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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 19:15

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Thierry Guerrier, journaliste sur Europe 1 et sur France 5

Thierry Guerrier recevait donc Ségolène Royal sur Europe 1 à 8h20 vendredi 20 août 2010. De fait, les interviews de cette tranche horaire sur la radio sont d’ordinaire effectuées par Jean-Pierre Elkabbach, mais celui-ci étant en vacances, mois d’août oblige, c’est Thierry Guerrier qui avait finalement été choisi pour le remplacer. Cruelle coïncidence, vendredi 20 août était le dernier jour où l’interview était réalisée par ce remplaçant, Jean-Pierre Elkabbach rentrant de vacance ce week-end.

Coïncidence également, Thierry Guerrier effectuait aussi le remplacement d’Yves Calvi en tant qu’animateur de C dans l’air sur France 5. Dans C dans l’airThierry Guerrier avait détonné par rapport au « style » d’animation Calvi : plus directif, il coupait la parole aux intervenants, et menait les débats là où il le souhaitait, quand Yves Calvi, bien qu’aimant creuser les sujets et parfois provoquer la controverse, reformulait et synthétisait les débats pour apporter une réelle plus-value à l’émission. En bref, alors que les conclusions d’Yves Calvi enrichissaient toujours les invités et les téléspectateurs, les questions de Thierry Guerrier tombaient parois un peu à plat.

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Yves Calvi et Thierry Guerrier, animateurs de C dans l'air sur France 5

Avec Ségolène Royal, les défauts de Thierry Guerrier se sont accentués. En 10 minutes d’interview, le journaliste a coupé la parole à Ségolène Royal de façon répétée à 9 reprises, a tenté de l’interrompre à 4 reprises, et ne lui a pas laissé l’opportunité d’ajouter un seul mot à l’issue d’une phrase.

Le point le plus grave, c’est que sur plusieurs thèmes, Thierry Guerrier n’a pas laissé Ségolène Royal développer son propos, la question suivante traitant systématiquement d’un thème différent. Ca a été le cas sur les hausses de prix au cours de l’été, sur le commentaire sur la croissance française comparée à celle du Royaume-uni et de l’Allemagne, sur les 12 lois sécuritaires que Nicolas Sarkozy a fait voter en 2002 (Ségolène Royal n’a pu en citer complètement qu’une seule !), sur les propositions en matières de sécurité auxquelles Ségolène « ne renonce pas », mais sur les quelles on ne saura jamais ce qu’elle avait voulu ajouter (« auxquelles je ne renonce pas car… » puis M. Guerrier lui a coupé la parole). Ca a encore été le cas sur la mise en garde de Ségolène Royal contre les retours de bâton possibles pour les entreprises françaises (« Alors moi je vais vous dire une chose… » qu’on ne connaîtra jamais), sur les centre éducatifs fermés, et sur le PS qui est au travail.

Autre point franchement pénible : le fait que Thierry Guerrier balaie en trois mots non étayés par des faits un raisonnement patiemment construit de Ségolène Royal : ainsi, les hausses des prix d’EDF (+3,4%), de la SNCF (+2,5% après +3,4% en 2009) et du gaz (+10%) sont balayés par un « globalement, Ségolène Royal, globalement, y’a une certaine stabilité des prix ». Ainsi aussi, pour la hausse du PIB de 0,6% au 2ème trimestre 2010, pour laquelle Ségolène souligne : « les Anglais font deux fois mieux (…) et les Allemands 4 fois mieux » ; pour cette hausse pour le moins médiocre donc, Thierry Guerrier conclut en dehors de toute logique : « c’est pas une preuve de la réussite du gouvernement, cette meilleure croissance au 2ème trimestre ? ».

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"Une aventure de Crisetine Lagarde", dessin de Martin Vidberg (www.martinvidberg.com)

Cela a été d’autant plus pénible que Thierry Guerrier avait tendance à hausser la voix en lui coupant la parole, et que la voix de Ségolène Royal était atténuée par la liaison téléphonique. Les petites interjections dont Thierry Guerrier a ponctué le discours de Ségolène Royal n’ont pas été du meilleur effet non plus : le journaliste donnait l’impression de vouloir évacuer les propos de son invitée au plus vite : 8 fois « ouais… », 6 fois « hmm… », 3 fois « mais… », et 2 fois « et… », soit un total de 19 interjections.

Pour finir, dernier détail agaçant, Thierry Guerrier superposait les contractions et les ellipses, ce qu’il ne faisait pas sur le plateau de C dans l’air. Ce qui donne par exemple, traduit phonétiquement : « Vous savez qu’y’a pas d’solution miracle ».

Face à cette adversité inattendue, Ségolène Royal est restée calme, se contentant une seule fois vers la fin, en poursuivant après avoir été interrompue une fois de plus : « notamment en effet des Français qui souffrent l’insécurité et de la précarité, surtout, attendez, surtout que cette agitation frénétique (…) ». Et à la fin, comme Thierry Guerrier l’avait encore interrompue pour lui demander si elle avait renoncé au primaires, Ségolène Royal précisait : « moi je ne règle pas ces questions là en deux minutes », puis comme il revenait à la charge, elle concluait, très calme : « je vous le dirai le moment venu ».

Ci-dessous la transcription en bleu des moments où le journaliste coupe la parole à Ségolène Royal.

Frédérick Moulin

-oOo-

Thierry Guerrier : bonjour Ségolène Royal.

Ségolène Royal : bonjour.

Thierry Guerrier : merci de faire votre rentrée sur Europe 1 alors que vos vacances ne sont pas tout à fait finies, mais il est vrai que c’est le président de la République qui précipite lui-même un peu le calendrier politique en convoquant ce matin à Brégançon une partie de son gouvernement. Pour vous aussi, c’est une urgence le redressement des finances publiques ?

Ségolène Royal : bien sûr, c’est une urgence pour tous les Français, non seulement le redressement des finances publiques, qui sont en effet en grande difficulté, mais aussi surtout la mise en place d’actions de relance économique et d’actions économiques justes. Moi ce que je souhaite c’est que le président de la République se rende compte une bonne fois pour toute que la France a besoin de réformes, et de réformes justes. Or que voit-on en cette rentrée scolaire ? D’abord que le bouclier fiscal est maintenu pour les grandes fortunes, et que parallèlement les retraites sont menacées, les familles n’ont jamais autant été endettées qu’aujourd’hui, et les prix de la consommation au quotidien augmentent, je voudrais citer par exemple par exemple la hausse des tarifs d’EDF de 3,4% en moyenne, ce qui est un vrai scandale. Je rappelle que l’ancien PDG, Pierre Gadonneix, qui avait annoncé une hausse de 20% sur 3 ou 4 ans, avait été débarqué d’EDF pour avoir fait cette annonce ; aujourd’hui, on est sur des bases très proches et les Français sont pris en otage par ces augmentations de prix. Nous avons au 1erjuillet une hausse de tarif de la SNCF de 2,5%, et ça avait déjà augmenté de 3,4 % en 2009 ; une hausse du prix du gaz au 1er avril de près de 10% ; et on a eu au cours de l’été [Ségolène Royal est interrompue par Thierry Guerrier], on a eu au cours de l’été [à nouveau, Ségolène Royal est interrompue], pardon ?

Thierry Guerrier : [interrompant à plusieurs reprises Ségolène Royal] globalement, globalement Ségolène Royal, y’a une certaine, globalement, y’a une certaine stabilité des prix, là le gouvernement aujourd’hui est face à une autre difficulté, qui est une éventuelle mauvaise note financière pour la France, et il veut essayer de rassurer les marchés. Qu’est-ce que vous feriez aujourd’hui si vous étiez, demain par exemple,  à la place de Christine Lagarde, pour éviter que se creusent trop les déficits publics, au ministère des Finances ?

Ségolène Royal : d’abord, je ne rognerais pas sur le pouvoir d’achat des Français. Je crois que c’est par la consommation que l’on peut assurer une relance économique, et je viens de démontrer que le gouvernement fait tout le contraire. Ensuite, je crois qu’il faut relancer et aider les PME, qui sont à l’origine d’ailleurs du regain, du petit regain du taux de croissance en France, de 0,6%, mais observons que les Anglais font 2 fois mieux – 1,1% – et les Allemands 4 fois mieux avec 2,2%, parce que ce…[Thierry Guerrier coupe la parole à Ségolène Royal]

Thierry Guerrier : c’est pas une preuve de la réussite du gouvernement, cette meilleure croissance au 2ème trimestre ?

Ségolène Royal : non, je crois que c’est surtout une réussite des petites et moyennes entreprises, qui se battent pourtant dans des conditions extrêmement difficiles et je crois que la France aurait tout à gagner à accélérer la mutation écologique, parce que c’est dans les domaines de cette mutation écologique, de la création des nouveaux emplois, des nouveaux métiers, des énergies nouvelles, des véhicules électriques, que la France pourrait puiser les ressorts d’une nouvelle croissance écologique.

Thierry Guerrier : la pression des agences de notation, qui suscite la réunion d’aujourd’hui notamment, elle va donner un argument supplémentaire au gouvernement pour repousser l’âge légal de la retraite ?

Ségolène Royal : je ne crois pas, au contraire. Je pense qu’un pays qui doit être fort économiquement doit être soudé socialement. Et toutes les mesures, et toutes les réformes qui sont injustes, qui ne sont pas comprises par les Français, qui sont farouchement rejetées, parce qu’elles ne prennent pas en considération la nécessité, par exemple, de faire financer les retraites à égalité par le travail et à égalité par le capital, voilà quelque chose qui serait utile ; la nécessité aussi comme je l’ai dit tout à l’heure de remettre de la justice sociale, c’est-à-dire de remettre en cause le bouclier fiscal qui est maintenu pour les grandes fortunes. Et tant que Nicolas Sarkozy ne remettra pas ce bouclier fiscal en cause, les salariés refuseront d’adhérer à des réformes qui ne sont pas justes, et qui frappent aujourd’hui les classes moyennes et les catégories les plus défavorisées. Nicolas Sarkozy avait promis, souvenez-vous, de « travailler plus pour gagner plus » : avec la réforme des retraites, pour la même durée de travail, les retraites vont baisser, et donc les Français vont travailler plus pour gagner moins, alors qu’il y a des solutions. Aujourd’hui il faudrait mettre le capital davantage à contribution, il faudrait prendre en compte la pénibilité du travail, pour tenir compte de l’âge de la retraite. Donc il y a des solutions intelligentes qui pourraient être mises en place, et qui ne le sont pas parce que le gouvernement de Nicolas Sarkozy est arc-bouté sur les promesses qu’il a faites aux plus fortunés.

Thierry Guerrier : un mot encore sur l’aspect économique et social, il touche pas au bouclier fiscal, le gouvernement , mais y va pas non plus augmenter les impôts, c’est plutôt une bonne nouvelle ?

Ségolène Royal : ce n’est pas exact. Vous savez qu’aujourd’hui les communes et les mairies sont très, très inquiètes par l’augmentation de la taxe d’habitation, qui va frapper les Français là en cette rentrée, puisque la suppression de la taxe professionnelle va conduire à une réforme de la fiscalité locale et à une augmentation très importante de la taxe d’habitation. Donc ce n’est pas vrai, les Français ne sont pas épargnés en cette rentrée. J’ajoute, vous avez vu, que, au cœur de l’été, comme si il fallait agir au cœur de l’été pour passer inaperçu, le 3 août dernier, a été annoncée la suppression du crédit d’impôt pour les intérêts d’emprunt pour l’accès à la propriété, qui était une des promesses phares de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle. Ajoutez à cela la suppression du cumul entre l’aide personnalisée au logement pour les étudiants et la demi-part fiscale pour les parents, ce sont là aussi les catégories moyennes qui sont très durement frappées en cette rentrée, donc je crois qu’on a là une espèce de pagaille dans la politique économique et sociale, il faut y remettre de l’ordre [Thierry Guerrier tente de couper la parole à Ségolène Royal], de la clarté, de la transparence, et surtout de la justice.

Thierry Guerrier : est-ce que vous avez l’sentiment comme d’autres à gauche que cette réunion d’c’matin à Brégançon, c’est pour en finir aussi avec la polémique sur l’insécurité ? Depuis Grenoble et la proposition d’Nicolas Sarkozy d’durcir la déchéance nationale, on ne vous a pas encore entendue.

Ségolène Royal : vous savez, je crois que tous ces problèmes de sécurité sont très difficiles, et la polémique, la surenchère, cette agitation frénétique, qui est à la fois inefficace et même dangereuse, on sait ce que recherche Nicolas Sarkozy : il veut diviser la France en deux camps, c’est-à-dire ceux qui seraient d’accord avec lui et donc qui seraient pour la sécurité, et ceux qui ne seraient pas d’accord avec lui, et qui seraient pour les délinquants. Donc moi je ne vais pas tomber dans ce piège de la polémique, je voudrais rappeler simplement des faits extrêmement précis. Nicolas Sarkozy, il est en charge de la sécurité depuis 2002, c’est-à-dire depuis 10 ans. En 2002, il a fait voter 12 lois, 12 lois : la loi sur la sécurité intérieure, en août 2002 [Thierry Guerrier interrompt Ségolène Royal], la deuxième loi sur la sécurité, etc, donc ça on peut… [Thierry Guerrier hausse le ton et interrompt définitivement Ségolène Royal]

Thierry Guerrier : ouais, on les a beaucoup évoquées sur l’antenne, mais vous, vous comprenez qu’il se soit senti obligé après Grenoble, après les multiples attaques contre les policiers, de donner un signal fort, d’envoyer un signal fort de l’Etat ?

Ségolène Royal : mais on n’a pas besoin de signal, on a besoin d’une politique juste, d’une politique efficace, d’une politique durable ; on a besoin de ce que j’appelle moi un ordre juste, une sécurité juste, pour qu’elle soit durable. Or qu’est-ce qui se passe aujourd’hui ? Il se passe qu’il y a eu 16% d’augmentation des agressions sur les personnes. Savez-vous combien de personnes sont agressées en France aujourd’hui ? 460 000 personnes sont agressées tous les ans, et 64 000 [Thierry Guerrier tente un « mais… »] personnes de plus depuis que Nicolas Sarkozy est en charge [Thierry Guerrier commence « Mais vous-même… »] de la sécurité.

Thierry Guerrier : mais… mais vous-même… vous-même vous savez mieux que quiconque à gauche que y’a pas de solution miracle. Vous avez été brocardée par vos propres camarades quand vous avez fait par exemple la proposition d’encadrer par des militaires les jeunes délinquants. Vous savez qu’y’a pas d’solution miracle, que c’est difficile.

Ségolène Royal : mais il y a des solutions. On ne demande pas des miracles, on demande des solutions efficaces. Et je pense en effet que la gauche doit avoir une politique et avoir des propositions extrêmement fermes et extrêmement claires comme celles effectivement que j’ai faites, et auxquelles je ne renonce pas [Thierry Guerrier coupe fermement la parole à Ségolène Royal et commence « quand le président … »] auxquelles je ne renonce pas car en [Thierry Guerrier coupe définitivement la parole à Ségolène Royal en haussant le ton]

Thierry Guerrier : quand le président… quand le président fait un lien entre délinquance et immigration et qu’il semble exprimer le sentiment d’une partie de l’opinion après les événements de Grenoble, quel est votre sentiment à vous ?

Ségolène Royal : mon sentiment c’est que ces types de déclarations sont à la fois inefficaces et sont surtout extrêmement dangereuses. Elles sont dangereuses parce qu’on voit d’ailleurs les réactions dans tous les pays d’émigration, des réactions extrêmement choquantes, qui trouvent ce propos extrêmement choquant, ce positionnement de la France extrêmement choquant, je crois que ce sont des déclarations qui sont dangereuses parce qu’elles exacerbent les tensions d’une part, et un jour ou l’autre elles vont se retourner violemment contre les Français, contre les entreprises françaises même, et on voit germer dans les pays qui sont aujourd’hui des pays en voie d’expansion, des pays qui connaissent la croissance, des pays qui ont en effet à un moment envoyé leurs travailleurs en France pour contribuer à notre développement économique, qui aujourd’hui s’équipent, qui s’équipent en TGV, qui s’équipent en tramways, qui s’équipent en électricité, qui s’équipent en éoliennes, et qui font appel aujourd’hui aux entreprises françaises, attention [Thierry Guerrier tente un « avec… »], attention avec ces déclarations de Nicolas Sarkozy, attention avec ces déclarations qui sont si peu présidentielles et si peu « République Française », qu’un jour ou l’autre, et même assez rapidement si elles perdurent, que ça ne se retourne pas contre les entreprises françaises qui travaillent avec des pays qui en ont assez de voir stigmatisés leurs ressortissants qui contribuent à la politique économique française et au développement de la France. [Thierry Guerrier essaie d’interrompre Ségolène Royal une deuxième fois ] Alors moi je vais vous dire une chose… [Thierry Guerrier coupe définitivement la parole à la présidente de la Région Poitou-Charentes]

Thierry Guerrier : avec… avec la s… avec la sécurité, ‘ttendez, j’voudrais vous poser une question à propos d’2012, parce qu’on a le sentiment qu’le président là, a lancé un des thèmes de la présidentielle, et vous n’avez pas l’impression que le PS est un peu à la remorque du coup dans cette compétition ?

Ségolène Royal : il faut en effet que le Parti socialiste soit à la hauteur des attentes des Français, et notamment en effet des Français qui souffrent de l’insécurité [Thierry Guerrier interrompt Ségolène Royal « mais de quelle façon ? »] et de la précarité, surtout [2ème interruption « parce que pour l’instant »], attendez, surtout que cette agitation frénétique de Nicolas Sarkozy vise à masquer son échec, son échec cuisant, et les reculs en matière de sécurité. Il a supprimé 9 000 postes de policiers et de gendarmes. 3 500 nouvelles suppressions sont annoncées pour les 3 ans qui viennent. Il a réduit les moyens de fonctionnement. Il n’a pas construit les centres éducatifs fermés pour les mineurs délinquants…

Thierry Guerrier : [qui interrompt Ségolène Royal] et vous r’grettez pas qu’on ait peu entendu l’PS cet été sur ces questions ? Par ailleurs les écologistes aujourd’hui ont l’air d’avoir un train d’avance eux aussi avec leurs primaires internes, la candidature d’Eva Joly, c’est pas dangereux, tout ça, pour l’PS ?

Ségolène Royal : je crois que ce n’est pas un positionnement de savoir si c’est dangereux ou pas dangereux, le PS est au travail, il va là ouvrir les universités d’été de La Rochelle, mais [Thierry Guerrier coupe Ségolène Royal…] c’est vrai qu’il faut… [… qui s’interrompt car il continue sur sa lancée, un ton au-dessus]

Thierry Guerrier : il ne faut pas accélérer les primaires par exemple ?

Ségolène Royal : comment ?

Thierry Guerrier : il ne faut pas ac-célérer les primaires, par exemple ?

Ségolène Royal : ce qui est important c’est que les primaires soient réussies. Et que soit présenté aux Français un projet qui leur permette de comprendre que la France mérite beaucoup mieux que ce qu’elle a, et un projet qui réponde aux problèmes que les Français vivent aujourd’hui et en effet des problèmes d’insécurité et des problèmes de précarité… [Thierry Guerrier l’interrompt]

Thierry Guerrier : et vous, vous n’avez pas r’noncé aux primaires ?

Ségolène Royal : vous savez moi je ne règle pas ces questions-là en 2 minutes au détour d’une question. Je crois que ce qui est très important c’est que les socialistes soient unis, qu’il y ait un dispositif gagnant qui se mette en place, et surtout qu’il y ait un projet qui permette à la France de se redresser, d’être à nouveau tirée vers le haut, parce qu’avec Nicolas Sarkozy la France est tirée vers le bas et beaucoup de ceux qui ont voté pour lui ne se reconnaissent pas dans cette façon de faire.[Thierry Guerrier enchaîne immédiatement derrière ce mot]

Thierry Guerrier : vous n’savez pas encore si vous s’rez candidate ou non à ces primaires ?

Ségolène Royal : je vous le dirais le moment venu.

Thierry Guerrier : merci Ségolène Royal.

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Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Actualité
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commentaires

Marise Forgue 12/10/2010 15:14



Entièrement d'accord avec Olivier, et Thierry Guerrier n'arrive pas à la cheville d' Yves Calvi quand il le remplace dans C' dans l'air. Il est réellement discourtois, et coupe sans cesse la
parole aux invités qui ne peuvent aller jusqu'au bout de leur analyse ou bien développer leurs arguments. C'est très frustrant (aussi) pour le téléspectateur !



Eric 06/09/2010 21:03



Je trouve assez ridicule de votre part que vous fustigiez les "contractions et les ellipses" de Thierry Guerrier alors que, vous même, vous êtes infichu de faire la différence entre un futur
simple et un conditionnel présent (votre avant-dernière phrase).


Quand le singe monte à l'arbre, il doit s'assurer d'avoir les fesses propres, non?



OLIVIER 22/08/2010 14:46



J'avais déjà remarqué que ce journaliste coupait ceux qui s'exprimaient à C dans l'air sans apporter un plus de précision à ce que l'autre disait. Il meublait en occupant l'espace alors qu'il
n'est en rien le spécialiste du thème. Visiblement il ne travaille pas son sujet contrairement à Calvi.



CRBR 21/08/2010 21:45



c'est vrai qu'il ne faut pas trop d'intérruption ,mais il faut avouer qu'un interviewer qui met la pression ca fait du bien par rapport à ceux qui "se couchent" devant la pouvoir politique!!!


http://www.crbrleblog.com



Mathieu 21/08/2010 20:38



Je soutiens Royal, mais lire ce que vous écrivez me fait froid dans le dos. J'ai l'impression que si vous le pouviez, vous le vireriez de son poste parce que, le bougre, il a osé couper la parole
à Ségo. Chose incroyable pour un journaliste.


Et ce n'est pas la 1ère fois que je lis ce genre de choses...


 


 



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