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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 04:21

Aghion MEAGSRFM Tahar 1

Philippe Aghion à l'UPP sur la crise de l'€uro et de l'Europe (MEAGSR/F.M.)

Dimanche dernier, Ségolène Royal, interrogée sur les manifestations qui surgissent au Maghreb, et plus particulièrement, après la Tunisie, en Algérie, faisait une analyse très juste de la situation :

« Il y a eu là des revendications, des manifestations par rapport aux difficultés économiques, très fortes, par rapport au chômage des jeunes, c’est un peuple où il y a une jeunesse considérable, de façon générale, d'ailleurs, ces pays sont très jeunes, et ces jeunes ne comprennent pas pourquoi, dans un pays qui en plus a des ressources importantes [rente pétrolière et gazière – 50% du gaz africain et 2ème producteur de pétrole, exporté à 85%, NdlR], pourquoi il n’y a pas une plus juste répartition, là aussi, des richesses, pourquoi est-ce que le peuple algérien souffre de précarité et de pauvreté, alors qu’il y a tant de richesses distribuées. Donc c’est une véritable mutation non seulement économique, mais [aussi] politique, que le gouvernement algérien doit aujourd’hui enclencher. […]

Ségo 1

C’est évident, il y a un problème de libertés publiques, il y a un problème de liberté d’expression, il y a un problème de constitution d’autres forces politiques, il y a un problème d’échéances électorales, et d’une façon générale, lorsque des dirigeants restent trop longtemps au pouvoir, même si au début, d’ailleurs, de l’exercice de ce pouvoir, ils ont fait des choses positives pour leur pays, on sait bien que, petit à petit, l’absence d’opposition, l’absence de contrepouvoirs, c’est une vérité universelle en démocratie, toute personne qui a du pouvoir a tendance à en abuser, Montesquieu le disait déjà. C’est ce qu’on voit aujourd’hui se dérouler dans ces pays. […] Ce qui est toujours préférable, ce sont des transitions démocratiques, pacifiques, et qui se déroulent normalement, c’est-à-dire tout dirigeant doit organiser sa succession. »

 

 


Lundi soir, lors de l’UPP sur l’€uro, interrogé par un militant de Désirs d’avenir des Hauts-de-Seine, Mamadou (12ème minute de la vidéo), que Ségolène Royal avait eu l’occasion de rencontrer récemment à Boulogne-Billancourt, sur l’impact de la crise de l’€uro et de l’Europe sur l’Afrique, Philippe Aghion, économiste enseignant à Harvard et à l’Ecole d’économie de Paris, a repris cette analyse en faisant référence (après 14 minutes et 19 secondes de vidéo) à un article de l’écrivain franco-marocain Tahar Ben Jelloun paru dans Le Monde daté de dimanche 23-lundi 24 janvier, « Un printemps en hiver », repris ci-dessous, où il évoque « ces momies aux cheveux gominés qui sèment la détresse et le malheur parmi leur peuple » :

« Je veux juste dire un mot sur l’Afrique. Je crois que la Tunisie, c’est quelque chose de très important pour la France, parce que je crois que la France a fait le mauvais calcul souvent, enfin, à mon avis, de penser qu’on pouvait s’accommoder de régimes autoritaires et corrompus. Et elle se rend compte que d’abord ça fait le lit d’extrémismes dont on ne veut pas, plutôt que d’en être le rempart, et puis tous les problèmes que nous avons d’interaction, sont aggravés par le fait qu’il y ait dérive. Quand on a fait l’ouverture à l’Est, dans les statuts de la BERD, il y avait l’idée […] de dire : « Vous vous ouvrez au marché, c’est-à-dire au marché européen, et à la démocratie en même temps. » Et très curieusement, ceux qui ont proposé, nos dirigeants, l’Union de la Méditerranée, s’accommodaient tout à fait de ce que Tahar Ben Jelloun appelait « ces présidents goménolés qui se teignent les cheveux jusqu’à 95 ans et qui persécutent leurs populations. » […]

Si on veut créer un espace de développement avec lequel on puisse dialoguer, et qu’il puisse y avoir un ‘cross fertilizing’ entre nous et eux, il faut pousser pour des régimes démocratiques, c’est très important, parce que c’est le meilleur rempart possible pour le développement, et contre toute forme d’extrémisme et de fondamentalisme, c’est la démocratie qui va l’apporter. Je crois que la Tunisie, c’est une leçon que les Français ont pris en pleine figure, l’administration Obama a beaucoup mieux compris que l’administration française ce qu’il fallait faire en Tunisie, et j’espère que ça va nous donner des leçons pour comment traiter avec l’Egypte, l’Algérie, le Maroc, etc., parce que le développement mutuel ne peut venir que d’un mouvement comme ça. »

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Tahar Ben Jelloun (El Païs)

Tahar Ben Jelloun ne parle pas du Maroc, le pays où il est né et auquel il reste très attaché, peut-être parce que l’histoire de la dynastie alaouite remonte au XVIIème siècle, parce que les Alaouites sont des chérifs, descendants de Mahomet selon la tradition, et parce que le roi est – et c’est aujourd’hui dans la constitution marocaine – le commandeur des croyants, grade à la fois religieux, politique et social. Et que cette histoire n’est pas celle de Ben Ali, un « ancien flic » comme l’appelle Tahar Ben Jelloun, de Kadhafi, fil de bédouin de la région Syrte, de Moubarak, né dans une bourgade du Delta du Nil, qui a gravi un à un les échelons de l’armée avant d’arriver au pouvoir, ou de Bouteflika, qui a grandi au Maroc à Oujda et y est devenu moniteur scout. Tahar Ben Jelloun ajoute aussi le régime opaque libyen de Kadhafi.

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Dessin de Plantu

Avec les manifestations de ces derniers jours en Egypte, pays sublime et cher à mon cœur, un des berceaux de la civilisation, arrêtons nous quelques instants sur ce pays. Un pays dirigé par le président Moubarak : « des dépenses gouvernementales excessives » dit Wikipédia. Et deux fils, Alaa, accusé de corruption sur fond d’affaires de marchés publics et de privatisations, et Gamal, qui gravit consciencieusement les échelons du parti au pouvoir, le Parti national démocratique fondé par le président Anouar el-Sadate, assassiné en 1981. Même si le président Moubarak l’a toujours nié, de nombreuses rumeurs le pressentaient pour succéder à son père.

L’Egypte est un pays à la population jeune : 33% de la population, soit 28 millions d’Egyptiens, a moins de … 14 ans ! L’âge moyen de la population est 24 ans… Même le site de données de la CIA l’écrit : « En dépit d’une croissance économique importante ces dernières années, les conditions de vie de l’Egyptien moyen restent mauvaises. » La proportion  de la population en dessous du seuil de pauvreté est de plus de 20%, contre 6% pour la France par exemple.

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Manifestants face à la police hier dans une rue de la ville portuaire de Suez, 3ème ville du pays avec plus de 500 000 habitants (Khaled Desouki/Agence France-Presse-Getty Images)

Notre Nicolas Sarkozy national n’a pas été en reste pour aller à la soupe dans ce pays de 85 millions d’habitants, aux besoins en équipements immenses : métro du Caire, propositions de centrales nucléaires, tout sera bon. Relevons cette allocution qui montre l’abysse qui sépare les valeurs de Ségolène Royal et celles de Nicolas Sarkozy, lors d’un discours effectué le 30 décembre 2007 en voyage officiel en Egypte, à l’occasion de la troisième rencontre des deux présidents, la première ayant eu lieu dès le 1er août à Paris, trois semaines après la visite de Sarkozy en Tunisie :

« Et je voudrais dire au Président Moubarak combien j’apprécie son expérience, sa sagesse et la vision modérée qui est la sienne sur les grands dossiers où il privilégie le dialogue, le consensus, la rencontre dans une région qui a besoin de paix et qui n’a pas besoin de guerre. L’Egypte est, pour la France, un partenaire essentiel et le Président Moubarak est, pour nous, un ami. […]

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Les amis de Nicolas Sarkozy : Ben Ali (ah non! Il est "ennemi facebook" maintenant!), Kadhafi, Moubarak... (dessin de Martin Vidberg)

Nous avons évoqué le dossier du nucléaire civil en détail. Le Président Moubarak connaît très bien la qualité de la filière nucléaire civile française, son expertise, son expérience et la volonté que nous avons de fournir à l’Egypte l’énergie dont elle a besoin. Les journalistes le savent très bien ici, je suis persuadé que le nucléaire, c’est l’énergie du futur et qu’il est de la responsabilité de pays comme la France de permettre aux pays arabes d’accéder à l’énergie du futur. Ceux qui ne comprennent pas cette orientation veulent en vérité condamner les pays arabes à ne pas ouvrir leurs économies au XXIème siècle ».

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Combat de rue entre manifestants antigouvernementaux et la police. La police anti-émeute et des policiers en civil ont tapé sur les manifestants et ont dispersé la foule avec du gaz lacrymogène (Scott Nelson pour The New York Times)

Mais qu’en dit RSF, un baromètre sûr ?

« 143ème sur 175 dans le dernier classement mondial [de la liberté de la presse] - Depuis son arrivée au pouvoir en 1981, Hosni Moubarak n’a eu de cesse de vouloir contrôler la liberté de la presse, mais également l’accès à l’information des citoyens. Depuis quelques années, les autorités ont renforcé leur contrôle de la Toile, sans pour autant pratiquer un filtrage à outrance. Le Caire se veut également le moteur, avec Riyad, de la création d’un Office des chaînes satellitaires arabes, surfant sur la vague du retour à l’ordre moral.

La création d’un journal requiert non seulement l’aval du Haut Conseil de la presse, dirigé par le chef de l’Etat, mais également celui du Conseil des ministres et des différents services de sécurité. En cas de publication d’articles apparentés à des “menaces à la sécurité nationale”, les autorités peuvent arbitrairement fermer et le journal et le parti lié. En outre, 99% des maisons de presse lui appartenant, le gouvernement égyptien conserve une mainmise sur l’impression de la presse. Ceci lui donne la possibilité de censurer à tout moment la publication d’un journal.

Toutefois, malgré l’état d’urgence et les lois liberticides en vigueur, les journalistes égyptiens s’évertuent à repousser les limites imposées, les titres indépendants sont parvenus à s’imposer.

Mais la liberté de ton n’est pas sans risque. 32 articles de loi pénalisent ainsi la presse, éparpillés entre le code pénal, la loi sur la presse, la loi sur les publications, celle relative aux documents d’Etat (qui interdit notamment aux journalistes d’accéder à certains contenus officiels), à la fonction publique, aux partis politiques, etc. »

Quant au régime policier au pouvoir en Egypte, Tahar Ben Jelloun explique clairement ce qu’il en est. Le message est clair à travers un exemple terrible, en concluant :

« On dirait que Dieu a maudit ces pays, il les aurait abandonnés à des guignols bruts et cruels jusqu'au jour où le feu de la justice surgit de la rue, comme un printemps en plein hiver. »

Aujourd’hui a lieu en Egypte une manifestation « qui s’annonce importante », comme l’écrit LeMonde.fr, « la manifestation de tous les dangers ». Pour la première fois, la principale force d’opposition, les Frères musulmans, complètement éliminés du Parlement lors des « élections » législatives de novembre dernier après avoir obtenus 88 sièges en 2005 sur 518, appelle à descendre dans la rue « contre la vie chère et pour des réformes politiques ».

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Mohamed ElBaradei, entouré de journalistes à son arrivé au Caire hier (Peter Macdiarmid/Getty Images)

Mohamed ElBaradei, ancien directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), prix Nobel de la paix 2005 avec l’AIEA pour leurs efforts contre la prolifération des armes nucléaires, a fait par ailleurs son retour en Egypte hier pour participer à la manifestation d’aujourd’hui, après avoir créé un mouvement politique en février, l’Agence nationale pour le changement (ANC). Il est prêt à « mener la transition » politique si la population égyptienne le lui demande. « Il sert le pays depuis trente ans et il est temps qu'il se retire. », a ajouté M. ElBaradei en parlant du président Moubarak, rejoignant sur ce point l’analyse générale de Ségolène Royal.

Frédérick Moulin

-oOo-

lemonde pet23 janvier 2011

Un printemps en hiver

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Quand une dictature se rouille de l'intérieur, il suffit d'une étincelle pour qu'elle s'effrite. On dit qu'un maillon faible a cédé, et de ce fait il est plus fort que toute la chaîne. Ainsi le régime d'un ancien flic et d'une ancienne coiffeuse est tombé sur le fil des évidences, un fil tenu par un peuple qui ne pouvait plus supporter les humiliations, le mépris, le vol et la misère. Un peuple qui, dès 1988, avait manifesté sa colère et avait été réprimé sauvagement.

Voir un chef d'Etat, gras et épais, cheveux teints et regard satisfait, fuir comme un voleur, mendier un lieu d'asile, essuyer quelques refus, apprendre que cet homme qui a semé la terreur chez un peuple bon et patient est dans la détresse d'un Bokassa ou d'un Duvalier, tout cela prouve qu'il ne méritait pas d'avoir été un chef d'Etat et que, tout au plus, il aurait pu poursuivre sa carrière de fonctionnaire médiocre dans une ambassade lointaine. Le Tribunal pénal international devrait se dépêcher de l'inculper et espérer l'arrêter et le juger. Sinon, c'est trop facile : on réprime, on torture, on vole puis on part en exil doré à Djedda.

A présent, ce que feront les Tunisiens de ce printemps en plein hiver est une affaire qui les regarde. Cependant l'exemple tunisien fascine et inquiète. Il suscite l'admiration et des interrogations. Des régimes arabes tremblent en silence ; des dirigeants se passent et se repassent le film des événements : "Et si ça arrivait chez moi ?" Des insomnies sont à prévoir et des comptes à l'étranger à bien fournir (ils viennent d'apprendre qu'il faut éviter les banques françaises).

Il est des sociétés dans le monde arabe où tous les ingrédients sont réunis pour que tout explose. Trois Etats entrent dans cette configuration.

La Libye d'abord, parce qu'on ne sait rien de ce qui s'y passe. Un homme, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat (1969), cultive son culte de manière si grotesque qu'il échappe à toutes les prévisions. Le pays vit sous un linceul de silence et de résignation. Rien ne filtre. Pour la Tunisie, c'est un voisin dangereux et pervers. Il faudra s'en méfier. Quand le " raïs " se déplace à l'étranger, il impose à ses hôtes son folklore et son arrogance. Il a la maladie du pétrole. D'où, après l'illégitimité, l'impunité. Et certains Occidentaux se mettent presque à genoux dans l'espoir de lui faire signer de gros contrats. En vain.

L'Algérie. Un pays et un peuple magnifiques. Des potentialités exceptionnelles. Une jeunesse nombreuse et vive. Des richesses immenses en gaz et en pétrole. Mais un système militaire qui tient le pays depuis l'indépendance et qui ne lâche rien. Quand l'armée installe un civil à la présidence de la République, il est là pour exécuter ses ordres. Sinon, son élimination est possible, comme ce fut le cas de Mohamed Boudiaf, qui avait cru pouvoir gouverner selon ses propres principes et valeurs. Il fut assassiné le 29 juin 1992.

L'écrivain algérien Rachid Mimouni (1945-1995) avait publié un roman, La Malédiction (Stock, 1993). Il parlait de son pays. On peut hélas ! inclure une grande partie du monde arabe dans cette malédiction qui dure depuis si longtemps. Des régimes issus de coups d'Etat, des présidents qui se font " élire " à des scores frisant les 99 %, un mépris profond pour le citoyen, les richesses du pays accaparées par des individus qui tirent les ficelles dans l'ombre - ainsi la manne pétrolière et gazière de l'Algérie ne profite pas au peuple, qui reste pauvre et sans espoir de changement.

L'autre pays, c'est l'Egypte. Là, la pauvreté, la corruption et le culte de la personnalité ont fini par installer la rouille dans tous les rouages de l'Etat. Au moment où Mohamed Bouazizi s'immolait par le feu à Sidi Bouzid (cet acte sacrificiel ne fait pas partie des traditions du monde musulman, c'est dire combien le désespoir est immense !), la police égyptienne faisait du Kafka sans le savoir.

Il s'appelait Sayyid Bilal, il avait 31 ans, musulman pratiquant. Il vivait à Alexandrie tranquillement avec sa femme, qui était enceinte. Le mercredi 5 janvier, il reçut un coup de téléphone du ministère de l'intérieur : " Venez nous voir ce soir à 10 heures ; apportez une couverture avec vous, vous en aurez peut-être besoin. " A l'heure dite, il se présenta, ne sachant pas la raison de cette curieuse " invitation ", mais, en bon citoyen, il ne posa pas trop de questions.

Vingt-quatre heures plus tard, le même agent de police appelle sa famille et leur dit : " Venez chercher le corps de Bilal : il est mort. " Stupeur. Le corps porte de nombreuses traces de torture. Les parents reconnaissent à peine leur fils, ils ont juste le temps de prendre des photos. La famille porte plainte. On lui ordonne de la retirer sous peine de se retrouver tous dans les locaux de cette police si délicate. En outre, ordre est donné pour que le corps soit enterré le jeudi soir et non le lendemain, jour de la grande prière. La presse relate cette affaire. La police veut que ce cas soit porté à la connaissance du plus grand nombre. Le message est clair : voici ce qui vous attend si vous choisissez le camp de l'opposition. Le fait d'avoir choisi un citoyen sans histoires est une façon vicieuse de marquer le message.

On dirait que Dieu a maudit ces pays, il les aurait abandonnés à des guignols bruts et cruels jusqu'au jour où le feu de la justice surgit de la rue, comme un printemps en plein hiver. Ce printemps sera complet le jour où le monde arabe sera débarrassé de ces momies aux cheveux gominés qui sèment la détresse et le malheur parmi leur peuple.

Tahar Ben Jelloun

Ecrivain et poète, Tahar Ben Jelloun est membre de l'académie Goncourt depuis 2008. Il a reçu le prix Goncourt pour " La Nuit sacrée " (Points Seuil) en 1987.

Derniers livres parus : " Jean Genet, menteur sublime " (Gallimard) et " Beckett et Genet, un thé à Tanger " (Gallimard).

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