Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 22:50

 

257915

 

Ségolène Royal était jeudi matin l’invité de Jean-Jacques Bourdin dans l’émission Bourdin 2012, diffusée simultanément sur RMC et sur BFM TV.

Avec Jean-Jacques Bourdin, l’émission a commencé fort – une question sur François Hollande et sa carrure présidentielle, une autre sur les sondages d’où Ségolène Royal aurait « disparu » - mais il faut dire que Jean-Jacques Bourdin avait en main le sondage maison, celui commandé par BFMTV/RMC/20 Minutes, et que la tentation devait être trop forte : il n’a pas pu s’empêcher de demander à Ségolène Royal si elle irait « jusqu’au bout », s’il n’y aurait pas de « ralliement ». L’émission a fini fort également avec une question sur les rumeurs de la presse people sur la possible grossesse de Carla Bruni-Sarkozy. Sur tous ces points, Ségolène Royal a fermement répété ce qu’elle avait déjà dit ailleurs.

Sur les autres thèmes abordés, la lutte a été âpre avec un Jean-Jacques Bourdin qui n’a pas ménagé la candidate aux primaires, testant ses propositions sur le pouvoir d’achat, remettant en cause son raisonnement. Mais Ségolène Royal a défendu ses positions pied à pied et Jean-Jacques Bourdin a bien dû se résoudre à écouter son invitée, ses propositions et son raisonnement à plusieurs reprises sans y trouver à redire.

Ségolène Royal a ainsi développé certains thèmes nouveaux, et en a complété ou approfondi d’autres :

1- pour lutter contre le surendettement, elle a proposé deux axes d’action : la lutte contre la hausse des prix : blocage des prix de l’énergie, caddie de 50 produits agroalimentaires et d’entretien de base dont les prix seront bloqués,

2- et deuxième volet, l’action contre l’endettement et le crédit à la consommation autour de 3 idées : « interdire les publicités quasi-mensongères » ; ne pas autoriser le prélèvement d’intérêts bancaires sur découvert si les périodes créditrices et débitrices « se neutralisent » sur l’année ; « créer du crédit social gratuit », car « ce que j’observe, c’est que souvent ce sont les gens les plus modestes qui sont les plus sourcilleux dans le bon remboursement de leurs emprunts »,

3- le caddie de 50 produits de base à prix bloqués : la candidate a insisté sur la différence avec le « panier » de Frédéric Lefebvre, pour lequel elle a pu constater que « ça n’est pas mis en place »,

4- la prime de 1 000 euros pour les salariés d’entreprises versant des dividendes à leurs actionnaires, qui ne concerneraient selon Ségolène Royal que 10% des salariés : « un effet d’annonce, un rafistolage préélectoral »,

5- la ‘baisse’ de 0,8% du chômage : « ce que le gouvernement n’a pas dit, c’est que le chômage de longue durée augmente », avec le problème des chômeurs de plus de 50 ans qui maintenant, à cause de l’actuel gouvernement, doivent subsister jusqu’à 67 ans en ne touchant que les minimas sociaux, privant les entreprise de leur savoir-faire, qui serait utile pour les jeunes salariés,

7- et les accords de Schengen, pour lesquels Ségolène Royal a insisté sur les deux volets de ce que serait sa politique : renforcer « le contrôle aux frontières » tout en traitant les immigrants Tunisiens avec dignité et humanité ; et d’autre part et de façon indissociable, mettre en place une coopération européenne avec ces pays, accompagner leur « relance économique » : sur ce deuxième volet, Sarkozy est totalement absent.

Frédérick Moulin

 

<span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><br> <span style="font-size: 10pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 10pt; font-family: 'times new roman', times;"><a href="http://www.dailymotion.com/video/xigicm_segolene-royal-invitee-de-bourdin-2012_news" _mce_href="http://www.dailymotion.com/video/xigicm_segolene-royal-invitee-de-bourdin-2012_news" target="_blank">Ségolène Royal invitée de "Bourdin 2012" .</a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/segolene-royal" _mce_href="http://www.dailymotion.com/segolene-royal" target="_blank">segolene-royal</a></em></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span>

 


 

Transcription par Militants de l'Espoir À Gauche avec Ségolène Royal/ F.M.

Jean-Jacques Bourdin : notre invitée ce matin, Ségolène Royal. Bonjour.

Ségolène Royal : bonjour.

Jean-Jacques Bourdin : merci d’être avec nous, Ségolène Royal. La présidentielle c’est dans un an, maintenant, on l’oublie, mais 4 ans de présidence de Nicolas Sarkozy. Dans un an, nouveau ton, ça se précise, et ça se précise au PS : hier soir, François Hollande a tenu son premier grand meeting de candidat à la primaire. « Vous imaginez François Hollande président de la République ? On rêve ! », ce n’est pas moi qui le dis, ce n’est pas vous non plus, c’est Laurent Fabius qui l’a dit.

Ségolène Royal, après un silence, riant : oui, alors quelle est votre question ?

Jean-Jacques Bourdin : eh bien ma question, c’est simple, est-ce que vous partagez cette opinion de Laurent Fabius ?

Ségolène Royal : vous connaissez ma vision de la politique, je considère que la…

Jean-Jacques Bourdin : oui… non… oui, je la connais mais j’ai envie de vous entendre.

Ségolène Royal : oui. Je considère que la politique c’est d’abord un débat d’idées, et pas un débat de personnes. Voilà. Et ce qui est très important, c’est que les Français qui souffrent maintenant depuis 4 ans, parce que les inégalités se sont gravement creusées, que l’insécurité globale a augmenté, que la mondialisation s’est faite sur le dos des plus fragiles et des catégories moyennes, qu’il n’y a jamais eu autant d’injustices entre d’un côté, vous avez vu hier, les patrons du CAC 40 qui ont rendu publique l’augmentation de 25% de leur rémunération, ils gagnent en moyenne 200 fois le SMIC, et d’un autre côté la Banque de France a rendu publics les chiffres du nombre d’endettements des ménages en France…

Jean-Jacques Bourdin : on va parler de surendettement.

Ségolène Royal : … plus d’un million de familles et de retraités en France sont en situation de surendettement et c’est à ça qu’il faut répondre.


Sego-1.jpg


Jean-Jacques Bourdin : vous avez des propositions à faire en matière de surendettement… oui, c’est à ça qu’il faut répondre de façon concrète…

Ségolène Royal : mais bien sûr !

Jean-Jacques Bourdin : … c’est ce que nous essayons de faire tous les matins, je suis bien d’accord avec vous, Ségolène Royal, mais il y a aussi ces prises de parole publiques des uns et des autres. Maintenant, la présidentielle, c’est donc dans un an, au PS, on fourbit ses armes. François Hollande a-t-il aujourd’hui selon vous les capacités d’être président de la République, a-t-il les capacités politiques de devenir président de la République ? Ce serait un bon président de la République, François Hollande ?

Ségolène Royal, riant : je vois bien où vous voulez en venir, vous voulez me faire dire ‘la’ phrase qui sera…

Jean-Jacques Bourdin : laquelle phrase ? Non.

Ségolène Royal : … eh bien je ne sais pas, une phrase qui sera…

Jean-Jacques Bourdin : non, mais je voudrais savoir.

Ségolène Royal : attendez, oui, laissez-moi, laissez-moi, vous m’avez posé une question, je vais répondre, je vais répondre. Je m’interdis tout commentaire sur les personnes, parce que, vous savez pourquoi, Monsieur Bourdin ?

Jean-Jacques Bourdin : alors allez-y, dites moi.

Ségolène Royal : vous connaissez bien ce qui se passera, il n’y a que ça qui sera repris. Et moi je ne veux pas désespérer un peu plus les Français qui se demandent de quoi demain sera fait, qui ne veulent pas de conflits de personnes. Et donc je fais tout pour que le débat politique reste au niveau qui doit être le sien

Jean-Jacques Bourdin : alors je ne parle pas de François Hollande, qui est pour certains parti trop vite, pour d’autres, enfin, peu importe, on s’en moque. Parlons de concret. Mais quand même, Ségolène Royal, Il y a des sondages. Est-ce que vous accordez beaucoup d’importance aux sondages, aujourd’hui ?

Ségolène Royal : j’ai déjà répondu à cette question, hein, vous le savez bien, vous l’avez dit tout à l’heure d’ailleurs, hein : avant, un an avant une échéance présidentielle, les sondages se sont toujours trompés. Pourquoi est-ce que les sondages…

Jean-Jacques Bourdin, lui coupant la parole violemment : je vous dis ça parce que vous n’apparaissez plus !

Ségolène Royal : je n’apparais pas, pas ce matin, dans votre sondage, ça c’est vrai. (Riant) Vous anticipez le reproche, mais je vais le prendre du bon côté, rassurez-vous, rassurez-vous. Je vais le prendre du bon côté.

Jean-Jacques Bourdin : pourquoi avez-vous disparu des sondages ?

 

<span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><br> <span style="font-size: 10pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 10pt; font-family: 'times new roman', times;"><a href="http://www.dailymotion.com/video/xig9qr_s-royal-n-a-pas-disparu-de-la-vie-politique_news" _mce_href="http://www.dailymotion.com/video/xig9qr_s-royal-n-a-pas-disparu-de-la-vie-politique_news" target="_blank">S. Royal n’a "pas disparu de la vie politique"</a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/BFMTV" _mce_href="http://www.dailymotion.com/BFMTV" target="_blank">BFMTV</a></em></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span>

 

 

Ségolène Royal : d’abord je n’ai pas disparu de la vie politique.

Jean-Jacques Bourdin : non, ça c’est vrai.

Ségolène Royal : ça c’est très important. J’ai peut-être, à un moment, pris du recul par rapport à l’expression sur les médias, c’était volontaire parce que je considère que la préparation à l’élection présidentielle, c’est un long chemin, et qu’il y a des moments pour écouter, pour être au plus près du terrain, pour être au contact des Français, pour savoir, à un moment, au nom de qui et pourquoi l’on parle, pour être auprès de ceux qui n’ont jamais le droit à la parole, les petits, les sans-grade, les écrasés, les petits retraités, les petits salariés, ceux dont on parlait tout à l’heure aujourd’hui, qui ne savent pas de quoi la fin du mois sera faite, je suis aux côtés de tous ceux-là dans toute la France et ensuite je reprends la parole avec le seul souci de démontrer qu’il y a des solutions concrètes aux problèmes d’aujourd’hui.

Jean-Jacques Bourdin : mais pourquoi avez-vous disparu des sondages ? C’est uniquement parce que vous aviez disparu des médias ?

Ségolène Royal : mais il faut vous demander ça à vous qui commandez, qui payez les sondages, et aux instituts de sondage !

Jean-Jacques Bourdin : non, non mais… on peut demander aux instituts de sondage, oui Ségolène Royal…

Ségolène Royal : eh bien demandez leur, mais c’est pas grave. Vous savez pourquoi …

Jean-Jacques Bourdin : enfin dans les chiffres vous avez disparu…

Ségolène Royal : vous savez pourquoi …

Jean-Jacques Bourdin : vous êtes devancée par Martine Aubry, par DSK, par François Hollande, par… enfin, bon.


Sego-2.jpg


Ségolène Royal : mais ce ne sont pas les sondages qui font une élection, et je dis d’ailleurs aux Français qui nous écoutent, ils sont nombreux, ceux qui nous écoutent, je leur dis de ne pas se laisser voler leur droit de vote…

Jean-Jacques Bourdin : c’est-à-dire qu’aux primaires vous irez jusqu’au bout ?

Ségolène Royal : … que c’est toujours le peuple Français qui décide, et ce n’est pas une petite élite médiatico-politique.

Jean-Jacques Bourdin : c’est là où je voulais en venir. Vous irez jusqu’au bout ?

Ségolène Royal : mais bien sûr.

Jean-Jacques Bourdin : … jusqu’au b… quelles que soient les candidats en ligne et en lice ?

Ségolène Royal : mais j’ai toujours dit… mais j’irai jusqu’au bout de la défense des idées auxquelles je crois, voilà.

Jean-Jacques Bourdin : pas de ralliement à quiconque ?

Ségolène Royal : ce n’est pas une question de personnes, je vous l’ai dit tout à l’heure, donc j’irai jusqu’au bout des idées auxquelles je crois, bien sûr !

Jean-Jacques Bourdin : bon. Ségolène Royal, parlons de vos idées justement. Sur le surendettement, vous aviez des propositions à faire.

Ségolène Royal : vous avez vu, d’ailleurs, on l’a dit tout à l’heure, hein, la réalité vient à nouveau d’être rendue publique, elle est sans doute d’ailleurs beaucoup plus grave que celle qui est donnée dans les chiffres, on dit 1 million de familles et de petits retraités en situation de surendettement, et les petits retraités qui sont surendettés, c’est nouveau. La Banque de France dit aujourd’hui pourquoi est-ce qu’il y a autant de personnes qui n’arrivent pas à boucler les fins de mois : à cause de l’augmentation du prix de l’énergie, à cause de l’augmentation du prix du logement, à cause des problèmes d’accès, l’augmentation de l’accès à la santé.


Sego-B-6.jpg


Est-ce que c’est juste, dans un pays comme la France, que des gens qui ont travaillé toute leur vie aujourd’hui se sentent à l’abandon d’un système qui doit les protéger ? La République doit à ses retraités la dignité de vie lorsqu’ils ont donné toute leur vie au travail.

Donc moi ce que je propose, et ce n’est pas la première fois, puisque lorsque j’étais ministre de la Famille, je me suis déjà attelée à cette tâche parce que je veux que les familles vivent dans la dignité, car tout se tient : lorsqu’à la fin du mois les enfants sentent que les parents ne vont plus pouvoir aller faire leurs courses, alors ils sont déstabilisés, ils sont humiliés, ils ont du mal à réussir à l’école. Et cette question de la lutte contre le surendettement alors qu’il y a tant de richesse d’un côté, et tant de précarité, d’insécurité de l’autre, n’est pas juste.

Alors que faire ? D’abord, lutter contre la hausse des prix. Et je l’ai proposé : je veux que la hausse du prix de l’énergie soit gelée, que la hausse du prix de l’essence soit stoppée, et que l’on puisse bloquer le prix de 50 produits alimentaires et d’entretien de première nécessité.

Et la deuxième chose… [Jean-Jacques Bourdin tente de couper la parole à Ségolène Royal à plusieurs reprises] C’est du côté de la dépense, ça, c’est du côté de la dépense et de la hausse des prix.

Et du côté de l’endettement, il faut faire 3 choses. D’abord, interdire les publicités quasi-mensongères, lorsqu’on fait croire aux gens par des prospectus dans les boîtes aux lettres que le crédit est gratuit, beaucoup de gens se laissent prendre, j’ai vu encore hier une publicité qui disait ceci : « Vous avez un maillot de bain, signez là, vous allez pouvoir partir en vacances au soleil avec toute votre famille. ». Est-ce que c’est tolérable, ça ? Non. Donc interdire ce type de publicité.

Deuxièmement, faire en sorte que les banques ne puissent plus prendre de taux d’intérêt sur les découverts bancaires lorsque, dans les 3 premières [semaines] ou les 15 premiers jours du mois, les comptes ont été en excédent. Est-ce qu’il est juste que les banques ne rémunèrent pas un compte en excédent, et frappent avec des taux d’intérêt très lourds …

Jean-Jacques Bourdin, lui coupant la parole en haussant la voix : c’est à dire que j’ai mon compte… il est créditeur jusqu’au 15… et il est débiteur à partir du 15.


Sego-3.jpg


Ségolène Royal : vous avez votre compte… en début de mois… eh bien, on doit égaliser sur la durée de l’année les périodes créditrices et les périodes débitrices, et ne pas avoir l’autorisation de prendre des taux d’intérêt lorsque les choses se neutralisent, et même diminuer…

Jean-Jacques Bourdin : c’est une proposition que vous faites.

Ségolène Royal : c’est extrêmement concret. Et puis enfin, moi je crois qu’il faut créer du crédit social gratuit, je l’ai fait dans la région que je préside, parce que quand j’ai vu la détresse des gens, j’ai décidé de créer du crédit social gratuit, jusqu’à 4 000 euros, qui permet aux familles qui ont un coup dur, aux petits retraités qui ont un coup dur à un moment…

Jean-Jacques Bourdin, l’interrompant : on va vous dire, c’est encore de l’assistanat.

Ségolène Royal, du tac au tac : pas du tout, puisqu’elles remboursent. Elles remboursent mais sans taux d’intérêt. Et vous voyez, ce que j’observe, c’est que souvent ce sont les gens les plus modestes qui sont les plus sourcilleux dans le bon remboursement de leurs emprunts.

Les riches, ils peuvent toujours négocier avec leur banque, est-ce que c’est juste que quelqu’un qui est riche arrive à négocier des taux d’intérêt plus bas, et que les revenus moyens et les petits revenus, eux, ont les taux d’intérêt les plus élevés ?

L’autre jour, d’ailleurs, il y a un banquier qui fanfaronnait, qui disait, finalement, c’est sur le dos des pauvres et des moyens qu’on se fait le plus d’argent. Est-ce que c’est normal ? Non. Est-ce que ça pourrait être différent ? Oui. Il faudrait pour ça un Etat qui décide enfin d’agir, et d’imposer des règles justes à la société dans laquelle nous vivons !

Jean-Jacques Bourdin : je vous sens plus combative que jamais, hein, Ségolène Royal. Je vous retrouve plus combative que jamais !

Ségolène Royal, immédiatement : mais je l’ai toujours été.

Jean-Jacques Bourdin : mais là, ça c’est… oui…

Ségolène Royal : je l’ai toujours été, combative. Pourquoi ? Parce que je…

Jean-Jacques Bourdin : parce qu’on avait l’impression que vous aviez disparu, mais non.


Sego-B-9.jpg


Ségolène Royal : mais pas du tout, je travaillais.

Jean-Jacques Bourdin : bien. Ségolène Royal, notre invitée ce matin, nous allons revenir sur ces propositions concernant le pouvoir d’achat, sur le blocage des prix de 50 produits alimentaires et d’entretien de base. Nous allons y revenir dans 2 minutes, 8h45, RMC, BFM TV, Ségolène Royal notre invitée à tout de suite.

-oOo-

Jean-Jacques Bourdin : Ségolène Royal est notre invitée ce matin. Vous proposez le blocage des prix de 50 produits alimentaires et d’entretien de base, Ségolène Royal.

Ségolène Royal : oui. Est-ce qu’il est normal que les prix aient augmenté à ce niveau-là alors que l’on voit bien très directement, hein, prenez les prix des produits laitiers. Les producteurs laitiers que je connais bien, j’en ai beaucoup dans ma région agricole, en Poitou-Charentes. Pourquoi est-ce que le producteur de base ne voit pas son travail rémunéré par une augmentation des prix, et qu’il va dans le supermarché d’à côté…

Jean-Jacques Bourdin : oui mais là je vous parle de…

Ségolène Royal : attendez, il va dans le supermarché d’à côté, et il voit que les prix ont augmenté de 20%. Est-ce que c’est juste ? Non.

Jean-Jacques Bourdin : oui mais Ségolène Royal, comment mettre en place cette mesure ? Franchement ?

Ségolène Royal : alors c’est très simple. C’est très simple. Alors si dans un pays comme le nôtre on ne peut pas mettre en place un caddie de 50 produits parmi lesquels les familles et les petits retraités peuvent choisir …

Jean-Jacques Bourdin : vous savez qu’il y a des MILLIERS de références dans un supermarché ?

Ségolène Royal : mais c’est très simple, il faut que sur certains produits la grande distribution ne fasse plus de marge, ou diminue ses marges, et vende à…

Jean-Jacques Bourdin, lui coupant la parole : mais quels produits ? Mais quels produits ? Par exemple le riz, je prendrai juste le riz. 80-90 références en matière de riz.


Ségo 8


Ségolène Royal : mais la grande surface choisira la marque qu’elle veut, et on lui dira : voilà, dans les 50 produits, il y a du riz, il y a des pâtes, il y a des pommes de terre, il y a des fruits, il y a du shampoing, il y a des couches pour les bébés…

Jean-Jacques Bourdin, l’interrompant à nouveau : … « et sur ces produits-là, nous nous engageons à ne pas augmenter les prix » ?

Ségolène Royal : sur ces produits-là, vous mettez à disposition du public en informant le public sur ces produits-là, et vous faites une marge minimale.

Jean-Jacques Bourdin : mais, c’est ce que fait le gouvernement, c’est ce qu’a fait le gouvernement, avec son fameux « panier », vous avez vu ce panier présenté par Frédéric Lefebvre ?

Ségolène Royal : vous avez essayé d’aller, vous avez essayé d’aller dans un supermarché

Jean-Jacques Bourdin : non, non, j’ai pas essayé l’panier, là.

Ségolène Royal : eh bien demandez à ceux qui l’ont essayé.

Jean-Jacques Bourdin : vous y êtes allé, là, vous y êtes allée ?

Ségolène Royal : eh bien oui, bien sûr, je me suis renseignée pour savoir. Est-ce que vous avez pu acheter le panier ? Ça n’existe pas, ça n’est pas mis en place. Pourquoi ça n’est pas mis en place ? Parce que c’est finalement facultatif pour les grandes surfaces.

Savez-vous que c’est en France que la grande distribution est la plus concentrée au monde ? C’est-à-dire que le marché et la concurrence ne fonctionnent plus entre les grandes surfaces. Donc elles font les marges, elles font les profits, qu’elles veulent. Est-ce que c’est normal ça ? Non. À partir du moment…

Jean-Jacques Bourdin, lui coupant la parole : elles font moins de profit, la grande distribution française fait moins de profit qu’en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis par exemple.

Ségolène Royal : ce n’est pas exact. Ce n’est pas exact.

Jean-Jacques Bourdin : ce sont les chiffres donnés par LSA, le magazine de la grande consommation.


Sego-4.jpg

 

Ségolène Royal : eh bien voilà, le magazine de la grande consommation, c’est-à-dire que si la grande consommation… (En riant) c’est les chiffres donnés par les responsables de l’augmentation des prix… non, mais !

Jean-Jacques Bourdin : sur les produits de base, est-ce que vous pensez que les produits de base ont augmenté ?

Ségolène Royal : mais bien sûr. Tous les produits ont augmenté, y compris les produits d’hygiène. Est-ce que c’est normal ? Est-ce que vous avez vu le prix des shampoings, est-ce que vous avez vu le prix même des produits de nettoyage ? Est-ce que vous avez vu les prix alimentaires, les fruits et légumes ? Combien de familles aujourd’hui et de petits retraités n’arrivent plus à s’acheter des fruits et des légumes ? D’un côté on leur dit d’en manger pour la santé de l’organisme, et de l’autre, elles ne peuvent pas y accéder. Combien de gens n’arrivent plus à s’acheter de la viande plus d’une fois par semaine, et encore. [Jean-Jacques Bourdin essaie de lui couper la parole en haussant le ton]

Non mais, Monsieur Bourdin, est-ce que c’est normal dans un pays comme la France où l’on apprend en même temps que les grosses entreprises du CAC 40 ont fait 40 milliards de bénéfice, est-ce que c’est normal ? Non. Ça veut dire quoi ?

Jean-Jacques Bourdin, lui coupant la parole : alors vous devez applaudir la décision du gouvernement de donner cette fameuse prime aux salariés des entreprises qui versent des dividendes à leurs actionnaires ?

Ségolène Royal : mais combien de salariés vont être concernés par ça ? Moins de 10% des salariés en France, moins de 10%. Donc est-ce que c’est crédible politiquement d’aller faire croire aux gens qu’ils vont recevoir 1 000 euros ? Alors que…

Jean-Jacques Bourdin, l’interrompant : c’est un mensonge, c’était quoi, c’est un… ?

Ségolène Royal : c’est un effet d’annonce, c’est un rafistolage préélectoral qui ne trompe personne. En revanche, demander aux grandes entreprises qui gagnent beaucoup d’argent de faire en sorte qu’elles répartissent, comme ça avait d’ailleurs été promis, un tiers / un tiers / un tiers, dont un tiers pour les augmentations salariales, et exiger des entreprises du CAC 40 qui ont beaucoup de petites et moyennes entreprises sous-traitantes qui elles souffrent, souffrent parce qu’elles sont mises en concurrence les unes contre les autres pour le coup, et elles ne peuvent ni embaucher ni augmenter les salaires.


Sego-B-7.jpg


Ce qui veut dire aussi que tout au long de la chaîne de production, les profits sont mal répartis entre les gros donneurs d’ordres et les petites et moyennes entreprises qui se battent, qui sont le tissu, c’est le poumon économique de la France, les PME. Elles doivent être protégées, elles doivent être aidées, et à leur égard les banques doivent être contraintes de faire leur travail de prêt bancaire, ce qu’elles ne font pas aujourd’hui. Donc vous voyez qu’il y a du potentiel de développement économique, sinon d’un côté il n’y aurait pas autant de profits et de l’autre autant de difficultés. Il faut donc une plus juste répartition des efforts et des fruits de la croissance.

Jean-Jacques Bourdin : alors les chiffres du chômage sont tombés hier : 0,8%, baisse du nombre de chômeurs en France…

Ségolène Royal : oui…

Jean-Jacques Bourdin : … le gouvernement prend des mesures efficaces… ou pas, Ségolène Royal ?

Ségolène Royal : on ne le voit pas beaucoup sur… concrètement, vous savez, autour de soi, on ne voit pas beaucoup les effets concrets d’un 0,8%, bon. Et d’autre part, ce que le gouvernement n’a pas dit, c’est que le chômage de longue durée augmente, et notamment, je pense en particulier aux femmes, aux seniors, femmes et hommes d’ailleurs, de plus de 50 ans, qui ne trouvent pas de travail et qui sont très angoissés parce qu’en plus, le gouvernement actuel a retardé l’accès à l’âge de la retraite, c’est-à-dire, on a aujourd’hui des centaines de milliers de Français qui sont au chômage parce qu’ils sont jetés des entreprises sous prétexte qu’ils sont trop âgés, et qui vont devoir attendre en étant aux minima sociaux, ils ont travaillé déjà au moins 30, 35 ans, 40 ans, ils vont devoir attendre 67 ans pour pouvoir accéder à la dignité de leur retraite.

Est-ce que c’est juste ? Non ce n’est pas juste. Et dans les autres pays européens, il y a des politiques de l’emploi qui sont faites pour les salariés de plus de 50 ans, et des politiques de l’emploi qui réussissent parce qu’on redonne des formations professionnelles à 50 ans, oui, même si ça paraît curieux, eh bien ça marche, puisqu’il faut bien à partir d’un certain âge avoir d’autres types de métiers, surtout lorsque l’on a subi des maladies professionnelles, des troubles musculo-squelettiques, des difficultés dans les métiers manuels, qui rendent fatigués et malades avant l’âge, alors il faut donner un autre contenu qualitatif au travail pour que les salariés aient non seulement envie de rester au travail parce qu’ils s’y sentent bien, mais surtout que les entreprises puissent mettre en valeur d’autres types de compétence que ces salariés de plus de 50 ans continuent à avoir, et en particulier la transmission du savoir-faire à l’intérieur des entreprises.


Sego-10.jpg


Il y a beaucoup d’entreprises qui ont licencié les salariés anciens et qui aujourd’hui se retrouvent démunies, parce que la mémoire de l’entreprise a disparu, la transmission des savoir-faire manuels, et alors qu’ils pourraient encadrer les jeunes qui arrivent dans l’entreprise.

Jean-Jacques Bourdin : Ségolène Royal, je change de sujet, est-ce que vous comprenez que le gouvernement puisse suspendre les accords de Schengen exceptionnellement ? Est-ce que vous comprenez qu’on justifie la réintroduction du contrôle aux frontières ?

Ségolène Royal : mais c’est prévu dans les accords de Schengen.

Jean-Jacques Bourdin : oui c’est prévu.

Ségolène Royal : donc il ne faut pas, là non plus, sur cette question-là, que le gouvernement fasse des annonces, faisant croire qu’il va…

Jean-Jacques Bourdin : mais vous seriez au gouver… mais vous seriez présidente de la République aujourd’hui, compte tenu de la situation, de la migration venue d’Afrique du Nord, que feriez-vous ? Vous suspendriez les accords de Schengen ?

Ségolène Royal : c’est un sujet, d’abord très douloureux, hein, c’est très douloureux de voir tous ces hommes, pour la plupart, d’ailleurs je voudrais dire, que ce sont des jeunes diplômés qui arrivent en France. Et donc la vraie question que se posent les Français, c’est de savoir pourquoi, alors que le dictateur est parti, pourquoi est-ce que la démocratie revenant en Tunisie, pourquoi est-ce que les Tunisiens quittent le pays ?

Pourquoi ? Parce que le clan Ben Ali a totalement déstructuré l’économie tunisienne, et qu’aujourd’hui, en plus, avec l’écroulement du tourisme et l’écroulement de beaucoup d’entreprises, eh bien le chômage est en train d’exploser en Tunisie, et donc les Tunisiens partent vers l’espace francophone…

Jean-Jacques Bourdin : mais je vous pose la question, est-ce q… mais je… je…

Ségolène Royal : oui, mais c’est important de comprendre cela…

Jean-Jacques Bourdin : … vous avez raison. Mais…


Sego-5.jpg

 

Ségolène Royal : … pourquoi ? Pourquoi c’est important de comprendre cela ? Parce qu’il y a 2 choses, je vais aller droit… je vais répondre à votre question…

[Fin du texte ici]


Partager cet article

Repost 0
Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Actualité
commenter cet article

commentaires

mirjossbom 29/04/2011 17:01



Aller courageusement jsuqu'au bout de ses idées, se battre pour exposer ses projets sans se laisser détourner par les futilités du monde médiatique... bel
exemple de tenacité et belle ligne de travail dont on ne s'écarte pas! Un exemple!



Page D'accueil

  • : Militants de l'Espoir à gauche
  • Militants de l'Espoir à gauche
  • : Militants de l'Espoir à gauche réunit toutes celles et tous ceux qui soutiennent la ligne politique de Ségolène Royal pour une gauche démocratique, sociale, et écologique.
  • Contact

La fabrique AGIS !

dominique bertinotti (2)Dominique BERTINOTTI (75), Philippe ALLARD (75), Amale CHEBIB (75), Fabien SECHERRE (75), Françoise DEGOIS (75), Cyril CIBERT (86), Cécile FORTINEAU (23), christian CHOTARD (91), Eliane LEMAGNEN (64), esfand KHALAF (90), Laure BARGUILLET (87), Ahmed LAARAJ (30), Isabelle MALBERTI (75), Guy VERDIER (13012), catherine CANTAU (40), gilles CAILLET (91), Noëlle PLANCHAIS (56250), Gérard JABUT (69), Jocelyne BERDU (75), Jean-Pierre GUILBERT (75), Hélène MERMBERG, , Eric BRUN (63), Stéphanie SMANIOTTO,Eric CORNIER (33), Joelle FERAL, Gerard RAISER, Catherine RUBIO (33), Didier ANTONELLI, Nabil SANTO (75), Eliane LEMAGNEN (64), Céline LOOT, Pierre NSIMBA-DELEZAY (93), Marianne-Ségolène GINDREY (62), , Monique BONNIN (37), Jean-François THILLET (43), Jacqueline BOULET, Alain MAIRE (76), Caroline BERTRAN, Jacques MAZELLA (44), Christiane CHIROL, Rodrigue KOKOUENDO (77), Robert SIMON (75), francoise LALLIER (78), Sylvette GIRARD (28), claudine MOURET (41000), alban GUAY (37), roland ASTIER (38), mirella GOULOIS (62300), Michel CHARPENTIER (73), marie-neige PHILIPPE (44), Jean Jacques BAUGÉ (37), rachida MAZARIE (94), jacqueline LAKSANDER (2), pierrette LARDREAU (19100), martial LEHOUX (24), Rene PHILIPPEAU (91), Jean-Pierre HERY (2), Christine MALCOR (91), Jean KOMOROWSKI (33), , , Patricia VAN HALUIDYN (86), Claude BILLARDON (75), J-RAYMOND MAGUEUR (29), Claire CLAUDE (49), David VIEILLE, Laetitia DE WARREN (69), Georges RAULT (35), Michel CHATAIGNER (76), Chantal DEPUERS (6), YOLANDE PAVAN (93270), Maïté CAZAUX (33), Colette CHARBONNE (31), Hiroko KOMORI (75), M.J. SINAT (77), France-Marie NESPO-BIAIS (78000), Elisabeth HUSSON (75), Martine TREGRET (91), Andrée & Marie-Paule AUFAURE (3), Bernard JANODET (69), Yves FRUCHON (69), christiane NOUGARET (30), véronique SAINT-PAUL (75020), Marie-Noëlle VIBERT (94), Annick LE ROY (91), micheline HAREL (75), francoise QUELIN (77), jean baptiste TROUPLIN (75020), Elisabeth ARNAUD (33), Jean BRUNEL (13), Maryse MARTIN (17), Jacques ERNEST (92), Maurice BUTTIN (75015), Alain DRONEAUD (72430), Norel Houda AUMONT-GHÉDIR (75), Vanessa BAUDAT SLIMANI (45), CLAUDE TARRIERE (92500), Gérard PARCOT (91), FRANCK DAGORNE (56890), Ariane MATHIEU (77), Philippe POIGNANT (50), , Nadine AMIEL (75), Bernard FERRÉ (78), José THIOLLET (86), jerome DOUADY (38), Marcel AMIEL (75), arsene BOUTERFA (93500), sylvie SAINT PIERRE (95100), , Aurélien LONGÉ-LÉTANG (86), Fabrice BERARDI (13), Hubert TERRIGHI (47), Martine LEBRUN (94130), jean BURNELEAU (85), Marie FARRET (16), Janine CRESPIN (75013), sandrine PIERRON (86), cartier FLAVIEN (86), Dominique MENNESSON (94), Pierre BRUSSELLE (94), Eric DUCROS (86), , Romain ZARKA (75), Brigitte BEAUMANOIR (95), Olivier SALVANO-LUBESPÈRE (75), francoise ROZAN (12), Francine GILBERT REULIER (92), Christian AGON (75003), alain PIQUET (76), Laetitia CHEVROT (63), CHRISTIANE GOMEZ (86), Marc BONNICHON (33), Joëlle DE CORTE (17), Nadjet BOUCHIKHI (13), Yves FRUCHON (69), maryleine SIGRIST (5), Françoise CLEOSTRATE (34), Sébastien COUDRY (25), nicolas METIVIER (86), pierre HUYARD (17), Cécile GUILBERT (63), Bonaventure MBAYA (91), Bernard JANODET (69), Régis COTTET (86), martial LEHOUX (24), anthony ROUSSEAU (86), jean claude MAURIN (30), Jean-Claude CHEBROU (63), bruno OLIVIER (78), Jean-François VIONNET (26), ...

Pour rejoindre la fabrique socialiste AGIS : link