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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 01:31

 

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Ségolène Royal et Jutta Urpilainen en Finlande en février 2011 (@Suomen Kuvalehti.fi)

La relation amicale entre Ségolène Royal et la Finlandaise Jutta Urpilainen est une parfaite illustration du travail au long cours de Ségolène Royal pour acquérir une compétence internationale solide, à travers un dialogue et un réseau permanents, ainsi que des déplacements internationaux.

Nommée le 9 juin 2009 à la vice-présidence de l’Internationale socialiste par le conseil national du PS, Martine Aubry lui demandant de « s’exprimer le plus possible au nom du PS, lorsqu’elle se trouve à l’étranger, comme elle l’a fait à Dakar », Ségolène Royal participe, du 12 au 16 juillet 2009, au 12ème Symposium de Symi, à Skiathos, en Grèce, organisé par le président de l’Internationale socialiste, Georges Papandréou, qui allait devenir Premier ministre de la Grèce le 6 octobre 2009. Elle y fait la connaissance, venus des quatre coins de la planète, de nombreux dirigeants et personnalités politiques, intellectuels, prix Nobel, chefs d’entreprises, diplomates, scientifiques, et militants – altermondialistes ou autres.

Lors de la cérémonie de clôture, elle prononce un discours qui illustre parfaitement l’esprit du symposium :

« Réfléchir ensemble, parce que nous sommes dans un mode complexe, et donc nous devons décloisonner les connaissances, pour que les économistes parlent aux sociologues, que les sociologues parlent aux philosophes, et que dans tout cela, le peuple ait aussi son mot à dire. Il n’y a pas ceux qui savent, qui ont les connaissances techniques, qui on la chance d’avoir fait les grandes écoles, et le peuple, qui ne sait rien, et qui aurait le droit de ne rien dire.

Je pense, et nous l’avons dit au cours de ce symposium, et je sais que c’est une des préoccupations politiques très importantes que Georges Papandréou a portées dans le PASOK, en rénovant et en réformant le PASOK, et dans son programme politique aussi, et à la tête de l’Internationale socialiste, je peux en témoigner, puisque j’ai assisté aux débats qu’il anime à la tête de l’Internationale socialiste, et c’est lui qui a intégré la question démocratique dans ce débat, parce que si la politique se fait sans le peuple, elle se fera un jour contre le peuple. »

 

(Extrait transcrit : à partir de 4 minutes) (@The Andreas G. Papandreou Foundation)

 

 

Revenue au Symposium de Symi en juillet 2010, à Poros (Grèce) cette fois, Ségolène Royal y rejoint de nouvelles personnalités, comme l’économiste américain James Galbraith, Catherine Ashton, la nouvelle haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité‎, Toomas Hendrik Ilves, le président de l’Estonie, Victor Benoit, le président du Parti Fusion des Sociaux-Démocrates Haïtiens, Victor Ponta, le président du Parti social-démocrate et ancien ministre des relations avec le Parlement du gouvernement de coalition nationale Boc I (2008-2009), ou la jeune présidente du Parti social-démocrate finlandais Jutta Urpilainen. 33 ans à l’époque.

 

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Jutta Urpilainen donne ses premières impressions sur le Symposium de Symi à Poros, en juillet 2010 (@A.G. Papandreou Foundation)

Jutta Urpilainen expliquera pendant le symposium :

« C’est la première fois que je participe au Symposium de Symi en Grèce, et franchement, c’est un grand privilège que de participer à ce symposium. C’est un concept formidable, parce qu’ici nous pouvons discuter avec les dirigeants et spécialistes du monde entier de problèmes comme la crise financière, qui est une question très, très importante et difficile dans le monde entier en ce moment.

Mais bien sûr, c’est aussi une opportunité pour nous tous de discuter, de nous amuser, et de nous constituer un réseau de nouveaux amis parmi les dirigeants expérimentés, car bien sûr je fais partie des jeunes dirigeants. Je trouve que M. Papandréou a réalisé un remarquable travail d’organisation pour ce symposium pour les dirigeants. »

Enseignante de formation, Jutta Urpilainen devient, à 28 ans, après des années de militantisme dans les mouvements des jeunes du SDP, et un poste de conseillère municipale à 26 ans, députée SDP (Parti social-démocrate de Finlande) d’une région bilingue à forte minorité suédophone (25% de la population), et entre au Parlement monocaméral, l’Eduskunta.

Réélue en 2007 dans une région difficile pour la gauche, alors que le SDP subissait un échec et sortait de la coalition gouvernementale - dirigée par le Parti du Centre - remplacé par la droite du Parti de la Coalition nationale, Jutta Urpilainen devient le 6 juin 2008 la première femme à accéder au poste de présidente du SDP, l’emportant au second tour du vote, lors du congrès du parti, par 218 voix contre 132 à Erkki Tuomioja, prestigieux ministre des Affaires étrangères du gouvernement de coalition tombé un an plus tôt.

 

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Jutta Urpilainen et Ségolène Royal pendant la conférence de presse au SDP le 7 février 2011 (@Uutispäivä Demari)

Puis, 6 mois après le Symposium de Symi 2010 à Poros, Jutta Urpilainen invite Ségolène Royal en Finlande début février 2011, notamment pour soutenir le SDP dans sa campagne législative qui bat son plein – le scrutin proportionnel a lieu le 17 avril – mais aussi pour rencontrer Tarja Halonen, présidente de Finlande, première femme à accéder à ce poste, venant du SDP, et dont le second mandat et dernier mandat s’achève au début de 2012.

Bien sûr, Ségolène Royal aborde visite, écoute, cherche à comprendre le modèle finlandais aussi : le modèle éducatif, la façon d’aborder le travail des seniors, les conditions de travail, mais aussi les grands enjeux politiques qu’elle voit se dessiner, dans la droite ligne de son travail depuis 2007, et de son discours de Skiathos en 2009, comme l’Etat providence, la montée des populismes, l’éveil des pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, un nouvel ordre économique mondial, la question des relations avec l’OTAN. YLE News, les informations de la radio-télévision publique, explique :

« En Finlande, Ségolène Royal compte visiter un établissement scolaire, et étudier la qualité de la vie professionnelle et le système d’innovation finlandais. »

Et le journal Uutispäivä Demari, proche du SDP, rapporte :

« "Nous, socialistes français et sociaux-démocrates finlandais, partageons les mêmes préoccupations sur l’avenir de l’Etat providence, le chômage et la croissance. Je soutiens pleinement le SDP dans sa campagne électorale.", a déclaré Ségolène Royal dans une conférence de presse conjointe avec la présidente du SDP, Jutta Urpilainen.

 

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Ségolène Royal, et, au premier plan, Jutta Urpilainen, la présidente du SDP, le 7 février 2011 à Helsinki (Jussi Nukari/Lapin Kansa)

La France se prépare pour les élections présidentielles de l’année prochaine. Madame Royal a déclaré que pour la droite, le maintien et le renforcement de l’Etat providence coûtent trop cher. Elle voit les choses différemment : "Il est très dangereux, par exemple, de délaisser la solidarité nationale et les services publics. Au contraire, l’équité et la justice sociale stimulent la croissance économique.

Les populistes abattent leurs cartes partout en Europe. Madame Royal estime qu’ils tirent profit de la paupérisation et des partis politiques traditionnels qui on trahi leurs promesses électorales : "Ils ont promis la régulation du système bancaire, des règles pour les bonus, et la fin des paradis fiscaux et rien de tout cela n’a été fait."

Les populistes trouvent dans leurs idées simplistes deux boucs émissaires, l’Union Européenne et les immigrés : "Les socialistes et les sociaux-démocrates ont la grande responsabilité non seulement de faire des propositions mais aussi de garantir qu’ils feront ce qu’ils ont dit."

Madame Royal a déclaré que certains en France, redoutent une vague d’immigration de grande ampleur venue d’Afrique du Nord, au vu de l’embrasement de la situation dans ces pays : "Les gens ont clairement envie de rester dans leur pays d’origine, où ils espèrent trouver une vie meilleure. Notre mission est de soutenir la transition de ces pays vers la démocratie aussi pacifiquement que possible.", a-t-elle souligné. »

 

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Ségolène Royal dédicace "Ma plus belle histoire, C'EST VOUS" après son discours sur l'Europe à la Vieille Maison des Etudiants, à Helsinki (@Fondation Kalevi Sorsa) 

Finissant son voyage par un discours à Helsinki, dans le cadre d’un séminaire avec le SDP, organisé par la fondation Kalevi Sorsa, du nom d’une des figures de proue de la social-démocratie finlandaise, Kalevi Sorsa ayant été 4 fois Premier ministre de 1972 à 1987, Ségolène Royal fera 3 propositions pour l’Europe : retrouver une vision et renouer avec l’esprit de pionniers ; construire les Etats-Unis d’Europe, fédération d’Etats Nations avec un objectif politique et des politiques concrètes ; et refonder la politique économique et sociale de l’Europe : « Alors ouvrons la voie et avançons avec courage en faisant l'Europe avec les peuples et non pas contre eux. ».

Le 17 avril 2011, les élections législatives ont lieu en Finlande. Si la droite du Parti de la Coalition nationale et le SDP voient leurs scores s’effriter, à respectivement 20,4% et 19,1% des voix, le grand perdant de ces élections est le Parti du centre, parti-pivot de la vie politique finlandaise, et premier parti de Finlande depuis 2003 : il perd plus de 7 points, à 15,8%, au profit du parti populiste, eurosceptique et souverainiste de centre-gauche, les Vrais Finlandais (+15 points à 19,1%), qui devient la troisième force politique du pays.

 

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Les principaux ministres du gouvernement Katainen, de gauche à droite : Päivi Räsänen, la ministre de l'Intérieur (Chrétiens-démocrates de Finlande, droite), Stefan Wallin, le ministre de la Défense (Parti populaire suédois), Jutta Urpilainen, la ministre des Finances et la suppléante du Premier ministre (SDP), le Premier ministre Jyrki Katainen (Parti de la Coalition Nationale, droite), Paavo Arhinmäki, le ministre de la Culture et des Sports (dirige l’Alliance de gauche, gauche radicale) et Ville Niinistö, le ministre de l’Environnement (Ligue verte, écologistes) (@Mikko Stig/LKS)

Et alors – chose impensable actuellement en France – une coalition gouvernementale gauche/droite se forme en Finlande, regroupant par ordre d’importance le Parti de la Coalition nationale (44 députés à l’Eduskunta, droite, PPE au Parlement européen), le SDP (42 députés), l’Alliance de gauche (14 députés, gauche radicale), la Ligue verte (écologistes), le Parti populaire suédois (qui représente les intérêts de la minorité finlandaise suédophone), et les Chrétiens-démocrates de Finlande (droite, PPE), soit une majorité de 125 députés sur 200.

 

Urpilainen et Katainen

Jutta Urpilainen, ministre des Finances de gauche (SDP) et suppléante du Premier ministre, s'assoit pendant que, par courtoisie, le Premier ministre de droite Jyrki Katainen, souriant, ramène la chaise pour lui permettre de s'asseoir : une photo impensable en France. (@EPA/Pekka SIipola Finland Out)

Le nouveau gouvernement entre en fonction le 22 juin 2011. Le Premier ministre est Jyrki Katainen, du Parti de la Coalition nationale, ancien ministre des Finances et ancien suppléant au premier ministre – les deux fonctions n’étant pas liées. Jutta Urpilainen accède pour la première fois à un poste gouvernemental et succède à Jyrki Katainen dans les deux postes qu’il a quitté : ministre des Finances et suppléante SDP du Premier ministre de droite.

Erkki Tuomioja, ancien ministre des Affaires étrangères SDP en jusqu’en 2007, retrouve son poste.

Le gouvernement Katainen, comme tous les gouvernements finlandais, est un gouvernement resserré de 19 ministres. C’est aussi un gouvernement paritaire : 10 femmes, 9 hommes.

 

Femmes gvt Katainen Tarja Halonen

La présidente de la République Tarja Halonen (venant du SDP) serre la main de la nouvelle ministre des Transports Merja Kyllönen (Alliance de gauche, gauche radicale). Au centre, la ministre du Logement et des Communications Krista Kiuru (SDP) et à gauche la ministre des Services sanitaires et sociaux Maria Guzenina-Richardson (SDP). Le nouveau gouvernement compte 10 femmes et 9 hommes, mais le précédent en comptait 11, dont la Première ministre Mari Kiviniemi (Parti du Centre) (@Pekka Sakki/Lehtikuva)

La répartition des postes entre les partis est aussi très significative : au SDP les Finances, le poste de suppléante au Premier ministre, les Affaires étrangères, mais aussi les ministères clés de l’Etat providence, l’Education, le Travail, les Services sanitaires et sociaux, le Logement et les Communications ; à l'Alliance de gauche, parti de la gauche radicale, la Culture et les Sports, les Transports ; à la Ligue verte le Développement international et l’Environnement.

Après la baisse d’un cran de la note des Etats-Unis – avec surveillance négative – à AA+, Jutta Urpilainen se trouve donc au poste clé de ministre des Finances et de suppléante du Premier ministre de droite, alors que la Finlande – comme la Suède et la Norvège – fait partie de la liste des 16 pays qui ont toujours la note maximale sur leur dette souveraine, soit le fameux AAA.

 

Urpilainen et gvt marchant

Le gouvernement Katainen au complet en marche : au premier plan, Jutta Urpilainen et le Premier ministre Jyrki Katainen, au second plan Erkki Tuomioja (SDP), cravate rouge, le ministre des Affaires étrangères, qui est polyglotte et a une solide expérience gouvernementale, et Stefan Wallin (Parti populaire suédois), cravate bleu pâle, le ministre de la Défense. Le bon fonctionnement du gouvernement dépendra des relations entre Jutta Urpilainen et Jyrki Katainen, les deux leaders de cette coalition à 6 partis, ce 'Pack 6'. Si les deux leaders se soutiennent mutuelement dans leurs fonctions, l'expérience finlandaise montre que le gouvernement résistera sûrement à toute pression, interne ou externe (@Jussi Nukari/Lehtikuva)

 

Le 13 juillet, avant de prendre quelques jours de vacances, elle rappelle que seuls la Finlande, l’Estonie et le Luxembourg n’ont pas de déficits excessifs en Europe et que l’économie finlandaise dispose de bons fondamentaux. Notant le risque de contagion à d’autres pays que la Grèce, l’Irlande ou le Portugal, et les inquiétudes ayant surgi sur la dette de 1 900 milliards d’euros de l’Italie – 120% du PIB ! – elle déclare, visant la gestion des finances déplorable de Berlusconi : « Il y a un réel danger que cette crise se propage comme une déferlante et nous devons faire tout ce qui est possible pour l'empêcher. L'Italie devrait le plus rapidement possible mettre sa maison en ordre et prendre des décisions comme l'a fait la Grèce. Elle doit prendre des mesures d'économie pour renforcer la confiance dans le pays. ». Un équilibre budgétaire auquel Ségolène Royal est également très attachée, fait d’économies et aussi d’investissements pour l’avenir – éducation, PME innovantes, ...

Et Jutta Urpilainen ajoute que les dirigeants européens doivent prendre garde à ce que la crise financière ne se double pas d'une crise politique en se montrant attentifs aux attentes des populations.

Frédérick Moulin

-oOo-

Infographie "Ségolène Royal, un compétence internationale", réalisée par Nicolas Béliard pour Désirs d'Avenir et www.franchecomte2012.fr (cliquez sur l'image ou sur le lien pour accéder au fichier taille réelle (943 x 2000) )

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