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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 10:05

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Ségolène Royal aux Etats du Renouveau hier à Grenoble (GreNews.com)

Ségolène Royal effectuait hier une visite à Grenoble, et était l’invitée des Etats Généraux du Renouveau, organisés par Libération et Marianne à la MC2 dans l’après-midi. 

Ségolène Royal a commencé sa visite à Grenoble dès le matin par une visite au marché de l’Abbaye, manteau sombre et écharpe rouge, ce qui rappelait François Mitterrand, pour soutenir et écouter la candidate PS Céline Deslattes aux élections cantonales. Céline Deslattes est conseillère municipale déléguée en charge de la Petite Enfance, et secrétaire fédérale PS à l’éducation.

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Au milieu, les U imbriqués de la Cité de l'Abbaye ; un peu à gauche en bas, la place du marché

Le marché de l’Abbaye est situé en bordure de la Cité de l’Abbaye, bâtie entre-deux-guerres, un quartier populaire et qui se caractérise selon l’INSEE un haut degré de précarité des ménages (forte concentration de familles monoparentales ou de couples à bas revenus avec au moins deux enfants, chômeurs de faible qualification).

L’accueil réservé à Ségolène Royal au marché de l’Abbaye a été très chaleureux, quelques bousculades ont eu lieu dans la foule assemblée, de nombreuses mains ont été serrée par la candidate à la primaire organisée par le PS. Ségolène Royal, souriante, était visiblement dans son élément, au contact avec le peuple qui souffre et qui se bat, dans un quartier où la vie n’est pas facile.

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Ségolène Royal au marché de l'Abbaye à Grenoble hier matin

« Bonjour Madame Ségolène ! », « Ségolène avec nous, Ségolène avec nous ! » scandé en rythme, « Ségolène, Ségolène ! », « Je pourrais avoir une photo avec vous ? Je vais la faire montrer à tous mes copains dans le quartier ! », voilà ce qu’on pouvait entendre sur le passage de Ségolène Royal. L’ex-candidate à la présidentielle de 2007 était accompagnée de Michel Destot, député-maire PS de Grenoble, et de Najat Vallaud-Bellkacem, adjointe au maire de Lyon et proche de la présidente de la Région Poitou-Charentes.

Elle était également suivie par une bannière, portée par des lycéens, sur laquelle on pouvait lire : « Fermer une école, c’est ouvrir une prison – We love Mounier ». Le lycée Mounier doit en effet fermer partiellement à la rentrée prochaine, les classes de seconde et de BTS étant supprimées pour cause de « rénovation », mais les élèves craignent que le lycée ne ferme complètement dans 2 ans. Il semble qu’une solution se dégage avec l’appui et une médiation proposés par Jean-Jack Queyranne, président de la Région Rhône Alpes ; les « Mounier » seront présents toute la journée auprès des personnalités politiques, jusque dans le grand auditorium de la MC2.

Devant les caméras de GreNews.com, Ségolène Royal est revenue sur les raison de sa venue au marché de l’Abbaye, parlant de Céline Deslattes :

« Ségolène Royal : elle est excellente, c’est pour ça que je viens la voir.

Une journaliste de France Bleu : et vous allez lui dire quoi ?

Ségolène Royal : je vais écouter surtout ! Je vais écouter, elle va me dire justement quelle est son ambition pour le canton par rapport à l’éducation des enfants. »

 


 

Puis Céline Deslattes a explicité son action, chemin faisant, sur le marché, Ségolène Royal à ses côtés :

« Pour nous c’est extrêmement important, c’est important parce qu’ici vous avez 45% des 0-3 ans qui vivent dans des familles en-dessous du seuil de bas revenus, vous avez une situation de paupérisation et de précarité. Et se battre pour l’éducation, ce que disait Ségolène, c’est une priorité ici. On a monté une structure passerelle, ensemble avec des professionnels, on a des espaces famille, on a des lieux de parentalité, comme la Marelle ici, qui font un travail extraordinaire avec les familles, et je crois que c’est par là, par l’éducation, qu’on peut sortir tout le monde vers le haut. »

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Ségolène Royal à son arrivée au local de l'association Arc-en Ciel dans le quartier de la Villeneuve

Ensuite, Ségolène Royal s’est rendue dans le quartier de la Villeneuve, qui avait connu une flambée de violence en juillet 2010, ce qui avait donné un prétexte à Nicolas Sarkozy pour faire son fameux discours à la préfecture de l’Isère le 30 juillet 2010. Là, rien de tel : Ségolène Royal est allée prendre le thé au local de l’association Arc-en-Ciel, non sans avoir déclaré que son déplacement dans le quartier de la Villeneuve était « très important », « emblématique », et qu’elle venait voir le « travail de terrain qui a été fait pour remettre de la cohésion sociale et de la tranquillité publique ». Les « Mounier » étaient encore sur le passage de la candidate aux primaires, qui les a salués. Puis devant les caméras de GreNews.com, une habitante s’est exclamée :

« Mais quand vous êtes algérienne, vous restez avec votre balai toute votre vie. Et moi je suis ASH à l’hôpital, j’en ai marre, parce que j’ai voulu faire aide soignante,  j’ai voulu faire dans les bureaux, ça a toujours été des bâtons dans les roues. Et je comprends les jeunes, je comprends pourquoi les jeunes aujourd’hui en ont marre, et je suis d’accord avec eux. »

 


Puis Ségolène Royal a pris la parole :

« Moi ce que je veux dire ici solennellement, c’est qu’il n’y a pas de territoire perdu pour la République. Le nouveau souffle à donner à la République, il est d’abord autour de la justice sociale, parce que la République, elle marche sur deux jambes, il y a la démocratie, la République démocratique, et le République elle est devenue sociale avec les combats sociaux. Et donc aujourd’hui chaque fois que la démocratie recule, c’est la République qui s’affaiblit, chaque fois que l’injustice sociale avance, c’est la République qui s‘affaiblit. »

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Les jeunes du quartier de la Villeneuve qui ont abordé Ségolène Royal

En quittant le quartier de la Villeneuve, Ségolène Royal a été abordée par des jeunes du quartier. « Y’a rien dans ce quartier, y’a rien pour les jeunes » ont répété de très nombreuses fois ces jeunes, contredits dans un premier temps par Ségolène Royal, puis par Michel Destot, maire de Grenoble, qui se trouvait hors du champ de la caméra et qui a indiqué qu’il existait des équipements « pas très loin ». Malgré un flot de griefs difficiles à interrompre, les jeunes admiraient et respectaient quand même Ségolène Royal : « Vous m’impressionnez un peu, vous êtes présidente bientôt, Incha’Allah », puis à un autre jeune : « Enlève ta veste [qui te couvre la bas du visage], réponds bien, c’est une ministre, ça, c’est une ministre.. ».

Ségolène Royal, pour arrêter le flot de paroles et entamer un dialogue, a été obligée de se montrer ferme : « Calmez-vous », a-t-elle dit sans s’énerver, « sinon je m’en vais », car « je vous ai entendus, avant de répondre ».

 


La candidate aux primaires a alors discuté avec les jeunes, proposant finalement :

« Ségolène Royal, à un jeune avec lequel elle discutait : il faut trouver un apprentissage. Il va y avoir la rénovation du quartier. Il va falloir que les jeunes soient embauchés sur la rénovation du quartier, avec des contrats d’apprentissage. On va demander aux entreprises, on a vu ça avec le maire ce matin, les entreprises qui vont venir rénover le quartier seront obligées de prendre des jeunes en apprentissage. Mais vous devrez faire des efforts, aussi !

Les jeunes : on fait des efforts.

Ségolène Royal, au jeune : si on vous donne les moyens de vous former, et d’accéder aux métiers du bâtiment, par exemple, ça serait intéressant, pour rénover votre quartier…

Le jeune : bâtiment, j’le fais, moi, Madame.

Ségolène Royal : eh bien voilà, eh bien c‘est très bien.

Le jeune : ben ouais, ben, trouvez moi ça, hein.

Ségolène Royal : voilà. Et si on vous trouve ça, vous allez le faire ?

Le jeune : ouais, j’le fais direct !

Ségolène Royal : bon, eh bien alors on va trouver ça, vous prouver qu’on va trouver ça. »

En bref, un vrai dialogue, pas de « karcher » ou de « descends, descends, on va s'expliquer ! » comme nous y avait habitué Nicolas Sarkozy, qui de toute façon ne se déplace plus qu’en terrain nettoyé préalablement par les forces de l’ordre et surveillé.

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Le grand auditorium des Etats du Renouveau à la MC2 de Grenoble hier (Sina Mirabdolbaghi/Libération)

Vinrent enfin Les Etats du Renouveau à la MC2. Le grand auditorium était plein et après un bref discours d’ouverture de Laurent Joffrin, directeur de publication de Libération, l’un des deux titres co-organisant l’événement avec Marianne« Je déclare ouverte non pas la campagne électorale mais la campagne des idées » - vint le temps du premier débat. Depuis plusieurs jours déjà, la MC2 affichait complet pour le débat avec Ségolène Royal, qui avait pourtant lieu dans le grand auditorium, plus aucune place n’était disponible à la vente. Premiers intervenants donc, Ségolène Royal et Dominique de Villepin, deux diplômés de la promotion Voltaire de l’ENA, et deux candidats dans l’optique de 2012 : ça tombait bien, le thème de leur confrontation d’idées était : « 2012, un nouveau souffle pour la Ve République ? ».

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Beaucoup de points de convergence entre les camarades de promotion, une franche courtoisie et un ennemi commun, Nicolas Sarkozy. Mais tandis que Ségolène Royal s’attachait à marquer les frontières entre droite et gauche, Dominique de Villepin appelait, sans préciser lesquels « à des nécessaires rassemblements ». Ce à quoi la candidate au primaires rétorque : « rien ne serait pire que de ne construire des convergences que sur l’antisarkozysme » : une convergence sera forcément une convergence des idées et des valeurs.

De retour du quartier de la Villeneuve, Ségolène Royal souligne : « Comment ne ferions-nous pas un bout de chemin ensemble si la République est menacée ? Je rêve d'un monde où les questions d'immigration et de sécurité ne seraient plus instrumentalisées et dans lequel on pourrait dépasser les clivages politiques. »

La présidente de la Région Poitou-Charentes, qui a abandonné son mandat de député pour se consacrer à sa fonction, cible alors le cumul des mandats. Une mesure qui peut s’inscrire dans la refonte de l’Etat voulue par Dominique de Villepin : gouvernement resserré, nombre de régions réduit à huit ou dix, abaissement du nombre de députés à 400. Des mesures qui ne déplaisent pas à la candidate aux primaires.

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Ségolène Royal et Dominique de Villepin hier lors de leur débat aux Etats Généraux du Renouveau (Michel Sicot/Libération)

« On aurait dû faire un referendum d’initiative populaire sur les retraites », regrette Ségolène Royal ; « Gauche et droite confondues, l’impuissance et l’immobilisme sont toujours au rendez-vous », renchérit de Dominique de Villepin.

 « La première décision que je prendrai, c’est de rétablir l’année de formation pour les jeunes enseignants », s’exclame Ségolène Royal. Encore une fois, Dominique de Villepin n’est pas opposé à cette mesure.

Un différend tout de même, sur un point-clé du programme de Ségolène Royal : les licenciements boursiers. Dominique de Villepin met en garde contre « les bonnes intentions », indiquant qu’une telle mesure est impossible et risque de faire fuir de France les entreprises concernées, alors que Ségolène Royal demande à ce qu’on ne lui fasse pas de procès en « incompétence ».

« Il y a des sujets sur lesquels le combat politique est là, et bien là. », note l’ex-candidate à la présidentielle de 2007.

 


Puis Ségolène Royal martèle : « La République, c’est un combat. La République, c’est un combat pour remettre le peuple au cœur de la décision politique. La République, c’est ce qui est fait par le peuple, pour le peuple, le pouvoir du peuple. »

Les « Mounier », venus dans l’auditorium, l’interrogent : « Trouvez-vous normal qu'un socialiste, votre ami Jean-Jack Queyranne, décide de fermer un lycée? ». Applaudissements.

Ségolène Royal connaissait son dossier, et la réponse fut prompte :

« Je me réjouis de constater que vous combattez pour votre lycée. C'est un beau combat, vous avez raison. Ce lycée a réussi le pari de la mixité sociale, l'équipe pédagogique est d'une grande qualité. Il y a besoin de travaux. Mais la fermeture ne semble pas justifiée.

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Ségolène Royal devant la MC2 à Grenoble, où se tenaient les Etats Généraux du Renouveau hier (Dauphiné Libéré)

Je crois savoir qu'une médiation a été menée [sous l’égide de Jean-Jack Queyranne, président de la région, NdlR], qu'il est possible d'engager des travaux tranche par tranche... Il y a donc un bon espoir. Quelque chose me dit même que vous allez être récompensés de votre détermination. Retournez-vous vers le rectorat ! La balle est désormais dans son camp, dans celui de l'Etat. J'espère que vous gagnerez ! » Applaudissements nourris également.

Bonus track ajouté samedi 29 janvier à 23h00 :

Vous trouverez ci-dessous l'intégralité du débat entre Ségolène Royal et Dominique de Villepin aux Etats Généraux du Renouveau à la MC2 de Grenoble vendredi 28 janvier de 15h à 16h30, sur le thème : "2012, un nouveau souffle pour la Vème République?" :

 


Frédérick Moulin

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Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Actualité
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Tébio 29/01/2011 19:21



Bonsoir à Tous,


Après avoir vécu le marathon de Grenoble hier! Je suis en mesure d'en effectuer des commentaires. Lesquels risquent de vous surprendre!


Moins résistante que Ségolène Royal, je suis sur les rotules...


Je vous propose une analyse, demain.


Amicalement!


Tébio


 



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