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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 10:25

 

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(@Denis/REA)

Ségolène Royal a accordé une interview au magazine Les Inrockuptibles, dans son dernier numéro, sorti hier en kiosque, et qui n’existe pas en version électronique.

La candidate aux primaires du Parti socialiste fait plus que répondre aux questions des trois journalistes qui l’interrogeaient, elle esquisse les grandes lignes de ce qui pourrait être un « projet d’avenir » pour la France. Elle aborde le sujet des primaires, mais c’est une ébauche de programme présidentiel dont elle donne les pistes, un pacte qu’elle propose aux Français, en formulant de nombreuses propositions et en s’engageant à les mettre en place si elle est élue :

« En 2012, deux conceptions de l’Etat s’affronteront : celle que je défends, un Etat présent et actif  sur l’orientation de l’économie créatrice, et celle que l’on voit à l’œuvre actuellement, l’Etat inerte. »

Frédérick Moulin

PS : achetez le dernier numéro des Inrockuptibles et retrouvez les photos en pleine page et l’interview intégral ! Merci à Elisabeth pour son aide précieuse.


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les inrocks niou

"Je suis pour un Etat très volontariste dans l’économie"

Une décennie après la fameuse phrase de Lionel Jospin, "l’Etat ne peut pas tout", Ségolène Royal prône l’entrée de l’Etat dans le capital des banques et des entreprises stratégiques. Rencontre avec une candidate à la primaire du PS sereine, convaincue de créer la surprise avec ses propositions. par Hélène Fontanaud, Marion Mourgue et Thomas Legrand.

 

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(@Denis/REA)

Quel bilan faites-vous du quinquennat de Nicolas Sarkozy, à un an de l’élection présidentielle ?

Ségolène Royal – Quand on me demandait, il y a quelques semaines, de trouver quelque chose de positif dans le bilan, je citais la sécurité routière. Or comme chacun sait, le nombre de tués sur la route a considérablement augmenté à cause de la réforme du permis à points, pour céder à je ne sais quel lobby.

Mais je retiens surtout l’explosion des inégalités et par voie de conséquence la précarité généralisée, même pour les classes moyennes qui se croyaient à l’abri. Face à cette crise, on ne sent aucune volonté du pouvoir de peser sur les grands choix économiques, sociaux, écologiques qui doivent être faits. Cela a fait gravement reculer la France. Si j’avais été élue, j’aurais par exemple fait de la France, avec la révolution verte, l’une des premières puissances écologiques du monde.

Il n’est pas trop tard, c’est ce que je ferai si je suis élue en 2012, comme je l’avais proposé en 2007. Avec moi, la France aurait relevé ce défi, qui est une chance, de la mutation écologique.

Vous auriez développé les éoliennes, les énergies renouvelables ?

Oui, mais pas seulement. Tous les secteurs industriels sont concernés.

La droite a-t-elle péché par manque de volontarisme ou par manque de sincérité ?

Les deux. Une grande partie de la droite n’a pas fait sa révolution écologique comme le prouve l’abandon du Grenelle de l’environnement et la déclaration du président de la République : "L’environnement, ça commence à bien faire". Il est clair que ce gouvernement obéit à une logique ultralibérale. Il y a à la fois une forme d’incompétence et de désorganisation gouvernementales qui s’appuient sur des choix à contresens de l’histoire : par exemple les reculs dans l’éducation et la santé.

Il y a une privatisation rampante et dangereuse. En 2012, deux conceptions de l’Etat s’affronteront : celle que je défends, un Etat présent et actif  sur l’orientation de l’économie créatrice, et celle que l’on voit à l’œuvre actuellement, l’Etat inerte. Par exemple, qu’il n’y ait eu aucune contrepartie au renflouement des banques par l’Etat n’est pas acceptable. C’est de plus une occasion manquée d’aider les PME à trouver enfin les appuis bancaires à leur développement. C’est ce que je ferai.

Pensez-vous qu’en 2012 les Français retiendront ce qui n’a pas été fait, par exemple ce déficit de gouvernance, ou plutôt des mesures ou des réformes contestées ?

Les Français subissent la baisse du pouvoir d’achat, la précarité du travail, la dégradation des conditions de travail, l’affaiblissement des services publics, sans parler de l’injustice des écarts de revenus qui se creusent.

"J’autoriserai toutes les Régions

à entrer au capital d’une entreprise

privée. Il faut simplifier

le processus de l’économie mixte"

 

L’accès à la santé et à l’éducation qui paraissaient des acquis du modèle français ne le sont plus. D’où l’inquiétude et l’insécurité généralisées. Nous savons qui vous renverse et vous casse une jambe et qui vous dit : de quoi vous plaignez-vous, j’aurais pu vous casser les deux jambes, ou même pire !

Et ils attaqueront les socialistes… Ce qui nous conduit à la primaire. Pour vous, c’est à la fois une compétition de projets, de personnalités, ou les deux ?

C’est un événement politique majeur. Les choses ont d’ailleurs beaucoup évolué. Au départ, la droite dénigrait la primaire en parlant de machine à perdre. À gauche aussi, beaucoup de gens étaient contre la primaire en disant qu’il fallait choisir un candidat sérieux entre gens sérieux… Mais l’idée de la primaire a fait son chemin. Plus personne ne la conteste, en tout cas en public.

Les enquêtes ont montré que les gens avaient soif de participer. Après, combien de personnes vont venir voter ? Je pense qu’il y en aura beaucoup.

Mais, entre vous, Dominique Strauss-Kahn, François Hollande et Martine Aubry, il n’y a pas de divergences fondamentales. Cette primaire ne va-t-elle pas se réduire à un choix de personnes ?

Je ne le crois pas du tout. Je suis par exemple pour une conception de l’Etat très volontariste dans l’économie. La création d’une banque publique d’aide aux PME figurait déjà dans mon projet présidentiel de 2007 et est inscrite aujourd’hui dans le projet du PS. Sur ce point comme sur d’autres, si cela avait été fait en 2007, la crise serait moins profonde.

Martine Aubry, François Hollande l’ont repris…

Mais comme convenu, chacun fera valoir ses priorités. J’ajoute que je suis déjà passée à l’action dans la Région que je préside pour prouver que des solutions concrètes marchent, notamment dans le domaine de la croissance verte ou de l’aide au financement public des PME. C’est la politique par la preuve.

Martine Aubry va plus loin en prônant l’abandon du nucléaire.

Il faut préparer l’après-nucléaire comme il faut préparer l’après-pétrole. Mais je suggère que l’on puisse garder un ou deux réacteurs bien contrôlés, car je suis convaincue qu’il faut conserver la maîtrise de cette technologie afin de trouver une solution pour le retraitement des déchets nucléaires. J’organise un grand débat public sur cette question le 23 mai à l’université de Poitiers.

Cette entrée de l’Etat dans les entreprises, vous la chiffrez à combien ?

Avant de répondre précisément, il faudra définir quelles sont les filières stratégiques. Je l’ai fait ave Heuliez en faisant entrer la Région au capital d’une entreprise privée, exemple unique en France, pour sauver la voiture électrique. Donc je sais que c’est possible. Conformément à cette action, j’autoriserai toutes les Régions à faire de même. C’est courant en Allemagne. Il faut simplifier le processus de l’économie mixte.

Et vous appelez ça nationalisation ou pas ?

J’appelle cela entrée de l’Etat dans le capital. En voilà assez des subventions publiques ou d’exonérations de charges qui vont aux grands groupes sur lesquels l’Etat n’a aucun contrôle ! Regardez Total, ce n’est pas acceptable que l’Etat ne contrôle pas le prix de l’essence.


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(@Denis/REA)


"Si je suis élue, je ferai de la France

l’une des premières puissances écologiques du monde"

 

 

Sans dévoiler toutes les propositions, y a-t-il un autre domaine ou l’Etat pourrait être plus interventionniste ?

Il y a par exemple le conditionnement des aides aux entreprises. Avec l’interdiction pour l’entreprise de délocaliser ou de licencier si elle fait des bénéfices.

Sinon, elle rembourse toutes les aides, et même l’allègement des charges sociales sur les bas salaires. On est aujourd’hui soumis à un capitalisme financier qui exige une rentabilité à deux chiffres alors que la croissance est en panne. Rien ne s’est fait après les annonces tonitruantes de Nicolas Sarkozy sur la régulation du capitalisme financier. Barack Obama, lui, a disjoint au sein du système bancaire américain les fonds spéculatifs et les fonds liés à l’économie réelle. Nous devons faire pareil en Europe.

Vous aviez dit peu de temps après vous être déclarée à la primaire : "On verra en juin mais pourquoi Dominique Strauss-Kahn ne serait-il pas mon Premier ministre ?" C’est toujours valable ? Et l’inverse serait-il possible ?

Je répondais à une question à laquelle il n’y avait aucune raison de répondre par la négative. Avant d’aller imaginer des scénarios pour l’après-présidentielle, concentrons-nous déjà sur la primaire.

Mais vous êtes toujours dans l’état d’esprit d’un rassemblement général des socialistes après la primaire ?

C’est indispensable, sinon c’est l’échec assuré. La désunion fait la défaite, l’union fait la victoire. C’est la règle d’airain de la politique. On l’a vu en 2007.

Êtes vous rassurée sur la façon dont la primaire est organisée ?

Je serai complètement rassurée quand je connaîtrai le dispositif définitif. Il y a une commission qui travaille. Avec la hausse du prix de l’essence, si les bureaux de vote sont trop éloignés, s’il n’y en a pas suffisamment, il y aura une barrière financière et des gens ne pourront pas participer à la primaire. Je serai très vigilante là-dessus.

Que pensez-vous du climat entre socialistes dans la pré-primaire, les images des uns et des autres ? Comment voyez-vous cela par rapport à 2006 ?

On n’est pas encore dans le débat. Il y a eu la phase du projet qui s’est bien déroulée. Tout le monde a fait preuve de responsabilité. Maintenant, il va y avoir le dépôt des candidatures. Je pense que les gens attendent le débat. C’est pour cela que les sondages actuels n’ont aucun sens puisqu’on ne sait pas qui va venir voter et qui sera candidat. Ce ne sont que des effets d’image, pour l’instant.

Pensez-vous qu’on peut faire campagne de la même manière en 2011-2012 qu’en 2007 ? La technique du "prop agenda" est-elle encore d’actualité ?

Ce n’était pas une technique mais des convictions. Elles ont d’ailleurs été absorbées par le PS. J’ai eu raison avant l’heure, j’ai ouvert un chemin. En 2007, le parti était très sclérosé, je me souviens de certains socialistes disant que quand je parlais de la valeur travail, j’étais pétainiste. Cela a affaibli la gauche dans l’opinion car les gens se disaient : elle a raison mais comment va-t-elle faire si elle est critiquée par son propre camp.


"On est soumis à un capitalisme

financier qui exige une

rentabilité à deux chiffres

alors que la croissance

est en panne"

 

Cela a permis à Sarkozy de récupérer le thème de la valeur travail. Je ne cherche pas à soulever des tabous à tout prix, je veux dire des choses justes sur l’état de la société, sans rester enfermée dans les anciens dogmes. Dix-sept millions d’électeurs s’y sont d’ailleurs reconnus et au premier tour de l’élection, j’ai fait le même pourcentage que François Mitterrand au premier tour en 1981, à savoir 26%.

Mais aujourd’hui votre originalité est moins saillante ?

Vous verrez !

François Kalfon, proche de Dominique Strauss-Kahn, estime qu’il faut aller conquérir les plus de 65 ans, qui ont massivement voté pour Nicolas Sarkozy en 2007…

Mais ceux-là comme les autres ! Tout le monde peut bouger, tout le monde peut changer. Les femmes, les jeunes, les cadres, les classes moyennes. Maintenant, il y a un zapping politique. Il n’y a plus de socle électoral affermi, il y a une montée de l’individualisme et donc les gens vont regarder très attentivement ce qui va changer pour eux lors de la prochaine élection.

On sent aussi naître à gauche un discours sur la priorité à la jeunesse. Est-ce là aussi du clientélisme ou la volonté de s’attaquer à un problème qui finalement touche tout le monde ?

C’est d’abord le constat que le chômage des jeunes est le plus élevé d’Europe. Il y a un vrai déclassement des jeunes en France. On est une société très fermée. Les jeunes diplômés galèrent. Quand on voit le niveau de salaire pour les bac + 8 !

Dans votre Région, vous avez mis en place des mesures spécifiques pour les jeunes ?

Ce qui marche le plus, c’est l’engagement première chance. C’est fait pour ceux qui sortent sans qualification du système scolaire. Ils ont 16, 17 ans, ont quitté l’école en troisième. Ils sont complètement paumés. Je finance la chambre des métiers pour que les petites boîtes, les artisans prennent pendant trois mois ces jeunes, même ceux qui sont un peu déglingués, avachis, avec des crêtes de coq, les cheveux en pétard, les piercings partout : moi je continue à leur faire confiance et je veux leur donner leur chance. On leur verse un salaire de 300, 400 euros, on les accueille dans les internats, ils ont une carte de TER pour circuler gratuitement, on leur paie le permis de conduire. Et ils s’arrangent, ils s’intègrent.

Ceux qui sont entrés il y a six mois sont transfigurés, on dirait qu’ils sortent de l’université, impeccables, se tenant droit, parlant correctement. Et 60% d’entre eux trouvent du boulot à la sortie !

Il y a un autre domaine sur lequel la gauche est très attendue, c’est la culture. Or le projet du PS est quasiment muet sur le sujet.

Il faudra compléter. Pour moi, l’éducation, la culture, c’est un tout. Et c’est une filière économique à part entière. En période de crise économique, paradoxalement, je pense qu’il faut encore plus d’efforts. J’ai continué à augmenter le budget de la Culture en Poitou-Charentes.

Il y a le scandale des intermittents du spectacle, qu’il faudra régler. Il faut créer des métiers nouveaux.

Dans tous les lycées, j’ai mis en place un poste d’animateur culturel. J’en ai recruté une centaine, ils font merveille. J’organise ainsi la Créateuf, le samedi 21 mai à Niort, qui rassemble 8 000 lycéens pour assister aux spectacles de 60 groupes créés dans les lycées, dans tous les domaines de la création artistique.

Quel spectacle vous a marquée récemment ?

Je suis allée voir L’Opéra de quat’sous de Brecht à la Comédie-Française. Exceptionnel. Cette pièce des années 20 est d’une actualité criante.

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Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Actualité
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