qu’il est difficile de fixer un seuil, vous connaissez les polémiques qu’il y a dès qu’on fixe un seuil. Pourquoi c’est difficile ? Parce que tous les salaires qui sont juste au-dessus du SMIC se disent : « Et nous, qu’est-ce qu’on devient ? ».

Et donc la vraie solution, c’est la hausse globale des bas salaires. Les SMIC est à 1070 euros nets.

Jean-Michel Apathie : nets.

Ségolène Royal, poursuivant : et quand hier j’ai rencontré une femme qui travaillait dans une usine agroalimentaire à la chaîne depuis plus de 35 ans et qui est toujours à 1070 euros nets, un ouvrier du bâtiment, mutilé de la main, et qui est toujours à 1070 euros nets au bout de 40 ans de cotisation, et à qui on vient de supprimer l’accès à la retraite à 60 ans, je me dis que dans notre pays, il y a un problème très grave de justice dans la répartition des revenus et dans la répartition des salaires.

 

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"Et ce que je ferai, c’est une conférence salariale, régulière, pour qu’il y ait des politiques dynamiques salariales, parce qu’il y a des entreprises qui pourraient augmenter les bas salaires et qui ne le font pas, tout simplement parce qu’en France, certains patrons, lorsqu’ils ne sont pas obligés de faire quelque chose, ils ne le font pas"

Et ce que je ferai, c’est une conférence salariale, régulière, pour qu’il y ait des politiques dynamiques salariales, parce qu’il y a des entreprises qui pourraient augmenter les bas salaires et qui ne le font pas, tout simplement parce qu’en France, certains patrons, lorsqu’ils ne sont pas obligés de faire quelque chose, ils ne le font pas. Donc …

Jean-Michel Apathie, lui coupant la parole : mais pas d’augmentation du SMIC ?

 

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"Il faudra augmenter le SMIC et les bas salaires"

 Ségolène Royal : mais il faudra augmenter le SMIC et les bas salaires. Mais dans un contexte économique difficile, c’est-à-dire que moi, je tiens les deux piliers ensemble.

D’un côté, je veux faire de la France un pays d’entrepreneurs et donner aux entreprises les moyens de se développer en mettant à leur disposition les crédits bancaires et la banque publique de financement ; et en contrepartie je leur demanderai d’avoir des politiques salariales dynamiques, c’est-à-dire, au fur et à mesure de l’année, lorsque les entreprises ont de bons résultats, elles doivent engager des négociations salariales dynamiques pour permettre une plus juste répartition des profits.

 

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"Au fur et à mesure de l’année, lorsque les entreprises ont de bons résultats, elles doivent engager des négociations salariales dynamiques pour permettre une plus juste répartition des profits"

Cette dynamique salariale, qui existe en Allemagne, qui existe dans les pays du nord de l’Europe, n’existe pas en France, et nous sommes le pays d’Europe où les bas salaires sont les plus bas, c’est-à-dire où en travaillant dur, on est quand même dans la misère. Et ça, ça n’est pas acceptable.

Jean-Michel Apathie : vous avez eu des mots très durs contre les banquiers, jeudi soir, Ségolène Royal. Michel Pébereau, président du conseil d’administration de BNP Paribas, la première banque française, sera demain, à votre place, l’invité de RTL. Qu’avez-vous envie de lui dire ?

Ségolène Royal : j’ai envie de lui dire qu’il cesse de faire un chantage qui consiste à expliquer aux dirigeants politiques qu’il n’est absolument pas possible de réformer les banques.

J’ai envie de lui dire qu’il cesse de faire le chantage aux licenciements, ou qu’il cesse de nous raconter que si le gouvernement français réforme les banques, c’est impossible, parce qu’il faut que les banques restent compétitives par rapport aux autres pays européens.

J’ai envie de luis dire qu’il serait bien que les banques prennent enfin une initiative pour cesser de racketter les Français en leur faisant payer des tarifs bancaires exorbitants, les banques ont d’ailleurs été, vous le savez, condamnées par la Commission européenne, elles ont dû baisser un certain nombre de tarifs, mais les gens qui ont été rackettés n’ont pas été remboursés.

Jean-Michel Apathie : les banquiers français sont cupides ?

 

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"Oui, les banquiers français sont cupides"

Ségolène Royal, sans s’arrêter : j’ai envie de lui dire, j’ai envie de lui dire … oui, les banquiers français sont cupides et j’ai envie de lui dire qu’il faut que les banques cessent de spéculer sur la dette des Etats, c’est-à-dire sur la misère des peuples, et avec moi les banques seront assujetties à une réglementation, parce qu’elles cesseront de commander, mais elles obéiront.

 

S15 parce qu'elles cesseront

"Et avec moi les banques seront assujetties à une réglementation, parce qu’elles cesseront de commander, mais elles obéiront"

 Jean-Michel Apathie : vous serez présente au second tour les 16 octobre, Ségolène Royal ?

Ségolène Royal, amusée : bien sûr.

 

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"Vous serez présente au second tour les 16 octobre, Ségolène Royal ?" "Bien sûr"

 Jean-Michel Apathie : Ségolène Royal, invitée de RTL ce matin, bonne journée.

Vincent Parizot : et Ségolène Royal qui ne lira donc pas dans la presse les commentaires sur son intervention ce matin sur RTL.

 

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Ségolène Royal se retourne et sourit, étonnée, quand Jean-Michel Apathie s'exclame : "Mais elle était très bien, ce matin !"

Jean-Michel Apathie : mais elle était très bien, ce matin ! (Rires de Ségolène Royal)

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 09:50

316657_250612044981256_244378652271262_690930_1123620493_n-.jpg« On résout pas un problème dans les termes qui lui ont donné naissance » Albert Einstein.

Le monde a changé et nous avançons à grande vitesse vers des horizons hier inimaginables. Les socialistes du XIXème, mais aussi les socio-démocrates du XXème siècle se battaient pour des sociétés que la globalisation , la révolution numérique et le calendrier écologique ont balayées.

Relever le  défi du XXIème siècle commençant, c’est être capable de déclencher une nouvelle Renaissance. Comme l’écrit Edgar Morin , notre époque devrait être l’occasion d’une reproblématisation du monde.

Chacun constate que la démocratie représentative essoufflée a aujourd’hui un besoin vital de l’oxygène des procédures et dispositifs participatifs, sous leurs formes  physiques ou  numériques, mais  la gouvernance démocratique ainsi revigorée ne répondra aucunement  aux besoins des citoyens du XXIème siècle, si, inconsciente de la crise planétaire, elle se fonde sur une vision périmée du monde.

Il ne s’agit donc plus seulement de changer de majorité électorale.

Il ne s’agit plus de changer de majorité électorale en se lovant toujours dans les grilles conceptuelles de la majorité précédente. Les Français disent tous les jours que changer de majorité ne résoudra pas à soi seul leurs problèmes. En clair, qu’ils ne sont pas sûrs que le parti socialiste, tel qu’il apparaît, fasse mieux que le sarkozysme.

Il faut donc mettre dans le gouvernement du vieux pays que nous sommes toute la force d’une vision du véritable monde actuel en crise, tel qu’il est aujourd’hui. Un monde où l’hégémonie de l’Occident se lit comme un épisode historique qui n’appartient plus à l’histoire contemporaine, où la mobilité planétaire facilite les échanges, métisse les populations, prépare l’harmonisation du monde, mais en même temps menace les cultures autochtones , fragilise les liens sociaux et tend à pulvériser le socle de l’histoire, un monde enfin dont la durabilité même n’est plus écologiquement assurée.

En France , c’est Ségolène Royal  qui a mobilisé la démocratie participative, qui a ajusté, dans son écologie sociale, la défense de l’environnement à la justice pour le bénéfice des contemporains et des générations futures, comme elle a su lier la sécurité, l’efficacité et la convivialité des circuits courts à  la solidarité des actions de co-développement, c’est elle enfin qui articule aujourd’hui la leçon de Jaurès avec celles d’Obama et de Lula..

Ségolène Royal nous dit que la crise est aussi une partie de la solution parce qu’elle nous oblige à penser le monde autrement. Voter Royal, c’est aller au-delà d’un changement de majorité. Face au risque planétaire, Ségolène Royal conduit la réforme vitale de la pensée politique.

Ségolène Royal est une femme d’Etat pour le temps présent.

Lucile Bourquelot

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