Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 15:49

 

Sego-1.jpg

 

Ségolène Royal était ce matin l’invitée politique de Christophe Barbier sur LCI à 8h10.

La candidate aux primaires socialistes était en pleine forme – comme ragaillardie dans l’adversité, le combat de ces derniers jours et le démenti catégorique de « l’information fantaisiste » de la veille – et son intervention s’est densifiée, avec un débit plus rapide, pour faire passer le plus de messages possibles jusqu’au terme de la musique de fin d’émission.  Pour une fois, l’animateur de l’émission ne l’a pas interrompue.

Quatre thèmes ont été abordés : la primaire socialiste et le PS, la réunion du 8 mai organisée par Ségolène Royal en hommage à François Mitterrand, la position de la candidate sur l’immigration illégale, et la « posture » de Claude Guéant suite à la mort de Ben Laden« ce n’est pas le rôle d’un ministre de l’Intérieur de faire peur à a population. Il lui appartient d’agir ».

Mais le principal thème abordé a été celui des primaires et du PS. La rumeur sur le renoncement de Martine Aubry à se présenter, le retrait de la candidature de Ségolène Royal devant Dominique Strauss-Kahn, la question de savoir si la candidate irait jusqu’au bout, « jusqu’au 9 octobre », ce que Ségolène Royal a dit à Dominique Strauss-Kahn quand elle l’a rencontré, voilà les sujets questions qui ont principalement été posées à Ségolène Royal. La candidate a martelé en guise de réponse :

« Je ne laisserai pas tomber ceux qui pensent que ce que je dis, que ce que je propose, et la conception que j’ai de l’exercice d‘une responsabilité politique au plus haut niveau, correspondent en effet à ce dont la France a besoin. »

Elle a aussi tiré la sonnette d’alarme, car le temps s’écoule, « la clepsydre se vide » disait Baudelaire :

« Vraiment j’appelle les socialistes à davantage de dignité, de responsabilité, parce que nous avons quelques mois, ici, maintenant, pour convaincre les Français, pour nous rassembler. »

Et particulièrement les Français des classes populaires qui pourraient être attirés en 2012 par le populisme ‘bleu Marine’.

Et pour convaincre les Français, rien ne vaut la confrontation des idées dans des débats télévisés, comme l’a suggéré Christophe Barbier : Ségolène Royal a souligné :

« Il faut des débats télévisés. Quelle échéance démocratique peut se permettre de se passer de débat ? Les Français ne comprendraient pas qu’il n’y ait pas de débat entre les différents candidats, en effet, pour assumer la charge suprême. C’est bien dans un débat que l’on peut confronter un certain nombre d’idées et de propositions, et puis que l’on peut aussi juger de la personnalité des uns et des autres, et de leur capacité à assumer au mieux cette fonction. »

Frédérick Moulin

 

Ségolène Royal invitée de Christophe Barbier sur... by segolene-royal

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Christophe Barbier : Ségolène Royal, bonjour.

Ségolène Royal : bonjour.

Christophe Barbier : vive tension au Parti socialiste. Alors, est-ce que vous, vous déduisez du comportement de Martine Aubry qu’elle a renoncé à se présenter à la primaire ?

Ségolène Royal : j’en appelle surtout à la dignité et au sérieux du débat politique. Les socialistes ont tout pour gagner l’élection présidentielle s’ils restent unis et s’ils présentent devant les Français des solutions efficaces pour répondre aux problèmes, et donc il faut vraiment mettre de côté ces guerres d’égos, ces petites phrases, et vraiment revenir à la hauteur du débat politique que la France mérite.


Sego-2-serieux-dignite-p-phr.jpg


Christophe Barbier : mais d’où viennent-elles, ces petites phrases ?

Ségolène Royal : je n’en dirai pas plus, précisément, parce que je crois que dans le monde dans lequel nous vivons, regardez les tumultes à l’échelle internationale, les difficultés auxquelles [est] confronté le pays, la souffrance des Français à l’égard notamment de la baisse du pouvoir d’achat, de la hausse de la précarité, du surendettement, on vient d’apprendre que plus d’1 million de Français sont en situation de surendettement, et en particulier de plus en plus de petits retraités. Il y a donc des problèmes considérables à régler pour remettre la France debout et sur le bon chemin, et c’est à cela que les socialistes doivent s’atteler parce que c’est cela qu’attendent les Français.


Sego-5-atteler-PS.jpg


Christophe Barbier : donc Martine Aubry ne vous a pas appelée pour dire « Je renonce », hein ?

Ségolène Royal : je n’en dirai pas plus, je ne veux pas entrer dans ces querelles de personnes parce qu’elles sont totalement décalées avec ce que les Français attendent et vraiment j’appelle les socialistes à davantage de dignité, de responsabilité, parce que nous avons quelques mois, ici, maintenant, pour convaincre les Français, pour nous rassembler.

Christophe Barbier : la dignité, la responsabilité, certains disent : eh bien, il suffit de se retirer devant Dominique Strauss-Kahn, on vous appelle à vous retirer pour ne pas créer de confusion, justement.

Ségolène Royal : écoutez, pour l’instant il n’est pas encore candidat, donc n’essayons pas non plus d’entretenir un feuilleton qui tire le débat politique vers le bas. Que chacun dise clairement ce qu’il propose, ce qu’il a à faire, que le débat politique s’engage. Vous savez que j’étais parmi celles qui avaient demandé un calendrier beaucoup plus court. Ce qui se passe montre que j’avais raison, aujourd’hui, le calendrier, maintenant, est là, il faut que chacun annonce ce qu’il a l’intention de faire et que le débat s’engage, débat passionnant, débat démocratique majeur, c’est l’échéance majeure, l’élection présidentielle, celle qui va permettre à la France de sortir de l’ornière et donc je crois qu’il faut maintenant passer à ce débat.


Sego-7-debat-passionant.jpg


Christophe Barbier : dans ce débat, vous serez jusqu’au bout candidate, jusqu’au 9 octobre, premier tour de la primaire, Ségolène Royal candidate ?

Ségolène Royal : mais je suis là, j’ai des choses à défendre, je travaille énormément depuis 2007, j’ai l’expérience de cette campagne, voilà, et je pense que nous avons promis aux Français une liberté de choix parmi un certain nombre de candidats, et donc je l’ai toujours dit, je défendrai mes idées jusqu’au bout, mais jamais je ne ferai perdre mon camp, donc je suis toujours dans une attitude d’écoute, d’observation, de partenariat, de rassemblement, mais bien évidemment je suis une femme de fidélité, vous me connaissez, d’engagement, de courage, de détermination, et je ne laisserai pas tomber ceux qui pensent que ce que je dis, que ce que je propose, et la conception que j’ai de l’exercice d‘une responsabilité politique au plus haut niveau, correspondent en effet à ce dont la France a besoin. Mais nous verrons, les Français vont choisir.

Christophe Barbier : ce que vous me dites là, c’est ce que vous avez dit à Dominique Strauss-Kahn quand vous l’avez rencontré ?

Ségolène Royal : mais bien évidemment. Je dis en privé ce que je dis en public. (Rire de Ségolène Royal)

Christophe Barbier : alors, vos idées, est-ce que c’est dès dimanche 8 mai que vous les rendrez publiques dans un hommage à François Mitterrand, vous vous inscrivez dans cette filière ?


Séo 9 F Mitt 8 mai


Ségolène Royal : c’est une journée importante en effet, j’ai décidé de rendre hommage à François Mitterrand non pas pour le récupérer, mais parce qu’ayant passé 7 ans auprès de lui à la présidence de la République, ayant été sa ministre de l’Environnement, ayant été accompagnée par lui pour être candidate et élue députée des Deux-Sèvres pendant 4 mandats, oui, j’ai beaucoup appris de François Mitterrand, j’ai appris d’abord l’amour de la France et l’amour des Français, il connaissait viscéralement notre pays, la dignité aussi de la fonction présidentielle, le prestige de la France sur la scène internationale, qu’il faudra retrouver, et qu’il faudra rendre à notre pays, la lutte aussi permanente contre les inégalités, et il avait gardé intacte sa capacité de révolte, et en particulier de révolte contre le mur de l’argent, qui n’a jamais, d’ailleurs, été aussi puissant qu’aujourd’hui. Et c’est vrai que si la France a changé bien évidemment depuis 1981, les combats, souvent, restent les mêmes, même s’ils ont changé de forme et d’intensité.


Sego-Barbier-10-Frce-cge-dep-1981.jpg


Christophe Barbier : est-ce que vous souhaitez, pour le débat d’idées, qu’il y ait des débats télévisés pendant cette primaire socialiste, ou au contraire que la compétition soit hors des caméras, devant les militants, simplement ?

Ségolène Royal, immédiatement : il faut des débats télévisés. Quelle échéance démocratique peut se permettre de se passer de débat ? Les Français ne comprendraient pas qu’il n’y ait pas de débat entre les différents candidats, en effet, pour assumer la charge suprême. C’est bien dans un débat que l’on peut confronter un certain nombre d’idées et de propositions, et puis que l’on peut aussi juger de la personnalité des uns et des autres, et de leur capacité à assumer au mieux cette fonction. Mais moi je me réjouis que le parti socialiste puisse faire émerger plusieurs présidentiables, cela prouve que nous sommes en ordre de marche, que nous avons beaucoup de choses à dire, et que nous avons, les uns et les autres, beaucoup d’expérience, mais nous sommes différents, nous avons des angles d’approche différents de la société française, mais nous sommes rassemblés sur le socle du projet des socialistes, et à partir de là, nous devons engager en effet ce débat de fond, ce débat démocratique majeur pour que les citoyens puissent venir choisir.

Christophe Barbier : l’un des thèmes où ces différences se voient, et c’est un thème lourd pour la présidentielle, c’est l’immigration. Par exemple, vous, est-ce que vous approuvez un coup de frein sur l’immigration légale au nom de la préservation de l’emploi ?

Ségolène Royal : il faut commencer par le coup de frein sur l’immigration illégale, ça, c’est la première priorité, vous ne trouvez pas qu’il est quand même assez étrange d’aller parler de l’immigration légale, puisque l’immigration légale, c’est le gouvernement qui l’autorise ? C’est assez étrange que le gouvernement lui-même dise qu’il faut lui-même se contrôler. Qu’il le fasse si cette immigration légale ne correspond pas aux besoins économiques du pays, qu’il le fasse. Donc il donne des conseils aux autres alors qu’il est responsable de cela.


Sego-12-immigra-illeg-fermt-comb.jpg


L’immigration illégale doit être fermement combattue. Pourquoi ? Parce que l’immigration illégale pèse sur les catégories qui sont déjà les plus fragilisées de notre société, et en particulier les immigrés qui sont ici légalement, en situation régulière dans notre pays, les catégories populaires, les Français aussi qui souffrent de la précarité et de la baisse des salaires. Une immigration illégale vient peser encore davantage sur cette baisse des salaires, parce que les entreprises, celles des entreprises qui sont sans foi ni loi utilisent les sans-papiers pour encore payer moins leurs salariés et faire une concurrence à la baisse. Et ça je ne peux pas l’accepter parce qu’en effet cette immigration pèse dans les quartiers populaires, sur les catégories populaires, et ça, elles en ont assez, et nous devons entendre cette exaspération.

Christophe Barbier : cette immigration illégale, c’est en ce moment, par exemple, les réfugiés tunisiens. Martine Aubry dit : il faut les accueillir, et quand leur pays ira mieux, ils pourront y retourner. C’est votre ligne aussi ?


Sego-13-migrants-tunisiens.jpg


Ségolène Royal : non, je pense que nous ne devons pas faire d’exception au principe de refus d’une immigration illégale. Mais nous devons, contrairement à ce que fait le gouvernement, gérer ce problème avec beaucoup d’humanité, et cela d’autant plus que l’actuel gouvernement français aussi porte une responsabilité en étant intervenu si tardivement dans la mutation de la Tunisie, ils ont soutenu pendant très longtemps ce pays et ce clan Ben Ali qui a ruiné, d’une certaine façon, l’économie, car que se passe-t-il aujourd’hui ? L’Etat tunisien est exsangue, donc il faut aider la Tunisie à reconstruire son Etat, il faut aider les entreprises à redémarrer, et en particulier dans la filière touristique, qui est la principale filière de développement économique, et l’on voit ses malheureux Tunisiens, notamment des diplômés, venir en France chercher tout simplement du travail.


Sego-14-Sans-tarder-reinsertion-Tunisiens.jpg

 

Donc que faut-il faire ? Aujourd’hui ils sont là, traitons les correctement, mais, sans tarder, organisons leur réinsertion économique en leur disant qu’ils n’ont pas vocation à rester sur le territoire français, que leur pays a besoin d’eux, que leur bonheur aussi est dans leur pays, c’est bien ce qu’ils voudraient d’abord, c’est trouver du travail dans leur pays, et moi je demande aux organisations patronales de se prendre en main, de nouer des partenariats avec les entreprises tunisiennes pour que le développement économique reprenne. Il faut faire preuve d’imagination, de pragmatisme, de volonté, d’intelligence, et je suis convaincue que ces pays magnifiques comme la Tunisie et l’Egypte peuvent redémarrer rapidement et donner du travail à leurs jeunes.

Christophe Barbier : Claude Guéant craint des représailles après la mort de Ben Laden. A-t-il raison d’alerter la population ?

Ségolène Royal : non, je pense que ce n’est pas le rôle d’un ministre de l’Intérieur de faire peur à a population. Il lui appartient d’agir, et d’agir dans les réseaux habituels de maintien de la…

Christophe Barbier : discrètement ?

Ségolène Royal : mais bien sûr ! De maintien de la sécurité des Français. Ça ne sert à rien de s’agiter pour se donner des postures et pour se mettre en scène. Je ne suis pas d’accord avec cette façon d’exercer le pouvoir. Au contraire, je crois qu’il faut rassembler les forces des pays européens, travailler main dans la main avec les Etats-Unis d’Amérique pour que cette bonne nouvelle qui a vu la mort de Ben Laden puisse maintenant se transformer en une lutte sans merci contre le terrorisme, et bien sûr dans la libération de nos otages.

Christophe Barbier : Ségolène Royal merci, bonne journée.

Partager cet article

Repost 0
Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Actualité
commenter cet article

commentaires

mirjossbom 05/05/2011 13:36



Comme quoi, lorsqu'un journaliste interviewer respecte la parole de son invité, les choses deviennent très claires, très limpides, cohérentes et l'échange se
fait dans un calme remarquable. Bravo Monsieur Barbier d'avoir enfin donné à Ségolène Royal la possibilité de finir ses phrases et ainsi d'exposer très distinctement sa vision des
choses!



heckmann 05/05/2011 00:10



il faudra des débats télévisés pour que les électeurs choisissent en connaissance de cause.Aux primaires et p ar la suite avec les candidats d'autres partis:l'élection de 2007 a
singulièrement manqué de ces débats: l'actuel président n'en v oulait pas!Je pense que Ségolène est prête.



Page D'accueil

  • : Militants de l'Espoir à gauche
  • Militants de l'Espoir à gauche
  • : Militants de l'Espoir à gauche réunit toutes celles et tous ceux qui soutiennent la ligne politique de Ségolène Royal pour une gauche démocratique, sociale, et écologique.
  • Contact

La fabrique AGIS !

dominique bertinotti (2)Dominique BERTINOTTI (75), Philippe ALLARD (75), Amale CHEBIB (75), Fabien SECHERRE (75), Françoise DEGOIS (75), Cyril CIBERT (86), Cécile FORTINEAU (23), christian CHOTARD (91), Eliane LEMAGNEN (64), esfand KHALAF (90), Laure BARGUILLET (87), Ahmed LAARAJ (30), Isabelle MALBERTI (75), Guy VERDIER (13012), catherine CANTAU (40), gilles CAILLET (91), Noëlle PLANCHAIS (56250), Gérard JABUT (69), Jocelyne BERDU (75), Jean-Pierre GUILBERT (75), Hélène MERMBERG, , Eric BRUN (63), Stéphanie SMANIOTTO,Eric CORNIER (33), Joelle FERAL, Gerard RAISER, Catherine RUBIO (33), Didier ANTONELLI, Nabil SANTO (75), Eliane LEMAGNEN (64), Céline LOOT, Pierre NSIMBA-DELEZAY (93), Marianne-Ségolène GINDREY (62), , Monique BONNIN (37), Jean-François THILLET (43), Jacqueline BOULET, Alain MAIRE (76), Caroline BERTRAN, Jacques MAZELLA (44), Christiane CHIROL, Rodrigue KOKOUENDO (77), Robert SIMON (75), francoise LALLIER (78), Sylvette GIRARD (28), claudine MOURET (41000), alban GUAY (37), roland ASTIER (38), mirella GOULOIS (62300), Michel CHARPENTIER (73), marie-neige PHILIPPE (44), Jean Jacques BAUGÉ (37), rachida MAZARIE (94), jacqueline LAKSANDER (2), pierrette LARDREAU (19100), martial LEHOUX (24), Rene PHILIPPEAU (91), Jean-Pierre HERY (2), Christine MALCOR (91), Jean KOMOROWSKI (33), , , Patricia VAN HALUIDYN (86), Claude BILLARDON (75), J-RAYMOND MAGUEUR (29), Claire CLAUDE (49), David VIEILLE, Laetitia DE WARREN (69), Georges RAULT (35), Michel CHATAIGNER (76), Chantal DEPUERS (6), YOLANDE PAVAN (93270), Maïté CAZAUX (33), Colette CHARBONNE (31), Hiroko KOMORI (75), M.J. SINAT (77), France-Marie NESPO-BIAIS (78000), Elisabeth HUSSON (75), Martine TREGRET (91), Andrée & Marie-Paule AUFAURE (3), Bernard JANODET (69), Yves FRUCHON (69), christiane NOUGARET (30), véronique SAINT-PAUL (75020), Marie-Noëlle VIBERT (94), Annick LE ROY (91), micheline HAREL (75), francoise QUELIN (77), jean baptiste TROUPLIN (75020), Elisabeth ARNAUD (33), Jean BRUNEL (13), Maryse MARTIN (17), Jacques ERNEST (92), Maurice BUTTIN (75015), Alain DRONEAUD (72430), Norel Houda AUMONT-GHÉDIR (75), Vanessa BAUDAT SLIMANI (45), CLAUDE TARRIERE (92500), Gérard PARCOT (91), FRANCK DAGORNE (56890), Ariane MATHIEU (77), Philippe POIGNANT (50), , Nadine AMIEL (75), Bernard FERRÉ (78), José THIOLLET (86), jerome DOUADY (38), Marcel AMIEL (75), arsene BOUTERFA (93500), sylvie SAINT PIERRE (95100), , Aurélien LONGÉ-LÉTANG (86), Fabrice BERARDI (13), Hubert TERRIGHI (47), Martine LEBRUN (94130), jean BURNELEAU (85), Marie FARRET (16), Janine CRESPIN (75013), sandrine PIERRON (86), cartier FLAVIEN (86), Dominique MENNESSON (94), Pierre BRUSSELLE (94), Eric DUCROS (86), , Romain ZARKA (75), Brigitte BEAUMANOIR (95), Olivier SALVANO-LUBESPÈRE (75), francoise ROZAN (12), Francine GILBERT REULIER (92), Christian AGON (75003), alain PIQUET (76), Laetitia CHEVROT (63), CHRISTIANE GOMEZ (86), Marc BONNICHON (33), Joëlle DE CORTE (17), Nadjet BOUCHIKHI (13), Yves FRUCHON (69), maryleine SIGRIST (5), Françoise CLEOSTRATE (34), Sébastien COUDRY (25), nicolas METIVIER (86), pierre HUYARD (17), Cécile GUILBERT (63), Bonaventure MBAYA (91), Bernard JANODET (69), Régis COTTET (86), martial LEHOUX (24), anthony ROUSSEAU (86), jean claude MAURIN (30), Jean-Claude CHEBROU (63), bruno OLIVIER (78), Jean-François VIONNET (26), ...

Pour rejoindre la fabrique socialiste AGIS : link