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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 09:55

Ségo 1

Mercredi 5 janvier, Ségolène Royal était en visite à Bagneux, dans les Hauts-de-Seine, pour rencontrer des familles monoparentales et des associations familiales. Avec elles et aux côtés de Delphine Batho, proche et députée des Deux-Sèvres, elle a discuté pendant une heure et demie du thème de ces familles où la plupart du temps une mère élève seule ses enfants.

Tout un symbole que cette visite dans une ville dirigée la maire communiste Marie-Hélène Amiable, mais dans le « département le plus riche de France », présidé de 2004 à 2007 par Nicolas Sarkozy, et toujours dirigé par l’UMP Patrick Devedjian. Et une sacrée coïncidence que Le Monde daté d’aujourd’hui consacre près d’une page, en deux articles, aux familles monoparentales. On y apprend qu’en France, une famille sur 5 est monoparentale, les Hauts-de-Seine étant se distinguant par une proportion de familles monoparentales plus forte que la moyenne nationale : 25%.

Ségolène Royal a au passage préconisé de « vraies politiques familiales », fustigeant la suppression du ministère de la Famille lors de la formation du gouvernement Fillon III.

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Claudyne René-Corail, conseillère municipale de Bagneux du groupe des Verts, « mère de famille monoparentale »

De nombreuses interventions ont enrichi le débat. Claudyne René-Corail, conseillère municipale de Bagneux du groupe des Verts, « mère de famille monoparentale » a expliqué :

« J’appelle les amis quand j’ai besoin d’aide. J’ai aussi sa grand-mère, je sollicite beaucoup sa grand-mère pour qu’elle puisse m’aider au quotidien parce que je travaille et je suis pas tout le temps là. Aujourd’hui c’était mercredi, je travaille le mercredi, donc lui il est là à la maison, donc je ne peux pas le laisser tout seul toute la journée, donc voilà, c’est le genre de problème.

Comme j’ai expliqué, c’est le quotidien qu’il faut gérer, c’est la course à l’heure, il faut se dépêcher de rentrer, il faut se dépêcher le matin aussi pour préparer l’enfant. Je sais que les premières années je me suis faite disputer plusieurs fois par la directrice, parce qu’elle disait que j’arrivais j’étais stressée, je lui disais je suis désolée, c’est la course, je dois bosser, je dois déposer l’enfant, il faut que je reparte pour travailler à l’heure, donc voilà. Et c’est rebelote le soir. Donc c’est un exemple du quotidien d’une mère monoparentale. »

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Delphine Batho, députée PS des Deux-Sèvres, proche de Ségolène Royal, et qui a beaucoupe travaillé avec celle-ci sur le thème des familles monoparentales, spécialiste des questions de la sécurité

Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres, dans l’ancienne circonscription de Ségolène Royal, proche de celle-ci, qui a beaucoup travaillé sur la question des familles monoparentales avec la présidente de la Région Poitou-Charentes, à souligné :

« C’est un sujet aussi qui me passionne. Vous savez, on entend parfois dire que les parents ne s’occupent pas suffisamment bien des enfants, en particulier quand on parle par exemple des problèmes de délinquance et de sécurité, et je pense que ces enjeux de la politique familiale, de la politique éducative sont très importants aussi pour lutter contre la montée de la violence, ça c’est peut-être la première chose que l’on peut ajouter.

La deuxième, c’est que ça me paraît très important, par l’engagement et la présence de Ségolène aujourd’hui aussi  de donner un coup de projecteur à une réalité de la société française qui a changé, parce que souvent quand on parle des familles, on ne parle pas des familles monoparentales, et derrière peut-être même les familles monoparentales, on devrait parler plus exactement des Mères Courage, qui sont très nombreuses.

Moi je suis élue aujourd’hui d’un territoire rural, dans lequel beaucoup de femmes sont dans cette situation, et je sais aussi que dans beaucoup de quartiers de banlieue aujourd’hui c’est quasiment un tiers des familles qui sont en réalité des mères célibataires, donc ça me paraît quelque chose de très important aussi dans la façon dont on se représente la société française et puis dans la façon dont on vit tous les jours. Et puis il y a plein de difficultés qu’on pourra aborder dans le débat, notamment avec les banques, qui sont beaucoup plus difficiles pour accorder des prêts bancaires, évidemment, quand on est une femme seule qui élève ses enfants. »

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Madame Bintu Mulongo, présidente de l’Association des Femmes Africaines Solidaires (AFAS), qui a 3 enfants à charge

Madame Bintu Mulongo, présidente de l’AFAS, l’Association des Femmes Africaines Solidaires, qui a 3 enfants à charge et qui avait activement participé à la promotion de la Fête de la Fraternité 2010 à Arcueil, est également intervenue, notamment à propos des femmes migrantes, dont beaucoup sont néanmoins aujourd’hui françaises :

« La diversité, la mixité, cette France de toutes les couleurs, on aurait voulu qu’il y ait au moins 50-50 [dans l’assemblée, NdlR] parce que sinon, on passe à un sorte de banalisation, de la situation, parce qu’on risque de le lier avec l’immigration, et c’était ça ma peur. Parce que justement ils vont déplacer la situation économique et sociale qui touche la société française, on la déplace à la situation de victimisation des femmes migrantes. Et puis savoir que c’est pas un choix. Cette situation de vie monoparentale, moi vraiment élevant mes enfants, j’ai 3 enfants à charge, je gagne pas plus que le smic, et je ne peux pas le souhaiter à aucune femme du monde. Donc ce n’est pas un choix, c’est une contrainte de vie, et on est obligés de faire avec.

Et la politique actuelle de la France ne nous aide pas ; ceux qui pensent que c’est pour prétendre aux aides qu’on entre dans cette situation monoparentale, j’ai vraiment du regret à le souligner, que c’est pas un choix pour les biens matériel, mais c’est vraiment une cassure du tissu social familial comme vient de le souligner Madame la présidente Ségolène Royal. Et c’est là qu’il faut qu’on entre en action pour les femmes, quelles deviennent actrices de leur propre développement. […] Mais comment arriver à cette visibilité ? Moi j’ai une association, mais c’est une association SDF. […] On ne nous fait pas assez confiance. »

Puis Ségolène Royal a conclu le débat en livrant quelques propositions et en traçant quelques pistes à explorer :


envoyé par Jean_d_Arcueil


Eh bien écoutez, moi j’ai trouvé ce débat tout à fait passionnant. Je le résumerai peut-être avec le même mot que celui que j’ai utilisé dans cette précédente visite vers ceux qui s’expriment et qui souvent n’ont pas la parole, c’est donner la parole à ceux qui ne l’ont pas souvent, et puis c’est la France qui se bat. Et vous l’avez dit, je reprendrai peut-être ce que vous venez de dire à l’instant, la France qui se bat et qui ne veut pas être assistée. C’était la même chose quand je suis allée voir les ouvrières de Lejaby que je citais tout à l’heure, c’est des femmes qui se battent et qui veulent garder leur travail et leur emploi. Ou la visite d’avant sur des jeunes qui veulent construire leur entreprise, leur société, qui veulent qu’il y ait du travail, qui ne veulent pas être assistés, parce qu’ils veulent intégrer la société et y travailler, et pouvoir valoriser leurs compétences dans une société qui va leur donner l’occasion de travailler, de faire des efforts, de se dépasser, etc.

"Bon, je ne vais pas reprendre tout ce qui a été dit, mais moi je suis convaincue que des solutions existent, dès lors qu’il y a la volonté que vous exprimez, justement, d’avoir une vie familiale normale. Aujourd’hui, la question des familles monoparentales, des mères seules qui élèvent leurs enfants, c’est un véritable phénomène de société qui n’a pas été pris en considération dans l’adaptation des différentes politiques qui sont mises en place. Pascal [Buchet, 1er secrétaire fédéral PS des Hauts-de-Seine, NdlR] disait tout à l’heure que le Conseil général [des Hauts-de-Seine, présidé par l’UMP Patrick Devedjian, NdlR] avait arrêté toutes les aides, supprimé les aides, y compris aux micro-crèches, et je crois qu’au contraire il faut réinventer des systèmes de garde de proximité, où les femmes se mettent en réseau, puissent s’épauler les unes les autres, ou puissent avoir un appui d’un professionnel, sur des réseaux de femmes, dans les quartiers, et souvent, on vit quand même dans une société où il y a un repli sur l’isolement, c’est-à-dire chacun se débrouille avec ses propres problèmes, et ça je crois que si on arrive à repenser aussi la société avec d’autres formes de solidarité, y compris en professionnalisant des points fixes par rapport à des femmes qui se mettent en réseau parce qu’elles ont la compétence d’éduquer leurs enfants et donc qui veulent s’assumer aussi, assumer leur rôle de mère, et comme vous l’avez d’ailleurs très bien exprimé les unes et les autres, moi je crois que ce sont de solutions qui avancent.

Il reste la question de la politique de la petite enfance, qui a connu au cours des années récentes des reculs considérables, puisqu’il y a même eu remise en cause de l’accueil des enfants à l’école maternelle à l’âge de 3 ans, vous parliez tout à l’heure des enfants à l’âge de 2 ans, il faut savoir qu’aujourd’hui les enfants ne sont plus accueillis à l’âge de 3 ans dans beaucoup d’écoles maternelles. Une grande partie des suppressions de postes d’enseignants a touché l’école maternelle, et ça, ça a frappé très directement les familles et notamment les familles qui n’ont pas les moyens de faire garder les enfants de façon payante alors que l’école est gratuite, ça s’étend, on l’a évoqué tout à l’heure, et surtout, les familles monoparentales sont très directement touchées par le recul de l’école maternelle, ça c’est un problème très important.

Après, les actions qui existent – je ne sais pas si ça existe ici – qui existent dans certains endroits du territoire, sur des actions de solidarité entre les seniors, les jeunes retraités, les associations de personnes qui sont arrivées à l’âge de la retraite, et qui en parrainage, en partenariat, avec des associations familiales, la Confédération Syndicale des Familles a lancé des actions comme celles-ci, où justement il y a un échange de temps, il y a un travail qui est donné, voilà. Il y a toutes les actions aussi d’accompagnement de jeunes qui font des études supérieures, qui reçoivent des bourses, et même ceux qui n’en reçoivent pas, et en contrepartie qui pourraient donner aussi des moments de soutien scolaire, ça, ça existe dans beaucoup d’associations de quartier, où les jeunes qui ont la chance de faire des études supérieures viennent donner du temps à ceux qui n’ont pas cette chance, et viennent donner du temps d’encadrement scolaire aux enfants dans les familles dans les quartiers, qui sont de tous milieux, hein, vous avez raison de le dire, qui sont de tous milieux et de toutes origines, ça je crois que c’est très important de le préciser, et il faudrait que ces actions de solidarité soient soutenues, soient encouragées.

Alors reste aussi la question de l’accueil et de la situation des femmes au travail, troisième thème qui a été évoqué ce soir, qui est aussi une question de société absolument cruciale, puisque ce sont déjà les femmes qui ont les plus bas salaires, qui ont la plus grande précarité, et en plus auxquelles on reproche d’avoir des enfants, donc c’est quand même…, je veux dire, c’est quand même lourd à porter, hein, ça c’est évident.

Et la question de l’éducation et de la parentalité. Moi je crois qu’il y a la question de l’éducation aussi des garçons, très tôt, ça n’est pas souvent abordé, hein, ce sujet-là, mais c’est quand même très important, et la structuration de l’autorité dans la société. C’est quand même normalement le père qui incarne l’autorité, et c’est vrai que quand les femmes se retrouvent seules, il y a la question de l’autorité qui est posée. Donc soit il y a des substituts, comme on disait tout à l’heure, des associations, des femmes qui se mettent ensemble, et qui exercent ensemble l’autorité parentale, et le multiple rôle du père, de la mère à l’égard des enfants, ça c’est quelque chose qui fonctionne très bien, souvent il y a les grands-parents qui sont là, vous évoquiez, heureusement, il y avait la grand-mère, souvent. Mais souvent les solidarités familiales se sont étiolées, et ça aussi c’est une évolution profonde de la société qui n’a pas été prise en considération, car bien souvent, il y a avait aussi l’éducation du groupe famille, même si les familles n’étaient pas monoparentales, les enfants étaient pris en charge collectivement, on le voit dans le milieu rural, où là aussi il y a une évolution profonde, parce que comme on le disait, il y a la même évolution des familles monoparentales et de l’éloignement de l’ensemble des générations, alors que dans les villages, dans les quartiers de villages, je vois dans la région où je suis, il y a la même évolution, et avant il y avait une prise en charge du groupe famille, du groupe famille et même des voisins, qui jouaient un rôle éducatif, et aujourd’hui chacun se replie sur ses problèmes. Donc il y a aussi essayer de réinventer, de repenser les solidarités de voisinage, les solidarités de proximité, et l’implication du rôle de tout adulte de proximité, du rôle éducatif de tout adulte de proximité.

Et puis il y a toute l’amélioration des relations avec l’école. Ça, la reconnaissance aussi de la difficulté du rôle parental par l’école, je crois que les choses ont beaucoup avancé. Moi je me souviens, j’avais créé la semaine des parents à l’école, pour que les parents puissent venir librement dans l’école, au moins pendant une semaine, voir comment leurs enfants se comportaient dans les classes, etc. Il y a toute cette question-là aussi, sur laquelle il faut travailler, et que l’on peut améliorer, et qui touche au problème global, bien sûr, de l’amélioration de l’Education nationale, qui malheureusement a perdu beaucoup d’emploi aussi au cours de ces derniers temps. Notamment tous les emplois périphériques aux emplois d’enseignants ont tendance à disparaître, et ça, il faudra remettre tous ces emplois de psychologues scolaires, les RASED qui ont disparu, les infirmières scolaires qui disparaissent, les conseillères d’orientation qui disparaissent aussi, les surveillants, donc il faut aussi repenser tous les métiers en dehors du métier d’enseignant qui permettent à l’école de bien s’articuler avec les familles.

Voilà quelques propositions, quelques pistes d’action, et quelques conclusions que je tire de cette écoute et de ce dialogue dont je vous remercie vraiment beaucoup."

Frédérick Moulin

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