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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 11:31

 

Ségolène 2

 

Hier à 11h30, Ségolène Royal était l’invitée de « La Voix est Libre » sur France 3 Poitou-Charentes. Pendant 25 minutes, elle a répondu aux questions de Jean-Jacques Théodore, qui a été coriace, surtout dans la première partie de l’émission, sur le financement du plan digues et de la LGV SEA. Mais tout s’est bien terminé, Ségolène Royal avait appris que c’était la dernière émission de Jean-Jacques Théodore, et lui a offert une paire de charentaises et une bouteille de cognac, « et le cognac, pour le déguster en charentaises, devant les téléspectateurs, c’est important, c’est la valorisation de la région », a-t-elle précisé. À la fin de l’émission, ils se sont levés tous les deux, ont traversé le plateau et se sont fait la bise. Le charisme de Ségolène avait encore frappé…

Les thèmes abordés ont été nombreux, avec deux témoignages :

-élections cantonales et abstention ;

-plan digues et allégations mensongères de Dominique Bussereau (témoignage de Dominique Bussereau) ;

-financement de la Ligne à Grande Vitesse Sud Europe Atlantique (LGV SEA) et mécontentement de Jean-Paul Denanot, le président PS de la région Limousin (témoignage), que Ségolène Royal a rassuré ;

-« plan de résistance photovoltaïque » et biocarburants ;

-le Pacte pour l’emploi des jeunes, la grande cause régionale et maintenant nationale avec le programme du PS ;

-le projet du parti socialiste – « c’est un socle, c’est une base, c’est une boîte à outils » ;

-la réforme des retraites (et en passant un mot sur la réforme territoriale) – « mais c’est dans le projet socialiste ! » ;

-des questions restées, on s’en doute, sans réponse sur les candidats du PS ;

-et une remarque sur les candidatures de Jean-Louis Borloo et de Nicolas Hulot : « qu’est-ce qu’ils ont à proposer, je crois que c’est cela qui est important ».

Sur sa propre candidature, Ségolène Royal n’a pas répondu aux questions pressantes de l’animateur : « Mais est-ce que vous êtes toujours déterminée à poser votre candidature, oui ou non ? » ; renvoyant à ses prises de positions antérieures, notamment juste avant l’UPP « Justices et Pouvoirs », dans la cour de la Mairie du IVème arrondissement de Paris, où la maire est une proche, Dominique Bertinotti (lire l’article en cliquant ici) :

« Je ne commente pas, je ne commente pas les autres initiatives à l’intérieur du PS. Je suis tournée vers les Français pour le moment venu leur expliquer clairement quelle analyse je fais de la situation, et quel projet nous pouvons porter avec eux. J’ai dit ce que j’avais à dire et je redirai le moment venu, au moment du dépôt de candidature, le sens de cette candidature, mais il n’y a aucune raison, avant, que je participe à ce feuilleton dans lequel les socialistes ne s’occupent que d’eux-mêmes. »

Frédérick Moulin

 

 

  

Transcription de l’intervention de Ségolène Royal sur France 3 par MEAGSR/F.M.

Jean-Jacques Théodore : bonjour Madame la présidente.

Ségolène Royal : bonjour.

Elections cantonales et abstention

Jean-Jacques Théodore : alors on va évidemment évoquer avec vous une actualité politique qui s’est brusquement accélérée ces derniers jours avec la publication du programme du Parti socialiste, avec aussi la multiplication des annonces de candidature, celle de François Hollande, celle de jean-Louis Borloo, celle de Nicolas Hulot, celle aussi de Martine Aubry qui s’est curieusement dévoilée à l’occasion d’un lapsus un peu bizarre, et puis votre candidature à vous, Madame Royal, puisque, même si les sondages ne semblent pas décoller en votre faveur, je crois savoir que vous n’avez renoncé à rien, et c’est probablement ce que vous nous confirmerez dans la seconde partie de l’émission, car pour l’instant, c’est sur la situation ici, en Poitou-Charentes qu’on voudrait vous entendre, et d’abord sur le résultat des cantonales qui n’ont sans doute pas été à la hauteur de ce que vous pouviez espérer. Vous pensiez être en mesure de faire basculer le département de la Vienne, et peut-être même celui de la Charente-Maritime ; en fait, il n’en a rien été comme chacun sait. En termes de sièges, la gauche a même perd un petit peu de terrain à l’occasion de cette élection. Est-ce que vous ressentez ça comme un échec ?

Ségolène Royal : non, pas du tout. Je crois que ce qu’il est important de souligner, d’abord c’est le fort taux d’abstention, donc ça, personne ne peut se satisfaire du fait que plus de 55% des Français qui pouvaient venir voter ne sont pas venus voter, et c’est un signal fort, dont on doit tenir compte. Ça veut dire qu’ils considèrent qu’il n’y avait pas d’enjeu, ou c’est aussi une façon de protester, c’est aussi l’expression d’une souffrance…

Jean-Jacques Théodore : mais c’est… c’est… c’est aussi votre électorat qui s’est abstenu, hein ? Voilà, donc euh,

Ségolène Royal : bien sûr, bien sûr, c’est aussi … bien sûr, il y a une part de l’électorat de gauche

Jean-Jacques Théodore : c’est aussi peut-être l’expression d’une certaine déception à votre endroit ?

Ségolène Royal : je crois surtout que c’est l’expression d’une attente que la politique devienne efficace, d’une part. D’autre part, la position de la gauche lors des élections cantonales en région n’a pas été si mauvaise que cela, même si ça ne s’est pas traduit en terme de nombre de cantons conquis, puisque par exemple en Charente-Maritime nous avons 4000 voix d’avance, en Deux-Sèvres 6000 voix d’avance, dans le département de la Vienne 1300 voix d’avance, donc nous sommes devant la droite, et pourtant, compte tenu de la configuration des cantons, et puis, il faut le dire aussi, hein, de l’implantation des élus, qu’ils soient de droite ou de gauche, un élu qui fait bien son travail, il y a aussi une dimension très fortement locale, et à ce moment-là les électeurs lui sont fidèles.

Plan digues et allégations mensongères de Dominique Bussereau

Jean-Jacques Théodore : d’accord. Alors, il ne vous a sans doute pas échappé tout de même qu’en Charente-Maritime, certains avancent une autre explication, et on dit là-bas que votre position concernant le refus de financer le plan digues a pu jouer en votre défaveur, et c’est en tout cas, évidemment, un argument qui a été développé par votre ex-rival des régionales, qui préside aujourd’hui le Conseil général de Charente-Maritime, le député UMP Dominique Bussereau. On l’écoute, si vous voulez bien, et puis vous réagissez tout de suite après.

 

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Dominique Bussereau : on y arrivera pas. Euh… l’Etat va mettre 40%, nous, Charente-Maritime 20-25, on arrive à 65. [… coupure montage…] Il faut que a Région Poitou-Charente participe, ‘fin, on nous rebat les oreilles du participatif, de la citoyenneté et de la solidarité, on a eu 13 morts l’année dernière, on voit ce qui se passe au Japon, et notre région qui dit : « Je ne viens pas aider la Charente-Maritime et les communes et les habitants à se protéger, je n’arrive pas encore à y croire.

Jean-Jacques Théodore : alors franchement, Ségolène Royal, question de solidarité, question de sécurité, pourquoi est-ce que vous ne voulez pas aider la Charente-Maritime à reconstruire ses digues ?

Ségolène Royal : mais c’est tout à fait faux, vous savez que la Région a été la première collectivité à être présente auprès des sinistrés, puisque nous avons engagé 12 millions d’euros pour aider très directement sous forme de chèque, sous forme de mobil homes …

Jean-Jacques Théodore : mais ça c’étaient des aides personnelles, hein, …

Ségolène Royal : …attendez… mais c’est très important, vous savez

Jean-Jacques Théodore : …pour reconstruire, pour racheter une voiture, etc.

Ségolène Royal : mais, si nous n’avions pas fait ça, si nous n’étions pas venus directement sur le territoire, si je n’avais pas été présente le lendemain de cette catastrophe terrible, les gens auraient été en situation de désespoir, et il y a quand même eu plusieurs suicides, des gens qui sont actuellement encore très profondément touchés par ce qu’ils ont vécu. Le lendemain, j’étais sur le terrain pour distribuer des aides en espèces, prêter des véhicules, reloger des gens, en liaison d’ailleurs avec toutes les communes, et je pense, et je le dis à Monsieur Bussereau très correctement qu’il est indigne d’exploiter la misère des gens pour faire des discours politiciens.

 

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Ségolène Royal : "Quand on vient avec un représentant de l’Etat et quand on a été ministre pendant 8 ans, et que les digues ne sont pas entretenues et que cela a expliqué l’aggravation des conséquences de la tempête, je crois qu’on n’a pas à faire le fanfaron"

De quoi s’agit-il aujourd’hui ? Monsieur Bussereau est venu avec la ministre de l’Environnement annoncer 500 millions d’euros sur le terrain, en pleine campagne électorale, donc aujourd’hui il faut passer des discours aux actes. Vous savez les gens en ont assez des effets d’annonce donc quand on vient avec un représentant de l’Etat et quand on a été ministre pendant 8 ans, et que les digues ne sont pas entretenues et que cela a expliqué l’aggravation des conséquences de la tempête, je crois qu’on n’a pas à faire le fanfaron… alors…

Jean-Jacques Théodore, qui essaie depuis quelques secondes de couper Ségolène Royal : oui mais… oui mais, justement, justement, est-ce que vous ne pouvez pas aider une petit peu à la reconstruction de ces digues, parce que vous avez…

Ségolène Royal : mais c’est ce que nous faisons, c’est …

 

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Ségolène Royal sur le plan digue : "Mais c’est ce que nous faisons"

Jean-Jacques Théodore : comme toutes les collectivités, vous avez la clause de compétence générale, vous allez me dire : « Les digues, c’est pas de notre travail, c’est pas de notre ressort, c’est le ressort de l’Etat »…

Ségolène Royal : pas du tout, je n’ai pas dit cela.

Jean-Jacques Théodore : mais, vous avez la clause de compétence générale, vouas pouvez, si vous le souhaitez…

Ségolène Royal : je vais vous répondre, je vais vous répondre, parce que je crois que dans la vie, comme en politique, le concept de responsabilité, c’est quelque chose d’important.  Chacun doit faire son devoir et accomplir ses responsabilités, donc la Région va venir aider, vient déjà aider les petites communes qui ont des digues municipales, et qui n’ont pas beaucoup d’argent, donc la Région aide les petites communes, aide les particuliers qui ont aussi des digues privées, puisqu’il y a des digues privées, notamment pour protéger les ostréiculteurs, et l’Etat doit intervenir sur les digues qui lui appartiennent, c’est comme si un propriétaire n’avait pas entretenu sa maison qui se fissure, et demandait à son voisin de les réparer.

Donc je crois, chacun ses responsabilités, l’Etat doit être là, et c’est l’Etat qui doit assurer la solidarité, et la Région est là aux côtés des petites communes qui n’ont pas les moyens et aux côtés des particuliers, qui n’ont pas le moyens. Et ça, je crois que c’est très important, que tout le monde travaille ensemble, et que vraiment une telle souffrance ne donne pas lieu à des polémiques politiciennes. J’ajoute d’ailleurs que contrairement à ce que dit Monsieur Bussereau, et à la question que vous avez posées, pour y répondre très directement, sur les 13 communes sinistrées, il y en a 10 qui ont mis la gauche devant lors des élections cantonales. Donc les gens sont très intelligents, et ont vu sur le terrain qui avait travaillé et qui avait polémiqué.

Financement de la LGV SEA et réaction du président PS du Limousin

Jean-Jacques Théodore : d’accord. Alors autre refus de financement de votre part, le financement de la LGV Sud Europe Atlantique. L’Etat et RFF demandent aux collectivités locales de participer pour la construction de cette ligne à grande vitesse, euh, on vous demande à vous 103 millions d’euros, je crois, euh, vous voulez pas les donner, ou plutôt vous acceptez de les donner, à condition qu’on vous les rembourse ensuite. Mais c’est pas ce que l’Etat vous demande, évidemment. Donc quelles vont être les conséquences de votre, euh, de votre prise de position, est-ce que ça risque pas de retarder le chantier, voire d’amener l’Etat à dire : « Ben voilà, on va, on va contourner, au lieu de passer par Poitiers, ben on va passer plus à l’est, ou plus à l’ouest » ? Nan ?

 

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Ségolène Royal : alors, non, je  ne pense pas, je pense que les conséquences seront très positives. D’abord, parce que j’applique les principes sur lesquels je me suis engagée, donc je tiens parole. J’ai dit aux habitants de la Région, premièrement, que je n’augmenterai pas les impôts, et depuis le début de mon mandat, je suis la seule présidente de Région, la seule chef d’un exécutif qui n’ait pas augmenté les impôts parce que le pouvoir d’achat est ma première préoccupation.

Deuxièmement, un euro dépensé est un euro utile.

Et troisième principe, chacun doit payer ce dont il est responsable. Moi, j’investis puissamment, et les habitants de la Région le savent, dans les TER, et je viens vous le savez de créer le principe du coût du trajet domicile-travail pour 1 euro. À un moment en plus, où, le prix de l’essence flambe, je puis vous dire qu’aujourd’hui les TER rencontrent un succès extraordinaire…

Jean-Jacques Théodore : oui, oui, la fréquentation est en hausse etc.

Ségolène Royal : … la qualité du transport est en hausse, donc nous avons 40% de plus de personnes qui prennent le TER : c’est considérable. [Jean-Jacques Théodore : « Mais pour autant, Madame Royal, tout… »] Attendez, je termine. L’État est responsable des TGV et des lignes à grande vitesse. Pourquoi voulez-vous que j’aille prélever des impôts sur le contribuable régional alors que nous sommes une région traversée par la LGV, pour payer ce dont l’État est responsable ? Non, ce n’est pas juste. Ce n’est pas équitable.

Jean-Jacques Théodore, commençant avant que Ségolène Royal ait fini : non, mais ça j’ai bien compris Madame Royal, mais pourquoi est-ce que tous vos collègues, pourquoi est-ce que tous vos collègues ont accepté, eux, de financer l’chantier de la LGV, Alain Rousset en Aquitaine, Jean-Paul Denanot en Limousin, Martin Malvy en Midi-Pyrénées, sans compter les départements, les agglomérations, tout le monde y va de son obole, et puis, il y a que le Poitou-Charentes qui dit : « Ben non, nous on veut pas participer. » ?

Ségolène Royal : non, le département des Deux-Sèvres non plus n’a pas participé, la communauté d’agglomération de …

Jean-Jacques Théodore, lui coupant la parole : ouais… le département des Deux-Sèvres, vous n’y êtes pas sans influence.

 

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Ségolène Royal : "Mais parce que je suis très rigoureuse dans la gestion des fonds publics, moi"

Ségolène Royal : mais parce que je suis très rigoureuse dans la gestion des fonds publics, moi je…

Jean-Jacques Théodore, lui coupant la parole : les autres, y sont trop dispendieux, euh…?

Ségolène Royal : non, mais ils font des choix, que je respectent tout à fait, ils estiment peut-être que pour eux la LGV est très importante, ils ont peut-être négocié autre chose avec l’État, moi j’ai décidé de faire un prêt. Donc la LGV va pouvoir se faire, puisque si l’État a vidé ses caisses, c’est quand même assez paradoxal qu’une région modeste comme Poitou-Charentes, modeste par le budget mais grande par les idées, et par la volonté politique, en soit contrainte à prêter, à prêter à l’État pour qu’il assume ses responsabilités, c’est ce que nous faisons.

Jean-Jacques Théodore : et vous avez une réponse du ministère des transports, de Monsieur Mariani, ou …

Ségolène Royal : oui, je suis en contact avec lui, bien sûr, donc les choses avancent, les conventions…

Jean-Jacques Théodore : il a accepté le principe de l’avance remboursable ?

Ségolène Royal : écoutez, les choses avancent, en tout cas, moi l’ai mise en place, puisque j’ai signé les textes administratifs correspondant à ce prêt. J’ajoute pour que ceux qui nous écoutent soient bien informés, que la construction de cette LGV a été sous-traitée à une entreprise privée, donc si une entreprise privée construit la LGV, [Jean-Jacques Théodore : « Vinci, pour ne pas la citer »], Vinci, c’est qu’à un moment il va y avoir des bénéfices. Donc, il est important que le contribuable régional qui va prêter pour construire la ligne, soit remboursé, avec des taux d’intérêts.  Est-ce que c’est de la bonne gestion, ça ? Est-ce que c’est de la bonne gestion des deniers publics ? Oui, c’est de la bonne gestion [des deniers publics]. Moi je protège les habitants de la Région et les ressources financières de la Région, et je crois que c’est de la très bonne gestion régionale.  

Jean-Jacques Théodore : en tout cas y’en a qui comprennent pas du tout votre, euh, attitude, ce sont vos collègues du Limousin, qui appartiennent pourtant à la même formation, politique que vous, mais eux, ils attendent le TGV comme le messie, et franchement, y sont pas très contents de vous, je vous propose d’écouter ce que nous disait il y a quelques semaines votre collègue président du Conseil régional du Limousin, le socialiste Jean-Paul Denanot.

 

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Jean-Paul Denanot : c’est pas sympathique, on va dire, voilà. C’est pas, c’est, je vais pas dire que c’est un coup de couteau dans le dos, mais on ne peut pas dire que ce soit sympathique, entre collègues de la même sensibilité politique de deux régions voisines.

Jean-Jacques Théodore : voilà. Vous savez, il avait même dit : « Ségolène est une mauvaise copine. »

Ségolène Royal, riant : eh  bien écoutez, je peux le rassurer, je peux le rassurer puisque j’ai signé comme je vous l’ai dit le texte administratif, l’arrêté correspondant au prêt débloqué pour l’État, donc les travaux commencent, d’ailleurs, vont commencer, tout est engagé, et je crois qu’il n’y a vraiment aucune inquiétude…

Jean-Jacques Théodore, l’interrompant : il n’y aura pas de conséquence, pas retard sur le chantier ?

Ségolène Royal : aucune conséquence, aucun retard sur le chantier. Et croyez moi, sur des ouvrages de cette importance-là, lorsque le « coup est parti » si j’ose dire, il ne s’arrête pas en si bon chemin, et d’ailleurs la Région va accompagner toutes les actions de formation professionnelle pour les nombreux emplois qui seront créés sur les travaux de cette ligne.

Jean-Jacques Théodore : d’accord. Alors on avance un petit peu, pas d’argent pour les digues, pas d’argent non plus , euh, en tout cas…

Ségolène Royal, lui coupant la parole : non, non, ce n’est pas ce que j’ai dit ; non, non, non, non, mais vous schématisez, vous schématisez !

Jean-Jacques Théodore : … pour les digues à la charge de l’Etat, voilà, pas d’argent donné, non plus, mais de l’argent prêté, pour la LGV…

Ségolène Royal : en revanche, nous faisons beaucoup de choses, hein, nous faisons le fonds de résistance photovoltaïque, nous investissons massivement…

« Plan de résistance photovoltaïque » et biocarburants

Jean-Jacques Théodore : eh bien voilà, c’est de ça… Eh bien figurez vous que c’est de ça que je voulais vous parler…

Ségolène Royal : eh bien c’est parfait !

Jean-Jacques Théodore : … le plan de résistance photovoltaïque. Là vous êtes prêt[e] à ouvrir la bourse…

Ségolène Royal : bien sûr !

Jean-Jacques Théodore : … à mettre beaucoup d’argent. En quoi ça va consister exactement, ce plan de ‘résistance’ ?

Ségolène Royal : alors c’est un plan qui fait face aux mauvaises décisions qui, vous le savez, ont mis un frein injuste, et très problématique, sur la filière solaire et la filière photovoltaïque, ce qui est quand même paradoxal.

Jean-Jacques Théodore : voilà, EDF rachète l’électricité solaire moins cher, hein, qu’auparavant, voilà. Donc c’est moins intéressant pour les particuliers et les entreprises.

 

Ségolène 5

Ségolène Royal : voilà, c’est-à-dire que l’État a mis un coup d’arrêt à la filière photovoltaïque en baissant deux fois de suite les tarifs de rachat d’électricité, en supprimant l’avantage fiscal pour les particuliers, en plafonnant aussi le volume des investissements, et suite à ça, vous savez que l’usine qui devait s’installer dans la Région Poitou-Charentes, Solairedirect, sur le bassin de Châtellerault, avait arrêté ses projets. Or moi, je veux que dans la Région, qui a été la première région d’Europe à mettre en place un fonds, grâce à la Banque Européenne d’Investissement, de 400 millions d’euros pour développer puissamment la filière verte, photovoltaïque, et donc préparer l’après-pétrole et l’après-nucléaire, je n’accepte pas que les entreprises soient mises en grande difficulté à cause de décisions qui sont mauvaises.

Jean-Jacques Théodore : donc vous allez compenser un petit peu le, euh… hein ? L’argent que l’Etat ne met pas, c’est vous qui allez le mettre, quoi. Grosso modo.

Ségolène Royal : exactement. Exactement, c’est-à-dire qu’en attendant que les choses redémarrent sur la filière photovoltaïque, et j’espère en 2012 qu’il y aura une autre politique énergétique, je fais en sorte que les entreprises et les PME notamment puissent continuer à fonctionner, à embaucher, à investir, et donc il y a un fonds de 10 millions d’euros avec un appel à projets et du coup le patron de Solairedirect a décidé qu’il reprenait son projet de construction d’une usine de panneaux photovoltaïques dans la Région, donc vous voyez des conséquences très concrètes : la Région résiste, et continue à se battre pour qu’un autre modèle énergétique se mette en place.

Jean-Jacques Théodore : avec aussi, je crois, une unité de fabrication de biocarburants qui doit s’installer à Melle, hein ?

 

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Ségolène Royal : oui, bien sûr, d’ailleurs il y a le salon « Croissance verte » au mois de septembre prochain, qui est le premier salon maintenant européen de la croissance verte avec l’ensemble des entreprises et des nouveaux brevets sur cette dynamique de la croissance écologique, et donc c’est très puissant …

Jean-Jacques Théodore, l’interrompant : et donc à Melle, on va faire du carburant je crois à partir de la paille, hein, c’est ça ?

Ségolène Royal : voilà ; partir de la paille, des chiffons, des déchets ; on fait déjà des biocarburants à partir des algues, vous savez, dans la Région, et la Région est la seule, la seule à être entrée aussi au capital de l’entreprise privée qui fabrique la voiture électrique qui sortira des chaînes d’Heuliez le 9 septembre prochain, et je serai dans l’usine à ce moment-là.

Pacte pour l’emploi des jeunes, une grande cause régionale et nationale

Jean-Jacques Théodore : d’accord. Encore un mot sur les politiques que vous menez, avant d’en venir à la politique nationale, pour quand même évoquer le pacte pour l’emploi, là aussi c’est quelque chose qui vous est très cher, hein, avec les engagements à venir, il y en a 500 actuellement, je crois, grosso modo, vous avez décidé de passer à 1000…

Ségolène Royal : oui, c’est ça.

Jean-Jacques Théodore : … c’est beaucoup d’argent, évidemment, qu’il faut mettre là-dedans, est-ce que ça va se recouper avec les…

 

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Ségolène Royal : ce n’est pas seulement de l’argent, c’est une dynamique collective. C’est-à-dire que les chefs d’entreprise aussi sont mobilisés pour prendre des jeunes par alternance. Normalement, vous savez que normalement, il y a un quota obligatoire dans les entreprises, qui est souvent pas respecté parce que c’est difficile parfois pour un patron, un petit patron, à la fois de se battre pour son marché, pour ses produits, pour être compétitif, et en même temps de tendre la main aux jeunes pour qu’ils viennent en alternance.

Donc la Région a décidé de faire du Pacte pour l’emploi des jeunes la grande cause régionale, d’ailleurs cette proposition se retrouve dans le projet du Parti socialiste, puisque l’emploi des jeunes devient une grande cause nationale dans le projet du Parti socialiste, et parce qu’il n’y a pas de raison que la France ait le taux de chômage des jeunes le plus important.

Il va d’ailleurs falloir faire le même effort sur les seniors, où le taux de chômage, là aussi, est aussi très important, est en train d’augmenter de façon considérable, et cela m’inquiète beaucoup parce qu’à la fois le Gouvernement actuel a reculé [l’âge de départ à] la retraite à 67 ans, et en même temps le chômage des salariés de plus de 50 ans est en train d’exploser et ça, ce n’est pas acceptable. Donc, nous allons en région faire en sorte que dans les entreprises, il y ait un contrat de tutorat, de parrainage entre des salariés de plus de 50 ans et des jeunes qui arrivent, et par exemple les jeunes en alternance qui arrivent – nous avons créé plus de 3000 places en apprentissage et en alternance dans la Région, en demandant à des entreprises de s’engager – des entreprises sont en train de parrainer dans une dynamique gagnant-gagnant parce qu’on n’ oppose pas ici dans la Région les salariés aux employeurs, au contraire on est dans un partenariat offensif pour sauvegarder l’emploi et le dynamique des entreprises, et j’espère que nous aurons des résultats d’ici la fin de l’année.

Le projet du parti socialiste, « un socle », « une base », « une boîte à outils »

Jean-Jacques Théodore : d’accord. Alors ce sont des pistes qui sont reprises justement, hein, on le voit, [Ségolène Royal : « Ah, exactement ! »] dans le projet du PS, qui a été rendu public mardi dernier. Est-ce que, globalement, par rapport aux propositions que vous aviez faites vous-même dans votre campagne de 2007, est-ce que, j‘allais dire, vous retrouvez vos petits là-dedans ? Vous avez été consultée, d’abord, sur le contenu du projet du PS, vous avez donné votre aval, vous êtes d’accord avec tout ça ?

Ségolène Royal : mais oui, puisqu’il y a eu un travail collectif, hein, avec des réunions régulières, des contributions écrites, et moi j’ai veillé…

Jean-Jacques Théodore, lui coupant la parole : donc vous y avez participé, vous y avez été entendue aussi ?

 

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Ségolène Royal : oui, bien sûr, eh bien regardez la grande cause nationale sur l’emploi des jeunes, la question aussi de l’installation des jeunes médecins en milieu rural, puisque nous faisons déjà dans la Région Poitou-Charentes, vous le savez avec un grand succès, puisque  nous accompagnons des jeunes et nous avons multiplié par dix le nombre des jeunes qui viennent faire des stages en milieu rural, nous avons créé les maisons de santé, donc toute cette dynamique de rapprocher les services publics des citoyens pour qu’il y ait une égalité de service notamment dans le domaine de la santé auprès des citoyens, la question aussi de la croissance verte puisque nous faisons la proposition dans le projet socialiste de moduler la TVA en fonction du degré de pollution des process industriels, ce que nous faisons déjà en Région avec les « bonus verts », la nécessité aussi de contrôler les entreprises qui reçoivent des aides publiques, nous le faisons déjà en région depuis plusieurs années, puisque nous conditionnons les aides…

Jean-Jacques Théodore, l’interrompant : d’accord, donc le projet du PS, c’est un peu le projet de Ségolène Royal, quoi, hein ?

Ségolène Royal : non, c’est un projet collectif, mais je crois que ce à quoi j’ai veillé, et comme d’autres, comme tout ceux qui ont participé à cela, c’est que ce projet soit à la fois crédible et en même temps montre qu’il y a une autre façon de s’organiser, une autre façon de procéder, qu’il y a par exemple dans les propositions l’encadrement des loyers, une préoccupation très forte sur le pouvoir d’achat. Sur le logement, par exemple, nous le faisons en Région puisqu’en Région nous avons 8000 logements sociaux Haute Qualité Environnementale, aujourd’hui 70% des logements sociaux construits permettent aux gens de payer moins d’énergie, alors que la moyenne nationale n’est que de 25%, donc vous voyez qu’à partir de la politique par la preuve, nous pouvons faire en sorte d’intégrer dans un projet des propositions qui sont crédibles.

Et ça je crois [Jean-Jacques Théodore : « Alors rassur… »] juste une seconde, je crois que c’est très important parce que depuis 4 ans, les Français ont surtout assisté à des effets d’annonce. Et demain, ils se disent, de tout responsable politique quel qu’il soit : est-ce qu’un responsable politique, lorsqu’il parle, lorsqu’il promet des choses, et-ce qu’il va passer à l’action ? Donc quand nous proposons des choses qui sont déjà en voie d’être appliquées ou d’être réalisées sur un territoire, c’est encore beaucoup plus crédible.

La réforme des retraites (et la réforme territoriale) « dans le projet du PS »

Jean-Jacques Théodore : d’accord. D’accord. Bon, il nous reste que 4 minutes. Rassurez-moi simplement sur un point : il y a deux dossiers sur lesquels les socialistes s’étaient beaucoup engagés, avaient beaucoup lutté contre deux réformes, c’était la réforme territoriale, portée par le gouvernement, et puis la réforme de la retraite, et là, sur le projet socialiste, on n’en parle pas beaucoup de ces deux. Vous êtes toujours pour l’annulation de la réforme territoriale, et pour la retraite à 60 ans, on est toujours sur cette ligne là, ouais ?

 

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Ségolène Royal : mais c’est dans le projet socialiste. Le retour à la retraite à 65 ans, n’oublions jamais qu’il y a deux bornes : le départ à 65 ans et le départ à 60 ans pour tous ceux qui ont la durée de cotisation, bien évidemment, c’est dans le projet, écoutez, regardez, regardez, on vient de parler de la question du chômage des seniors qui vient d’augmenter cette année de plus de 13 % : les salariés de plus de 50 ans, +13% de chômage, et ils vont attendre jusqu’à 67 ans ? Mais de quoi vivent-ils entre les deux ? Ils tombent dans la misère ? Dans la précarité ? Ça, je crois que ce n’est pas acceptable. Donc il faut une préoccupation d’égalité par rapport à la répartition des ressources, et par rapport à la répartition des sacrifices, parce que la situation de la France est en grande difficulté. Donc c’est un socle, [Jean-Jacques Théodore, qui bout depuis quelques instants : « Madame Royal, il nous reste juste… »] juste un mot, c’est un socle, c’est une base, c’est une boite à outils, mais il y a encore du travail à faire sur le projet, bien évidemment, j’entends ici ou là …

Jean-Jacques Théodore, lui coupant la parole : et le candidat ou la candidate qui sera désigné fera un petit peu son marché là-dedans.

Ségolène Royal : par exemple sur la question de la mondialisation, sur la question de la régulation financière mondiale, il y a encore des propositions à faire, voyez la situation du Portugal…

Les candidats du PS

Jean-Jacques Théodore : il nous reste que 3 minutes, alors je… Un mot quand même sur les candidatures, la vôtre d’abord, euh bon, tout le monde a vu que les sondages décollent pas, tout le monde dit : « Ségolène Royal, c’est la seule qui peut faire perdre la gauche », etc. Euh, bon, vous maintenez votre candidature aujourd’hui ?

Ségolène Royal : c’est agréable ce que vous me dites là ! (suivi d’un rire)

Jean-Jacques Théodore : ben c’est ce qui se dit, c’est ce qu’on dit, vous le savez aussi bien que moi, hein, peut-être même mieux

 

Ségolène 2

Ségolène Royal : mais vous savez très bien aussi que les sondages ne font pas une élection. [Jean-Jacques Théodore : « Toujours aussi déterminée, donc ? »] Ecoutez, les questions de personne seront posées au mois de septembre prochain. Voilà. Donc moi, d’ici là, vous ne m’entendrez pas évoquer les questions de personne, d’abord parce que les Français sont exaspérés de voir les socialistes à nouveau mettre en place je ne sais quelle guerre des égos. La situation de la France est tellement difficile qu’aujourd’hui nous sommes au service du redressement de la France, et pas … en tout cas je parle pour moi…

Jean-Jacques Théodore : d’accord, mais vous êtes toujours dans la course des primaires, vous y êtes toujours dans cette course des primaires, avec François Hollande , avec Dominique Strauss-Kahn, avec Martine Aubry, avec … oui ?

Ségolène Royal : je me refuse aujourd’hui à évoquer la question

Jean-Jacques Théodore : vous ne confirmez pas votre candidature aux primaires ?

Ségolène Royal : je me refuse…écoutez moi bien ce que j’ai à vous dire, parce que je suis une responsable politique qui suis consciente, et notamment je l’ai encore vu lors de ces élections cantonales, on a parlé du taux d’abstention aujourd’hui. Les socialistes viennent de présenter un projet, qui est très important, qui est crédible, qui nécessite encore beaucoup de travail pour répondre à l’ensemble des questions, donc notre priorité, elle est là. Donc ce travail là, il va continuer. Ensuite, il y a un calendrier, la campagne pour les primaires : les dépôts de candidature, la campagne pour les primaires, et la question des personnes sera posée à ce moment-là. [Jean-Jacques Théodore, revenant à la charge : « Mais est-ce que vous êtes toujours déterminée à poser votre candidature, oui ou non ? »] Je vois bien ce que vous voulez me faire dire, je me suis déjà exprimée sur cette question-là, donc je suis désolée de vous décevoir mais vous n’aurez pas de ma part une petite phrase sur la question des personnes et des candidatures. Je vous donne rendez-vous au mois de juin.

Les candidatures de Jean-Louis Borloo et de Nicolas Hulot

Jean-Jacques Théodore : d’accord. Deux mots en 20 secondes sur deux candidatures qui ont été annoncées cette semaine, celle de Jean-Louis Borloo, celle de Nicolas Hulot, ce sont des choses qui vous surprennent pas, ça change un peu le paysage ou pas ? De votre point de vue ?

Ségolène Royal : alors je vais vous faire une réponse dans la continuité de ce que je viens de vous dire : je ne m’exprime pas sur la question des candidats. Tout dépend sur les noms que vous venez de citer, qu’est-ce qu’ils ont à proposer, qu’est-ce qu’ils ont à proposer, je crois que c’est cela qui est important. Il peut y avoir de bonnes idées, qui peuvent être ensuite reprises ou vers lesquelles on peut ensuite converger, ce qui est important n’est pas les candidatures de tel ou tel, c’est qu’est-ce qu’ils ont à proposer aujourd’hui pour qu’il y ait plus d’égalité, plus de sécurité, et plus d’efficacité dans notre pays.

Jean-Jacques Théodore : d’accord. Merci beaucoup Ségo…

Ségolène offre à Jean-Jacques pour son départ charentaises et cognac

Ségolène Royal, l’interrompant : c’est votre dernière émission, paraît-il ?

Jean-Jacques Théodore : c’est ma dernière émission.

 

Ségolène 7

Ségolène Royal : alors j’ai un petit cadeau pour vous, vous ne partirez pas comme ça.

Jean-Jacques Théodore : alors attendez, on va d’abord remercier les téléspectateurs, leur indiquer qu’ils peuvent revoir cette émission sur notre site internet poitou-charentes.france3.fr, et puis je voudrais vous dire aussi que la semaine prochaine, Jérôme Vilain ici-même recevra Jean-Marc de Lacoste-Lareymondie, le patron du Front national dans le Poitou-Charentes

Ségolène Royal : mais vous ne partirez pas sans les charentaises !

Jean-Jacques Théodore : je vois pendant ce temps-là que Madame Royal déballe ses petits cadeaux…

Ségolène Royal, riant : et le cognac, pour le déguster en charentaises, devant les téléspectateurs, c’est important, c’est la valorisation de la Région

Jean-Jacques Théodore : merci beaucoup Madame Royal, et bon courage pour les mois qui viennent. Au revoir.

Ségolène Royal : (riant en même temps) merci.

Ségolène Royal, puis Jean-Jacques Théodore se lèvent et se font la bise.

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Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Actualité
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commentaires

mirjossbom 11/04/2011 14:19



Il faut vraiment toujours se battre contre la mauvaise foi! Ce doit être éreintant... même avec le sourire!


Quand on pense à la manière dont l'Etat s'est déchargé sur les régions et les départements! Comment ne pas comprendre le bon sens financier de Ségolène
Royal! Son collègue du Limousin devrait bien en prendre de la graine, il s'est tout bonnement fait "rouler" par l'Etat sarkosyste!! Quelle tristesse! Avant de se présenter à une élection on
devrait se demander si on en a la capacité et la force!



odile 11/04/2011 09:25



merci beaucoup de ce compte rendu c'est très instructif et ça montre à quel point les polémiques idiotes sont alimentées contre ségolène royal. Je lui souhaite bonne route pour les primaires
d'abord puis pour la présidentielle. Nous savons bien que les sondages portant sur 900 personnes n'ont JAMAIS donné le résultat des élection. QU'elle s'accroche, qu'elle y corie et qu'elle gagne
surtout !



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